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Introduction à la procédure pénale Gabonaise

La procédure pénale régule le procès pénal, définissant l'organisation des juridictions et les règles à suivre pour la recherche et la poursuite des infractions. Elle se divise principalement en deux types : accusatoire, où le débat est public et oral, et inquisitoire, dominé par un magistrat. Au Gabon, la procédure est mixte, intégrant des sources internes comme la Constitution et des lois, ainsi que des conventions internationales.
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Introduction à la procédure pénale Gabonaise

La procédure pénale régule le procès pénal, définissant l'organisation des juridictions et les règles à suivre pour la recherche et la poursuite des infractions. Elle se divise principalement en deux types : accusatoire, où le débat est public et oral, et inquisitoire, dominé par un magistrat. Au Gabon, la procédure est mixte, intégrant des sources internes comme la Constitution et des lois, ainsi que des conventions internationales.
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UNIVERSITÉ INTERNATIONALE DE LIBREVILLE

Faculté de Droit et Science Politique


Licence II
Année Académique 2022-2023

PROCÉDURE PÉNALE
Cours Magistral

Miss MENGUE 1
INTRODUCTION

Toute personne auteur d'une infraction s'expose aux sanctions prévues par
la loi. Mais le prononcé de cette sanction nécessite l'intervention du juge
après que les parties aient débattu au cours d'un procès.
La procédure pénale a pour objet la réglementation du procès pénal.
Elle détermine tout d'abord, l'organisation et la compétence des
différentes juridictions appelées à trancher les affaires pénales. Elle fixe
aussi les règles qui doivent être suivies et les formes qui doivent être
respectées pour la recherche, la constatation et la poursuite des infractions.
Elle réglemente enfin, l'autorité et les effets de décisions ainsi que les voies
de recours.

La procédure pénale présente un intérêt majeur pour la société atteinte par


l'infraction et pour l'individu considéré à tort ou à raison comme étant
l'auteur.

Section 1: La typologie des procédures pénales.

On note la procédure de type accusatoire et celle de type inquisitoire.

A- Procédure Pénale Accusatoire.


Celle-ci tire son origine du fait qu'elle est déclenchée par une accusation et
que tout au long de son déroulement, le débat s'instaure entre la personne
poursuivie et son adversaire qui l'accuse.
Sur le plan historique, cette procédure est la plus ancienne. Sur le plan
juridique, ses traits caractéristiques sont les suivants:
1. La publicité
2. L'oralité
3. La contradiction les parties doivent s'exprimer devant le juge.

B- Procédure de type inquisitoire.

C'est un modèle qui repose sur l'idée que la justice pénale ne peut consister
qu'à arbitrer un litige. Ce système est entièrement dominé par un magistrat
qui représente l'intérêt et dirige toute l'enquête.
Elle repose sur les caractéristiques suivantes:
1. Le secret par opposition à la publicité. En appel et en instruction.
2. L'écrit

Miss MENGUE 2
3. La non-contradiction
La procédure pénale Gabonaise est mixte car elle est à la fois accusatoire et
inquisitoire. On retrouve les deux types de procédure.

Section 2: Les sources de la procédure pénale.

La Procédure Pénale repose sur des sources internes et des sources externes

Paragraphe 1: Les sources internes

1- La Constitution
Elle fournit les principes fondamentaux de la procédure pénale dont les plus
importants sont les suivants:
● La présomption d'innocence
● Les droits de la défense
● L'interdiction de la torture
● L'interdiction de l'humiliation

2- La Loi
La procédure pénale est régie par plusieurs textes de loi stricto sensu.

a- Code de Procédure Pénale


L'essentiel de la procédure pénale est contenu dans le code de juillet 2019.
L'article 47 de la constitution désigne expressément la procédure pénale
comme domaine relevant de la compétence du législateur.
Ce code prévoit notamment:
● Les actions consécutives à une infraction pénale notamment l'action
publique et civile
● Les juridictions répressives
● Le déroulement du procès pénal
● Les voies de recours
b- Code de Procédure Civile
En principe il ne s'applique pas dans le procès pénal Toutefois, la loi fait
expressément un renvoi pour certaines situations telles que la récusation du
juge ou la prise à partie.

c- Code de Justice Militaire


Il date de 1970
Il édicte la procédure de jugement des infractions militaires ainsi que les
juridictions compétentes.

Miss MENGUE 3
3- La Jurisprudence

En principe la jurisprudence n'est pas une source de la procédure pénale car


il y a la prohibition des arrêts de règlements, la relativité de la chose jugée
et la séparation des pouvoirs. Mais à titre exceptionnel elle alimente
considérablement la procédure pénale, en ce que le législateur ne prévoit
pas toujours toutes les situations.
D'ailleurs l'art 8 du Code civil première partie fait obligation au juge de
juger même lorsque la loi est obscure, silencieuse et incomplète.

4- La Coutume
En pratique, on parle généralement des usages judiciaires. Il s'agit ici de la
manière dont les affaires sont traitées par le juge et les règles qui y sont
appliquées. Les usages judiciaires constituent une source nécessaire de la PP
car la loi ne prévoit pas toujours toutes les règles relatives aux jugements.
Face à cette carence, le juge va recourir aux pratiques.

Paragraphe 2: Les sources externes.

Le Gabon a signé plusieurs conventions avec certains États dont la France.


En relève notamment la convention générale de coopération en matière de
justice signée le 12/9/1961 et la convention d'aide mutuelle judiciaire signée
le 23/7/1963.
Un exemple de coopération au niveau transnational interpol, son siège est à
Lyon. C'est un organe de diffusion d'informations aux États membres
concernant la criminalité transfrontalière. Interpol peut réaliser des
arrestations provisoires pour le compte de l'un des États en vue de la remise
de l'intéressé à l'État concerné. C'est la remise de police à police.

Miss MENGUE 4
TITRE I:
Les actions nées de l'infraction

L'infraction pénale fait généralement naître deux actions à savoir l'action


publique(chapI) et l'action civile (chap II).

Chapitre I: L'action publique

L'action publique est celle qui a pour objet la réparation des dommages
causés à la société. Dans cette action, on note des sujets outre qu'elle peut
être exercée dans les conditions prévues par la loi.

Section 1: Les sujets de l'action publique

On note les actifs et les passifs.

Paragraphe 1: Les sujets actifs

A- Ministre de la justice

Il a autorité sur tous les membres des ministères publics. A cet titre il peut
notamment:
● Dénoncer à tout membre du ministère public les infractions à la loi
pénale (le procureur, son adjoint ses assistants, )
● Enjoindre par des instructions écrites, d'engager, de faire engager
des poursuite ou de saisir la juridiction compétente. Dans la justice,
le procureur suit les instructions du ministre de la justice.
Cependant et conformément à l'article 18 du CPP, le ministre de la justice ne
peut jamais donner les instructions de ne pas poursuivre au procureur.

B- Le ministère public
C'est l'ensemble des magistrats chargés d'exercer l'action publique. Il s'agit
des magistrats affectés au parquet. (Le procureur est l'avocat de la société).

1- La composition du ministère public


a- le parquet général
Il est sous la direction du procureur général, il est secondé par des avocats
généraux et il y a également des substituts généraux. Le procureur général
est chargé de veiller à l'application de la loi pénale dans le ressort de la cour

Miss MENGUE 5
d'appel judiciaire. Il a autorité sur tous les membres du ministère public du
ressort de la cour d'appel judiciaire.

b- Le procureur de la République
Le parquet de la république est composé des magistrats suivants :
● Le procureur de la République a
● Les procureur de la république adjoints
● Les substitut du procureur de la république SPR.
Le procureur dispose des attribution suivantes:
● Il reçoit les plaintes et les dénonciations
● Il procède ou fait procéder à tous les actes utiles à la recherche ou la
poursuite des infractions
● Il dirige l'activité des OPJ sur lesquels il a pleine autorité.
● Chaque année, il participe à la notation des OPJ
● Il peut requérir directement la force publique
● Il contrôle les mesures de gardes à vue à tout moment
● Il peut engager les poursuites pénales ou procéder à un classement
sans suite.

2- Les principes directeurs du ministère public


Plusieurs traits caractéristiques symbolisent le parquet.

a- la subordination hiérarchique.
C'est un trait fondamental de l'organisation du ministère public.
Alors que les magistrats du siège n'ont à recevoir d'ordre de personne et
juge d'après leur conscience, ceux du parquet au contraire reçoivent les
ordres de leur supérieur hiérarchique auquel ils doivent obéir.

Au sommet de la hiérarchie se trouve le ministre de la justice, garde des


sceaux. Cependant, le principe de la subordination hiérarchique n'est pas
absolu. Il supporte plusieurs tempérament.
D'abord les chefs du parquet de la république sont investis de pouvoirs
propres. Ils peuvent poursuivre sans l'ordre ou même contre l'ordre de leur
supérieur. À l'inverse, s'ils refusent de poursuivre malgré les ordres reçus,
leur supérieur ne peut se substituer à eux. C'est ce que l'on appelle le
principe de l'opportunité des poursuites.
Ensuite, si les subordonnés doivent dans leur conclusion écrite se
conformer aux ordres qu'ils ont reçu, à l'audience, ils ont la liberté
d'exposer leur sentiment personnel et formuler des réquisition orales
contraire à leur conclusion écrite.

Miss MENGUE 6
b- L'indivisibilité
Les magistrats du ministère public, du moins ceux d'un même parquet, sont
considérés juridiquement comme une seule personne. La fonction absorbe la
personnalité de chacun des membres. (Le procureur est une institution/ on dit
que le parquet est un et indivisible). On dit que le ministère public est un et
indivisible. Celui qui agit ou parle,
ne le fait pas en son nom mais au nom de tout le parquet.

c- L'indépendance
Le ministère public est un service indépendant vis-à-vis des autres organes
du pénal dont l'instruction et la juridiction de jugement. Les juges ne
peuvent adresser des blâmes ou faire des injonctions aux membres du
parquet. Cette indépendance l'est également vis-à-vis de la partie lésée, car
l'attitude de cette dernière, vis-à-vis de son affaire, ne lie pas le parquet.

d- L'irrécusabilité
Le ministère public est la partie principale au procès pénal. À cet effet, il ne
peut faire l'objet de récusation. Aucune affaire pénale ne peut être tenue
hors de la présence du parquet. La loi exige que le siège du ministère public
soit tenu par un procureur.
Or, un magistrat du siège peut faire l'objet de récusation pour des motifs
spécifiés par la loi.

e- L'irresponsabilité
Les membres du ministère public sont irresponsables. Si le parquet à
intenter à tort l'action publique, il ne peut jamais être condamné pour des
dommages et intérêts envers l'individu acquitté. Ce qui n'est pas le cas de la
partie civile, qui en cas de non lieu peut être condamné à réparation.

C- La victime

C'est la personne qui a subi un dommage directement occasionnée par


l'infraction. Il peut s'agir d'une personne morale ou d'une personne
physique. Ex: une association régulièrement déclarée. Elle à la possibilité de
mettre en mouvement l'action publique suivants mécanismes:
● Soit par la citation direct par voie d'huissier
● Soit par le dépôt d'une plainte avec constitution de partie civile.

Paragraphe 2: Les sujets passifs

Miss MENGUE 7
Il s'agit des personnes contre lesquelles l'action publique peut être engagée.
Les personnes qui peuvent faire l'objet des poursuite pénales sont les
suivantes :
● L'auteur de l'infraction (celui qui a commis l'acte prohibé par la loi)
● Le co-auteur
● Le complice (celui qui facilite la commission d'une infraction)
● L'instigateur (celui qui incite à commettre l'infraction).
Le principe de la responsabilité pénale individuelle et de la personnalité des
peines, interdit d'intenter l'action publique contre les personnes civilement
responsables.
En raison du même principe, en cas de décès de délinquant,l'action publique
ne peut être intentée contre ses héritiers qui ne sont tenus que des dettes
civiles.

Section 2: L'exercice de l'action publique

Paragraphe 1: Le déclenchement de l'action publique: le principe de


l'opportunité des poursuites.

Lorsqu'une infraction est commise et qu'à la suite d'une enquête, la


procédure est présentée devant le procureur, celui-ci a une alternative : soit
il classe sans suite la procédure, soit il met en mouvement l'action publique. On
dit alors que le ministère public a l'opportunité des poursuites. Seul le
procureur de la République apprécie souverainement la suite à donner à une
affaire. Lorsque le procureur décide de classer, cette décision est provisoire.
À tout moment, il a la possibilité de revenir sur sa position.
Par contre, s'il décide d'engager des poursuites, il choisit le mode approprié
(l'ouverture de l'information judiciaire, la citation directe, la procédure de
crimes ou délits flagrants).
L'opportunité des poursuites supporte des tempéraments. D'abord, la
victime a la possibilité de mettre en mouvement l'action publique, soit par
la citation directe, soit par le dépôt d'une plainte avec constitution de partie
civile.
Ensuite, la décision du procureur peut être révisée grâce à la hiérarchie
qui va donner des instructions auxquelles le parquet de la république doit
obéir.

Paragraphe 2: Les modalités d'exercice de l'action publique

Miss MENGUE 8
Le ministère public dispose de plusieurs voies pour mettre en mouvement
l'action publique. Il peut soit saisir la juridiction d'instruction, soit la
juridiction de jugement.

A- La saisine de la juridiction d'instruction

Le juge d'instruction peut être saisi par le procureur de la République à


travers un réquisitoire d'information. Généralement, le procureur de la
République procède à l'ouverture des l'information lorsque les faits sont :
● Graves et complexes; ex: si le mis en cause nie radicalement les faits
qui lui sont reprochés ou s'il n'y a pas suffisamment d'éléments de
preuves
● Si les faits ont une connotation criminelle.

Le réquisitoire d'information comporte les mentions essentielles suivantes :


● L'identité de la personne poursuivie, sauf si le procureur ouvre
l'information contre x
● Les faits et leurs qualification juridique
● Les articles de loi qui prévoient et réprimant l'infraction
● La date du réquisitoire;
● La signature et le sceau du parquet
Le juge d'instruction est saisi in rem (il se limite aux faits pour lesquels il a été
saisi). Par contre, il n'est jamais saisi in personam (aller au-delà du nombre
de personnes renvoyées devant lui).

B- La saisine de la juridiction de jugement.

La juridiction de jugement peut être saisi par le ministère public via la


citation directe ou la procédure de crimes ou délits flagrants.

1- La citation directe
C'est un acte par lequel une affaire est renvoyée en jugement. Elle peut
émaner soit du procureur de la république ( on parle de mandement de
citation), soit de l'huissier de justice saisi par toute personne intéressée (on
parle de citation directe par voie d'huissier).
La citation direct ne peut être déléguantée contre les personnes suivantes
:
● Les mineurs mises en cause (pour eux, l'ouverture de l'information
judiciaire est obligatoire);
● Les avocats.

Miss MENGUE 9
La citation directe ne peut pas être faite lorsque les faits ont une
connotation criminelle.
De la même manière et pour une bonne administration de la justice, en
l'absence d'éléments suffisants de preuves, la citation directe n'est pas
appropriée.

2- La procédure de crimes ou délits flagrants.


En matière de crimes ou délits flagrants, le procureur de la République
d'utiliser la procédure appropriée soit si les faits sont délictuels, il peut
poursuivre suivant la procédure de délits flagrants, soit si les faits sont
criminels, faire usage de la procédure de crimes flagrants. Mais en pratique,
cette dernière procédure n'est quasiment pas utilisée.
La procédure de flagrant délit est très utilisée par le parquet de la
république, si la procédure entend poursuivre suivant cette procédure, il
procède à l'interrogatoire de la personne déférée devant lui. Pour se faire, il
dresse un procès-verbal d'interrogatoire de flagrant délit. Le procureur a la
possibilité de priver l'inculpé de sa liberté en délivrant un mandat de dépôt.

Paragraphe 3: Les obstacles à l'exercice de l'action publique

Parfois le procureur de la République, même s'il désire poursuivre, ne


pourra pas mettre en mouvement l'action publique car la loi elle-même
dresse un obstacle à l'exercice de cette action.

A- La plainte préalable de la victime.

Parfois le procureur ne peut pas poursuivre si la victime n'a pas porté


plainte pour certaines infractions, le dépôt d'une plainte est une condition
préalable de la mise en mouvement de l'action publique. Ces infractions
sont dites personnelles. Il s'agit notamment :
● Les injures publiques
● La diffamation
● L'abandon du domicile conjugale
● Les atteintes à la personnalité…

Bien que la plainte soit déposée, cela n'empêche pas au parquet d'user de
son pouvoir d'opportunité des poursuites. Le procureur à la possibilité de
classer sans suite même si la victime s'est plainte.

Miss MENGUE 10
B- Le régime particulier des poursuites fondées sur la qualité de la
personne
La mise en mouvement de l'action publique peut être suspendue pour des
raisons liées à la qualité de l'auteur de l'infraction. Ces auteurs peuvent être
:
● Le président de la République
● Les députés et les sénateurs: aucun parlementaire ne peut être arrêté
qu'avec l'autorisation du bureau de la chambre dont il est membre sauf
en cas de flagrant délit, de poursuite autorisé et la condamnation
définitive
● Le personnel diplomatique ex: l'ambassadeur ou le consul
● Les magistrats

Paragraphe 4: l'extinction de la l'action publique

L'action publique peut s'éteindre suivant plusieurs modes. Il y a d'une part


les faits naturels et d'autre part les manifestations de volonté.

A- Les faits naturelles éteignant l'action publique.

1- Le décès du délinquant
En cas de mort prévenu de l'accusé ou de l'incriminer, l'ap est éteinte. Cette
solution est imposée par le principe de la responsabilité pénale individuelle et la
personnalité des peines. Vis-à-vis des co-auteurs et complices, l'ap n'est pas
éteinte.

Si le décès intervient avant que l'ap soit intentée, ou après mais avant la
saisine de la juridiction de jugement, l'ap sera éteinte et la partie civile, ne
pourra pas porter son action devant le juge pénal.

2- La prescription
L'ap doit être exercée dans les délais indiqués par la loi faute de quoi elle
sera prescrite. Les crimes se prescrivent par 20 ans, les délits 10 ans, les
contraventions 1 ans. Ce délai court à compter du jour où l'infra à été
commise. Si dans cette intervalle il n'a pas été fait un acte d'instruction ou
de poursuite.

L'accomplissement d'un acte d'instruction de poursuite interrompt la


prescription.

Miss MENGUE 11
B- Les manifestations de volonté éteignant l'action publique

1- l'amnistie et l'abrogation de la loi


L'amnistie est un acte du pouvoir législatif dont la conséquence est
l'effacement des condamnations prononcées ou l'obstacle à l'exercice des
poursuites pénales. Elle est en principe générale et réelle car elle s'applique
indistinctement à tous les individus qui ont commis un acte ou une série
d'actes déterminés.
Toutefois, il est admis que la loi puisse restreindre son application à certains
délinquant

L'amnistie est d'ordre public, car elle agit de plein droit.


Si l'amnistie intervient avant une condamnation définitive, elle éteint
l'action publique.
Si elle intervient après une condamnation passée en force des choses
privées, celle-ci est censée n'avoir jamais existé et la personne doit être
immédiatement libérée.

De la même manière, en cas d'abrogation de la loi pénale, les poursuites


pénales ne peuvent plus être exercées ou si elles ont été exercées, elles
prennent fin car il n'y a plus d'infraction.

2- La chose jugée
L'action publique est éteinte si pour les mêmes faits une personne jugée est
de nouveau poursuivie, car il y a l'autorité de la chose jugée. C'est la mise en
œuvre de la règle non bis in idem.

Cette cause d'extinction de l'ap peut être soulevée à tout moment de la


procédure, même d'office par le juge.

3- Le retrait de plainte
En principe, le retrait de plainte n'a aucun effet sur l'action publique, car
cette action est d'ordre public et seul le procureur a l'opportunité des
poursuites. Toutefois, lorsque la plainte est une condition d'exercice de l'ap,
son retrait entraîne l'extinction de celle-ci. C'est le cas pour d' infractions
personnelles.

4- La transaction
C'est un arrangement amiable intervenu à la suite de la commission d'une
infraction. Il est de règle que celle-ci n'éteint pas l'action publique.

Miss MENGUE 12
Toutefois, la loi donne la possibilité à certaines administrations de procéder
à des transactions pour des infractions commises dans les domaines
relevant de leur activité. Ces administrations sont notamment les parcs
nationaux, douanes, impôts… En cas de transaction opérée par ces
administrations, l'action publique est éteinte.

Miss MENGUE 13
Chapitre II: L'action civile

Selon l'article 11 du CPP, l'action privée à pour objet la réparation du


dommage directement causé par une infraction. Cette action est animée par
des sujets(sect 1) et est exercée suivant certaines conditions (sect 2)

Section 1: Les sujets de l'action civile

L'action civile à des demandeurs (paragraphe 1)et des défendeurs


(paragraphe 2).

Paragraphe 1: Les demandeurs

Ce sont des personnes qui ont été lésées par l'infraction. Il s'agit des
personnes suivantes:
● La victime:
C'est la personne qui a directement souffert du dommage causé par
l'infraction. Il peut s'agir d'une personne physique ou d'une personne
morale
● Les héritiers:
Il s'agit principalement des héritiers légaux de la victime décédée. Ces
héritiers sont notamment le conjoint survivant, les descendants et pères et
mères.
● Les créanciers:
Si la victime n'exerce pas l'action civile, ses créanciers peuvent le faire s'il
est négligeant. C'est ce qu'on appelle l'action oblique prévue par l'article 1166
Code civil ancien.

Paragraphe 2: Les défendeurs

Il s'agit des personnes entre lesquelles l'action civile est dirigée. En effet,
l'action en réparation du préjudice causé peut-être intenter contre les
personnes suivantes
● L'auteur ou le co-auteur de l'infraction
● Le complice ou L'instigateur
● Les héritiers de l'auteur des faits (on hérite également du passif)
● La personne civilement responsable. Ex: La responsabilité civile des
pères et mères des faits de leur enfant mineur.
● L'assureur:Il intervient généralement dans les cas où il y a accident de
circulation.

Miss MENGUE 14
Section 2: L'exercice de l'action civile

A- Le droit d'option de la victime.


L'action civile peut être exercée soit devant la juridiction répressive en
même temps que l'action publique, soit devant la juridiction civile
séparément de l'action publique.
Cependant, l'ac ne peut plus être engagée devant la juridiction répressive
dès lors que l'ap est prescrite. Elle ne peut être portée désormais que devant
le juge civil. De la même manière si l'ac est exercée devant le juge civil, il
sera sursis du jugement de cette infraction civil jusqu'à ce que le juge pénal
se prononce définitivement sur l'ap. On dit que le pénal tient le civil en état.

B- L'extinction de l'action civile.


L'ac s'éteint tout d'abord par les modes ordinaires d'extinction des
obligations. Ces modes sont les suivants:
● Le paiement
Réparation des dommages
● La remise de dette
● La compensation
● La prescription.

La victime titulaire de l'ac à la possibilité de renoncer ou se désister.

Miss MENGUE 15
Titre II:
LES PHASES DU PROCÈS

Une affaire pénale démarre généralement par une enquête. Lorsque la


procédure est présentée devant le procureur, il ouvre une information
judiciaire avant le jugement.

Chapitre I: L'enquête

Elle a pour objet de faire rassembler par les opj les éléments de preuves
nécessaires à la mise en œuvre des poursuites pénales. On parle ici de la
police judiciaire. Mais cette enquête revêt plusieurs formes.

Section 1: La police judiciaire

Paragraphe 1: Les attributions de la police judiciaire.

La PJ a quatre principales missions qui sont les suivantes:


● Constater les infractions à la loi pénale;
● Rassembler les preuves;
● Rechercher les auteurs;
● Les différer devant les juridictions compétentes pour les punir.

Paragraphe 2: La composition de la police judiciaire

La PJ comprend les officiers et les agents de police judiciaire.

A- Les OPJ

1- L'énumération des OPJ


Outre les opj spéciaux, ont la qualité d'opj:
● Les gouverneurs, préfets et sous-préfets;
● Les maires et leurs adjoints;
● Les officiers de gendarmerie et les sous-officiers de gendarmerie
titulaire de diplôme de police judiciaire
● Les commandants de brigade
● Les officiers des forces de police nationale lieutenant; général…
● Les procureurs de la république, leurs adjoints et leurs substituts
● Les juges d'instruction.

Miss MENGUE 16
2- Les compétences des OPJ
Les opj ont une compétence matérielle et territoriale.

a- la compétence matérielle
Conformément à la loi, les officiers des polices judiciaires ne peuvent
connaître que les affaires ayant une connotation pénale, ils ne peuvent donc
instruire qu'en présence d'une infraction. Par voie de conséquence, les opj
sont exclus dans le traitement des affaires civile, commerciale et sociale.

b- la compétence territoriale
Elle est prévue par l'art 27 du CPP. Selon cette disposition, les OPJ sont
compétents dans les limites territoriales de leur ressort. Leur compétence
correspond logiquement à celle du service ou de l'unité de police judiciaire à
laquelle ils sont affectés.
Toutefois, cette règle de compétence peut exceptionnellement connaître
une extension. En effet, en cas d'urgence les OPJ peuvent opérer dans tout
l'étendu du TPI auquel ils sont attachés.
Aussi en cas de crimes ou de délits flagrants, ils peuvent se transporter
dans le ressort des Tribunaux limitrophes à l'effet qu'ils poursuivent leur
investigation et de procéder éventuellement à toute arrestation.

B- Les agents de police judiciaire


Sont APJ, les sous-officiers des forces de police nationale et de gendarmerie
titulaire du diplôme d'agents de police judiciaire ou ayant cette qualité de
par leur fonction.
Les APJ, ont pour mission:
- Seconder dans l'exercice de leur fonction les OPJ
- Rendre compte à leur supérieur hiérarchique de toutes les infractions
dont ils ont eu connaissance;
- Constater en se conformant aux ordres de leur chef, les infractions à
la loi pénale.

Section 2: Les formes d'enquêtes

Il y a deux types d'enquête qui peuvent être menées par les OPJ à savoir
l'enquête de flagrance et l'enquête préliminaire

Paragraphe 1: L'enquête de flagrance


C'est celle qui est menée en présence d'un crime ou d'un délit flagrant.

Miss MENGUE 17
A- Les cas de flagrance
Ils sont prévus par l'art 51 du CPP. Est qualifié flagrant:
● Tout crime ou délit qui se commet actuellement ou qui vient de se
commettre
● Tout crime ou délit, lorsque dans un temps très voisin de l'action, la
personne soupçonnée est soit poursuivie par la clameur publique, soit
trouver en possession d'objet, soit encore présente des traces, indices
ou à laisser des traces ou indices donnant à penser qu'elle a participé à
l'infraction.
● Tout crime ou délit commis dan une maison dont l'occupant demande
dans un temps très voisin de l'action, l'intervention du procureur de
la République ou d'un OPJ
● Tout crime ou délit commis dans un délai de 30 jours et qui paraît
établi à la charge d'une personne.

B- Les actes de la flagrance.

Lors d'une enquête de flagrance, les OPJ ont des obligations et des pouvoirs
immenses.

1- Les obligations des OPJ


Les OPJ sont astreints à des obligations suivantes :
● Informer sans délai le procureur de la République de toutes les
infractions dont ils ont connaissance(art 52 al 1 du CPP); cette
information peut se faire par tout moyen. En pratique le procureur
est généralement informé par voie téléphonique
● Les OPJ doivent, aux termes des obligations d'enquête, faire parvenir
directement au procureur de la République l'original des procès
verbaux qu'ils ont dressé ainsi que les documents et objets saisis.

2- Les pouvoirs des OPJ


En matière de flagrance, les OPJ ont des prérogatives immenses. Ils sont
chargés :
● Recevoir les plaintes et les dénonciations.
● Veiller à la conservation des indices et de tout ce qui peut servir à la
manifestation de la vérité (art 52 al 2 du CPP)
● Saisir tous les objets, armes et documents susceptibles d'avoir servi à
la commission de l'infraction (52 al 2 du CPP).
● Procéder dans le respect des heures légales aux perquisition, visite
domiciliaire et fouille à corps (art 53 du CPP)

Miss MENGUE 18
● Recourir à toute personne qualifiée (art 54 du CPP)
● Entendre toute personne soupçonnée d'avoir participé à une
infraction ou recueillir le témoignage d'un tiers. (art 55 du CPP)
● Décider d'une mesure de garde à vue (art 56 du CPP)

Paragraphe 2: L'enquête préliminaire

Une enquête préliminaire est celle menée par les OPJ en l'absence d'une
enquête de flagrance. Les OPJ procèdent d'office à celle-ci ou sous
instructions du procureur de la République.
Cette enquête a pour objet de faire la lumière sur certains faits. L'objectif
est donc de rassembler les preuves et de rechercher les auteurs d'une
infraction constatée. Il peut être nécessaire de réunir certains
renseignements avant de saisir le juge d'instruction ou d'engager des
poursuites.
Dès l'ouverture de cette enquête, les OPJ sont autorisés à poser tous les actes
nécessaires à celle-ci. Ils peuvent notamment procéder à des
interrogatoires.
Les perquisitions, visites domiciliaires et les saisies des pièces à conviction
ne peuvent être effectuées sans l'assentiment de la personne chez laquelle la
perquisition à lieu (art 47 al 1 du CCP). Toutefois, en cas de non assentiment,
ces mesures peuvent être autorisées expressément par le procureur de la
république avisé du refus.

Miss MENGUE 19
Chapitre II: L'instruction préparatoire.

Lorsqu'une procédure est présentée devant le procureur de la République,


celui-ci au nom de l'opportunité des poursuites peut requérir l'ouverture
d'une information. Il s'agit ici de l'instruction qui a certains caractères et
qui sera menée par un juge compétent.

Section 1: Caractères de L'instruction et compétences du juge.

Paragraphe 1: Les caractères de L'instruction

A- Le caractère écrit
L'instruction préparatoire est conduite selon les règles inspirées de la
procédure inquisitoire. Elle est écrite. Tous les actes menés par le juge
d'instruction sont constatés sur procès-verbal.

B- Le caractère secret
Le public n'a pas accès à la procédure d'instruction. Les témoins ne sont pas
mis au courant de leur déposition respective. Les décisions rendues ne le
sont pas publiquement. L'instruction doit rester secrète à l'égard du public
sauf disposition contraire de la loi.
Toute personne qui concourt à cette procédure est astreinte au secret.

Paragraphe 2: La compétence du juge d'instruction.

Avec la réforme intervenue en 2019 qui a donné naissance à d'autres juges


d'instruction, il ya donc lieu de retenir que d'une part on note la compétence
du juge d'instruction ordinaire et d'autres part la compétence du juge
d'instruction spécialisé.

A- La compétence du juge d'instruction ordinaire


Elle est prévue par l'article 89 du CPP. Aux termes de ses dispositions, est
compétent le juge d'instruction du lieu
● De la commission de l'infraction
● Du domicile ou de la résidence de l'une des personnes soupçonnée
d'avoir participé à l'infraction
● De l'arrestation de l'une des personnes soupçonnée d'avoir participé
l'infraction
● Le lieu de la détention de l'une de ces personnes.

Miss MENGUE 20
Cependant il y a lieu de retenir que si les faits sont commis par un mineur, le
juge compétent sera le juge d'instruction des enfants.

B- La compétence du juge d'instruction spécialisé


Il a été institué depuis juillet 2019 un juge d'instruction spécialisé. Il est
compétent pour informer dans les affaires mettant en question les matières
suivantes:
● Meurtre commis à des fins de prélèvements d'organes
● Prélèvement d'organes sur une personne vivante sans justification
médicale ou sans son autorisation
● Atteintes aux intérêts fondamentaux de la nation et de l'état
● Terrorisme
● Crimes contre l'humanité
● Génocide
● Fausse monnaie
● Destruction ou détérioration d'un bien privé ou public commis en
bande organisée
● La traite des êtres humains
● Séquestration et arrestation arbitraire
● Piraterie
● Cybercriminalité
● Détournement des biens publics corruption con…
● Blanchiment des capitaux
● Trafic d'Ivoire
● Le braconnage
● L'exploitation illicite des ressources halieutiques. Même pour faire la
pêche
● Trafic des espèces végétales
● Trafic des stupéfiants
● Trafic de matières premières et autres substances minérales.
Le juge d'instruction spécialisé situé au TPI de Libreville a une compétence
nationale.

Section 2: Ouverture de l'information

Le ministère public peut décider d'ouvrir une information judiciaire en


envoyant la procédure chez le juge d'instruction.

A-Les modes d'ouverture de l'information judiciaire.

Miss MENGUE 21
Le juge d'instruction est saisi selon deux modes. Soit par le réquisitoire
d'information (1) soit par la plainte avec constitution de partie civile (2).

1- Le réquisitoire d'informations
Il émane du procureur de la république qui prend l'initiative de faire ouvrir
une enquête devant le magistrat instructeur. Selon l'article 90 du CPP,
l'instruction préparatoire est obligatoire :
● Pour les crimes, sous réserve de l'usage de la procédure de crimes
flagrants
● Pour tous les crimes et délits commis par les mineurs de 13 à 18 ans.

En matière délictuelle, l'information est facultative. Généralement, le


procureur de la République, pour les cas délictuels, ouvre une information
judiciaire lorsque les faits sont complexes ou graves. C'est le cas de celui qui
ne reconnaît pas les faits.
Le réquisitoire d'information comporte les mentions essentielles
suivantes.
● Les faits et leur qualification juridique
● Les personnes contre lesquelles l'information judiciaire est ouverte.
● Les articles qui prévoient et punissent l'infraction
● La date réquisitoire
● La signature et le sceau du procureur

2- La plainte avec constitution de partie civile


La victime d'une infraction a la possibilité de se constituer partie civile
devant le juge d'instruction par le dépôt d'une plainte. A travers cette
plainte, il fait engager des poursuites pénales contre l'auteur de l'infraction
l'ayant occasionnée du tort.
La partie civile qui met en mouvement l'action publique à l'obligation à
peine d'irrecevabilité de sa plainte, de consigner au greffe une provision.
Cette provision est fixée par le juge d'instruction.
Après le paiement de la provision la plainte est communiquée au
procureur de la République qui doit prendre des réquisitions

B- Le rendu de l'information

Le juge d'instruction a le pouvoir d'inculper toute personne à l'encontre de


laquelle il existe des indices graves et concordants, laissant présumer
qu'elle a pris part aux faits (art 93 al 2 du CPP). On dit que le juge
d'instruction n'est pas saisi in personam et il a la possibilité d'inculper les

Miss MENGUE 22
personnes dont les noms ne figurent même pas sur le réquisitoire du
procureur de la République.
Le juge d'instruction ne peut instruire que dans les limites des faits pour
lesquelles il a été saisi. On dit qu'il est saisi in rem.
Toutefois lorsque les faits nouveaux sont portés à sa connaissance, l'art
93 al 3 du CPP lui fait obligation de communiquer la procédure au procureur
pour que celui-ci prenne ses réquisitions.

C- Le dessaisissement du juge d'instruction

Il est prévu par l'art 97 du CPP. En cours de procédure le JI peut se dessaisir


au profit d'un autre magistrat instructeur. Ce dessaisissement peut être soit
d'office soit à la demande des parties ou du procureur.
Le dessaisissement est matérialisé par une ordonnance de
dessaisissement rendue par le JI. Après cette ordonnance, la procédure est
transmise au nouveau JI qui doit connaître de la suite.

Section 3: Les actes d'instructions

Le JI doit instruire à charge et décharge. Pour se faire il doit poser tous les
actes utiles à la manifestation de la vérité. Certains actes sont directement
posés par lui même (paragraphe 1) d'autres sont accomplis par ses
auxiliaires

Paragraphe 1: Les actes accomplis par le Juge d'instruction

Il accomplit les actes matérielles et les actes de juridictions

A- Les actes matériels


En fonction de l'enquête, qu'il est amené à accomplir le MI peut être amené
à poser plus ou moins d'actes. Toutefois, il accompli les actes essentiels
suivants:

1- La première comparution
Elle est prévue par l'art 115 du CPP. Lors de la première comparution, le JI
constate l'identité de la personne et lui donne avis de choisir un avocat.
L'intéressé est avisé des faits qui lui sont reprochés et le juge lui indique
qu'il n'est pas obligé de faire des déclarations.
S'il désire parler, le juge consigne immédiatement sous formes de procès
verbaux sa déclaration.

Miss MENGUE 23
Aussi le juge peut prendre la décision de placer sous mandat de dépôt.

2- L'interrogatoire au fond
À travers cet acte, le JI va interroger l'inculpé sur tous les contours du
dossier en rapport avec les faits.

3- Transport sur les lieux et reconstitution des faits


Le JI a la possibilité de se transporter sur les lieux où l'infraction a été
commise. Pour se faire il avise le procureur qui peut se déplacer s'il estime
nécessaire. L'objectif est de procéder à la reconstitution des faits. Ces actes
sont prévus par les articles 105 et 106 du CPP.

4- La confrontation
Elle intervient généralement lorsqu'il y a contradiction sur un point
important de l'enquête. Le JI peut à cet effet réunir la victime et l'inculpé. Il
procède alors à leur interrogatoire sur un certain nombre de questions.

5- Perquisition et saisie.
Le JI peut procéder à des perquisitions, visites domiciliaires et même à des
saisies; ces actes sont effectués en présence de la personne chez laquelle
elles sont effectuées et à défaut de deux parents ou deux témoins ; ils
doivent être effectués aux heures réglementaires, c'est-à-dire entre 6h et
19h.

6- L'enquête de moralité
Cet acte est effectué lorsque les faits ont une connotation criminelle ou
lorsque la procédure implique un mineur.

7- Le Curriculum vitæ.
Le JI procède à cet acte lorsque l'inculpé à commis des faits criminels.
Celui-ci sera interrogé sur sa filiation, son identité, sa scolarité, sa vie
professionnelle…

8- L'interrogatoire récapitulatif
Elle est accomplie lorsque les faits sont également criminels. Le JI procède à
un résumé de tout ce qui a été posé comme acte d'instruction.

B- Les actes accomplis par les auxiliaires.

Miss MENGUE 24
Deux grands actes d'instructions sont généralement délégués par le JI . Il
s'agit de la commission rogatoire et de l'expertise.

1- La commission rogatoire
Elle est prévue par les articles 149 et 150 du CPP. La commission rogatoire
consiste à déléguer ses pouvoirs à un autre JI ou à un OPJ. Cette commission
doit compter :
● La nature de l'infraction
● La mission confié au juge ou à l'OPJ
● La date de l'acte, la signature du magistrat et son sceau
Il y a un acte que le juge d'instruction ne peut jamais confier à quelqu'un par
commission rogatoire: il s'agit de la délivrance d'un mandat.

2- Les expertises
Elle consiste pour le juge à recourir à un homme de l'art pour obtenir
certains éclaircissements sur une question technique. Cette mesure peut
intervenir soit d'office soit à la demande du ministère public de l'inculpé ou
de la partie civile. Ex: une autopsie.
L'expertise est émise par une ordonnance du juge. Celle-ci doit indiquer :
● L'expert saisi ou désigné
● La détermination de sa mission
● Le temps qui lui est imparti pour accomplir cette mission.
● Le lieu où son rapport doit être déposé.

Paragraphe 2: Les actes de juridictions

Il s'agit des mandat et des mesures restrictives de liberté.

A- Les mandats
Les mandats sont des ordres écrits, ordonnés par des magistrats. Il y a des
règles communes qui s'appliquent à tous les mandats et les règles
particulières.

1- Les règles communes


Tout mandat de justice doit comporter les mentions obligatoires suivantes
● L'identité de l'inculpé
● Le nom, la date, la signature et le sceau du magistrat qui l'a décerné.

Les mandat sont exécutoires sur l'étendu territoire doivent être


obligatoirement écrits.

Miss MENGUE 25
Le mandat qui est décerné en violation des règles de fonds et de formes est
nul et de nul effet (art 131 du CPP).

2- Les règles particulières

a- Le mandat de comparution
Il consiste pour le juge d'instruction de mettre en demeure une personne
pour que celle-ci se présente devant lui à une date et heure qu'il indique. (art
124 al 2 du CPP).
Ce mandat est notifié par un agent de la force public à l'inculpé contre
accusé de réception (art 125 al 3)

b- le mandat d'amener
C'est l'ordre donné par le juge d'instruction a la force publique de conduire
immédiatement devant lui la personne à l'encontre de laquelle il est
décerné. (Art 124 al 3).
Le mandat d'amener mentionne la nature de l'inculpation, et les articles des
lois applicables (art 125 al 2).
Il peut être diffusé (art 125 al 4).
Si la personne objet d'un mandat d'amener est présentée au JI, son
interrogatoire doit avoir lieu dans les deux jours. Passé ce délai et selon les
nécessités, la personne amenée peut être placée sous mandat par le
procureur de la République (art 127 al 2-3).
Si la personne recherchée est arrêtée en un lieu autre que celui où réside le
juge d'instruction, elle doit être conduite devant le procureur de la
République territorialement compétent qui demande à la personne si elle
entend à être transférée (art 127 al 5 du CPP).
Le Procureur de la République avise par tout moyen d'urgence de la
réponse de l'inculpé, au juge mandant, lequel ordonne le transfèrement ou
donne commission rogatoire au juge du lieu de l'exécution du mandat pour
procéder à l'interrogatoire.
A l'issue de L'interrogatoire, le magistrat instructeur peut décerner
mandat de dépôt. (Art 127 al 7)

c- Le mandat de dépôt
C'est l'ordre donné par le juge d'instruction au chef de l'établissement
pénitentiaire de recevoir et de détenir l'inculpé. (Art 124 al 4)
Outre les mentions communes à tout mandat, le mandat de dépôt doit
préciser la nature de l'infraction et les articles applicables.

Miss MENGUE 26
Le JI ne peut délivrer un mandat qu'après interrogatoire de l'inculpé et si
les faits comportent une peine d'emprisonnement (art 130 al 1 ).

d- Le mandat d'arrêt.
C'est l'ordre donné par le JI a la force publique de rechercher l'inculpé et de
le conduire à la maison d'arrêt où il sera reçu et détenu. Ce mandat, outre
les mentions communes, doit indiquer la nature de l'inculpation et les
articles de la loi applicable.
Le mandat d'arrêt est décerné si l'inculpé est en fuite ou risque de s'enfuir,
ou si son lieu de résidence est inconnu, ou s' il réside hors du territoire
national.
Ce mandat ne peut être décerné qu'après avis du procureur de la République
et si les faits reprochés comportent une peine d'emprisonnement. (Art 128 al
1 du CPP)
Si la personne ne peut être retrouvée, un procès-verbal de recherche
infructueuse est dressé.

B- Les mesures restrictive de liberté

1- La détention préventive
C'est une mesure de privation de liberté. Elle ne peut être prise que de façon
exceptionnelle. (Art 132 du CPP)

a- Les motifs de la décision de placement


Conformément à l'art 135 du CPP, la détention préventive ne peut être
ordonnée ou maintenue que pour des motifs suivants:
● Conserver les preuves ou les indices matériels
● Empêcher les pressions sur les témoins ou les victimes
● Éviter toute concertation frauduleuse entre inculpé et témoin
● Maintenir ou garantir la représentation de l'inculpé devant la justice
● Mettre fin à l'infraction, prévenir son renouvellement
● Préserver l'ordre public du trouble causé par l'infraction.

b- La durée de la détention
Elle est réglementée par l'art 134 CPP. Cette durée diverge selon la nature de
l'infraction.
En matière correctionnelle, la durée de la détention préventive est de 6
mois. Toutefois elle peut être prolongée de 6 mois supplémentaires par le
magistrat instructeur.

Miss MENGUE 27
Si les besoins de la procédure le commande, une seconde prolongation de
6 mois peut être ordonnée par la chambre d'accusation (cour d'appel).

En matière criminelle, la durée de la détention ne peut excéder 1 an. Elle


peut néanmoins être prolongée de 6 mois par le JI en cas de nécessité.
Si celui-ci estime devoir maintenir l'inculpé en détention préventive
au-delà de 18 mois, le dossier est communiqué à la chambre d'accusation
pour une prolongation de 6 mois.

c- La mise en liberté provisoire


27/5/2023

La liberté provisoire peut être demandée à tout moment de la procédure par


l'inculpé, son conseil, ou par le procureur de la république.
La partie civile doit faire ses observations dans les 48h relativement à la
demande présentée. Le procureur doit prendre ses réquisitions avant que le
JI ne se prononce (article 139 al 3 du CPP).
La demande de mise en liberté provisoire est de deux formes:
● Il peut s'agir d'une demande de mise en liberté provisoire simple
● La demande de mise en liberté provisoire sous caution: art 141 du CPP.

Dans tous les cas le JI a une alternative, soit il rejette la demande soit il
l'accorde. Le rejet peut être fondé sur l'absence de garantie de
représentation, sur la gravité des faits etc.

d- Indemnisation à raison d'une détention préventive


Selon l'art 146 du CPP, une indemnisation peut être accordée à la victime
d'une détention préventive lorsque la procédure a été clôturée à son égard
par une décision de non lieu, de relax ou d'acquittement ayant acqui
l'autorité de la chose jugée. Et s'il est établi que cette détention lui a causé
un préjudice matériel et moral manifestement anormal et particulièrement
grave. La demande est appréciée par une commission composée des
autorités suivantes
● Le premier président de la cour de cassation
● Un magistrat du conseil d'état
● Un représentant du ministère en charge du budget de l'État
● Le procureur général près de la cour de cassation.
La commission est saisie par une requête qui doit être présentée dans un
délai de 6 mois à compter de la date du rendu de la décision.

Miss MENGUE 28
La décision rendue n'est pas motivée et est susceptible de recours. (Art
147 al 5).

2- L'assignation à résidence
Il s'agit également d'une mesure restrictive de liberté qui consiste à limiter
les déplacements d'une personne en conflit avec la loi et de surveiller ses
fréquentations. Article 143 al 7 du CPP. Les conditions de cette mesure sont
les suivantes:
● Elle ne peut être ordonnée que si l'inculpé est laissé ou mis en liberté
provisoire
● Elle ne peut être prise que par le juge d'instruction ou de la juridiction
compétente.
● La mesure dure jusqu'à décision définitive
● La personne assignée à résidence ne peut s'éloigner sans
l'autorisation express de la justice.

Section 4: Le règlement de L'instruction

L'instruction, une fois bouclée, le juge d'instruction doit rendre son


ordonnance de clôture. Cette ordonnance peut faire l'objet de critiques.

Paragraphe 1: Le rendu de l'ordonnance de clôture

Avant de rendre sa décision (B), le juge doit accomplir certaines formalités


(A)

A- les formalités préalables.


Lorsque la procédure lui paraît à l'état, deux actes doivent être accomplis
avant de rendre son ordonnance. Ces actes sont prévus par les art 161 162 du
CPP. Ces actes sont les suivants:

1- L'avis à conseil
Lorsqu'il y a des avocats dans la procédure d'instruction, ils doivent être
avisés de la clôture du dossier par le juge. Celui-ci leur impartit un délai de 5
jours pour présenter toutes observations qu'ils jugent utiles. Cette formalité
est obligatoire. Lorsqu'elle n'est pas accomplie, la procédure encourt la
nullité art 161 du CPP.

Miss MENGUE 29
2- La communication de la procédure au procureur de la République.
Elle intervient à l'issue du délai accordé aux avocats pour faire leur
observation.
Le procureur doit prendre ses réquisitions définitive dans un délai de 15
jours. Article 162 al 2.
Néanmoins, si le dossier ne lui paraît pas terminé, le procureur peut prendre
un réquisitoire aux faits de plus ample informé, réquisitoire supplétif
d'information.

B- L'ordonnance de clôture
Selon la nature des faits et la sensibilité du dossier, le juge peut être amené à
rendre plusieurs ordonnances.

1- L'ordonnance de non lieu


Cette ordonnance est rendue par le JI lorsque les faits ne constituent ni
crime ni délit ni contraventions ou si l'auteur est resté inconnu ou encore
s'il n'existe aucune charge contre l'inculpé. Cette ordonnance est prévue à
l'art 163 du CPP.

2- L'ordonnance de renvoie devant le tribunal correctionnel


Celle-ci est prévue par l'art 165 du CPP. Si le JI estime que les faits
constituent un délit, il renvoie l'inculpé devant le tribunal correctionnel et
statue sur le maintien en détention préventive.

3- L'ordonnance de transmission des pièces au parquet général.


Elle est réglementée par l'art 166 de CPP. Si le JI estime que les faits sont
criminels, il ordonne que le dossier de la procédure et un état des pièces à
conviction soient transmis sans délai par le procureur de la république au
procureur général.
Le mandat de dépôt ou d'arrêt décerné conserve sa force exécutoire.
Jusqu'à ce que la chambre d'accusation ait statué sur le renvoi devant la cour
criminelle.

Paragraphe 2: La critique de L'ordonnance de clôture : l'appel

L'ordonnance du JI peut faire l'objet d'un appel. Ce recours exige l'existence


de certaines conditions et produit les effets de droits.

A- les conditions de l'appel

Miss MENGUE 30
Il repose sur les conditions de fond et de forme.

1- Les condition de fond


L'appel peut être interjeté par:
● Le procureur de la République
● L'inculpé
● La partie civile
● Le procureur général

2- Conditions de forme
Le procureur de la république, la partie civile l'inculpé forment appel au
greffe d'instruction dans les 48h de la notification de L'ordonnance (art 173
du CPP).
L'appel du procureur général est formé au greffe de la chambre d'accusation
dans les 5 jours de la réception de l'ordonnance au parquet général (art 171
al 3).

B- Les suites de l'appel

1- Les effet du recours


En principe l'appel n'est pas suspensif. En effet, l'article 174 du CPP prévoit
que lorsqu'il est interjeté appel autre que l'ordonnance de clôture, le JI peut
poursuivre son information.
En cas d'appel du procureur la république ou du procureur général,
l'inculpé garde prison jusqu'à ce qu'il soit statué sur le recours.

2- La juridiction compétente : La chambre d'accusation


Il s'agit de la juridiction du 2ème degré de l'instruction. Il y a plusieurs types
de chambres d'accusation avec des attributions précises.

a- les différents chambres d'accusation


On note la CA spécialisé et la CA ordinaire

● La CA spécialisée: elle est compétente pour connaître des recours


formés contre L'ordonnance du JI spécialisé. Elle n'existe qu'au sein
de la cour d'appel judiciaire de Libreville.
● La CA ordinaire: elle est compétente pour connaître l'appel formé
contre les ordonnances du JI ordinaire.

B- Les attributions de la CA

Miss MENGUE 31
La chambre d'accusation est compétente pour:
● Statuer sur les conditions de détention préventive
● Statuer sur les demandes de nullité des actes d'informations
● Ordonner tout acte d'information complémentaire;
● Décerner tout mandat ou prononcer la liberté d'office de l'inculpé;
● Ordonner l'inculpation des personnes qui n'ont pas été renvoyées
devant elle.

Miss MENGUE 32
Chapitre III: Le jugement

Section 1: Les juridictions de jugement

Il y a plusieurs juridictions de jugement que nous étudierons


successivement.

Paragraphe 1: Le tribunal correctionnel


Cette juridiction a pour compétence de juger les délits et les contraventions.
On note le Tribunal correctionnel spécialisé et ordinaire.

A- Tribunal correctionnel spécialisé


Elle a été créée à la suite de la réforme de la justice intervenue au Gabon en
Juillet 2019.
Son siège est à Libreville. Elle a une compétence territoriale pour juger les
infractions suivantes :
● Le trafic des pointes d'ivoire
● Le délit de traite des êtres humains
● L'exploitation forestière
● L'intrusion dans un parc national
● Le délit de pêche illégale
● Corruption corruption active et passive
● Prise illégale d'intérêt
● Concussion le fait d'exiger pour une autorité publique une somme qui
n'est pas due.
Cette juridiction est présidée par un magistrat désigné par le Conseil
Supérieur de la Magistrature.

B- Tribunal correctionnel ordinaire


Elle est compétente pour juger les infractions autres que celles du TC
spécialisé. Il s'agit notamment:
● Coup et blessures volontaires (CBV)
● L'escroquerie
● L'abus de confiance
● Les violences et voie de faits (VVF)
● Vol aggravé et vol simple
● Les injures publiques ou diffamation
Cette juridiction existe au sein de chaque tribunal de première instance. On
l'appelle encore Chambre correctionnelle.

Miss MENGUE 33
Paragraphe 2: Cour d'appel judiciaire
Dans cette CAJ il y a des juridictions chargées de régler les affaires pénales.

A- La Chambre correctionnel spécialisé de la CAJ


Au sein de la CAJ de Libreville, il existe une juridiction qu'il n'y a pas dans
les autres cours d'appel. Il s'agit de la chambre d'appel spécialisée.
Elle est compétente pour connaître les appels formés contre les
jugements rendus par le tribunal correctionnel spécial.
Elle est présidée par un magistrat désigné au Conseil Supérieur de la
Magistrature.

B- La chambre correctionnel ordinaire de la CAJ


Au sein de chaque CAJ, il existe une chambre correctionnelle.
Cette juridiction est compétente pour juger les appels formés contre les
jugements rendus par le tribunal correctionnel ordinaire.
Les fonctions du ministère sont exercées par le procureur général,
l'avocat général ou un substitut général.

Paragraphe 3: La cour criminelle

On note deux types de cour criminelle. La cour criminelle spécialisée et la


cour criminelle ordinaire.

A- La cour criminelle spécialisée


Cette Juridiction a été créée par la loi 008/2019 relative à l'organisation, la
compétence et le fonctionnement des juridictions de l'ordre judiciaire.
Elle a pour compétence de juger les personnes ayant commis les crimes
prévus par les art 435 du CPP et 198 de ladite loi organique.
Il s'agit notamment des crimes suivants :
● Détournement de fonds public
● Trafic des stupéfiants
● Le crime de pêche illégale
● Le crime des traites des êtres humains (exploitation des humains)
La cour criminelle spécialisée est composée d'un président, des conseillers
et des assesseurs appelés membres du jury. Les magistrats professionnels
sont désignés par le Conseil Supérieur de la Magistrature et les membres du
jury sont tirés au sort au début de l'audience.

B- La cour criminelle ordinaire

Miss MENGUE 34
Elle tient ses assises au sein de la cour d'appel judiciaire. La cour criminelle
ordinaire est compétente pour les crimes qui ne relèvent pas de la
compétence de la cour criminelle spécialisée. Il s'agit notamment des
crimes suivants:
● Viol
● Vol qualifié art 295 (art 296 vol aggravé)
● L'assassinat
● Le meurtre
● Les coups mortels
● L'empoisonnement
La cour criminelle ordinaire est composée de magistrats, quatre jurys et un
greffier.
Le ministère public est assuré par le procureur général. Ne peuvent faire
partie de la cour criminelle les magistrats qui, dans l'affaire soumise à la
cour ont, soit fait un acte de poursuite ou d'instruction, soit participé à
l'arrêt de renvoi de l'accusé. (Art 218 du CPP).
Les membres du jury sont tirés au sort au début de l'audience sur une liste
établie par le procureur de la République. Ils doivent être âgés de 35 ans au
moins et de 65 ans au plus.
Sont incapables d'être jury:
● Les agents publics révoqués
● Les autorités ministérielles destituées
● Les personnes en état d'arrestation
● Les aliénés
● Les individus qui ont été condamné à une peine d'emprisonnement
pour crimes ou délits, infractions intentionnelles
● Les ministres du culte.
● Les membres du gouvernement ou d'une assemblée parlementaire
● Les militaires en activité.

Paragraphe 4: La chambre pénale de la cour de cassation

Elle est compétente pour connaître des pourvois formés contre les décisions
de la chambre d'accusation et les arrêts rendus en dernier ressort en matière
correctionnelle criminelle et de simple police. Les décisions de cette
juridiction sont revêtues de l'autorité absolue de la chose jugée.

Paragraphe 5: Les juridictions des forces armées

Miss MENGUE 35
Elles sont instituées par le code de justice militaire. Deux juridictions sont
visées. La cour spéciale militaire est composée d'un magistrat et de deux
assesseurs militaires pour juger les délits. Elle comprend également trois
magistrats et six assesseurs militaires pour le jugement des crimes. Et les
tribunaux prévôts.

Paragraphe 6: la juridiction pour enfants.

Elle est réglementée par le code de l'enfant. Deux juridiction de jugement


sont visées.
Le juge pour enfant compétent pour juger les délits commis par les enfants
de 13 à 18 ans. Et le tribunal pour enfants compétent pour juger les crimes.

Paragraphe 7: La haute cour de justice.

Elle est compétente pour juger le président de la République en cas de haute


trahison, de violation de serment ou pour les actes accomplis dans l'exercice
de ses fonctions.
Cette juridiction est composée de 21 membres, 6 sénateurs, 6 députés et
les 9 membres de la cour constitutionnelle.

Paragraphe 8: La cour de justice de la république.

Elle est compétente pour juger le vice -président de la République, les


présidents et vices présidents des corps constitués, les membres du
gouvernement et les chefs des hautes cour pour des actes accomplis dans
l'exercice de leur fonction.
Lorsqu'ils ne sont plus en exercice, ils perdent le privilège de juridiction
de la cour de justice de la république et répondent de leurs actes devant les
juridictions de droit commun.

Miss MENGUE 36

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