Adaptation aux Changements Climatiques
Adaptation aux Changements Climatiques
Novembre 2004
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Liste des acronymes
AME : Accord Multilatéral sur l’Environnement
ANEPA : Agence Nationale d’Eau Potable et d’Assainissement
AVB : Agent Vulgarisateur de Base
CC : Changements Climatiques
CCUNCC : Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques
CDB : Convention international sur la lutte contre la désertification
CNERV : Centre National d’Élevage et de Recherche Vétérinaire
CNI : Communication Nationale Initiale sur les changements climatiques
CNRADA : Centre National de Recherche Agronomique et de Développement Agricole
CNRE : Centre National des Ressources en Eau
CSLP : Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté
DENV : Direction de l’Environnement
DRFV : Direction de la Recherche Formation Vulgarisation
DSPCM : Direction de la Surveillance des Pêches et du Contrôle en Mer
GES : Gaz à Effet de Serre
GIRE : Gestion Intégrée des Ressources en Eaux
IEC : Information Éducation Communication
IMROP/CNROP : Institut Mauritanien de Recherche Océanographique et des Pêches/Centre
National de Recherche Océanographique et des Pêches
MDRE : Ministère de Développement Rural et de l’Environnement
MHE : Ministère de l’Hydraulique et de l’Énergie
MPEM : Ministère des Pêches et de l’Économie Maritime
MS : Matière Sèche
OSP : Organisation Socioprofessionnelle
PANA : Programme d’Action National aux fins d’Adaptation aux changements
climatiques
PAN/LCD : Plan d’Action National de Lutte Contre la Désertification
PANE : Programme d’Action National pour l’Environnement
PNBA : Parc National du Banc d’Arguin
PND : Parc National du Diawling
SOMAGAZ : Société mauritanienne du gaz
SONADER : Société Nationale de Développement Rural
UICN : Union mondiale pour la conservation de la nature
V/A : Vulnérabilité/Adaptation
ZEE : Zone Économique Exclusive
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Préambule
Il est actuellement impossible de prévoir précisément les changements climatiques et leurs effets
néfastes, particulièrement aux échelons local et régional. Certaines stratégies ont été établies au
niveau communautaire en vue de l’adaptation aux variations du climat et aux phénomènes
extrêmes mais de manière non concertée et non répertoriée. Ainsi, l’un des rôles du présent
exercice consiste à cerner les mesures urgentes qui doivent être prises pour élargir l’éventail actuel
des solutions et accroître la capacité de résistance aux variations du climat et aux phénomènes
météorologiques extrêmes et, par conséquent, aux changements climatiques dans l’avenir. Le
Groupe d’experts intergouvernemental sur les changements climatiques (GIEC) est fermement
d’avis que le fait d’apprendre à s’adapter aux variations du climat et aux phénomènes
météorologiques extrêmes est un excellent moyen de développer des capacités d’adaptation à long
terme.
Le programme d’action aux fins d’adaptation aux changements climatiques - PANA - est donc cet
exercice défini comme une filière simplifiée et directe de communication et de diffusion
d’information sur les besoins urgents et immédiats des Pays les Moins Avancés (PMA), dont la
Mauritanie, en matière d’adaptation aux changements climatiques. La définition des activités
prioritaires résumant les besoins urgents et immédiats sera l’objet premier du PANA. Les lignes
directrices annotées traitent des approches méthodologiques utilisées pour déterminer les activités
prioritaires; ces lignes directrices ne se veulent pas prescriptives.
Le PANA n’établit pas des obligations, mais offre plutôt des possibilités. Il constitue une étape
dans la démarche destinée à satisfaire aux besoins immédiats et urgents d’un pays au chapitre de
l’adaptation aux changements climatiques. La faible capacité d’adaptation est un trait commun des
PMA et est attribuable à la mauvaise situation socio-économique de ces pays. Qui plus est, les
populations pauvres des PMA seraient les plus vulnérables et celles qui nécessitent plus de
protection. Les PANA ont pour but d’habiliter les PMA à agir sur certaines des causes de leur
vulnérabilité et de leur permettre de répondre à leurs besoins à ce chapitre; il pourrait s’agir par
exemple de prendre des mesures visant à réduire les effets néfastes des changements climatiques et
d’appliquer des politiques de prévisions permettant de réagir aux futures catastrophes.
.
La raison d’être de l’établissement du PANA se justifie par la faible capacité d’adaptation des pays
aux changements climatique d’où le besoin d’un appui immédiat et urgent pour commencer à
élaborer les stratégies adaptées aux besoins actuels et futurs en matière de changements
climatiques. La Mauritanie ne considère pas la production du document du PANA comme le but
ultime, mais plutôt comme une étape à franchir pour pouvoir répondre aux besoins d’adaptation
aux changements climatiques. Les activités proposées dans ce cadre sont celles dont tout nouveau
retard dans la mise en œuvre pourrait accentuer la vulnérabilité ou se traduire à un stade ultérieur
par un accroissement des coûts.
1
Voir l’annexe pour la liste des personnes et experts impliqués dans le processus de préparation du PANA
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Le groupe d’experts de PANA Mauritanie s’est bien appropriée la philosophie qui sous-tend la
préparation et le pilotage de ce processus du PANA et rend à cette occasion un vif hommage à
l’équipe du LEG qui a su établir des directives claires et précises et en a défini tous les contours et
le jalonnement nécessaires à sa bonne conduite.
Que tous ceux qui ont contribué donc à sa mouture trouvent ici l’expression de mes sincères
remerciements et la gratitude du Gouvernement et du Peuple Mauritaniens. Il s’agit en plus du
Staff du GEF/PNUE, de Monsieur EL Hadrami ould Bahneine Directeur de l’Environnement, de
Monsieur Baye FALL, Coordinateur du Projet, de l’équipe d’éditing et des experts sectoriels et
écosystémiques sans oublier le public d’accompagnement. Une mention spéciale de gratitude de la
Mauritanie va à l’endroit de Monsieur Ravi Sharma du PNUE qui a piloté avec adresse ce
processus depuis Nairobi avant son départ pour le siège du FEM.
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PARTIE 1 : PRESENTATION ET JUSTIFICATION
I. Introduction et paramètres
Le programme d’action national d’adaptation (PANA) aux changements climatiques est un
mécanisme, au sein de la Convention des Nations Unies sur les Changements Climatiques, propre
aux pays les moins avancés (PMA) conçu pour les assister à identifier des options d’adaptations
prioritaires aux changements climatiques et pour constituer le levier à une dynamique de
financement des options prioritaires ainsi identifiées par les partenaires au développement.
La Mauritanie figure parmi ces PMA en même temps qu’elle est signataire et ayant ratifié toutes
les conventions issues de Rio, en particulier la CCNUCC et son protocole dit Protocole de Kyoto,
la Convention sur la biodiversité et la Convention sur la lutte contre la désertification. A ce double
titre2, elle a été parmi les pionniers à se lancer dans ce processus de préparation, ce qu’il lui a valu
la qualité de référence dans les exercices de concertation à l’échelle régionale voire continentale.
Le processus en Mauritanie a pour ainsi dire suivi toutes les étapes établies par les directives du
Groupe des Experts des PMA (LEG) dont le présent document retrace les principaux résultats.
L’élaboration du document du PANA s’est inspiré des éléments directeurs figurant dans ces
mêmes directives, notamment:
a) Une approche participative associant les parties prenantes, en particulier les communautés
locales; La participation des hommes et des femmes de la collectivité, du secteur privé, des
ONG et organismes de la société civile, a été essentielle pour deux raisons. D’abord, ceux-ci
sont en mesure de fournir de l’information sur les stratégies actuelles d’adaptation que vise à
améliorer le PANA. Ensuite, c’est eux qui seront les plus touchés par les changements
climatiques et qui seront donc les principaux bénéficiaires des mesures prioritaires prévues
par le PANA. Cette représentation a été étendue aux wilayat des écosystèmes caractéristiques
du pays.
b) Une approche multidisciplinaire qui n’exclut aucune profession considérée sensible aux
variations climatiques.
c) Une approche complémentaire prenant appui sur les plans et programmes existants, dont les
plans d’action nationaux au titre de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la
désertification, les stratégies et plans d’action nationaux relatifs à la diversité biologique
relevant de la Convention sur la diversité biologique et les politiques sectorielles nationales;
d) Le développement durable ayant pour axe majeur la lutte contre la pauvreté.
2
La Mauritanie a réalisé également un bon nombre d’activités relatives à la sensibilisation du public, à la
formation d’expertise, aux inventaires des gaz à effet de serre, à la préparation des communications nationales
sur les CC, à l’élaboration de plans d’actions, des études thématiques et des stratégies environnementales, et
institué des départements et organes chargés de la gestion de l’environnement en général : MDRE, Direction de
l’Environnement, CNED, CTED, CRED, etc. Ce cadre juridique et institutionnel, vise dans son ensemble la
protection de l’environnement contre toutes les formes de pollutions et de dégradations. Dans cette perspective,
la nouvelle orientation donnée par les pouvoirs publics à la Direction de tutelle du PANA, la DENV, est louable
et ne tardera certainement pas si elle est dotée de quelques ressources humaines additionnelles de porter ses
fruits en hissant le pays dans le concert des Nations actives dans le domaine de l’environnement.
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e) L’égalité entre hommes et femmes; Les changements climatiques entraînent des
répercussions différentes sur les hommes et les femmes et, en règle générale, les effets
néfastes de ces changements frappent davantage les femmes. En effet, les catastrophes
climatiques vécues en Mauritanie obligent les femmes à parcourir de plus grandes distances
pour aller chercher l’eau et le bois mort ou à développer de nouvelles activités de tissage, de
teinture et autres génératrices de revenu. Les femmes sont en plus bien souvent les
gardiennes des connaissances traditionnelles et locales fondamentales; c’est ainsi qu’elles ont
été reconnues à leur juste valeur dans les processus de consultation et de prise de décisions,
même si leur représentativité n’a pas été dominante.
f) Une approche ayant pour moteur les pays; cette approche a été jugée sectorielle et
écosystémique de par les impacts observés et le degré d’intensité ressenti
proportionnellement dans tout l’espace géographique du pays ces dernières années.
g) Une gestion rationnelle de l’environnement; l’environnement constituant, ici plus qu’ailleurs,
le réservoir des ressources dont tire la population ses besoins immédiats et prioritaires.
h) Le rapport coût/efficacité, sans lequel il était difficile d’opérer des choix entre les
nombreuses options d’adaptation qui ont été proposées par les parties prenantes ou de
générer des effets bénéfiques significatifs pour les régions et populations bénéficiaires.
i) La simplicité; le PANA se démarque de la présentation classique des requêtes de projet en
raison de l’urgence que ses promoteurs attachent à sa préparation.
j) Des procédures souples, fonction des particularités nationales; souplesse dans les choix, dans
les visions ou dans les méthodes.
Dans sa présentation, le document du PANA de Mauritanie dresse une liste d’activités prioritaires
(partie 2 - chapitre VI) assortie d’un texte justificatif concis répondant à un ensemble strict de
critères (partie 1). Les activités prioritaires définies au titre du processus PANA seront soumises à
l’entité appelée à administrer le Fonds pour les PMA mentionnée au paragraphe 6 de la décision
7/CP.7 (FEM), ainsi qu’aux autres sources de financement, en vue de l’apport de ressources
financières pour la mise en œuvre desdites activités.
Dans la première section, le chapitre I introduit les renseignements d’ordre général au sujet du
pays qui intéressent le processus PANA où sont examinées les caractéristiques générales du pays,
les principales pressions exercées sur l’environnement et la manière dont les CC et la variabilité du
climat perturbent le processus biophysique et les secteurs clefs. Au chapitre II, le contexte du
programme d’adaptation est décrit pour bien appréhender les besoins prioritaires du pays identifiés
au chapitre III et les outils de sélection et de classification par ordre de priorité au chapitre suivant.
Les chapitres V et VI présentent respectivement la liste des activités prioritaires et la démarche de
préparation du PANA en Mauritanie.
Le territoire du pays se caractérise par un espace désertique saharien couvrant les trois quarts du
pays, le dernier quart appartenant à la zone sahélienne. La Mauritanie est donc l’un des pays
sahéliens les plus exposés aux effets de la désertification. Ceci est une conséquence des effets des
masses d’air qui ballaient le pays. Ces masses d’air sont constituées de trois courants principaux
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qui soufflent tout au long de l’année : l’alizé maritime, l’alizé continentale et la mousson estivale.
Les masses d’air porteuses de précipitations sont l’alizé maritime et la mousson.
Alizé
Maroc continental
Occidental
ALGERIE
Sahara
Alizé maritime
ZOUERATE
NOUADHIBOU ATAR
AKJOUJT MALI
TIDJIKJA
Océan NOUAKCHOTT
Atlantique 70
ROSSO ALEG
KIFFA AIOUN NEMA
KAED
250
SENEGAL SELIBABY
400 MALI
Mousson
estivale (FIT)
De cette situation découle deux grandes régions climatiques au niveau national : le Sahara et le
Sahel avec chacune une nuance littorale et une nuance continentale. La bordure côtière pour
chaque région climatique est caractérisée par une humidité relativement importante et des écarts
diurnes et annuels faibles alors que la partie continentale présente des écarts de températures
(diurnes et annuels) plus importants et une sécheresse de l’air extrême surtout dans la région
saharienne qui connaît une très faible pluviométrie et une forte évaporation.
Sur le plan démographique, le dernier recensement de la population et de l’habitat, effectué en
2000, montre que la population mauritanienne est de 2.508.159 habitants pour une superficie d’un
peu plus d’un million de kilomètre carré (1.030.700 km2), soit un taux de croissance avoisinant 2,4
% et une densité d’environ 2,5 habitants au Km². Toutefois, cette densité est très variable selon que
l’on se situe au Nord du pays à climat désertique (0,4 habitants/km2) ou au Sud dans la vallée du
fleuve Sénégal (20 habitants/km²). Le district de Nouakchott en bordure de l’Océan Atlantique
représente à lui seul près de 22% de la population nationale pour moins d’un pourcent de la surface
du pays.
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Climat et situation environnementale
La Mauritanie est l’un des pays sahéliens les plus exposés aux effets de la désertification, donc des
changements climatiques ; le territoire mauritanien est dans son entièreté situé dans la zone aride
mais avec 75% en zone saharienne. Ceci est en partie une conséquence des effets des masses d’air
qui ballaient le pays. Ces masses d’air sont constituées de trois courants principaux qui soufflent
tout au long de l’année : l’alizé maritime, l’alizé continentale et la mousson estivale. Les masses
d’air porteuses de précipitations sont l’alizé maritime et la mousson (FIT).
b
De cette situation découle deux grandes zones climatiques: le Sahara et le Sahel avec chacune une
nuance littorale et une nuance continentale. La bordure côtière pour chaque zone climatique est
caractérisée par une humidité relativement importante et des écarts diurnes et annuels faibles alors
que la partie continentale présente des écarts de températures (diurnes et annuels) plus importants
et une aridité de l’air, extrême; surtout dans la région saharienne qui connaît une très faible
pluviométrie et une forte évaporation.
Données socio-économiques
La Mauritanie dispose d’un potentiel économique qui repose principalement sur le secteur minier,
la pêche‚ l’élevage et, dans une moindre mesure, d’agriculture. Toutefois, avec un PIB par habitant
de 380 US$ et 46,3% de la population vivant avec moins de un dollar par jour, la Mauritanie
appartient au groupe des Pays les Moins Avancés (PMA). Elle se situe au 152ème rang sur les 173
pays classés par le rapport mondial sur le développement humain 2002.
Les Politiques de réformes économiques et financières entreprises par le pays au cours des années
90 avec l’appui de la Communauté des Bailleurs de Fonds, ont permis de rétablir les grands
équilibres macroéconomiques et jeter les bases d’une croissance durable avec moteur un secteur
privé dynamique et compétitif. Cela s’est traduit par l’évolution des principaux indicateurs
économiques comme le montre le tableau ci-après.
Tableau : Evolution des principaux indicateurs économiques
Source : ONS
Cela s’est accompagné d’une nette amélioration des principaux indicateurs de développement
humain durable avec :
- Le taux brut de scolarisation a été porté à 88% en 2002 et le taux d’analphabétisme a été
réduit à 42%;
- La couverture sanitaire s’est améliorée (l’accessibilité géographique aux formations
sanitaires de base s’est accrue significativement pour atteindre, en 2001, environ 80% (dans
un rayon de 10km) contre 75% en 1998 et seulement 30% en 1990) ;
- Le ver de Guinée et la poliomyélite ont pratiquement été éradiqués;
- Le taux de mortalité infantile a régressé de façon sensible (870/00 en 2000 contre 112,20/00
en 1998 et 1400/00 en 1988);
- L’espérance de vie à la naissance est passée de 49,2 ans en 1990 à 53,6 ans en 1998.
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- La proportion de la population ayant accès à l’eau potable s’est accrue sensiblement aussi
bien en milieu rural qu’en milieu urbain (le taux de raccordement est passé de 15,4% en
1990 à 19,1% en 1998 et 35% en 1997)
Ces résultats ont permis de faire reculer sensiblement les frontières de la pauvreté : touchant 56,6%
de la population en 1990, la pauvreté monétaire a été ramenée à 50,5% en 1996 et 46,3% en l’an
2000.
Par ailleurs, le pays a été déclaré éligible à l’initiative de la réduction de la dette des pays pauvres
très endettés (PPTE) en mars 1999. Son point d’achèvement a été atteint en juin 2002 avec pour
conséquence une réduction de la dette de 40%.
Dans le cadre de cette initiative, un Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP) à
l’horizon 2015 a été élaboré en 2001. Les objectifs à long terme de la stratégie sont : (i) ramener la
proportion de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté à 27% à l’horizon 2010 et à
17% à l’horizon 2015 ; (ii) atteindre, avant l’horizon 2015, les objectifs du développement social
sur la base des recommandations des divers sommets mondiaux et (iii) réduire les disparités
sociales et régionales.
Au terme de trois (3) années d’exécution du plan d’actions prioritaires du CSLP, La Mauritanie a
accompli des progrès significatifs, malgré que les résultats obtenus aient été, pour l’essentiel, en
deçà des objectifs initiaux. Ainsi, la croissance économique en termes réels est estimée en
moyenne à 4,1% par an sur la période 2001-2003, le solde budgétaire (hors dons) s’est situé à –
4,1% du PIB en 2003, le déficit du compte courant (transferts officiels et pétrole exclus) s’est
établi en moyenne annuelle à 10,3% du PIB et le taux d’inflation a été de 4,6% en moyenne par an
entre 2001-2003. Toutefois, la couverture des importations par les réserves a dépassé l’objectif
fixé, s’établissant en moyenne à 7,8 mois au cours de la période 2001-2003 (elle a même atteint
8,1 mois en 2003)3.
3
Source : Rapport mise en oeuvre CSLP 2002 et mission de revue du programme (janvier 2004)
10/72
1.2 Pressions sur l’environnement
Le pays, à l’image des autres pays du Sahel, a connu la persistance de la sécheresse pendant les
années 70 et 80. Cette péjoration de la pluviométrie a eu des répercutions négatives sur le milieu
écologique, social, économique et même culturel. En effet, la régression du couvert végétal a
accentué la désertification et a été la cause de la diminution du cheptel et de la production agricole
provoquant ainsi la paupérisation de la population rurale. Cette dernière, jadis nomade en grande
majorité, s’est sédentarisée soit en se fixant au niveau des points les plus favorables (zones
humides), soit par un exode rural massif vers les grands centres urbains.
L’environnement sédentaire et urbain connaît lui aussi des difficultés liées à différentes formes de
pollution. La qualité de l’eau de consommation et l’assainissement posent d’énormes problèmes de
santé publique. La qualité de l’air dans les grands centres urbains (Nouakchott et Nouadhibou) est
dégradée par la présence de quantités de plus en plus importantes de gaz d’échappement
automobiles d’autant plus polluants que les véhicules sont en majorité dans un état vétuste et
utilisent des carburants de mauvaise qualité.
La partie terrestre mauritanienne est entièrement située dans la zone aride (Sahara et Sahel). Les
processus biologiques sont affectés par le facteur eau qui est un facteur limitant dans la zone aride.
La faune et la flore ont développé des mécanismes d’adaptation qui sont aujourd’hui bousculés et
déstabilisés par ce phénomène de changements climatiques (variabilité du climat).
La zone marine et côtière mauritanienne est une zone de contact entre les espèces à affinité
tempérée et les espèces à affinité tropicale. Elle se caractérise par le phénomène de l’upwelling,
qui est un échange d’eau froide des profondeurs et d’eau chaude de la surface, permettant une
richesse et une diversité biologique importantes. Le fonctionnement des écosystèmes marins
mauritaniens est encore mal connu malgré les efforts du MPEM, de l’IMROP (ancien CNROP) et
du PNBA. Autrement dit les connaissances en matière d’écobiotique des espèces et des habitats
qui les abritent sont limitées.
Toutefois, les processus biologiques au niveau de ces écosystèmes marins sont bouleversés
également par les changements climatiques. La fonte des neiges et des surfaces qu’elles couvrent
(diminution de l’albédo) ont deux conséquences interdépendantes : la remonté du niveau des eaux
et l’élévation de la température. Cette dernière a des conséquences sur l’écologie des espèces
marines et leurs habitats.
4
- Déficit pluviométrique, sécheresse, érosions éoliennes et hydriques
5
- Défriches agricoles, feux de brousse, exploitation de combustibles forestiers, etc.
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1.4 Secteurs clés et changements climatiques
L’élevage mauritanien se caractérise par l’utilisation optimale des ressources naturelles grâce à la
mobilité de son système de production, même si l’appui en sa faveur se limite à quelques actions
de santé animale et de création d’organisations communautaires pastorales. Le peu d’effort de
développement entrepris durant ces quarante dernières années dans le domaine de la gestion des
parcours a visé la transformation du mode de production transhumant sans considération des
conditions éco-climatiques et de l’expérience et du savoir-faire des éleveurs. La législation a
toujours réprimé le pastoralisme à travers des modèles d’intensification agricole, d’organisation de
l’espace et par conséquent de fixation du cheptel, perturbant ainsi la transhumance et par
conséquent la gestion souple des ressources naturelles. Sur la base de ce constat, le Gouvernement
a opté pour un ensemble de mesures visant la préservation et la promotion de l’élevage
transhumant en adoptant le nouveau code pastoral.
L’agriculture est une activité traditionnelle en Mauritanie. Fortement conditionnée par la présence
de l'eau; elle est par conséquent très localisée à l'Est et au Sud-Est du pays, et le long du fleuve
Sénégal. Le potentiel d’espèces cultivées en Mauritanie est constitué traditionnellement de céréales
comme le sorgho (Sorghum vulgare), le petit mil (Pennisetum glaucum), le maïs (Zea mays), le blé
(Triticum sativum), l’orge (Hordeum vulgare), le niébé (Vigna spp) et les espèces sauvages qui
leurs sont apparentées. Ces cultures peuvent être associées à des espèces comme les cucurbitacées.
La phoeniciculture fait aussi partie de ce patrimoine mauritanien compte tenu de la place
qu’occupe le palmier dattier (Phœnix dactilifera) aussi bien dans le système de culture que dans les
traditions du pays. Depuis environ une vingtaine d’années, des cultures comme le riz en irrigué,
dans la vallée du fleuve Sénégal, le maraîchage et l’arboriculture fruitière, dans diverses zones du
pays, ont fait leur apparition à une plus grande échelle, puis gagné de l’importance dans le
système de culture mauritanien. Les quatre systèmes de cultures traditionnelles en Mauritanie sont
le système de culture pluviale ou diéri, le système de culture de décrue, le système de culture
irrigué, le système oasien.
Le secteur forestier est caractérisé par l’exploitation des ressources ligneuses et non ligneuses par
les populations pour satisfaire leurs besoins. Le ramassage du bois pour la cuisson des aliments se
limitait au bois mort. Présentement, les centres urbains entretiennent une filière de charbon de bois
particulièrement dévastatrice des rares formations forestières pour satisfaire les besoins des
ménages en énergie domestique en absence d’une énergie de substitution (incapacité du
programme de butanisation à satisfaire ces besoins). Les ressources non ligneuses sont exploitées
également par les populations locales dans la construction d’habitats (perches), de nattes
(Sporobolus robustus), dans la pharmacopée, le tannage des peaux (gousse de Acacia nilotica),
l’alimentation (produits de cueillette) et comme produit cosmétique (henné).
Le secteur de la pêche en Mauritanie connaît deux filières : la flotte de pêche artisanale et la flotte
de pêche industrielle (nationale, étrangère et sociétés mixtes). Ces filières présentent des
complémentarités et connaissent des conflits spatiaux (accès aux zones de pêche), sur le type
d’engins à utiliser et des concurrences pour plusieurs espèces (surtout des céphalopodes). Le
développement du secteur de la pêche artisanale a été rapide. La flotte était de 4000 en 2001
comprenant 2790 pirogues nationales, 1114 pirogues affrétées et 249 pirogues avec licences libres.
La quantification des captures réalisées par la pêche artisanale est difficile en raison de la
dispersion des sites de débarquement, des circuits de commercialisation non maîtrisés et du
manque de collaboration de certains pêcheurs et d’une partie des sociétés de valorisation des
produits de pêche artisanale.
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x La pêche artisanale de poulpe a commencé en 1985 et a connu une progression rapide pour
atteindre en 1992 un maximum de 8.000 tonnes.
x La pêche de la langouste verte présente une évolution en dent de scie. Toutefois, ce type de
pêche diminue globalement depuis les années 80.
x La pêche des mulets (mulet jaune et mulet noir) subit des modifications importantes liées
aux forts enjeux économiques de la commercialisation des œufs séchés de ces espèces (la
poutargue) sur le marché européen. La production entre 1985 et 1994 a varié entre 100 et
1.400 tonnes.
x La pêche de la courbine a été stable sur la période 1985-1987 (autour de 2000 tonnes),
connaissant une progression brutale les années 1988 et 1989 (5000 et 4000 tonnes). Depuis,
elle a connu une régression continue.
x Les captures de la pêche des sardinelles ne sont pas connues avec précision. Toutefois,
l’IMROP se base sur les certificats de salubrité et les quantités écoulées sur le marché de
Nouakchott pour donner une estimation de 4000 tonnes par ans.
x Les raies et les requins sont pêchés au niveau du PNBA. Il a été constaté également que les
requins sont pêchés à Nouadhibou quand la courbine n’est pas disponible. Une estimation
grossière des captures au niveau du PNBA est de 2600 à 2800 tonnes par de sélaciens
(1300 à 1600 tonnes de raie guitare, 500 à 700 tonnes de tollo et 500 à 800 tonnes pour les
autres espèces.
Les effets adverses des changements climatiques (variabilité climatique) sur les parcours et les
ressources en eau concernent une diminution du potentiel de production, une augmentation de la
charge animale, une rigidité de la notion de l’espace vital et une multiplication des agglomérations
favorisant la réduction de l’espace pastoral, une baisse de la nappe phréatique ou la disparition de
sources d’eau et d’autres points d’eau naturels.
Par rapport aux systèmes de productions, les plus vulnérables et les plus touchés sont ceux
tributaires des eaux des pluies, notamment l’agriculture sous-pluie ou pluviale. Les systèmes à
vulnérabilité faible voire nulle, sont le système pastoral à propriétaire urbain et le système semi
et/ou intensif. Sur l’état sanitaire des animaux et sur la survie du cheptel, le mode de gestion des
troupeaux, les longs déplacements, la forte promiscuité près des puits sont les causes favorisant la
contagion. Aussi, les périodes de disette font apparaître des syndromes de malnutrition et rendent
les animaux moins résistants aux agressions et autres facteurs du milieu.
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Sur la productivité des animaux, l’élevage du cheptel depuis 1950 fait apparaître la plus grande
vulnérabilité aux effets de la sécheresse chez les bovins surtout, dont l’effectif a été réduit
d’environ un tiers entre 1969 et 1975. Aussi, le manque de fourrage suite à la sécheresse a
provoqué une baisse de performance chez le bétail. Si la carence est grave, les animaux cessent de
grandir et perdent du poids. S’il n’y a pas d’amélioration, la demande en viande ne pourrait pas
être satisfaite par l’offre nationale en 2015. Le déficit serait alors de l’ordre de 54.000 tonnes. Par
ailleurs, l’offre globale nationale en lait en 2015 se situerait aux alentours de 519.000 tonnes et ne
pourrait alors satisfaire une demande en constante augmentation. Tandis que pour le
développement de la filière cuirs et peaux, il faudra mettre en place une industrie moderne, un
réseau de collecte efficace, une formation et une sensibilisation de tous les acteurs de la filière.
En ce qui concerne les écosystèmes marins et côtiers, les effets adverses des changements
climatiques peuvent être examinés à travers l'élévation du niveau de la mer et des températures,
l’augmentation de la fréquence des grandes tempêtes et les effets qu’elles peuvent engendrer.
Les cartes topographiques des différentes parties du littoral révèlent l’existence d’un certain
nombre de zones basses ou fragilisées par les activités humaines, menacées par la remontée du
niveau marin. Les simulations faites par les experts au cours de la préparation de la CNI en 2001
ont estimées les dommages que pourraient engendrer les transgressions et inondations marines
liées aux changements climatiques à 3 956 millions de $ en 2020 et 6 330 millions de $ en 2050.
Les écosystèmes du PNBA par exemple, connus pour leur haute productivité biologique, seraient
parmi les premiers à être affectés par l'élévation du niveau de la mer. Selon le niveau de cette
élévation, ces marais connaîtront la disparition par submersion, leur maintien après déplacement
vers l'intérieur des terres, voire leur extension s'ils bénéficient d'une forte sédimentation verticale et
latérale.
Les pêcheries et les ressources halieutiques, représentant aujourd’hui plus de 12,5% du PIB
national, subiront également les effets adverses des Changements climatiques à travers la
perturbation des biotopes de certaines espèces et la raréfaction de certains peuplements. Cela
pourra se traduire par une chute de la croissance économique, une perte importante en devise
(diminution des exportations), un accroissement du taux de chômage (en 1996, 21.000 emplois ont
été créés par la pêche artisanale au plan national).
Justification
La synthèse des études de vulnérabilité montre que tous les secteurs vitaux de l’économie
nationale sont affectés par les phénomènes de variabilité et changements climatiques. Les
conséquences socio-économiques sont d’autant plus dramatiques qu’elles concernent des
populations vivant essentiellement grâce aux ressources naturelles.
Il est d’autant plus important de mettre l’accent sur ces conséquences, que les mesures prévues
dans le cadre du CSLP et les stratégies sectorielles actuelles ne prennent pas suffisamment en
compte la dimension changement climatique.
Le PANA est basée sur une approche participative impliquant l’ensemble des acteurs de
développement agissant pour la mise en oeuvre de projets mieux indiqués pour l’adaptation aux
dégradations des conditions d’existence. L’identification d’éventuelles synergies entre plusieurs
conventions environnementales, par exemple, peut probablement se faire plus efficacement par
l’implication active et cohérente des acteurs, puisque les collectivités locales et les autres acteurs
travaillent fréquemment sur des problèmes environnementaux qui dépassent les secteurs
spécifiques.
La stratégie d’intervention doit veiller à la mise en cohérence du PANA avec les plans de
développement, ainsi qu’avec d’autres déclarations de politique nationale et obligations
internationales. Dans cette optique, Il est important d’identifier les groupes d’acteurs qui ont déjà
participé aux travaux concernant la mise en œuvre des accords multilatéraux environnementaux,
tels que les stratégies nationales pour la biodiversité.
L’objet de cette partie est de montrer les relations existantes entre le développement socio-
économique de la Mauritanie et les changements climatiques ainsi que les axes à travers lesquels
cela doit être pris en compte dans le PANA.
15/72
La vulnérabilité aux changements climatiques en Mauritanie
Les résultats des études issues de la communication initiale d’une part et les études
complémentaires réalisées dans le cadre du PANA d’autre part ont permis aux parties prenantes
consultées d’opter pour une approche sectorielle et écosystémique sur la base d’une identification
précise des secteurs et écosystèmes vulnérables aux changements climatiques et leurs liens avec les
conditions de vie des populations pauvres en général et du monde rural en particulier. Les
principaux résultats indiquent une forte vulnérabilité, liée, entre autres, à :
16/72
Les effets des changements climatiques sur l’évolution de l’économie du pays peuvent se mesurer
à travers l’évolution des secteurs et sous secteurs les plus vulnérables, à savoir l’agriculture,
l’élevage, les forêts, mais aussi la pression sur la ressource en eau tant pour les besoins humains
que pour les autres besoins (bétail, irrigation, etc.).
Ces secteurs et sous secteurs correspondent pour l’essentiel au monde rural. Un monde rural qui
bien que représentant 45% de la population du pays et 56% de la population active, comprend plus
de 76,5% de la population pauvre et ne contribue qu’à hauteur de 26% du produit national brut.
En effet, les systèmes de production, tant au niveau de l’agriculture que de l’élevage ont connu une
très forte régression du fait de leur dépendance quasi totale des conditions climatiques, qui se sont
largement détériorées lors des dernières décennies.
Chacun des stress climatiques a résulté à des impacts plus ou moins importants sur les sources de
subsistance des populations et leur environnement (voir les représentations graphiques ci-après).
La forte baisse de la pluviométrie, par exemple, a eu pour conséquences, entre autres, la perte du
cheptel et ce de façon plus marquée au niveau des espèces les moins sédentarisables (élevage
extensif), l’exode rural massif des éleveurs et leur sédentarisation, la baisse de la production
agricole, particulièrement de celle sous pluies et l’immigration massive des agriculteurs. Ainsi, en
cas de non amélioration de la situation (évolution positive de la pluviométrie et/ou mise en œuvre
de mesures d’atténuation/adaptation), le sous secteur de l’élevage qui représente prés de 67% du
PIB du secteur rural et 12% du PIB national ira en se détériorant, ce qui se traduira par :
- un faible taux de croissance de ce sous secteur, soit 2,6% ;
- un bilan fourrager déficitaire en 2015 de – 669 734,8 T de matière sèche (MS), alors
qu’il est actuellement positif.
Illustration des résultats de la concertation des parties prenantes
sur l’état de vulnérabilité sectorielle du pays.
Inondation
Indicateurs de sensibilité
Forêts Désertification
120
sécheresse
Zone s humide s Cordon
Elévation
80 température
Santé Habitats
40
Eau
17/72
Sécheresse Agriculture
Zone pluviale Inondation
Impacts de la variabilité climatique sur les écosystèmes
Eau Salinité
Désertification Santé
Pêche Elevage
Forêts
Santé Agriculture
Elevage Intensif El
Forêts
Ainsi, sur une échelle graduelle de 30 (où <30 représente faible, de 30-60 moyen et >60 fort), il est représenté le degré de vulnérabilité d
Tandis qu’à la page précédente, une synthèse est faite pour comparer sur une même figure les différents stress climatiques aux conditi
actuelle un éclatement montre les secteurs les plus touchés par chacun des stress climatiques les plus courants dans l’écosystème.
Inondation
Zone Oasienne Désertification
Zone du littoral
Agriculture Sécheresse Agricultur
Zones hum
Pêcherie
Elevage Eau
Pâturage
Changements climatiques et principaux indicateurs socio-économiques
La Mauritanie, est un pays très vulnérable au changement climatique de part son climat et
l’avancée du désert. Ce facteur exogène influence considérablement les différents scénarios de
croissance économique du pays. Ainsi, en l’absence de politique d’adaptation, les conséquences
d’éventuels des changements climatiques sur le développement socio-économique sont immédiates
et de grande ampleur à tous les niveaux.
- la croissance économique en termes réels est estimée en moyenne à 4,1% par an sur la
période 2001-2003,
- le solde budgétaire (hors dons) s’est situé à –4,1% du PIB en 2003,
- le déficit du compte courant (transferts officiels et pétrole exclus) s’est établi en moyenne
annuelle à 10,3% du PIB et
- le taux d’inflation a été de 4,6% en moyenne par an entre 2001-2003.
Toutefois, la couverture des importations par les réserves a dépassé l’objectif fixé, s’établissant en
moyenne à 7,8 mois au cours de la période 2001-2003 (elle a même atteint 8,1 mois en 2003)6.
Les objectifs à moyen terme restent ceux définis dans le CSLP, à savoir une croissance soutenue :
(i) ramener l’incidence de la pauvreté à 24,8% en 2010 et à 16,3% à l’horizon 2015 ; (ii) atteindre,
avant 2015, les objectifs de développement social définis sur la base des recommandations des
différents sommets mondiaux ; et (iii) réduire les disparités sociales et spatiales.
Cependant, une des conditions essentielles pour la réalisation de ces objectifs, est la préparation
du pays pour le rendre plus apte à résister aux changements climatiques, à travers une stratégie
d’adaptation et d’atténuation appropriée et volontariste. C’est l’objectif fondamental que se fixe le
processus PANA qui doit désormais jouer un rôle catalytique et central dans l’élaboration des
stratégies et politiques de développement du pays.
2.2.2 Relations du PANA avec les stratégies de mise en œuvre d’autres accords
multilatéraux (CDB et CCD)
Les orientations stratégiques nationales sont définies dans le Cadre Stratégique National de Lutte
contre la Pauvreté à l’horizon 2015. Le cadre est centré sur la lutte contre la pauvreté et repose sur
quatre grands axes qui se soutiennent pour converger vers la réalisation des objectifs fixés. Les
quatre principaux axes visent à :
6
Source : Rapport mise en oeuvre CSLP 2002 et mission de revue du programme (janvier 2004)
iv. Enfin, promouvoir un réel développement institutionnel appuyé sur une bonne gouvernance
et sur la pleine participation de tous les acteurs de la lutte contre la pauvreté.
Le PANA s’inscrit dans le cadre des orientations qui propose une gamme de mesures prioritaires
concentrées essentiellement dans les secteurs traditionnels. Pour éviter le double travail dans la
réalisation des objectifs des AME à travers les écopaysages et les objectifs sous-jacents qu’ont en
commun les trois conventions des Nations Unies que sont : l’UNFCCC, l’UNCCD et la CDB, une
étude comparative minutieuse entre le contenu des plans d’action issus des conventions a été mené
au cour de la préparation du PANA pour identifier les synergies dans deux niveaux différents :
x Les relations et les liens écologiques entre les différents écosystèmes et leurs fonctions;
x Les systèmes socio-économiques que les pays ont mis sur pied dans le but d’encadrer
l’utilisation, la surveillance et la protection de leurs ressources naturelles.
L’élaboration du PANA a pris en compte la synergie avec les différentes convention à travers
l’invitation des différents coordinateurs et personnes ressources des programmes des autres
conventions comme membres à part entière des équipes du PANA. Cette participation n’est pas la
seule action de recherche de la synergie. En effet, les critères de hiérarchisation des options
comporte une composante de synergie entre les AME.
Les AME en particulier l’UNFCCC, l’UNCCD et la CDB ont pour objectif commun la promotion
de la durabilité – que ce soit par la réalisation du développement durable dans les secteurs touchés
par la sécheresse « article 2 de l’UNCCD», l’utilisation durable de la diversité biologique « article
1 de la CDB » ou l’assurance d’un développement économique durable par la mitigation des effets
du changement climatique « article 2 de l’UNFCCC». Ainsi, chaque convention vise à accroître la
robustesse et la résilience des écosystèmes qui favorisent, réciproquement, la réduction de la
vulnérabilité économique et sociale d’un pays et de ses habitants.
Cet objectif est explicitement stipulé dans l’UNFCCC qui s’intéresse au changement climatique
dans le but de favoriser la croissance économique durable et la continuité de la production
alimentaire. En réduisant leur vulnérabilité, les pays sont mieux à même de résister aux
bouleversements externes (écologiques et économiques) et de s’adapter au changement climatique.
Parallèlement, l’UNCCD, cherche à assurer la remise en état, la conservation et la gestion durable
de la terre et des ressources hydrauliques pour améliorer les conditions de vie au niveau
communautaire. Cette relation s’avère particulièrement cruciale dans les pays dont la santé
économique dépend en grande partie d’activités reposant sur l’état des écosystèmes locaux, comme
l’agriculture.
L’examen des trois conventions montre qu’il existe plusieurs points communs.
La stratégie nationale sur la diversité biologique (SNDB) veut à la fois répondre aux objectifs de la
convention internationale sur la diversité biologique que sont :
Les liens entre cette stratégie et le PANA se concentrent autour de leur objectif commun qui se
résume dans un développement durable à travers une amélioration de la gestion de
l’environnement, les deux programmes ont aussi opté pour la même méthodologie participative
pour l’élaboration de leurs options et mesures stratégiques.
L’examen des options des deux stratégies montre que les liens existants couvrent la totalité des
options décrites pour les 17 thèmes traités par la stratégie nationale sur la diversité biologique. Les
thèmes de cette stratégie couvrent les différents secteurs choisis pour le PANA.
21/72
Ressources Forêt - substitution du combustible ligneux,
ligneuses - renforcement institutionnel de la structure chargé de la
protection de la nature,
- amélioration des connaissances de la ressource et sa
gestion
Ecosystème aride - Projets de fixation des dunes
- Reboisements énergétiques et d’agroforesterie
Ressources Agriculture - Amélioration du système d’exhaure (petits projets de
agricoles goutte à goutte),
- Amélioration des retenues d’eau,
- Amélioration des techniques culturales,
Elevage - Développement des cultures fourragères,
Ecosystème aride - Études d’impacts sur l’environnement
x Le PANA et le PAN-LCD
Le PAN-LCD a pour objectif d’atténuer les effets néfastes de la sécheresse, pour cela il s’appuie
sur la base des expériences déjà menées dans le pays et des recommandations formulées par la
CCD, pour la mise en œuvre de sa stratégie concertée visant à permettre aux populations locales,
ONG’s, organisations communautaires de base et collectivités locales d’améliorer leurs méthodes
de gestion des ressources naturelles.
- Améliorer les conditions de vie des populations en couplant la gestion des ressources
naturelles et la lutte contre la pauvreté;
- Intégrer dans les objectifs et stratégies du PAN-LCD, ceux qui sont issus des autres grandes
conventions comme la convention sur la diversité biologique et la convention sur les
changements climatiques ;
- Capitaliser les expériences passées en matière de lutte contre la désertification et
d’atténuation des effets de la sécheresse ;
- Elaborer le PAN-LCD dans un cadre qui devra être aussi clair, concis et rigoureux que
flexible, de manière à s’adapter à l’évolution.
Le PAN-LCD est articulé sur sept domaines prioritaires que sont : l’institutionnel, le juridique, la
protection des ressources naturelles, la production en milieu rural, la recherche et le financement.
Les plans d’action PAN-LCD et PANA, ont en commun en plus de leur méthodologie participative
basée sur la capitalisation des expériences passées, la recherche d’un développement durable à
travers l’équilibre entre les ressources des écopaysages et le besoin des populations locales. Dans
ce cadre les deux plans œuvrent pour améliorer les méthodes de gestion des ressources naturelles.
Les options et les mesures d’adaptation prioritaires proposées par le PANA intègre les axes
stratégiques du PAN-LCD, en particulier celles de la protection des ressources naturelles et de la
production en milieu rural.
22/72
x Le PANA et le PANE
L’analyse des documents du PANA montre que l’ensemble de ses options est conforme aux
objectifs du PANE en particulier celui de la gestion durable et équitable des ressources naturelles.
Il faut noter que l’un des handicaps majeurs à la réussite des stratégies passées reste toujours la
méconnaissance des ressources. De la résulte le grand besoin en recherche, formation et
information. Une meilleure collaboration entre les différentes instances de coordination est
indispensable pour remédier à ce handicap et limiter l’échec des plans d’action.
Au plan financier :
- La difficulté de mobiliser les moyens financiers nécessaires à la mise en œuvre des activités
prioritaires proposées
- Le caractère expérimental des activités prioritaires proposées au FEM recèle une limitation
dans l’envergure de l’impact recherché sur l’échelle nationale
Au plan institutionnel :
- L’absence de tissu institutionnel propre à la mise en œuvre du PANA bénéficiant d’un
appui pour son fonctionnement; les organes CNED, CTED, CRED et autres sont à
l’évidence d’aucune capacité locomotive
- Le caractère obsolète des textes juridiques existants sur l’environnement face aux
conventions (AME);
- Le caractère encore informel lié à sa nature de projet perçu par les décideurs en général
- La diversité des mécanismes engagés au niveau national dans le domaine de
l’environnement sans lien fédérateur évident et affaiblissant ipso facto la DENV.
Tous ces obstacles doivent être surmontés préalablement, avant d’espérer un impact positif des
besoins d’adaptation prioritaires nécessaires mais qui restent à cerner.
23/72
III. Recensement des besoins essentiels en matière d’adaptation
Les changements climatiques ont engendré des besoins en matière d’adaptation dans les différents
secteurs vulnérables. C’est ainsi que des stratégies de réponse ont été apportées par les populations
touchées.
Dans le secteur de l’élevage par exemple, la mobilité a constitué une réaction stratégique à la
variabilité pluviométrique et à la rareté des pâturages. Elle a permis une meilleure mise en valeur
des parcours, des zones sans eau, facilitant l’ensemencement des zones pastorales sur des rayons
très importants.
Les nomades et transhumants ont par cette mobilité adapté leur production aux situations
écoclimatiques difficiles et développé tout un système de gestion des ressources naturelles fondé
sur le consensus et la solidarité pastorale. En effet, les mécanismes d’accès aux ressources tels
qu’adoptés par les éleveurs sont fondés sur les principes du fiqh islamique à travers la communauté
des ressources pastorales, le consensus et la responsabilité partagée.
Pour les ménages pauvres, l’élevage constitue à la fois une source de revenus, un mode de
capitalisation et un système d’assurance. Ces différents aspects sont d’autant plus déterminants
que l’on se situe dans un contexte où l’activité agricole est peu productive et aléatoire. Les
solidarités traditionnelles permettent une prise en charge de la pauvreté à travers des mécanismes
d’abord d’éthique religieuse et ensuite coutumière.
Parmi les adaptations nouvelles des pasteurs figure essentiellement, le développement d’un
élevage lié à la tente fixe ou à la maison souvent constitué de chèvres pour leur capacité
d’adaptation et leur besoin réduit en alimentation, quelques chamelles et vaches. Mais depuis
quelques temps, on assiste à une tendance marquée au cloisonnement de l’espace pastoral stimulée
par la recherche d’autosuffisance alimentaire et les besoins de la sédentarisation. Par ailleurs, la
sédentarisation qui est la conséquence de la sécheresse, a accéléré l’occupation et la mise en
valeur des terres à vocation agricole et une recherche effrénée d’adresse spatio-économique.
Dans le domaine de l’agriculture, des mesures d’adaptation ont été adoptées par les agriculteurs
ayant pour dominante le développement de variétés plus tolérantes à la sécheresse, le
raccourcissement du cycle végétatif dans le système sous-pluie, l’emploi des variétés précoces et le
recours à la culture de décrue des bassins versants des ouvrages de retenue et zones humides. Le
développement de l’agriculture irriguée par maîtrise de l’eau, la diversification agricole ayant pour
accent le maraîchage et la culture sous serre, l’intensification agricole, le développement de la
petite irrigation (goutte à goutte et par aspersion) sont d’autres formes stratégiques de réponse aux
changements climatiques développées dans le pays ces dernières années.
Pour le secteur forestier les pratiques traditionnelles de prélèvement des besoins essentiels en bois
par les populations riveraines des forêts et la nouvelle politique nationale favorisant la promotion
des foyers améliorés et des énergies renouvelables, la butanisation et la gestion participative des
24/72
ressources naturelles sont les traits caractéristiques de la nouvelle stratégie nationale d’adaptation
aux changements climatiques.
En matière d’hydraulique, les populations locales ont développé des ouvrages rudimentaires pour
s’adapter au nouveau contexte de manque d’eau. Pour les eaux de surface, ce sont des ouvrages de
maîtrises et de stockages des eaux de pluies. Il s’agit de grands canaris domestiques, de bassins
rudimentaires de stockage, des digues de retenue et seuils de ralentissement des eaux de
ruissellement de surface.
Pour les eaux souterraines, des puisards (ogglats) sont réalisés dans des zones où l’eau est de
faible profondeur. Ces ouvrages sont détruits à chaque saison hivernale et ne dépassent pas 5 m de
profondeur. Par endroits, des puits traditionnels plus profonds avec des parois soutenues par des
branches d’arbre ou des pierres ont été développés.
Pour les écosystèmes marins et côtiers, la densité significative des armatures de flèches de la Baie
du Lévrier datant du paléolithique atteste d'une intense activité de chasse. La pêche et la"cueillette
maritime" (ramassage des coquillages) font aussi, à une large échelle, leur apparition. La pratique
de l'élevage se généralise sur l'ensemble de la côte mauritanienne aux ressources hydriques et
végétales extrêmement réduites et où la quasi-intégralité de la population menait une existence
nomade. Mais, l'accentuation continue de l'aridité a sans doute dû pousser vers le sud, le gros des
habitants du littoral. Progressivement, il ne subsistera plus que quelques îlots de "pêcheurs
ramasseurs", les ancêtres probables des Imraguen.
Les études épidémiologiques devraient être poursuivies et même élargies de façon à permettre
l’établissement d’une carte épidémiologique et de calendriers de prophylaxie pour les pathologies
dominantes des différentes espèces en fonction des systèmes d’élevage, des conditions
écoclimatiques et des catégories d’animaux.
25/72
Pour l’amélioration des productions animales, un programme de sélection à noyau ouvert devrait
faire l’objet d’une réflexion approfondie de façon à s’assurer une participation effective des
éleveurs. L’effort principal devrait porter sur l’amélioration des conditions d’élevage des volailles
locales (prophylaxie, conditions de logement, d’abreuvement et d’alimentation). Une fois les
thèmes de base bien appliqués, une amélioration de la race locale peut être envisagée par
l’introduction de coqs traceurs de race mixte rustique. La vulgarisation de l’aviculture villageoise
devrait se concevoir à travers des femmes désignées par leurs communautés.
Un appui important doit être fourni aux éleveurs pour leur conseiller une alimentation plus
équilibrée et plus économique. Ceci impliquera également des actions concertées pour diffuser des
techniques adéquates d’amélioration de la valeur nutritive et quantitative des fourrages et pour
mettre en œuvre des dispositifs dans le but de s’assurer une supplémentation minérale appropriée
aux animaux (petits ateliers de fabrication de pierres à lécher et blocs multi nutritionnels).
Pour l’agriculture, il s’agira pour les cultures tributaires des eaux des pluies (i) d’amélioration des
techniques culturales en zone pluviale et d’introduction de nouvelles variétés céréalières résistantes
à la sécheresse et à haut rendement, (ii) de promotion de techniques d’irrigation économes en eau
en zone oasienne (expériences pilotes du goutte à goutte) et (iii) de formation et information des
producteurs, de leurs OSP et des vulgarisateurs. Pour les cultures en maîtrise de l’eau les solutions
pertinentes passent par l’intensification culturale, la diversification agricole promouvant les
cultures de rente à haute productivité et la promotion de la petite irrigation.
Dans le domaine des forêts, la stratégie préconisée en matière de maîtrise de la prévention des
effets négatifs des sécheresses est de mettre en concert les différentes structures de collecte et
d’analyse de l’information pastorale, agricole et de suivi des épizooties.
Pour ne pas épuiser toutes les formations forestières du pays, la satisfaction de cette demande doit
être par une autre forme d’énergie. Le gaz butane est la forme la plus prometteuse, vu l’expérience
du pays (SOMAGAZ) dans le domaine. Toutefois, d’autres formes d’énergies nouvelles et
renouvelables peuvent être envisagées : Kérosène, énergies éolienne et solaire, tourbe, ….
La deuxième mesure est l’aménagement des forêts. L’aménagement forestier met de l’ordre dans
une exploitation désordonnée. Il intègre la notion de gestion et de contrôle. La situation en
Mauritanie est caractérisée par la menace qui pèse sur l’existence même des forêts du fait de leur
exploitation sans aucun renouvellement. L’aménagement durable de ces forêts nécessite donc que
toute activité de production s’y effectuant soit limitée à leur capacité de régénération.
Pour ce qui concerne les ressources en eau, les solutions pertinentes en matière d’adaptation aux
changements climatiques doivent être recherchées dans la mise en œuvre efficace de l’approche
Gestion Intégrée des Ressources en Eau, qui repose sur les critères suivants:
x L’évaluation régulière de la disponibilité des ressources en eau et de la demande. En effet, pour une bonne
gestion, il est nécessaire de bien connaître la ressource tant du point de vue de l’évolution de sa quantité et de sa
qualité que du point de vue de la demande. Il est donc important de disposer de réseaux de mesures (quantité et
qualité de l’eau) fonctionnels et bien répartis dans le pays.
26/72
x La mise en place d’un système de suivi et d’atténuation des impacts liés à la dynamique du développement socio-
économique durable respectueux de la préservation de l’environnement.
x La mise en place d’une stratégie de communications pour promouvoir la diffusion et la circulation rapides des
informations au niveau des partenaires, pour organiser des restitutions périodiques des résultats et esquisser les
plans d’action prioritaires.
x La mise en place d’une clé de répartition de l’eau et des règles de gestion afin de prévenir les conflits d’usages.
La connaissance de la ressource doit être considérée à plusieurs niveaux pour permettre de faire des projections
à court, moyen et long terme et de procéder au partage équitable des ressources.
x La mise en place d’instruments de régulations juridiques et économiques afin de favoriser une meilleure
utilisation des ressources en eau.
x Le renforcement préalable des capacités pour assurer la parfaite mise en œuvre de la GIRE à travers la création
d’institutions viables ayant pour mandat le suivi, l’évaluation de l’état des ressources en eau et la production
d’informations fiables aux différents partenaires.
Les mesures d’adaptation aux changements climatiques des écosystèmes arides et semi-arides de la
Mauritanie consistent à développer dans un premier des mesures pour arrêter les causes de
dégradation de ces milieux et dans un deuxième leur reconstitution. Il s’agit principalement de
mesures relatives aux trois principaux secteurs d’exploitation des écosystèmes terrestres (bois et
charbon de bois, pâturage et production agricole) et des aménagements adéquats garantissant une
gestion durable des différents types d’écosystèmes terrestres (zones humides, écosystèmes
agricoles, forêts, écosystèmes pastoraux).
Pour faire face aux changements climatiques, les écosystèmes terrestres du pays peuvent être
renforcés également par des mesures complémentaires. Ces mesures peuvent porter sur des
reboisements énergétiques (projets d’agroforesterie) et de production (perches de construction au
niveau des haies vives ou brise-vent, notamment) et des mises en défens assistées (ensemencement
manuel ou aérien, des crochetages).
Au niveau des écosystèmes côtiers et marins, les solutions pertinentes en matière d’adaptation
pourraient se traduire par l’aménagement de pêcheries, le contrôle et la surveillance des ressources
halieutiques d’une manière générale et la sensibilisation des différents acteurs. D’autres stratégies
de réponse concernent notamment la protection et le renforcement du cordon littoral et la gestion
intégrée des zones humides.
Cependant, bien que chacune des options identifiées ait son importance parce que contribuant à un
niveau ou à un autre à l’atténuation et à l’adaptation, elles ne pourront pas toutes être mises en
œuvre. En effet, les ressources financières sont limitées et les options et mesures d’adaptation aux
changements climatiques ne sont pas les seules éligibles aux financements. De plus, la Mauritanie
n’est pas le seul pays présentant un PANA prétendant à un financement.
Il est donc plus que fondamental d’identifier les mesures et les options prioritaires pour qu’elles
aient le maximum de chances d’être financées par le FEM et les bailleurs les plus intéressés à la
27/72
lutte contre les effets des changements climatiques. De là découle la nécessité de hiérarchiser les
options et mesures sur la base de critères objectifs.
Le critère est défini à la fois comme une norme, un principe, un indicateur pour effectuer une évaluation.
Dans le PANA, il vise à démontrer :
- La compatibilité avec les choix prioritaires nationaux
- La compatibilité avec la vulnérabilité des populations ciblées
- L’objectivité (un coût d’équipement)
- La subjectivité (préférence, binarité)
- L’individualisation ou le regroupement de critères
L’évaluation de ces critères par rapport aux différentes options et mesures identifiées sera fondée,
entre autre, sur :
La concertation engagée au niveau du pays à l’endroit de toutes les parties prenantes a permis dans
un premier temps l’identification puis dans un second exercice la sélection d’un ensemble de
critères ayant pour base les directives du LEG et les spécificités du pays.
28/72
Les phases de l’AMC se retrouvent implicitement prises en compte tout le long du processus de
préparation du PANA ; c’est ainsi que :
Le contexte de la décision se retrouve dans les étapes 1 et 2, l’identification des
options dans les étapes 3 et 4, l’identification des critères dans les étapes 4 et 5, les
notations des options/critères et méthode de standardisation dans 6 et les valeurs
pondérées des critères, l’analyse des résultats et l’analyse de sensibilité dans la 7.
Les critères, dans l’approche AMC, sont eux-mêmes différenciés en deux groupes (coût d’une part
et efficacité de l’autre) et par l’affectation d’un taux indicatif du poids que représente chacun dans
la batterie globale d’indicateurs retenus, totalisant ensemble 100%.
Ces critères qui s’inspirent largement de ceux préconisés par les directives du PANA, ont été
réexaminés dans le contexte mauritanien. Tandis que le coût colporte la charge négative de la
balance en raison de l’absence de la ressource financière dans le pays, les quatre sous ensembles de
critères relatifs à l’efficacité se présentent eux comme des avantages ou d’évitement des impacts
négatifs à connotation positive:
x Risques climatiques évités : vies sauvées, subsistances assurées, infrastructures épargnées;
¾ Le critère des vies sauvées s’impose dans un pays comme la Mauritanie où les
ressources en eau sont rares, les cycles de sécheresse fréquents et où le littoral
marin est continuellement fragilisé et mal protégé.
¾ Le critère de subsistances assurées découle de la même logique vue du point de vue
de la mise à contribution de ressources rares telles que l’eau, les hommes et les
femmes, etc., pour assurer un minimum de subsistances aux populations humaines
et animales.
¾ Le critère des infrastructures épargnées s’explique par la dimension de la
préservation des infrastructures existantes, surtout par rapport aux catastrophes
climatiques et à la fréquence des tempêtes de sable agressives. Dans un pays
comme la Mauritanie avec une côte basse et à forte concentration des
établissements humains surtout dans la partie méridionale et un désert aussi vaste
dans la partie septentrionale, la prise en compte de ce critère est indispensable.
x Contribution au développement durable : lutte contre la pauvreté, synergie avec les autres
conventions;
¾ Le critère de lutte contre la pauvreté est fondamental au moment où la Mauritanie
affiche un indice de pauvreté des plus bas et s’attaque à ce problème majeur par la
mise en oeuvre d’une stratégie de lutte contre la pauvreté (CSLP).
¾ La Mauritanie a adhéré aux conventions internationales dites de la génération de
Rio (conventions sur la biodiversité, la lutte contre la désertification et la
Convention Cadre sur les changements climatiques). La synergie entre les deux
autres conventions et celle sur les changements climatiques est un critère pertinent
dans la mesure où il favorise une mise en œuvre intégrée des plans d’action des
conventions et les politiques de développement du pays optimisant tous l’utilisation
des ressources rares en évitant, entre autres, les doubles emplois.
29/72
x Accompagnement : participation (sensibilisation/adhésion);
¾ Ce critère permet de prendre en compte l’apport de l’option d’adaptation dans la
sensibilisation des populations et dans l’adhésion de celles-ci à la réalisation des
objectifs de l’option.
x Faisabilité : possibilité de mobilisation de financements, faisabilité technique.
¾ Le critère de possibilité de mobilisation de financement permet de juger dans quelle
mesure, compte tenu des orientations des partenaires traditionnels de la Mauritanie
et la capacité des bénéficiaires à mobiliser leur participation, les MPA pourraient
susciter un intéressement à un financement.
¾ Le critère de faisabilité technique évalue le potentiel de faisabilité ou la simplicité
technique de l’option ; c’est-à-dire les choix technologiques de l’option sont ils
faciles à mettre en œuvre, les populations peuvent elles assimiler ces choix, y
adhérer et se les approprier. Ce critère, même s’il est implicitement pris en compte
dans les montages financiers des budgets des options, il recèle une dimension de
charge récurrente pour les bénéficiaires, importante à anticiper.
Ce sont ces critères avec leurs poids relatifs qui ont été validés par les comités de mise en œuvre et
de pilotage avant leur application à l’ensemble des projets proposés pour aboutir à la liste
définitive des activités d’adaptation prioritaires. Pour la procédure de classification proprement
dite, elle est décrite dans le chapitre VI.
Il est énuméré dans ce chapitre, par ordre de priorité, les activités et mesures d’adaptation aux
changements climatiques qui ont été sélectionnées sur la base des critères indiqués au chapitre
précédent.
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12. Amélioration génétique des races locales de bovins
13. Amélioration de la gestion des eaux souterraines en zone d’Aftout
14. Préservation de la diversité des populations de poissons
15. Introduction de nouvelles espèces fourragères dans les parcours naturels
16. Protection et renforcement du cordon dunaire du littoral
17. Formation et information des OSP et AVB
18. Traitement des fourrages grossiers et blocs multi nutritionnels
19. Restauration et gestion intégrée des terres basses et zones humides
20. Développement des cultures fourragères
21. Suivi de la qualité de l'eau pour 3 villes prioritaires
22. Mise en place d'une unité de fabrique d’aliments de bétail
23. Expérimentation de la technique de goutte à goutte en zone oasienne
24. Réalisation d'un plan de sauvegarde de Nouakchott
25. Amélioration des connaissances de la ressource forestière et sa gestion durable
26. Fixation des dunes vives menaçant les infrastructures socio économiques du pays
27. Appui à une meilleure surveillance des réseaux piézométriques des grés d’Aïoun au Hodh
28. Renforcement institutionnel de la structure chargée de la protection de la nature
Il s’agit là du produit résultant du processus de concertation sur le PANA, c'est-à-dire une liste des
activités et mesures d’adaptation prioritaires, qui cadrent avec les objectifs de développement et les
stratégies de réduction de la pauvreté du pays, tout en accroissant la capacité d’adaptation des
collectivités vulnérables.
Un ensemble de profils de requête de projet a été examiné pour tenir compte des différences et des
similarités entre les activités prioritaires sélectionnées et à incorporer au programme d’adaptation.
Pour ce faire, le plan suggéré par le LEG a été jugé globalement satisfaisant et applicable même si
de légères modifications sont apparues nécessaires.
31/72
L’autre organe du PANA, est celui présidé par le directeur de l’environnement, appelé réseau
PANA ou comité de mise en œuvre qui comprend en plus de l’équipe précédente, les points focaux
des différents départements ministériels impliqués et ceux des wilaya administratives du pays et de
la société civile. La désignation de ces points focaux a été conduite par le Projet sur la base d’une
consultation transparente en présence des institutions et acteurs concernés.
Enfin, l’organe de supervision du processus PANA est le comité de pilotage que préside le
directeur des études et de la programmation du ministère des affaires économiques et du
développement (MAED) et qui comprend 10 membres représentants les différents secteurs
d’emploi.
L’ensemble de ce dispositif a fait l’objet d’un arrêté ministériel de création et de définition des
attributions respectives de la part du ministère de tutelle du projet, le MDRE qui a aussi désigné le
Coordinateur du projet comme secrétaire des différents comités.
Les résultats d’investigation attendus de chaque expert thématique en collaboration avec son duo
économiste ont été :
La collecte et analyse de la documentation utile sur le secteur ;
La synthèse sous forme de rapport sur la vulnérabilité/adaptation du secteur à la
variabilité du climat.
Établir un inventaire des options d’adaptation existantes.
Ces résultats ont été répertoriés dans des rapports sectoriels puis groupés selon les thématiques
(Groupe 1) d’un côté et les écosystèmes (Groupe 2) de l’autre pour constituer les produits d’une
étape du processus.
Les ateliers décentralisés ont porté sur ces quatre blocs jugés stratégiquement homogènes quant
aux changements climatiques mais également et surtout du point de vue de la logistique
d’organisation des ateliers; certaines des wilayas appartiennent en effet à plusieurs zones agro-
écologiques et ne peuvent être considérées d’appartenance stricte à la zonification définie ci-
dessus.
Les ateliers régionaux ont été organisés à l’image de l’atelier de lancement national. Les stress
climatiques ont été identifiés par écosystème et comparés les uns aux autres notamment par rapport
à leurs impacts sur les secteurs et les populations. Ainsi, sur la base de notations les degrés de
vulnérabilité des secteurs ont été établis au cours de ces ateliers décentralisés. Une représentation
graphique illustre les résultats obtenus de cette évaluation participative (voir ci-dessus). Ont été
également entrepris au cours de ces mêmes ateliers décentralisés l’identification des options
d’adaptations et des critères de priorisation, et des exercices de simulation de priorisation des
options.
Ces différentes concertations (nationale et régionale) ont été grandement enrichies par les outils
pédagogiques et les exercices fournis par les ateliers de formation de Ouagadougou, Niamey et de
Dar Es Salaam organisés par l’UNITAR, CILSS et le PNUE auxquels ont participé certains
membres du Comité de gestion du projet.
Ces critères, s’inspirant largement des critères proposés par les directives du PANA, avaient dans
un premier temps été proposés par une commission ad hoc désignée au sein du comité des experts,
et fait l’objet de larges débats au sein de ce comité des experts et de la coordination du projet. Il est
important de noter que les débats ci-dessus ont eu lieu avant, pendant et après la tenue de plusieurs
ateliers (nationaux et régionaux ) qui ont discuté de la question des critères dans le cadre de la mise
en oeuvre de la méthode participative adoptée des le début du processus.
Le résultat obtenu a consisté en la décomposition des quatre sous ensembles relatifs à l’efficacité
comme suit :
Le critère PIB avait été proposé par la commission ad hoc mais retiré par la suite, lors des débats
entre le groupe des experts et la coordination du projet. Ce critère a été mis à contribution en tant
33/72
que clef de répartition de la quote-part de chaque secteur dans les projets retenus. Il s’agissait à la
demande du public de faire en sorte qu’aucun secteur vulnérable ne soit absent du portefeuille de
projets proposés au financement.
x 30% des options retenues soient réservés aux écosystèmes et répartis à parts égales entre
l’écosystème aride et l’écosystème côtier;
x 70% des options soient réservés aux secteurs productifs et répartis entre ces secteurs selon
leur contribution au PIB.
Le critère de faisabilité technique a été l’objet de beaucoup de discutions avant d’être adopté. Il
vise à prendre en compte le degré de facilité, au plan technologique, de la mise en œuvre du projet
(technologie connue, ressources humaines et matérielles disponibles sur place, facilité
d’appropriation des procédés par les populations, etc.). Le critère de faisabilité financière fait,
quant à lui, référence à l’éligibilité auprès des bailleurs potentiels. Ces critères ont été eux-mêmes
hiérarchisés sur la base de l’attribution d’un poids à chaque critère, à la fois référentiel et
comparatif par rapport à l’ensemble des autres critères (voir tableau en annexe).
Ce sont ces critères avec leurs poids relatifs qui ont été validés par les comités de mise en œuvre et
de pilotage avant d’être appliqués à l’ensemble des projets proposés pour aboutir à la liste des
activités d’adaptations prioritaires définitive.
Secteur de l’élevage
Les mesures d’adaptations pour ce secteur s’articulent autour de trois grands axes :
Les mesures d’adaptation du secteur forestier s’articulent également sur trois axes :
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x L'amélioration des connaissances de la ressource ligneuse, condition nécessaire à sa
gestion durable. La situation actuelle dénote d’une mauvaise connaissance de la ressource
forestière. Le dernier inventaire date de plus de 20 ans et la situation a considérablement
changée depuis ;
x La substitution du combustible ligneux comme énergie domestique pour soulager les
formations forestières du Sud du pays de plus en plus menacées. La forme d’énergie la plus
prometteuse reste le gaz butane, les autres formes d’énergies (énergies éolienne et solaire
notamment) sont peu développées.
x Le dernier axe porte sur le renforcement institutionnel de la structure chargée de la
protection de la nature. Sans ce renforcement, la législation mise en place n’aura aucune
chance d’être appliquée et les maigres formations forestières continueront à être décimées
sans être protégées.
Secteur de l’agriculture
Les mesures d’adaptation du secteur de l’agriculture porte sur le renfoncement des capacités par la
formation et l’information des producteurs, de leurs OSP et des vulgarisateurs. Toutefois,
l’agriculture en Mauritanie reste tributaire de l’eau; c’est ainsi que l’adaptation s’oriente vers les
formes d’optimisation de la goutte d’eau, notamment :
x L’amélioration des techniques culturales en zone pluviale et introduction de nouvelles
variétés céréalières résistantes à la sécheresse et à haut rendement et
x La promotion de techniques d’irrigation économes en eau en zone oasienne (expérience
pilote de goutte à goutte).
Secteur de l’eau
Les mesures d’adaptation dans le domaine transversal à tous les secteurs précédents visent
l’amélioration de la connaissance de la ressource, l’économie dans son utilisation et sa surveillance
du point de vue aussi bien quantitatif que qualitatif.
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Les autres mesures se focalisent sur les populations victimes des changements climatiques et
portent sur les reboisements énergétiques participatifs et d’agroforesterie dans les zones agricoles
et la réorganisation des populations victimes des changements climatiques en tenant compte des
options déjà adoptées par celles-ci.
Le recul s’impose là où les rivages sont inoccupés. Ici, le recul de la côte assure sa
permanence par simple translation progressive des différents milieux qui le composent.
x La pêche
Les adaptations peuvent porter sur la mise en défens des ressources des zones humides, la
restauration et la gestion intégrée des espèces et le développement de l’aquaculture dans
l’Aftout.
A ce stade, plusieurs questions ont préoccupé les experts avant d’en rechercher les réponses auprès
des parties prenantes; il s’agit de :
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• Les options sélectionnées correspondent elles vraiment aux besoins engendrés par la
vulnérabilité des moyens et sources de subsistance (livelihoods) ?
• Les critères ou indicateurs sélectionnés sont-ils quantifiables en valeur absolue ou valeur
relative ?
• Pour les indicateurs qualitatifs, peut-on les quantifier et comment ?
• Qui va participer, et suivant quelle forme, à la notation des critères ?
La méthode de calcul
2. Pour comparer simultanément les options sur la base de tous les critères, il a fallu opérer une
standardisation des échelles, c’est-à-dire exprimer les valeurs des critères dans la même unité
de mesure sur une échelle commune. Ceci a pu être entrepris aisément en appliquant la
formule suivante :
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Où M représente la valeur maximale, m la valeur minimale et x la valeur de
1 _ M-x l’option en lisant dans chaque colonne; puis, lors de l’étape prochaine,
M-m utiliser dans la formule un poids à la place de 1 (où les critères ont par
hypothèse le même poids) lorsqu’une différenciation entre les critères est à
opérer (ici la comparaison croise les valeurs des colonnes).
3. L’étape précédente ayant été entièrement réalisée en grandeur nature, c'est-à-dire avec toutes
les options et tous les critères, a permis de ramener le tout à une même échelle et donné lieu à
l’attribution d’un poids relatif à chaque critère (coefficient). En effet, les critères n’ont pas la
même importance pour tous les participants dans les différents ateliers;
4. Pour chaque option, on a multiplié la note par rapport à chaque critère par le poids relatif du
critère. Cela aboutit à une note relative (dite note pondérée) de l’option pour chaque critère;
5. calcul de la moyenne des notes (scores) pour chaque option en faisant la sommation des
notes et en les divisant par le nombre de critères; il s’agit là de l’opération de pondération.
6. Le rang de chaque option est ainsi déterminé en comparant les moyennes obtenues.
7. La sensibilité des résultats obtenus a été ensuite évaluée. Cette analyse de sensibilité consiste
principalement à changer le poids relatif des critères ou des notes des options.
Les MPA
Le résultat définitif de cette hiérarchisation figure dans le tableau ci-dessous où chaque couleur
s’identifie à un secteur pour en faciliter la lecture rapide.
Meilleure connaissance des régimes des eaux de surface pour 20 bassins 4,23 1 Eaux
Construction d’ouvrages de ralentissement des crues en zone pluviale et oasienne
4,10 2 Eaux
Promotion de techniques économes en eau en zone oasienne 4,05 3 Agriculture
Introduction de 50 GMP électriques dans la vallée 3,96 4 Eaux
Diffusion technique goutte à goutte dans la vallée et zone oasienne 3,82 5 Eaux
Promotion de la mobilité du cheptel 3,80 6 Elevage
Réorganisation des populations victimes des changements climatiques 3,73 7 Eco aride
Promotion et développement de l'aviculture familiale 3,70 8 Elevage
Amélioration des techniques culturales en zone pluviale 3,65 9 Agriculture
Substitution du combustible ligneux 3,65 10 Forêt
Les reboisements énergétiques participatifs et d'agro foresterie en zone agricole 3,53 11 Eco aride
Amélioration génétique des races locales de bovins 3,50 12 Elevage
Amélioration de la gestion des eaux souterraines en zone d’Aftout 3,47 13 Eaux
Préservation de la diversité des populations de poissons 3,42 14 Eco marin
Introduction de nouvelles espèces fourragères dans les parcours naturels 3,40 15 Elevage
Protection et renforcement du cordon dunaire 3,35 16 Eco marin
Formation et information des OSP et AVB 3,32 17 Agriculture
Traitement des fourrages grossiers et blocs multi nutritionnels 3,31 18 Elevage
Restauration et gestion intégrée des terres basses et zones humides 3,24 19 Eco marin
Développement des cultures fourragères 3,13 20 Elevage
Suivi qualité de l'eau pour 3 villes 3,11 21 Eaux
Mise en place d'une unité de fabrique d’aliments de bétail 3,05 22 Elevage
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Expérimentation technique goutte à goutte en zone oasienne 2,93 23 Eaux
Réalisation d'un plan de sauvegarde de Nouakchott 2,87 24 Eco marin
Amélioration des connaissances de la ressource forestière et sa gestion durable 2,85 25 Forêt
Fixation des dunes vives menaçant les infrastructures socio économiques du pays 2,81 26 Eco; aride
Appui à une meilleure surveillance des réseaux piézométriques des grés d’Aïoun 2,64 27 Eaux
Renforcement institutionnel de la structure chargée de la protection de la nature 2,55 28 Forêt
Les arbitrages
Certaines hypothèses de travail ont été émises et discutées par les participants aux différents
ateliers. Un exemple qui a été souvent évoqué est celui où le nombre de projets serait limité par
l’insuffisance de ressources financières ; couplé à cela le souci des décideurs d’impliquer
l’ensemble des secteurs vulnérables. Dans ce cas précis, il a été convenu d’appliquer un quota
pondérateur. Il a été suggéré d’attribuer 70% des projets aux secteurs thématiques et 30% aux
écosystèmes (15% pour le côtier et 15% pour l'aride et semi aride). Les 70% des thématiques
seront à leur tour répartis sur la base de la contribution des secteurs au PIB (chiffres en parenthèse)
qui s’établit comme suit, selon les dernières sources en date :
Elevage : 41% (12%) ;
Agriculture : 21% (6%);
Eaux : 35% (10%);
Forêts : 3% (0,8%).
Dans le cas, par exemple, où l’on ne pourrait financer que 20 projets7, l’application de cette
proposition donnerait la répartition suivante :
Nombre fiches à
Nombre total fiches
Secteurs Poids sélectionner
Poids des Thématiques 70% 21
Élevage 41% 5,74 7
Agriculture 21% 2,94 3
Eaux 35% 4,90 8
Forêt 3% 0,42 3
Sous total 100%
Poids des écosystèmes 30% 7
Ecosystème aride 50% 3,00 3
Ecosystème marin 50% 3,00 4
Sous total 100% 20 28
Selon cette hypothèse, seul le secteur des forêts serait exclu, car il aboutit avec 0,4 parts d’une
option que l’on ne peut pas arrondir à une unité supérieure devant les autres.
Mais il est à noter que les scores ont été attribués par les points focaux du programme au cours
d’un atelier qui les a réuni avec les experts. Le résultat du classement a été soumis en atelier au
public au sens large qui l’a débattu. Ainsi, il est apparu que la qualité du travail dépend
grandement de l’humilité des participants et de leur qualification à bien noter les options et les
7
C’est là une hypothèse d’école. Il est rare que les arbitrages se fassent sur la base du nombre de projet mais
plutôt selon les limites de financements mobilisés
39/72
critères; les lobbies ont apparu en de pareilles circonstances préjudiciables à la qualité des résultats
attendus.
L’analyse de sensibilité
L’analyse de sensibilité entreprise grâce au logiciel utilisé par Enda Tiers Monde lors de l’atelier
de Dar Es Salaam a donc permis de tenir compte de cette diversité et de montrer l’impact des
différences sur les résultats :
1. L’éventail des parties prenantes, avec chacun des objectifs propres, voire radicalement
différents, a introduit dans la dynamique de groupe des éléments qui ont influencé les
résultats de certains ateliers
2. La difficulté de parvenir à des solutions satisfaisantes pour tous a impliqué que tout le
monde accepte qu’il y ait des gagnants et des perdants
Néanmoins, certaines MPA se sont avérées très peu élastiques aux variations des notes et n’ont pas
changé d’ordre de priorité ; c’est le cas de : Construction d’ouvrages de ralentissement des crues
en zone pluviale et oasienne (2), Introduction de 50 GMP électriques dans la vallée (4), Diffusion
technique goutte à goutte dans la vallée et zone oasienne (5), Promotion de la mobilité du cheptel
(6), Promotion et développement de l'aviculture familiale (8), Amélioration des techniques
culturales en zone pluviale (9), et Substitution du combustible ligneux (10).
Le schéma du cadre logique en découlant s’articule pour chaque option comme suit :
- Titre
- Analyse raisonnée/justification relativement aux changements climatiques, y compris les
secteurs touchés
- Description
objectifs et activités
intrants
extrants à court terme
résultats potentiels à long terme
- Mise en oeuvre
arrangements institutionnels
risques et obstacles
évaluation et suivi
ressources financières
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6.9 Processus de validation
Ce document, préparé par un duo d’experts composé d’un environnementaliste et un économiste
(voir annexe) et ayant bénéficié des contributions des experts du projet et de l’unité de
coordination, a été soumis pour validation au public et au gouvernement. Il a été ensuite enrichi
par les apports des uns et des autres.
D’abord, un atelier de validation du draft a été organisé à l’attention d’un public très diversifié et
composé essentiellement des participants des ateliers précédents. Les actes de cet atelier ont
permis d’améliorer le contenu du draft qui a été soumis ensuite au comité de mise en œuvre
représentant le premier échelon de contrôle par les représentants du gouvernement.
Les remarques du comité de mise en œuvre ont porté sur la forme du document et surtout sur les
fiches de projet. A ce sujet, il a été recommandé la fusion des fiches portant sur la promotion du
système goutte à goutte pour une meilleure rationalisation de l’eau et les fiches sur la production et
l’amélioration de l’amélioration du bétail. Il a été également demandé l’ajustement des coûts des
projets sans en changer l’ordre des priorités et recommandé de revoir certains paragraphes à la
lumière de la problématique des changements climatiques dans le pays.
Enfin, le produit enrichi a été soumis à l’approbation du comité de pilotage, dernière étape de
validation pour le compte du Gouvernement. Cette étape a suscité de la part de l’unité de
coordination l’intérêt de porter pour chaque MPA ses références ou son repérage dans le PIP
(programme d’investissement public). Le document a été validé dans son intégralité par le comité
de pilotage sous réserve de soustraire de la liste des MPA celle intitulée "Mise en place d’une unité
de fabrique d’aliments de bétail" en raison de son caractère marchand porteur et de corriger la
carte en page 8 ci-dessus. A la suite de quoi, le document a été mis dans sa forme finale avant sa
présentation au Ministre du Développement Rural et de l’Environnement pour son seing
d’approbation.
Les activités subséquentes, prévues dans le document du projet et qui seront entreprises à l’issue
de l’étape d’approbation du PANA, comprennent successivement :
1. la traduction du PANA en Anglais, Arabe et langues nationales
2. la diffusion du PANA au grand public par voie médiatique et distribution
3. l’endossement du PANA par le Point Focal du FEM
4. la transmission au PNUE pour sa soumission aux organismes concernés et/ou de
financement.
41/72
PARTIE 2 : ACTIVITES PRIORITAIRES D'ADAPTATION
Les risques et obstacles x Diminution de la fertilité du sol (sans apport d'engrais ni de fumier), au cas où le
fourrage serait exporté après fauche ;
x Compactage des sols piétinés par les animaux ;
x Risque d'introduction de maladies ou de ravageurs qui peuvent affecter la
végétation indigène ;
x Risque d'introduction d'espèces devenant localement une mauvaise herbe ;
x Introduction de mauvaises herbes avec des semences de mauvaise qualité.
x Aridité et autres contraintes climatiques majeures ;
42/72
x Besoin de main d'œuvre pour d'autres travaux agricoles ;
x Coût d'établissement de la culture fourragère ;
x Terres insuffisamment sécurisées.
Durée 5 ans.
Ressources financières 600 000 US$
Activités Le projet mettra à la disposition des coopératives féminines, d’un nombre suffisant de
poules et éventuellement de coqs raceurs. Les principales actions de base devraient être
centrées autour des soins prophylactiques : essentiellement la vaccination contre la
Newcastle, et en second lieu sur les vermifugassions. L’abreuvement doit être permanent
et de qualité. Un effort pourra être mené au niveau des conditions de logement (aération,
respect de la densité, litière,...) et d’hygiène. Enfin, l’alimentation devrait être améliorée
en utilisant au maximum des sous-produits locaux (sorgho, mil, poudre d’os calciné, son
de riz, déchets de cuisine).
Enfin, il sera possible d’envisager une amélioration génétique par l’introduction de coqs
raceurs. La sélection des souches sera basée sur leurs aptitudes réelles véritablement
évaluées (Indice de consommation, Vitesse de croissance, Résistance aux maladies et aux
conditions climatiques locales).
Arrangements Le projet sera sous la tutelle de la Direction de l’Elevage (DE). La DRFV avec la
institutionnels collaboration de la DE et les Délégations régionales pourra mener une campagne de
vulgarisation et de sensibilisation du code pastoral. Cependant, pour la mise en place des
infrastructures, la DE sera chargée avec ses services techniques décentralisés.
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x Cloisonnement de l’espace ;
Les risques et x Frustration des agriculteurs.
obstacles x Fluctuation importante des ressources fourragères tant dans l’espace que dans le
temps ;
x Sous-exploitation de parcours par manque de points d’abreuvement ;
x Défaillance dans le système d’information aux éleveurs ;
x Maintien des habitudes de transhumance en matière d’axes empruntés.
x En l’absence d’adaptation et de modification des anciens systèmes de gestion des
ressources, l’accroissement démographique, la sédentarisation de la population et la
recherche d’activités lucratives constituent des menaces pour l’environnement
principalement autour des agglomérations.
x Déficit quantitatif et qualitatif des infrastructures d’accueil, d’entretien des animaux
sur les marchés, des moyens de transport adaptés et par l’absence de balisage des
pistes d’expédition du bétail vers les marchés et des couloirs de transhumance.
Intitulé/Titre du projet Introduction de nouvelles espèces fourragères dans les parcours naturels
Améliorer les connaissances sur les performances des différentes races en fonction des
Activités principaux systèmes dans lesquels elles évoluent. Cette amélioration génétique est
réalisée au travers de deux techniques : sélection et croisement de races.
46/72
x Santé : animal plus productif mais souvent plus fragile.
Mise en œuvre
Cette opération concernera la région du fleuve dans un premier temps. Le projet relèvera
Arrangements de la DE avec la collaboration du CNERV, des organisations d’éleveurs et les
institutionnels promoteurs privés. Il durera quatre ans.
Les risques et x Difficultés à contrôler le progrès génétique dans les systèmes d'élevage intensif ;
obstacles x Réduction de la biodiversité animale ;
x Introduction de nouvelles pathologies ;
x Difficultés, pour certaines races améliorées, à vivre dans certains environnements.
x Difficultés à contrôler le progrès génétique dans les systèmes d'élevage intensif ;
x Difficultés, pour certaines races améliorées, à vivre dans certains environnements ;
x Modification de la perception de la valeur des espèces et des races ;
x Plus de sélection dans les caractéristiques de production ;
x Un besoin de gestion fermière plus efficace
Indicateurs de suivi - Niveau de production ;
évaluation - Productivité des animaux ;
- Niveau de pression sur les ressources.
Durée 3 ans
Ressources financières 500 000 US$
Intitulé/Titre du projet Traitement des Fourrages grossiers et Fabrication et Utilisation des Blocs Multi
nutritionnels
Localisation : Vallée du fleuve Sénégal
Secteur : Elevage
Domaine : Alimentation
Type : Projet pilote
Référence au PIP : Développement de l’élevage
Les récentes sécheresses ont conduit à une diminution de la biomasse et à une réduction
Justification des espaces pastoraux ayant eu pour conséquence la non disponibilité de fourrage. Ainsi,
dans le souci de pallier à cette situation, il est important et judicieux de procéder à la
valorisation des fourrages grossiers notamment les pailles de riz par un traitement à
l’urée et l’amélioration de la qualité de l’alimentation par la disponibilisation de blocs
multi nutritionnels.
x permettre une bonne utilisation par le bétail des ressources en fourrage non traité,
Composante et activités avec un avantage technique, à savoir l'amélioration de l'alimentation ;
x compenser les déficits des rations ingérées par les ruminants en y ajoutant un
Objectifs complément alimentaire riche en énergie, azote ou minéraux ;
x permettre aux animaux dans les systèmes extensifs de faire face au mieux au manque
de fourrage durant la période de soudure.
x Augmentation de la productivité des ruminants en période sèche ;
x Amélioration de la qualité des fourrages pauvres ;
x Satisfaction des besoins d'entretien et de production du troupeau pour rendre
l'élevage plus économique ;
x Accroissement des revenus des petits propriétaires et agro éleveurs ;
x Création d’emplois dans le domaine de la fabrication des blocs multi nutritionnels et
leur commercialisation.
L’enrichissement des fourrages grossiers par un traitement à l’urée est envisagé à large
échelle au niveau des wilayas du Brakna, Trarza, le Gorgol et le Guidimakha. Les
quantités de résidus de récolte sont importantes, 40.000 tonnes pour la seule paille de riz
47/72
dans la zone de Rosso (Trarza).
x Rendement de l'élevage ;
x Charge animale dans les zones de pâturage extensif ;
Indicateurs de suivi x Concentration de nitrate et de phosphore dans le sol et l'eau ;
évaluation x Proportion d'éleveurs qui ont adopté cette technique ;
x Nombre d'animaux recevant le fourrage traité et les blocs;
x Productivité des animaux qui ont reçu le fourrage traité et les blocs.
Durée 18 mois
Ressources financières 300 000 US$
Localisation : National. Les zones forestières du pays (la zone du fleuve et la zone sud – est du pays.).
Les populations urbaines (celles de Nouakchott, principalement et les zones riveraines
des forêts)
Secteur : Forestier
Domaine : Energie domestique
Type : Investissement
Référence au PIP : Projet de développement Rural Comunautaire
Les forêts sont surexploitées (coupe de bois) pour satisfaire les besoins énergétiques des
Justification ménages urbains (principalement) et ruraux. Les études ont montré que la demande
énergétique des ménages en Mauritanie ne peut être satisfaite par le couvert ligneux du
pays à moyen et long terme. Ainsi, pour ne pas épuiser toutes les formations forestières
du pays, la satisfaction de cette demande doit être par une autre forme d’énergie. Le gaz
butane est la forme la plus apte à répondre à cette demande de plus en plus importante
surtout en milieu urbain.
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Composante et activités
Objectifs L’objectif global est d’arrêter la pression sur le couvert forestier. L’objectif spécifique est
de substituer le bois et charbon de bois utilisés comme énergie domestique par le gaz
butane.
Activités x Sensibiliser les populations sur la nécessité d’utiliser le gaz butane à la place du bois
et du charbon de bois,
x Disponibiliser le gaz butane à des prix accessibles et aider les populations
(particulièrement celles des milieux ruraux et des quartiers périphériques des grands
centres urbains.)
x Développer des activités génératrices de revenus pour la reconversion des acteurs de
la filière bois et charbon de bois.
Résultats attendus Utilisation du gaz butane au lieu du bois et du charbon de bois au niveau des ménages
urbains et ruraux.
Mise en œuvre
Les risques et obstacles sont liés à la pauvreté (pouvoir d’achat des équipements) des
Les risques et populations cibles (populations rurales et des quartiers périphériques des grands centres
obstacles urbains) et aux habitudes alimentaires de celles-ci. Ils sont liés également à la
disponibilisation du gaz dans les zones rurales à des prix compétitifs aux bois et charbon
de bois.
Durée 2 ans
Ressources financières 700 000 US$
Composante et activités L’objectif global est de développer les capacités de l’institution chargée de la protection
Objectifs de l’environnement pour lui permettre de s’acquitter de sa mission. L’objectif spécifique
est que Institution chargée de la protection de l’environnement capable de s’acquitter de
sa mission.
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Activités
En tenant compte de l’arsenal juridique existant (Code forestier, Code de la chasse) dans
les activités retenues :
x Renforcer les moyens humains (recrutement de personnel qualifié),
x Renforcer les moyens matériels et financiers (moyens logistiques et équipement
informatiques et de cartographie).
Résultats attendus
Le principal résultat attendu est que l’institution chargée de la protection de
l’environnement devient opérationnelle avec un personnel qualifié et motivé, muni de
moyens matériels et financiers efficients.
Mise en œuvre
Arrangements Le projet sera exécuté avec l’aide de l’une des institutions internationales oeuvrant dans
institutionnels le domaine de la protection de l’environnement.
Les risques et Les risques et obstacles qui peuvent rencontrer le projet sont liés à l’identification des
obstacles besoins réels en renforcement des capacités.
Durée 2 ans
Ressources financières 400 000 US$
Composante et activités
L’objectif global poursuivi par le projet la connaissance des ressources forestières du
Objectifs pays. Plus spécifiquement, le projet vise la collecte d’informations nécessaires à
l’aménagement des forêts en Mauritanie.
Activités x Procéder à des inventaires (formation végétales, zones humides importantes, usages
de ces formations, tendances évolutives de ces formations) et des études socio-
économiques.
x Établir des aménagements pour les forêts mauritaniennes en vue d’une exploitation
durable et l’amélioration de l’états actuel des formations végétales.
Les risques et Les risques et obstacles qui peuvent rencontrer le projet sont liés à l’efficience de
obstacles l’expertise nationale dans le domaine.
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Les impacts du projet seront appréciés à travers le comblement du vide en données
utilisables pour l’aménagement et la gestion des forêts en Mauritanie. Pour les besoins
Indicateurs de suivi du suivi, le projet connaîtra des revues à mi-parcours et finale, ainsi que des audits et des
évaluation visites de terrain et des rapports trimestriels et semestriels.
Durée 5 ans
Ressources financières 300 000 US$
Intitulé/Titre du projet Amélioration des techniques culturales en zone pluviale et introduction de nouvelles
variétés céréalières résistantes à la sécheresse et à haut rendement
Localisation : Adrar, Tagant, Assaba, Hodh Gharbi, Hodh Chargui, Inchiri, Guidimaka, Gorgol, Trarza
et Brakna
Secteur : Développement rural
Domaine : Agriculture
Type : Projet d’appui à la mise à niveau du sous secteur pluvial
Référence au PIP : Appui au Programme Spécial pour la sécurité alimentaire
L'agriculture pluviale est étroitement liée à la pluviométrie ce qui la soumet
Justification inéluctablement aux effets adverses des changements climatiques (diminution des pluies
et leur caractère aléatoire). D’où la nécessité d’améliorer les techniques culturales et
l’introduction de variétés céréalières résistantes à la sécheresse.
Composante et activités
Objectifs x L'amélioration des rendements en tenant compte du type des techniques culturales et
de la protection des cultures contre la divagation des animaux et leurs ennemis
x La valorisation du temps de travail des producteurs
x L'introduction de nouvelles variétés
x L'amélioration du savoir-faire des producteurs pour améliorer leur savoir être
x La réalisation d’actions de sensibilisation et d’identification des sites qui seront
couverts par le projet à travers des missions, étude - diagnostic, etc.…
Activités x L'acquisition de matériel agricole de labour, fauchage et désherbage
x La formation des producteurs sur l’utilisation efficiente et efficace du matériel dans le
cadre de cycles de formation, séminaire, sessions, etc.…
x L'identification puis l'expérimentation de variétés à haut rendement, à cycle court et
adaptées aux différentes zones
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Mise en œuvre
Arrangements Le projet sera exécuté par le CNRADA qui mettra en place une structure légère pour le
institutionnels pilotage des opérations et ce suivant une démarche participative.
Il est également important qu'un large partenariat efficient et efficace soit développé
avec:
Les agriculteurs, les coopératives, les ONGs nationales et internationales agissant dans
le sous secteur pluvial, les services techniques centraux et régionaux du MDRE, les
promoteurs privés et les autres acteurs de développement concernés.
Intitulé/Titre du projet Promotion de techniques d’irrigation économes en eau en zone oasienne (expériences
pilotes du goutte à goutte)
Localisation : Adrar, Tagant, Assaba, Hodh Gharbi et Hodh Charghi
Secteur : Développement Rural
Domaine : Agriculture
Type : Projet pilote d'investissement
Référence au PIP : Aménagement rural dans les Oasis de l’Adra
La contrainte majeure au niveau des zones oasiennes demeure la disponibilité de l'eau, ce
Justification qui requiert une bonne gestion de cette ressource à travers la promotion de techniques
d’irrigation économiques en eau en zone oasienne (expériences pilotes du goutte à
goutte).
Composante et activités
x La promotion de techniques d’irrigation économes en eau : le goutte à goutte à
Objectifs travers des expériences pilotes prévues au titre de ce projet
x La réduction des charges de pompage
x L'amélioration du savoir-faire des producteurs
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x Limiter l’exode rural et assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des
populations
x Contribuer à la sécurité alimentaire du pays
Mise en œuvre
Le projet sera exécuté par la Direction de l'Agriculture au sein de laquelle une structure
Arrangements légère sera mise en place pour le pilotage des opérations et ce suivant une démarche
institutionnels participative.
Il est également important qu'un large partenariat efficient et efficace soit développé
avec: les phoeniciculteurs, les associations, les coopératives, les ONGs nationales et
internationales agissant dans le sous secteur oasien, les services techniques centraux et
régionaux du MDRE, les promoteurs privés et les autres acteurs de développement
oasien.
Intitulé/Titre du projet Formation et information des producteurs, de leurs OSP et des vulgarisateurs
wilayas agricoles
Localisation : Développement rural
Secteur : Agriculture
Domaine : Projet pilote d'appui aux producteurs et vulgarisateurs
Type : Conseils Agricoles
Référence au PIP :
Vu l’importance du secteur agricole dans le PIB et l’offre d’emploi dans le monde rural,
Justification la formation et information des producteurs et de leurs OSP et des vulgarisateurs
agricoles s’avèrent cruciales pour une meilleure efficacité et une meilleure rentabilité de
l’agriculture en Mauritanie.
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Composante et activités x La formation et renforcement des capacités des producteurs, de leurs OSP et des AVB
dans les domaines de l'organisation (Coopérative d'Utilisation du Matériel Agricole-
Objectifs CUMA, Etablissements semenciers, etc.…), de la gestion des exploitations et le rôle
du conseiller agricole,….
x L'information, par tous les moyens de communication, sur les progrès technologiques
enregistrés, surtout ceux à leur portée et applicables à l'immédiat pour améliorer les
rendements, les modèles d'exploitations agricoles réussis
x L'amélioration du savoir-faire des producteurs et celui des vulgarisateurs surtout en
matière d'utilisation de techniques agricoles respectueuses de l'environnement
x L'amélioration de la productivité des agro systèmes et par-là du niveau et cadre de vie
de cette frange de la population
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7.4 Secteur Eaux
7.4.1 Eaux superficielles
Intitulé/Titre du projet Contribution à une meilleure connaissance des régimes des eaux de surface dans vingt
bassins versants
Mise en œuvre
Arrangements La Direction de l’Aménagement Rural exécutera le projet en collaboration avec les
institutionnels structures de l’Etat concernées, le secteur privé, le bailleur de fonds , la société civile et
les populations locales.
Le projet est initié par le NAPA et sera supervisé par son comité de pilotage.
La gestion des moyens humains et matériels : (cadres, agents, observateurs ; matériel de
terrain et bureau) du projet est définie de même la participation des usagers à la
protection des instruments et à la collecte des données.
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Risques et obstacles Inondations/sécheresses
Pollutions
Exode rural accru
Conflits de compétence entre institutions
Goulots d’étranglement
Suivi évaluation Rapports, comptes rendus, visites sur le terrain, revues à mi-parcours, audits, etc.
fournissant les indicateurs de performance et d’impacts dont on peut en citer :
- le nombre de bassins équipés et suivis
Effectif d’observateurs formés et recrutés
Effectif des cadres et agents recrutés
Estimation des pertes évitées ou réduites par les messages d’alertes précoces
Durée 3 ans.
Intitulé/Titre du projet Appui à la diffusion de la technique goutte à goutte dans la Vallée et les zones
oasiennes pour la mise en valeur de 300 ha.
Localisation : Zones écologiques : fluviale et oasienne
Secteur : Eau
Domaine : Eau de surface continentale
Type : Investissement
Référence au PIP : Projet Hydraulique Villageoise et Pastorale
Justification Les prélèvements d’eau énormes dans les différents secteurs se traduisent, avec la
péjoration climatique, par une pression de plus en plus forte sur les ressources en eau
douce rares, vulnérables et très inégalement réparties dans le temps et l’espace dans un
pays aride. Pour préserver ces ressources que la technique goutte à goutte sera
vulgarisée dans la vallée et les zones oasiennes.
Composantes
Objectif global La diffusion de la technique goutte à goutte en vue de réduire la pression sur la ressource
en eau.
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Risques et obstacles x Rupture des stocks d’intrants
x Absence de maintenance
x Exode rural accru
x Conflit de compétence
x Goulots d’étranglement
Suivi évaluation x Rapports, comptes rendus, visites sur le terrain, revues à mi-parcours, audits, etc.
renfermant certains indicateurs de performance et d’impact dont on peut en
énumérer :
- la superficie mise en valeur
- l’effectif des paysans formés
- la réduction dépense eau
- le taux d’émission de GES évité
Durée 3 ans
Financement 433 990 $ US
Intitulé/Titre du projet Contribution à une meilleure valorisation de l’eau surface par la construction de
douze seuils de ralentissement des crues : zones pluviales (Guidimakha) et surtout
zones oasiennes (Adrar)
Localisation : Wilayas de l’Adrar et du Guidimakha
Secteur : Eau
Domaine : Eau de surface continentale
Type : Investissement
Référence au PIP : Construction de barrages dans l’Affolé
Justification Les prélèvements d’eau pour les besoins agricoles, pastoraux, miniers et industriels ne
cessent de croître pour accompagner le développement. Cette situation a entraîné une
pression de plus en plus forte sur les ressources en eau douce rares, vulnérables et très
inégalement réparties dans le temps et l’espace dans un pays aride.
Ces ouvrages sont nécessaires dans les zones oasiennes et / ou pluviales où l’irrigation
intensive et les cultures du walo sont impossibles
Composantes
Objectif global La construction de seuils de ralentissement des crues pour augmenter la disponibilité
de l’eau dans la nappe phréatique
Activités
x Renforcer le personnel
x Réaliser les études
x Construire les seuils selon les spécifications du marché
x Organiser des ateliers destinés aux entretiens préventifs et réparations des ouvrages
x Augmenter les rendements
x Réduire le temps consacré à la corvée d’eau
x Diminuer le taux d’émission de GES
Mise en œuvre
Arrangements La Direction de l’Aménagement Rural exécutera le projet en collaboration avec les
institutionnels structures de l’Etat concernées, le secteur privé, le bailleur de fonds, la société civile et
les populations locales.
Le projet est initié par le NAPA et sera supervisé par son comité de pilotage.
La gestion des moyens humains et matériels : (cadres, agents; matériel de terrain et
bureau) du projet est définie de même la participation des usagers à la mise en œuvre
du projet.
Suivi évaluation Rapports, comptes rendus, visites sur le terrain, revues à mi-parcours, audits, etc.
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contenant certains indicateurs de performance et d’impact dont on peut en citer :
x le nombre d’ouvrages réalisé
x l’augmentation des rendements agricoles
x la réduction de la corvée d’eau
x l’effectif des populations formées
x la diversification des activités
Risques et obstacles Dégradation de l’environnement
Envasement et / ou ensablement des cuvettes
Abandon des terroirs
Exode rural accru
Conflit de compétence
Goulots d’étranglement
Durée 4 ans
Financement 604 170 $ US
Composantes
Objectif global L’amélioration des rendements agricoles dans la vallée à travers l’irrigation par PM
électriques
Activités x Installer les MP électriques dans le cadre d’un projet pilote de 1000 ha déjà
réhabilités
x Organiser de campagnes de sensibilisation, de formation et de vulgarisation ;
x Recrute et former 5 ingénieurs d’encadrement, des agents et du personnel d’appui
x Diffuser les meilleures pratiques agricoles
x Diminuer fortement l’emploi de GMP (gas-oil)
x Assurer les maintenances et les réparations des MP électriques à temps
x Etendre l’expérience au-delà du projet.
Mise en œuvre
Arrangements La Direction de l’Aménagement Rural exécutera le projet en collaboration avec les
institutionnels structures de l’Etat concernées, le secteur privé, le bailleur de fonds, la société civile et
les populations locales.
Le projet est initié par le NAPA et sera supervisé par son comité de pilotage.
La gestion des moyens humains et matériels : (cadres, agents; matériel de terrain et
bureau) du projet est définie de même la participation des usagers à la mise en œuvre
du projet
Suivi évaluation Rapports, comptes rendus, visites sur le terrain, revues à mi-parcours, audits, etc.
contenant certains indicateurs de performance et d’impact dont on peut en citer :
x le nombre d’ouvrages réalisé
x l’augmentation des rendements agricoles
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x la réduction de la corvée d’eau
x l’effectif des populations formées
x la diversification des activités
Risques x Pollutions et nuisances non atténuées
x Technologies non maîtrisée
x Exode rural accru
x Conflit de compétence
x Goulots d’étranglement
Durée 3 ans
Les ressources en eau douce sont rares, vulnérables et très inégalement réparties dans
le temps et l’espace.
Il s’impose donc à mener une politique de :
x Rationalisation de l’utilisation de la ressource par la diminution du gaspillage de la
ressource et par la participation des populations à la prise en charge des coûts de
l’eau (les petites interventions de maintenance des ouvrages hydrauliques)
x Sauvegarde de la qualité des eaux par des campagnes de sensibilisation sur les
maux liés à l’hygiène sur l’eau et par la mise en place de périmètres de protection
autour des points d’eau
Composante et activités
Améliorer la qualité d’exploitation et d’utilisation de la ressource en eau souterraine
Objectifs dans l’Aftout (les wilayas du Gorgol, de l’Assaba et du Brakna), en vue de sauvegarder
sa qualité, d’optimiser des points d’eau.
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réseau d‘adduction d’eau avec l’ANEPA.
Mise en œuvre
Arrangements Ce projet rentre dans la mission de l’ANEPA, le MDRE doit passer la gestion technique
institutionnels de ce projet au MHE, par un protocole d’accord. Une unité coordination chargée de la
gestion financière sera mise en place.
3 ans
Durée Ce projet rentre dans le cadre des mesures d’adaptation liées aux changements
Ressources financières climatiques et vient en complément du projet appui à la reforme des secteurs de l’eau,
de l’assainissement et de l’énergie. Ce projet est initié par le PANA et son financement
est soumis aux partenaires de développements.
Le coût du projet est estimé à 250 000 $US
Intitulé/Titre du projet Appui à une meilleure surveillance des réseaux piézométriques des nappes des grès
d’Aïoun et des pélites des Hodhs
Composante et activités L’objectif général de ce projet est d’améliorer l’état de connaissance des ressources en
eau souterraine à l’échelle du pays et l’objectif spécifique est d’assurer une meilleure
Objectifs connaissance et une gestion durable des ressources en eau des aquifères des grès
d’Aïoun et des pélites des Hodhs
Pour atteindre ces objectifs il est nécessaire de mener les activités suivantes :
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Résultats attendus x Gestion durable de la ressource ;
x Sécurisation de l’approvisionnement en eau des populations, du cheptel et de
l’agriculture.
Mise en œuvre
Ce projet rentre dans la mission du Centre national des Ressources en Eau (CNRE), le
Arrangements MDRE doit passer la gestion technique de ce projet au MHE, par un protocole
institutionnels d’accord et réer une unité coordination chargée de la gestion financière.
Durée 2 ans
Ressources financières Ce projet rentre dans le cadre des mesures d’adaptation liées aux changements
climatiques et vient en complément du projet appui à la reforme des secteurs de l’eau,
de l’assainissement et de l’énergie qui finance l’études de diagnostic et de
redimensionnement du réseau.
Ce projet est initié par le PANA et son financement est soumis aux partenaires de
développements.
Le coût du projet est estimé à 800 000 $US
Intitulé/Titre du projet Appui à l’expérimentation et à l’extension de la technique goutte à goutte dans les
zones oasiennes
Composante et activités
x Améliorer le développement socio-économique de la population des zones
Objectifs oasiennes ;
x Optimiser l’utilisation de la ressource en eau ;
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x Assurer la pérennité des oasis par une gestion durables des aquifères alluviales ;
x Diminuer le nombre de motopompes et réduire le volume d’eau prélevé,
x Réduire les émissions de GES dans l’atmosphère.
Pour atteindre ces objectifs il est nécessaire de mener les activités suivantes :
Activités x Expérimentation la technique goutte à goutte sur 10 exploitants dans les zones
oasiennes ;
x Organisation des campagnes de suivi de l’évolution de la ressource ;
x Elaboration des rapports et annuaires sur l’évolution de la technique et de son
appropriation par les populations ciblées.
x Organisation des ateliers de formations et de sensibilisations
x Vulgarisation de la technique
Mise en œuvre
Arrangements Ce projet pourra être géré par la Direction de l’Agriculture ou par une Unité
institutionnels coordination chargée de la gestion des projets PANA
Intitulé/Titre du projet Etude et suivi de la qualité de l’eau de Magta Lahjar, Tintane et Wompou
Composante et activités
Améliorer les conditions de desserte en eau potable en quantité et qualité des
Objectifs populations des trois localités.
Pour atteindre ces objectifs il est nécessaire de mener les activités suivantes :
Activités
x Mise en place de réseaux piézométriques de suivi ;
x Mise en place d’une méthodologie de collecte et traitement des données;
x Réalisation de nouvelles investigations hydrogéologiques et géophysiques pour
identifier de nouvelles ressources en eau ;
x Réalisation de nouveaux ouvrages de captage ;
x Raccordement des nouveaux forages aux réseaux d’AEP
x Rapport sur les fluctuations saisonnières et annuelles des niveaux des nappes et
des prévisions annuelles
x Bilan hydrogéologique annuel des aquifères
x Alerte précoce pour les situations de crise
Indicateurs de x Economie au poste de l’eau
suivi évaluation
x Nombre sites prospectés
x Nombre de forages productifs réalisés
x Amélioration des conditions de desserte en eau potable des populations.
3 ans
Durée
x Ce projet rentre dans le cadre des mesures d’adaptation liées aux changements
Ressources financières climatiques.
x Ce projet est initié par le PANA et son financement est soumis aux partenaires de
développements.
x Le coût du projet est estimé à 1000 000 $US
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7.5 Ecosystèmes terrestres
Intitulé/Titre du projet Fixation des dunes vives menaçant les infrastructures socioéconomiques du pays
Localisation : Tous les écosystèmes contenant des dunes en mouvement. Les populations cibles sont
celles qui avoisinent ces dunes.
Secteur : Forestier
Domaine : Foresterie (Défense et restauration des sols)
Type : Investissement
Référence au PIP : Projet Lutte contre la Désertification/Plan d’Action National d’Environnement (PANE)
L’ensablement menace plusieurs infrastructures importantes pour le pays. Leur
Justification protection de manière permanente par une méthode biologique consistant à
reconstituer l’écosystème par la même occasion est nécessaire.
Composante et activités
L’objectif global poursuivi par le projet est la restauration des écosystèmes arides et
Objectifs semi-arides connaissant des problèmes d’ensablement. Plus spécifiquement, le projet
vise la fixation des dunes là où elles menacent les infrastructures socio-économiques
du pays.
Activités L’activité à entreprendre est la fixation mécanique et biologique des dunes de sables en
déplacement.
Résultats attendus Le résultat attendu est une protection permanente des infrastructures menacées par
l’ensablement.
Mise en œuvre
Les risques et Les risques et obstacles ne peuvent être que d’ordre financier ou liés à la rigueur dans
obstacles la mise en œuvre des activités prévues.
Indicateurs de suivi Les impacts du projet seront appréciés à travers les milieux ensablés récupéré et les
évaluation infrastructures socio-économiques protégées. Pour les besoins du suivi, le projet
connaîtra des revues à mi-parcours et finale, ainsi que des audits et des visites de
terrain et des rapports trimestriels et semestriels.
Durée 4 ans
Ressources financières 1 500 000 US$
Intitulé/Titre du projet Reboisements énergétiques participatifs et d’agroforesterie dans les zones agricoles
Par ailleurs, la femme rurale se déplace de plus en plus loin pour avoir du bois. La
pression sur les formations forestières se sent de plus en plus par les villageois à
travers la raréfaction des produits lieux. Il s’avère donc judicieux de procéder à des
reboisements énergétiques et l’association de l’arbre aux cultures.
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Composante et activités
L’objectif global poursuivi par le projet est la gestion durable des écosystèmes
Objectifs agricoles à travers l’introduction de l’arbre dans les systèmes de culture. L’objectif
spécifique est l’amélioration de la production ligneuse (bois de chauffe, de service et
fourrage) à travers l’association d’arbre.
Activités Les activités à entreprendre est la plantation de haies vives, les reboisements villageois
et l’introduction d’arbres au niveau des cultures.
Résultats attendus Le principal résultat attendu est l’association d’arbres et des cultures pour une
meilleure protection des sols et la plantation d’espèces à croissance rapide pour
satisfaire les besoins des populations des milieux agricoles en produits ligneux.
Mise en œuvre
Le projet sera exécuté conjointement par l’institution chargée de l’environnement en
Arrangements collaboration avec celle chargée de l’agriculture.
institutionnels
Les risques et obstacles ne peuvent être que d’ordre financier ou liés à la rigueur dans
Les risques et la mise en œuvre des activités prévues.
obstacles
Les impacts du projet seront appréciés à travers les reboisements villageois réalisés et
Indicateurs de suivi le degré d’introduction d’arbres dans les cultures. Pour les besoins du suivi, le projet
évaluation connaîtra des revues à mi-parcours et finale, ainsi que des audits et des visites de
terrain et des rapports trimestriels et semestriels.
Durée 5 ans
Ressources financières 1 000 000 US$
Intitulé/Titre du projet Réorganisation des populations victimes des changements climatiques en tenant
compte des options déjà adoptées par celles-ci.
Localisation : Les zones cibles sont les quartiers périphériques des grands centres urbains, les zones
humides et les voies goudronnées recevant ces populations qui sont les populations
cibles.
Secteur : Rural
Domaine : Fixation des populations dans leurs terroirs
Type : Social
Référence au PIP : Hors PIP
Les changements climatiques à travers la péjoration de la pluviométrie ont affecté la
Justification grande majorité de la population rurale et nomade. Cette situation a amené ces
populations à adopter différentes stratégies pour s’adapter aux nouvelles conditions.
Parmi ces stratégies, on peut citer l’exode rural, le rapprochement des voies
goudronnées et la sédentarisation au niveau des zones les plus favorables (zones
humides).
Composante et activités Cette situation est préjudiciable pour les écosystèmes qui reçoivent ces populations et
Objectifs pour ces populations elles-mêmes. Ainsi, une action de réorganisation de ces
populations s’avère nécessaire.
Activités Les actions à entreprendre sont la réorientation des options déjà adoptées par les
populations : installation des populations le long des routes goudronnées (adaptation
aux changements climatiques) et la sédentarisation anarchique.
Résultats attendus
Le résultat attendu est l’encadrement des populations victimes des changements
climatiques.
Mise en œuvre
Le projet dépendra institutionnellement de l’institution chargée de la protection de la
Arrangements nature. Son activité doit être complémentaire d’autres activités venant d’autres
institutionnels départements ministériels concernés.
Les risques et obstacles que peut rencontrer le projet sont liés aux conditions
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Les risques et nécessaires pour rendre les options d’adaptations viables et respectueuses de
obstacles l’environnement. Il s’agit de satisfaire les besoins des populations nouvellement fixées
en matière d’eau potable, d’énergie, de terrains agricoles, d’activités génératrices de
revenus, d’écoles, de centres de santé, ….
Les impacts du projet seront appréciés à travers la nouvelle situation des populations
Indicateurs de suivi nouvellement installées. Pour les besoins du suivi, le projet connaîtra des revues à mi-
évaluation parcours et finale, ainsi que des audits et des visites de terrain et des rapports
trimestriels et semestriels.
Durée 2 ans
Ressources financières 600 000 US$
Composante et activités Instituer et rendre obligatoire l’application des normes d’urbanismes tenant compte
des CC en révisant par exemple le SDAU en fonction des différents scénarii
Objectifs d’élévation du niveau de la mer
Réaliser d’ici 2006 un plan d’aménagement du littoral de Nouakchott
Assurer la sécurité de plus de 80% des habitants de Nouakchott d’ici 2009 situés
dans les secteurs à risques liés aux CC, par la construction d’une rocade de 1,50 à
2 m de hauteur pour une largeur de 5 à 6 m le long de toute la façade ouest de la
ville de Nouakchott.
Délocaliser d’ici 2009 plus de 60% infrastructures implantées sur la dune et
observer un recul planifié de l’ensemble des infrastructures implantées dans les
secteurs sensibles aux effets des changements climatiques ;
Sensibiliser d’ici 2009 plus de 70% des entrepreneurs et des tacherons sur les
techniques appropriées de construction en zone à risques
Volet 1 : Institutionnel
Un plan d’urbanisme et des textes sont rédigés et adoptés
Volet 2 : Technique
Une rocade de 20 km a été construite sur la façade ouest la ville de Nouakchott
Résultats attendus Un programme de repli stratégique de l’infrastructure implantée dans les secteurs à
risque est élaboré et mis en oeuvre
Volet 3 : Sensibilisation
Une stratégie de IEC adaptée et opérationnelle est mise en œuvre à travers les
différents canaux de communication (Radio, TV, Presse, etc.) et fait l’objet d’un
suivi
Mise en œuvre
Le projet sera piloté par une structure légère multisectorielle qui sera dirigée par un
Arrangements comité regroupant l’ensemble des secteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet.
institutionnels
Techniques en terme d’appropriation des techniques de construction et
d’équipements adaptés aux CC
Les risques et Mobilisation des financements pour le projet
obstacles
Suivi de mise en œuvre du projet par la coordination et le comité multisectoriel
Monitoring des activités
Suivi à mi-parcours du projet impliquant l’ensemble des acteurs
Indicateurs de suivi x Un plan d’urbanisme tenant compte des changements climatiques est rédigé et
évaluation adopté
x Textes réglementaires sont élaborés et adoptés
x Une rocade pour la protection de la ville est construite
x Des stratégies de replis sont mises en place pour les secteurs à risques
x Forte implication des populations
x Le programme d’IEC est exécuté
x Toutes les activités du projet ont été exécutées dans les délais requis
x Les résultats attendus ont été atteints
Durée
cinq ans (2005-2009).
Ressources financières
2 091 000 US$
Intitulé/Titre du projet Préservation de la diversité des populations de poissons et empêcher la surpêche dans
une perspective de développement durable
A la faveur des CC, les modifications des caractéristiques des courants marins
(température, salinité, etc) et de la circulation générale au niveau des océans,
l’élévation du niveau marin, etc, vont avoir un impact certain sur la productivité de ces
écosystèmes, l’habitat marin et côtier, et la diversité de la ressource.
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Composante et activités Assurer la mise en place de règles et de normes en tenant compte des besoins de
l’habitat du poisson dans la planification de l’aménagement côtier
Objectifs Etendre la surveillance de la ressource actuellement limitée à l’ensemble de la ZEE
Promouvoir par des programmes ciblés la diversité génétique des populations de
poissons par la pisciculture
Sensibiliser les différents acteurs sur les opérations de pêche innovatrices
Résultats attendus
Volet 1 : Aspects techniques
Les outils techniques sont élaborés
Une réglementation en matière d’interdiction de surexploitation des espèces rares
est élaborée, adoptée et mise en application
La dimension CC est prise en compte dans les programmes du secteur des pêches
la DSPCM est dotée de moyens conséquents pour assurer la surveillance de la ZEE
Les techniques de pisciculture sont mises en œuvre de manière significative pour
préserver la diversité génétique des populations de poisson
Volet 2 : Sensibilisation
Une stratégie de IEC adaptée et opérationnelle est mise en œuvre à travers les
différents canaux de communication (Radio,TV, Presse, etc) et fait l’objet d’un suivi
Mise en œuvre
Le projet sera piloté par une structure légère multisectorielle qui sera dirigée par un
Arrangements comité regroupant l’ensemble des secteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet.
institutionnels
Le suivi prendra les caractères suivants :
Les risques et x Suivi de mise en œuvre du projet par la coordination et le comité multisectoriel
obstacles x Monitoring des activités
x Suivi à mi-parcours du projet impliquant l’ensemble des acteurs
x La ressource halieutique est exploitée durablement en particulier celle sensible aux
changements climatiques
x Les habitats sont préservés
x Les populations de pêcheurs exercent leurs activités selon des normes
Indicateurs de suivi d‘exploitation durable
évaluation x Diversification et accroissement du revenu des populations de pêcheurs
x Forte implication des populations
x Prise en compte des changements climatiques dans la politique du secteur des
pêches
x Le programme d’IEC est exécuté
x La DSPCM est équipée en moyens humains et matériels
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x Toutes les activités du projet ont été exécutées dans les délais requis
x Les résultats attendus ont été atteints
Composante et activités instituer et rendre opérationnelle d’ici 2006 une structure de veille pour la
protection du cordon littoral
Objectifs Reconstituer et végétaliser plus de 80% des secteurs fragilisés de la dune littorale
d’ici à 2009
Sensibiliser et informer 80% des populations de Nouakchott sur les dangers et les
moyens de protection en cas de rupture du cordon dunaire
Volet 1 :
Résultats attendus Une structure de veille opérationnelle est mise en place
Des textes sont rédigés et adoptés
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Volet 2 :
Un dragage et un reprofilage de la dune littorale sont réalisés
La mise en défens et le reboisement du cordon sur une longueur de 20 km ont été
faites
Le suivi des travaux est réalisé
Volet 3 :
Une stratégie de IEC adaptée et opérationnelle est mise en œuvre à travers les
différents canaux de communication (Radio, TV, Presse, etc.) et fait l’objet d’un
suivi
Mise en œuvre
Le projet sera piloté par une structure légère multisectorielle qui sera dirigée par un
Arrangements comité regroupant l’ensemble des secteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet.
institutionnels
La fixation des sables du cordon peut freiner les échanges sédimentaires entre la dune,
Les risques et la plage et l’avant plage
obstacles
Risque technique sur le choix du matériel sédimentaire pour le renforcement du
cordon
Indicateurs de suivi Difficultés de mobilisation des ressources financières
évaluation Suivi de mise en œuvre du projet par la coordination et le comité multisectoriel
Monitoring des activités
Suivi à mi-parcours du projet impliquant l’ensemble des acteurs
x Le cordon littoral de Nouakchott a été renforcé et son écosystème reconstitué
x Gestion intégrée de la dune littorale
x Une structure de veille est mise en place
x Les textes tenant compte des changements climatiques sont rédigés et adoptés
x La stratégie d’IEC est mise en oeuvre
x Forte implication des populations
x Toutes les activités du projet ont été exécutées dans les délais requis
x Les résultats attendus ont été atteints
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Annexe
LISTE DES PERSONNES ET EXPERTS IMPLIQUES
TASK MANAGERS :
Mr. Abbe ould Ahmed Tolba, Directeur des Etudes et de la Programmation, MAED
Mr. Hadrami ould Bahneine, Directeur de l’Environnement
Mr. Moktar ould El Hacen, Directeur de l’Aménagement du Territoire et de l’Action Régionale
Mr. Colonel Sogho Alassane, Directeur Général de la Protection Civile
Mr. Conseiller Technique à l’environnement du MDRE
Mme Nagia mint Ahmed, Présidente d’ONG
UNITE DE COORDINATION
Rapport principal :
Auteurs : M. A. ould Selmé et Assane Soumaré ;
Editing : Fall Oumar, Fah ould Brahim, Sidaty ould Dah, et Baye Fall
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Rapports techniques
- Groupe d’éditing : Saadna ould Nave, Chouaib ould Abdallahi, Assane Soumaré, Sall Amadou
- Experts économistes : Assane Soumaré, Fah ould Brahim (écosystème), Ainina ould [Link] (eaux), Ismail ould
Sadegh (élevage, forêts et agriculture)
- Experts thématiques : Dr. Doumbia Baba (élevage), M. A. ould Selmé (forêts), Sarr Djibril (eaux de surface),
Thièye Samba (eaux souterraines), Mohamed Fadel ould Aghdhafna (agriculture)
- Experts des écosystèmes : M. A. ould Selmé (aride et semi aride), Dr. Demba Marico (côtier et marin)
- Synergie : Sidaty ould Dah
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