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Rougeole, Coqueluche et Varicelle : Guide Complet

La rougeole est une maladie virale très contagieuse, se manifestant par des phases d'incubation, d'invasion et d'éruption, avec des symptômes tels que fièvre et éruption cutanée. Le traitement est principalement symptomatique, et la prévention passe par l'isolement et la vaccination. La coqueluche, également contagieuse, se caractérise par des quintes de toux et nécessite un traitement hospitalier, tandis que la varicelle, maladie virale fréquente chez les enfants, se traite par des soins locaux et éventuellement un antiviral dans les cas graves.

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Rougeole, Coqueluche et Varicelle : Guide Complet

La rougeole est une maladie virale très contagieuse, se manifestant par des phases d'incubation, d'invasion et d'éruption, avec des symptômes tels que fièvre et éruption cutanée. Le traitement est principalement symptomatique, et la prévention passe par l'isolement et la vaccination. La coqueluche, également contagieuse, se caractérise par des quintes de toux et nécessite un traitement hospitalier, tandis que la varicelle, maladie virale fréquente chez les enfants, se traite par des soins locaux et éventuellement un antiviral dans les cas graves.

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La Rougeole

I- Introduction
1. Définition
La rougeole est une maladie éruptive, fébrile, très contagieuse, immunisante, endémo épidémique
due à un paramyxovirus appelé le morbillivirus ou le virus morbilleux.
II- Signes
Forme commune de l’enfant non vacciné Elle évolue en 4 phases : -Incubation : cliniquement
muette, elle dure 10 à 12 jours

• Phase d’invasion ou phase pré-éruptive ou période catarrhale : dure 2 à 4 jours ; elle est
d’installation brutale, très contagieuse et marqué par :
✓ Une fièvre à 39-40°c parfois responsable de convulsion
✓ Un catarrhe oculo-respiratoire qui se manifeste par une conjonctivite, une rhinite
séreuse, une toux quinteuse et rauque
✓ Des signes digestifs : anorexie, vomissement, douleurs abdominales et anorexie
✓ Des troubles nerveux : irritabilité, et trouble du sommeil
✓ L’examen physique met en évidence un aspect caractéristique dit « faciès grognon ».
Il permet de rechercher attentivement au niveau de la face interne des joues, en
regard des prémolaires le signe pathognomonique de cette phase appelé signe de
Kôplick ; c’est un énanthème fait d’un semis de minuscule taches blanchâtre
reposant sur une muqueuse érythémateuse. Il apparaît 36h avant et disparaît 36h
après l’éruption.
• Phase d’état ou phase éruptive : survient 14 jours après la contamination. Elle est
dominée par l’exanthème qui est une éruption cutanée remarquable par son aspect et son
extension le tout dans une ambiance de fièvre, de visage bouffi, tacheté de rouge, paupière
gonflées, yeux larmoyants rouges, photophobies, écoulement nasal

• Facteurs de mauvais pronostic Le grand âge, le mauvais état nutritionnel, une
déshydratation sévère, l’avitaminose, signes neurologiques d’emblée, précarité sociale, une
hépatomégalie
III. Traitement
III.1. Traitement curatif : Il est uniquement symptomatique

• Rougeole non compliquée :


✓ soins de propreté des yeux,
✓ drainage des sécrétions naso-pharyngées,
✓ antipyrétique.
• Rougeole compliquée :
✓ hospitalisation,
✓ traitement symptomatique,
✓ vitaminothérapie A
✓ antibiotique en cas de surinfections bactériennes
✓ anticonvulsivant + traitement symptomatique dans les encéphalites
✓ gingivostomatite ou kératite herpétique : aciclovir
✓ formes malignes : réanimation++++
✓ Rougeole + tuberculose : traitement symptomatique + antituberculeux

III.2. Traitement préventif


• Isolement du malade pendant la phase d’invasion
• Séro-prévention :
✓ Par l’administration de gammaglobulines Standard qui confère une protection
dans les cinq premiers jours et entraine une séro-atténuation entre le 5ème et le
8ème jour après le comptage ; durée de protection est de 3 à 4 semaines.
✓ Vaccination il s’agit d’un vaccin vivant sur-atténué appelé Rouvax, administré en
une seule injection sous cutanée à partir de l’âge de 9 mois en médecine de
masse. Il peut être simultanément administré avec d’autres vaccins, (ROR)
contre la rougeole, les oreillons et la rubéole. Une 2ème injection du Rouvax est
recommandée entre 3 et 6 ans ou 12 ans en médecine privée. Pour les enfants
qui n’ont pas eu ce calendrier vaccinal, une revaccination est recommandée
entre 11 et 13 ans
LA COQUELUCHE
I. GENERALITES
1. DEFINITION
La Coqueluche est une toxi infection très contagieuse, due à la colonisation de la muqueuse
respiratoire par le Bacille de Bordet et Gengou Bordetella pertussi
2. Mode de transmission
• Réservoir de germe : strictement humain
• Contamination voie aérienne / projection de mucus ou gouttelette de Pflügge lors de la toux
Contage maximal pendant période invasive.
• Contamination des nouveaux nés et nourrissons non vaccinés= formes graves
• F acteurs favorisants
✓ Absence de vaccination,
✓ Absence d’immunité passive (pas de transmission d'anticorps de la m ère à l’enfant
• Sources de contamination
✓ Enfants « Préscolaires et scolaires
✓ Très jeunes enfants (Nnés, Nourrissons)
✓ Adultes dont l’immunité a chuté

II. SIGNES CLINIQUES


TDD : la coqueluche typique du jeune enfant

• Période d’incubation : Silencieuse, variable « 7 à 15 jours (moyenne) courte (1 à 3 jours) »


longue (21 jours)
• Période d’invasion - P. catarrhale = période ou le malade est très contagieux : catarrhe
rhino-bronchique : une rhinite, éternuements, fébricule ou pas > une toux sèche, banale,
progressivement spasmodique, émétisante, à prédominance nocturne. A l’Auscultation
pulmonaire : râles ronflants sibilants
• Période d’état ou phase des quintes : Quintes = série de secousses expiratoires de toux de
plus en plus rapprochées et courtes jusqu'à une apnée brève (quelques secondes)
s’effectuant en expiration (10-20 fois). La quinte comprend : la toux spasmodique, la pause
respiratoire, la reprise inspiratoire et l’expectoration. Déclenchée par des stimuli (le bruit,
l’effort, l’alimentation, l’air frais) Des prodromes à type de picotements laryngés ; selon
Trousseau « l’enfant s’arrête de jouer, retient sa respiration, le visage anxieux, on dit qu’il
médite sa quinte qui survient inéluctablement » > L’enfant paraît asphyxié, son visage
tuméfié, cyanosé couvert de sueur, ses yeux sont injectés, le pouls accéléré.
• Après une vingtaine de secousses expiratoires survient la pause respiratoire (apnée de
quelques secondes), puis se produit une reprise inspiratoire, ample et prolongée
accompagnée d’un bruit caractéristique ressemblant, dit-on, au « chant de coq » se répète 3-
4 fois voire 10 à 15 fois de suite jusqu’apparaisse une expectoration qui termine la quinte.
• Si les quintes intenses, l’enfant rejette avec l’expectoration tout ou partie des mucosités ou
des aliments de son estomac. 3 -ème semaine que les quintes sont à leur acmé puis dès la 4
ème semaine nom brev a
• Signes généraux : visage est couvert de sueurs, bouffi, cyan osé ; yeux larmoyants ; dyspnée
et peu ou pas de fièvre ;
• NB : état nutritionnel directement lié à la fréquence des quintes et des vomissements

III. TRAITEMENT
✓ Hospitalisation
✓ Solutés de remplissage (déshydratation, dénutrition)
✓ Adjuvants : corticoïdes, oxygénothérapie.
✓ Antibiotiques
- Céphalosporines,
- Cyclines,
- Sulfamides,
- Phénicolés
- Macrolides (Erythromycine50 m g/kg)
- Cotrimoxazole si Cl érythromycine
- B lactamines (amoxicilline + acide clavulanique)
IV. PREVENTION
✓ Déclaration obligatoire
✓ lsoler obligatoirement le patient
✓ Eviction scolaire /professionnelle (30 jours après le début des quintes ; Inutile pour la
fratrie)
✓ Sérothérapie pour les sujets contacts : Y globulines 0,3ml/Kg en IM, Protection 15 jrs
✓ Antibioprophylaxie : avant la S3 d ’évolution du cas index
- Elle concerne les membres de la famille non immunisés (enfants < 6 mois + +), sujets
contacts à risque
- Macrolides : érythromycine 50 mg /Kg
✓ Vaccination
- Vaccin anticoquelucheux entier Intégré dans les vaccins du PEV
- Pentavalent= DTC-Hib-HeB
- 3 injections en S/C ou IM profonde à un mois d'intervalle dès S6, rappel à 1an puis
5ans
- Contre indications : Primo-infection tuberculeuse ; Encéphalopathies évolutives ;
Sujets allergiques
LA VARICELLE
I. GENERALITES
1. DEFINITION
La varicelle est due à un virus de la famille de l’herpès. Elle est la maladie infantile virale la plus
contagieuse et la plus fréquente.
La plupart du temps bénigne, elle touche surtout les enfants de 3 mois à 10 ans. Une fois la maladie
guérie, le virus reste dormant dans certains ganglions nerveux. Lors de grande fatigue, d’infection
ou d’affaiblissement du système immunitaire, il peut se réveiller et provoquer une nouvelle éruption
de vésicules localisée, le zona.
2. Mode de transmission

La varicelle se transmet par voie respiratoire, par inhalation de gouttelettes de salive émises par le
malade et par contact avec les lésions de la peau ou avec du matériel contaminé. Une personne est
contagieuse deux à quatre jours avant l’apparition des vésicules (période d’incubation) et jusqu’à ce
que la dernière croûte soit formée.

Il existe également un risque de transmission du virus de la varicelle à partir d’un malade ayant
un zona, car le liquide présent dans les vésicules du zona contient du virus. Dans ce cas, la
transmission se fait uniquement par contact avec les lésions cutanées.

Lorsqu'une femme enceinte qui n’a jamais eu la maladie contracte la varicelle, le virus passe la
barrière du placenta et est transmis au fœtus, pouvant entraîner des complications rares mais
potentiellement graves.

II. Signes

La varicelle se manifeste au début par une fièvre modérée, des céphalées, une toux légère et un
écoulement nasal.

Les lésions de la peau, typiques, apparaissent un peu plus tard : on observe de petites macules
(taches) érythémateuses (rouges) sur le visage et le tronc, accompagnées de prurit. Elles s’étendent
à l’ensemble du corps et deviennent des vésicules (petits boutons) contenant un liquide clair
extrêmement contagieux. Au bout de 2 jours, ces vésicules sèchent pour former une croûte qui finit
par tomber, laissant une cicatrice rouge et blanche qui disparaîtra en quelques mois.

III. TRAITEMENT

Le traitement repose sur :

➢ Des soins locaux avec un antiseptique cutané ou des antihistaminiques.


➢ Il est parfois nécessaire de soulager la fièvre avec du paracétamol (la prise d’aspirine est
contre-indiquée en cas de varicelle et les AINS tels que l’ibuprofène doivent être évités).
➢ Pour respecter les règles d’hygiène et empêcher l’enfant de se gratter, coupez et brossez au
savon ses ongles, donnez-lui des douches plutôt que des bains et pratiquez un
nettoyage antiseptique des boutons une fois par jour.
La varicelle étant une maladie virale, elle ne nécessite pas de traitement antibiotique, sauf en cas
de surinfection bactérienne (par exemple, impétigo).

Un traitement antiviral (aciclovir) par voie intraveineuse est possible à l’hôpital dans les cas de
varicelle graves ou compliquée ainsi que dans les cas de risque de complications :

➢ Femme enceinte dont l'éruption survient dans les 8 à 10 jours avant l'accouchement,
➢ Nouveau-né de moins de 28 jours,
➢ Nouveau-né avant l'éruption lorsque la mère a débuté une varicelle dans les 5 jours
précédant ou les 2 jours suivant l'accouchement,
➢ Personne présentant un déficit immunitaire.

IV. PREVENTION

La contagiosité est maximale deux jours avant et six jours après le début de l'éruption cutanée. Bien
que l'isolement ne soit pas obligatoire jusqu'à la guérison (qui correspond à la disparition des
croûtes), la fréquentation de l’école ou de la crèche n'est pas souhaitable à la phase aiguë. En
revanche, il est fortement recommandé d’avertir le personnel d’une possible contagion.

Les enfants immunodéprimés, les femmes enceintes et les adultes n'ayant pas eu la maladie doivent
consulter s'ils ont été en contact avec une personne ayant la varicelle.

Il existe un vaccin pour prévenir la maladie. Néanmoins, la généralisation du vaccin contre la


varicelle chez l'enfant n'est pas recommandée. La varicelle est presque toujours bénigne chez
l'enfant. Une couverture vaccinale insuffisante risque de reporter les cas de varicelle vers l'âge
adulte et d'entraîner des formes plus sévères. Le vaccin contre la varicelle est recommandé chez les
enfants sous traitement au long cours à base de cortisone, ainsi que chez les enfants qui n’ont jamais
eu la varicelle et qui sont en attente d’une greffe d’organe. Il est également recommandé chez les
adultes qui n’ont jamais eu cette maladie, après un contact avec un patient atteint de varicelle. Son
intérêt est de prévenir les risques de complications associées aux formes graves chez les
immunodéprimés.

NB : Le vaccin contre la varicelle est un vaccin vivant atténué. Il est contre-indiqué chez la femme
enceinte et les personnes immunodéprimées.
LA POLIOMYÉLITE

I. GENERALITES
1. Définition

La poliomyélite est une maladie très contagieuse provoquée par un virus (le poliovirus) qui envahit
le système nerveux et qui peut La poliomyélite La poliomyélite maladie touche principalement les
enfants de moins de cinq ans.

2. Cycle évolutif et Mode de transmission

Le virus de la poliomyélite se multiplie dans la muqueuse pharyngée et dans l’intestin grêle et


on peut le retrouver dans la gorge et les selles. Sa transmission est exclusivement interhumaine et
s’effectue essentiellement par voie féco-orale en particulier par l’intermédiaire d’eau souillée et
d’aliments contaminés par les selles. Les personnes infectées peuvent transmettre l’infection tant
que le virus persiste dans la gorge (une semaine) et dans les excréments (3 à 6 semaines ou même
davantage).

II. SIGNES
➢ La maladie se manifeste d'abord par des symptômes de type grippal (fièvre, fatigue,
céphalées) pouvant s’accompagner de vomissements, raideur de la nuque et douleurs dans
les membres. Une paralysie irréversible (le plus souvent des jambes) survient chez une
personne infectée sur 200 environ.
➢ Sans mesure palliative, entre 5 et 10 % des patients paralysés meurent par asphyxie du fait
de la paralysie des muscles assurant la ventilation. Chez les patients qui survivent, on peut
observer des paralysies résiduelles occasionnant des handicaps avec des atteintes de
degrés très variables. Celles-ci vont de paralysies mineures laissant une indépendance
complète à des paralysies extrêmement handicapantes qui peuvent nécessiter une
assistance respiratoire à vie.
➢ Certains anciens malades développent, plusieurs décennies après la poliomyélite aiguë,
un syndrome « post-polio » qui se caractérise par de nouveaux déficits progressant
lentement. Les causes exactes du développement de ce syndrome ne sont pas actuellement
bien définies. Il pourrait être dû à la persistance du virus chez certains patients
III. TRAITEMENT

Il n’existe pas de traitement curatif. Les interventions se concentrent sur l’atténuation des
symptômes et la prévention des complications. Cela peut inclure des analgésiques pour la
douleur, des médicaments pour gérer les spasmes musculaires, et la kinésithérapie pour aider à
récupérer le mouvement musculaire.

IV. PREVENTION

La transmission des poliovirus se faisant essentiellement par voie féco-orale, les principales
mesures de prévention tiennent au développement de l’hygiène. Comme il n’existe pas de
traitement de la maladie, la seule action médicale préventive est constituée par
la vaccination qui. Depuis les années 1960 cette maladie peut être prévenue grâce à des vaccins
efficaces.
l existe deux vaccins préventifs :

• Le vaccin poliomyélitique injectable (VPI), développé par Jonas Salk dans les années
1950.
• Et le vaccin poliomyélitique oral (VPO), développé par Albert Sabin, également dans les
années
OREILLONS

I. GENERALITES

1. Définition

Les oreillons ou parotidite virale ou encore parotidite ourlienne est une maladie
virale infantile humaine, type de parotidite atteignant principalement les glandes salivaires situées
en avant des oreilles ainsi que le tissu nerveux. Cette maladie est provoquée par le virus ourlien, du
genre rubulavirus.

3. Cycle évolutif et mode de transmission

Le virus ourlien est un paramyxovirus, Myxovirus parotidis, virus à ARN monocaténaire anti-
messager non segmenté. Il possède une capside hélicoïdale. Étant entouré d'une membrane (virus
fragile), il n'est transmis que de personne en personne par voie aérienne, par des gouttes
de salive ou des contacts directs infectés par la salive par exemple.

Le virus se réplique dans l'appareil oropharyngé d'où il peut se disséminer vers l'ensemble de
l'organisme par voie sanguine.

Les glandes parotides (glandes salivaires situées entre l'oreille et la mâchoire) sont généralement
touchées. Le virus s'y développe, produisant un œdème local avec une infiltration de lymphocytes et
de macrophages. Les enfants non vaccinés entre 2 et 12 ans sont les plus fréquemment touchés,
mais l'infection se rencontre dans les autres groupes d'âge.

L'enfant est contagieux pendant environ deux semaines, de quelques jours avant l'apparition des
signes jusqu'à quelques jours après la guérison5.

L'œdème de certains tissus peut provoquer une nécrose et conduire à une atrophie des testicules. Le
virus peut également passer dans le système nerveux central à travers la barrière hémato-
encéphalique et chez le fœtus à travers la barrière hémato-placentaire

II. SIGNES

L'incubation dure environ trois semaines (15 à 24 jours)7.

La phase d'invasion, de courte durée, se manifeste par une fièvre, un malaise, des otalgies (douleur à
l'oreille). L'examen peut détecter une douleur lors de la pression des glandes parotides.

La période d'état, qui dure environ une semaine, est marquée par une fièvre accompagnée
de céphalées. Il existe une tuméfaction bilatérale ou unilatérale des glandes parotides avec une
douleur qui irradie vers les oreilles avec de la gêne ou de la douleur lors de la mastication. L'atteinte
des deux parotides peut être simultanée mais est souvent décalée de plusieurs jours. L'examen
clinique retrouve des adénopathies (ganglions ayant augmenté de volume). L'atteinte des autres
glandes salivaires est plus rare.

III. TRAITEMENT
Il n'y a pas de traitement spécifique des oreillons. Les symptômes peuvent être soulagés par repos
au lit, l'application intermittente de glace ou de chaleur sur la zone du cou atteinte,
des antipyrétiques et des analgésiques tels le paracétamol par voie orale pour soulager la douleur.
L'administration d'aspirine à des enfants atteints d'une maladie virale n'est généralement pas
recommandée, en raison du risque de syndrome de Reye. Des gargarismes à l'eau chaude salée, des
aliments doux et un apport de liquides peuvent également contribuer à soulager les symptômes.

NB : Les jus de fruits sont à éviter, car ils stimulent les glandes salivaires, avec la douleur qui
s'ensuit.

V. PREVENTION

La prévention est basée sur la vaccination, soit faite de manière isolée soit associée à la rougeole et à
la rubéole. Ce vaccin fait partie du PEV.
ANGINES

I. GENERALITES

1. Définition

L’angine est l’inflammation du pharynx (pharyngite) et des amygdales (amygdalite aiguë)

Âge : Fréquente entre 3 ans et 40 ans ; Surtout entre 5 et 15 ans

2. Causes et facteurs de risque de l'angine

L’angine peut être causée par :

• Des infections virales : les virus sont responsables de la majorité des angines. Parmi eux,

on trouve les rhinovirus, les adénovirus, le virus de la grippe, et le virus Epstein-Barr

(responsable de la mononucléose infectieuse). Les angines virales sont généralement

bénignes et se résorbent d'elles-mêmes en quelques jours ;

• Des infections bactériennes : l'une des bactéries les plus fréquemment responsables de

l'angine bactérienne est le streptocoque du groupe A. Cette forme d'angine, appelée angine

streptococcique, nécessite souvent un traitement antibiotique pour éviter les complications

telles que le rhumatisme articulaire aigu ou une infection rénale.

Les facteurs de risque de l’angine ne causent pas l’infection, mais ils peuvent aggraver une

inflammation. Il s’agit entre autres :

• Des irritants tels que la fumée de cigarette ;

• Des facteurs environnementaux tels que la pollution ;

• Le stress ;

• Certains médicaments ;

• La consommation de cocaïne ;

• L’exposition au froid ;

• Un air trop sec ;

• L’âge (les enfants et adolescents sont plus atteints) ;


• Le contact avec les personnes infectées.

II. Signes

1. Signes fonctionnels

• Odynophagie (douleurs de l’arrière gorge qui peuvent s’accentuer lors de la déglutition) ;


• Fièvre ≥ 38°C
• Rhinite ;
• Toux ;
• Enrouement ;
• Anorexie ;
• Céphalées ;
• Asthénie ;
• Troubles digestifs (vomissements, douleurs abdominales) chez l’enfant ;
• Éruption cutanée (lorsque l’angine survient au cours d’une scarlatine).

2. Signes physiques

Le diagnostic de l’angine est posé grâce à un examen clinique de la gorge. Il repose sur :

• Une tuméfaction (augmentation du volume) et un aspect érythémateux des amygdales : il


s’agit de l'angine érythémateuse ou plus couramment appelée angine rouge ;
• Les amygdales sont couvertes d’un enduit blanchâtre : c'est l’angine blanche ;
• Plus rarement, les amygdales présentent des vésicules (angine vésiculeuse), des
ulcérations (angine ulcéreuse) ou des pseudomembranes (angine
pseudomembraneuse).
• Il faudra également rechercher des signes de gravité, tel qu’un phlegmon.
III. TRAITEMENT

Le traitement de l'angine dépend de sa cause :

• Angine virale : les angines virales ne nécessitent pas d'antibiotiques. Le traitement est

symptomatique et vise à soulager la douleur et l'inconfort. Il peut inclure des antalgiques,

des pastilles pour la gorge. Le repos et une hydratation adéquate sont également

recommandés ;

• Angine bactérienne : En plus du traitement symptomatique, l’antibiothérapie est indiquée

en cas d'angine bactérienne pour éliminer l'infection et prévenir les complications.

• Il est important de suivre le traitement jusqu'au bout, même si les symptômes s'améliorent

rapidement.

1. Traitement symptomatique
➢ Paracétamol
➢ Sérum Physiologique nasal
➢ Antihistaminique (exemple ACTIFED®, FERVEX®) si âge > 6 ans.
➢ AINS et aspirine
2. Traitement antibiotique
Les antibiotiques sont indiqués dans l’angine bactérienne
➢ 1ère intention : Pénicillines A : Amoxicilline 2 g/j x 6 jours (Enfant : 25 mg/kg x 2/j)
CLAMOXYL
➢ 2ème intention : Céphalosporines
• CG2 : Céfuroxime-Axétil Adulte 250 mg x 2/j x 5 jours (Enfant 30 mg/kg/j)
ZINNAT®
• CG3 : Cefpodoxime-Proxétil 200 mg x 2/j x 5 jours (Enfant 4 mg/kg x 2/j) ORELOX ®
• En cas d’allergie aux bêtalactamines, utiliser les Macrolides (possibilité de
streptocoques résistants) : Azithromycine 500 mg/j x 3 jours (Enfant 50 mg/Kg/j)

IV. PREVENTION
Il n'existe pas de moyen infaillible de prévenir l'angine, mais certaines mesures peuvent aider à
réduire le risque :

• Se laver les mains régulièrement : c'est la mesure d'hygiène la plus importante pour
limiter la propagation des virus et des bactéries ;
• Éviter les contacts rapprochés avec les personnes malades
• Renforcer son système immunitaire : une alimentation équilibrée, une bonne hygiène de
vie et un sommeil suffisant aident à renforcer les défenses immunitaires.
GRIPPE
I. GENERALITES
1. Définition
La grippe est une infection virale aiguë des voies respiratoires. Elle est causée par le virus influenza,
principalement A ou B
2. Mode de transmission
La transmission se fait par contact avec des sécrétions respiratoires :
➢ Par projection de gouttelettes.
➢ Par contact direct.
➢ Par contact indirect : le virus peut survivre jusqu’à 5 minutes sur la peau, quelques heures
dans les sécrétions séchées et 48 heures sur des objets.

II. SIGNES
Les symptômes classiques de la grippe sont
➢ Une forte fièvre
➢ Une toux débutante soudainement
➢ Ils peuvent être accompagnés de myalgies (douleurs musculaires), de frissons,
d’écoulement nasal, de mal de gorge, de céphalées et une asthénie intense.
➢ Chez les enfants, les manifestations gastro-intestinales (vomissements, douleurs
abdominales, diarrhée) sont plus fréquentes (jusqu’à 25 %), et la fièvre est souvent
supérieure ou égale à 39 °C.
➢ Chez le très jeune enfant, les symptômes peuvent être moins spécifiques, tels que
rhinorrhée, prostration, refus de s’alimenter ou de boire et baisse d’intérêt dans les
activités.

III. TRAITEMENT
➢ Spécifique
• Antiviraux pour les personnes à risque de complications.
• La plupart des enfants et des adultes en bonne santé n’ont pas besoin de traitement
spécifique contre la grippe
➢ De soutien
• Hydratation.
• Antipyrétique au besoin. Les produits contenant des salicylates (dont l’aspirine) sont à
éviter.
• Instillation de solution saline dans les narines et chez le jeune enfant, aspiration des
sécrétions nasales au besoin.
• Les décongestionnants oraux ou topiques et les médicaments contre la toux sont à éviter
parce qu’ils ne sont pas très efficaces et qu’ils peuvent causer une accélération du rythme
cardiaque, de l’insomnie et même la mort chez les jeunes enfants. Depuis l’automne 2008,
Santé Canada recommande de ne pas utiliser de médicaments contre la toux et le rhume
chez les enfants de moins de 6 ans et de les utiliser avec prudence chez les enfants de 6 ans
et plus.
IV. PREVENTION
➢ Identifier les contacts et les contacts à risque de complications.
➢ Prévenir la transmission de l’infection aux contacts par la promotion de la vaccination, le
renforcement de l’hygiène des mains et de l’hygiène respiratoire.
➢ Diriger vers un médecin les contacts à risque de complications et symptomatiques.
LE CHOLERA
I. GENERALITES
1. Définition
C’est une toxi-infection épidémique, très contagieuse, mal immunisante, à déclaration obligatoire,
due à un bacille Gram négatif, mobile Vibrio cholerae : on distingue le Vibrio Cholerae cholerae et
Vibrio Cholerae El Tor (responsable des épidémies). Il comprend 3 sérotypes : Ogawa, Inaba,
Ikojima
2. Cycle évolutif et mode de transmission
Le réservoir est environnemental en période inter-épidémique, et essentiellement humain en
période épidémique. Le milieu hydrique est un réservoir de germes pathogènes (ex : eaux
saumâtres des estuaires des grands fleuves d’Asie). Le réservoir humain entre en jeu en cas
d’épidémie et explique la rapidité de la dissémination de la maladie. Ce réservoir comprend les
malades, les cadavres de sujets morts de choléra et les porteurs sains. La transmission est donc
hydrique ou interhumaine : eaux polluées, produits marins contaminés, fruits et légumes arrosés,
mains sales (toilette et transport des cadavres, repas).
II. SIGNES
Le syndrome « cholérique » est caractérisé par la survenue brutale d’une diarrhée aqueuse, eau de
riz, d’odeur fade, sans glaire ni sang, avec des vomissements abondants « en jet », entraînant une
déshydratation rapide et sévère réalisant la triade « diarrhée aqueuse, vomissements,
déshydratation ». Le nombre d’émission est de l’ordre de 10 à 50 et plus par jour (4 à 20 litres de
liquides). Le malade est apyrétique et présente des crampes abdominales (qui seraient plus
fréquentes avec le V. cholerae O 139). Cette forme classique (dite encore historique) évolue en 3
phases :
➢ Phase liquidienne,
➢ Phase de collapsus ou d’algidité (déshydratation, pouls imprenable, tension artérielle
effondrée, température inférieure ou égale à 36 °C, anurie),
➢ Phase évolutive avec une amélioration spectaculaire sous réhydratation ou décès si le
malade n’est pas réhydraté.

III. TRAITEMENT
1. Buts
➢ Réduire le taux de létalité à 1%
➢ Éviter la propagation
2. Moyens
➢ Les solutions de réhydratation : par voie veineuse ( Ringer lactate +++ ou solutés (SG, SS,
NaCI, KCI)) et par voie orale (Eau salée, sucrée (8 morceaux de sucre + 1 c à café de sel fin +
1 litre d’eau et les Sachets SRO : Glucose 20 g /I + NaCI 3,5g/1+Citrate de Sodium 2,9g/l+KCI
1,5 g/l)
➢ L’antibiothérapie :
• Tétracycline : 50 mg /kg /24 heures en 4 prises pendant 3 jours
• Doxycycline : 5 mg /Kg en une prise unique (300 mg chez l’adulte)
• Fluoroquinolones et C3g, ampicilline....
➢ Le Matériel de désinfection et les autres équipements : eau de javel, crésyl et lits de
cholériques.

3. Indications
➢ Dans les formes sévères la réhydratation par voie veineuse doit être faite pendant les 3
premières heures, puis le relais avec la réhydratation par voie orale dès l’arrêt de la
diarrhée.
➢ Le traitement antibiotique sera réservé uniquement dans les formes sévères du choléra avec
collapsus. L’antibiotique sera administré per os à l’arrêt des vomissements pendant 3 jours.

4. Surveillance
Elle est basée sur la clinique : l’état de conscience, la déshydratation, la diarrhée.
IV. PREVENTION
Elles reposent sur les mesures d’hygiène de base :
➢ Au niveau des établissements de santé
• Rassembler les malades en un seul lieu et les placer sur lits de cholérique
• Faire des prélèvements pour les premiers malades
• Déclarer la maladie puis faire des prélèvements pour la confirmation.
• Désinfecter les excréta des malades : eau de Javel, Crésyl.
• Mettre en place une trappe à vibrions (bassine d’eau + 15 ml d’eau de Javel)
• Éduquer et recycler le personnel
• Éduquer les accompagnants pour limiter les visites et éviter les contaminations
nosocomiales
• Surveiller les rites funéraires
➢ Au niveau de la collectivité
• Se laver la main
• Javellisation des eaux de boisson (3 gouttes d’eau de Javel par litre d’eau)
• Trappe à vibrions lors des cérémonies socioculturelles
LE ZONA
I. GENERALITES
1. Définition
Dermatose aiguë due à la réactivation du virus varicelle et zona (VZV) dans les ganglions des racines
postérieures resté latent dans les ganglions sensitifs et caractérisée par des douleurs névralgiques
suivies d'une éruption cutanée presque toujours unilatérale, de vésicules sur fond érythémateux,
siégeant sur le trajet d’une racine nerveuse : un ou plusieurs métamères contigus correspondant au
ganglion sensitif dans lequel a eu lieu la réactivation du virus. La localisation unilatérale et l’aspect
vésiculeux sont caractéristiques.
2. Cycle évolutif et mode de transmission
II. SIGNES
➢ Phase prodromique : Elle se manifeste par :
• Une douleur intercostale en hémi-ceinture plus ou moins intense à type de brulure
parfois associé à des démangeaisons, des picotements et des céphalées ;
• Une sensation de malaise général est possible ;
• Le syndrome infectieux s’il existe est discret.
➢ Phase d'état : Elle se caractérise par : Une éruption douloureuse, unilatérale, en hémi-
ceinture intercostale (le long d'une racine nerveuse, pouvant déborder sur les métamères
contigus mais ne dépassant pas ou peu la ligne médiane). Les éléments sont d'abord
érythémateux, puis recouverts en 24 heures de vésicules arrondies, en bouquets puis en
bulles polycycliques confluentes. Il existe souvent une adénopathie axillaire. Les vésicules se
troublent au 5ème jour puis sèchent et forment des croûtes brunâtres vers le 7ème jour. Les
croûtes tombent au 10ème jour, laissant une cicatrice dépigmentée souvent indélébile. Elle
s'accompagne de paresthésies et de troubles objectifs de la sensibilité. L'évolution dure 2 à 3
semaines, souvent par poussées successives.
III. TRAITEMENT
[Link]
➢ Buts
• Réduire la réplication virale
• Calmer la douleur
• Prévenir les complications de surinfection et/ou de dissémination
• Prévenir les douleurs post- zostériennes
➢ Moyens
• Les Antiviraux
- Aciclovir (Zovirax ®) Comprimés 200 à 800 mg Suspension buvable 200 à
800mg, 800mg/mesure IV, flacon de 250 et 500 mg Crème 5% Pommade
ophtalmique 3%
- Valaciclovir (Zélitrex®) Comprimés à 250 mg et 500 mg
- Famciclovir (Oravir®) cp à 500 mg
• Les antalgiques
- Antalgiques non morphiniques : Paracétamol, Codéine, Codéine,
Dextropropoxyphène, Tramadol
- Antalgiques morphiniques : Morphine ; Fentanyl ; Nubain ; Temgesic ;
Oxycodone
- Les antibiotiques En cas de surinfection des lésions (macrolides,
céphalosporines de 1ère génération)
Il est recommandé de débuter précocement le traitement, au plus tard avant la 72ème heure suivant
l'apparition des premières manifestations cutanées.
III. PREVENTION
Zostavax® (unidose de 0,7 ml de diluant) : 50% d’efficacité.
Indication : personnes âgées de 60 ans et plus, les personnes âgées de 50 ans et sous traitement
pouvant entrainer une immunodépression, les personnes âgées de 50 ans et plus en attente de
greffe d’organes solides.
Dysenterie bacillaire
I. GENERALITES
1. Définition
Il s'agit d'infection bactérienne, qui peut être causée par de nombreuses bactéries : les plus
fréquentes sont les salmonelloses, les shigelloses (Shigella dysenteriae, Shigella flexneri ou Shigella
sonnei) et les yersinioses. Il peut y avoir également des infections à Campylobacter jejuni (on en
voit plus facilement retour de voyage) ou Escherichia coli.
2. Cycle évolutif et mode de transmission
Le mode de transmission de la dysenterie est dit oro-fécal. La maladie peut être transmise
directement d'une personne à l'autre par contact avec les mains ("maladie des mains sales"), ou
après avoir ingéré de l'eau ou des aliments contaminés par des matières fécales.
II. SIGNES
• Diarrhées glaireuses, purulentes, sanguinolentes
• Fièvre
• Un ténesme aboutissant à des faux besoins (envie impérieuse et fréquente d’aller à la selle
aboutissant une émission ou non d’une infime quantité de selles)
• Anorexie et perte de poids
• Céphalées
• Asthénie
• Une importante déshydratation

IV. TRAITEMENT
Le traitement est médical dans l’amibiase intestinale et médico-chirurgicale dans les formes
extracoliques.
1. Moyens médicaux a
➢ Amoebicides tissulaires Ils atteignent par voie sanguine les formes histolytica dans la
profondeur des tissus.
• La 2-déhydroémétine (DEHYDROEMETINE*)
- 1 mg/kg/jour pendant 10 jours à répéter 15 jours après, pour l’amibiase
intestinale.
- 2 mg/kg/jour pendant 10 jours à répéter 15 jours après pour l’amibiase viscérale.
• Les dérivés du 5 nitro-imidazole
- Métronidazole (FLAGYL*) : 3 à 4 comprimés de 500mg par jour pendant 7 à 10
jours.
- Secnidazole (FLAGENTYL*) : idem
- Tinidazole (FASIGYNE*) : idem
- Nimorazole (NAXOGYN*) : idem
- Ornidazole (TIBERAL*) : idem.
➢ Amoebicides de contact Ils sont actifs sur les formes minuta dans la lumière colique :
• FLAGYL* : 3-4 comprimés/jour pendant 10 jours ;
• BEMARSAL* : 4 comprimés/jour pendant 10 jours ;
• INTETRIX* : 4 gélules/jour pendant 10 jours.

V. PREVENTION
La prophylaxie repose sur :
➢ La lutte contre le péril fécal basée sur :
• Aménagement de latrines ;
• Éducation sanitaire pour l’utilisation des latrines ;
• Épuration des eaux de boisson : filtration et ébullition ;
• Hygiène corporelle et alimentaire : propreté des mains, des fruits et légumes ;
➢ Traitement de masse.
CONJONCTIVITES
I. GENERALITES
1. Définition
La conjonctivite est une inflammation de la conjonctive de l’œil, composante de la surface oculaire.
2. Mode de transmission
II. SIGNES
1. Circonstances de découverte : œil rouge + larmoiements
2. Signes fonctionnels :
➢ Interrogatoire
• Larmoiements
• Sécrétions purulentes ou cils collés le matin au réveil
• Pas de douleur (+/- douleur superficielle), plutôt sensation de gêne, de cuisson, de
corps étranger, de picotement.
• Photophobie
• Pas de BAV sauf si accumulation de sécrétions
➢ Signes physiques
• L’hyperhémie conjonctivale est due aux altérations vasculaires : vasodilatation
suffusions sanguines ou pétéchies
• Œdème : concerne la conjonctive palpébrale (augmentation du volume, paupières
gonflées) ou la conjonctive bulbaire pouvant réaliser un chémosis.
➢ Autres signes physiques :
• Devant une conjonctivite, il faut retourner la paupière pour rechercher un corps
étranger (CE) et analyser les follicules et les papilles)
• Les follicules sont des formations lymphoïdes entourés par un vaisseau
• Tandis que les papilles sont des formations essentiellement vasculaires
• L’examen de la cornée sera complété par le test à la fluorescéine +++

III. TRAITEMENT
1. But du traitement : calmer la réaction conjonctivale.
2. Les principes généraux du traitement
Le traitement local le plus actif :

• Il faut nettoyer les sécrétions avant l’application des collyres et pommades.


• Pas de pansement occlusif
• Éviter l’extension au 2è œil et aux individus par : doigts, linges, instruments, flacons
de collyres.
3. Moyens
a. Médicaux :
➢ Anti-infectieux : les principaux anti-infectieux locaux oculaires comprennent :
• Antiseptiques
• Antibactériens :
- Aminosides (gentamycine, tobramycine, néomycine),
- Chloramphénicol,
- Quinolones (norfloxacine, ciprofloxacine), Rifamycine,
- Cyclines (chlortétracycline, oxytétracycline),
- Macrolides (Azithromycine).
• Antiviraux : Aciclovir, Ganciclovir
➢ Anti-inflammatoires : stéroïdiens ou non sont souvent associés aux antibiotiques,
➢ Antiallergiques : Larmes artificielles,
➢ Optiques : correction des vices de réfraction,
b. Chirurgicaux : complications du trachome

VI. PREVENTION
➢ Éviction des allergènes,
➢ Désensibilisation,
➢ Hygiène de vie.
➢ Le lavage des mains : eau savonneuse ou au Javel à 1/10è,
➢ La désinfection des instruments courants au Javel ou au Dakin et l’utilisation de flacons de
collyres personnels. Il a prouvé son efficacité dans la prévention de la cécité de l’enfant avec
la méthode de Crédée.
➢ La limitation des contacts avec les malades empêche l’extension des épidémies ;
➢ Le port des lunettes de protection réduit les contacts avec les allergènes, les substances
irritantes, les radiations UV et les microtraumatismes ;
➢ L’information du public sur le danger des pratiques traditionnelles néfastes permet d’éviter
les complications.
GASTRO-ENTÉRITES
I. GENERALITES
1. Définition
La gastro-entérite aiguë est une inflammation de la muqueuse du tube digestif responsable de
diarrhée et fréquemment de douleurs abdominales et vomissements. Elle est le plus souvent virale
et alors très contagieuse. Elle peut être aussi bactérienne ou parasitaire.
2. Réservoir et mode de transmission
Homme et Animaux (singes rhésus, veaux, porcins, agneaux, bovidés, volailles …) constituent les
réservoirs des virus. La transmission peut être :
➢ Directe : féco-orale, malade à malade
➢ Indirecte : ingestions d'eaux de boissons et aliments contaminés, personnel médical,
matériel.
➢ Réinfections : après l'âge de 3 ans, la majorité des enfants présentent des Ac contre les virus
entériques, mais les réinfections sont possibles en raison de la diversité antigénique des
virus entériques.

II. SIGNES
Les Rotavirus sont responsables de gastro-entérites chez l'humain. L'infection est généralement
asymptomatique.
➢ Dans sa forme typique :
• Incubation : 1 à 3 jours, voire 6 jours
• Début brutal. Vomissements + Diarrhées aqueuses jaune-verdâtres (selles
liquides et nombreuses, généralement sans glaire, ni pus, ni sang et rarement
cholériforme) + Fièvre (> 38°C). Ces signes persistent pendant 4 à 12 jours.
• Guérison peut survenir au bout de 5 -6 jours.
➢ Chez l'enfant
• Parfois signes respiratoires et des formes graves pouvant être mortelles
• Parfois invaginations intestinales, hémorragies digestives
• Les diarrhées peuvent être chroniques et l'infection se généraliser chez l'enfant
immunodéprimé.
➢ Chez l'adulte La maladie peut être mortelle chez le sujet âgé et le sujet immunodéprimé.
L'infection peut être cholériforme.

III. TRAITEMENT
Il est fonction de l’étiologie.
1. Mesures générales :
➢ Lutter contre la déshydratation à travers une hyperhydratation orale ou veineuse.
➢ Encourager l'allaitement maternel chez le nouveau-né et le nourrisson (transfert d'IgA
sécrétoires) à défaut, administrer du colostrum de vache riche en IgA qui empêche la
diarrhée.
➢ Antiémétiques ; antalgiques/antipyrétiques ; antispasmodiques ; antisécrétoires
2. Traitement étiologique
Antibiotiques
Antiparasitaires
IV. PREVENTION
Elle repose sur la vaccination et les mesures d’hygiène individuelles et collectives.
LES MALADIES DIARRHEIQUES
I. GENERALITES
1. Définition
La diarrhée est définie par au moins trois selles molles ou liquides par jour (ou des selles plus
fréquentes que ce qui est habituel pour le sujet atteint). Des émissions fréquentes de selles bien
moulées ne sont pas une diarrhée, pas plus que des selles molles, « pâteuses », pour des nourrissons
allaités au sein.
2. Agents pathogènes et mode de transmission
Les agents infectieux comprennent les bactéries, les virus, les champignons, les prions et les
parasites.
➢ Les virus en cause sont les rotavirus, les adénovirus et les norovirus.
➢ Des bactéries telles que Shigella, Vibrio cholerae, Campylobacter, E. coli, Salmonella,
Clostridium difficile)
➢ Des protistes (Cryptosporidium, Entamoeba histolytica).
Les rotavirus et Escherichia coli (E. coli) sont deux des agents infectieux les plus courants qui
causent des diarrhées modérées à sévères dans les pays à faible revenu. D’autres agents pathogènes,
comme Cryptosporidium et les espèces de Shigella peuvent également jouer un rôle important. Il
faut aussi envisager les causes spécifiques au lieu et les pathogènes propres à chaque âge.
La transmission est essentiellement fécale-orale
II. SIGNES
Les signes de danger à surveiller en cas de diarrhée chez l’enfant sont :

• Une forte fièvre (T° supérieure à 38,5°C) ou des frissons


• Des difficultés à s’alimenter et s’hydrater
• La présence de sang dans les selles
• Des vomissements incoercibles
• Asthénie intense

III. Les traitements de la diarrhée chez l’enfant

La prise en charge repose sur trois piliers essentiels :

La réhydratation orale :

• Utilisation de solutés de réhydratation orale (SRO)


• Une fois reconstitué, le SRO est à prendre par voie orale en petites quantités fractionnées,
c’est à dire répétées et fréquentes
• Poursuite de l’allaitement chez les nourrissons

L’alimentation adaptée :

• Maintien d’une alimentation légère


• Privilégier le riz, les carottes cuites, les bananes
• Éviter les aliments gras et très sucrés
• Réintroduction progressive de l’alimentation normale

Les traitements médicamenteux si nécessaire :

• Les probiotiques peuvent être conseillés dans certains cas,


• Les antidiarrhéiques sont généralement déconseillés chez l’enfant
• Les antibiotiques ne sont prescrits que dans des cas spécifiques

IV. Prévention de la diarrhée chez l’enfant

Pour réduire les risques de diarrhée, plusieurs mesures sont essentielles :

Mesures d’hygiène :

• Lavage régulier des mains


• Nettoyage approprié des biberons et des tétines
• Désinfection régulière des jouets

Alimentation équilibrée :

• Respect des règles de conservation des aliments


• Lavage soigneux des fruits et légumes
• Adaptation progressive aux nouveaux aliments

Vaccination :

• Vaccination contre le rotavirus recommandée chez les nourrissons


• Respect du calendrier vaccinal
MALNUTRITION PROTÉINO-ÉNERGÉTIQUE : KWASHIORKOR ET MARASME
I. GENERALITES
La malnutrition protéino-énergétique se rencontre dans deux circonstances :
➢ La malnutrition aiguë, situation catastrophique qui nécessite en situation de crise une
stratégie d’aide alimentaire internationale,
➢ la malnutrition chronique, insidieuse, méconnue, difficile à évaluer, mais qui est un objectif
prioritaire du personnel de santé, vu le risque vital en particulier chez l’enfant de moins de 5
ans.
Ainsi deux entités nous intéresseront : Le kwashiorkor et le marasme.
➢ Le kwashiorkor est un syndrome de malnutrition par carence en protéines. Le terme, qui
signifie enfant (kwashi) rouge (orkor) dans la langue des Ashanti du Ghana, fait référence à
la rougeur de la peau des enfants qui en sont touchés.
➢ Le marasme est dû à l'abandon précoce du lait maternel, remplacé par un lait trop dilué ou
un recours précoce aux céréales, entraînant une insuffisance nutritionnelle globale chez
l’enfant âgé en général de moins de 1 an.

II. SIGNES
1. Le kwashiorkor
Il associe :
➢ Une modification du comportement : l’enfant ne joue pas, refuse la nourriture,
➢ Un déficit pondéral : la courbe de poids se casse, - un retard statural,
➢ Des troubles digestifs (anorexie, diarrhée chronique avec malabsorption et ballonnement),
➢ Des œdèmes au niveau des membres inférieurs (dos du pied, régions tibiales), des mains, du
visage, caractéristiques du kwashiorkor,
➢ Des manifestations dermatologiques observées dans les formes complètes :
• Éruption faite de plaques rouges aux points de pression augmentant en taille et en
nombre, purpuriques, brunes ou noirâtres, coalescentes, se décollant du plan de la
peau réalisant des nappes pavées, en mosaïque, en peinture écaillée,
• Fragilité cutanée : fissures des plis, érosions, ulcérations, voire escarres aux zones de
pression, bulles sur le scalp,
➢ Une atteinte muqueuse : stomatite anguleuse,
➢ Une altération des cheveux : troubles de la pigmentation (cheveux roux) ; alopécie partielle ;
modifications de la texture (cheveux fins, ternes, secs, moins ondulés),
➢ Des surinfections à pyogènes et/ou à candida.
➢ Évolution : la mortalité est supérieure à 89 % si l'enfant n'est pas traité, de 10 à 25 % si
l'enfant est traité, en particulier lors de la période de rééquilibration nutritionnelle.
2. Le marasme
➢ C’est un déficit pondéral majeur avec fonte graisseuse et musculaire, faciès de vieillard ;
➢ Il n'y a ni œdème, ni éruption, ni troubles de la pigmentation, mais une alopécie.
➢ L’appétit est conservé avec un enfant affamé et un comportement actif qui présente une
diarrhée de la faim faite de petites selles liquides et vertes.
➢ Immunodépression entrainant une extrême fragilité aux infections, mais réversibilité.
➢ Critères : âge, poids, taille, périmètre brachial.
• L’indice P/T exprime le poids de l’enfant par rapport à la taille.
• Il est l’indicateur de mesure du marasme.
• Il s’exprime au quotidien en % de la médiane.
• Il est dans le marasme < 70 % de la médiane.
• La mesure du périmètre brachial est < 110 mm.

III. Traitement

- Régime hyperprotidique ou hyperglucidique

- Fractionner les repas, (l’organisme doit être réadapté avec des rations petites mais fréquentes,
données toutes les deux à quatre heures).

- L’alimentation est progressivement enrichie en éléments essentiels : lait sucré, sels minéraux
et vitamines.

- Le régime peut comporter des lactases pour que les enfants ayant développé une intolérance
au lactose puissent ingérer des produits laitiers

- Une antibiothérapie pour compenser l'immunodéficience.

- Après deux à trois semaines, le lait est remplacé par des bouillies de céréales enrichies en
minéraux et vitamines, jusqu'à ce que la masse de l'enfant atteigne au moins 80 % de la masse
normale.

- Les mets locaux peuvent alors être réintroduite.

- L’enfant est considéré guéri lorsque sa masse atteint 85 % de la normale.

III. Prévention
L'éducation et l’alphabétisation peuvent éviter le kwashiorkor.

• Alphabétisation des filles : diffusion d'informations sur les moyens de lutte (dépliants,
affiches...) ;
• Éducation des parents : connaissance des besoins alimentaires des enfants en fonction
de l'âge ; contrôle des naissances afin de différer les maternités et, ainsi, d'éviter un
sevrage trop rapide ;
• Surveillance : la pesée régulière de l’enfant permet de juger de la normalité de sa masse
et de sa croissance. Un périmètre brachial (circonférence du bras mesurée sous l’épaule)
nettement inférieur à 13 cm, signe la maladie.
ANEMIE DE L’ENFANT
I. GENERALITES
On définit l’anémie de l’enfant par un taux d’hémoglobine (Hb) < 10g/dl
II. SIGNES
- Pâleur isolée
- Ictère : immédiat ou retardé
- Hémorragie extériorisée
- Insuffisance circulatoire aigue
- Signes indirects : tahcypnée, tachycardie, souffle cardiaque, fatigabilité au biberon, apnée chez
le prématuré
➢ Anémie aigue : choc hémorragique, pâleur, détresse respiratoire, collapsus cardio-vasculaire
➢ Anémie chronique : syndrome hémolytique, pâleur d’installation progressive, anasarque fœto-
placentaire (hémolyse importante in utéro)

III. Traitement
➢ Mise en condition : position de sécurité, O2, monitorage, voies d’abord
➢ Modalités pratiques :
- groupages phénotypés mère et enfant
- test de Coombs direct et indirect (RAI)
➢ règles de transfusion :
- transfuser du sang A, B ou AB à un enfant qui possède ces Ag
- transfuser du sang Rh- à un enfant Rh-
- il est préférable d’utiliser du sang rhésus négatif chez tout enfant rhésus + dont la
mère est Rh –
- il faut toujours utiliser du sang groupe O chez tout enfant groupe A ou B dont mère
est groupe O (à cause du risque de passage des AC maternelles anti A et B passés
éventuellement dans la circulation de l’enfant)
- en cas d’urgence transfuser du sang O-
➢ mise en route de la transfusion
- utilser de préférence du CG
- quantité de sang à transfuser :
• pour élever le tx d’Hb d’1g/dl transfuser 3ml/kg de CG ou 6ml/kg de Sang total

INFECTIONS RESPIRATOIRES AIGUES DE L’ENFANT


I. GENERALITES
1. Définition

Une infection est dite « respiratoire » lorsqu’elle atteint l’une des structures composant le système
respiratoire, à savoir le nez, les oreilles, la gorge, le larynx, la trachée, les bronches ou les poumons.

Parmi l’ensemble des infections respiratoires aiguës, la pneumonie est la plus meurtrière. Elle est
responsable de près de 15% des décès chez les enfants de moins de 5 ans. En 2015, 922 136 enfants
de moins de 5 ans sont morts de pneumonie, dans le monde.

2. Mode de transmission et facteurs faorisants

Les infections respiratoires sont transmises par contact direct avec les sécrétions respiratoires
d’un individu contaminé via des gouttelettes émises lors d’une toux ou d’un éternuement.

Certains facteurs semblent favoriser la survenue de telles pathologies :

• Le sexe masculin ;
• L’âge (le risque de décès est plus important chez les nourrissons âgés de 1 à 3 mois) ;
• La prématurité ;
• Le climat et la saison (les infections se développent essentiellement par temps froid et
pluvieux) ;
• La pollution ;
• La promiscuité ;
• L’état nutritionnel ;
• L’état immunologique ;
• Un bas niveau d’éducation ;
• Un bas niveau socio-économique du pays.

II. SIGNES

On distingue deux types d’infections respiratoires aiguës : celles des voies aériennes supérieures et
celles des voies respiratoires basses.

1. Les infections des voies aériennes supérieures


a. Rhinopharyngite

La rhinopharyngite couramment appelée rhume est une infection virale sans gravité de la
muqueuse tapissant l’intérieur du nez et le pharynx. C’est l’infection la plus répandue chez l’enfant.
Elle se traduit par une fièvre modérée, des douleurs au niveau de la gorge, une obstruction nasale
avec des sécrétions claires au début qui deviennent épaisses et jaunâtres, les muqueuses du nez et
de la gorge sont congestionnées et on peut sentir à la palpation des adénopathies ou « ganglions »
cervicaux. De nombreux virus (près de 2000) peuvent être à l’origine de l’infection. La
rhinopharyngite guérit spontanément en une dizaine de jours. Cependant, l’association virus-
bactérie est fréquente et des complications bactériennes peuvent survenir. Streptoccoccus
pneumoniae, Haemophilus influenzae ou Morexella catarrhalis, causes d’otites et de sinusites, sont les
germes les plus fréquemment impliqués dans une surinfection nécessitant alors la prescription
d’antibiotiques.

b. Angine

Une angine est une inflammation des amygdales, d’origine virale (majoritairement) ou bactérienne.
On parle souvent d’angine rouge ou blanche en fonction de l’aspect des amygdales. La maladie est le
plus souvent bénigne et se traduit par de la fièvre et un mal de gorge entraînant des difficultés pour
avaler. D’autres symptômes comme un rhume ou une toux peuvent être associés. En France, 9
millions d’angines sont diagnostiquées chaque année.

c. Otite moyenne aiguë

Une otite moyenne aiguë est une infection se développant au niveau de l’oreille moyenne. C’est
l’infection bactérienne la plus fréquente chez l’enfant. Chaque année, elle touche près de 20% des
enfants. L’infection peut être causée soit par une bactérie dans 60 à 70% des cas, soit par un virus.
Le plus souvent, elle survient après un épisode de rhinopharyngite et se traduit par de la fièvre et
une sensation d’oreille bouchée ou de bourdonnements.

d. Sinusite aiguë

Une sinusite est une inflammation des sinus de la face provoquée par un virus ou une bactérie. Les
sinus sont de petites cavités creusées dans les os de la face débouchant sur les cavités nasales. Leur
rôle est de produire le mucus évacué par les fosses nasales (ou narines). Ce mucus contient des
substances antivirales et antibactériennes permettant de lutter contre les infections. L’infection est
généralement consécutive à une rhinopharyngite et touche plus volontiers le sinus maxillaire
(localisé au niveau des pommettes du visage). Les autres sinus (frontal, éthmoïdal et sphénoïdal)
sont rarement concernés mais présentent plus de risque de complications. La contamination des
sinus se fait soit par voie nasale après une rhinopharyngite, soit par voie dentaire suite à une carie
ou un abcès dentaire. Les symptômes de la sinusite maxillaire aiguë sont : une congestion nasale
avec un écoulement clair ou purulent, une douleur ou sensation de pesanteur sous les yeux, des
maux de tête, de la fièvre, de la toux et une sensation de malaise.

e. Laryngite

Une laryngite est une inflammation du larynx provoquée le plus souvent par un virus. C’est une
infection très fréquente en automne et en hiver. Elle fait généralement suite à une rhinopharyngite.
Les symptômes s’installent progressivement : voix enrouée, toux rauque, difficultés respiratoires.

2.
Les infections respiratoires basses
a. Bronchite ou trachéo-bronchite aiguë

Une bronchite est une infection des bronches d’origine essentiellement virale. On compte chaque
année environ 10 millions de cas de bronchites en France. Elle se manifeste généralement à la suite
d’un rhume ou d’une rhino-pharyngite et débute par une toux sèche (elle se transforme par la suite
en tout grasse). Cette infection guérie spontanément en une dizaine de jours.

b. Bronchiolites
Une bronchiolite est une infection des petites bronches ou bronchioles généralement provoquée
par le Virus Respiratoire Syncytial (VRS). Elle est fréquente chez les nourrissons de moins de 2 ans.
En effet, chaque année près de 30% des moins de 2 ans sont concernés. L’infection est généralement
bénigne et débute par un simple rhume avec une légère fièvre. Une toux sèche apparaît
progressivement associée à une gêne respiratoire se traduisant par une respiration rapide et
sifflante. Les symptômes s’atténuent en une dizaine de jours.

c. Pneumonies

Une pneumonie se manifeste le plus souvent par une fièvre importante associée à une toux, des
douleurs thoraciques et un essoufflement. Une radiographie pulmonaire permet de confirmer le
diagnostic. En général, la pneumonie évolue vers la guérison mais les complications (septicémie,
abcès pulmonaire, pleurésie) restent possibles et nécessitent une hospitalisation.

III. TRAITEMENT ET PREVENTION

Les traitements de première intention dans les infections respiratoires aiguë sont symptomatiques
afin de soulager le patient le temps de la guérison. Les antibiotiques ne doivent pas être utilisés de
façon systématique.

Certaines infections respiratoires peuvent être prévenues par la vaccination. Il convient donc de se
renseigner auprès de son médecin. Par ailleurs, afin d’éviter toute propagation de telles infections,
en plus de lutter contre les divers facteurs de risque, il est recommandé de respecter plusieurs
règles d’hygiène fondamentales :

• Se laver les mains à l’eau et au savon, avant et après tout contact avec un malade ;
• Se couvrir la bouche et le nez avec un mouchoir (ou sa manche) en cas d’éternuement ou de
toux ;
• Utiliser des mouchoirs à usage unique pour se moucher ;
• Nettoyer tout objet utilisé ou manipulé par une personne malade ;
• Éviter de partager les objets du quotidien (couverts par exemple) ;
• Ranger et ne pas partager sa brosse à dents avec quelqu’un d’autre ;
• Aérer son habitation au moins 1 fois par jour ;
• Maintenir la température de l’habitation autour des 19°.

SIGNES GÉNÉRAUX DE DANGER : CONVULSIONS, FIÈRE, VOMISSEMENTS


I. Convulsions
1. Définition
Abaissement du seuil d’excitabilité membranaire neuronale entrainant des contractures brusques et
involontaires des muscles striés squelettiques

2. Clinique :
Crises généralisées :
- Phénomènes moteurs bilatéraux + altération de la conscience
- EEG : anomalies bilatérales symétriques et synchrones
a. Crises tonico-cloniques « grand mal »
- Enfant >3ans
- Phase tonique : membres en hyper extension + révulsion des GO + cyanose + apnée
- Phase clonique : secousses musculaires bilatérales et symétriques des membres et du
visage + morsure de la langue+ cyanose + apnée
- Phase résolutive :
• respiration bruyante + mousse aux lèvres
• Résolution musculaire complète + perte d’urine
• Sommeil et amnésie post critique
b. Crises toniques
c. Crises cloniques
d. Crises myocloniques : secousses musculaires rapides et brèves ressemblant à des sursauts
e. Crises hypotoniques : crise brève, rupture du contact avec perte du tonus postural

Crises partielles : fréquentes chez le NRS


a. Phénomènes moteur : clonies des paupières et des commissures labiales, déviation
conjuguée des yeux et de la tête
b. Phénomènes automatiques : fixité du regard, mâchonnements
c. Phénomènes végétatifs : mydriase, érythrose, cyanose, bradycardie, tachycardie,
hyperpnée, apnée

Crises hémi-corporelles :
Une crise partielle motrice peut se prolonger ou se répéter sans reprise de la conscience durant
plusieurs heures => déficit moteur flasque. Ce dernier peut

• Disparaitre au bout de quelques heures


• Ou persister avec passage à la spasticité => Sd hémiconvulsion-hémiplégie (Sd HH)

Convulsions néonatales :
➢ Clignements palpébral, fixité du regard, mâchonnement, apnée, cyanose, cris anormaux
➢ pédalage des MBI, ramage des MBS, troubles vaso-moteurs
➢ TRT phénobarbital (Diazépam entraine une dépression des centres respiratoires)

État de mal convulsif


➢ Crise unique ou répétée sans reprise de la conscience durant >30mn
➢ EMC = urgence, risque de séquelles neuropsychiques définitives
➢ Le Sd HH est une forme d’EMC qui survient avant l’âge de 2ans

3.
Traitement
➢ Mise en condition :
- Hospitalisation, position de sécurité, aspiration des VAS, vidange gastrique
- O2, monitorage, voies d’abord, collecteur d’urines
- PL systématique avant 18 mois
➢ Symptomatique :
- Diazépam (Valium) :
• 1amp = 2cc = 10mg
• 0.5mg/kg/dose en IVL ou IR (dilution dans SSI)
• Dose max : 15mg/dose
• Renouveler la dose si la crise se répète
- Si échec : Clonazépam (Rivotril) 0.1mg/kg/6H
➢ Spécifique : baisser la température si fièvre
- Moyens physiques : déshabiller l’enfant, vessie de glace, lavement rectal, boissons
abondantes
- Antipyrétiques :
• Aspirine : 10mg/kg/dose en IV ou per os toutes les 4H
• Paracétamol : 15mg/kg/dose per os toutes les 4h
➢ Surveillance : clinique (T=°, CV, conscience) et biologique
4. Prévention :
- Antipyrétiques si fièvre
- Valium à domicile :
• si CF simple : Diazépam 0.5mg/Kg toutes les 12h, arrêter 2j après baisse de la temp
• si CF complexe : valproate de Na+ (20mg/kg/j) ou phénobarbital (5mg/kg/j)
- Education sanitaire des parents
II. FIEVRE
1. Définition
La fièvre est définie par une élévation de la température centrale au-dessus de 38°c : en l’absence
d’activité physique intense, chez un patient normalement couvert, dans une température ambiante
tempérée.
2. Démarche diagnostic
BIBLIOGRAPHIE
➢ Société Française d’Oto-Rhino-Laryngologie : Démarche diagnostique et thérapeutique des
infections virales en ORL, 2021
➢ CMIT : ECN Pilly 2020, édition Alinéa plus, Paris.
➢ HAS SANTÉ : Choix et durées d’antibiothérapie préconisées dans les infections bactériennes
courantes, fiches mémos 2016, révisées en 2021 ([Link])

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