Enseignement des Sciences de la Vie et de la Terre
Enseignement des Sciences de la Vie et de la Terre
L’ÉLÈVE APPREND À :
• expliquer l’organisation du monde vivant, sa structure et son dynamisme à différentes échelles
d’espace et de temps ;
• mettre en relation différents faits et établir des relations de causalité pour expliquer :
--la nutrition des organismes,
--la dynamique des populations,
--la classification du vivant,
--la biodiversité (diversité des espèces),
--la diversité génétique des individus,
--l’évolution des êtres vivants.
CETTE PARTIE DE PROGRAMME PERMET :
• d
e poursuivre la construction du concept de vivant entamé depuis le cycle 2. L’élève est amené
à étudier, à différentes échelles, ce qui caractérise le vivant :
Cette discipline participe ainsi à l’éducation à la responsabilité citoyenne des élèves en matière
de gestion des risques, de développement durable et de santé. L’enseignement des sciences de
la vie et de la Terre participe aussi de manière contextualisée et intégrée à l’enseignement moral
et civique.
--à l’échelle des organismes, les modes de nutrition et de reproduction permettant
de se maintenir dans un milieu,
--à l’échelle de la population, les mécanismes assurant la stabilité et la variabilité des
individus, les mécanismes expliquant la dynamique des populations et ceux impliqués
dans l’évolution des espèces ;
• d e mettre en œuvre une grande variété de démarches. L’expérimentation y trouve une place de
choix ainsi que l’utilisation des modèles. Des démarches historiques peuvent être envisagées.
Cette partie participe pleinement à l’éducation citoyenne en luttant contre des préjugés raciaux
ou ceux liés au genre. Elle permet de distinguer les faits des idées ainsi que les théories scienti-
fiques et les croyances.
Le programme
Nutrition
Compétences Connaissances
Relier les besoins des cellules animales et le rôle des Nutrition et organisation fonctionnelle à l’échelle de
systèmes de transport dans l’organisme. l’organisme, des organes, des tissus et des cellules.
Nutrition et interactions avec des micro-organismes.
Relier les besoins des cellules d’une plante chlorophyl-
lienne, les lieux de production ou de prélèvement de
matière et de stockage et les systèmes de transport au
sein de la plante.
Précisions et limites
Dans cette partie, il s’agit de traiter des fonctions de nutrition, il est donc attendu que les
élèves expliquent comment les cellules peuvent produire, renouveler et stocker leur matière,
comment elles transforment l’énergie (les fermentations ne sont pas au programme) et
comment sont éliminés les déchets.
Les êtres vivants prélèvent de la matière dans leur environnement. Des systèmes de transport
permettent de livrer les cellules, éloignées des lieux d’approvisionnement, qui utilisent la
matière prélevée. Chez les végétaux chlorophylliens vasculaires, l’eau, les sels minéraux et
le dioxyde de carbone prélevés ne sont pas modifiés avant leur lieu d’utilisation (la cellule
chlorophyllienne) ; chez les animaux, la matière organique et en particulier les molécules
complexes, sont simplifiées par l’action d’enzymes avant de pouvoir passer du milieu extérieur
au milieu intérieur. Les enzymes sont présentées comme des molécules facilitant ces
réactions chimiques. Elles sont abordées également dans la troisième partie du programme.
L’étude exhaustive de la transformation des molécules organiques n’est pas attendue.
Une mise en relation des conditions de l’environnement et des variations du fonctionnement
d’un organisme (métabolisme, mise en réserve, etc.) au cours des saisons peut être
envisagée.
L’importance des micro-organismes dans la nutrition des organismes est à traiter chez les
végétaux et chez les animaux. L’existence et les rôles des micro-organismes du tube digestif
peuvent être envisagés, chez les vertébrés, dans le cas de la digestion de la cellulose.
Le programme :
Reproduction sexuée et asexuée
Compétences Connaissances
Relier des éléments de biologie de la reproduction Reproductions sexuée et asexuée, rencontre des
sexuée et asexuée des êtres vivants et l’influence du gamètes, milieux et modes de reproduction.
milieu sur la survie des individus, à la dynamique des Gamètes et patrimoine génétique chez les Vertébrés
populations. et les plantes à fleurs.
Précisions et limites
L’étude des mécanismes permettant le maintien des populations d’organismes constitue ici
une première approche de la dynamique des populations. Il s’agit ici de montrer comment des
populations se maintiennent dans un milieu grâce aux différentes modalités de reproduction
et comment certains éléments peuvent influer sur elle : les relations interspécifiques avec,
par exemple, les relations de prédation, les conditions du milieu avec, par exemple, la
température, la disponibilité en eau ou d’éventuelles pollutions.
D’autres parties du programme permettent de relier la dynamique des populations à la
génétique et à l’évolution. Ainsi l’étude des mécanismes liés à la diversité génétique d’une
population permettent d’expliquer à la fois l’héritabilité des caractères et leur variabilité dans
les générations successives. Les mécanismes de l’évolution permettent de relier à la fois
l’effectif des populations, les phénotypes des individus qui la constituent et leur aptitude à se
reproduire.
Il ne serait pas judicieux de rentrer dans le détail de la signification biologique du pollen et de
l’ovule chez les plantes à fleurs.
La reproduction sexuée est associée à la stabilité et la variabilité des individus qui en sont
issus, cela sera expliqué ici par l’intermédiaire des gamètes qui n’apportent que la moitié du
stock génétique. Il est possible de se limiter ici à montrer que les gamètes possèdent deux fois
moins de chromosomes que les autres cellules.
Retrouvez Éduscol sur
Le programme
Relations de parenté
Compétences Connaissances
Relier l’étude des relations de parenté entre les êtres Caractères partagés et classification.
vivants et l’évolution. Les grands groupes d’êtres vivants, dont Homo sapiens,
leur parenté et leur évolution.
Précisions et limites
Tout au long du cycle, il sera possible d’enrichir la classification : des nouveaux groupes sont
constitués, les fossiles y sont intégrés dès que possible.
Les caractères dérivés qui doivent être pris en compte sont donnés aux élèves.
Un passage progressif d’une lecture de classification emboîtée à la lecture d’arbres de parenté
qui construisent une histoire évolutive cohérente est souhaitable.
Le programme
Diversité
Compétences Connaissances
Expliquer sur quoi reposent la diversité et la stabilité Diversité et dynamique du monde vivant à différents
génétique des individus. niveaux d’organisation ; diversité des relations interspé-
cifiques.
Expliquer comment les phénotypes sont déterminés par Diversité génétique au sein d’une population ; héritabi-
les génotypes et par l’action de l’environnement. lité, stabilité des groupes.
ADN, mutations, brassage, gène, méiose et fécondation.
Relier, comme des processus dynamiques, la diversité
génétique et la biodiversité.
Précisions et limites
Cette partie permet de faire le lien entre l’information génétique des individus et les
caractères qu’ils expriment. Le rôle de l’environnement sur cette expression est à montrer à
partir d’exemples simples (coloration de peau lors de l’exposition au soleil chez l’être humain,
modification de la couleur du pelage de certaines espèces en fonction de la température,
production de pigments chez les cyanobactéries en fonction de la longueur d’onde de la
lumière reçue, etc.).
Pour relier l’ADN des chromosomes au support de l’information génétique, un exemple de
transgénèse peut être utilisé. Il permet alors de montrer que l’ADN est une molécule support
de l’information génétique.
Il est possible de montrer que l’environnement, dans certaines conditions, modifie l’expression
Retrouvez Éduscol sur
des gènes des individus qui y sont exposés et de leurs descendances. Il est important de rester
pour cette étude à l’échelle des organismes.
Il est possible également d’établir que certains caractères ne sont pas inscrits dans le
patrimoine génétique mais qu’ils sont transmis de générations en générations par un
apprentissage : chants des oiseaux, cultures chez les hominidés (chimpanzés, gorilles, êtres
humains, etc.).
L’étude du comportement des chromosomes en anaphase de mitose suffit à expliquer le
maintien du nombre de chromosomes dans les cellules au moment d’une mitose ; de même
l’étude du comportement des chromosomes lors de la première division de méiose permet
d’expliquer la réduction du nombre de chromosomes lors de la méiose.
La diversité des organismes issus de la reproduction sexuée s’explique par les mécanismes de
la méiose et de la fécondation.
Les mécanismes chromosomiques du brassage de l’information génétique ne sont pas au
programme du collège. En revanche, il faudra montrer que, lors d’une reproduction sexuée,
qu’il est possible d’identifier de nouvelles combinaisons de caractères qui n’existaient pas
chez les parents ce qui montre un brassage de l’information génétique. Cette étude est menée
à l’échelle des phénotypes.
Le programme
Évolution
Compétences Connaissances
Mettre en évidence des faits d’évolution des espèces et Apparition et disparition d’espèces au cours du temps
donner des arguments en faveur de quelques méca- (dont les premiers organismes vivants sur Terre).
nismes de l’évolution. Maintien des formes aptes à se reproduire, hasard,
sélection naturelle.
Les élèves ont identifié des changements des peuplements au cours des temps géologiques
par la comparaison de la biodiversité passée et actuelle. L’humain est replacé en tant
qu’espèce dans ce contexte.
Précisions et limites
Pour les arguments permettant de connaître les premiers organismes sur Terre,
une exploitation des traces de fossiles, en particulier les stromatolithes suffira.
Les indices biochimiques (rapport isotopique C12/C13) sont hors programme.
Des exemples actuels et passés peuvent être utilisés pour aborder les mécanismes de
l’évolution. Il est possible de se placer à différentes échelles en montrant comment le milieu
exerce aujourd’hui des pressions sur certaines populations d’organismes (phalènes du
bouleau, moustiques du métro de Londres, bactéries et antibiotiques), et d’argumenter des
modèles à l’échelle des temps géologiques.
Les exemples traités montreront que les mécanismes sont variés. Les individus d’une
population peuvent disposer d’un avantage sélectif issu :
•d e leur capacité intrinsèque à mieux se reproduire, par exemple la sélection sexuelle qui est
l’un des mécanismes de la sélection naturelle ;
• de caractère(s) phénotypique(s) leur donnant un avantage dans le milieu de vie (facteurs
intrinsèques en interaction avec des facteurs extrinsèques liés au milieu).
Parcours citoyen
Pistes possibles :
•e
xpliquer comment des actions à l’échelle individuelle et collective interfèrent avec les
grandes fonctions du vivant et comment elles les modifient, en lien avec la partie 1 du pro-
gramme ;
•e
xpliquer l’utilité des politiques d’aménagements de territoire pour favoriser la dynamique
des populations et maintenir une biodiversité (création de corridors biologiques : trames
vertes, bleues et noires, création de structures pour éviter le fractionnement des popula-
tions, etc.), en lien avec la partie 1 du programme ;
•a
rgumenter contre des préjugés raciaux ou liés au genre en s’appuyant sur des arguments
scientifiques liés en particulier à la génétique, en lien avec la partie 3 du programme ;
•e
xpliquer l’utilité des politiques publiques de gestion des ressources naturelles et des éco-
systèmes, en lien avec la partie 1 du programme ;
•d
istinguer les faits des idées et expliquer ainsi les théories scientifiques en les distinguant
des croyances.
•P
uits de carbone, agro carburant : utiliser les végétaux pour réduire les impacts de l’acti-
vité humaine sur les changements climatiques (parties 1 et 2 du programme) : géographie,
physique-chimie, SVT.
•C
ontexte historique (politique, religieux et sociétal) et progrès scientifiques : histoire et
géographie, SVT.
• Biodiversité et mouvements de populations : histoire et géographie, SVT.
•L
e vivant : confrontation entre représentation imaginaire et réalité scientifique :
arts plastiques, lettres, SVT, histoire.
•B
iodiversités imaginaires au travers d’œuvres (littéraires, cinématographiques,
picturales…) : arts plastiques, lettres, SVT.
Livres
• P.H. Gouyon « Aux origines de la sexualité » - Éditions Fayard - 2009
• S.J. Gould « La vie est belle » - Éditions du Seuil - 1991
•G
. Lecointre (Comprendre et enseigner la classification ; Guide critique de l’évolution ;
Descendons-nous de Darwin ? Les petites pommes du savoir) - Éditions Le Pommier
• F. De Waal : « Le singe en nous » - Éditions Hachette Pluriel Références - 2011
• Questions clés SCIENCES - L’évolution, février-mars 2014
Sitographie :
La biodiversité
• cnrs.fr
La génétique et l’évolution :
•D es interventions de P.H Gouyon (hérédité, sélection naturelle…) sur le site universcience TV
• Site cndp sur l’évolution
• Modules de la plateforme d’enseignement et de formation à distance du Museum National
d’Histoire Naturelle
• Approches interdisciplinaires de l’évolution
• Enseigner la classification et l’évolution du vivant (SVT)
• Site de l’INRP (phylogène)