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Asthme Nourrisson Enfant Adolescent-V.jubin

Le document traite de l'asthme chez les nourrissons, enfants et adolescents, en se concentrant sur les bronchopathies virales telles que la bronchiolite et la bronchite sifflante. Il décrit les symptômes cliniques, les critères de gravité, les examens complémentaires, ainsi que les traitements et les mesures préventives. En outre, il aborde la définition de l'asthme, ses caractéristiques cliniques, et les tests allergologiques recommandés pour le diagnostic.

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Asthme Nourrisson Enfant Adolescent-V.jubin

Le document traite de l'asthme chez les nourrissons, enfants et adolescents, en se concentrant sur les bronchopathies virales telles que la bronchiolite et la bronchite sifflante. Il décrit les symptômes cliniques, les critères de gravité, les examens complémentaires, ainsi que les traitements et les mesures préventives. En outre, il aborde la définition de l'asthme, ses caractéristiques cliniques, et les tests allergologiques recommandés pour le diagnostic.

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Asthme du nourrisson,

de l’enfant et de
l’adolescent
Dr Virginie JUBIN
PH, MD, PhD HFME Lyon
Cours de DESC d’immuno-allergologie 11/03/2016
Bronchiolite
et bronchite sifflante
Bronchopathies virales

Maladies inflammatoires aiguës des bronches et des bronchioles acquises


• Par un virus
• VRS, rhinovirus, métapneumovirus, coronavirus, adénovirus….
• Mode de transmission
directe : par la toux et les éternuements et indirecte: par les
mains/matériel : survie du virus 30mn sur peau, 6 -7h sur objets
• Atteintes des voies aériennes inférieures (≠ rhinopharyngite isolée ; ≠
pneumopathie isolée)
• précédés et/ou accompagnés de signes généraux et rhinopharyngés
• Epidémie saisonnière
• Formes cliniques:
 Bronchite simple
 Bronchopathies obstructives

• « Bronchiolite ? » : bronchiolite ou bronchite sifflante


• En France 460.000 nourrissons par an (30 % de la population) ½ ont < 3
mois
• Terrain favorisant: tabac, garçon, prématurité, hypotrophie, trouble maturation
pulmonaire, assistance ventilatoire, chorioamniotite….
bronchiolite et bronchite sifflante
Clinique
• Infection respiratoire haute : fièvre, rhinorrhée, 2 jours
• Début brutal :
signes fonctionnels:
• dyspnée avec polypnée, 50-80/mn, signes de détresse respiratoire
: tirage intense, battement des ailes du nez
• expiration bruyante et sifflante
• toux sèche
signes généraux:
fièvre 38°-38°5
signes physiques :
cyanose inconstante
thorax distendu, hyper sonore ;
auscultation : sibilants et crépitants diffus.
Le silence auscultatoire est un témoin d’obstruction sévère.
• identifier les critères cliniques de gravité ->
hospitalisation?
bronchiolite et bronchite sifflante
Examens complémentaires
• Aucun

• Virologie/bactériologie des sécrétions pharyngées

• Radio pulmonaire :

normale/distension thoracique/foyer de surinfection/ atélectasie


Bronchiolite et bronchite sifflante
Critères de gravité
• Clinique
aspect " toxique " (altération importante de l'état général)
survenue d'apnée,
fréquence respiratoire > 60/minute
présence d'une cyanose saturation artérielle transcutanée en oxygène (SpO2tc) < 94 %
sous air et au repos ou lors de la prise des biberons
troubles digestifs compromettant l'hydratation,
déshydratation avec perte de poids > 5 %
présence d'un trouble de ventilation confirmé par une radiographie thoracique, pratiquée
d'après des arguments cliniques.
• Terrain
âge < 6 semaines
prématurité < 35 SA, âge corrigé < à 3 mois
Sexe masculin
cardiopathie sous-jacente: Cardiopathies avec shunt gauche – droit; Cardiopathies
cyanogène, HTAP
pathologie pulmonaire chronique grave: Dysplasie bronchopulmonaire > mucoviscidose
Immunodépression constitutionnelle ou acquise
Pathologie neuromusculaire, T21
Environnement défavorable; difficultés psychosociales, Tabagisme passif,
hypotrophie
Critères de gravité
 Classification:
Légère modérée sévère
AEG NON NON OUI
FR > 60/min 60-69/min > 70/min
Muscles Absent ou léger modérée importante
accessoires
Sao2 > 92% 90-92% <90%
Alimentation > 50% <50% <50%
 Critères de recours aux urgences
Prématurité
Facteurs environnementaux: tabac passif, mère jeune, faible niveau socio
économique, difficultés d’accès aux soins
 Critères d’hospitalisation:
 Formes grave
 Forme modérée relevant d’une intervention ou associéz à un facteur de
vulnérabilité (age, pathologie sous jacente, contexte social)
bronchiolite et bronchite sifflante
Evolution
• Évolution simple
• Acmé atteinte en 2 à 4 jours
• Évolution ensuite le + souvent rapidement favorable
• Disparition des signes d’obstruction en 8 à 10 jours
• Toux résiduelle, sèche, jusqu’à 10-15 jours
• Désaturation jusqu’à 3-4 semaines (sommeil, enfants de petit poids)
• Anomalies radiologiques en moins de 10 jours

• Mortalité au stade aigu


• 0,005 à 0,2 % pour l’ensemble des « bronchiolites » à VRS
• Mort subite ?
• 1 à 3 % des formes hospitalisées

• Évolution à distance
• Guérison
• Séquelles anatomiques
• Bronchiolite oblitérante
• DDB localisée
• IRC obstructive
• Exceptionnelles après VRS
• Asthme
Bronchiolite et bronchite sifflante ?
 Bronchiolite → bronchioles *
• Petites bronches membraneuses
• Calibre <1 mm
• Ni cartilage ni glande
• Entre bronches cartilagineuses
• (7-10) et acinus (13-16)

 Bronchite sifflante → bronches


de gros calibre *
– Calibre > 1 mm
– Sous muqueuse vascularisée
– Cartilage et glandes
– Muscle hélicoïdal

 = physiopathologie différente
* Atteintes de façon sinon exclusive, au moins largement prédominante
Bronchiolite et bronchite sifflante ?

De nombreux points communs…

Une même cause : souvent le virus


Un même début : la rhinopharyngite

Toutes deux sont des bronchopathies obstructives :


toux
dyspnée expiratoire
surdistension…
Bronchite sifflante ≠ bronchiolite
☺ ☻
Bronchite sifflante Bronchiolite
Âge > 3 voire 6 mois < 6 semaines voire 3 mois
Séméiologie
 Wheezing D’emblée au premier Accessoire (intermittent ou
plan, bruyant absent au début)*
 Toux Rapidement grasse et D'abord sèche, quinteuse,
productive grasse après 2 à 3 jours
 Auscultation Sibilants expiratoires ou 2 Sous crépitants ± crépitants
temps ; crépitants et sous- Râles et sibilants après
crépitants, discrets ou quelques jours
absents
 Physiopathologie Hyper réactivité Facteur anatomique
bronchique mécanique
* Le wheezing ne doit pas être confondu avec du
Rôle propre le geignement
virus ? expiratoire (grunting)
Traitement des bronchopathies obstructives
(à partir de la conférence de consensus bronchiolite de septembre 2000)

Les recommandations concernent :


 Un premier épisode (≠ asthme avéré)
 De « bronchiolite » (ou de bronchite sifflante)
 Liée au VRS
(Étiologie démontrée ou épisode survenant en période épidémique)
 Chez un nourrisson âgé de 1 mois à 2 ans
Alors que la signification d ’ une première bronchopathie obstructive n ’ est
certainement pas la même chez un nourrisson de moins de 6 mois et un enfant de
plus de 18 mois…

… en pratique la bronchiolite stricto sensu


Traitement des bronchopathies obstructives
2016 Predict.org.au

 Kinésithérapie respiratoire
• Désobstruction des VAS (en évitant les aspiration par sonde, sérum physiologique et mouchette,
en particulier avant l’alimentation)
• Désobstruction des VAI (augmentation lente du flux expiratoire, toux provoquée)
• Réalisation pratique
• Prescription non systématique (mais dès que la toux est grasse)
• Évaluation en cours de séance (efficacité et tolérance)
• Fréquence et nombre de séances (Fonction de l’évolution clinique)
• Validation (?) :
• revue cochrane avec bcp d’erreurs
• Kiné en hospitalisation: Gadjos Plos One 2010 pas de différence
• Kiné en libéral: Bronkinou amélioration après 1ère séance/ Bronchilib: efficacité

• Mesures générales
• Hydratation, nutrition (≠ humidificateur)
Fractionnement des repas (épaississement des biberons),
Alimentation entérale (nasogastrique) ou parentérale si nécessaire
• Couchage (décubitus dorsal, tête surélevée sur un plan dur)
• Aération, température ≈ 19°
Traitement des bronchopathies obstructives
2016 Predict.org.au

• Médicaments
• Bronchodilatateurs (ß2) : pas d’indication (?)
• Vrai dans la bronchiolite du petit nourrisson
• Dans la bronchite sifflante, après 6 mois, un essai à valider

• Serum salé hypertonique?


3-5-6%
Métaanalyse Heikkika et al: pas d’efficacité
• Corticoïdes : pas d’indication (?)
Sauf trouble de ventilation ou évolution prolongée
(pas d’amélioration au 5e jour)
• Avant 6 mois
Pas d ’indication devant un tableau de bronchiolite stricto sensu
• Après 6 mois
À discuter en fonction de l ’évolution (bronchite sifflante) et des antécédents (eczéma,
asthmes familiaux)

• Antiviraux : pas d’indication


Traitement des bronchopathies obstructives
2016 Predict.org.au
 Médicament
• Antibiotiques
• Non indiqués en première intention
• A discuter (surinfection bactérienne ou fragilité particulière)
Fièvre ≥ 38°5 plus de 48 heures, Otite moyenne aiguë
Pathologie pulmonaire ou cardiaque sous-jacente
Foyer pulmonaire radiologiquement documenté,
élévation de la CRP et/ou des PNN
(type amoxicilline – acide clavulanique)
• Antitussifs, mucolytiques et mucorégulateurs
• Pas d’indication (contre indication)
• Oxygénothérapie
• Indiquée en milieu hospitalier si désaturation marquée (reco si ≤ 92 %)
• Lunettes à haut Débit:
Franklin 2018: améliore alimentation, pas de réduction du temps d’hospit
Prévention (VRS)
• Mesures communes
• Lavage des mains (Stérilium® ou Purell®)
• Les gants sont inutiles
• Décontamination des objets (stéthoscope) et des surfaces après examen de chaque
patient

• En période épidémique
• Limitation des hospitalisations programmées
• Éviter le partage du personnel avec les patients à risque
• Port du masque par le personnel médical et paramédical n’est pas conseillé sauf sujet
symptomatique
• Prévention médicamenteuse
• Anticorps monoclonaux anti-VRS
• Ancien prématuré ≤ 32 semaines âgé de moins de 3 mois ayant présenté une dysplasie
bronchopulmonaire (oxygénodépendance pendant plus d’1 mois)
• Dysplasie patente chez un nourrisson de moins de 2 ans
Asthme
Définition de l’asthme
et caractéristiques cliniques
1ere maladie chronique de l’enfant
Prévalence: 8% enfants d’âge scolaire >20% enfants < 36 mois

Une des premières causes de consultation aux urgences pédiatriques

Maladie inflammatoire chronique des voies aériennes

se manifestant par des épisodes récidivants variables en intensité et fréquence


de dyspnée expiratoire, sibilants, toux, oppression thoracique
Disparition des symptômes, spontanée ou à l’aide de bronchodilatateurs

épisodes de toux nocturne, notamment en 2e partie de nuit

a fortiori s’il existe un terrain atopique personnel et/ou familial.

Facteurs déclenchants: infection virale, exposition allergénique, exposition à des


poluants (tabac), après l’effort ou ses équivalents (rires, pleurs), stress, émotion
Radiographie de thorax

• Radiographie du thorax de face SYSTEMATIQUE


En inspiration et expiration

cliché en expiration si doute sur asymétrie, réalisée en


période intercritique
Explorations fonctionnelles
respiratoires
• Boucle débit-volume

Entre 3 et 6 ans: résistances des voies aériennes

> 6ans: comme l’adulte, avec manœuvres d’expiration forcée


Explorations fonctionnelles
respiratoires
• Variabilité du Peak flow

• Test à la métacholine:
• Inhalation de métacholine
• > diminution du VEMS de 12 %
• Augmentation des résistances des voies aériennes x 3
Tests cutanés aux pneumallergènes

• Il est recommandé de faire une enquête


allergologique chez tout asthmatique âgé de plus de 3
ans (A).
• Les prick-tests sont recommandés en première
intention dans le bilan allergologique (NP3). (B).
• Il est recommandé de répéter les PT si l’asthme
persiste au cours de l’enfance ou si l’évolution clinique
n’est pas favorable (NP4, avis d’experts).
• Il est recommandé de confronter le résultat d’un PT à
un allergène aux données de l’interrogatoire et de la
clinique.(B)
Tests cutanés aux pneumallergènes

• Réalisés en première
intention par l’allergologue
• Technique du prick-test
(piqûre à travers l’épiderme
au travers de la goutte de
l’extrait allergénique à l’aide
d’une pointe en plastique)
• Lecture immédiate en 20
minutes
• Fiables, sensibles et
reproductibles
• Coût faible
Quels pneumallergènes testés?

Selon l’âge et la périodicité des symptômes

Avant 2 ans
acariens (DP, DF) ; chat

2 à 5 ans
acariens ; chat ; 5 graminées ; chien

Après 5 ans
acariens (DP, DF) ; chat, chien
5 graminées
Bétulacées, oléacées, cupressacées
Moisissures
Ambroisie, armoise
Blatte
Chez le nourrisson:
Rechercher une sensibilisation allergénique
 Test de dépistage à réponse globale:
But: Prédictif de l’évolution vers un asthme atopique
Indication: en absence de symptômes suspects d’allergie

 Prick tests aux pneumallergènes:


 Quelle batterie?:
En absence de symptômes:
Dermatophagoides pteronyssinus, farinae, chat, chien, 5 graminées, bétulacées
Orientée en présence des symptômes
Une sensibilisation à 2 ans prédictif d’une maladie allergique à 6
ans

SPT OR = 6.5 (95% CI 2.3–


18.6)
IgE OR = 4.1 (95% CI 1.9–9.0)
Anne Dorthea Rø PAI 2015
Chez l’enfant:
rechercher des comorbidités allergiques
….Car l’allergie est une maladie évolutive
 Rhinite allergique
 Nouvelles sensibilisations allergéniques aux pneumallergènes
TC de 170 patients avec asthme RA DA enTre 2005-2007 répétés 3 ans après

Mahmut Dogru, Allergology International 2014


 Dermatite atopique: disparition avant 7 ans/réapparition à
l’adolescence
 Oesophagite à éosinophiles:
 dysphagie, impactions alimentaires
attention aux comportements d’évitement (verre d’eau à chaque bouchée)
 Sd oral aux fruits crus chez les patients ayant une allergie
pollinique
Asthme du nourrisson

entité clinique spécifique

Tout enfant âgé de moins de 36mois

ayant eu au moins trois épisodes dyspnéiques avec


sibilants

Et ce, quels que soient:


l’âge de début,
l’existence ou non de signes d’atopie,
et la cause apparemment déclenchante des épisodes
Diagnostic de l’asthme chez l’enfant
de moins de 5 ans (GINA 2015)

 Toux:
Récurrente ou persistante
quinteuse, Sèche
Aggravation ½ nuit
Aggravation avec effort,rire, pleurs, tabac
association à wheezing, dyspnée
Réponse aux B2A
 Wheezing:
Récurrent
Nocturne
Ou favorisé par Rhinite, effort, rire, pleur, exposition au tabac pollution
 Dyspnée
Expiratoire
favorisé par Rhinite, effort, rire, pleur, exposition au tabac pollution
 Histoire personnelle ou familial d’atopie
 Efficacité d’un traitement par CSI faible dose +/- B2ACA
2-3 mois et aggravation à l’arret
Eliminer les diagnostics différentiels
A évoquer devant :
Symptômes inhabituels
Cassure de la courbe de croissance, diarrhée chronique
Apparition néonatale ou très précoce
Vomissement associés
Absence d’association à des facteurs déclenchants
(infections virales)
Signes cardiovasculaires ou pulmonaire ou
hippocratisme digital
Hypoxémie en dehors d’un contexte d’infection virale
FR, Infections ORL, bactériennes fréquentes
symptômes persistants malgré ttt de fond
l’absence d’intervalles libres entre les exacerbations,
avec des signes intercritiques :
- stridor, cornage
– dyspnée aux deux temps, wheezing
– bronchorrhée
Anomalies radiologiques
Différents phénotypes d’asthme du nourrisson

 Asthme léger viro induit


 Asthme atopique à facteur déclenchant multiples
(virus, pollution, allergènes)
 Asthme non atopique sévère
 Asthme hypersécrétant
 happy wheezer :
 sifflements persistants
 sans retentissement sur l’état général ni sur l’activité
 sans toux ni dyspnée en intercritique
Pronostic de l’asthme du nourrisson
60% des nourrissons avec
Ex de la cohorte de TUCSON sifflements avant l’âge de 36 mois
(Martinez NEJM 1995) n’avaient plus de symptômes
d’asthme après 36 mois

Phénotype en fonction

de l’âge de début: début


précoce, tardif, siffleur persistant..
des facteurs déclenchants:
asthme viro-induit: fréquent, bon
pronostic à long terme
asthme associé à eczéma,
Stein Thorax 1997; Martinez FD Child 2003; Morgan AJRCCM 200.Stern DA Lancet 2007
sensibilisation allergénique...
persiste

Une maladie évolutive … dépendante du statut atopique


Différentes évolution de l’asthme du nourrisson

2 cohortes NN
MAS et ALSPAC

Belgrave PlosOne 2014


Une évolution dépendante
de la sensibilisation allergénique

Belgrave PlosOne 2014


Trajectories of Lung Function during Childhood
Belgrave D. and al. Am J Respir Crit Care Med Vol 189 (9) pp 1101–1109, May 1, 2014

Objectif: explorer la trajectoire de la fonction respiratoire durant l’enfance


et les facteurs associés au déclin de la fonction respiratoire
Méthode:
Etude longitudinale prospective de cohorte néonatale MAAS Manchester Asthma and Allergy
Study
Evaluation des sRaw phénotypes siffleurs/phénotypes atopiques

Altération de la fonction respiratoire plus


importante chez:
- le garçon
- aux sensibilisations multiples précoces
- siffleur persistant,avec des exacerbations

Tout se joue avant 3 ans!


Les principaux facteurs de persistance de
l’asthme
à rechercher
1 - le tabagisme passif dans la petite enfance

2 - la sensibilisation allergénique précoce (avant 3 ans) et


persistante aux pneumallergènes domestiques (acariens, chat,
chien)et graminées

3 - la sensibilisation aux trophallergènes

4 - l’atopie parentale

5 - la présence d’une obstruction bronchique et d’une


hyperréactivité bronchique aux EFR (si elles sont réalisées)

6 - la fréquence des manifestations respiratoires dans la petite


enfance
Evaluation du contrôle de l’asthme
Objectif: contrôle total de l’asthme
Evaluation du contrôle de l’asthme chez l’enfant de moins de 5 ans

A. Niveau de contrôle des symptômes d’asthme Bien controlé: aucun


Dans les 4 dernières semaines, l’enfant a eu: Partiellement controlé 1-
 Symptômes diurnes plusieurs min, plus d’1/sem 2 item
 Limitation d’activité (jeu, marche) Non controlé 3-4 item
 Nécessité de B2ACA plus d’1/sem (exclu avant effort)
 Réveil nocturne, toux nocturne à cause de l’asthme
B. FDR de mauvais contrôle
FDR d’exacerbations dans les prochains mois
Asthme non controlé
≥ 1 exacerbation dans l’année précédente
Exacerbations automno-hivernale
Exposition fumée de tabac, pollution intérieur/extérieur, allergènes du milieu intérieur
Pb psychosociaux ou socio économique ou familiaux
Faible adhérence au ttt , mauvaise prise des ttt inhalés
FDR d’obstruction fixée
Asthme sévere avec plusieurs hospitalisations
ATCD bronchiolite
FDR d’EI des médoc
Systémiques: recours fréquents aux CSO, forte dose et/ou puissant CSI
Locaux: Dose modéree/forte CSI, mauvaise technique d’inhalation, defaut de
protection de la peau/yeux avec nébuliseur
Indication d’un traitement de fond chez < 5 ans

 Symptômes suggérant un asthme et symptômes respiratoires non contrôlé

 Épisodes de sifflements fréquents (3 ou plus dans la saison)

 Episodes de sifflements plus rares (1-2 par saison) mais séveres • Wheezing
episodes are frequent (e.g. three or more episodes in a season)

 Doute sur le diagnostic d’asthme et B2CA doivent être répétés fréquemment (>
1-2 fois par semaine). Essai d’un ttt de fond step 2 pour confirmer que les
symptômes sont en rapport avec de l’asthme.
Traitement de l’asthme chez l’enfant < 5 ans

LD ICS:
Fluticasone 100
Beclomethasone 100
Budesonide nebu 500
Education thérapeutique des parents et
soignants

 Explications basiques sur l’asthme et les facteurs influençant les exacerbations

 Formation à la technique d’inhalation et l’utilisation des nébuliseurs

 Adhésion au traitement prescrit

 Plan d’action en cas de crise d’asthme


Chambres d’inhalation avec masque

Déposition pulmonaire x2 quand on peut enlever le masque


Exacerbation d’asthme chez < 5 ans

 Augmentation aigue ou subaiguë de sibilants et oppression thoracique


 Augmentation de la toux, en particulier au sommeil
 Asthénie, diminution de la tolérance à l’effort
 Réduction des activités quotidiennes, en particulier de l’alimentation
 Pauvre réponse au traitement d’urgence
 Une rhinite précède fréquemment les symptômes
Traitement d’une
exacerbation d’asthme
chez < 5 ans

B2CA
1 bouffée/2kg max 10 bf
Plan d’action personnalisé en cas de crise d’asthme
Asthme de l’enfant de
plus de 6 ans et de
l’adolescent
Diagnostics différentiels
Evaluation de l’asthme
GINA 2019
Evaluation du contrôle de l’asthme chez
l’enfant de 4-11 ans C-ACT (JACI 2007)
questionnaire enfant
Evaluation du contrôle de l’asthme chez
l’enfant de 4-11 ans C-ACT (JACI 2007)
questionnaire parents
GINA 2019
STEP 1 STEP 2 STEP 3 STEP 4 STEP 5

CSI faible CSI faible CSI faible CSI dose +


dose à dose dose modérée/f biothérapie
chaque prise +LABA orte+LABA
de B2ACA Anti IgE

B2ACA si LTRA CSI dose CSI tiotropium


besoin modérée modérée/f
orte
+LTRA
CSI faible CSI dose Tiotropium
dose à faible+
chaque LTRA
prise de
B2CA
Prescription initiale d’un traitement
de fond chez l’enfant de > 6 ans
O’Byrne et al, NEJMed 2018: ICS-formoterol > SABA chez les patients avec un asthme
modéré
Dose journalière de CSI
Proposer une éviction allergénique

 Eviction des acariens:


 aspiration avec filtre HEPA
 Réduction de l’humidité <45% à 20-22°C
 Sommier à lattes
 laver draps > 60°C 1/sem, oreiller, duvet couette T°C max 1/mois
 Housse antiacariens pour oreiller et matelas
 laver peluches > 60°C sécher en machine 1/sem
ou passer au congélateur puis brosser 1 /mois

 Eviction du chat/chien:
 taux Feld1 dans la poussière équivalent à celui dans une maison sans chat: 6
mois
Laver le chat 1/semaine, retirer moquettes, meubles capitonnés

 Moisissures
Réduction des déchets organiques, contrôle humidité, Javel
De Blay F. Rev Mal Resp
2000
Proposer une immunothérapie spécifique

 Indication:
Symptomatologie clinique de rhinite ou asthme
corrélée à une sensibilisation allergénique IgE (TC+ et/ou IgE sp) pour
l’allergène
Consensus ARIA (Allergic Rhinitis and its impacts on asthma):
Rhinite intermittente modérée à sévère ou persistante légère, modérée,
sévère
Consensus GINA (Global Initiative on Asthma)
Asthme persistant léger à modéré

 Efficacité démontrée:
 symptômes et recours aux médicaments d’urgence
Rhinite allergique Calderon Cochrane Data Base Syst Rev 2007; Wahn U JACI 2009
Asthme Ambramson Cochrane Data Base Syst Rev 2010 Bufe A JACI 2009

 Effet immunomodulateur dans l’asthme:


Éviter de nouvelles sensibilisations Des Roches A. et al. JACI 1997 Marogna M et
al.Allergy 2004
Une opportunité pour modifier la marche atopique si fait précocément
Proposer l’omalizumab en cas d’asthme
sévère
 Indication de l’omalizumab:
Adultes et enfants à partir de 6 ans
Asthme persistant sévère d’origine allergique non contrôlé malgré CSI
HD/BLDA
TC+ ou IgE sp pneumallergène perannuel.IgE totales entre 30 et 1500 UI /ml

 Efficacité:
 dose CSI, exacerbations, pas d’effet sur la fonction respiratoire
 Omalizumab en traitement additionnel saisonnier pour prévenir
les exacerbations à l’automne?: Teach JACI 2015
513 enfants 6-17 ans exacerbations sévères <19 mois, Sensibilisation allergénique, zone
défavorisée, Fluticasone 200 μg/j. run in phase de 4-9 sem pour optimiser CTL
Comparaison OMZ/Fluticasone x2/placebo 4-6 semaines avant rentrée. Eval J90 après
rentrée

Chez les patients ayant eu au moins une exacerbation durant la phase de run in:
 nb d’exacerbation 6.4% vs 36.3%; OR, 0.12; 95% CI, 0.02-0.64
 dose de CSI 2.0% vs 27.8%; OR, 0.05; 95% CI, 0.002-0.98
Phénotypes de l’asthme sévère à
l’adolescence
 2 phénotypes les plus sévères:
 Female-early-childhood-onset-atopic-wheeze-with-impaired-lung-
function

 male-late-childhood-onset- atopic-wheeze-with-impaired-lung-function.

= forte prévalence de l’atopie et de comorbidités allergiques, altération de


la fonction respiratoire, Réversibilité et HRB élevées à 18 ans

 Prévalence du tabagisme actif:


Female-early-childhood-onset-atopic-wheeze-with-impaired-lung-function

Female undiagnosed asthma

R.J Kurukulaaratchy, CEA


2014
Prise en charge thérapeutique
de l’asthme sévère chez l’adolescent
 Tenir compte de la psychologie de l’adolescent:
 Expliquer…. sans être professoral…
 Les rendre acteurs de leur traitement…tout en maintenant l’aide de l’autorité parentale
 Utiliser des galéniques favorisant l’observance
 Utiliser leurs outils (smartphone…) pour favoriser l’observance
 Tenir compte du phénotype de l’asthme chez l’adolescent:
 Eviction des allergènes
 Prise en charge des comorbidités allergiques: rhinite allergique, allergies alimentaires
(ETP)
 Prévention du tabagisme actif
 Motiver la pratique d’une activité physique régulière
 Prise en charge d’une obésité
 Place de la vitamine D dans les asthmes non allergique avec infl° éosino (De Groot JACI
2015)
 Les aider à se projeter dans l’avenir:
 orientation professionnelle
Déroulement de la consultation

 1ère partie avec l’adolescent seul:


 Interrogatoire: connaissance, observance, tabagisme….
….des informations « entre nous »…

 Examen clinique:
….pas devant papa ou le petit frère de 10 ans!

 2ème partie avec les parents:


 Leur point de vue
 Aide thérapeutique
Les aider à comprendre leur maladie

 Définir l’asthme :
inflammation chronique des VA
>> épisodes récidivant de dyspnée expiratoire sifflante sensible aux B2-A
 Identifier les symptômes :
crise d’asthme, crise grave, syndrome d’attaque d’asthme
 Identifier les facteurs déclenchant les crises d’asthme
 Expliquer les paramètres de l’EFR
 Expliquer l’évolution du VEMS avec l’âge et avec le tabac

Séances d’éducation thérapeutique spécifiques pour


l’adolescent
des outils pour faciliter
l’observance thérapeutique
 Des médicaments adaptés à leur rythme de vie:
 Réduire le nombre de médicament
 Utilisation d’association CSI+LABA
 Réduire le nombre de prises
 1 prise >> 2 prises

 Adapter l’horaire de prise au rythme de vie

Il vous dit que c’est la course le matin >> traitement le soir!!

 Inviter à utiliser l’alarme de son smartphone


Aide au sevrage tabagique
chez l’adolescent
 Adolescent surpris par sa difficulté au sevrage

attribue son échec à une faiblesse de caractère > abandon


plus facile

 Plus difficile si début précoce, entourage amical


fumeur

 Substitut nicotinique: dose<adulte

 Revalorisation de leur estime d’eux-mêmes

 Thérapies cognitivo comportementales


Aide à l’orientation professionnelle

Le choix d’un métier= un moment décisif pour l’adolescent

 Poser la question sur ses projets professionnels et de les discuter


en fonction de ses facteurs de risque individuels

 Informer sur les métiers à risque de Maladie Professionnelle:

Prévention primaire+++

D. Olgiati-Des Gouttes, R. Olgiati RFA 2012


Aide à l’orientation professionnelle

 Adapter les recommandations en fonction de la sévérité de l’asthme et


des sensibilisations allergéniques

D. Olgiati-Des Gouttes, R. Olgiati RFA 2012


Conclusion
• L’asthme est une maladie inflammatoire chronique des voies aériennes inférieures
• Se manifestant par des épisodes récidivants de dyspnée, toux, wheezing/sibilants,
oppression thoracique
• D’intensité et de fréquence variable
• Réversible spontanément ou sous B2

• Des phénotypes différents selon l’âge avec un profil évolutif différent

• L’objectif du traitement: un contrôle total de l’asthme

• Dans l’avenir:
• Classification en cluster phénotypique
• Détermination de biomarqueur de sévérité
• traitement personnalisé
• Désensibilisation précoce pour modifier le profil évolutif?

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