Loi201 1
Loi201 1
NAL OFFICIEL
DE LA
SOMMAIRE
PARTIE NON OFFICIELLE
PARTIE OFFICIELLE Avis et annonces. 87
Art. 2. — Au sens de la présente loi, on entend par : Si le coupable bénéficie de circonstances atténuantes, la peine
autorités compétentes : organes qui, en vertu d'une disposition ne peut, par dérogation aux dispositions du Code pénal, être
légale ou réglementaire, sont habilités à accomplir ou à ordonner inférieure à cinq ans d'emprisonnement et à 5.000.000 de FCFA
les actes ou mesures prévus par la présente loi ; d'amende.
BCEAO où Banque centrale : la Banque centrale des Etats de Le sursis ne peut être accordé.
l'Afrique de l'Ouest ; Art. 4. — La peine privative de liberté prévue aux deux pre
contrefaçon : la fabrication d'un signe monétaire imitant un miers alinéas de l'article précédent est assortie d'une période de
signe monétaire émis par la BCEAO ou tout autre institut d'émis sûreté de sept ans. Pendant la période de sûreté, le condamné ne
sion étranger habilité ; peut bénéficier des dispositions relatives au mode d'aménage
ment des peines, notamment celles concernant la suspension ou
étranger : toute personne qui vit dans l'Union sans avoir la le fractionnement de la peine, le placement à l'extérieur, les per
nationalité d'un des Etats membres de l'UMOA ;
missions de sortie, la semi-liberté et la liberté conditionnelle.
falsification :. l'altération d'un signe monétaire en vue de Art. 5. — La contrefaçon ou la falsification des billets de
modifier sa substance ou son poids :
banque ou pièces de monnaie, ayant eu cours légal sur le territoire
fausse monnaie : (faux billets ou fausses pièces) : les billets et national ou à l'étranger, est punie d'un emprisonnement de deux
pièces de monnaie qui ont l'apparence de bilets ou pièces de monnaie ans à cinq ans et d'une amende d'un montant égal au décuple de
émis par la BCEAO ou tout autre organisme d'émission étranger ha la valeur desdits signes, sans pouvoir être inférieur à 2.000.000
bilité ou, bien que destinés à être mis en circulation, n'ont pas encore de FCFA.
été émis par les institutions habilitées à cette fin ;
Art. 6. — La fabrication des billets de banque et des pièces de
faux monnayage : monnaie réalisée à l'aide d'installations ou de matériels autorisés
- tous les faits frauduleux (contrefaçon et falsification) de destinés à cette fin, lorsqu'elle est effectuée en violation des
fabrication ou d'altération de signes monétaires émis par la conditions fixées par les institutions habilitées à émettre ces
BCEAO ou tout autre institut d'émission étranger habilité, à cet signes monétaires et sans l'accord de celles-ci, est punie des
effet, quel que soit le moyen employé pour produire le résultat ; peines prévues à l'article 3 de la présente loi.
- la mise en circulation de la fausse monnaie en toute connais Art. 7. — La mise en circulation, l'utilisation, l'exposition, la
sance de cause ; distribution, l'importation, l'exportation, le transport, la récep
- le fait de détenir, d'importer, d'exporter, de transporter, de tion, la détention, en toute connaissance de cause, des signes
recevoir ou de se procurer de la fausse monnaie, dans le but de monétaires ayant cours légal contrefaits ou falsifiées, est puni
la mettre en circulation en toute connaissance dé cause ; d'un emprisonnement de cinq ans à sept ans et d'une amende
- le fait frauduleux de fabriquer, de détenir, de recevoir ou de d'un montant égal au décuple de la valeur desdits signes sans
se procurer des instruments, des objets, des programmes infor pouvoir être inférieur à 5.000.000 de FCFA.
matiques ou tout autre procédé destinés, par leur nature, à la Lorsqu'elles sont commises en bande organisée, les infractions
fabrication de fausse monnaie, à l'altération des monnaies ou à
la fabrication d'éléments de sécurisation des signes monétaires ; prévues à l'alinéa précédent sont punies des peines prévues à l'ar
ticle 3 de la présente loi.
FCFA : Franc de la Communauté financière africaine ; ;
La mise en circulation, l'utilisation, l'exposition, la distribu
mise en circulation de la fausse monnaie : l'émission de la tion, l'importation, l'exportation, le transport, la réception, la
fausse monnaie, peu importe le nombre de billets ou de pièces détention des signes monétaires ayant eu cours légal contrefaits
écoulés ;
ou falsifiés, en toute connaissance de cause, est puni d'un empri
reproduction de signes monétaires : création de toute image sonnement d'un an à trois ans et d'une amende d'un montant égal
tangible ou intangible qui présente une ressemblance avec un au décuple de la valeur desdits signes, sans pouvoir être inférieur
billet de banque ou l'image d'une pièce de monnaie, quels que à 1.000.000 de FCFA.
soient la taille de l'image, les matériaux, instruments et tech
niques utilisés pour la produire et indépendamment du fait que Lorsqu'elles sont commises en bande organisée, les infractions
les motifs, lettres et symboles figurant sur le signe monétaire prévues à l'alinéa 3 du présent article sont punies des peines pré
aient été modifiés ou non ; vues à l'article 5 de la présente loi.
signes monétaires : les billets de banque ou pièces de monnaie Art. 8. — Sont punis d'une amende égale au décuple de leur
ayant ou ayant eu cours légal ; valeur, sans que le montant de l'amende puisse être inférieur à
UMOA ou Union : Union monétaire ouest africaine. 200.000 FCFA, ceux qui, ayant reçu des signes monétaires en les
CHAPITRE 2 tenant pour bons et qui, après en avoir connu les vices, les conser
Incriminations et peines applicables vent sciemment et s'abstiennent de les remettre à la BCEAO ou
Art. 3. — La contrefaçon ou la falsification des billets de aux autorités compétentes.
banque ou pièces de monnaie ayant cours légal sur le territoire Sont punis d'une amende égale au décuple de leur valeur, sans
national d'un Etat membre de l'UMOA ou à l'étranger est punie
d'un emprisonnement de dix ans à vingt ans et d'une amende que le montant puisse être inférieur à 2.000.000 de FCFA, les
d'un montant égal au décuple de la valeur desdits signes sans établissements de crédit, les systèmes financiers décentralisés,
pouvoir être inférieur à 20.000.000 de FCFA. les agréés de change manuel et les services financiers de la Poste
Est punie des mêmes peines, la contrefaçon ou la falsification qui, ayant reçu lors des opérations avec leur clientèle, des signes
des billets de banque ou pièces de monnaie qui, bien que destinés monétaires contrefaits ou falsifiés, ne les ont pas retenus, contre
à être mis en circulation, n'ont pas encore été émis par les insti récépissé, aux fins de remise à la BCEAO ou aux autorités com
tutions habilitées à cette fin. pétentes.
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Art. 9. — La remise en circulation, après en avoir découvert Art. 16. — La perception d'une commission en contrepartie de
les vices, de billets contrefaits ou falsifiés qui étaient tenus pour la remise de signes monétaires émis par la BCEAO contre d'au
bons au moment de la réception, est punie d'un emprisonnement, tres signes monétaires de son émission, est punie d'un emprison
de deux ans à cinq ans et d'une amende d'un montant égal au nement d'un an à trois ans et d'une amende de 1.000.000. FCFA
décuple de la valeur desdits signes sans pouvoir être inférieur à 3.000.000 FCFA.
à 500.000 FCFA. Art. 17. — Sont confisqués, quelle que soit la qualification de
Art. 10. — La fabrication, l'offre, la réception, l'importation, l'infraction, les signes monétaires contrefaits ou falsifiés et autres
l'exportation, ou la détention, sans y avoir été autorisé, des objets visés aux articles 3 à 14 ainsi que les métaux, papiers et
marques, matières, appareils, instruments, programmes informa autres matières trouvés en la possession des coupables et destinés
tiques ou de tout autre élément spécialement destiné à la fabrica à la commission d'infractions similaires.
tion ou à la protection contre la contrefaçon ou la falsification
des billets de banque ou des pièces de monnaie est punie d'un Sont également confisqués, les instruments ayant servi à com
emprisonnement de cinq ans à sept ans et d'une amende de mettre l'infraction, sauf lorsqu'ils ont été utilisés à l'insu de
5.000.000 de FCFA à 10.000.000 de FCFA. leur propriétaire.
Art 11. — La fabrication, la détention, la mise en circulation, Art 18. — La juridiction compétente prononce obligatoire
l'utilisation, l'exposition, la distribution, l'importation ou l'ex ment à rencontre des personnes physique» reconnues coupables
portation de signes monétaires non autorisés, ayant pour objet de des infractions prévues aux articles 3 à 12 de la présente loi, les
remplacer les pièces de monnaie ou billets de banque ayant cours peines complémentaires suivantes :
légal sur le territoire national ou à l'étranger, est punie d'un em - l'interdiction d'exercer une activité dans le secteur bancaire
prisonnement de cinq ans à sept ans et d'une amende de
5.000.000 de FCFA à 10.000.000 de FCFA. et financier pour une durée n'excédant pas vingt ans ;
Est punie des mêmes peines, la détention, la mise en circula - l'interdiction de séjour, à titre définitif, ou pour une période
tion, l'utilisation, l'exposition, la distribution, l'importation ou n'excédant pas vingt ans pour les étrangers.
l'exportation de billets de banque et pièces de monnaie qui, bien Elle peut, en outre, prononcer, à leur encontre, l'interdiction
que destinés à être mis en circulation, n'ont pas encore été émis des droits civiques pour une durée n'excédant pas vingt ans.
par les institutions habilitées à cette fin et n'ont pas encore cours Art. 19. — Les personnes morales autres que l'Etat sont péna-
légal sur le territoire national ou à l'étranger. lement responsables des infractions définies dans la présente loi,
Art. 12. — La fabrication, la détention, la mise en circulation, lorsqu'elles sont commises pour leur compte par leurs organes
l'utilisation, l'exposition, la distribution, l'importation ou l'ex ou représentants.
portation des imprimés, formules ou jetons destinés à être accep La personne morale reconnue pénalement responsable est, sans
tés comme moyen de paiement, est punie d'un emprisonnement
de un an à cinq ans et d'une amende de 2.000.000 de FCFA à préjudice des sanctions encourues par les personnes physiques
coauteurs ou complices des mêmes faits, punie d'une peine
10.000.000 de FCFA.
d'amende égale au quintuple du montant prévu pour les
Art. 13. — Est puni d'un emprisonnement de six mois à un an personnes physiques.
et d'une amende de 200.000 FCFA à 1.000.000 de FCFA, celui qui :
La juridiction compétente prononce en outre les peines com
- reproduit, totalement ou partiellement, par quelque procédé
plémentaires suivantes :
que ce soit, des signes monétaires ayant cours légal sur le terri - la dissolution de la personne morale, lorsqu'elle a été créée
toire national ou à l'étranger, sans l'autorisation préalable de la
ou détournée de son objet social pour commettre les infractions
BCEAO ou, s'il s'agit de signes monétaires étrangers, de l'auto
visées aux articles 3 à 12 de la présente loi ;
rité qui les a émis ;
- la fermeture définitive de l'entreprise ou pour une période
- expose, distribue, importe ou exporte les reproductions de
comprise entre un an et cinq ans.
signes monétaires, y compris par voie de journaux, de livres ou Art. 20. — Toute tentative d'une des infractions visées par la
de prospectus sans l'autorisation préalable de la Banque centrale présente loi est punie comme l'infraction commise.
ou, s'il s'agit de signes monétaires étrangers, de l'autorité qui les Art. 21. — En cas de récidive, les peines prévues par la
a émis; présente loi sont portées au double.
- utilise des billets de banque ayant cours légal sur le territoire Les condamnations prononcées par les juridictions pénales
national ou à l'étranger, comme support d'une publicité quel d'un Etat membre de l'UMOA pour les infractions prévues par
la présente loi, sont prises en compte au titre de la récidive.
conque.
Art. 22. - Est exemptée de peines, toute personne qui, ayant
Art. 14. — La détérioration, la destruction, le maculage ou la
pris part aux infractions prévues aux articles 3 à 12 de la présente
surcharge délibérée d'un signe monétaire est puni d'un empri loi, en a donné connaissance aux autorités compétentes ou a
sonnement d'un mois à six mois et d'une amende de 500.000 révélé les auteurs avant toutes poursuites. Elle peut, néanmoins,
FCFA à 1.000.000 de FCFA, lorsqu'elle a pour effet de le rendre être interdite de séjour si elle a le statut d'étranger.
impropre à un usage en tant que moyen de paiement. Peut être dispensée de peines, totalement ou partiellement,
Art 15. —Le refus de recevoir la monnaie ayant cours légal toute personne qui, ayant pris part aux infractions visées à l'alinéa
dans un Etat membre de l'Union selon la valeur pour laquelle précédent, a, après le déclenchement des poursuites, permis
elle a cours est puni d'une amende de 100.000 FCFA à 500.000 l'arrestation des autres participants. Elle peut, néanmoins, être
FCFA. interdite de séjour si elle a le statut d'étranger.
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Art. 23. - Lorsqu'elle prononce une condamnation en applica LOIn° 2017-802 du 7 décembre 2017 uniforme relative au
tion des dispositions de la présente loi, la juridiction compétente crédit-bail dans les Etats membres de l'Union monétaire
peut ordonner l'affichage ou la diffusion de l'intégralité ou d'une ouest africaine (UMOA).
partie de la décision ou d'un communiqué informant le public L'ASSEMBLEE NATIONALE a adopté.
des motifs et du dispositif de celle-ci.
LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE promulgue la loi dont la teneur suit :
Elle détermine, le cas échéant, les extraits de la décision et les TTTREI
termes du communiqué qui devront être affichés ou diffusés. Définitions
L'affichage ou la diffusion de la décision ou du communiqué Article 1. —Au sens de la présente loi, on entend par :
ne peut comporter d'identité de la victime qu'avec son accord ou Bail à construction sur le terrain du crédit-preneur, contrat de location
celui de son représentant légal ou de ses ayants droit. de longue durée, qui confère au crédit-bailleur un droit réel immobilier
et l'oblige à édifier sur le terrain loué auprès du crédit-preneur des
L'affichage s'exécute dans les lieux et pour la durée indiqués par constructions qui seront mises à la disposition de ce dernier dans le cadre
la juridiction. Sauf décision contraire de la juridiction, l'affichage ne d'un crédit-bail ;
peut excéder deux mois. En cas de suppression, dissimulation ou la
cération des affiches apposées, il est de nouveau procédé à l'affichage Bien, toute chose à usage professionnel de nature mobilière (corpo
relle ou incorporelle) ou immobilière, existante ou future, y compris les
aux frais de la personne reconnue coupable de ces faits. choses à transformer, les animaux susceptibles d'être immatriculés ou
La diffusion de la décision est faite par une ou plusieurs publi enregistrés dans des registres spéciaux et les logiciels informatiques. Il
cations de presse ou par un ou plusieurs services de communica peut également s'agir d'un fonds de commerce ou d'un établissement
tion au public par voie électronique. Les publications ou artisanal ou de l'un des éléments incorporels d'un tel fonds ou établisse
les services de communication au public par voie électronique ment, notamment les droits de propriété industrielle ou le droit au bail ;
chargés de cette diffusion sont désignés par la juridiction. Ils ne Cession-bail ou lease back, convention par laquelle le fournisseur,
peuvent s'opposer à cette diffusion. propriétaire d'un bien, le vend au crédit-bailleur qui le lui reloue immé
diatement dans le cadre d'un contrat de crédit-bail au terme duquel le
L'affichage et la diffusion peuvent être ordonnés cumulative- fournisseur, en sa qualité de crédit-preneur, peut, en levant l'option
ment. d'achat stipulée à son profit, redevenir propriétaire du bien ;
L'affichage de la décision prononcée ou la diffusion de celle- Contrat de crédit-bail, convention par laquelle le crédit-bailleur donne
ci est à la charge du condamné. Les frais d'affichage ou de en location pour une durée déterminée, en contrepartie du paiement de
diffusion recouvrés contre ce dernier ne peuvent toutefois excé loyers par le crédit- preneur, des biens à usage professionnel, meubles
der le maximum de l'amende encourue. ou immeubles, acquis ou construits par le crédit-bailleur à la demande
du crédit-preneur ou d'un précédent crédit-preneur. Le contrat doit sti
Art. 24. — Les infractions prévues dans la présente loi consti
tuent des délits. puler la faculté pour le crédit-preneur d'acquérir, au terme du contrat,
tout ou partie des biens loués à un prix convenu, tenant compte, au moins
CHAPITRE 3 pour partie, des versements effectués au titre des loyers ;
Procédure applicable Contrat de fourniture, contrat par lequel le crédit-bailleur acquiert le
Art. 25. — L'action publique relative aux infractions prévues bien objet du contrat de crédit-bail ;
par la présente loi se prescrit par 10 ans. Crédit-bail ou leasing, opération de location de biens meubles ou im
meubles, corporels ou incorporels à usage professionnel, spécialement
Art. 26. — Lorsqu'elles sont saisies d'affaires relatives au faux achetés ou construits, en vue de cette location, par une entreprise qui en
monnayage ou découvrent, lors de leur investigation, des signes demeure propriétaire. L'opération de location, quelle que soit sa déno
monétaires contrefaits ou falsifiés, les autorités compétentes sont mination, doit prévoir, à terme, la faculté pour le locataire d'acquérir
tout ou partie des biens loués moyennant un prix convenu, tenant compte,
tenues de transmettre à la Banque centrale, pour analyse et iden
au moins pour partie, des versements effectués à titre de loyers ;
tification, au moins un exemplaire de chaque type de billets ou Crédit-bail en finance islamique ou Ijara financement, opération de
pièces de monnaie suspectés faux. crédit-bail telle que définie au point 6 du présent article et se conformant
aux principes de la finance islamique. En cas de levée de l'option d'achat,
Les dispositions de l'alinéa précédent ne sont pas applicables,
le transfert de propriété se fait par un acte séparé, à un prix convenu
lorsqu'il n'existe qu'un seul exemplaire d'un type de billets ou entre les parties ;
pièces de monnaie suspectés faux, tant que celui-ci est nécessaire Crédit-bailleur, établissement de crédit agréé qui finance les opéra
à la manifestation de la vérité. tions de crédit-bail ou toute autre institution ayant obtenu une autorisa
Art. 27. - Les signes monétaires contrefaits ou falsifiés ainsi tion à cet effet ;
Crédit-bail immobilier, opération de crédit-bail portant sur des biens
que les matières et instruments destinés à servir à leur fabrication,
immobiliers à usage professionnel achetés ou construits à la demande
confisqués en application de l'article 17, sont remis à la Banque
centrale aux fins de leur destruction éventuelle, sous réserve des et pour le compte du crédit- preneur, assortie de la possibilité pour ce
nécessités de l'administration de la Justice. dernier, au plus tard à l'expiration du bail, d'accéder à la propriété de
tout ou partie des biens loués ;
Art. 28. — Lorsque la Banque centrale reconnaît comme Crédit-bail mobilier, opération de crédit-bail portant sur des biens
contrefaits ou falsifiés, des signes monétaires qui lui sont remis, meubles constitués par des équipements, du matériel et/ou de l'outillage
elle est habilitée à les retenir et éventuellement à les détruire, sous nécessaires à l'activité du crédit-preneur ;
réserve des nécessités de l'administration de la Justice. Crédit-preneur, personne physique ou morale qui utilise les biens
Art. 29. — La présente loi sera publiée au Journal officiel de meubles ou immeubles loués pour les besoins de son activité profession
la République de Côte d'Ivoire et exécutée comme loi de l'Etat. nelle en vertu d'un contrat de crédit-bail mobilier ou immobilier ;
Fait à Abidjan, le 7 décembre 2017. Fournisseur, personne physique ou morale, y compris le crédit-pre
neur lui-même, qui, pour des raisons commerciales et afin de permettre
Alassane OUATTARA. la réalisation d'une opération de crédit-bail, délivre un bien choisi ou
jpdcinw yai le crédit-preneur, aux termes d'un accord d'achat/vente ou
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de construction et selon un bon de commande et éventuellement un ca ~ l'exonération du crédit-bailleur des obligations généralement mises
hier de charges établi avec un crédit-bailleur, sur ordre et sur demande à la charge du propriétaire du bien loué ;
du crédit-preneur ; - la définition des cas de force majeure ;
Location, opération par laquelle une personne confère à une autre per - les modalités d'exercice des droits de visite par le crédit-bailleur ;
sonne la jouissance du bien pour une durée déterminée moyennant le - les modalités de résolution des litiges susceptibles de naître du
paiement de loyers ; contrat notamment une clause compromissoire ou une clause attributive
OHADA, Organisation pour l'Harmonisation en Afrique du Droit des de compétence ;
Affaires ; - la mise à la charge du crédit-preneur de l'installation du bien loué à
Option d'achat, faculté conférée au crédit-preneur, au terme ou au ses frais, risques et périls ;
cours du contrat de crédit-bail, de devenir propriétaire de tout ou partie - la mise à la charge du crédit-preneur de l'obligation d'entretien et
du ou des biens qui en sont l'objet, en vertu d'une promesse unilatérale de réparation du bien ;
de vente incorporés au contrat de crédit- bail dont la réalisation reste - la mise à la charge du crédit-preneur de l'obligation d'assurance.
subordonnée au paiement du prix fixé à l'avance ;
Les contrats d'Ijara financement ne peuvent pas contenir les clauses
RCCM, Registre du Commerce et du Crédit Mobilier ;
Valeur résiduelle, prix de cession du bien loué au terme de la période prévues aux 2e, 3e, 8e, et 9e tirets ci-dessus.
CHAPITRE 3
de location, fixé par avance dans le contrat de crédit-bail, compte tenu
Inscription et publication du contrat de crédit-bail
des loyers acquittés. ■ Art 6. — Lorsque le contrat de crédit-bail a pour objet un meuble
TITRE II
autre que du matériel roulant, le crédit-bailleur doit, sous peine d'inop-
Dispositions générales
posabilité, procéder à l'inscription du contrat au RCCM.
CHAPITRE 1 Lorsque le contrat de crédit-bail a pour objet un immeuble, le crédit-
Objet bailleur doit, sous peine d'inopposabilité, procéder à l'inscription du
Art. 2. — La présente loi a pour objet de régir le crédit-bail en Côte contrat sur le livre foncier du lieu de situation de l'immeuble. Si l'im
meuble n'est pas immatriculé, l'inscription est portée sur un registre
d'Ivoire, notamment les droits, obligations et responsabilités des parties
intervenant dans une opération de crédit-bail. spécial qui doit être tenu par le greffe du tribunal en charge des affaires
immobilières du lieu de situation de l'immeuble ou sur. tout registre en
Les opérations d'Ijara financement sont soumises aux dispositions de
tenant lieu.
la présente loi, sans préjudice des principes de la finance islamique.
En cas de renouvellement ou de cession du contrat de crédit-bail, le
Art. 3. — Ne peuvent pas faire l'objet de crédit-bail, les produits
crédit-bailleur doit, sous peine d'inopposabilité, procéder à l'inscription
consommables ou périssables, les actions, les obligations, la monnaie,
rectificative du contrat selon les modalités visées aux deux premiers
les valeurs financières et boursières, les titres d'Etat ainsi que toute res
alinéas du présent article.
source naturelle ou tout bien considéré comme stratégique par l'Etat, les
droits d'auteur et autres droits «moraux» sur la propriété intellectuelle, La partie la plus diligente procède, sous peine d'inopposabilité aux
et les autres catégories de biens mobiliers et immobiliers pour lesquelles tiers, à la radiation de l'inscription dans les quinze jours suivant la fin
la loi pose des limitations au libre transfert du contrat
CHAPITRL2 L'inscription prévue au présent article n'exonère pas les parties des
Forme et contenu du contrat de crédit-bail autres obligations de publicité propres à toute opération portant sur les
Art. 4. — Le contrat de crédit-bail mobilier est établi sous forme biens objet du crédit-bail.
écrite, soit par acte sous seing privé, soit par acte authentique. Art. 7. — Le crédit-bailleur peut, en tant que de besoin, publier les
Tout contrat de crédit-bail immobilier doit être établi par acte authen inscriptions prises sur tout autre support.
Art 8. — Le contrat de crédit-bail est opposable aux tiers à compter
tique.
de son inscription au RCCM, au registre foncier ou au registre spécial
Lorsque le contrat de crédit-bail est établi par acte authentique, Tune mentionné à l'alinéa 2 de l'article 6 de la présente loi.
ou l'autre des parties peut demander la délivrance d'une grosse à ses
TITRE III
frais.
Droits et obligations des parties au contrat de crédit-bail
Art 5.—Sous peine de nullité, le contrat de crédit-bail doit mentionner : CHAPITRE 1
- la description du bien objet du contrat, avec toutes les caractéris Irrévocabilité des obligations des parties au contrat de crédit-bail
tiques qui en permettent l'identification ; Art. 9.—Les obligations du crédit-preneur et du crédit-bailleur sont,
- la mention de la partie ayant choisi le bien et le fournisseur ; sauf stipulation contractuelle contraire, irrévocables pour la durée du
- le prix d'achat du bien ; contrat ou toute autre durée convenue par les parties et à compter de la
- la durée du crédit-bail ; date de la conclusion du contrat ou de celle de prise d'effet convenue
- le montant et le nombre des loyers ; par les parties.
- l'échéancier de paiement de loyers ; CHAPITRE2
- la mention de la période irrévocable, inférieure à la durée de la Droits, obligations, garanties et privilèges du crédit-bailleur
Section 1. — droits et obligations
location, pendant laquelle les parties ne peuvent pas réviser les termes
du contrat Cette période ne peut être inférieure à un an ; Art. 10. — Le crédit-bailleur demeure propriétaire du bien pendant
- l'option d'achat offerte au crédit-preneur en fin de contrat ou avant toute la durée du contrat de crédit-bail. Son droit de propriété se poursuit
l'expiration du contrat ; après le terme du contrat, à moins que le crédit-preneur ne lève l'option
- le prix de levée d'option d'achat du bien loué à terme et, le cas d'achat.
échéant, avant terme. Lorsque le crédit-preneur lève l'option d'achat dans les conditions
Le contrat de crédit-bail peut contenir des clauses portant sur : prévues au contrat, il acquiert de plein droit la propriété du bien loué
- l'engagement du crédit-preneur à fournir au crédit-bailleur des dès la date de la levée d'option, sauf clause contractuelle contraire.
garanties ou sûretés réelles ou personnelles ; La levée de l'option s'effectue par le paiement au crédit-bailleur de la
- l'exonération du crédit-bailleur de sa responsabilité contractuelle
valeur résiduelle ou du prix déterminé dans l'option d'achat, avant
vis-à- vis du crédit-preneur. Cette exonération ne saurait être que par
l'extinction de la période locative.
tielle, afin de ne pas priver le contrat de sa cause ou vis-à-vis des tiers ;
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Le transfert de propriété intervient selon les conditions et formes du Art. 16. — Le droit de préférence conféré au crédit-bailleur par le pri
droit commun. vilège général s'exerce après saisie des biens mobiliers et immobilière,
Art. 11. — Pendant la durée du crédit-bail, le crédit-bailleur bénéficie créances et avoirs en compte du crédit-preneur.
d'un droit de visite dont les modalités d'exercice sont déterminées par Art 17. — Le privilège mentionné à l'article 15 de la présente loi peut
le contrat de crédit-bail. En l'absence d'une telle stipulation, le crédit-
bailleur peut exercer son droit de visite après avoir notifié son intention s'exercer à tout moment pendant et après la durée du contrat de crédit-
au crédit-preneur par lettre recommandée avec accusé de réception ou bail. Ce privilège n'a d'effet que s'il est enregistré dans les six mois sui
vant l'inscription du contrat au RCCM, au livre foncier, au registre
par toute autre forme de courrier à date de réception certaine.
Art. 12. — Le crédit-bailleur peut céder tout ou partie de ses privi spécial mentionné à l'alinéa 2 de l'article 6 de la présente loi ou à tout
lèges, droits et obligations issus du contrat de crédit-bail sans requérir registre en tenant lieu.
le consentement du crédit-preneur, sous réserve d'en avoir informé ce L'inscription conserve le privilège pendant trois ans, à compter du
dernier par écrit. jour où elle a été prise. Son effet cesse, sauf renouvellement à l'expira
Le cessionnaire est obligatoirement un crédit-bailleur, au sens de la tion de ce délai.
présente loi. Art. 18. — Le crédit-bailleur peut pour la sauvegarde de sa créance
En cas de cession d'un ou de plusieurs biens, objet d'un contrat de sur le crédit-preneur, prendre toute mesure conservatoire sur les biens
crédit-bail, et pendant toute la durée du contrat, le cessionnaire est tenu meubles ou immeubles du crédit-preneur.
aux mêmes obligations que le cédant, lequel reste garant de ces obliga
tions. Cette garantie du cédant ne s'applique pas aux contrats d'Ijara Art. 19. — En cas de perte partielle ou totale du bien loué, le crédit-
financement. bailleur a seul vocation à recevoir les indemnités d'assurance portant
Le bien donné en crédit-bail peut faire l'objet d'un nantissement ou sur le bien loué, nonobstant la prise en charge par le crédit-preneur des
d'un gage de toute nature ou d'une hypothèque consentie par le crédit- primes de l'assurance ou des assurances souscrite(s) et sans qu'il soit
bailleur. En cas de réalisation par un tiers de l'une de ces garanties, besoin d'une délégation spéciale consentie, à cet effet.
les obligations et les droits du crédit-bailleur découlant du contrat de Lorsque les sommes perçues de l'assureur excèdent le montant des
crédit- bail sont transférés au nouveau propriétaire du bien donné en loyers à échoir, augmenté des loyers échus, impayés et des intérêts de
crédit-bail. retard, le crédit-bailleur restitue l'excédent au crédit-preneur par voie
Dans le cas où le crédit-preneur exerce l'option d'achat sur le bien, de compensation avec les loyers échus et impayés, puis avec les loyers
prévue en sa faveur dans le contrat de crédit-bail, le crédit-bailleur est à échoir. Cette disposition ne s'applique pas aux contrats d'Ijara finan
tenu de purger, sans délai et sous peine de dommages et intérêts, toute
cement.
charge où hypothèque grevant le bien. Les frais y afférents sont à la
charge du crédit-bailleur. Art. 20. — Lorsque le bien loué est assorti d'un certificat de propriété,
Art. 13. — Le crédit-bailleur est tenu : ce titre n'est muté au profit du crédit-preneur que lorsque celui-ci devient
- au moment de l'achat du bien, d'informer par écrit le fournisseur, propriétaire du bien.
que le bien sera donné en crédit-bail à un crédit-preneur dont il doit Afin dé sécuriser les droits du crédit-bailleur sur le bien loué pendant
communiquer le nom et l'adresse. A défaut d'une telle information, tout la durée du contrat de crédit-bail, il est procédé, à sa demande, à l'appo
manquement du fournisseur aux obligations stipulées dans le contrat de
fourniture engage la responsabilité du crédit- bailleur envers le crédit- sition d'un cachet spécial sur ledit certificat indiquant que le bien est
preneur ; loué en vertu d'un contrat de crédit-bail.
- de payer au fournisseur lé prix convenu pour l'acquisition du bien, CHAPITRE 3
une fois reçu le procès-verbal de réception du bien dûment signé par le Droits et obligations du crédit-preneur
fournisseur et le crédit-preneur ; Art. 21. — Le crédit-preneur peut jouir et user des biens reçus en
- de garantir au crédit-preneur une jouissance paisible du bien loué. crédit-bail à compter de la date de livraison effective et jusqu'au terme
Cette obligation ne couvre que les troubles de jouissance survenus du du contrat, dans le respect de ses obligations légales et conventionnelles.
fait du crédit-bailleur ou de ses ayants droit ou de ses préposés. Sauf stipulation contractuelle contraire, le crédit-preneur n'est pas
Art. 14. - L'absence de livraison, la livraison tardive ou la livraison titulaire d'un droit au renouvellement du contrat.
d'un bien non-conforme n'ouvrent au crédit-preneur d'action contre le
crédit-bailleur que lorsqu'elles procèdent d'un acte, d'une omission ou Art. 22. — Le crédit-preneur peut céder à des tiers tout ou partie de
d'une faute du crédit-bailleur, notamment le défaut de paiement du prix. ses droits issus du contrat de crédit-bail. Toutefois, il doit préalablement
obtenir le consentement écrit du crédit-bailleur.
Si l'inexécution par le fournisseur de ses obligations résulte du non-
Art. 23. — Le crédit-preneur est tenu de payer les loyers dans les
respect par le crédit-bailleur des siennes, le crédit-preneur peut retenir
les loyers stipulés au contrat de crédit-bail. conditions fixées par le contrat.
Dans les contrats d'Ijara financement, le paiement du premier loyer Art. 24. — Le crédit-preneur doit exploiter le bien loué en bon père
ne peut intervenir avant la livraison d'un bien conforme. de famille. Il veille à la bonne conservation du bien, l'exploite dans des
conditions normales pour des biens de cette nature et le maintien dans
Toute modification du contrat de fourniture intervenue sans l'accord l'état où il a été livré, sous réserve de l'usure procédant d'un usage nor
du crédit-preneur est inopposable à ce dernier et le crédit-bailleur est, mal.
dans un tel cas, garant de l'exécution du contrat de fourniture dans sa
A l'exception des biens incorporels, tous les biens donnés en crédit-
rédaction initiale.
bail doivent être revêtus par le crédit-preneur à la date de la livraison,
Dans les contrats d'Ijara financement, le contrat de fourniture doit être sur une pièce essentielle et d'une manière apparente, d'une plaque fixée
établi par acte séparé. à demeure indiquant que le bien est la propriété du crédit-bailleur.
Section 2 . — garanties et privilèges Sauf disposition contraire du contrat de crédit-bail, l'obligation d'en
Art. 15. — Outre les sûretés conventionnelles éventuellement conve tretenir le bien loué est à la charge et aux frais du crédit-preneur, lequel
nues, le crédit-bailleur dispose, pour le recouvrement de sa créance née doit notamment satisfaire aux instructions techniques d'utilisation déli
du contrat de crédit-bail en principal et accessoires, à due concurrence vrées par le fabricant ou par le fournisseur du bien.
du montant réclamé, d'un privilège général sur tous lès biens mobiliers Sauf dispositions contraires du contrat de crédit-bail et par exception
et immobiliers, créances et avoirs en compte du crédit-preneur prenant à toute disposition légale contraire, l'obligation de payer les taxes et
rang immédiatement après les privilèges édictés par l'article pertinent impôts et autres charges grevant la détention et l'utilisation du bien loué
de l'Acte uniforme de l'OHADA portant organisation des sûretés. csi a la cùaige du crédit-preneur.
22 janvier 2018 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DECOTE D'IVOIRE 83
Art. 25. — Le crédit-preneur peut, à l'expiration de la durée détermi- L L'immeuble, donné en crédit-bail, doit satisfaire aux exigences
née de location et à sa seule appréciation soit : '"p formulééspar les textes législatifs, fiscaux et réglementaires relatifs au
- lever l'option en achetant le bien loué pour sa valeur financière régime foncier et domanial.
résiduelle telle que fixée au contrat de crédit-bail. Les dispositions Sauf dispositions contractuelles contraires, pendant la période de réa
légales du droit de la vente relatives à la garantie des vices apparents ou lisation des constructions, le crédit-preneur paie uniquement des pré
cachés ne s'appliquent pas aux cessions convenues entre crédit-bailleur
et crédit-preneur, à compter de là daté de la levée de l'option d'achat ; loyers au crédit-bailleur, calculés sur la base des montants de finance
ments effectivement décaissés. Les loyers eux-mêmes sont exigibles à
- renouveler, en cas d'accord avec le crédit-bailleur, la location pour
une période et moyennant un loyer à convenir entre les parties en tenant compter de la date de réception des travaux par le crédit- preneur.
Dans le cas d'un bail à construction sur le terrain du crédit-preneur,
compte d'une nouvelle base locative à déterminer d'un commun accord
ou à dire d'expert ; le contrat doit notamment contenir les stipulations suivantes :
- restituer le bien loué au crédit-bailleur dans l'état où il a été loué, - l'autorisation du crédit-preneur donnée au crédit-bailleur de réaliser
sous réserve de l'usure consécutive à un usage normal du bien. les constructions convenues ;
Le crédit-preneur peut aussi lever l'option d'achat avant la fin du - l'accord sur la constitution d'une hypothèque sur le terrain en faveur
contrat, le cas échéant, après un délai minimum de location fixé dans le du crédit-bailleur ;
contrat - une option d'achat du terrain au profit du crédit-bailleur. Celle-ci
Le prix à payer dans ce cas pourra être égal à l'encours restant dû en ne peut être exercée qu'en cas de défaillance dûment prouvée du crédit-
principal augmenté, le cas échéant, d'une commission de rachat anticipé preneur dans l'accomplissement de ses obligations contractuelles de
fixée, d'un commun accord, dans le contrat de crédit-bail. nature à justifier la résiliation du contrat ;
Art 26. — Le crédit-preneur ne peut ni vendre le bien loué, ni consti - le prix de la levée de l'option d'achat susmentionnée. Il doit s'agir
tuer une sûreté en faveur d'un autre créancier sur ce bien.
d'un prix réel arrêté de commun accord ou à dire d'expert et assorti
Art. 27. — Sauf stipulation contraire du contrat ou accord ultérieur
d'une indexation annuelle à convenir dans le contrat ;
entre les parties, les produits et profits tirés de l'emploi du bien donné
- la possibilité pour le crédit-bailleur de saisir le juge compétent d'une
en crédit-bail ainsi que toute amélioration separable du bien apportée à
celui-ci avec le consentement exprès du crédit-bailleur restent la pro demande de levée d'option d'achat du terrain au prix convenu après
priété du crédit- preneur. consignation de ladite somme auprès d'un établissement spécialisé en
Les améliorations faites par le crédit-preneur sans le consentement du matière de dépôts et de consignations et, le cas échéant auprès d'une
crédit-bailleur ne lui ouvrent, sauf stipulation contractuelle contraire, banque ou d'un notaire et ce, en cas de résiliation du contrat aux torts du
droit à aucune indemnité. crédit-preneur et de refus par ce dernier de vendre le terrain.
Lorsque le crédit-preneur, à ses frais et avec le consentement écrit du CHAPITRE 2
crédit-bailleur, apporte aux biens des améliorations qui ne peuvent en Obligations du crédit-preneur et exclusions
être séparées sans les endommager, le crédit-preneur, qui ne lève pas Art. 32. — Sauf accord contraire des parties, toutes les obligations et
l'option d'achat doit au terme du crédit-bail et sauf stipulation contraire, responsabilités juridiques et fiscales afférentes à la détention ou à l'usage
recevoir compensation au titre des frais d'amélioration exposés. sont transférées au crédit-preneur. Celui-ci est notamment tenu :
CHAPITRE 4 - de payer les taxes, impôts et autres charges similaires grevant le bien
Droits et obligations du fournisseur
immobilier loué ;
Art. 28. — Le fournisseur a l'obligation de livrer au crédit-preneur - de ne pas apporter au bien immobilier loué et à ses dépendances, un
les biens achetés et loués conformes et dans les délais impartis par le
changement qui en diminuerait la jouissance ;
contrat de fourniture. - d'effectuer à ses frais dans les locaux loués toutes les réparations
L'acceptation du bien intervient lorsque le fournisseur retourne au cré incombant généralement aux propriétaires.
dit-bailleur le bon de livraison approuvé par le crédit-preneur lequel Art. 33. — Le bien immobilier mis en crédit-bail ne peut au cours de
peut, lors de la réception du ou des biens, se faire assister par un expert. la durée du contrat, être le siège d'une constitution de fonds de com
merce.
L'acceptation du bon de livraison ne fait pas obstacle à l'exercice, par
le crédit-preneur, de l'action directe en garantie des vices cachés contre Art. 34. — Au terme de la durée de location stipulée au contrat de
le fournisseur. Dans les contrats d'Ijara financement l'action en garantie crédit-bail, et en cas de non-levée de l'option d'achat, le crédit-preneur
des vices cachés contre le crédit-bailleur peut également être intentée. ne peut prétendre au maintien dans les lieux loués. Il ne peut pas non
Art. 29. — En cas de défaut de livraison du bien loué, de livraison plus se prévaloir de la propriété commerciale et de la constitution d'un
fonds de commerce sur l'immeuble mis en crédit-bail et est tenu, sauf
partielle, de livraison tardive, de livraison non-conforme au contrat de
fourniture ou d'éviction, le crédit-preneur ou, à défaut le crédit-bailleur stipulation contraire, de restituer l'immeuble loué libre de tout occupant.
Art. 35. — Les dispositions de l'Acte uniforme de l'OHADA portant
peut exiger du fournisseur la livraison d'un bien conforme ou la mise sur le droit commercial général relatives au fonds de commerce, aux
en œuvre de la garantie d'éviction. Le crédit-bailleur peut en outre, met
tre en œuvre toutes les mesures prévues par le droit commun pour baux commerciaux, à la gérance libre et à la location gérance ne sont
contraindre le fournisseur à s'exécuter et à réparer tout préjudice procé pas applicables aux rapports entre le crédit-bailleur et le crédit-preneur.
dant de l'inexécution de ses obligations contractuelles. TITREV
Art. 30. — Pour être exonéré des obligations prévues aux articles Responsabilité civile et pénale
CHAPITRE 1
28 et 29 de la présente loi, le fournisseur doit apporter la preuve que le
défaut de livraison, la livraison partielle ou la livraison tardive du bien Responsabilité civile
Art. 36. — En cas de défaillance du crédit-bailleur dans l'accomplis
objet du contrat résulte soit du fait du crédit-bailleur, soit du fait du cré
sement de ses obligations légales ou contractuelles, le crédit-preneur ou
dit-preneur, soit d'un cas de force majeure. le fournisseur peuvent agir en réparation contre le crédit-bailleur.
TITRE IV
En cas de manquement grave du crédit-bailleur à ses obligations
Règles spécifiques au crédit-bail immobilier
CHAPITRE 1 contractuelles, rendant impossible l'utilisation par le crédit-preneur des
biens loués, ce dernier peut résilier le contrat.
Objet et modalités du crédit-bail immobilier Art. 37. — Le crédit-preneur est responsable de la perte et des dom
Art 31. — Le crédit-bail immobilier peut porter sur :
- l'achat et la location d'un immeuble construit ; mages causés aux tiers ou à des biens du fait de la possession ou de l'uti
lisation du bien loué.
- l'achat d'un terrain et le financement des constructions ; Cette responsabilité ne couvre pas les dommages causés par les vices
- le financement des constructions à réaliser sur un terrain appartenant qui engagent la responsabilité directe du fournisseur ou du fabricant à
au crédit-preneur. l'égard du crédit-preneur.
84 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DECOTE D'IVOIRE 22 janvier 2018
Le crédit-preneur assume entièrement la responsabilité civile et éven Les droits du crédit-bailleur s'exercent par la reprise du bien loué
tuellement pénale des dommages causés par les biens loués, conformé conformément aux dispositions des articles 45 et 46 de la présente loi,
ment aux dispositions de la législation en vigueur. ainsi que par l'exercice de son privilège sur les actifs réalisables du cré
Si la destruction du bien loué n'est pas du fait du crédit-bailleur, le crédit- dit-preneur, et le cas échéant, sur le patrimoine propre de ce dernier.
preneur doit continuer à payer les loyers pour les échéances précédemment Art. 45. — Si le contrat de crédit-bail est établi par acte authentique
fixées dans le contrat de crédit-bail. Dans les contrats d'Ijara financement et revêtu de la formule exécutoire, le crédit-bailleur muni de la grosse
les parties peuvent limiter la responsabilité du crédit- preneur. délivrée par le notaire peut lorsque le crédit-preneur n'a pas réglé une
Art 38. — La responsabilité du fait des biens donnés en crédit-bail ou plusieurs échéances de loyers et ne fait l'objet d'aucune procédure
collective, faire procéder par voie d'huissier de justice à la récupération
ainsi que tous les risques afférents à ces biens, incluant la perte totale, du bien loué entre les mains du crédit-preneur, de ses ayants-droit,
le dommage, le vol, le mauvais montage, l'installation ou l'utilisation préposés ou sous-traitants ou auprès de tout tiers.
des biens rendant impossible leur usage selon leurs spécifications tech CHAPITRE 2
niques et commerciales, sont transférés au crédit-preneur dès lors que Voies de recours
les biens sont mis à sa disposition, sauf disposition contraire du contrat Art. 46. — Si le contrat de crédit-bail est sous seing privé, le crédit-
de crédit-bail. bailleur peut, en vue de la restitution de son bien et après r oir mis en
demeure le crédit-preneur par voie d'huissier de justice de restituer sous
Art. 39.—En cas de dommage causé par des tiers aux biens loués, le
quinze jours, restée sans effet, agir soit :
crédit-preneur a l'obligation de remettre les biens en état. Il peut agir - en référé de droit commun. Dans ce cas, le président de la juridiction
contre les tiers responsables afin de recouvrer les frais exposés à cette compétente statue, dans le mois qui suit sa saisine, sur la restitution des
occasion. biens meubles donnés en crédit-bail ou sur l'expulsion du crédit- preneur
Dans les contrats d'Ijara financement, les parties peuvent limiter la de l'immeuble mis en crédit-bail immobilier ;
- conformément aux dispositions relatives à l'injonction de délivrer
responsabilité du crédit-preneur.
Le crédit-preneur doit notifier au crédit-bailleur par écrit, toute atteinte prévue par l'Acte uniforme de l'OHADA portant organisation des
à sa jouissance des biens loués causée par des tiers et toute revendication procédures simplifiées de recouvrement et des voies d'exécution ;
- par une simple ordonnance insusceptible d'opposition, rendue à pied
par des tiers de la propriété des biens loués. Cette notification doit
intervenir dans un délai de sept jours à compter de la date à laquelle le de requête par le président du tribunal du lieu du domicile du crédit-
crédit-preneur a eu connaissance de ces éléments. En cas de carence du preneur. L'appel interjeté contre une telle ordonnance n'est pas suspensif
d'exécution.
crédit-preneur, ce dernier est responsable envers le crédit-bailleur des
conséquences dommageables du défaut de notification. La récupération d'un matériel roulant faisant l'objet d'une carte grise,
CHAPITRE 2 intervient avec l'assistance des services de police ou de gendarmerie.
Responsabilité pénale Le chef du poste de police ou de gendarmerie du lieu de la demande
Art. 40. — Le crédit-preneur, qui usurpe la qualité de propriétaire d'assistance émet un avis de recherche sur tout le territoire national.
d'un bien donné en crédit-bail, le détourne ou refuse de le restituer, Si le véhicule est immobilisé dans un autre lieu, il doit être rapatrié à
notamment en se prévalant de ce qu'un bien meuble donné en crédit- la source de l'avis de recherche et délivré à l'huissier de justice en charge
bail serait devenu sa propriété du fait de l'incorporation de ce bien dans de l'exécution.
un immeuble lui appartenant, est puni d'un emprisonnement d'un à cinq
ans et d'une amende de 300.000 à 3.000.000 de francs CFA. Art. 47. — Le crédit-bailleur, qui a récupéré son bien conformément
Le crédit-preneur, qui, en violation des dispositions de l'article 26 de aux dispositions des articles 45 et 46 de la présente loi, peut le vendre
h présente loi, vend ou met en garantie le bien objet du crédit-bail, est ou le donner à nouveau en crédit-bail à une autre personne physique ou
puni d'un emprisonnement d'un à cinq ans et d'une amende de 300.000 morale, nonobstant toute contestation émise par le crédit-preneur.
à 3.000.000 de francs CFA. Art. 48. — Le crédit-preneur défaillant ne peut bénéficier d'aucun
Art. 41.—Est passible d'un emprisonnement de deux mois à un an et délai de grâce pour l'exécution de son obligation de restitution des biens
d'une amende de 50.000 à 500.000 francs CFA, toute personne qui fait
obstacle à l'apposition des plaques visées à l'article 24 de la présente loi loués, laquelle ne constitue pas une obligation de paiement au sens de
ou qui détruit retire ou recouvre les marques ainsi apposées avant le l'Acte uniforme de l'OHADA portant organisation des procédures sim
transfert effectif de la propriété du bien au crédit-preneur. plifiées de recouvrement et des voies d'exécution.
Est passible des mêmes peines toute manœuvre frauduleuse visant à TITRE VII
dissimuler aux tiers les droits du crédit-bailleur sur le bien. Effets de la dissolution et des procédures collectives d'apurement
TTTREVI du passif sur le contrat de crédit-bail
Rupture et résiliation du contrat de crédit-bail et voies de recours CHAPITRE 1
CHAPITRE I Dispositions relatives au crédit-preneur
Rupture et résiliation du contrat de crédit-bail Art. 49. — En cas de dissolution, mise en règlement préventif, redres
Art. 42. — Le contrat de crédit-bail prend fin à la survenance du terme sement judiciaire ou de liquidation des biens du crédit-preneur, le bien
stipulé. Il peut également prendre fin par accord des parties avant le loué échappe à toutes poursuites des créanciers de celui-ci, chirogra-
terme fixé dans le contrat
Art. 43. — Lors de la survenance du terme du contrat de crédit-bail phaires ou privilégiés quels que soient leur statut juridique et leur rang
et, à défaut de levée de l'option d'achat ou de reconduction du contrat et qu'ils soient considérés individuellement ou constitués en masse dans
le crédit-preneur restitue spontanément le bien au crédit-bailleur. le cadre d'une procédure judiciaire collective.
A défaut, la récupération du bien s'effectue conformément aux disposi
tions des articles 45 à 49 ci- dessous. En cas de redressement judiciaire ou de liquidation des biens du cré
Art. 44. — Sous réserve des dispositions du titre VII de la présente dit-preneur, le syndic peut dans les soixante jours à compter de la date
loi, la rupture du contrat de crédit-bail pendant la période irrévocable de sa désignation, choisir de continuer le contrat de crédit-bail dans les
entraîne, si elle, est le fait du crédit-preneur et notamment en cas de conditions convenues, ou d'y mettre fin.
défaut de paiement d'une ou de plusieurs échéances de loyer, le paiement
au crédit-bailleur, outre les loyers échus impayés et les intérêts, d'une A la fin de la période mentionnée à l'alinéa 2 du présent article, et si
indemnité. Le montant minimum de cette indemnité ne peut être infé aucune décision ne parvient au crédit- bailleur, le bien objet du contrat
rieur à celui des loyers restant dus, à moins que les parties n'en aient
de crédit-bail doit lui être restitué.
convenu autrement
22 janvier 2018 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DECOTE D'IVOIRE 85
Art. 50. — Le crédit-bailleur ne peut s'il n'a pas publié le contrat, CHAPITRE2
de crédit-bail, demander la restitution du bien loué que par la voie de la Dispositions finales
revendication et dans les conditions prévues par les articles pertinentes Art 56. — Sont abrogées toutes les dispositions antérieures contraires
de l'Acte uniforme de l'OHADA portant organisation des procédures notamment la loi n° 2015-905 du 30 décembre 2015 portant organisation
collectives d'apurement du passif. Si le contrat de crédit-bail a été publié, du crédit-bail en Côte d'Ivoire.
le crédit-bailleur est dispensé de l'action en revendication prévue par les Art. 57. — La présente loi sera publiée au Journal officiel àt la
textes susvisés et peut agir en restitution. République de Côte d'Ivoire et exécutée comme loi dé l'Etat
Si, après avoir informé le crédit-bailleur, le syndic décide de continuer Fait à Abidjan, le 7 décembre 2017.
l'exécution du contrat jusqu'à son terme et qu'à la survenance de celui-
ci, l'option d'achat n'a pas été exercée, le bien est alors immédiatement Alassane OUATTARA.
et de plein droit restitué au crédit-bailleur.
Sans préjudice des alinéas précédents, le crédit-bailleur est en droit
de réclamer les loyers et toutes les autres sommes résultant du contrat DECRETn° 2017-598 du 27septembre 2017portant nomination
de crédit-bail, payables jusqu'à la restitution des biens, ainsi qu'une de directeurs centraux au ministère de l'Education nationale,
indemnité de jouissance calculée au prorata du dernier loyer facturé pour de l'Enseignement technique et de la Formation professionnelle.
toute période de détention du bien en crédit-bail au-delà du terme du
contrat. LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE,
Art. 51. — Si le crédit-preneur soumis à la procédure collective ne Sur rapport du ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement
procède pas au paiement d'une échéance de loyer, le crédit-bailleur peut technique et de la Formation professionnelle,
mettre en demeure le syndic selon les modalités prévues à l'article Vu la Constitution ;
pertinent de l'Acte uniforme de l'OHADA portant organisation des Vu la loi n° 92-570 du 11 septembre 1992 portant Statut général de la
Fonction publique ;
procédures collectives d'apurement du passif.
Art. 52. — Lorsque le contrat de crédit-bail est assorti d'intérêts Vu la loi n° 63-163 du 11 avril 1963 portant institution d'une indem
nité représentative de frais en faveur des fonctionnaires et agents occu
moratoires en faveur du crédit-bailleur, l'ouverture d'une procédure de
redressement judiciaire ou de liquidation des biens du crédit-preneur pant certains emplois, tel que modifié par le décret n° 81-642 du 5 août
1981 ;
donne lieu à l'application de l'article pertinent de l'Acte uniforme de Vu le décret n° 93-607 du 2 juillet 1993 portant modalités communes
l'OHADA portant organisation des procédures collectives d'apurement d'application du Statut général de la Fonction publique ;
du passif. Vu le décret n° 93-609 du 2 juillet 1993 portant modalités particulières
CHAPITRE 2 d'application du Statut général de la Fonction publique ;
Dispositions relatives au crédit-bailleur Vu le décret n° 98-740 du 22 décembre 1998 fixant les grades minima
Art. 53. — En cas de dissolution, mise en règlement préventif, redres d'accès à certaines fonctions d'Etat ;
sement judiciaire ou de liquidation des biens du crédit-bailleur, le bien Vu le décret n° 2015-432 du 10 juin 2015 portant classification des
loué échappe à toutes poursuites des créanciers de celui-ci, chirogra- grades et emplois dans l'administration de l'Etat et dans les Etablisse
phaires ou privilégiés, quels que soient leur statut juridique [Link] rang ments publics nationaux ;
et qu'ils soient considérés individuellement ou constitués en masse. Vu le décret n° 2017-12 du 10 janvier 2017 portant nomination du
En cas de dissolution, mise en règlement préventif, redressement Premier Ministre, Chef du Gouvernement tel que modifié par le décret
judiciaire ou de liquidation des biens du crédit-bailleur, le crédit-preneur n° 2017-474 du 19 juillet 2017 ;
peut, soit : Vu le décret n° 2017-14 du 11 janvier 2017 portant nomination des
- continuer le contrat de crédit-bail conformément aux conditions
membres du Gouvernement, tel que modifié par le décret n° 2017-475
initiales et exercer l'option d'achat à la date indiquée dans le contrat ; du 19 juillet 2017;
- remettre le bien loué au liquidateur ou au syndic en lui notifiant la Vu le décret n° 2017-45 du 25 janvier 2017 portant attributions des
résiliation du contrat et se joindre aux autres créanciers pour recouvrer membres du Gouvernement, tel que modifié par le décret n° 2017-596
les montants qu'il a payés au crédit-bailleur, après déduction des loyers du 27 septembre 2017 ;
relatifs à la période de son usage du bien loué. Vu le décret n° 2017-150 du 1er mars 2017 portant organisation du
Art 54. — Lorsqu'à l'issue d'une procédure collective, l'intégralité ministère de l'Education nationale, de l'Enseignement technique et de
des droits du crédit-bailleur sur le bien est transmise à un tiers, ce dernier la Formation professionnelle,
dispose de tous les droits du précédent crédit-bailleur. Il est alors tenu Le Conseil des ministres entendu,
de toutes les obligations de ce dernier conformément aux stipulations
DECRETE :
du contrat de crédit-bail. Il ne peut reprendre le bien loué ni résilier le
contrat de crédit-bail, sauf inexécution par le crédit-preneur des obliga Article 1. — Sont nommés directeurs centraux au ministère
tions mises à sa charge par le contrat de crédit-bail. de l'Education nationale, de l'Enseignement technique et de la
TITRE Vin Formation professionnelle :
Dispositions transitoires et finales - M. TRAORE Berna, professeur de lycée de Finances-Comp
CHAPITREI tabilité et Gestion, mie 239 228-M, catégorie A, grade A4, direc
Disposition transitoire teur de l'Enseignement technique ;
Art. 55. — Les sociétés constituées antérieurement à l'entrée en - M. Sékou TRAORE, professeur de lycée en Electrotech-
vigueur de la présente loi, quelle que soit la qualification donnée à leurs nique, mie 201 660-^V, catégorie A, grade A4, directeur des
opérations, qui font habituellement des opérations de crédit-bail au sens Filières, de l'Innovation et de la Qualité.
de la présente loi, disposent d'un délai de douze mois à compter de sa
Art. 2. — Les intéressés auront droit aux indemnités et avan
date d'entrée en vigueur pour s'y conformer.
tages prévus par les textes en vigueur.
86 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DECOTE D'IVOIRE 22 janvier 2018
Art. 3. — Le ministre de l'Education nationale, de 1 ' Ensei DECRETn° 2017-600 du 27 septembre 2017portant nomination
gnement technique et de la Formation professionnelle, le ministre des membres du Conseil d'administration de la société d'Etat
de la Fonction publique, le ministre de l'Economie et des dénommée Institut national de la Statistique, en abrégé INS.
Finances et le secrétaire d'Etat auprès du Premier Ministre, LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE,
chargé du Budget et du Portefeuille de l'Etat assurent, chacun en Sur rapport conjoint du ministre du Plan et du Développement et du
ce qui le concerne, l'exécution du présent décret qui sera publié
secrétaire d'Etat auprès du Premier Ministre, chargé du Budget et du
au Journal officiel de la République de Côte d'Ivoire.
Portefeuille de l'Etat
Fait à Abidjan, le 27 septembre 2017.
Vu la Constitution ;
Alassane OUATTARA.
Vu l'Acte uniforme relatif au droit des Sociétés commerciales et du
Groupement d'intérêt économique ;
DECRETn° 2017-599 du 27septembre 2017portant nomination Vu la loi n° 97-519 du 4 septembre 1997 portant définition et organi
du directeur des Services vétérinaires du ministère des sation des sociétés d'Etat telle que modifiée par l'ordonna tee n°2016-
Ressources animales et halieutiques. 1159 du 28 décembre 2016 ;
LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, Vu le décret n° 96-975 du 18 décembre 1996 portant transformation
Sur rapport du ministre des Ressources animales et halieutiques, de l'Institut national de la Statistique en société d'Etat ;
Vu la Constitution ; Vu le décret n° 2017-12 du 10 janvier 2017 portant nomination du
Vu la loi n° 92-570 du 11 septembre 1992 portant Statut général de la Premier Ministre, Chef du Gouvernement tel que modifié par le décret
Fonction publique ; n° 2017-474 du 19 juillet 2017 ;
Vu le décret n° 63-163 du 11 avril 1963 portant institution d'une Vu le décret n° 2017-14 du 11 janvier 2017 portant nomination des
indemnité représentative de frais eh faveur des fonctionnaires et agents membres du Gouvernement tel que modifié par le décret n° 2017-475
occupant certains emplois, tel que modifié par le décret n° 81-642 du du 19 juillet 2017;
5 août 1981 ;
Vu le décret n° 2017-45 du 25 janvier 2017 portant attributions des
Vu le décret n° 93-607 du 2 juillet 1993 portant modalités communes membres du Gouvernement tel que modifié par le décret n° 2017-596
d'application du Statut général de la Fonction publique ; du 27 septembre 2017 ;
Vu le décret n° 93-609 du 2 juillet 1993 portant modalités particulières
Le Conseil des ministres entendu,
d'application du Statut général de la Fonction publique ;
DECRETE :
Vu le décret n° 98-740 du 22 décembre 1998 fixant les grades minima
d'accès à certaines fonctions de l'Etat ; Article 1. — Sont nommés membres du Conseil d'administra
Vu le décret n° 2014-552 du 1er octobre 2014 portant organisation du tion de la société d'Etat dénommée Institut national de la Statis
ministère des Ressources animales et halieutiques ; tique, en abrégé INS :
- M. KAM1SSOKO Mamadouba, représentant le Président de
Vu le décret n° 2015-432 du 10 juin 2015 portant classification des
la République ;
grades et emplois dans l'administration de l'Etat et dans les Etablisse
ments publics nationaux ; - M. Jean Marc KOFFI BROU, représentant le Premier Minis
Vu le décret n° 2017-12 du 10 janvier 2017 portant nomination du tre, ministre du Budget et du Portefeuille de l'Etat ;
Premier Ministre, chef du Gouvernement tel que modifié par le décret - M. YEO Nahoua, représentant le ministre du Plan et du
n° 2017-474 du 19 juillet 2017 ; Développement ;
Vu le décret n° 2017-14 du 11 janvier 2017 portant nomination des - M. SYLLA Moussa, représentant le ministre de l'Enseigne
membres du Gouvernement tel que modifié par le décret n° 2017-475 ment supérieur et de la Recherche scientifique ;.
du 19 juillet 2017;
- M. ADOPO Fiacre, représentant le secrétaire d'Etat auprès du
Vu le décret n° 2017-45 du 25 janvier 2017 portant attributions des
Premier Ministre, chargé du Budget et du Portefeuille de l'Etat ;
membres du Gouvernement, tel que modifié par le décret n° 2017-596
du 27 septembre 2017 ; - M. SANOGO Yaya, représentant le ministre de l'Economie
Le Conseil des ministres entendu, et des Finances ;
DECRETE : - M. BAYO Ibrahima, représentant le ministre de l'Intérieur
Article 1. — M. KOUADIO Adaman, mie 330 724-D, docteur et de la Sécurité ;
vétérinaire, grade A4, Ie classe, 1er échelon, est nommé directeur - M. DOUKOURE Lassiné, représentant le ministre de la
des Services vétérinaires au ministère des Ressources animales Fonction publique ;
et halieutiques. - M. LIMITE Koko Morou, représentant la Banque centrale
Art. 2. — L'intéressé aura droit aux indemnités et avantages des Etats de l'Afrique de l'Ouest.
prévus par les textes en vigueur. Art. 2. — Les intéressés auront droit aux avantages et indem
Art. 3. — Le ministre des Ressources animales et halieutiques, nités prévus par les textes en vigueur.
le ministre de l'Economie et des Finances, le ministre de la Fonc Art. 3. — Le ministre du Plan et du Développement, le ministre
tion publique et le secrétaire d'Etat auprès du Premier Ministre, de l'Economie et des Finances et le secrétaire d'Etat auprès du
chargé du Budget et du Portefeuille de l'Etat assurent,.chacun en Premier Ministre, chargé du Budget et du Portefeuille de l'Etat
ce qui le concerne, l'exécution du présent décret qui sera publié assurent, chacun en ce qui le concerne, l'exécution du présent
au Journal officiel de la République de Côte d'Ivoire. décret qui sera publié au Journal officiel de la République de
Côte d'Ivoire.
Fait à Abidjan, le 27 septembre 2017.
Fait à Abidjan, le 27 septembre 2017.
Alassane OUATTARA.
Alassane OUATTARA.
22 janvier 2018 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE DECOTE D'IVOIRE 87
Nom et prénoms : ZADI Ossoro Grégoire. -être une plateforme d'échanges et de concertation entre ces sociétés ;
Date et lieu de naissance : 5 janvier 1965 à Kripahio. - organiser la participation des membres à tous travaux d'informa
Fonction : trésorier adjoint
Adresse : 47 60 91 54. tions, d'études, d'établissement de statistiques et d'assainissement du
Conseil de surveillance réseau d'intermédiaires en assurance ;
Nom et prénoms : DAHI Zoane Gokou.
Date et lieu de naissance : 19 mars 1956 à Kripahio/Gagnoa. - favoriser la mise en œuvre de toutes dispositions utiles susceptibles
Adresse :A9 6026 50. de sauvegarder l'intérêt commun des membres.
Fonction : président
Siège social : Abidjan-Plateau, boulevard de l'Indénié.
Nom et prénoms : GBOMENE Gnoko Germain.
Date et lieu de naissance : vers 1950 à Kripahio/Gagnoa. Adresse : 01 B.R 222 Abidjan 01.
Adresse :A9 0610 33. Présidente : Mme DAGO Rosalie épse LOGON.
Fonction : secrétaire.
Abidjan, le 29 décembre 2017.
Le soussigné TELLY Joseph Désiré (yice-pcd) sollicite que la présente P/le ministre et P.D. ;
constitue une demande d'immatriculation au RSC. le directeur de Cabinet,
La conformité de la déclaration avec les pièces justificatives produites Vincent TOHBIIrié.
en application de l'acte uniforme sur le droit des sociétés coopératives
a été vérifiée par le greffier en chef soussigné qui a procédé à l'inscription
le 7 novembre 2017 sous le numéro CI-GAG-2017-C.39.
RECEPISSE DE DECLARATION
Gagnoa, le 7 novembre 2017.
M0 KOFFI Kan Charles ; D'ASSOCIATION N° 437/MIS/DGAT/DAG/SDVA
administrateur des Le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité, conformément à la loi n°60-
Greffes et Parquets 315 du 21 septembre 1960 relative aux associations, donne récépissé de
grade principal
déclaration à l'association définie comme suit :
EMBRYON D'AMOUR
RECEPISSE DE DECLARATION L'organisation non gouvernementale dénommée «Embryon d'Amour»
D'ASSOCIATION N° 426/MIS/DGAT/DAG/SDVA a pour objet de:
Le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité, conformément à la loi n°60- - développer les facultés physiques, intellectuelles et morales des
315 du 21 septembre 1960 relative aux associations, donne récépissé de
déclaration à l'association définie comme suit : filles, des femmes et des hommes sur les méfaits et les désolations
ONG HERITAGE D'AFRIQUE occasionnés par la pratique de ravoitement ;
- amener les populations à proscrire l'avortement à travers des cam
L'organisation non gouvernementale dénommée «ONG HERITAGE
D'AFRIQUE» a pour objet de : pagnes de sensibilisation ;
- contribuer à la promotion de la médecine traditionnelle et de la - soutenir et appuyer les actions entreprises par les pouvoirs publics
naturothérapie ; en faveur de la protection des femmes et des jeunes filles-mères ;
- créer un cadre d'échanges entre les praticiens de la médecine tradi
tionnelle en vue de contribuer au renforcement de leurs capacités ; -participer à la lutte contre les grossesses en milieu scolaire à travers
- participer à la promotion et à la conservation de la biodiversité à la création de centres d'écoute et d'éducation feminine ;
travers des journées de sensibilisation. - éduquer et sensibiliser les femmes sur les valeurs féminines
Siège social: Abidjan-Yopougon, Williamsville, zone industrielle africaines;
MICAO,lot770,flot92. - contribuer à l'alphabétisation des femmes et leur apporter un appui
Adresse : 01 BJ*. 6421 Abidjan 01. dans la mise en œuvre de microprojets ;
Président : M. KONE PLEGUEFANGA BRAHTMA. - appuyer et accompagner toute action de développement visant
Abidjan, te 29 décembre 2017. l'amélioration des conditions de vie des populations à faible revenu, en
P/le ministre et P.D. ;
le directeur de Cabinet, particulier des femmes.
Vincent TOHBIIrié. Siège social : Abidjan-Koumassi, quartier Sicogi, lot n° 1673.
Adresse : 01BJP1748 Abidjan 01.
RECEPISSE DE DECLARATION Présidente : M. KOFFI Lydia Serwah Patience épse NIAMB A
D'ASSOCIATION N°48LTMIS/DGAT/DAG/SDVA Abidjan, le 29 décembre 2017.
Le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité, conformément à la loi n°60-
315 du 21 septembre 1960 relative aux associations, donne récépissé de P/le ministre et P.D. ;
déclaration à l'association définie comme suit : le directeur de Cabinet,
POOL ASSURANCE DE TRANSPORT Vincent TOHBIIrié.
PUBLIQUE DE VOYAGEURS
L'association dénommée «POOL ASSURANCE DE TRANSPORT IMPRIMERIE NATIONALE DB COTE D'IVOIRE dépôt légal n° 102 ISO
PUBLIQUE DE VOYAGEURS (POOL TPV>> a pour objet de :
- regrouper les sociétés d'assurances ivoiriennes agréées pour la
pratique des opérations d'assurances automobiles ;