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Propriétés et classes des matériaux

Le document présente le programme du module M1104 en science des matériaux, qui couvre les propriétés des matériaux, leur mise en œuvre et leur sélection à travers trois semestres. Il aborde des sujets tels que la cristallographie, les défauts dans les cristaux, les essais mécaniques, et le recyclage des matériaux. Les matériaux sont classés en métaux, polymères, céramiques et composites, chacun ayant des propriétés spécifiques et des applications variées.

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Propriétés et classes des matériaux

Le document présente le programme du module M1104 en science des matériaux, qui couvre les propriétés des matériaux, leur mise en œuvre et leur sélection à travers trois semestres. Il aborde des sujets tels que la cristallographie, les défauts dans les cristaux, les essais mécaniques, et le recyclage des matériaux. Les matériaux sont classés en métaux, polymères, céramiques et composites, chacun ayant des propriétés spécifiques et des applications variées.

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2019-2020

Science des
matériaux
Module M1104 – 1er semestre
Propriétés des matériaux
Science des matériaux

Génie Mécanique et Productique

Science des matériaux


semestre 1 semestre 2 semestre 3
module M1104 module M2104 module M3104
Propriétés des matériaux Mise en œuvre et Sélection des matériaux
Cours : 9h - TD : 9h comportement des matériaux Cours : 2h - TD : 8h - TP : 4h
•Introduction à la science des matériaux Cours : 15h - TD : 15h
•Propriétés mécaniques des matériaux •Diagrammes de phases
•Liaison chimique •Défaillances en service
•Cristallographie •Corrosion
•Défauts dans les cristaux •Céramiques
•Polymères
TP : 12h
•Modules élastiques et ultrasons •Composites
•Essai de traction
•Durométrie TP : 16h
•Microstructure des aciers
•Traitements thermiques
•Ecrouissage
•Revêtement polymérique
Science des matériaux,
M1104 : cours
Jean Colombani Estelle Homeyer
04 72 44 85 70 04 72 65 54 37
[email protected] [email protected]

Supports de cours : Jean Colombani & Laurent Joly


http://sdm.univ-lyon1.fr/

support de cours annales cours filmés


énoncés de TD et de TP

fréquentation

Science des matériaux,


M1104 : TD et TP
Antoine Bérut [email protected] granulaires et mousses
Oriane Bonhomme [email protected] polymères et composites
Jean Colombani [email protected] céramiques
Estelle Homeyer [email protected] matériaux pour l’optique
Damien Le Roy [email protected] métaux
Pauline Schlosser [email protected] métaux

Activités de recherche :

ilm.univ-lyon1.fr
Université Lyon 1 et CNRS
Introduction
au cours de science des matériaux

Les matériaux
Matériau = solide utilisé par l’homme pour la fabrication d’objets.
Exclus : gaz, liquides, matières énergétiques (charbon, combustibles nucléaires, …)

Les matériaux sont en général le facteur limitant des machines


définissent le niveau de développement de l’humanité
Exemple : âge de pierre, puis de bronze, puis de fer
maîtrise de l’acier trains, automobile, …
maîtrise des semi-conducteurs informatique
moitié de la recherche du programme Apollo : matériaux nouveaux

La science des matériaux date des années 1950

avant : depuis :
procédés empiriques matériaux élaborés selon les caractéristiques voulues

avions, ouvrages d’art, ordinateurs, téléphones mobiles, prothèses, satellites, …


Les matériaux
Science des matériaux

liaison chimique
propriétés arrangement atomique
microstructure

Génie des matériaux : fabrication et mise en forme des matériaux

L’utilisation d’un matériau dépend :


de ses propriétés cours de science des matériaux
de ses ressources
de son coût
des méthodes de synthèse pas traités dans ce cours
de sa compatibilité avec l’environnement
de la possibilité de mise en forme
de son aspect esthétique

Propriétés des matériaux


Propriété :

Propriétés de volume / propriétés de surface

Classes de propriétés :
mécaniques :
chimiques :
électrique :
physiques magnétique :
optique :
thermique :
La structure des matériaux
pièce

cours : « propriétés mécaniques des matériaux »


m
(100 m) oeil

composant
cours : « défaillances en service »
« corrosion »
mm
(10-3 m) microstructure (grains/joint de grains)
microscopie
optique
cours :
µm « diagrammes de phase » arrangement atomique
(10-6 m)

cours : microscopie
« défauts dans les cristaux » électronique
nm
(10-9 m) cours : « cristallographie »
liaison chimique diffraction /
cours : « la liaison chimique » Fe Fe champ
Å proche
(10-10 m)

Les classes de matériaux


Métaux et alliages :
Exemples : Fe, Cu, Al, acier et fonte (Fe-C), laiton (Cu-Zn), bronze (Cu-Sn), …
Solides atomiques à liaison métallique
Propriétés mécaniques :
Propriétés physiques :
Propriétés chimiques :

Polymères (matériaux organiques) :


Exemples : PVC, PE, PS, PMMA (« plexiglas »), PA (« nylon »), PTFE (« teflon »), …
intrachaîne : liaison covalente
Chaînes d’atomes entremêlées
interchaîne : liaison faible

Propriétés mécaniques :
Propriétés physiques :
Propriétés chimiques :
Les classes de matériaux
Céramiques (matériaux minéraux) :
Exemples : silice (SiO2), alumine (Al2O3), carbure de tungstène (WC), diamant (C) ,
verres minéraux (ex. : SiO2-CaO-Na2O), béton, plâtre, brique, porcelaine, faïence, …
Solides atomiques à liaisons covalentes et ioniques
Propriétés mécaniques : très résistants, fragiles
Propriétés physiques : température de fusion très élevée, isolants
Propriétés chimiques : inertes

Composites :
Exemples : « fibre de verre » = fibres de verre dans une matrice époxide

pneu = fils d’acier dans une matrice de caoutchouc

« béton armé » = ferraillage noyé dans du béton

bois = fibres de cellulose dans une matrice de résine

Coût
€/kg

105

104

brosse
coût pondéral

103 à dent
Rolls
Royce biomédical
102
sport aéronautique

101
automobile électroménager

100
emballage naval

10-1 construction

produits manufacturés
d’après Ashby, 1992
Cycle de vie des matériaux
minerai de fer + charbon

matière purification, fusion …


minière première élaboration
extraction
acier

matériau

recyclage
fabrication
tréfilage,
traitements, …
déchet
composant
utilisation mât
produit assemblage
manufacturé

éolienne

Recyclage
Coût énergétique des matériaux :
fabrication des matériaux = moitié de l’énergie utilisée par l’industrie manufacturière
Exemple : usine d’élaboration de l’aluminium = une tranche de centrale nucléaire (910 MW)

Intérêt du recyclage :
1) Préserver les ressources naturelles et éviter les dommages dus à l’extraction ;
2) Economiser l’énergie ;
Exemple : recyclage de l’aluminium = 28 fois moins d’énergie que la fabrication de l’aluminium
3) Eviter l’enfouissement ou la destruction.

$/tonne prix pondéral du cuivre (London Metal Exchange)

source : INSEE
Recyclage
Recyclage actuel : cuivre :
- 40% de la demande européenne
- métaux a été pourvue par le recyclage
- 80% du cuivre déjà produit est encore
en utilisation
aluminium acier : 61% des emballages en acier
(très rentable) sont recyclés en Europe
Ex. : 2 incinérateurs de déchets du
Grand Lyon 5700 tonnes par
an pour les aciéries

- papier
- verre (mais peu rentable)
- certains polymères (reformage, charges inertes)

thermoplastiques thermodurcissables

Recyclage impossible :
- certains polymères
- composites

Bibliographie
Introduction générale à la science des matériaux :
Science et génie des matériaux
Callister, éd. Dunod (2003)
Des matériaux
Baïlon, Ecole Polytechnique de Montréal (2000)
Introduction à la science des matériaux
Mercier, Zambelli et Kurz, Presses Polytechniques et Universitaires Romandes (1999)
Matériaux, tome 1, propriétés et applications
Ashby et Jones, éd. Dunod (1991)
Précis de métallurgie
Barralis et Maeder, éd. Nathan (2005)

Aide-mémoire :
Aide-mémoire – science des matériaux
Dupeux, éd. Dunod (2004)
Propriétés mécaniques
des matériaux
Elasticité et plasticité

Essais mécaniques
Essai dynamomètre
F

éprouvette

géométrie normalisée l
vitesse constante extensomètre

C
Essai
f
C = f(f)

Essai d

d H
Propriétés mécaniques
Les essais mécaniques permettent de déterminer le comportement
mécanique des matériaux pour tout type d’effort / nature de contrainte :

Comportement mécanique des matériaux :

contrainte

Contraintes
Comment caractériser un effort

Exemple :

Contrainte
force appliquée F
s = =
section initiale S0
Contraintes conventionnelles
ou charges unitaires nominales
Traction
Contrainte normale

Compression
tangentielle
Contrainte

Cisaillement

Pression hydrostatique

Déformations
conventionnelles
ou allongements relatifs nominaux
Traction et compression

allongements : Dl et Dd
Dl
déformation longitudinale : e =
l0
déformation transversale : et = Dd
d0
Déformations
conventionnelles
ou allongements relatifs nominaux
Cisaillement

Pression hydrostatique

Elasticité
Pour des petites déformations : linéarité de la relation contrainte/déformation
= loi de Hooke
s=Ee
t=Gg
P = -K D

Les modules élastiques


s
t
P

e et
g n=-
e
D
0,07 (diamant) < n < 0,5 (caoutchouc)
généralement n ≈ 0,3
s

Les modules élastiques sont liés :


e E = 9KG / (G+3K) = 3K(1-2n) = 2G(1+n)
E (GPa)

Module
céramiques
1000 1000 diamant
composites
400-650 WC
métaux 400-530 cermets (Co+WC)
450 SiC
390 alumine 406 W

d’Young
380 TiC
196-207 Fe, aciers
170-190 fontes
120-150 mullite 100-150 Cu et alliages 70-200 composites
100 fibres de C
94 quartz 82 Au
69 verre 76 Ag
45-50 béton, ciment 69-79 Al et alliages 35-45 composites
40-45 Mg et alliages fibres de verre
27 graphite

14 Pb 9-16 bois // au fil


10 9 glace polymères
6-7 mélamines
3-5 polyamides
3,4 plexyglass
3-3,4 polystyrène
1,6-3,4 acryliques
3 époxy
2,6 polycarbonate
2,4 nylon
1
0,9 Polypropylène
0,6-1 bois ^ au fil
0,7 polyéthylène haute densité

0,2 polyéthylène basse densité


0,07-0,2 PVC
0,1

0,01-0,1 caoutchouc

0,01

0,001-0,01 mousse de polymère

0,001

Plasticité
Essai de traction
s

e
S0 – Sr
As =
S0
Plasticité
Déformation plastique
et écrouissage
s

Plasticité
Métaux :
Céramiques :
Polymères :

s
rupture
Rm s rupture
Re
s
élasticité non linéaire
~100% rupture
e
e
élasticité e
alignement ~1% ~500%
linéaire élasticité des chaînes
non-linéaire striction
Re (MPa)

Limite 10 5
céramiques
50000 diamant

élastique 10 4 10000 SiC


7200 quartz
6000 WC
5000 alumine
4000 TiC
4000
3600
mullite
verre
métaux
220-2000 aciers
180-2000 Co et alliages
10 3 180-1320 Ti et alliages composites
220-1030 fontes 600-650 composites
60-960 Cu et alliages fibres de C
40-627 Al et alliages 400 béton armé
polymères 100-300 composites
80-300 Mg et alliages Kevlar fibres de verre
34-276 Be et alliages 60-110 plexiglass
10 2 30-100 epoxy
85 glace 49-87 nylon
55 Ag 34-70 polystyrène
11-55 Pb et alliages 30-50 bois // fil
55 polycarbonate
50 Fe 45-48 PVC
40 Au
30 caoutchouc
400 béton en compression 19-36 polypropylène
20-30 polyéthylène haute densité

6-20 polyéthylène basse densité


10 1
4-10 bois ^ fil

1-10 métaux CFC purs

0,2-10 mousse de polymère


1

0,1

Dureté
Dureté =
charge
vitesse de normalisée abaque :
pénétrateur
descente
en diamant,
normalisée h ou d
acier au WC
d dureté H
h
échantillon
empreinte
permanente
(< 500 µm)

Principaux essais :

Essai mécanique le plus répandu car

mais
Bilan
s
écrouissage striction

Rm

Rp
Re
résistant
ductile / fragile
rigide / élastique

pente E

e
0,2 % eR
domaine domaine
élastique plastique

Quizz
Matériau le :
4
s
- plus résistant :

- plus rigide :
3
- plus fragile :

2 1

e
Quizz

n Le domaine élastique met en jeu une relation linéaire entre


contrainte et déformation.

n L’écrouissage augmente la rigidité d’un matériau.

n L’écrouissage augmente la fragilité d’un matériau.

n Le caoutchouc est un matériau fragile.


La liaison chimique

Les clés de l’élasticité

Propriétés mécaniques
Liaison chimique = origine de la cohésion des matériaux

Elasticité : origine du module d’Young = liaison chimique

s
répulsion
Re
équilibre

attraction E e
eR

force de la liaison = raideur du ressort


Les éléments chimiques
Classification périodique de Mendeleïev chimiste russe – 19e s.

Familles d’éléments aux propriétés chimiques semblables origine ?

Les atomes
Structure atomique :

neutralité électrique Dimensions typiques


Ä
n rayon atome : 0,1 nm (10-10 m)
Ä 10 millions d’atomes dans 1 mm
Couches électroniques : n rayon noyau : 1 fm (10-15 m)
Ä 100 000 fois plus petit que l’atome !
couche sous-couche nombre d’électrons
1 (ou K) s 2 2
2 (ou L) s 2 8
p 6 sous- nombre
3 (ou M) s 2 18 couche d’e-
p 6 s 2
d 10 p 6
4 (ou N) s 2 32 d 10
… … f 14
Occupation des orbitales
Ordre de remplissage des couches
Ordre de Energie
remplissage
Configurations
6s
électroniques
5p
4d
5s H 1s1
4p
He 1s2
3d
Li 1s2 2s1
4s Be 1s2 2s2
3p B 1s2 2s2 2p1
3s
C 1s2 2s2 2p2
N 1s2 2s2 2p3
2p O 1s2 2s2 2p4
2s F 1s2 2s2 2p5
Ne 1s2 2s2 2p6
1s
Na 1s2 2s2 2p6 3s1

Remarque pratique : dès que 8 électrons sont présents sur une couche (sous-couches s et p remplies),
la couche suivante commence à se remplir

Réactivité chimique
électrons de la dernière couche électronique =
autres électrons =

Règle de l’octet :

Exemples :
Potassium Argon Chlore
Famille des alcalins Famille des gaz rares Famille des halogènes

1 électron de valence : 8 électrons de valence : 7 électrons de valence :

solution :
La liaison chimique

Liaison chimique =

Valence =

La liaison ionique
peut concerner :
- plusieurs atomes
- plusieurs électrons

valence =

Exemple : sel de cuisine NaCl Exemple : MgF2 F- Mg2+ F-


Na+ Cl-

Na 1s2 2s2 2p6 3s1 Mg 1s2 2s2 2p6 3s2


Cl 1s2 2s2 2p6 3s2 3p5 2xF 1s2 2s2 2p5

Na+ 1s2 2s2 2p6 Mg2+ 1s2 2s2 2p6


Cl- 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 2 x F- 1s2 2s2 2p6
La liaison ionique
Solide dont la cohésion est due à la liaison ionique = solide ionique
neutre rapport fixé entre nombre de cations (ex. : Na+) et nombre d’anions (ex. : Cl-)

Na+ Cl- Na+ Cl- Na+


Cl- Na+ Cl- Na+ Cl-
unité constitutive = ion
Na+ Cl- Na+ Cl- Na+
Cl- Na+ Cl- Na+ Cl-

Caractéristiques :
- matériaux résistants, température de fusion élevée
-
- matériaux isolants

matériaux contenant des liaisons ioniques :


essentiellement

La liaison covalente

valence =
orbitale moléculaire
Exemple : dihydrogène H2 H H H H
liaison covalente
H 1s1 mise en commun H "1s2 " simple
H 1s1 d’un e- H "1s2 "
liaison covalente
double

Exemple : dioxygène O2 O O O O

O 1s2 2s2 2p4 mise en commun O 1s2 2s2 "2p6 "


O 1s2 2s2 2p4 de 2 e- O 1s2 2s2 "2p6 "
La liaison covalente
Exemple : méthane CH4
C 1s2 2s2 2p2 C 1s2 2s2 "2p6 " H
H 1s1 mise en commun d’un e- entre H "1s2 "
H 1s1 le C et chacun des 4 H H "1s2 " H C H
H 1s1 H "1s2 "
H
H 1s1 H "1s2 "

Solide dont la cohésion est due à la liaison covalente = solide covalent


chaque atome de C
Exemple : est lié à 4 autres formant un
atome de carbone tétraèdre autour de lui

Caractéristiques :
- matériaux résistants, température de fusion élevée
- matériaux fragiles
- matériaux isolants

Matériaux contenant des liaisons covalentes :


-
-

Iono-covalence
Exemple de la silice SiO2
silicium 1s2 2s2 2p6 3s2 3p2 4 électrons de valence
2 x oxygène 1s2 2s2 2p4 6 électrons de valence

2 possibilités laquelle est sélectionnée ?


liaison ionique
Si4+ 1s2 2s2 2p6 3s2 3p2 8 e- sur la 2e couche
O2- Si4+ O2-
2 x O2- 1s2 2s2 2p6 8 e- sur la 2e couche

liaison covalente
Si 1s2 2s2 2p6 3s2 "3p6" 8 e- sur la 3e couche O Si O

2xO 1s2 2s2 "2p6" 8 e- sur la 2e couche O Si O

En réalité : entre les deux = O Si O

En fait, peu de liaisons sont purement ioniques ou purement covalentes,


les céramiques sont presque toujours iono-covalentes
La liaison métallique
Liaison métallique : - +
+ - +
- - -
+ + +
- - - -
+ - + - +

valence =
Caractéristiques :
- matériaux résistants, température de fusion élevée
- matériaux ductiles
- matériaux conducteurs

Elle concerne exclusivement les matériaux métalliques


- par exemple :

Bilan : liaisons chimiques


Quelle liaison est sélectionnée ?

Nombre d’électrons de valence


s1 s2p6

s2 s2p1 s2p2 s2p3 s2p4 s2p5

d1s2 d2s2 d3s2 d4s2 d5s2 d6s2 d7s2 d8s2 d9s2 d10s2

http://www.periodni.com/fr/
http://www.cite-sciences.fr/francais/ala_cite/expo/tempo/aluminium/science/mendeleiev/
http://www.webelements.com/ (en anglais)
Quizz
Métal + non métal liaison…

Métal + métal liaison…

Non métal + non métal liaison…

Gaz noble + métal liaison…

Semi-conducteur + semi-conducteur liaison…

Les liaisons faibles


Liaisons faibles (ou liaisons physiques) :

Exemples :
Ä liaison entre dipôles permanents (molécules polaires) O(2-)
n 10 x plus faible qu’une liaison covalente H(+)
n ex : liaison hydrogène, assurant la cohésion de l’eau et de la glace H(+)

Ä liaison entre dipôles instantanés (= liaison de van der Waals)


n 100 x plus faible qu’une liaison covalente
physicien néerlandais
fin 19e s. – Nobel 1910
attraction
fluctuation polarisation fluctuation
- + - + - +
Les liaisons faibles
Caractéristiques :
– matériaux peu résistants, température de fusion basse

– matériaux isolants

Elle concerne essentiellement

Complément
Classes de polymères : liaison
- thermoplastique : peut être fondu sans être détruit pontale
exemple : PE, PP, … (covalente)
- thermodurcissable (ou réticulé) : est détruit quand on le chauffe
exemple : PVC, époxy, …
sous-classe
- élastomère : très grande déformation élastique possible (500%)
exemple : caoutchouc

Propriétés mécaniques
Elasticité :
s

Re

E e
eR

E (liaisons fortes) >> E (liaisons faibles)


ionique, covalente, métallique

Plasticité :
Bilan

Liaison ionique
échange d’électron(s)
céramiques
fortes Liaison covalente
mise en commun d’électron(s) rigides
assure la cohésion des
Liaison métallique métaux
mise en commun d’électrons
pour tout un cristal

faible Liaisons faibles assure la cohésion des polymères souples


attraction due à
fluctuation thermique
Cristallographie

Ordre et désordre dans les matériaux

Exemples d’application
Fluage du plâtre en milieu humide
gypse (111)

(010) ou
(120) ou
(011)

dissolution au contact inter-cristal

Fabrication de diodes laser : InAs déposé sur InP


sur face (100) sur face (311)
infrarouge
très utilisées dans les
télécommunications car
minimum d’absorption
dans les fibres de verre
Structure cristalline
Cristal :
métaux, céramiques et polymères peuvent être cristallins

Cristallographie :
inventée par les minéralogistes au 19e s.

Réseau :

Motif :

Structure cristalline :
Exemple en 2 dimensions :

b +
a noeud
réseau motif structure

Structure cristalline
Exemple à 2D :
Maille élémentaire :
c

b
a

Paramètres de maille :

Exemple en 2 dimensions : carrés, hexagones, … mais pas pentagones

M.C. Escher
en 3D …
Réseaux de Bravais
Il existe exclusivement 14 façons de répartir des nœuds périodiquement
dans l’espace, on les appelle les réseaux de Bravais
primitif faces bases physicien français - 19e s.
ou simple centré centrées centrées

Fe, Al, diamant

Zn, émeraude
Be3Al2(SiO3)6::Cr :
martensite, zircon : tetragonal
ZrSiO4

saphir, quartz
Al2O3 SiO2

cémentite, soufre
Fe3C

gypse, azurite
CaSO4, 2H2O Cu3(CO3)2(OH)2

azurite
turquoise
Cu Al6(PO4)4 (OH)8, 4H20

Compacités
Compacité :

Exemple :
cubique centré
(monoatomique) : 68%

Densité atomique surfacique :


dénomination des plans : indices de Miller

Exemple : plan (110) cubique centré


(monoatomique) : 83%

Exemple : plan (110) cubique à faces centrées


(monoatomique) : 56 %
Compacités
plan compact
Exemple : plan (111) cubique à faces centrées
(monoatomique) : 91 % (compacité maximum)

Densité atomique linéaire :

Exemple : direction [100] cubique à face centrée


(monoatomique) : 71 %

dénomination des directions : indices de Miller

Nombre d’atomes par maille : Coordinence :

Polycristaux
un seul cristal
Monocristaux :
Ä minoritaires, mais importants
(joaillerie, microélectronique, …)

Exemple : demesmaekerite Pb2Cu5(UO2)2(SeO3)6(OH)6·2(H2O) 1 mm

réseau de Bravais : triclinique primitif


a = 11,94 Å b = 10,02 Å c = 5,62 Å
Matériaux polycristallins : a = 90,00° b = 100,00° g = 91,91°

Ä très grande majorité des matériaux


Exemple : acier doux
10 µm

des milliards de cristaux

réseau de Bravais : cubique centré


2 cm a = b = c = 2,90 Å
a = b = g = 90,00°
grains et joints de grains
Métaux

Trois structures cristallines les plus répandues :

8 x 1/8 + 6 x 1/2 = 4 nœuds / maille 12 x 1/6 + 2 x 1/2 + 3 = 6 nœuds / maille 8 x 1/8 + 1 = 2 nœuds / maille
ex. : Al, Ag, Au, Cu, Pt, Pb … ex. : Co, Ti, Zn, Mg, Zr, … ex. : Fe, Cr, V, W, …

structures compactes (compacité maximum : 74%)

Céramiques
Cristaux ioniques

~ gigantesque molécule

Cristaux covalents
liaison forte dirigée
Exemple : quartz r = 2600 kg.m-3, diamant r = 3500 kg.m-3 (acier r = 7800 kg.m-3)

exemple : silice (SiO2) =


quartz, cristobalite, tridymite en fonction de la structure cristalline
rhomboèdrique
minéral le plus commun sur terre quadratique triclinique
présent dans le granite, le sable, le grès, …
Matériaux amorphes
Matériau amorphe ou désordonné :
Concerne surtout
Exemple : silice (SiO2)
silicium
oxygène
cristallisée
(exemple de la cristobalite) amorphe constituant principal
du verre

… et

PC, PMMA, polyisoprène, … PE, PP, PA, PTFE, …

3 à 5 éléments d’alliage de taille très différente


Ex : Pd-Ag-P-Si-Ge, meilleur compromis résistance (Re=1,5 GPa) et ténacité (Kc=200 MPa m1/2)
en 2011 articles de sport

Bilan
Structure des matériaux liaisons assurant leur cohésion

Métaux principalement cfc, hc et cc


amorphes
Céramiques
ioniques, iono-covalentes et covalentes : divers

Polymères amorphes ou semi-cristallins


Défauts dans les cristaux
Plasticité et durcissement

Les défauts de la
structure cristalline

Cristal réel = cristal parfait + défauts

0 dimension :
1 dimension :
2 dimensions :
3 dimensions :

Ils déterminent beaucoup de propriétés mécaniques et physiques


(conductivité, couleur, …)
Exemple : rubis = corindon (Al2O3) 99,999% + chrome
à l’origine de
la couleur rouge
Les défauts de la
structure cristalline
Propriétés mécaniques

cristallographie liaison défauts liaison liaison

Défauts ponctuels
Défaut ponctuel =
génère un champ de contrainte autour de lui

3 types principaux :
1) lacune : ex. : plan (110) de cc

ex. : plan (100) de cfc


2) interstitiel :
+ auto-interstitiel ex. : acier HT (C dans Fe)
ex. : plan (111) de cfc
3) atome en substitution
ex. : laiton (Zn dans Cu)

La migration des lacunes


contrôle le comportement mécanique à haute température (fluage)
Mélanges solides
Mélanges cristallins Mélanges cristallins
par substitution solvant
par insertion
ex. : Cu-Sn soluté ex. : Fe-C

phase ordonnée :
composé défini

phase désordonnée :
solution solide

Dislocations
Défaut linéaires = dislocations
présentes dans tous les matériaux cristallins (109 à 1016 m/m3)

Dislocation-coin : demi-plan en plus ou en moins


Ex : structure cubique simple
ligne de dislocation

cristal en
compression
plan de glissement

cristal en
traction d’après Callister, 2001
Dislocations
Symbole : ┴ (positive) ou ┬ (négative)

ligne de dislocation
positive

plan de
glissement

ligne de dislocation négative

Exemple dans un plan compact (cc ou cfc)

cœur de dislocation

Dislocations
Exemple : cliché de microscopie électronique en transmission à haute
résolution dans un échantillon de GaAs (structure cfc type ZnS)

ligne de dislocation
Dislocations
Dislocation-vis = cisaillement du réseau plan de
glissement
pas de demi-plan supplémentaire

ligne de dislocation

Plus couramment : dislocation mixte

dislocations dans du quartz simulation numérique


vues par microscopie électronique en transmission ParaDiS project (http://paradis.stanford.edu)
d’après Leroux, LSPES, Université de Lille

longueur totale de dislocations


Densité de dislocations : r = volume total du cristal

Défauts surfaciques
Surface extérieure

Joints de grain (dans les polycristaux) :


défaut
Exemple : acier doux d’orientation
joint de grain

10 µm grain

[pour un faible défaut d’orientation]


Défauts volumiques

risque de
alliage
d’aluminium rupture fragile

sable dans de la roche

précipités de Fe dans
de l'olivine (Fe, Mg)2SiO4
d’après Leroux, LSPES, Université de Lille

Déformation plastique
Cristal soumis à un cisaillement déformation plastique
limite élastique en cisaillement mécanisme ?
t >te

marche d’une
distance interatomique

équivalent à
l’échelle atomique ?
Mouvement des dislocations
t >te

vecteur de Burgers

Mécanisme du mouvement = glissement (toujours ┴ à la ligne de dislocation)

Mouvement des dislocations déformation plastique


principalement à basse température

Plasticité
Cristaux covalents :
liaison dirigée glissement des dislocations très difficile

s
Cristaux ioniques :
liaison non dirigée mais le glissement nécessite Na+ Cl- Na+ Cl- Na+
e Cl- Na+ Cl- Na+ Cl-
une mise en contact des ions de même signe A% = 0 F Na+ Cl- Na+ Cl- Na+

Cl- Na+ Cl- Na+ Cl-

Cristaux métalliques :
liaison non dirigée glissement des dislocations aisée

comment rendre les métaux plus résistants ?


Durcissement des métaux
mouvement des dislocations déformation plastique

obstacles au mouvement des dislocations durcissement

0 dimension : atomes étrangers


1 dimension : autres dislocations
autres défauts
2 dimensions : joints de grains
3 dimensions : précipités

Autre possibilité : éliminer les dislocations impossible

contre-exemple :
trichites = fibres cristallines, diamètre < 10 µm, proches de la perfection
résistance proche de la résistance théorique
(Re = E/15 = 450 GPa / 15 = 30 GPa)

Durcissement par solution solide


Principe :

Exemple :
Cu = solvant solution solide =
Sn dans Zn = bronze
Zn = soluté mélange aléatoire des deux

Limite élastique en cisaillement (= contrainte nécessaire pour faire glisser les


dislocations) : te = tC + tS

limite élastique initiale (caractéristique du cristal idéal)

avec ts = a G d X1/2
fraction molaire de soluté
constante
proche de 1
module de Coulomb différence de taille relative
(=module d’élasticité en cisaillement) des atomes
Ecrouissage
sn
Ecrouissage : taux d’écrouissage :
Re’ Ee = (S0 - Sd) / S0
Re section initiale
section déformée

en

Principe :

Nouvelle limite élastique en cisaillement : te = tC + tE


avec tE = a G b r1/2 3
densité de dislocations (m/m )
b
constante proche de 1
module de Coulomb vecteur de Burgers ┴

Durcissement par
affinage de grains
Joint de grain :
changement d’orientation + zone désordonnée
Ä entrave au mouvement des dislocations

Affinage des grains :


Ä défaut d’orientation

Nouvelle limite élastique en cisaillement :


te = tC + tG
avec tG = k / dG1/2 (équation de Hall-Petch)

constante dimension moyenne des grains


d’après Callister
Durcissement structural
ou durcissement par précipitation

Principe :

Exemples : précipités b (Ni3Si) précipités b‘


dans un alliage Ni - Si 7% dans un alliage Al - Cu 4%
trempé et revenu trempé et revenu

Nouvelle limite élastique en cisaillement : te = tC + tP


avec tPmax = G b / (3 d)
distance moyenne entre précipités
module de Coulomb
vecteur de Burgers

Traction et cisaillement
déformation plastique : s = Re
t = te s = 2t Re=2te

contrainte de cisaillement maximale : tmax = s /2 t =s/2 te


(plan f = 45°) t =s/2 te

Re = 2 te limite élastique d’un monocristal s = 2t Re=2te

s=2t
Polycristal
t
Une déformation coordonnée des grains est nécessaire :
il faut donc appliquer une contrainte supérieure pour
déformer plastiquement un polycristal : les joints de grain
ne se décollent pas

Re ≈ 3 te 45°

s=2t
Durcissement global
Limite élastique
Re = RC + DRS + DRE + DRP + DRG

propre au cristal atomes en écrouissage précipités taille des grains


solution solide

Exemple : le fer
matériau état Re (MPa)
Fe pur monocristallin 10
Fe-C (sol. sol.) polycristallin 150
Fe-C (sol. sol.) polycristallin, grains fins 350
Fe pur polycristallin, écroui 700
Fe-C polycristallin, perlite lamellaire 1200
Fe-C polycristallin, perlite ultrafine, écroui 4200
Fe pur monocristal, trichite >10000

Bilan
Migration de lacune fluage à haute température

mouvement des dislocations déformation plastique

par solution solide


par écrouissage
par affinage de grain
par précipitation

obstacles au mouvement des dislocations durcissement


Quizz
Faire un schéma de l’évolution de la limite d’élasticité avec le nombre de
dislocations :

Faire un schéma de l’évolution de la limite d’élasticité avec le nombre de grains :

Faire un schéma de l’évolution de la limite d’élasticité avec la composition d’une


solution solide :


Propriétés mécaniques des matériaux


Exercices
Les expressions littérales s’écrivent exclusivement en
fonction des paramètres donnés dans l’énoncé.

1. Une éprouvette en cuivre (module d’Young E) de longueur l0 est tirée à l’aide d’une
charge unitaire σ. Si la déformation est élastique, quelle sera son élongation ∆l ?
A.N. : l0 = 305 mm, σ = 275 MPa et E = 110 GPa.

2. Un barreau cylindrique de bronze (module d’Young E et cœfficient de Poisson ν) a un


diamètre d0 . Quelle charge unitaire de traction uniaxe σ dans le domaine élastique faut-il
lui appliquer pour produire un allongement ∆d dans le sens transverse ?
A.N. : E = 97 GPa, ν = 0,34, d0 = 10 mm et ∆d = −2,5 × 10−3 mm.

3. Une pièce hémicylindrique en fer (coefficient de Poisson ν et module d’Young E) de rayon


r est étirée dans le sens de sa longueur par une charge F . Quel est son allongement relatif
transversal εt ?
A.N. : ν = 0,3, E = 196 GPa, r = 2 cm et F = 200 kN.

4. Un axe de section triangulaire (hauteur h et base b) de longueur l en acier (module d’Young


E) est emmanché à une extrémité et soumis à une force de compression F parallèlement
à sa longueur. Quel est l’allongement relatif longitudinal ε de cet axe ? Quel est le signe
d’ε ?
A.N. : h = 5 cm, b = 2 cm, E = 200 GPa et F = 5 kN.

5. Le caoutchouc est un matériau ”peu résistant et peu ductile”, ”peu résistant et ductile”
ou ”résistant et ductile” ?

6. Après écrouissage, une pièce est plus résistante ou plus rigide ?

7. Laquelle de ces propositions est exacte ?


- Le cisaillement conserve la forme mais pas le volume de la piece.
- La compression conserve la forme mais pas le volume de la piece.
- La pression conserve la forme mais pas le volume de la piece.

8. La figure ci-dessous représente la courbe de traction d’un acier :


L’éprouvette de section circulaire a un rayon initial r0 = 10 mm et une longueur initiale
l0 = 92 mm.

(a) Calculer les contraintes σ et déformations ε nominales aux points A, B et C.


(b) Calculer le module d’Young de l’acier.
(c) Donner la limite élastique Re et la résistance à la traction Rm de l’acier.
(d) Calculer l’allongement relatif après rupture εR de l’acier.

9. Le résultat d’un essai de traction réalisé sur une éprouvette plate d’aluminium, ainsi que
la photo de l’éprouvette testée, sont présentés ci-dessous.

2
Les deux courbes ci-dessus présentent l’évolution de la contrainte normale en fonction
de la déformation longitudinale et l’évolution de la contrainte normale en fonction de la
déformation transversale.

(a) Déterminer quelle courbe est la déformation longitudinale et quelle courbe est la
déformation transversale. Sur chacune d’elle, identifier la zone élastique et la zone
plastique.
(b) Déterminer le module d’Young E et le coefficient de Poisson ν du matériau.
(c) Évaluer la limite élastique du matériau en calculant la valeur de la limite d’élasticité
conventionnelle Rp0,2 .

10. On étire un barreau en aluminium de longueur l et de section rectangulaire de côtés a


et b dans le sens de sa longueur jusqu’a l’entrée du domaine plastique. L’allongement du
côté a est alors ∆a. Connaissant le module d’Young E et le coefficient de Poisson ν de
l’aluminium, déterminez la force F provoquant cette déformation. Déduisez-en la limite
élastique Re de ce matériau.
A.N. : E = 70 GPa, ν = 0,33, a = 4 cm, b = 5 cm et ∆a = −0,01 mm.

11. Calculer la dilatation ∆ en traction pure en fonction du coefficient de Poisson ν et de la


déformation conventionnelle longitudinale ε.

12. Les élastomères se déforment en traction sans changer de volume et peuvent accepter
de grande déformations (ε −→ 500%). Donner une expression approchée de ν pour ces
matériaux aux petites déformations.

3


La liaison chimique
Exercices
Voici les configurations électroniques de quelques éléments qui vous seront utiles :
H 1s1
He 1s2
Li 1s2 2s1
Be 1s2 2s2
C 1s2 2s2 2p2
O 1s2 2s2 2p4
F 1s2 2s2 2p5
Na 1s2 2s2 2p6 3s1
Mg 1s2 2s2 2p6 3s2
Al 1s2 2s2 2p6 3s2 3p1
Si 1s2 2s2 2p6 3s2 3p2
Cl 1s2 2s2 2p6 3s2 3p5
Ti 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 3d2 4s2
Zn 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 3d10 4s2
Br 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 3d10 4s2 4p5
Sr 1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 3d10 4s2 4p6 5s2
1. Quelle classe de matériaux ne contient jamais de liaison covalente : les métaux, les
polymères ou les céramiques ?
2. Lequel de ces atomes ne peut pas former de liaison forte : l’hydrogène, l’hélium ou le
lithium ? Pourquoi ?
3. Quelle liaison chimique se retrouve en grande quantité dans les céramiques et les polymères ?
4. Quelles sont les configurations électroniques du zinc et de l’oxygène dans l’oxyde de zinc
ZnO ? De quelle classe de matériaux celui-ci fait-il partie ? Citer deux de ses propriétés.
5. Calculer le nombre d’atomes de zinc nZn contenus dans une masse m d’oxyde de zinc, con-
naissant les masses molaires du zinc et de l’oxygène MZn et MO et le nombre d’Avogadro
NA .
A.N. : m = 10 g, MZn = 65, 4 g/mol, MO = 16, 0 g/mol et NA = 6, 02 × 1023 at/mol.
6. Quel(s) type(s) de liaison l’atome de sodium est-il susceptible de former ? Même question
pour le chlore.
7. Quelle liaison le strontium et le brome sont-ils susceptibles de former ? Quelle est leur
structure électronique une fois la liaison formée ? Quelle sont la formule chimique et le
nom du composé ? De quelle classe de matériaux celui-ci fait-il partie ?
8. Quelle est la valence du carbone dans le diamant, de l’ion niobate dans le niobate de
lithium (LiNbO3 , cristal à liaison ionique) et du béryllium dans le béryllium métallique ?
9. Donner la valence des atomes dans les molécules SiO2 , Al2 O3 et TiCl2 .
10. Quel type de liaison devrait-on s’attendre à rencontrer dans les matériaux suivants : le
laiton, le caoutchouc, le xénon solide, le bronze, le nylon, la magnésie (MgO), le silicium
cristallin ?


Cristallographie
Exercices
Les expressions littérales s’écrivent exclusivement en fonc-
tion des paramètres donnés dans l’énoncé.

1. Quelle est la coordinence d’un atome dans un cristal cubique simple ? Et dans un cristal
cubique centré ?
2. Peut-on renforcer une céramique cristalline par écrouissage à température ambiante ?
3. Plus la structure cristalline est compacte, plus le glissement des dislocations est aisé. Un
bon moyen pour estimer l’importance de ce phénomène est de calculer la compacité de la
structure. Donner sa définition puis calculer et comparer la valeur exacte de la compacité
des réseaux cubique centré et cubique simple. Pour cela on considérera les atomes comme
des sphères. Quel type de réseau engendrera les matériaux les plus ductiles ?
4. Connaissant le rayon de l’atome de tungstène r, sa masse molaire M , et sachant qu’il
cristallise dans le système cubique centré, calculer sa masse volumique ρ. On donne le
nombre d’Avogadro NA . Quel est le pourcentage d’espace vide dans la maille ?
A.N. : r = 0,137 nm, M = 183,85 g·mol−1 et NA = 6,02 × 1023 at·mol−1 .
5. La structure cristalline du platine est cubique à faces centrées. Sa masse volumique est
ρ et sa masse molaire M . Calculer l’arête a de la maille cubique. Calculer le diamètre
atomique d du platine.
A.N. : ρ = 21370 kg·m−3 et M = 195,1 g·mol−1 .
6. Dans un acier de structure cubique centrée, les atomes de carbone occupent les sites
octaédriques (les milieux des faces). Connaissant le rayon des atomes de fer rFe = 0,14 nm,
calculer le rayon rs de ces sites et dire s’il est suffisamment grand pour accueillir un atome
de carbone, de rayon rC = 0,07 nm. L’ajout de carbone aura-t-il une incidence sur la limite
élastique de l’acier ?
7. De quelle valeur τS l’ajout de 10 %mol d’étain au cuivre va-t-il augmenter sa limite
élastique en cisaillement ? On donne le rayon atomique du cuivre rCu =0,128 nm, celui
de l’étain rSn =0,151 nm, le module d’Young du cuivre E=115 GPa et son coefficient de
Poisson ν=0,33.
8. La limite conventionnelle d’élasticité du fer dont le diamètre moyen des grains dG1 est de
5×10−2 mm s’élève à Re1 = 135 MPa. Lorsque le diamètre des grains est dG2 = 8×10−3
mm, cette limite passe à Re2 = 260 MPa. Quel serait le diamètre des grains si cette limite
était Re3 = 205 MPa ?
9. On durcit par écrouissage deux éprouvettes cylindriques d’un alliage, non déformées anté-
rieurement, en réduisant leur section transversale (tout en la maintenant circulaire). Les
rayons initial r1i et déformé r1d d’une éprouvette sont respectivement de 16 et de 11 mm.
La deuxième éprouvette, dont le rayon initial r2i est de 12 mm, doit avoir la même dureté
que la première éprouvette. Calculer le rayon r2d de cette deuxième éprouvette après la
déformation.
10. La limite élastique de cisaillement du cuivre est τe =2,10 MPa lorsque la densité des
dislocations ρ s’élève à 105 mm−2 . Calculer τe lorsque la densité des dislocations est de
107 mm−2 .
11. BONUS : Lorsqu’on le chauffe, le fer subit une transformation allotropique à 912◦ C en
passant du système cubique centré (cc) au système cubique à faces centrées (cfc). Connais-
sant les rayons respectifs des atomes de fer cc (rcc ) et cfc (rcfc ), calculer la variation relative
de volume ∆ d’une pièce en fer lors de cette transformation.
A.N. : rcc = 0,124 nm ; rcfc = 0,127 nm.

2
IUT Lyon 1 – Département de Génie Mécanique et Productique Décembre 2018
1er semestre – Module M1104 : Propriétés des Matériaux – durée 1h
Documents & calculatrices programmables non autorisés

NOM : Prénom : Groupe :

Questions de cours (4 points)


1. Citer 3 matériaux céramiques. (1 pt)

2. On dispose des matériaux aux caractéristiques suivantes : Mat1 (E = 70 GPa, Re = 50 MPa, R = 30%),
Mat2 (E = 20 GPa, Re = 200 MPa, R = 40%), Mat3 (E = 3 GPa, Re = 15 MPa, R = 45%). Lequel des 3
est-il le plus résistant ? Lequel est-il le moins fragile ? Justifiez vos réponses. (1,5 pt)

3. Par quel mécanisme atomique l’écrouissage permet-il de durcir un métal ? (1,5 pt)

Propriétés mécaniques (7 points)


Les propriétés mécaniques d’un acier et d’un alliage
d’aluminium sont données dans le tableau ci-dessous. On
dispose de laiton dont on a une courbe de traction obtenue à
partir d’une éprouvette de section carrée (largeur initiale de
10 mm, longueur initiale de référence de 100 mm).

Matériau 𝐸 (GPa) Re (MPa) Rm (MPa) 𝜈


Acier 207 400 550 0,27
Alliage 70 190 420 0,33
d’aluminium
Laiton 0,35

E est le module de Young, Re est la limite d’élasticité, Rm est la résistance en traction et 𝜈 est le coefficient de
Poisson.

1. Déterminer, en détaillant le calcul, les valeurs de E, Re et Rm du laiton et les reporter dans le tableau.
(2 pts)
2. Pour l’acier considéré, donner les valeurs maximales de déformations longitudinales l et
transversales t dans le domaine de déformation élastique. (2,5 pts)

3. On souhaite trouver le matériau qui permettra de créer un barreau cylindrique de diamètre d0 de 10


mm, de longueur 10 cm, qui, lorsqu’il est soumis à une force de traction longitudinale F de 20 kN,
ne se déformera pas plastiquement, et dont la diminution du diamètre n’excèdera pas 5,5.10-3 mm.
Compte tenu des conditions imposées, quel(s) matériau(x), parmi les trois étudiés dans les
questions 1 et 2, pourrai(en)t convenir à la réalisation du barreau cylindrique. Justifier. (2,5 pts)

Liaisons chimiques (4 points)


Le germanium est un semi-conducteur et cristallise avec la même structure que le diamant. La
configuration électronique de l’atome de germanium (Ge) est 1s22s22p63s23p63d104s24p2.
1. Quel type de liaison assure la cohésion entre les atomes dans le germanium cristallin ? (1pt)

2. Que devient la configuration électronique du Ge une fois la liaison formée ? (1pt)

3. Quelle est la valence du Ge ? (1 pt)

4. De quelle classe de matériaux fait partie le Ge cristallin ? (1 pt)

Cristallographie et défauts (5 points)


Lorsqu’on le chauffe, le fer subit une transformation allotropique à 912 °C en passant du système
cubique centré (cc) au système cubique à faces centrées (cfc). Connaissant les rayons respectifs des
atomes de fer cc (rcc) et cfc (rcfc), et la masse molaire du fer MFe, calculer les masses volumiques du fer
dans les deux configurations, et donnez la variation relative de masse volumique lors de la
transformation. (3 pts)
A.N. : rcc = 0,124nm; rcfc = 0,127 nm ; MFe = 55,85 g/mol ; NA = 6,02 x1023 at.mol-1.

On a fabriqué du bronze en introduisant une concentration X d’étain dans du cuivre. La limite élastique
en cisaillement du cuivre pur est C. On remarque que la limite élastique en cisaillement du bronze ainsi
constitué est de 294 MPa. Quelle concentration X d’étain a-t-on introduit ? On rappelle que
l’augmentation de la limite élastique en cisaillement vautS =GX1/2, avec  un paramètre
géométrique, G le module de Coulomb du matériau et  la différence de taille relative des atomes. On
connaît le rayon atomique du cuivre rCu, celui de l’étain rSn et le module de Coulomb G du cuivre. (2
pts)
A.N. : C = 15 MPa ; rCu = 0,128 nm; rSn = 0,145 nm; G = 21 GPa ;  = 1.

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