0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
22 vues33 pages

Applications linéaires : définitions et théorèmes

Ce document présente les applications linéaires dans le cadre des mathématiques, en définissant des concepts clés tels que le noyau, l'image, et la matrice d'une application linéaire. Il inclut des théorèmes importants, des exemples et des exercices pour illustrer ces concepts. Le texte aborde également les propriétés d'injectivité et de surjectivité des applications linéaires, ainsi que le théorème du rang.

Transféré par

Touati Islem
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
22 vues33 pages

Applications linéaires : définitions et théorèmes

Ce document présente les applications linéaires dans le cadre des mathématiques, en définissant des concepts clés tels que le noyau, l'image, et la matrice d'une application linéaire. Il inclut des théorèmes importants, des exemples et des exercices pour illustrer ces concepts. Le texte aborde également les propriétés d'injectivité et de surjectivité des applications linéaires, ainsi que le théorème du rang.

Transféré par

Touati Islem
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Mathématiques 2

Chapitre 5 : Applications linéaires

Mohamed Essaied Hamrita


IHEC, Université de Sousse

Avril 2021

Mohamed Essaied Hamrita (IHEC) Mathématiques 2 Avril 2021 1 / 32


Table des matières

1 Définitions

2 Noyau et image d’une application linéaire

3 Matrice d’une application linéaire

4 Rang d’une application linéaire

5 Changement de base
Matrice de passage
Formules de changement de bases

Mohamed Essaied Hamrita (IHEC) Mathématiques 2 Avril 2021 2 / 32


Définitions

Définition 1
Soient E et F deux espaces vectoriels et f une application de E dans F .
On dit que f est une application linéaire si

∀x, y ∈ E f (x + y) = f (x) + f (y)


∀x ∈ E, ∀α ∈ R f (αx) = αf (x)

Remarque 1
f (0) = 0.
f (−x) = −f (x).
Si F = E, f est appelée un endomorphisme de E.

Mohamed Essaied Hamrita (IHEC) Mathématiques 2 Avril 2021 3 / 32


Définitions

Théorème 1
Soient E et F deux espaces vectoriels, et f une application de E dans F .
Les trois affirmations suivantes sont équivalentes :
1) f est une application linéaire.
2) ∀x, y ∈ E, ∀α, β ∈ R , f (αx + βy) = αf (x) + βf (y) ..
3) Pour tout n ≥ 1,
n n
!
X X
∀x1 , . . . , xn ∈ E, ∀λ1 , . . . , λn f λ i xi = λi f (xi )
i=1 i=1

Exemple 1
f de R2 dans R3 : (x, y) 7−→ (x + y, 2x + 3y, −x + y) est une application
linéaire

Mohamed Essaied Hamrita (IHEC) Mathématiques 2 Avril 2021 4 / 32


Définitions

Exercice 1
Vérifier que f définie ci dessous est une application linéaire.
f de R2 dans R3 : (x, y) 7−→ (2x + y, x − 3y, −x + 2y)

Soient X1 = (x1 , y1 ), X2 = (x2 , y2 ) ∈ R2 et α, β ∈ R.


Vérifions que f (αX1 + βX2 ) = αf (X1 ) + βf (X2 ).

f (αX1 + βX2 ) = f (α(x1 , y1 ) + β(x2 , y2 ))


= f ((αx1 + βx2 ), (αy1 + βy2 ))
= (2(αx1 + βx2 ) + (αy1 + βy2 ), (αx1 + βx2 )
− 3(αy1 + βy2 ), −(αx1 + βx2 ) + 2(αy1 + βy2 ))
= α(2x1 + y1 , x1 − 3y1 , −x1 + 2y1 )
+ β(2x2 + y2 , x2 − 3y2 , −x2 + 2y2 )
= αf (X1 ) + βf (X2 )

Mohamed Essaied Hamrita (IHEC) Mathématiques 2 Avril 2021 5 / 32


Définitions

Théorème 2
Soient E et F deux espaces vectoriels, et f une application linéaire de E
dans F .
Soit A un sous-espace vectoriel de E. Alors f (A) = {f (a), a ∈ A} , est
un sous-espace vectoriel de F .
Soit B un sous-espace vectoriel de F . Alors
f −1 (B) = {b ∈ E, f (b) ∈ B} , est un sous-espace vectoriel de E.

Mohamed Essaied Hamrita (IHEC) Mathématiques 2 Avril 2021 6 / 32


Noyau-Image

Définition 2
Soient E, F deux espaces vectoriels et f une application linéaire de E
dans F . On appelle
- image de f et on note Im(f ) le sous-espace vectoriel de F :
Im(f ) = f (E) = {f (X), X ∈ E} .
- noyau de f et on note Ker(f ) le sous-espace vectoriel de E :
Ker(f ) = f −1 ({0}) = {X ∈ E, f (X) = 0} .

Exercice 2
Soit f : (x, y, z) 7→ (2x + y, x − 3y + z).
Déterminer Ker(f ) et Im(f ).

Mohamed Essaied Hamrita (IHEC) Mathématiques 2 Avril 2021 7 / 32


Noyau-Image

- Ker(f ) = {X ∈ E = R3 /f (X) = 0} =⇒ 2x + y = 0 et x − 3y + z = 0
=⇒ y = −2x et z = −7x.
Donc, X ∈ Ker(f ) ⇐⇒ X = (x, y, z) = (x, −2x, −7x) = x(1, −2, −7).
Soit Ker(f )= Vect((1, −2, −7)).
Ker(f ) est le sous espace vectoriel engendré par (1, −2, −7).
- Im(f ) = {(2x + y, x − 3y + z) ∈ F = R2 /(x, y, z) ∈ R3 }
Or (2x + y, x − 3y + z) = x(2, 1) + y(1, −3) + z(0, 1), donc Im(f ) =
Vect((2, 1), (1, −3), (1, 0)).
Im(f ) ⊂ R2 et {(1, −3), (0, 1)} un système libre, donc Im(f ) = R2 .

Mohamed Essaied Hamrita (IHEC) Mathématiques 2 Avril 2021 8 / 32


Noyau-Image

Proposition 1
Soient E et F deux espaces vectoriels et f une application linéaire de E
dans F . L’application f est
surjective si et seulement si Im(f ) = F .
injective si et seulement si Ker(f ) = {0}

Théorème 3 (Théorème du rang)


Soient E et F deux espaces vectoriels et f une application linéaire de E
dans F . Si E est de dimension finie, il en est de même pour Im(f ) et
Ker(f ) et :

dim(Im(f ))+dim(Ker(f )) =dim(E) .

Mohamed Essaied Hamrita (IHEC) Mathématiques 2 Avril 2021 9 / 32


Noyau-Image

Exercice 3
Soit f : R2 → R3 l’application linéaire définie par

f (x, y) = (x + y, x − y, x + y)

1) Déterminer le noyau de f , son image. f est-elle injective ? surjective ?


2) Vérifier le théorème du rang.

 x+y = 0

1) Ker(f ) = {X ∈ E = R2 /f (X) = 0} ⇐⇒ x−y = 0

 x+y = 0
⇐⇒ x = y = 0, Donc Ker(f ) = {(0, 0) = 0R2 }. On conclut que f est
injective et dim(Ker(f )) = 0.

Mohamed Essaied Hamrita (IHEC) Mathématiques 2 Avril 2021 10 / 32


Noyau-Image

Im(f ) = {(x + y, x − y, x + y) ∈ R3 /(x, y) ∈ R2 }


= x(1, 1, 1) + y(1, −1, 1) = Vect((1, 1, 1), (1, −1, 1))

Im(f ) est le sous espace vectoriel de R2 engendré par le système {(1, 1, 1),
(1, −1, 1)}.
Im(f ) = Vect((1, 1, 1), (1, −1, 1)) 6= R3 , donc f n’est pas surjective.
2) On a Ker(f ) = {0R2 }, donc dim(Ker(f )) = 0 et dim(Im(f )) = 2 et
dim(E) = dim(R2 ) = 2, ainsi le théorème du rang est vérifié
dim(Ker(f ))+dim(Im(f ) = 0 + 2 = 2 = dim(R2 ).

Mohamed Essaied Hamrita (IHEC) Mathématiques 2 Avril 2021 11 / 32


Théorème 4
Soit f : E 7→ F une application linéaire avec E et F de dimension finie.
Supposons dim E = dim F . Alors les assertions suivantes sont
équivalentes :
(i) f est bijective
(ii) f est injective
(iii) f est surjective

Autrement dit, dans le cas d’une application linéaire entre deux espaces de
même dimension, pour démontrer qu’elle est bijective, il suffit de démontrer
l’une des deux propriétés : injectivité ou surjectivité.
Exemple 2
Soit f (x, y, z) = (x − y + z, x + y + z, x − 2z) une application linéaire de
R3 dans R3 . Montrer que f est bijective.

Mohamed Essaied Hamrita (IHEC) Mathématiques 2 Avril 2021 12 / 32


On a E = R3 = F , donc dim E = dim F . Pour montrer que f est bijective,
il suffit de vérifier que f est injective ou f est surjective.

 x−y+z = 0

Ker f = {(x, y, z) ∈ R3 /f (x, y, z) = (0, 0, 0)} ⇐⇒ x+y+z = 0
 x − 2z =

0
⇐⇒ (x, y, z) = (0, 0, 0), donc Ker f = {0R3 }, d’où f est injective.
dim E = dim F et f est injective ⇐⇒ f est bijective.
Exercice 4
Soit f (x, y, z) = (−2x + y, y − z, x + y + z) une application linéaire de R3
dans R3 . Montrer que f est bijective.

Mohamed Essaied Hamrita (IHEC) Mathématiques 2 Avril 2021 13 / 32


Matrice d’une application linéaire

Définition 3
Soient E un espace vectoriel de dimension n, BE = (e1 , . . . , en ) une base
de E, F un espace vectoriel de dimension m et BF = (f1 , . . . , fm ) une
base de F . Soit f une application linéaire de E dans F définie par
m
X
f (ej ) = aij fi , i = 1, 2, . . . , m et j = 1, 2, . . . , n.
i=1
On appelle matrice de f dans les bases (e1 , . . . , en ) et (f1 , . . . , fm ) la
a11 · · · a1,n
 

matrice M définie par M =  ... .. .. .



. . 
am,1 · · · amn
On la note par M = M at(f, BE , BF ).

Mohamed Essaied Hamrita (IHEC) Mathématiques 2 Avril 2021 14 / 32


Matrice d’une application linéaire

Exemple 3
Soit f : R3 7→ R2 , (x, y, z) 7→ (2x + y, x − 3y + z).
Déterminer la matrice de f .

E = R3 , donc (e1 , e2 , e3 ) est la base canonique de R3 où e1 = (1, 0, 0),


e2 = (0, 1, 0) et e3 = (0, 0, 1).
f (e1 ) = f (1, 0, 0) = (2, 1) = 2f1 + f2
f (e2 ) = f (0, 1, 0) = (1, −3) = f1 − 3f2
f (e3 ) = f (0, 0, 1) = (0, 1) = f2 !
2 1 0
Donc M at(f, BE , BF ) =
1 −3 1
On peut déterminer
 la matrice de f autrement.  
x ! ! x
2x + y 2 1 0 
X =  y  7→ =  y  = M X.
  
x − 3y + z 1 −3 1
z z

Mohamed Essaied Hamrita (IHEC) Mathématiques 2 Avril 2021 15 / 32


Matrice d’une application linéaire

Exercice 5
 
2 1 2
Soit A =  −1 2 1 
 
0 0 −3
Déterminer l’application linéaire f associée à A.

Puisque la matrice est carré d’ordre 3, alors f est un endomorphisme dans


R3 .     
2 1 2 x 2x + y + 2z
f (X) = AX =  −1 2 1   y  =  −x + 2y + z .
    
0 0 −3 z −3z
f (x, y, z) = (2x + y + 2z, −x + 2y + z, −3z).

Mohamed Essaied Hamrita (IHEC) Mathématiques 2 Avril 2021 16 / 32


Matrice d’une application linéaire

Proposition 2
Soient f et g deux applications linéaires de E dans F . Soit λ ∈ R.
M at(f + g, BE , BF ) = M at(f, BE , BF ) + M at(g, BE , BF ).
M at(λf, BE , BF ) = λM at(f, BE , BF ).
Soient f : E 7→ F et g : F 7→ G deux applications linéaires.
M at(g ◦ f, BE , BG ) = M at(g, BF , BG )M at(f, BE , BF ).

Exercice 6
Soient f (x, y) = (x − y, x + 2y, 2x − y) et
g(x, y, z) = (x − y + 2z, y − z, x + z, x + y + z) deux appliations linéaires.
Déterminer la matrice de g ◦ f .

Mohamed Essaied Hamrita (IHEC) Mathématiques 2 Avril 2021 17 / 32


Matrice d’une application linéaire
 
  1 −1 2
1 −1  0 1 −1 
M at(f, BE , BF ) =  1 2  et M at(g, BF , BG ) = 
   
1 0 1 

2 −1

1 1 1
 
1 −1 2  
1 −1
 0 1 −1  

Donc M at(g ◦ f, BE , BG ) =   1 2 
 
1 0 1 
2 −1

1 1 1
 
4 −5
 −1 3 
=
 
3 −2 


4 0

Mohamed Essaied Hamrita (IHEC) Mathématiques 2 Avril 2021 18 / 32


Rang d’une application linéaire

Définition 4
Soit f : E 7→ F une application linéaire. On appelle rang de f , noté rg f ,
dim(Im f ) = rg(M at(f, BE , BF ).

Exercice 7
Soit f (x, y, z) = (x − y + 2z, z, x − y) une application linéaire. Déterminer
le rang de f .
 
1 −1 2
M at(f, BE , BF ) = M =  0 0 1 
 
1 0 −1
1 −1
|M | = − = −1 6= 0, donc rg(M ) = 3. Ainsi rg(f ) = 3.
1 0

Mohamed Essaied Hamrita (IHEC) Mathématiques 2 Avril 2021 19 / 32


Matrice d’une application linéaire

Proposition 3
f est bijective si et seulement si A = M at(f, BE , BF ) est inversible.
Si f est bijective, alors la matrice associée à f −1 dans la base BE est
A−1 .

Exercice 8
Soit f (x, y, z) = (x − y + 2z, z, x − y) une application linéaire. Montrer
que f est bijective.
 
1 −1 2
M at(f, BE , BF ) = M =  0 0 1 
 
1 0 −1
1 −1
|M | = − = −1 6= 0, Donc M est inversible =⇒ f est bijective.
1 0

Mohamed Essaied Hamrita (IHEC) Mathématiques 2 Avril 2021 20 / 32


Changement de base

Définition 5
Soit B = (e1 , . . . , en ) et B 0 = (e01 , . . . , e0n ) deux bases de E. On appelle
matrice de passage de la base B vers la matrice B 0 la matrice PB,B0 , dont
les colonnes sont formées des coordonnées des vecteurs e0i dans la base B.

Exemple 4
Soit E = R2 , B = (e1 = (1, 0), e2 = (0, 1)) la base canonique et
B 0 = (e01 = (1, 1), e02 = (−1, 2). Vérifier que B 0 est une base de E et
déterminer la matrice de passage PB,B0 .

Pour vérifier que B 0 est une base, il suffit de vérifier que le système S =
(e01 , e02 ) est libre. Pour ce faire, on peut procéder de deux manières ;
λ1 e01 + λ2 e02 = 0 =⇒ λ1 = λ2 = 0,
S est libre ⇐⇒ |S| =
6 0.

Mohamed Essaied Hamrita (IHEC) Mathématiques 2 Avril 2021 21 / 32


Changement de bases

λ1 e01 + λ2 e02 = 0 =⇒ λ1 + λ2 = 0 et −λ1 + 2λ2 = 0 =⇒


λ1 = λ2 = 0, donc S est libre et par suite B 0 est une base de E.
1 −1
= 3 6= 0, donc S est libre.
1 2
Pour déterminer la matrice de passage de B à B 0 , il faut exprimer e01 et e02
en fonction de e1 et e2 .
e01 = a1 e1 + a2 e2 =⇒ (1, 1) = a1 (1, 0) + a2 (0, 1) = (a1 , a2 ).
e02 = a3 e1 + a4 e2 =⇒ (−1,
! 2) = a3 (1, 0) + a4 (0, 1) = (a3 , a4 ).
1 −1
Donc PB,B0 =
1 2

Mohamed Essaied Hamrita (IHEC) Mathématiques 2 Avril 2021 22 / 32


Changement de bases

Proposition 4
Soit X la matrice des coordonnées d’un vecteur u de E dans la base
B et X1 la matrice des coordonnées du même vecteur u dans la base
−1
B1 , alors X = PB,B1 X1 ou X1 = PB,B 1
X.
PB,B0 est inversible et son inverse est égale à la matrice de passage de
la base B 0 vers la base B, i.e ; PB,B0 = PB−1
0 ,B .

Si B, B 0 , B 00 sont trois bases, alors PB,B00 = PB,B0 × PB0 ,B00 .

Mohamed Essaied Hamrita (IHEC) Mathématiques 2 Avril 2021 23 / 32


Changement de bases

Exercice 9
Soit B = (e1 , e2 , e3 ) et B 0 = (e01 , e02 , e03 ) deux bases de E = R3 tels que :
e1 = (1, 0, 1), e2 = (1, 1, 0), e3 = (2, 2, 3), e01 = (0, −1, −2),
e02 = (8, 6, 11) et e03 = (−2, −1, −4).
1) Déterminer la matrice P de passage de B à B 0 .
0
2) Déterminer,  de deux manières, la matrice Q de passage de B à B.
2
3) Soit V =  −1  dans la base B. Déterminer les coordonnées de V
 
3
dans la base B . 0

1) Exprimons e01 , e02 et e03 en fonction de e1 , e2 et e3 .


e01 = a1 e1 + a2 e2 + a3 e3 =⇒ (0, −1, −2) = a1 (1, 0, 1) + a2 (1, 1, 0) +
a3 (2, 2, 3) =⇒ a1 + a2 + 2a3 = 0, a2 + 2a3 = −1 et a1 + 3a3 = −2
=⇒ a1 = 1, a2 = 1 et a3 = −1.

Mohamed Essaied Hamrita (IHEC) Mathématiques 2 Avril 2021 24 / 32


Changement de bases

e02 = b1 e1 + b2 e2 + b3 e3 =⇒ (8, 6, 11) = b1 (1, 0, 1) + b2 (1, 1, 0) + b3 (2, 2, 3)


=⇒ b1 + b2 + 2b3 = 8, b2 + 2b3 = 6 et b1 + 3b3 = 11 =⇒ b1 = 2, b2 = 0
et b3 = 3.
e03 = c1 e1 + c2 e2 + c3 e3 =⇒ (−2, −1, −4) = c1 (1, 0, 1) + c2 (1, 1, 0) +
c3 (2, 2, 3) =⇒ c1 + c2 + 2c3 = −2, c2 + 2c3 = −1 et c1 + 3c3 = −4
=⇒ c1 = −1, c2 = 1et c3 = −1. 
1 2 −1
Ainsi, P = (a b c) =  1 0 1 .
 
−1 3 −1
2) Q est la matrice de passage de B 0 à B, donc pour la déterminer
on doit exprimer e1 , e2 et e3 en fonction de e01 , e02 et e03 ,
−1 −1
ou bien, Q = PB0 ,B = PB,B 0 = P

Mohamed Essaied Hamrita (IHEC) Mathématiques 2 Avril 2021 25 / 32


Changement de bases

e1 = a1 e01 + a2 e02 + a3 e03 =⇒ (1, 0, 1) = a1 (0, −1, −2) + a2 (8, 6, 11) +


 −1, −4)
a3 (−2,
 8a2 − 2a3
 =1
=⇒ −a1 + 6a2 − a3 = 0 =⇒ a1 = 21 , a2 = 0, a3 = − 12 .
 −2a + 11a − 4a = 1

1 2 3
e2 = b1 e01 + b2 e02 + b3 e03 =⇒ (1, 1, 0) = b1 (0, −1, −2) + b2 (8, 6, 11) +
 −1, −4)
b3 (−2,
 8b2 − 2b3
 =1
=⇒ −b1 + 6b2 − a3 = 1 =⇒ b1 = 61 , b2 = 31 , b3 = 56 .
 −2b + 11b − 4b = 0

1 2 3
e3 = c1 e01 + c2 e02 + c3 e03 =⇒ (2, 2, 3) = c1 (0, −1, −2) + c2 (8, 6, 11) +
 −1, −4)
c3 (−2,
 8c2 − 2c3
 =2
=⇒ −c1 + 6c2 − c3 = 2 =⇒ c1 − 31 , c2 = c3 = 13 .
 −2c + 11c − 4c = 3

1 2 3

Mohamed Essaied Hamrita (IHEC) Mathématiques 2 Avril 2021 26 / 32


Changement de bases
 
1 1
2 6 − 31
1 1
Donc, Q =  0
 
3 3 
− 12 5
6
1
3
Pour la 
deuxième −1
 méthode, calculer P .
2
3) V =  −1  , les coordonnées de V dans la base B 0 sont données par
 
3 B
    
1 2 −1 2 −3
PV =  1 0 1 −1 = 5 
    

−1 3 −1 3 −8

Mohamed Essaied Hamrita (IHEC) Mathématiques 2 Avril 2021 27 / 32


Changement de bases

Théorème 5
Soit f : E → F une application linéaire. Soient BE , BE 0 deux bases de E

et BF , BF0 deux bases de F . On note P = PBE ,BE0 la matrice de passage


de BE à BE 0 et Q = P 0
0 la matrice de passage de BF à B . Soit
BF ,BF F
A = M atBE ,BF (f ) la matrice de l’application linéaire f de la base BE vers
la base BF . Soit B = M atBE0 ,BF0 (f ) la matrice de l’application linéaire f
de la base BE 0 vers la base B 0 .
F
On a alors la relation suivante :

B = Q−1 AP

Mohamed Essaied Hamrita (IHEC) Mathématiques 2 Avril 2021 28 / 32


Changement de bases

Théorème 5
Soit f : E → F une application linéaire. Soient BE , BE 0 deux bases de E

et BF , BF0 deux bases de F . On note P = PBE ,BE0 la matrice de passage


de BE à BE 0 et Q = P 0
0 la matrice de passage de BF à B . Soit
BF ,BF F
A = M atBE ,BF (f ) la matrice de l’application linéaire f de la base BE vers
la base BF . Soit B = M atBE0 ,BF0 (f ) la matrice de l’application linéaire f
de la base BE 0 vers la base B 0 .
F
On a alors la relation suivante :

B = Q−1 AP

Dans le cas particulier d’un endomorphisme (E = F ), nous obtenons une


formule plus simple :
B = P −1 AP
On dit que les matrices A et B sont semblables.
Mohamed Essaied Hamrita (IHEC) Mathématiques 2 Avril 2021 28 / 32
Changement de bases

Exemple 5
Soient les deux bases de R3 :
           
1 0 3 1 0 0
B1 =  1  ,  −1  ,  2  et B2 =  −1  ,  1  ,  0 
           
0 0 −1 0 0 −1

Soit f : R3 → R3 l’application linéaire dont la matrice dans la base B1 est :


 
1 0 −6
A = M atB1 (f ) =  −2 2 −7 
 
0 0 3

Déterminer la matrice de f dans la base B2 , B = M atB2 (f ).

Mohamed Essaied Hamrita (IHEC) Mathématiques 2 Avril 2021 29 / 32


Changement de bases

f est un endomorphisme, donc B = P −1 AP où P est la matrice de passage


de l’application f de la base B1 à la base B2 .
Si on note B1 = (v1 , v2 , v3 ) et B2 = (u1 , u2 , u3 ), exprimons u1 , u2 et u3 en
fonction de v1 , v2 et v3 . 
 a1 + 3a3
 =1
u1 = a1 v1 + a2 v2 + a3 v3 ⇐⇒ a1 − a2 + 2a3 = −1
 −a

=0
3
=⇒ a = (a1 , a2 , a3 ) = (1, 2, 0).
 b1 + 3b3
 =0
u2 = b1 v1 + b2 v2 + b3 v3 ⇐⇒ b1 − b2 + 2b3 = 1
 −b

=0
3
=⇒ b = (b1 , b2 , b3 ) = (0, −1, 0).

 c1 + 3c3
 =0
u3 = c1 v1 + c2 v2 + c3 v3 ⇐⇒ c1 − c2 + 2c3 = 0
 −c

= −1
3
=⇒ c = (c1 , c2 , c3 ) = (−3, −1, 1).
Mohamed Essaied Hamrita (IHEC) Mathématiques 2 Avril 2021 30 / 32
Changement de bases
 
1 0 −3
Ainsi, P = (a, b, c) =  2 −1 −1 
 
0 0 1

Remarque 2
On peut déterminer P autrement. Soit B la base canonique de R3 . On a
−1
PB1 ,B2 = PB1 ,B PB,B2 = PB,B P
1 B,B2
Avec PB,B1 = (v1 , v2 , v3) et PB,B2 = (u1 , u2 , u3).

Cherchons P −1 .
   
1 0 −3 1 0 0 1 0 −3 1 0 0
 2 −1 −1 0 1 0  ∼  0 −1 5 −2 1 0 
   
0 0 1 0 0 1 0 0 1 0 0 1
   
1 0 −3 1 0 0 1 0 0 1 0 3
∼ 0 1 −5 2 −1 0  ∼  0 1 0 2 −1 5 
   
0 0 1 0 0 1 0 0 1 0 0 1
Mohamed Essaied Hamrita (IHEC) Mathématiques 2 Avril 2021 31 / 32
Changement de bases
 
1 0 3
Soit P −1 =  2 −1 5 
 
0 0 1
     
1 0 3 1 0 −6 1 0 −3
B = P −1 AP =  2 −1 5  ×  −2 2 −7  ×  2 −1 −1 
     
0 0 1 0 0 3 0 0 1
 
1 0 0
Soit B =  0 2 0 .
 
0 0 3

Mohamed Essaied Hamrita (IHEC) Mathématiques 2 Avril 2021 32 / 32

Vous aimerez peut-être aussi