Faculté des Sciences Sociale(FASSO)
FILIERE : DDL
NIVEAU : L1, S1
MODULE : FONDEMENTE THEORIQUE DE LA DECENTRALISATION
EXPOSE DU GROUPE 1
THEME : DECENTRALISATION AVANT L’INDEPENDANCE
INTRODUCTION
La décentralisation résulte d’une option politique et stratégique majeure de gouvernance pour
le MALI, résultant à la fois d’un large consensus construit lors de la conférence nationale de
1991 et de l’engagement de l’ensemble du pays à trouver des réponses aux besoins de
développement territorial.
I. LA DECENTRALISATION
La décentralisation consiste en un transfert de pouvoirs de l'État vers des personnes
morales de droit public distinctes de lui. Elles disposent :
D’une autonomie plus ou moins grande, selon le degré de décentralisation ;
D’un budget propre.
Ces entités juridiques restent sous la surveillance de l'État, autorité de tutelle. La
décentralisation est un système d’administration dans lequel le pouvoir de décision est
exercé à la fois par l’État et par des personnes morales autonomes soumises au
contrôle, au principe de légalité, des autorités étatiques. Autrement dit, la
décentralisation consiste dans le transfert d’attributions de l’État à des collectivités ou
institutions différentes de lui et bénéficiant, sous sa surveillance, d’une certaine
autonomie de gestion.
Étant entendu que décentralisation rime avec autonomie, ses conditions sont au
nombre de trois :
Autonomie matérielle : la structure décentralisée jouit de la personnalité morale ; elle
dispose d'un patrimoine et d'affaires propres qualifiées le plus souvent d'affaires
locales par opposition aux affaires nationales gérées par l’État.
Autonomie organique : les affaires de la structure décentralisée sont gérées par des
organes qui sont propres à cette structure décentralisée.
Autonomie fonctionnelle : la structure décentralisée gère ses affaires plus ou moins
librement.
Cette triple autonomie diffère de l'indépendance : la structure décentralisée reste sous
la surveillance de l'État, sous le nom de contrôle de légalité ou parfois de tutelle
(établissements publics en droit administratif, la tutelle ne vise pas principalement à
protéger les intérêts de la collectivité locale). Son objectif est de sauvegarder l'intérêt
général contre d'éventuels excès des autorités locales. Quelques scandales concernant
la gestion des ressources sont parfois observés dans des conseils régionaux ou
départementaux.
B- Les principes de la décentralisation
La décentralisation est un processus complexe et multifacette qui consiste à transférer
des compétences, des ressources et des responsabilités du gouvernement central aux
niveaux inférieurs de gouvernance, tels que les gouvernements locaux et les
collectivités locales. Les principes de la décentralisation sont les suivants :
1. La participation citoyenne : La décentralisation vise à renforcer la participation
citoyenne en impliquant les citoyens dans le processus de prise de décision.
2. La subsidiarité : Les décisions doivent être prises par le niveau de gouvernance le plus
proche des citoyens, permettant ainsi une gestion plus appropriée des problèmes
locaux.
3. La transparence : La décentralisation doit être caractérisée par des mécanismes
transparents et responsables afin d'assurer une gestion efficiente et efficace des
ressources publiques.
4. La responsabilité : Les gouvernements locaux doivent être responsables de leurs
actions et de la manière dont ils utilisent les ressources pour répondre aux besoins
locaux.
II. La décentralisation avant l’indépendance
La décentralisation au mali a évolué sous différentes formes avant l’indépendance.
A-La décentralisation sous les grands empires :
L’empire du Ghana est un ancien empire africain qui a existé du 3éme au 13émé siècle de notre
ère, dont le centre se trouve dans la zone frontalière actuelle entre le mali et la [Link]
capitale était trois grands empires marquant la période impériale ouest-africaine. Leur
organisation du territoire était en trois grandes classes qui sont :
Territoires vassaux : ce sont des territoires qui a été conquis par la guerre qui sont considère
comme des esclaves de guerre et le chef envoie un chef d’armée ou l’un de ces fils, pour
gouverne cette territoire.
Un territoire soumis désigne un territoire qui est placé sous l'autorité et le contrôle d'un État ou d'une
entité supérieure. Cela signifie que ce territoire est soumis aux lois, aux règlements et à l'autorité de
l'entité responsable. Cette soumission peut être politique, économique ou juridique, et peut se
manifester par la présence de gouvernement ou d'administration spécifiques sur ce territoire.
Territoire sise est là où l’empereur ou le roi habite et les conseils, cette territoire est considèrent
comme leur capitale. Et toutes les décisions sont prises sur ce territoire.
L'Empire du Mali était une ancienne civilisation africaine qui s'est développée entre les XIIIe et XVe
siècles. Son territoire était organisé de manière hiérarchique.
Au sommet de la hiérarchie se trouvait l'empereur, également connu sous le nom de mansa. Il était
considéré comme le dirigeant suprême de l'empire et avait un pouvoir absolu sur les affaires politiques,
militaires et économiques.
Pour faciliter la gestion de cet immense territoire, l'empire était divisé en provinces administratives
appelées manden kurufaba. Chaque province était dirigée par un gouverneur, nommé par l'empereur.
Ces gouverneurs étaient responsables de la collecte des impôts, du maintien de l'ordre dans la région
et de la mise en œuvre des politiques de l'empire.
Certaines villes étaient considérées comme des centres administratifs importants de l'empire. C'était
le cas notamment de Niani, la capitale de l'empire, où résidait l'empereur et où se prenaient les
décisions politiques majeures. D'autres villes, comme Tombouctou, Gao et Djenné, étaient également
des centres économiques et culturels importants de l'empire.
Sur le plan économique, l'empire du Mali reposait principalement sur l'agriculture, avec une forte
production de céréales, de coton et d'autres cultures. Le commerce, en particulier le commerce de l'or
et du sel, jouait également un rôle crucial dans l'économie de l'empire. Des routes commerciales bien
établies permettaient l'échange de marchandises avec d'autres régions d'Afrique du Nord et du
Moyen-Orient.
En résumé, l'organisation du territoire de l'Empire du Mali était centrée autour de l'empereur et de sa
hiérarchie administrative, avec des provinces dirigées par des gouverneurs et des villes importantes
jouant un rôle clé dans la gestion politique et économique de l'empire.
B- La décentralisation sous la période coloniale
La décentralisation a l’époque coloniale était très limitée, car les pouvoirs coloniaux avaient tendance
à exercer un contrôle centralise sur les colonies. Les décisions importantes étaient prise par les
administrateurs coloniaux, et les populations locales avaient peu pouvoir pour influencer les politiques
et les décisions qui les concernaient. Cela a souvent conduit à une marginalisation des populations
autochtones et à une exploitation des ressources sans leur consentement.
Avant l’indépendance du mali, la décentralisation était inexistante dans le pays. Le territoire alors
appelle soudan français était administre par un gouverneur général nomme par la France.
L’organisation territoriale du soudan français se caractérise par la division du pays en plusieurs entités
géographies. Cette division va aboutir au transfert des compétences et moyens autorité locale .Apres
cette division, les premières communes du mali sont apparus à la période coloniale.
En 1918, ils ont créé la commune de BAMAKO et KAYES .Fut les deux premières communes du Mali.
Avec la loi N0 55-1489 du novembre 1955, nous avons assisté à une catégorisation des treize
communes du Soudan Français qui sont les communes mixtes, de moyen exercice, et plein exercice.
Les communes mixtes sont KAYES, BAMAKO, SEGOU, MOPTI en 1953, puis SIKASSO en 1954. Les
communs moyens exercices fut créé en 1958 qui sont au nombre de huit qui sont KITA, KATI,
KOULIKORO, KOUTIALA, NIORO, SAN, TOMBOUCTOU et GAO. En 1959 SIKASSO est devinée la
commune en plein exercice.
CONCLUSION
En résume, la décentralisation avant l’indépendance du mali était limitée, car à l’époque, le pays était
encore sous l’administration coloniale.
LES MEMBRES DU GROUPES 1
1. MAHAMADOU BOIUARE
2. ALKOUTOUB ATTAHER CISSE
3. FATOU CAMARA
4. AMINATA CISSE
5. BAKO KONATE
6. KOROTIMI BOUARE
7. MOHAMED DJI DIALLO
8. IBRAHIM DIALLO
9. KADIA COULIBALY
10. KARIDIATOU COULIBALY
11. FATOU RZ COULIBALY
12. FONKO COULIBALY
13. SIDIKI COULIBALY
14. AWA COULIBALY
15. OUMOU M COULIBALY
16. MAMOUROU COULIBALY