Afps 92 PDF
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GUIDE:_.-·-·--·--·.... --···----·.
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..
POUR LA PROTECTION PARASISMIQUE DES PONTS
Rresses ,.6:ole
de
nts et cbaussées
naeôcrWedeo
Ce guide a été élaboré, sous l'égide de !'Association Française pour le Génie
Parasismique (AFPS), par un groupe d'experts représentant l'AFPS, le Conseil
Général des Ponts et Chaussées (CGPC). le Service d'Études Techniques des
Routes et Autoroutes du Ministère de !'Équipement CSETRA), la Société
Nationale des Chemins de Fer (SNCF} et SCETAUROUTE.
1
~code de la propri~ Intellectuelle du I" juillet 1992 interdit en effet
exprcsstmcnl là photocopie Il usage collc:ctif sans autorisation de.• ay.:uiL<
droiL Or. eene pr.iliquc: s' c.st gtnM!ls6: nownmc:nt claJl~ 1'enseignement,
provoe\uant une bal~ brutale des ac;tw.s de liVRS, au point que la possibi·
litt memcpour les autcun; de cltttdcs cr;uvrcs nouvelles et de: les fru~tdi·
ter colTCClc:mcnt est Aujourd'hui menac.6c.
En applicarion clc la loi du l l 11W1: 19S7. il est interdit de rep.nxluire inl~·
gralc:mcnt ou pmticllcment le: pd$Clll ouvrage, sur quelque suppoct que: ce
soit. SQllS ou1oris11Lion de: l't.:lilc:ur ou du C.C:ntro fmnçais d'cxplolta1lon du droit de copie,
3, rue Ha111efeuillc. 7S006 Pari.~.
Département Ëdltion de 1' Association Amlcsla des lngéniaur.1 Anclnne ~lbvos da l'école Nationale
de9 Ponta et Chaussêes.
COMPOSITION DU GROUPE DE TRAVAIL .,PONTS-SÉISME" SOMMAIRE
PRÉAMBULE 9
AMIR-MAZAHERI Darius
AFPS - INGEROP - SEEE EXTRAIT DE L'ARRÊTÉ 11
4 5
F·
PRÉAMBULE
9
r;u. .
EXTRAIT DE L•ARRÊTÉ
11
l'ENPC, 1995) ou celles du document d'application nationale de
- grandes liaisons d'aménagement du territoire (GLAT) mentionnées
au même schéma,
l'Eurocode 8, partie 2, Ponts.
- voies à grande circulation définies à l'article R1 du code de la route, Ces règles doivent être appliquées au moyen d'une accélération nomi-
nale notée « aN » qui caractérise l'action sismique à prendre en compte
- liaisons ferroviaires à grande vitesse mentionnées au décret du 1er et dont la valeur résulte à la fois de la situation du pont au regard de la
avril 1992 susvisé;
zone sismique et de la classe du pont.
- les ponts-canaux qui n'appartiendraient pas à la catégorie à risque
spécial; Les valeurs de 11 SN,, exprimées en m/s2 sont données par le tableau
- les ponts situés dans les emprises des ports maritimes et fluviaux, à suivant:
l'exclusion des ports de plaisance;
Classes
- les ponts de piste d'avion qui ne sont pas rangés en classe D; Zones
• En classe D : · 8 c D
- les ponts de piste d'avion appartenant à des aérodromes des catéço- 2,0
ries A, 8, et C2, suivant les ITAC (Instructions techniques pour les IA 1,0 1,5
aérodromes civils, édictées par la direction générale de l'aviation civi- 2,5
le), dénommées respectivement 4C, 40 et 4E suivant le code OACI le 1,5 2,0
(organisation de l'aviation civile internationale); 3,0 3,5
Il 2,5
- les ponts dont l'utilisation est primordiale pour les besoins de la
sécurité civile, de la défense nationale ainsi que pour le maintien de Ill 3,5 4,0 4,5
l'ordre public. Le classement en catégorie D est prononcé par le pré-
fet chaque fois que l'ouvrage constitue un point essentiel pour l'or·
ganisation des secours.
Tout pont nouveau définitif dont l'endommagement pourrait provoquer Toutefois, pour les ponts classés Bou C pour lesquels la surface utile de
des dommages à un bâtiment, équipement ou installation de classe la brèche est inférieure à 150 m2 ou pour lesquels la valeur « SN )) , telle
désignée par une lettre de rang alphabétique supérieur, reçoit ce dernier qu'elle ressort du tableau ci-dessus, n'excède pas 1,5, l'application des
classement. règles définies dans le Guide AFPS 1992pour ls protection parasismique
des ponts peut être limitée à celle des mesures constructives définies par
Article 3 - Les ponts nouveaux définitifs classés 8, C 01.1 D par l'applica- ledit document.
tion de l'article 2 du présent arrêté et situés dans les zones de sismicité
IA, le, Il ou Ill définies par l'article 4 du décret du 14 mai 1991 susvisé et Article 5 - Les dispositions du présent arrêté sont applicables le premier
son annexe doivent être construits par application des règles mention· jour du sixième mois suivant celui de sa publication au Journal officiel
nées à l'article 4 du présent arrêté. de la République française. Elles s'appliquent aux ponts qui feront l'ob-
jet d'une dévolution des travaux après cette date.
Tout pont qui a des fondations dans deux zones de sismicité différentes
est considéré comme étant situé tout entier dans la zone de sismicité
supérieure.
13
12
r----·
~
SECTION 1 - GÉNÉRALITÉS
C.1.1. 1.1. DOMAINE D'APPLICATION
L'étude sismique d'un pont est fonction de la sismicité de son site et de sa Un pont est un ouvrage qui permet è une voie terrestre de franchir un obstacle.
classe de risque (importance socio-économique). Lorsque l'ouvrage comporte des soutènements qui sont solidaires de ses
Le~ méthodes ~nvi~agées ici sont les plus utilistles en pratique. D'autres · culées, ceux-ci sont pris en compte au même titre que l'ouvrage lui même.
e!'1stent, plus d1ffic1les ~ mettre en œuvre. Il n'est envisageable d'y recou- Ce document vise la protection au séisme de tout type de pont.
nr que pour les ponts exceptionnels (cf. 4.3.2.) ou très irréguliers Les ouvrages enterrés (ponts-cadres et ponts-portlquas) sont justifiés par
(cf. 4.7.1.1. et 4.7.2.). application de l'article 8.1.
14 15
SECTION 2 - OBJECTIFS ET EXIGENCES
2. 1. 08.JECTIFS
2.1.1.LES OBJECTIFS EN MATIÈRE DE SÉCURITÉ
Le présent guide a comme arrière-plan la politique nationale en matière de
prévention des risques majeurs (voir la loi 87-585 du 22 juillet 1987 relative
à l'organisation de la sécurité civile, à la protection de la forêt contre l'in·
cendie et à la prévention des risques majeurs) et plus particulièrement le
volet sismique de celle-ci (voir le décret 91-461 du 14 mai 1991 relatif à le
prévention du risque sismique). S'agissant d'ouvrages de génie civil qui
permettent à des voies de circulation de franchir des obstacles, l'objectif
que vise ladite politique de prévention est d'obtenir des assurances sur le
caractère acceptable des risques de défaillance d'un ouvrage de franchis-
sement en regard des répercussions socio-économiques d'une interruption
de trafic de la voie supportée.
2.2. EXIGENCES
Satisfaire ces exigences performancielles, c'est au stade de la vérification
du projet:
•Prendre en compte l'action sismique spécifiée par voie réglementaire.
16
C.2.2.2. 2.2.2. LA DÉMARCHE DE VÉRIFICATION
Le présent guide a précisément pour objet de proposer le détail d'une telle La démarche de vérification du projet comprend généralement:
démarche: - des investigations géotechniques ; _
a) Investigations géotechniques : outre les investigations géotechniques - la vérification aux états limites ultimes (et éventuellement de service);
habituelles, il s'agit notamment de reconnaTtre le risque de liqut§faction - la vérification des déplacements relatifs;
des sols (voir 9. 1. et norme NF P 06·012 ou, ~ défaut, le chapitre 9 des - le contrôle des dispositions constructives.
Recommandations AFPS 90). A signaler que fa réalisation d'un ouvrage
dans un site exposé aux risques de liquéfaction conduit iJ la nécessité
de traiter le sol de fondation (NF P 06-012 et§ 9 AFPS 90).
b) Vérifications aux états limites ultimes : en principe, seule est exigée la
vtJrificatlon sux états limites ultimes pour la combinaison d'actions cor-
respondant è la «situation sismique».
La vérification aux ELU correspondant aux situations transitoires
(exemple : pendant la construction en particulier) n'est pas exigée en
général. Dans des cas spéciaux, le marché spécifiera Je contenu des
vérifications A faire. Un cas représentatif est celui du pont qui franchit
d'autres constructions et dont la ruine pendant fa phase de réalisation
peut svoir des conséquences graves.
c) Vérifications aux états limites de service : l'action sismique spécifiée
étant considérée comme "accidentelle», Je présent guide s'en tient aux
principes de base du calcul des constructions au nom desquels la véri-
fication aux états limites de service est sans objet.
Si une telle vérification est envisagée néanmoins, les valeurs représen-
tatives. de l'action sismique, considérée alors comme une action
«veriebte», ainsi que les critères d'états limites à prendre en compte
seront définis par la maitrise d'ouvrage.
d) Vérifications des déplacements relatifs : il s'agit de s'assurer contre les
désordres qui pourraient résulter des déplacements relatifs des élé·
ments constitutifs de l'ouvrage (exemple: désordres des appareils d'ap-
pui résultant des déplacements relatifs du tablier et des appuis).
e) Dispositions constructives : la conformité des dispositions construc-
tives aux principes d'une bonne conception et aux règles de t'srt sont
de nature à conférer A la structure une ductilit6 adéquate. Le respect de
ces règles est fondamental. En effst, if ressor.t de l'examen des
ouvrages ayant eu à subir des séismes significatifs que nombre de
défaillances sont imputables à des insuffisances de dispositions
constructives plutôt qu'à un défaut de résistance ou 8 des carences
dans la vérification du projet.
18 19
~
J 1
1
!
) SECTION 3 - L'ACTION SISMIQUE
Le séisme est traité comme une action accidentelle.
[;J
nombres sans dimension :
20 21
C.3.2.2. 3.2.2. CORRECTION D'AMORTISSEMENT
Les valeurs de (ÇI pour les matériaux usuels sont définies à l'article 4.2.3. Lorsqu'il est fait usage d'un spectre élastique pour le calcul d'un ouvrage (cal·
La figure ci-dessous illustre l'atténuation de le réponse quand t'emonisse- cul linéaire) et que l'amortissement relatif est différent de 5 o/o, les ordonnées
ment exc~de 5 %. du plateau BC et des branches descendantes CO et DE sont à multiplier par le
rapport (pl fonction de [ÇI , amortissement exprimé directement en % :
P = n1<2+ç>
c la branche AS étant modifiée comme indiqué sur la figure C.3.2.2.
Sauf s'il est fait usage de dispositifs mécaniques, auquel cas des justifica-
tions particulières sont nécessaires, la correction est limitée à :
o.s s ç s 30
T
Période (s)
22 23
r!?. . .
r
.
1
t
Sols 9ranulaires
Sols de bonne ccmpacts > 1soo • eoo
à très bonne
> 400 1---4----l
rlsisrence
mécanique
Sols co~rents
la'9ilts > 1800
ou mame d11te9I
Sols granulaires
l~ches
Sols de
faible résistance h:--:--.,.,....--+---1---+--.1.--- ( 150 < ISOO <SOO
mécanique Sols cchfrtnlS
mous la1giles
mollet ou VAJeS) <l.S <0,5 <0,1 >0,10
el c111ies attirées
24 25
r-
{
1
i!
C.3.5. 3.5. CLASSIFICATION DES SITES :
Les profils des sites sont schématisés ci-dessous : On considère quatre types de sites selon les descriptions suivantes :
1Rocher1 . .
. ' h < 15 1 h > IS 1 h < Ls<h<lOI
' l)
. ' . .
h < 10 1 h > se l10<hcl(l)I
0
• Sites So : - site rocheux (site de référence),
- sols du groupe 11a11 en épaisseur inférieure à 15 m;
• Sites S1 : - sols du groupe <1 a 11 en épaisseur supérieure à 15 m.
10 - sols du groupe" b 11 en épaisseur inférieure à 15 m;
20 • Sites 52 : - sols du groupe <1 b 11 en épaisseur comprise entre 15et 50 rn,
- sols du groupe <1c11 en épaisseur inférieure à 10 m;
ilf--+30 • Sites 53 : - sols du groupe 11 b 11 en épaisseur supérieure à 50 m.
- sols du groupe 11 c »en épaisseur comprise entre 1 o et 100 m.
--i---•40
Site de Dans le cas de sites comportant des sols du groupe cc c » en épaisseur
--i---•SO supérieure à 100 m, il convient de procéder à une étude particulière en vue
ré(~rcnce
1------+----""------i.--.i.---1----+60 de déterminer un spectre spécifique.
Ces descriptions supposent que tes sols en cause sont disposés en for·
S3 mations à peu près régulières. Dans le cas de formations irrégulières ou
lenticulaires, ou en cas d'ambiguïté, il convient de procéder à l'assimila·
h(rn) tion qui, compte tenu de la forme des spectres ci-dessous et des périodes
propres de la structure, va dans le sens de la plus grande prudence.
L'attention est attirée sur le fait qu'un spectre peut être plus défavorable
qu'un autre dans une certaine bande de périodes et plus favorable dans
une autre bande.
26 27
3.6. PARAMÉTRAGE DES SPECTRES
0+-~+-~~~1-----1....,_-+~-t-~-t-~-r-~-+-~-t--T
O OJ 1.5 2 2J
Pour la composante verticale du séisme, dans le cas des sites de type S2
ou $3, les arcs descendants CD et DE du spectre sont remplacés par ceux
du spectre s,.
TYPE DE
Arc AB ArcBC Arc CD Arc DE
SITE
Composante verticale
&tJf.l--+--1---~~l<::""""--f-::>""F----t
o..s+--__,_--t---+-- ~~4f:;~~~d~.hd
o,s 1.s 2 2.S
28 29
..
, ~.
,r:·
30 31
,,
r
1
3.8. VITESSE ABSOLUE DES POINTS DU SOL
t1 SITE So St S2 s,
1 VM (m/sl 0.06 0.08 0.10 0.12
!
(VMI est la vitesse maximale d'un point à la surface du sol pour une accé-
lération unité (1 mfs2).
3.9. DÉPLACEMENTS
3.9.1. DÉPLACEMENTS ABSOLUS HORIZONTAL [DM(H)]
ET VERTICAL[DM(V))
SITE So 51 S2 $3
LM (ml 600 500 400 300
DM(Hllml 0.03 0,05 0.01 0,09
DM(V)(m) 0.02 0,04 0.06 o.oa
[LMJ est la distance au-delà de laquelle les mouvements de deux points
peuvent être considérés comme indépendants.
Les déplacements [DM) sont donnés pour une accélération unité (1 m/s2).
d= .Joi., + o~.2
(DM,11 et IDM.2) étant les déplacements absolus des deux points.
32 33
··.· \'
34 35
C.4.2.2. 4.2.2. LIAISONS
a) Les rigidités sont toutes à prendre en compte, même si ce sont celles Les liaisons modélisées par ressorts et amortisseurs s'intègrent dans des
d'éléments dont on n(Jgligela contribution ~ la résistanctt de la structure. modèles linéaires même si la structure peut se comporter d'une façon
b} Pour le calcul des raideurs des piles en béton, la valeur du module à non-linéaire.
prendre en compte est la valeur instantanée. Pour les piles en béton, les raideurs prises en compte sont les raideurs
élastiques avant fissuration.
Toutefois, dans le cas des piles en béton dont le comportement reste élas-
tique sous l'action sismique (q .. 1 voir 4.6. et 4.7), il est admissible de
prendre en compte les raideurs sécantes en béton fissuré.
4.3.1. PRINCIPE
Les effets du mouvement d'ensemble sont déterminés par un calcul spectral
monomodal. Les déplacementsdifférentiels sont pris en compte de façon statique.
Les caractéristiques du mode fondamental dans chaque direction sont déter-
minées soit à l'aide d'une analyse modale dans la direction considérée, à
condition de remplacer, pour le calcul des efforts, la masse du mode fonda-
mental par la masse totale du modèle. soit en appliquant la méthode appro-
chée exposée ci-après.
36 37
4.3.2. DOMAINE D'APPLICATION
Cette méthode ne concerne pas les ponts anormaux (au sens de cet article)
ni les ponts exceptionnels (au sens usuel): arcs, ponts à béquilles, ponts à
câbles (de suspension ou de haubanage). ponts cantilever.
Elle s'applique aux ponts normaux, à condition que les quatre critères sui-
vants soient satisfaits simultanément :
• Masses modales. Masse totale mise en mouvement par ces modes de vibra-
tion approchés (considérés en 4.3.3.1. et 4.3.3.2.) égale à (Ml dans le cas
4.3.3.1. et ((l:m1u;)2/I:m1(u1)2J dans le cas 4.3.3.2., étant supérieure à 70 % de
la masse totale de la structure, y compris la masse des appuis en élévation.
·Biais. Angle de l'axe du tablier avec l'axe de ses appuis supérieur à 60° et
les raideurs longitudinale et transversale totales des appuis ne variant pas
de plus de 10 o/o par rapport aux valeurs calculées sans biais.
• Courbure. Angle balayé en plan par la tangente à l'axe inférieur à 25• et les
raideurs longitudinale et transversale totales des appuis ne variant pas de
plus de 10 % par rapport aux valeurs calculêes sans courbure.
• Symétrie transversale. Distance entre le centre des masses et le centre
élastique des appuis n'excèdant pas 5 % de la distance entre appuis
extrêmes pour l'étude du séisme transversal.
....
l
ON
:
f ; i
! T=21t ~
~
:
L'effort tranchant total en tête des piles, à répartir selon les rigidités de
celles-ci, a pour expression :
=
V M X 8N X A (Tl
aN étant l'accélération nominale (m/s2),
- Pour des appuis de fôrte masse excédent le cinquiéme de celle de la
portion de tablier qu'ils portent, l'addition à cette dernière de la moitié R (T) étant l'ordonnée du spectre de dimensionnement normalisé.
Le déplacement a pour expression :
de leur masse peut conduire à un surdimensionnemenr.
On pourra envisager de modéliser ces piles, par exemple, en répartis· 2
sant leur masse en masses partielles sur leur longueur et en edeptant u= (2T7t) )( êlN X R (Tl
les formules du calcul transversal (voir 4.3.3.2. et C.4.3.3.2.).
38 39
C.4.3.3.2. 4.3.3.2. COMPOSANTE TRANSVERSALE DU StlSME
- Le scnëme ci-dessous illustre ce calcul transversal. Si l'on désigne par lurl la flèche de la masse lmrl dans la déformée du
tablier quand il est placé dans un champ d'accélération transversale unité
(1 m/s2}, la période de vibration du mode fondamental transversal est éva-
luée comme suit:
~ T=21t
1 1 J 1 1 1 1 1 1 j j 1mts2 l:mi u1
u1~
, R
=:=:=1un m, u,
L'e~et du séisme est déterminé en appllquant les forces latérales statiques
équivalentes aux nœuds de rang '' r 11 qui ont pour expression :
r ij Vuo an pion r, • I: m, u1 M 0N R[T)
- Pour des piles de forte masse, on pourra adapter la méthode par répartition f, = --m,u,
M aN R (T)
de celle-ci en masses partielles sur leur longueur (voir C. 4.3.3. 1.) I m1 UJ
C.4.4.2. =
avec : M I: rm c: masse totale
Pour la prise en compte de l'interaction sol-structure, la méthode suivante Les déplacements correspondants ont pour valeur;
est acceptable :
a) Les caractéristiques des sols sont évaluées à partir d'essais appropriés, dr= ~ M (~)2 SN R (Tl
en tenant compte du fait que celles-ci doivent être compatibles avec le Im1u1 2 'lt
niveau moyen de déformation induit par le séisme. A défaut de justifi-
Pour les nœuds situés au droit des appuis bloqués sur le tablier, la masse de la
cation petticutière, la valeur du module de cisaillement [GJ peut être moitié supérieure de l'appui bloqué est incorporée dans le [mr) correspondant.
obtenu_e à partir de la valeur du module f Gm6xl en la multipliant par un
coefficient fonction de l'accélération nominale {aN). 4.3.3.3. COMPOSANTE VERTICALE DU SEISME
La composante verticale du séisme peut être négligée.
S1 1,5 2,0
Valeur de G / G,,,,. 0,80 0,65 0,50 0,40
Valeur de l'amonissement matériel p (%1 s 8 10 15
4.4. MÉTHODE GÉNÉRALE
Lorsqu'on dispose d'essais sismiques (across-note», etc.) la valeur de
f Gmul est donnée directement par ces essais. On qoit considérer pour 4.4.1. PRINCIPE
les calculs une variation possible entre 213 et 3/2 de cette valeur.
Lorsqu'on ne dispose pas de ces essais, la valeur de (G,,.,.,,) est calculée par Cette méthode simule le mouvement d'ensemble du pont par un calcul spectre!
la formule {Gmax =p(vs>21, /pl éten: la masse volumique (2 400 kg/m3pour les multimodal et tient compte de façon statique des déplacements différentiels. Il
rochers, 2 200 kg/in3 pour les sols de bonne à très bonne résistance méca- n'est considéré que le cas où le calcul dynamique multimodal se fait par la
nique, 2 000 kg/m:Jpour les sols de résistance mécanique moyenne, 1 800 méthode spectrale. les autres méthodes (analyse temporelle modale ou pas à
kg/m3 pour les sols de faible résistance mécanique) et lvd la vitesse des pas, calcul stochastique) sont hors du domaine d'application du présent texte.
ondes de cisaillemant lue sur Je tableau de l'article 3.4.; lorsque le tableau
indique une fourchette pour (vs), on doit envisager la variation de lvd entre 4.4.2. MODÉLISATION DES FONDATIONS
ces deux valeurs; lorsque le tableau n'indique qu'une valeur [(v,.Jminl. on lui
=
associe /(vsJ,.,./IC 2 (vslminl ; lorsque le tableau n'indique qu'une valeur Les effets d'interaction sol-structure peuvent être pris en compte par toute
=
{(v:;Jmax}On lui aSSOCÎ8 [(VsJmin 1/2 (VsJmaxJ. méthode scientifiquement validée.
Cette prise en compte est inutile sauf si les piles sont sensibles aux effets du
En cas d'essais de type pressiométrique ou autre, les valeurs de [G)
directement issues des essais doivent étre corrigées. Faute d'avis d'ex· second ordre au sens de l'article 4.7.3. ou si l'ouvrage est calculé avec le
pert sur cette correction, les valeurs approximatives des modules don- spectre élastique (non de dimensionnement) et que se période fondamen-
nées en 3.4. peuvent être utilisées. tale à base fixe (interaction négligée) est inférieure à (Tel définie en 3.6.1.
40 41
b) A partir des valeurs des modules définies au paragraphe a}, un calcul 4.4.3. CONDUITE PRATIQUE DE LA MÉTHODE GÉNÉRALE
statique permet d'évaluer la raideur du système sol-fondation pour les
différents degrés de liberté : translations verticale et horizontale, balan- 4.4.3.1. NOMBRE DE MODES DANS CHAQUE DIRECTION
cements autour d'axes horizontaux, torsion d'axe vertical. Ces raideurs
statiques sont corrigées, par toute méthode scientifiquement validée, On ne calcule pas les modes de période inférieure à 0,03 seconde.
pour tenir compte de ls variation de la raideur avec la fréquence. Des On peut arrêter le calcul des modes dès que leur masse atteint 90 % de la
itérations pourront être nécessaires pour ajuster la raideur iJ la fré- masse totale vibrante dans la direction considérée.
quence fondamentale du mode d'interaction sol-structure. On peut arrêter la recherche des modes dès que leur masse atteint 70 %
La définition d'une raideur équivalente peut nécessiter, dans le cas de de la masse totale vibrante à condition d'ajouter un mode résiduel qui
géométries complexes (stratification prononcée, fondations pro- tienne compte des modes négligés.
fondes, ...) le recours à des évetuetions numériques. La masse du mode résiduel est égale à [M, = M - l; Mi). (M) étant la masse
Pour chacun des degrés de liberté, un ensemble de ressorts correspon- totale vibrante et [M1) les masses des différents modes calculés.
dant aux raideurs précédemment calculées, est déflni et incorporé au l'accélération affectée au mode résiduel est celle du dernier mode calculé.
modèle de calcul de l'ouvrage. Ce modèle fait l'objet d'une analyse mods- A défaut de calculer un mode résiduel, on peut majorer toutes les
le ctsssiau« (modes non amortis et indépendants}. L'amortissement variables auxquelles on s'intéresse (forces, déplacements, contraintes •... )
moyen des modes est calcuM suivant le formule donnée en 4.2.3. Dans et qui résultent de la combinaison des réponses modales, en les multi-
tous les cas, /'amortissement total associé ~ chaque degré de liberté sera pliant par le facteur :M / l:M;
limité à 30 % de l'amortissement critique.
Cette pratique suppose que le mouvement du sol au niveau des fonda- 4.4.3.2. COMBINAISON DES RÉPONSES MODALES
tions, en l'absence de la structure, est sensiblement égal au mouve- A chaque mode calculé correspond une valeur maximale de la variable à
ment du sol en champ libre (interaction cinématique négligeable}. Ce laquelle on s'intéresse (déplacement, déformation, force ou autre).
n'est pas le cas pour les fondations rigides présentant un encastrement Les deux modes (T1 S Til donnent des réponses modales indépendantes si :
important dans le sol (barrettes, caissons, ... l.
1 lj r---
c) En l'absence de justification particulière, on retient pour valeur de
p
- = -T > 1 + 0, 1 'V Ç1 Ç 1
1
l'amortissement total du système sol-fondation, fa valeur de l'amortis-
sement matériel, donnée dans le tableau ci-dessus, que l'on peut aug- Ç;,Çi (en %) : amortissements relatifs
menter d'une fraction de l'amortissement radiatif théorique validée par
toute méthode scientifiquement éprouvée. Les amortissements corres- • Des réponses indépendantes au sens précédent se combinent quadrati-
pondent à chacun des degrés de liberté peuvent §tre ëvetuë« à partir de
formulations simplifi~es. On attire l'attention sur le fait qu'une stratifi- quement s e e ~.
cation marquée du profil stratigraphique tend à diminuer fortement • Si pour certains couples li) et (j) les réponses modales ne peuvent être
l'amortissement radiatif. L'amortissement radiatif doit être éventuelle- considérées comme indépendantes, la combinaison s'effectue suivant la
ment ajusté comme la raideur, sur la fréquence fondamentale du mode formule de Combinaison Quadratique Complète (CQC):
d'interaction sol-structure.
En l'absence de justifications particuliêres, on peut retenir, pour le cas s .. ~ ,J rr~;s'1s'i
1 1
de fondations superficielles, une valeur d'amortissement radiatif 6gale
à Js moitié de l'amortissement théorique relatif à une fondation sur sol ou [s'il et (s'il sont les valeurs extrémales des réponses modales prises
homogène de raideur équivalente. Dans le cas de fondations profondes, avec leur signe respectif, et lP11I le coefficient de corrélation:
une justification psrticuliêre doit être apportée su choix de la valeur
retenue pour l'amortissement radiatif. p, = 8~(Ç1+pÇ1)P312
1 22 2 2 2 2
C.4.4.3.2. 10'(1-p )+4~;Ç;p(1+p)+4(Ç1 +Ç1lP
Dans le cas où les deux modes proches ont le même amortissement {r,J. 1P11l
peut être mis sous fa forme :
Ils - 8 ' ( 1 + p) p ~
l 22 .;2 2
10' (1-p 1 +4~ p(1 + p)
42 43
4.5. DÉPLACEMENTS DIFFÉRENTIELS
a) On calcule le déplacement différentiel, longitudinal et transversal entre
les extrêmités du pont (voir 3.9.2.) et on applique à l'ouvrage un champ
de déplacements imposés statiquement en chacun de ses points d'ap-
pui, en bloquant une extrêmité et imposant à l'autre le déplacement dif·
férentiel calculé (longitudinal ou transversal), tandis que les appuis
intermédiaires en subissent un proportionnel à le distance à l'extrêrni-
té bloquée.
b) Quand le pont franchit une discontinuité mécanique, on calcule en
outre le déplacement différentiel entre les deux points d'appui succes-
sifs qui encadrent la discontinuité et l'on applique à l'ouvrage un
champ de déplacements imposés statiquement aux points d'appui, tel
que tous les points d'appui d'un côté de la discontinuité soient bloqués
et que tous ceux de l'autre cëté subissent un déplacement égal au
déplacement différentiel calculé, soit longitudinal, soit transversal, soit
vertical.
c) Si le pont franchit plus d'une discontinuité mécanique, on procède
comme ci-dessus (4.5.b.) successivement pour chaque discontinuité.
44 45
:: .
..
C.4.7.1.2. 4.7.1.2. VALEURS DE BASE
a} Piles en béton srmé: Dans les cas courants {hl est la dimension de la Le coefficient de comportement dans une direction donnée est fixé selon
section transversale suivant la composante considérée du séisme. Pour le type et le matériau constitutif de l'élément qui reprend la majorité de
les ponts faiblement biais ou faiblement courbes au sens de l'article l'effort sismique dans cette direction.
4.3.2., {hl est la dimension qu'on choisirait si le biais et la courbure
étaient négligés. Pour les ponts fottement biais ou fortement courbes, Piles en béton armé :
Qo = 1 + 0,5 _.!._
(hl est la plus grande dimension de le section transversale.
k h
46 47
En cas de blocage sur culées rigides en béton armé, si les deux conditions
du 2• alinéa du 4.7.2.2. ne sont pas réunies : qo 1 =
C.4.7.1.2. Piles avec appareils d'appui en élastomère voir anicle 4.7.1.4.
Piles métalliques constituées de structures à :
b) Piles métalliques; Pour faire état d'autres valeurs, celles-ci doivent être - cadres dissipatifs qo==4
obtenues par une méthode scientifiquement éteblie et corroborée par - cadres dissipatifs avec croix de Saint-André qo = 4
l'observation expérimentale. - contreventement excentré qo 4 =
- contreventement en croix de Saint-André qo 3 =
- contreventement en V (ou V inversé) qo = 2
- contreventement en K qo = 1
..
Les valeurs de [qol ci-dessus ne conviennent qu'aux seules sollicitations
sismiques horizontales dues aux translations d'ensemble. Si un pont corn-
porte des éléments de diverses ductilités. ceux-ci sont tous alignés sur le
moins ductile (plue petit qol.
La valeur de [q) pour les sollicitations verticales est toujours prise égale à 1.
La valeur de (q) pour les efforts dus aux déplacements différentiels est
prise égale à 1. Mais, s'agissant d'un problème de déplacement acciden-
tel imposé en statique, il est permis de prendre en compte la souplesse
réelle de la structure sous la combinaison d'action correspondante (effets
de la fissuration du béton et de la formation éventuelle de rotules plas-
tiques sous les déplacements imposés).
48 49
· ... ·
51
50
----·-----------------~-------
Dans le cas contraire, une valeur limiMe de fq] notée fqrJ est donnée par
=
la relation (<p(qt) 1,8}, avec une valeur plancher fqt = 1}.
Il est rappelé que : r1
• ()..] est l'élancement mécanique donné par la relation {).. = -r }.
(tr}, étant la longueur de flambement de la pile considérée et fr} le
rayon de giration de la section ;
• lfcml est la contrainte moyenne de compression au sens de l'article
4.7.1.3.;
• (E;J est le module d'Young instantané du béton.
c) Pour les ponts irréguliers vérifiés d'aprés la méthod« exposée en 4. 7.2-
fa limitation ci-dessus est affectée A chaque appul indépendamment
des autres. N ô
=
d) {<p} peut aussi être calculé iJ l'aide de fa relation (cp 18 q v
f. J équi-
valente A celle de C.4.1-3-b et préférable dans le cas d'appuis /J section
variable ou A conditions aux limites difficiles à apprécier a priori.
(NJ est l'effort normal moyen dans l'appui concerné, !VJ est l'effort tran-
chant sismique dans l'appui issu du ce/cul élastique, fôl est Je déplace-
ment sismique de fa tête de l'appui par rapport iJ sa base et trJ est la lon-
gueur de la pile.
/ô/VJ est la souplesse maximale de l'appui (suivant sa petite dimension}
quelle que soit la direction sismique pour laquelle on cherche à déter-
miner la valeur de /qJ.
e) Les piles pour lesquelles fqt = 1] seront néanmoins calculées avec le
spectre de dimensionnement.
52 53
r
1
1
'
55
54
1 pour les vérifications à la flexion dans les zones critiques des
piles telles que définies à l'article 6.3.2.
0,8 + 0,2q pour toutes les autres vérifications, avec plafonnement à 1.2
pour les moments fléchissants. La valeur des moments en dehors
des zones critiques est en plus écrêtée à celle de la section de rotu-
le plastique. (q) est le coefficient de comportement final à l'issue de
la section 4 ;
Y,., coefficient de sécurité partiel pour empêcher des ruptures prématu-
rées par fragilité et ayant pour valeur:
1,4 pour tout élément ou tout raccordement (attaches. ancrages,
culots, manchons de raccordement, etc ... ) de type fragile,
1,4 pour l'effort tranchant dans les piles,
1.0 dans tous les autres cas. sauf pour les appareils d'appui pour les-
quels les spécifications sont précisées à la section 7 ;
Rd sollicitation résistante de calcul obtenue à partir des valeurs lfmiJYrnl
des résistances des matériaux constitutifs;
ym coefficients partiels de sécurité applicables aux matériaux et ayant
pour valeur: .
1,30 pour le béton,
1 pour l'acier.
56 57
T1
1
58
59
.,
..
.
1
l
6.3.4. FERRAILLAGE TRANSVERSAL
a) En section courante, la double condition à satisfaire est:
- diamètre minimal : IZlt ~ 10 mm,
- espacement maximal : Min (12 ClJL. b, 200 mm),
où (bl est le petit côté du rectangle circonscrit.
b) En zone critique (q > 1 l. ces conditions deviennent:
- diamètre minimal: 0t ~ 10 mm,
- espacement maximal : Min (8 0L. 0,5b, 200 mm).
En tout état de cause, le pourcentage de ces armatures ne doit pas des·
cendre au-dessous de 0,5 % par direction.
Pour les fùts circulaires, l'emploi de spire hélicoïdale est interdit. L'emploi
d'un chemisage métallique extérieur pour le bon confinement du béton
est recommandé.
61
-------- -··-- - ,.
1
I "î" ·~B
compression
20E 22E 28t
~H compression
flexion
1
9
H
-
1
1
331:
72 E
38f
83E
40 E
t04E
D·EJ
f)> 0.5
396E 45H 520E
131)-1 131)-1 16 f)-3
comp1'8SSIOn
flexion 3H 41.5 E. S2E.
~"''·' f) 1) T)
tr compression
·compression
1
B:;
l+l
- 1 9f.
9f.
10 E.
10 E
12 E
12 E.
l
flelflon -T)- 1) 1)
IOE 12 E
compression
ne1tlon P=I
-, - 1
9E
""Ts ~ ~
compression 1 - 1 33l 38 E 40 E.
0 compression
63
62
T
SECTION 7 - ORGANES o•APPUI DES TABLIERS
65
•Les repos d'appuis transversal et longitudinal sont calculés suivant
les dispositions de l'article 7.4. avec:
b = bo + 1,4 (d + D )
•Les butées sont calculées pour reprendre une fraction de l'effort de
dimensionnement de l'appui égale à (1,4yo-1l.
Les butées doivent laisser libres les déformations des appuis sous
C.7.2. charges de dimensionnement sans aucun jeu complémentaire.
c) Les organes d'appui ne sont pas dimensionnés pour résister aux efforts
c) Dans l'hypothèse où le comportement de l'appui tel qu'envisagé en horizontaux sismiques (il est donc admis un endommagement en cas
7.2.c peut être modêlisé par une loi « ettott-aétormetton » non linéaire de séisme à condition que la portance verticale ne soit pas affectée),
ou bilinéaire, à rigidité croissant avec fa déformation, un calcul linéaire mais ils sont complétés par des butées élastiques, élasto-plastiques ou
équivalent, avec le module sécant de l'appui, peut être effectué. A à absorption d'énergie.
défaut de ls détermination du module sécant exact (ce qui nécessite des Le modèle de calcul doit tenir compte de la loi de comportement réel
es/culs ittlratifs), deux valeurs de module encadrent le module sécant de l'appui (organes d'eppui et butées élastiques, élasto·plastiques ou à
peuvent être prises en compte. absorption d'énergie). . . . .
Les efforts horizontaux issus de ce calcul .particutier sont ensuite rnulti-
pliés par les coefficients Yo et yR comme i_~diqué en 7 .2.a.
En tout état de cause, les efforts dus eux actions de freinage sur l'ouvrage ne
sont pas à prendre en compte lors des vérifications sous actions sismiques.
67
66
7 .3.4. LIMITATION DE LA DISTORSION
=
La distorsion lô tan(y)J, rapport du déplacement horizontal à l'épaisseur
d'élastomère doit être limitée aux valeurs suivantes:
• Pour (p = Pu/Pc < 0,251 : [S < 0,7+ 4(Ôo - 0,71(0,25- p)]
16o = c/hcl, borné par (0,7 < Ôo < 2)
c: diamètre pour un appui circulaire, petit côté pour un appui rec-
tangulaire,
he: épaisseur totale d'élastomère.
•Pour [p > 0,25): (ô < 1.4(1-2p)]
-
LJ
1 b 1
=
Le repos d'appui est la somme de trois termes: b bo+ d + D
bs : longueur minimale pour la transmission correcte des charges sta-
tiques,
d: déplacement différentiel du sol entre l'appui considéré et le barv-
centre de l'ensemble des appuis fixes. Calcul selon 3.9.2.,
69
•••
71
-·.1!
1
72 73
~ 1 ..
74 75
T
1
Certains sols argileux peuvent être liquéfiables, soit parce qu'ils compor-
tent trop de fines (Dis supérieur à 0,005 mm) soit parce que leur limite de
liquidité (Wd est inférieure à 35 % en même temps que leur teneur en eau
excède [0,9 Wd.
76 77
9.1.3. SOLS INSENSIBLES À LA LIQUÉFACTION
Le risque de liquéfaction peut être tenu pour improbable lorsque le sol
présente suffisamment de grains grossiers (010 supérieur à 2 mm) ou bien
lorsqu'il présente une fraction prépondérante de fines (D10 supérieur à
0,08 mm) mais avec une plasticité convenable (lp supérieur à 10 %).
78 79
9.2.2. ÉLÉMENTS PASSIFS (NON PRIS EN COMPTE DANS LE SCHÉMA
DE RÉSISTANCE)
C.9.2.2.1, 9.2.2.1. FERRAILLAGE DES CHEvr:rnES
La face du tablier en regard doit être ferraillée de façon semblable («image Les chevêtres en tête d'appui (culées ou piles) doivent comporter des sur-
dans un mirolr») et s'il s'agit d'une poutraison m6tallique, celle-ci com- faces planes (assises, platines, bossages, encuvements) convenablement
portera les raidisseurs appropriés. ferraillées (frettes) et propres à recevoir des vérins de reprise ou des appa-
reils d'appui temporaires. leur usage normal est de permettre le rempla-
cement des organes d'appui. Après séisme ayant entraîné des déplace-
ments du tablier, ils doivent permettre de repositionner celui-cl, Leur
dimension longitudinale doit tenir compte du repos d'appui minimal indi-
qué en 7.4.
C.9.2.2.2. 9.2.2.2. JOINTS DE CHAUSSÉE
Il serait anti-tlconomi!lue ~'acc:~itre le souffle du joint, surtout pour un Le joint est dimensionné classiquement pour les effets usuels (température,
p~mt modeste, dans I espoir qu 11 accepte dans sa totalité le déplacement retrait, fluage, vent, freinage) comme si le pont était en zone a-sismique.
sismique. Le coût d'un joint augmentant trës vite avec son souffle il est Sa réalisation. en revanche, tient compte du déplacement sismique pour
préférable de s'en tenir pour lui à une conception d'un coût raisonnable minimiser les désordres dans ses lèvres-supports (entrechoquement).
poi:r son déb~ttement de se~ice, et rj'aménager ses tèvres-suppott» pour
qu elles encaissent une partie au moms du déplacement sismique tout en
étant rép!'rables aprés séisme, et en évitant l'entrechoquement d~s ossa-
tures ma;eures.
9.2.2.3. ËLËMENTS DE RIVE ET ÉQUIPEMENTS DES TABLIERS
Un élément de rive du tablier est tout élément longitudinal qui en délimite
l'un ou l'autre bord : bordures de trottoir, dallettes, corniches, murets, glis-
sières. garde-corps, etc.
Pour éviter leur chute fors de la secousse sismique, il convient de calculer
leur ancrage pour une accélération forfaitaire de (1,5 m/s2J. Cette valeur
est remplacée par l'accélération calculée pour le tablier à partir de [aN) et
du spectre si elle est supérieure à [1,5 m/s2J.
Les équipements du tablier (candélabres, panneaux ou portiques de
signalisation, ete.) sont calculés en prenant un diagramme d'accélération
qui varie linéairement entre la valeur précédente (pour les éléments de
rive au niveau du tablier) et 1,5 fois cette valeur en tête de l'équipement.
80 81
Achcv6 d'imprimer
sur les presses de
l'imprimerie Graphique de l'Ouest
Le Poir6-sur-Vic (Vcnd6c)
N°d'imprimeur: 3S3
Dép6t 16gal: Novembre 1995