TA2
THERMODYNAMIQUE d) On a montré W = −pA2 (VA2 − VA1 ) = W = VA1 pA2 − pA1
TA1
= 7, 1 J.
pA1 VA1 TA2
On a aussi W = ∆U = ( − 1) .
γ − 1 TA1
I. Le ludion
e) La transformation est maintenant quasi-statique et isotherme (car les parois ne sont pas calori-
dp m2 g fugées et la transformation est lente).
1. On intègre la loi dz= ρg entre 0 et z, avec p1 (0) = p0 et p2 (0) = p0 + La pression augmente avec z
s .
0
m2 g f) La pression finale est toujours la même que précédemment. C’est isotherme donc TA2 = TA1 = T0 ,
car l’axe est ascendant. D’où p1 (z) = p0 + ρgz et p2 (z) = p0 + + ρgz .
s 0 pA1 0 0 0
et donc VA2 = VA1 . Le premier principe donne Q = −W car ∆U = 0 d’après la première loi
2. a) Tout corps en équilibre totalement immergé dans un fluide subit de la part de ce fluide une poussée pA2
opposée et égale en norme au poids du volume de fluide déplacé, de point d’application le centre de de Joule pour une transformation isotherme. La transformation étant quasi-statique, δW 0 = −pdV
masse de ce volume de fluide. VA1 PA2
avec p = nRTA1 /V = pA1 VA1 /V . D’où W 0 = pA1 VA1 ln 0 = pA1 VA1 ln = −Q0
b) L’équilibre s’écrit mg = ρVS g, d’où m = ρVS = 1, 0 g. VA2 PA1
c) En rotation, le système est stable car le poids est essentiellement distribué sur P alors que le bary- 0 = 300 K, V 0 = 50 cm3 , W 0 = −Q0 = 6, 9 J. L’extérieur comprime le gaz (diminution de volume)
g) TA2 A2
centre du volume d’eau déplacé est au centre de S, donc au dessus. donc W 0 > 0. Contrairement à la transformation adiabatique précédente, on laisse le temps au gaz
Mais sur l’axe vertical, si le mobile descend un peu, il est toujours totalement immergé, mais son de se refroidir entre chaque grain de sable, donc Q0 < 0.
volume décroît car la pression dans le gaz augmente avec celle du fluide, c’est-à-dire avec z. Donc la
poussée d’Archimède décroît, et donc l’équilibre est instable vers le bas. Vers le haut il est stable car 4. a) On a vu précédemment que si le ballon affleure seulement, alors l’équilibre est instable. S’il dépasse
si le ballon sort un peu de l’eau, la poussée se réduit car le volume immergé décroît. un peu, l’équilibre devient stable (au moins localement) car une petite descente engendre une
En conclusion l’équilibre est donc globalement instable. augmentation de la poussée d’Archimède. Si la descente est trop importante par contre la compression
rend le système instable et le ludion plonge.
d) L’air dans S obéït à la loi de Laplace p2 (z)V (z)γ = p0 VSγ , où l’on prend pour état initial l’état 1
!1 b) On écrit l’équilibre sans et avec la masse m3 : m0 = ρ 54 VS = ρVA3 avec pA3 VA3 = nRT0 = p0 VS . Or
γ
p0 p0 s
(sans masse sur le piston) à z = 0. D’où V (z) = VS . m2 g pA3 = p0 + ms3 g , d’où m3 = = 2, 6 kg.
p0 + s + ρgz 4g
!1
γ
p0
e) On obtient mz̈ = mg−ρV (z)g, et en utilisant que m = ρVS cela donne z̈ + g m2 g =g.
p0 + s + ρgz
m2 g s
3. a) On a pA2 = p0 + s d’où m2 = (pA2 − p0 ) = 10, 2 kg.
g
b) La transformation est brutale car il y a une hétérogénéïté de pression entre le piston et l’air
intérieur. Du point-de-vue du piston, il n’est pas en équilibre donc doit se mettre en mouvement.
La transformation n’est pas quasi-statique donc a fortiori pas réversible. La transformation est donc
irréversible.
c) On applique le premier principe à au gaz parfait contenu dans A : ∆U = W + Q = W (il n’y a pas
de variation d’énergie cinétique à considérer car les 2 états sont sans mouvement d’ensemble, et la
variation d’énergie potentielle est négligeable car c’est un gaz, donc très peu dense).
Le travail W reçu de la part du piston peut être évalué en appliquant le théorème de l’énergie
mécanique au piston (dont on néglige la variation de température donc d’énergie interne, car sa
capacité thermique est grande). Le piston est immobile au début et à la fin mais change d’énergie
potentielle via un changement de hauteur z2 − z1 , ce qui donne :
−mg(z2 − z1 ) = −W + p0 s(z2 − z1 ) .
Comme s(z2 − z1 ) = VA1 − VA2 , on a W = −pA2 (VA2 − VA1 ). Finalement, la transformation s’ap-
parente à une transformation monobare de pression la pression d’équilibre finale pA2 .
Pour un gaz parfait, le premier principe donne donc
nR
(TA2 − TA1 ) = −pA2 (VA2 − VA1 )
γ−1
avec nRTA1 = pA1 VA1 et nRTA2 = pA2 VA2 , d’où après manipulation
TA1 pA2
TA2 = 1 + (γ − 1) = 386 K .
γ pA1
1 2
II. Détentes de Joule Gay-Lussac c) L’Argon étant un gaz monoatomique, trois termes quadratiques contribuent à son énergie totale,
3
donc CV m = R .
1. a) Définition mécanique : Un gaz parfait est un ensemble de particules ponctuelles et sans inter- 2
actions mutuelles. V1 CV m
Définition expérimentale : Un gaz parfait correspond au comportement asymptotique d’un gaz d) En écrivant que ∆U = 0, on obtient en reformulant a = (V1 + V2 ) (T1 − TF ) = 1, 3 J.m3 .mol−2 .
V2 n
réel aux basses pressions, qui vérifie pV = nRT .
e) Le premier principe pour une évolution élémentaire réversible (c’est-à-dire la première identité ther-
b) On prend pour système les n moles qui sont dans 1 à l’issue du remplissage, et qui vérifie pR V1 = nRT1 .
modynamique) donnedS = dU
+ p dV . En utilisant les équations du gaz de Van der Waals on obtient
En notant nR la quantité qui passe de R à (1), on a n = nR + pRT 0 V1
, avec pR VR = nR RT0 où VR T T
n2 a nRT
n2 a nR
0
est le volume occupé par nR dans R. La transformation étant adiabatique monobare, le premier dS = nCV m dT
T −
1
Td V + 1
T V −nb − V2
dV = nCV m dT
T + V −nb dV . En intégrant on obtient
nR
principe s’écrit pour un gaz parfait γ−1 (T1 − T0 ) = pR VR . En combinant ces relations on obtient 3 ∆T V2
∆S = nR ln 1 + + nR ln 1 + .
γ 2 T1 V1 − nb
nR(T1 − T0 ) = (γ − 1)(nRT0 − p0 V1 ) = nR(γ − 1)(T0 − ppR0 T1 ). Ceci conduit à T1 = T0 .
1 + (γ − 1) ppR0
4 3
f) En prenant pour l’atome d’Argon un rayon de l’ordre de rAr ∼ 10−10 m, on obtient b = NA πrAr ∼
c) L’air est majoritairement constitué de dioxygène et de diazote, donc diatomique. A température 3
ambiante, le degré de liberté de vibration des molécules diatomiques est gelé. Donc seuls apparaissent 10−6 m3 .mol−1 .
dans l’énergie cinétique de chaque molécule les termes quadratiques liés à la translation (3 termes) En prenant T1 = 300 K, on obtient ∆S = 5, 53 J.K−1 . Avec T1 = 420 K on obtient ∆S = 5, 60 J.K−1 .
et à la rotation (2 termes). En vertu du théorème d’équipartition chacun de ses termes a pour valeur Le cas du gaz parfait est obtenu en prenant ∆T = 0 et b = 0 dans la formule, ce qui donne
moyenne 21 kB T par particule, donc l’énergie interne du gaz vaut U = 52 nRT , et CV = 52 nR. D’après la ∆S = 5, 59 J.K−1 . Ainsi, le refroidissement induit par la détente réduit la variation d’entropie par
Cp 7 rapport au cas du gaz parfait. Mais l’effet de covolume tend à l’augmenter car la variation relative de
relation de Mayer Cp = CV + nR = 72 nR, donc γ = = = 1, 4. On obtient alors T1 = 413, 4 K. volume est plus grande que dans le cas du gaz parfait. Ceci explique le positionnement des résultats
CV 5
pour les deux températures T1 différentes.
2. Le système (toujours le même) subit une détente adiabatique dans le vide, donc ne reçoit ni chaleur
ni travail : le système est thermodynamiquement isolé. Les états intial et final étant sans mouvement
d’ensemble on a ∆Ec = 0, et ici l’énergie potentielle de pesanteur du système ne varie pas. On a donc
∆U = 0 .
3. a) D’après la première loi de Joule, ∆U = CV ∆T = 0, donc TF = T1 .
pR V1 V2
b) ∆S = nR
γ−1 ∆ ln T V
γ−1 d’où ∆S = ln 1 + = 41, 9 J.K−1 .
T1 V1
c) Le système étant isolé, Se = 0 et donc Sc = ∆S .
d) On a montré que Sc = 41, 9 J.K−1 > 0 donc la transformation est par définition irréversible. La
raison physique est une hétérogénéïté de densité particulaire(et donc de pression), qui s’homo-
généïse très rapidement. En termes statistiques, l’ouverture de la vanne offre des microétats supplé-
mentaires au système donc change le macroétat le plus probable.
2
4. a) Pression moléculaire ( nV2a ) : Les atomes d’Argon exercent entre eux des forces de Van Der Waals
attractives dues aux fluctuations des nuages électroniques (effet London : dipole induit ↔ dipole
induit). Près d’une paroi, les particules qui viennent choquer la paroi sont freinées par l’attraction
des autres particules au sein du fluide, d’où une pression p inférieure à celle que l’on mesurerait
dans un gaz parfait. En tant que correction de pression, et la pression d’un gaz parfait étant est
proportionnelle à la densité particulaire Vn , ce terme doit l’être aussi. De plus l’interaction attractive
est d’autant
2
plus importante que la densité particulaire est grande, donc au final cette pression évolue
en Vn .
Terme de covolume (−nb) : Les atomes d’Argon peuvent être assimilés à des sphères dures. Leur
impénétrabilité mutuelle se traduit par une réduction de l’espace qui leur est réellement accessible.
En notant b le covolume, c’est-à-dire le volume molaire occupé par ces sphères, on doit donc réduire
le volume offert de la quantité nb.
b) Comme expliqué précédemment, la force d’interaction totale exercée par le fluide sur une particule
est proportionnelle à la densité particulaire Vn , donc l’énergie potentielle associée à cette force l’est
aussi. Lorsqu’on fait la somme sur toutes les particules on multiplie donc ce terme par n. En prenant
pour convention une énergie potentielle nulle pour une distance infinie, ce terme doit être négatif car
il est attractif. La constante −a apparaît donc comme l’énergie potentielle d’interaction d’une
mole de particules dans un gaz contenant une mole et occupant 1 m3 .
3 4