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Adaptation aux Changements Climatiques

Le Programme d'Action National d'Adaptation (PANA) aux changements climatiques en Mauritanie vise à identifier des options d'adaptation prioritaires pour les pays les moins avancés, en s'appuyant sur une approche participative et multidisciplinaire. Le document présente les besoins urgents en matière d'adaptation, les obstacles à la mise en œuvre, ainsi qu'une liste d'activités prioritaires pour renforcer la résilience face aux changements climatiques. L'objectif est de mobiliser des ressources financières pour mettre en œuvre ces activités et répondre aux défis environnementaux actuels et futurs.

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Adaptation aux Changements Climatiques

Le Programme d'Action National d'Adaptation (PANA) aux changements climatiques en Mauritanie vise à identifier des options d'adaptation prioritaires pour les pays les moins avancés, en s'appuyant sur une approche participative et multidisciplinaire. Le document présente les besoins urgents en matière d'adaptation, les obstacles à la mise en œuvre, ainsi qu'une liste d'activités prioritaires pour renforcer la résilience face aux changements climatiques. L'objectif est de mobiliser des ressources financières pour mettre en œuvre ces activités et répondre aux défis environnementaux actuels et futurs.

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b

Novembre 2004

Ministère du Développement Rural Direction de l’Environnement


et de l’Environnement Projet Changements climatiques
SOMMAIRE

PARTIE 1 : PRESENTATION ET JUSTIFICATION


Préambule .................................................................................................................4
I. Introduction et paramètres ...........................................................................6
1.1 Caractéristiques générales du pays ................................................................................... 7
1.2 Pressions sur l’environnement ........................................................................................ 11
1.3 Processus biophysiques et changements climatiques ..................................................... 11
1.4 Secteurs clés et changements climatiques ....................................................................... 12
II. Cadre du programme d’adaptation ........................................................... 13
2.1 Les effets adverses des changements climatiques .......................................................... 13
2.2 Cadre du PANA .............................................................................................................. 15
2.3 Obstacles à la mise en œuvre du PANA ......................................................................... 23
III. Recensement des besoins essentiels en matière d’adaptation ................... 24
3.1 Pratiques passées et actuelles en matière d’adaptation aux changements climatiques ... 24
3.2 Solutions pertinentes en matière d’adaptation aux changements climatiques ................ 25
IV. Critères pour la sélection des options prioritaires .................................... 27
4.1 La nécessité des critères .................................................................................................. 27
4.2 Les bases d’identification des critères ............................................................................ 28
4.3 Critères identifiés et validés ............................................................................................ 28
V. Liste des activités et mesures d’adaptation prioritaires ........................... 30
VI. Processus de préparation du PANA ........................................................... 31
6.1 Établissement des organes du PANA ............................................................................. 31
6.2 Revue des études et recherches relevant des changements climatiques ......................... 32
6.3 Concertation nationale .................................................................................................... 32
6.4 Consultation régionale .................................................................................................... 32
6.5 Critères de classification ................................................................................................. 33
6.6 Catégorisation des options d’adaptation prioritaires ....................................................... 34
6.7 Classification des options prioritaires ............................................................................. 36
6.8 Profils de projets et PANA ............................................................................................. 40
PARTIE 2 : ACTIVITES PRIORITAIRES D'ADAPTATION
VII. Profils de projets d’adaptation prioritaires par secteur ........................... 42
7.1 Secteur Elevage ............................................................................................................... 42
7.2 Secteur Forêts .................................................................................................................. 48
7.3 Secteur Agriculture ......................................................................................................... 51
7.4 Secteur Eaux ................................................................................................................... 55
7.5 Ecosystèmes terrestres .................................................................................................... 64
7.6 Ecosystèmes marins et côtiers ........................................................................................ 66

2/72
Liste des acronymes
AME : Accord Multilatéral sur l’Environnement
ANEPA : Agence Nationale d’Eau Potable et d’Assainissement
AVB : Agent Vulgarisateur de Base
CC : Changements Climatiques
CCUNCC : Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques
CDB : Convention international sur la lutte contre la désertification
CNERV : Centre National d’Élevage et de Recherche Vétérinaire
CNI : Communication Nationale Initiale sur les changements climatiques
CNRADA : Centre National de Recherche Agronomique et de Développement Agricole
CNRE : Centre National des Ressources en Eau
CSLP : Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté
DENV : Direction de l’Environnement
DRFV : Direction de la Recherche Formation Vulgarisation
DSPCM : Direction de la Surveillance des Pêches et du Contrôle en Mer
GES : Gaz à Effet de Serre
GIRE : Gestion Intégrée des Ressources en Eaux
IEC : Information Éducation Communication
IMROP/CNROP : Institut Mauritanien de Recherche Océanographique et des Pêches/Centre
National de Recherche Océanographique et des Pêches
MDRE : Ministère de Développement Rural et de l’Environnement
MHE : Ministère de l’Hydraulique et de l’Énergie
MPEM : Ministère des Pêches et de l’Économie Maritime
MS : Matière Sèche
OSP : Organisation Socioprofessionnelle
PANA : Programme d’Action National aux fins d’Adaptation aux changements
climatiques
PAN/LCD : Plan d’Action National de Lutte Contre la Désertification
PANE : Programme d’Action National pour l’Environnement
PNBA : Parc National du Banc d’Arguin
PND : Parc National du Diawling
SOMAGAZ : Société mauritanienne du gaz
SONADER : Société Nationale de Développement Rural
UICN : Union mondiale pour la conservation de la nature
V/A : Vulnérabilité/Adaptation
ZEE : Zone Économique Exclusive

3/72
Préambule
Il est actuellement impossible de prévoir précisément les changements climatiques et leurs effets
néfastes, particulièrement aux échelons local et régional. Certaines stratégies ont été établies au
niveau communautaire en vue de l’adaptation aux variations du climat et aux phénomènes
extrêmes mais de manière non concertée et non répertoriée. Ainsi, l’un des rôles du présent
exercice consiste à cerner les mesures urgentes qui doivent être prises pour élargir l’éventail actuel
des solutions et accroître la capacité de résistance aux variations du climat et aux phénomènes
météorologiques extrêmes et, par conséquent, aux changements climatiques dans l’avenir. Le
Groupe d’experts intergouvernemental sur les changements climatiques (GIEC) est fermement
d’avis que le fait d’apprendre à s’adapter aux variations du climat et aux phénomènes
météorologiques extrêmes est un excellent moyen de développer des capacités d’adaptation à long
terme.

Le programme d’action aux fins d’adaptation aux changements climatiques - PANA - est donc cet
exercice défini comme une filière simplifiée et directe de communication et de diffusion
d’information sur les besoins urgents et immédiats des Pays les Moins Avancés (PMA), dont la
Mauritanie, en matière d’adaptation aux changements climatiques. La définition des activités
prioritaires résumant les besoins urgents et immédiats sera l’objet premier du PANA. Les lignes
directrices annotées traitent des approches méthodologiques utilisées pour déterminer les activités
prioritaires; ces lignes directrices ne se veulent pas prescriptives.

Le PANA n’établit pas des obligations, mais offre plutôt des possibilités. Il constitue une étape
dans la démarche destinée à satisfaire aux besoins immédiats et urgents d’un pays au chapitre de
l’adaptation aux changements climatiques. La faible capacité d’adaptation est un trait commun des
PMA et est attribuable à la mauvaise situation socio-économique de ces pays. Qui plus est, les
populations pauvres des PMA seraient les plus vulnérables et celles qui nécessitent plus de
protection. Les PANA ont pour but d’habiliter les PMA à agir sur certaines des causes de leur
vulnérabilité et de leur permettre de répondre à leurs besoins à ce chapitre; il pourrait s’agir par
exemple de prendre des mesures visant à réduire les effets néfastes des changements climatiques et
d’appliquer des politiques de prévisions permettant de réagir aux futures catastrophes.
.
La raison d’être de l’établissement du PANA se justifie par la faible capacité d’adaptation des pays
aux changements climatique d’où le besoin d’un appui immédiat et urgent pour commencer à
élaborer les stratégies adaptées aux besoins actuels et futurs en matière de changements
climatiques. La Mauritanie ne considère pas la production du document du PANA comme le but
ultime, mais plutôt comme une étape à franchir pour pouvoir répondre aux besoins d’adaptation
aux changements climatiques. Les activités proposées dans ce cadre sont celles dont tout nouveau
retard dans la mise en œuvre pourrait accentuer la vulnérabilité ou se traduire à un stade ultérieur
par un accroissement des coûts.

Le document du PANA, piloté par la Direction de l’Environnement au Ministère du


Développement et de l’Environnement, est donc le fruit d’un travail laborieux et itératif d’un
groupe d’experts mauritaniens impliquant l’ensemble des acteurs1 des niveaux régional (Wilaya) et
central (administrations, société civile, les partenaires et le secteur privé) selon une approche
participative. Les résultats de chaque étape ont été chaque fois soumis à la validation du public et
des Comités de Mise en œuvre et de Pilotage du PANA regroupant tous les secteurs vitaux du
pays.

1
Voir l’annexe pour la liste des personnes et experts impliqués dans le processus de préparation du PANA
4/72
Le groupe d’experts de PANA Mauritanie s’est bien appropriée la philosophie qui sous-tend la
préparation et le pilotage de ce processus du PANA et rend à cette occasion un vif hommage à
l’équipe du LEG qui a su établir des directives claires et précises et en a défini tous les contours et
le jalonnement nécessaires à sa bonne conduite.

Que tous ceux qui ont contribué donc à sa mouture trouvent ici l’expression de mes sincères
remerciements et la gratitude du Gouvernement et du Peuple Mauritaniens. Il s’agit en plus du
Staff du GEF/PNUE, de Monsieur EL Hadrami ould Bahneine Directeur de l’Environnement, de
Monsieur Baye FALL, Coordinateur du Projet, de l’équipe d’éditing et des experts sectoriels et
écosystémiques sans oublier le public d’accompagnement. Une mention spéciale de gratitude de la
Mauritanie va à l’endroit de Monsieur Ravi Sharma du PNUE qui a piloté avec adresse ce
processus depuis Nairobi avant son départ pour le siège du FEM.

Ahmedou ould Ahmedou,


Ministre du Développement Rural et de
l’Environnement

5/72
PARTIE 1 : PRESENTATION ET JUSTIFICATION

I. Introduction et paramètres
Le programme d’action national d’adaptation (PANA) aux changements climatiques est un
mécanisme, au sein de la Convention des Nations Unies sur les Changements Climatiques, propre
aux pays les moins avancés (PMA) conçu pour les assister à identifier des options d’adaptations
prioritaires aux changements climatiques et pour constituer le levier à une dynamique de
financement des options prioritaires ainsi identifiées par les partenaires au développement.

La Mauritanie figure parmi ces PMA en même temps qu’elle est signataire et ayant ratifié toutes
les conventions issues de Rio, en particulier la CCNUCC et son protocole dit Protocole de Kyoto,
la Convention sur la biodiversité et la Convention sur la lutte contre la désertification. A ce double
titre2, elle a été parmi les pionniers à se lancer dans ce processus de préparation, ce qu’il lui a valu
la qualité de référence dans les exercices de concertation à l’échelle régionale voire continentale.

Le processus en Mauritanie a pour ainsi dire suivi toutes les étapes établies par les directives du
Groupe des Experts des PMA (LEG) dont le présent document retrace les principaux résultats.
L’élaboration du document du PANA s’est inspiré des éléments directeurs figurant dans ces
mêmes directives, notamment:
a) Une approche participative associant les parties prenantes, en particulier les communautés
locales; La participation des hommes et des femmes de la collectivité, du secteur privé, des
ONG et organismes de la société civile, a été essentielle pour deux raisons. D’abord, ceux-ci
sont en mesure de fournir de l’information sur les stratégies actuelles d’adaptation que vise à
améliorer le PANA. Ensuite, c’est eux qui seront les plus touchés par les changements
climatiques et qui seront donc les principaux bénéficiaires des mesures prioritaires prévues
par le PANA. Cette représentation a été étendue aux wilayat des écosystèmes caractéristiques
du pays.
b) Une approche multidisciplinaire qui n’exclut aucune profession considérée sensible aux
variations climatiques.
c) Une approche complémentaire prenant appui sur les plans et programmes existants, dont les
plans d’action nationaux au titre de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la
désertification, les stratégies et plans d’action nationaux relatifs à la diversité biologique
relevant de la Convention sur la diversité biologique et les politiques sectorielles nationales;
d) Le développement durable ayant pour axe majeur la lutte contre la pauvreté.

2
La Mauritanie a réalisé également un bon nombre d’activités relatives à la sensibilisation du public, à la
formation d’expertise, aux inventaires des gaz à effet de serre, à la préparation des communications nationales
sur les CC, à l’élaboration de plans d’actions, des études thématiques et des stratégies environnementales, et
institué des départements et organes chargés de la gestion de l’environnement en général : MDRE, Direction de
l’Environnement, CNED, CTED, CRED, etc. Ce cadre juridique et institutionnel, vise dans son ensemble la
protection de l’environnement contre toutes les formes de pollutions et de dégradations. Dans cette perspective,
la nouvelle orientation donnée par les pouvoirs publics à la Direction de tutelle du PANA, la DENV, est louable
et ne tardera certainement pas si elle est dotée de quelques ressources humaines additionnelles de porter ses
fruits en hissant le pays dans le concert des Nations actives dans le domaine de l’environnement.

6/72
e) L’égalité entre hommes et femmes; Les changements climatiques entraînent des
répercussions différentes sur les hommes et les femmes et, en règle générale, les effets
néfastes de ces changements frappent davantage les femmes. En effet, les catastrophes
climatiques vécues en Mauritanie obligent les femmes à parcourir de plus grandes distances
pour aller chercher l’eau et le bois mort ou à développer de nouvelles activités de tissage, de
teinture et autres génératrices de revenu. Les femmes sont en plus bien souvent les
gardiennes des connaissances traditionnelles et locales fondamentales; c’est ainsi qu’elles ont
été reconnues à leur juste valeur dans les processus de consultation et de prise de décisions,
même si leur représentativité n’a pas été dominante.
f) Une approche ayant pour moteur les pays; cette approche a été jugée sectorielle et
écosystémique de par les impacts observés et le degré d’intensité ressenti
proportionnellement dans tout l’espace géographique du pays ces dernières années.
g) Une gestion rationnelle de l’environnement; l’environnement constituant, ici plus qu’ailleurs,
le réservoir des ressources dont tire la population ses besoins immédiats et prioritaires.
h) Le rapport coût/efficacité, sans lequel il était difficile d’opérer des choix entre les
nombreuses options d’adaptation qui ont été proposées par les parties prenantes ou de
générer des effets bénéfiques significatifs pour les régions et populations bénéficiaires.
i) La simplicité; le PANA se démarque de la présentation classique des requêtes de projet en
raison de l’urgence que ses promoteurs attachent à sa préparation.
j) Des procédures souples, fonction des particularités nationales; souplesse dans les choix, dans
les visions ou dans les méthodes.

Dans sa présentation, le document du PANA de Mauritanie dresse une liste d’activités prioritaires
(partie 2 - chapitre VI) assortie d’un texte justificatif concis répondant à un ensemble strict de
critères (partie 1). Les activités prioritaires définies au titre du processus PANA seront soumises à
l’entité appelée à administrer le Fonds pour les PMA mentionnée au paragraphe 6 de la décision
7/CP.7 (FEM), ainsi qu’aux autres sources de financement, en vue de l’apport de ressources
financières pour la mise en œuvre desdites activités.

Dans la première section, le chapitre I introduit les renseignements d’ordre général au sujet du
pays qui intéressent le processus PANA où sont examinées les caractéristiques générales du pays,
les principales pressions exercées sur l’environnement et la manière dont les CC et la variabilité du
climat perturbent le processus biophysique et les secteurs clefs. Au chapitre II, le contexte du
programme d’adaptation est décrit pour bien appréhender les besoins prioritaires du pays identifiés
au chapitre III et les outils de sélection et de classification par ordre de priorité au chapitre suivant.
Les chapitres V et VI présentent respectivement la liste des activités prioritaires et la démarche de
préparation du PANA en Mauritanie.

1.1 Caractéristiques générales du pays


Principales caractéristiques géographiques et démographiques

Le territoire du pays se caractérise par un espace désertique saharien couvrant les trois quarts du
pays, le dernier quart appartenant à la zone sahélienne. La Mauritanie est donc l’un des pays
sahéliens les plus exposés aux effets de la désertification. Ceci est une conséquence des effets des
masses d’air qui ballaient le pays. Ces masses d’air sont constituées de trois courants principaux

7/72
qui soufflent tout au long de l’année : l’alizé maritime, l’alizé continentale et la mousson estivale.
Les masses d’air porteuses de précipitations sont l’alizé maritime et la mousson.

Alizé
Maroc continental

Occidental
ALGERIE

Sahara
Alizé maritime
ZOUERATE

NOUADHIBOU ATAR

AKJOUJT MALI

TIDJIKJA
Océan NOUAKCHOTT
Atlantique 70
ROSSO ALEG
KIFFA AIOUN NEMA
KAED
250

SENEGAL SELIBABY

400 MALI

Mousson
estivale (FIT)

De cette situation découle deux grandes régions climatiques au niveau national : le Sahara et le
Sahel avec chacune une nuance littorale et une nuance continentale. La bordure côtière pour
chaque région climatique est caractérisée par une humidité relativement importante et des écarts
diurnes et annuels faibles alors que la partie continentale présente des écarts de températures
(diurnes et annuels) plus importants et une sécheresse de l’air extrême surtout dans la région
saharienne qui connaît une très faible pluviométrie et une forte évaporation.
Sur le plan démographique, le dernier recensement de la population et de l’habitat, effectué en
2000, montre que la population mauritanienne est de 2.508.159 habitants pour une superficie d’un
peu plus d’un million de kilomètre carré (1.030.700 km2), soit un taux de croissance avoisinant 2,4
% et une densité d’environ 2,5 habitants au Km². Toutefois, cette densité est très variable selon que
l’on se situe au Nord du pays à climat désertique (0,4 habitants/km2) ou au Sud dans la vallée du
fleuve Sénégal (20 habitants/km²). Le district de Nouakchott en bordure de l’Océan Atlantique
représente à lui seul près de 22% de la population nationale pour moins d’un pourcent de la surface
du pays.

8/72
Climat et situation environnementale

La Mauritanie est l’un des pays sahéliens les plus exposés aux effets de la désertification, donc des
changements climatiques ; le territoire mauritanien est dans son entièreté situé dans la zone aride
mais avec 75% en zone saharienne. Ceci est en partie une conséquence des effets des masses d’air
qui ballaient le pays. Ces masses d’air sont constituées de trois courants principaux qui soufflent
tout au long de l’année : l’alizé maritime, l’alizé continentale et la mousson estivale. Les masses
d’air porteuses de précipitations sont l’alizé maritime et la mousson (FIT).
b
De cette situation découle deux grandes zones climatiques: le Sahara et le Sahel avec chacune une
nuance littorale et une nuance continentale. La bordure côtière pour chaque zone climatique est
caractérisée par une humidité relativement importante et des écarts diurnes et annuels faibles alors
que la partie continentale présente des écarts de températures (diurnes et annuels) plus importants
et une aridité de l’air, extrême; surtout dans la région saharienne qui connaît une très faible
pluviométrie et une forte évaporation.

Données socio-économiques
La Mauritanie dispose d’un potentiel économique qui repose principalement sur le secteur minier,
la pêche‚ l’élevage et, dans une moindre mesure, d’agriculture. Toutefois, avec un PIB par habitant
de 380 US$ et 46,3% de la population vivant avec moins de un dollar par jour, la Mauritanie
appartient au groupe des Pays les Moins Avancés (PMA). Elle se situe au 152ème rang sur les 173
pays classés par le rapport mondial sur le développement humain 2002.
Les Politiques de réformes économiques et financières entreprises par le pays au cours des années
90 avec l’appui de la Communauté des Bailleurs de Fonds, ont permis de rétablir les grands
équilibres macroéconomiques et jeter les bases d’une croissance durable avec moteur un secteur
privé dynamique et compétitif. Cela s’est traduit par l’évolution des principaux indicateurs
économiques comme le montre le tableau ci-après.
Tableau : Evolution des principaux indicateurs économiques

Années/Indicateurs 1987 1991 1997 2000 2001 2002


Taux de croissance du PIB réel 1,9 2,9 3,2 5,1 4,6 4,2
Taux d’inflation (en %) 8,2 5,6 4,6 3,3 4,7 4,0
Solde fiscal (en % du PIB) 0,1 -6,7 4,2 -4,5 -5,6 6,3
Solde compte courant hors transferts
officiels (en % du PIB) -27,5 -14,7 -9,0 -6,0 -10,0 0,0

Source : ONS

Cela s’est accompagné d’une nette amélioration des principaux indicateurs de développement
humain durable avec :

- Le taux brut de scolarisation a été porté à 88% en 2002 et le taux d’analphabétisme a été
réduit à 42%;
- La couverture sanitaire s’est améliorée (l’accessibilité géographique aux formations
sanitaires de base s’est accrue significativement pour atteindre, en 2001, environ 80% (dans
un rayon de 10km) contre 75% en 1998 et seulement 30% en 1990) ;
- Le ver de Guinée et la poliomyélite ont pratiquement été éradiqués;
- Le taux de mortalité infantile a régressé de façon sensible (870/00 en 2000 contre 112,20/00
en 1998 et 1400/00 en 1988);
- L’espérance de vie à la naissance est passée de 49,2 ans en 1990 à 53,6 ans en 1998.
9/72
- La proportion de la population ayant accès à l’eau potable s’est accrue sensiblement aussi
bien en milieu rural qu’en milieu urbain (le taux de raccordement est passé de 15,4% en
1990 à 19,1% en 1998 et 35% en 1997)

Ces résultats ont permis de faire reculer sensiblement les frontières de la pauvreté : touchant 56,6%
de la population en 1990, la pauvreté monétaire a été ramenée à 50,5% en 1996 et 46,3% en l’an
2000.

Par ailleurs, le pays a été déclaré éligible à l’initiative de la réduction de la dette des pays pauvres
très endettés (PPTE) en mars 1999. Son point d’achèvement a été atteint en juin 2002 avec pour
conséquence une réduction de la dette de 40%.

Dans le cadre de cette initiative, un Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP) à
l’horizon 2015 a été élaboré en 2001. Les objectifs à long terme de la stratégie sont : (i) ramener la
proportion de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté à 27% à l’horizon 2010 et à
17% à l’horizon 2015 ; (ii) atteindre, avant l’horizon 2015, les objectifs du développement social
sur la base des recommandations des divers sommets mondiaux et (iii) réduire les disparités
sociales et régionales.
Au terme de trois (3) années d’exécution du plan d’actions prioritaires du CSLP, La Mauritanie a
accompli des progrès significatifs, malgré que les résultats obtenus aient été, pour l’essentiel, en
deçà des objectifs initiaux. Ainsi, la croissance économique en termes réels est estimée en
moyenne à 4,1% par an sur la période 2001-2003, le solde budgétaire (hors dons) s’est situé à –
4,1% du PIB en 2003, le déficit du compte courant (transferts officiels et pétrole exclus) s’est
établi en moyenne annuelle à 10,3% du PIB et le taux d’inflation a été de 4,6% en moyenne par an
entre 2001-2003. Toutefois, la couverture des importations par les réserves a dépassé l’objectif
fixé, s’établissant en moyenne à 7,8 mois au cours de la période 2001-2003 (elle a même atteint
8,1 mois en 2003)3.

En matière d’endettement extérieur, la Mauritanie a atteint en 2002, le point d’achèvement de


l’initiative PPTE renforcée qui s’est traduit par une importante réduction de l’encours de la dette
extérieure publique. A cet égard, la dette de la Mauritanie a été allégée de 622 Millions de Dollars
US en Valeur Actualisée Nette (VAN), soit 1.100 Millions de Dollars US en valeur nominale et
50% de l’encours de la dette extérieure. Les obligations de notre pays au titre du service de la dette
s’en trouveront réduites de moitié entre 2002 et 2011, passant de 88 millions de dollars US en
1998 à une moyenne de 39 millions de dollars US sur la période considérée.

Le Gouvernement a adopté en décembre 1999, une déclaration de Bonne Gouvernance visant à


consolider les acquis de l’Etat de droit et améliorer le fonctionnement de la justice. Sur la base de
cette déclaration, le Programme National de Bonne Gouvernance s’appuie sur sept axes qui
constituent autant de composantes du Plan d’action : (i) la promotion du cadre juridique et
judiciaire visant à favoriser l’ancrage de l’Etat de droit ; (ii) la modernisation et le renforcement
des capacités de l’administration publique ; (iii) l’amélioration des capacités de contrôle et de
gestion des ressources publiques et de la Gouvernance économique ; (iv) l’appui au processus de
décentralisation ;(v) la promotion du secteur privé et le renforcement du partenariat Etat – secteur
privé ; (vi) la promotion des Droits de l’Homme et de la société civile et (vii) l’amélioration de la
qualité du travail parlementaire.

3
Source : Rapport mise en oeuvre CSLP 2002 et mission de revue du programme (janvier 2004)

10/72
1.2 Pressions sur l’environnement
Le pays, à l’image des autres pays du Sahel, a connu la persistance de la sécheresse pendant les
années 70 et 80. Cette péjoration de la pluviométrie a eu des répercutions négatives sur le milieu
écologique, social, économique et même culturel. En effet, la régression du couvert végétal a
accentué la désertification et a été la cause de la diminution du cheptel et de la production agricole
provoquant ainsi la paupérisation de la population rurale. Cette dernière, jadis nomade en grande
majorité, s’est sédentarisée soit en se fixant au niveau des points les plus favorables (zones
humides), soit par un exode rural massif vers les grands centres urbains.

L’environnement sédentaire et urbain connaît lui aussi des difficultés liées à différentes formes de
pollution. La qualité de l’eau de consommation et l’assainissement posent d’énormes problèmes de
santé publique. La qualité de l’air dans les grands centres urbains (Nouakchott et Nouadhibou) est
dégradée par la présence de quantités de plus en plus importantes de gaz d’échappement
automobiles d’autant plus polluants que les véhicules sont en majorité dans un état vétuste et
utilisent des carburants de mauvaise qualité.

La situation environnementale est caractérisée par un régime pluviométrique très fluctuant et


globalement déficitaire, des déboisements massifs pour des raisons naturelles4 et anthropiques5, la
mise à nu des écrans bio – physiques entraînant l’accélération des érosions éoliennes et hydriques
et – sur les ¾ du territoire national, l’absence réelle de productivité des terres (zone aride).

1.3 Processus biophysiques et changements climatiques

Les écosystèmes terrestres :

La partie terrestre mauritanienne est entièrement située dans la zone aride (Sahara et Sahel). Les
processus biologiques sont affectés par le facteur eau qui est un facteur limitant dans la zone aride.
La faune et la flore ont développé des mécanismes d’adaptation qui sont aujourd’hui bousculés et
déstabilisés par ce phénomène de changements climatiques (variabilité du climat).

Les écosystèmes marins :

La zone marine et côtière mauritanienne est une zone de contact entre les espèces à affinité
tempérée et les espèces à affinité tropicale. Elle se caractérise par le phénomène de l’upwelling,
qui est un échange d’eau froide des profondeurs et d’eau chaude de la surface, permettant une
richesse et une diversité biologique importantes. Le fonctionnement des écosystèmes marins
mauritaniens est encore mal connu malgré les efforts du MPEM, de l’IMROP (ancien CNROP) et
du PNBA. Autrement dit les connaissances en matière d’écobiotique des espèces et des habitats
qui les abritent sont limitées.

Toutefois, les processus biologiques au niveau de ces écosystèmes marins sont bouleversés
également par les changements climatiques. La fonte des neiges et des surfaces qu’elles couvrent
(diminution de l’albédo) ont deux conséquences interdépendantes : la remonté du niveau des eaux
et l’élévation de la température. Cette dernière a des conséquences sur l’écologie des espèces
marines et leurs habitats.

4
- Déficit pluviométrique, sécheresse, érosions éoliennes et hydriques
5
- Défriches agricoles, feux de brousse, exploitation de combustibles forestiers, etc.
11/72
1.4 Secteurs clés et changements climatiques
L’élevage mauritanien se caractérise par l’utilisation optimale des ressources naturelles grâce à la
mobilité de son système de production, même si l’appui en sa faveur se limite à quelques actions
de santé animale et de création d’organisations communautaires pastorales. Le peu d’effort de
développement entrepris durant ces quarante dernières années dans le domaine de la gestion des
parcours a visé la transformation du mode de production transhumant sans considération des
conditions éco-climatiques et de l’expérience et du savoir-faire des éleveurs. La législation a
toujours réprimé le pastoralisme à travers des modèles d’intensification agricole, d’organisation de
l’espace et par conséquent de fixation du cheptel, perturbant ainsi la transhumance et par
conséquent la gestion souple des ressources naturelles. Sur la base de ce constat, le Gouvernement
a opté pour un ensemble de mesures visant la préservation et la promotion de l’élevage
transhumant en adoptant le nouveau code pastoral.

L’agriculture est une activité traditionnelle en Mauritanie. Fortement conditionnée par la présence
de l'eau; elle est par conséquent très localisée à l'Est et au Sud-Est du pays, et le long du fleuve
Sénégal. Le potentiel d’espèces cultivées en Mauritanie est constitué traditionnellement de céréales
comme le sorgho (Sorghum vulgare), le petit mil (Pennisetum glaucum), le maïs (Zea mays), le blé
(Triticum sativum), l’orge (Hordeum vulgare), le niébé (Vigna spp) et les espèces sauvages qui
leurs sont apparentées. Ces cultures peuvent être associées à des espèces comme les cucurbitacées.
La phoeniciculture fait aussi partie de ce patrimoine mauritanien compte tenu de la place
qu’occupe le palmier dattier (Phœnix dactilifera) aussi bien dans le système de culture que dans les
traditions du pays. Depuis environ une vingtaine d’années, des cultures comme le riz en irrigué,
dans la vallée du fleuve Sénégal, le maraîchage et l’arboriculture fruitière, dans diverses zones du
pays, ont fait leur apparition à une plus grande échelle, puis gagné de l’importance dans le
système de culture mauritanien. Les quatre systèmes de cultures traditionnelles en Mauritanie sont
le système de culture pluviale ou diéri, le système de culture de décrue, le système de culture
irrigué, le système oasien.

Le secteur forestier est caractérisé par l’exploitation des ressources ligneuses et non ligneuses par
les populations pour satisfaire leurs besoins. Le ramassage du bois pour la cuisson des aliments se
limitait au bois mort. Présentement, les centres urbains entretiennent une filière de charbon de bois
particulièrement dévastatrice des rares formations forestières pour satisfaire les besoins des
ménages en énergie domestique en absence d’une énergie de substitution (incapacité du
programme de butanisation à satisfaire ces besoins). Les ressources non ligneuses sont exploitées
également par les populations locales dans la construction d’habitats (perches), de nattes
(Sporobolus robustus), dans la pharmacopée, le tannage des peaux (gousse de Acacia nilotica),
l’alimentation (produits de cueillette) et comme produit cosmétique (henné).

Le secteur de la pêche en Mauritanie connaît deux filières : la flotte de pêche artisanale et la flotte
de pêche industrielle (nationale, étrangère et sociétés mixtes). Ces filières présentent des
complémentarités et connaissent des conflits spatiaux (accès aux zones de pêche), sur le type
d’engins à utiliser et des concurrences pour plusieurs espèces (surtout des céphalopodes). Le
développement du secteur de la pêche artisanale a été rapide. La flotte était de 4000 en 2001
comprenant 2790 pirogues nationales, 1114 pirogues affrétées et 249 pirogues avec licences libres.

La quantification des captures réalisées par la pêche artisanale est difficile en raison de la
dispersion des sites de débarquement, des circuits de commercialisation non maîtrisés et du
manque de collaboration de certains pêcheurs et d’une partie des sociétés de valorisation des
produits de pêche artisanale.

12/72
x La pêche artisanale de poulpe a commencé en 1985 et a connu une progression rapide pour
atteindre en 1992 un maximum de 8.000 tonnes.
x La pêche de la langouste verte présente une évolution en dent de scie. Toutefois, ce type de
pêche diminue globalement depuis les années 80.
x La pêche des mulets (mulet jaune et mulet noir) subit des modifications importantes liées
aux forts enjeux économiques de la commercialisation des œufs séchés de ces espèces (la
poutargue) sur le marché européen. La production entre 1985 et 1994 a varié entre 100 et
1.400 tonnes.
x La pêche de la courbine a été stable sur la période 1985-1987 (autour de 2000 tonnes),
connaissant une progression brutale les années 1988 et 1989 (5000 et 4000 tonnes). Depuis,
elle a connu une régression continue.
x Les captures de la pêche des sardinelles ne sont pas connues avec précision. Toutefois,
l’IMROP se base sur les certificats de salubrité et les quantités écoulées sur le marché de
Nouakchott pour donner une estimation de 4000 tonnes par ans.
x Les raies et les requins sont pêchés au niveau du PNBA. Il a été constaté également que les
requins sont pêchés à Nouadhibou quand la courbine n’est pas disponible. Une estimation
grossière des captures au niveau du PNBA est de 2600 à 2800 tonnes par de sélaciens
(1300 à 1600 tonnes de raie guitare, 500 à 700 tonnes de tollo et 500 à 800 tonnes pour les
autres espèces.

II. Cadre du programme d’adaptation


Dans ce chapitre, il est décrit la variabilité du climat et des CC observés et projetés ainsi que les
effets néfastes, réels et potentiels, de ces changements. Les résultats sont fondés sur les travaux
d’études et de recherches déjà réalisées ou en cours et/ou sur une information empirique et
historique ainsi que sur les connaissances traditionnelles.

2.1 Les effets adverses des changements climatiques


La forme la plus visible des manifestations des changements climatiques sur les écosystèmes
terrestres en Mauritanie est la désertification et ses corollaires. En effet, la disparition de la
végétation donne lieu à des mouvements de sables et à des bad-lands, selon la nature du substrat.
Dans les deux cas de figures, les changements climatiques ont des conséquences négatives sur
l’environnement et les populations (rurales et urbaines). Ces conséquences sont d’ordre
écologique, social et économique.

Les effets adverses des changements climatiques (variabilité climatique) sur les parcours et les
ressources en eau concernent une diminution du potentiel de production, une augmentation de la
charge animale, une rigidité de la notion de l’espace vital et une multiplication des agglomérations
favorisant la réduction de l’espace pastoral, une baisse de la nappe phréatique ou la disparition de
sources d’eau et d’autres points d’eau naturels.

Par rapport aux systèmes de productions, les plus vulnérables et les plus touchés sont ceux
tributaires des eaux des pluies, notamment l’agriculture sous-pluie ou pluviale. Les systèmes à
vulnérabilité faible voire nulle, sont le système pastoral à propriétaire urbain et le système semi
et/ou intensif. Sur l’état sanitaire des animaux et sur la survie du cheptel, le mode de gestion des
troupeaux, les longs déplacements, la forte promiscuité près des puits sont les causes favorisant la
contagion. Aussi, les périodes de disette font apparaître des syndromes de malnutrition et rendent
les animaux moins résistants aux agressions et autres facteurs du milieu.

13/72
Sur la productivité des animaux, l’élevage du cheptel depuis 1950 fait apparaître la plus grande
vulnérabilité aux effets de la sécheresse chez les bovins surtout, dont l’effectif a été réduit
d’environ un tiers entre 1969 et 1975. Aussi, le manque de fourrage suite à la sécheresse a
provoqué une baisse de performance chez le bétail. Si la carence est grave, les animaux cessent de
grandir et perdent du poids. S’il n’y a pas d’amélioration, la demande en viande ne pourrait pas
être satisfaite par l’offre nationale en 2015. Le déficit serait alors de l’ordre de 54.000 tonnes. Par
ailleurs, l’offre globale nationale en lait en 2015 se situerait aux alentours de 519.000 tonnes et ne
pourrait alors satisfaire une demande en constante augmentation. Tandis que pour le
développement de la filière cuirs et peaux, il faudra mettre en place une industrie moderne, un
réseau de collecte efficace, une formation et une sensibilisation de tous les acteurs de la filière.

La population urbaine estimée à l’heure actuelle à 55 % de la population ne représentait pas 5 % au


début des années soixante. Suite à la décimation à une vaste échelle des animaux et à la
détérioration de la capacité financière, l’exode rural qu’ont connu les éleveurs et leurs familles a
entraîné la formation de groupes socio-économiques vulnérables. On assiste à une concentration
des animaux aux mains d’agriculteurs, fonctionnaires ou commerçants, suite à la vente des
animaux par les éleveurs qui se sont appauvris et sédentarisés. Pour ces personnes nanties
devenues propriétaires de grands troupeaux, l’élevage constitue un moyen de prestige et une
opportunité intéressante de placement financier d’où le Changement de propriété du cheptel.
Aussi, les profondes modifications des systèmes de production, à savoir la régression des systèmes
nomades (diminution des spéculations les moins sédentarisables (camelins et ovins) au profit des
spéculations animales moins mobiles (bovin et caprin) a entraîné une réduction spatiale et
temporelle de la transhumance, une diminution de la séparation traditionnelle entre élevage et
agriculture et la fixation des personnes mais aussi des animaux autour des agglomérations, d’où
l’émergence du système dit élevage périurbain.

En ce qui concerne les écosystèmes marins et côtiers, les effets adverses des changements
climatiques peuvent être examinés à travers l'élévation du niveau de la mer et des températures,
l’augmentation de la fréquence des grandes tempêtes et les effets qu’elles peuvent engendrer.

L’élévation du niveau de la mer entraînera un accroissement des inondations en période de


tempête, l'érosion côtière, l’accroissement des fréquences des sur côtes, l'infiltration d'eau de mer
dans les nappes, la disparition des terres basses et humides avec toute la biodiversité qui leur est
associée, des effets majeurs sur l’habitat humain et toutes les infrastructures socio-économiques
établies sur la côte.

Les cartes topographiques des différentes parties du littoral révèlent l’existence d’un certain
nombre de zones basses ou fragilisées par les activités humaines, menacées par la remontée du
niveau marin. Les simulations faites par les experts au cours de la préparation de la CNI en 2001
ont estimées les dommages que pourraient engendrer les transgressions et inondations marines
liées aux changements climatiques à 3 956 millions de $ en 2020 et 6 330 millions de $ en 2050.

Les écosystèmes du PNBA par exemple, connus pour leur haute productivité biologique, seraient
parmi les premiers à être affectés par l'élévation du niveau de la mer. Selon le niveau de cette
élévation, ces marais connaîtront la disparition par submersion, leur maintien après déplacement
vers l'intérieur des terres, voire leur extension s'ils bénéficient d'une forte sédimentation verticale et
latérale.

Le réchauffement de la mer, en raison des Changements climatiques, aura des conséquences


importantes sur la composition des peuplements des écosystèmes marins et côtiers. Ainsi, des
espèces franchement marines pourraient se substituer à certaines espèces côtières par exemple.
14/72
D’une manière générale, ce réchauffement entraînera le bouleversement du cycle de vie de
certaines espèces ainsi que la disparition de leur biotope.

Les pêcheries et les ressources halieutiques, représentant aujourd’hui plus de 12,5% du PIB
national, subiront également les effets adverses des Changements climatiques à travers la
perturbation des biotopes de certaines espèces et la raréfaction de certains peuplements. Cela
pourra se traduire par une chute de la croissance économique, une perte importante en devise
(diminution des exportations), un accroissement du taux de chômage (en 1996, 21.000 emplois ont
été créés par la pêche artisanale au plan national).

2.2 Cadre du PANA


2.2.1 Relations du PANA avec le développement socio-économique du pays

Justification

La synthèse des études de vulnérabilité montre que tous les secteurs vitaux de l’économie
nationale sont affectés par les phénomènes de variabilité et changements climatiques. Les
conséquences socio-économiques sont d’autant plus dramatiques qu’elles concernent des
populations vivant essentiellement grâce aux ressources naturelles.

Il est d’autant plus important de mettre l’accent sur ces conséquences, que les mesures prévues
dans le cadre du CSLP et les stratégies sectorielles actuelles ne prennent pas suffisamment en
compte la dimension changement climatique.

Stratégie d’intervention PANA

Le PANA est basée sur une approche participative impliquant l’ensemble des acteurs de
développement agissant pour la mise en oeuvre de projets mieux indiqués pour l’adaptation aux
dégradations des conditions d’existence. L’identification d’éventuelles synergies entre plusieurs
conventions environnementales, par exemple, peut probablement se faire plus efficacement par
l’implication active et cohérente des acteurs, puisque les collectivités locales et les autres acteurs
travaillent fréquemment sur des problèmes environnementaux qui dépassent les secteurs
spécifiques.

La stratégie d’intervention doit veiller à la mise en cohérence du PANA avec les plans de
développement, ainsi qu’avec d’autres déclarations de politique nationale et obligations
internationales. Dans cette optique, Il est important d’identifier les groupes d’acteurs qui ont déjà
participé aux travaux concernant la mise en œuvre des accords multilatéraux environnementaux,
tels que les stratégies nationales pour la biodiversité.

Finalement, le processus PANA bénéficiera considérablement de l’implication anticipée et


générale des acteurs concernés, notamment des collectivités locales qui sont le plus directement
affectées par les changements climatiques et qui sont incontournables dans l’expression des
besoins et la formulation des idées de projets d’adaptation.

L’objet de cette partie est de montrer les relations existantes entre le développement socio-
économique de la Mauritanie et les changements climatiques ainsi que les axes à travers lesquels
cela doit être pris en compte dans le PANA.

15/72
La vulnérabilité aux changements climatiques en Mauritanie

Les résultats des études issues de la communication initiale d’une part et les études
complémentaires réalisées dans le cadre du PANA d’autre part ont permis aux parties prenantes
consultées d’opter pour une approche sectorielle et écosystémique sur la base d’une identification
précise des secteurs et écosystèmes vulnérables aux changements climatiques et leurs liens avec les
conditions de vie des populations pauvres en général et du monde rural en particulier. Les
principaux résultats indiquent une forte vulnérabilité, liée, entre autres, à :

x La dégradation des pâturages et la perte du cheptel.


x La dégradation voire disparition des forêts y La forte dégradation des terres cultivables

Source : FAO Source : FAO

x Le risque élevé de rupture du cordon


dunaire du littoral ; y La diminution des ressources en eau.

Source : FAO Source : FAO

16/72
Les effets des changements climatiques sur l’évolution de l’économie du pays peuvent se mesurer
à travers l’évolution des secteurs et sous secteurs les plus vulnérables, à savoir l’agriculture,
l’élevage, les forêts, mais aussi la pression sur la ressource en eau tant pour les besoins humains
que pour les autres besoins (bétail, irrigation, etc.).

Ces secteurs et sous secteurs correspondent pour l’essentiel au monde rural. Un monde rural qui
bien que représentant 45% de la population du pays et 56% de la population active, comprend plus
de 76,5% de la population pauvre et ne contribue qu’à hauteur de 26% du produit national brut.

En effet, les systèmes de production, tant au niveau de l’agriculture que de l’élevage ont connu une
très forte régression du fait de leur dépendance quasi totale des conditions climatiques, qui se sont
largement détériorées lors des dernières décennies.

Chacun des stress climatiques a résulté à des impacts plus ou moins importants sur les sources de
subsistance des populations et leur environnement (voir les représentations graphiques ci-après).
La forte baisse de la pluviométrie, par exemple, a eu pour conséquences, entre autres, la perte du
cheptel et ce de façon plus marquée au niveau des espèces les moins sédentarisables (élevage
extensif), l’exode rural massif des éleveurs et leur sédentarisation, la baisse de la production
agricole, particulièrement de celle sous pluies et l’immigration massive des agriculteurs. Ainsi, en
cas de non amélioration de la situation (évolution positive de la pluviométrie et/ou mise en œuvre
de mesures d’atténuation/adaptation), le sous secteur de l’élevage qui représente prés de 67% du
PIB du secteur rural et 12% du PIB national ira en se détériorant, ce qui se traduira par :
- un faible taux de croissance de ce sous secteur, soit 2,6% ;
- un bilan fourrager déficitaire en 2015 de – 669 734,8 T de matière sèche (MS), alors
qu’il est actuellement positif.
Illustration des résultats de la concertation des parties prenantes
sur l’état de vulnérabilité sectorielle du pays.

Inondation
Indicateurs de sensibilité
Forêts Désertification
120
sécheresse
Zone s humide s Cordon
Elévation
80 température
Santé Habitats
40

Pêche rie 0 Education

Infrastructure s Ele v age Exte nsif

Agriculture Ele v age Inte nsif

Eau

17/72
Sécheresse Agriculture
Zone pluviale Inondation
Impacts de la variabilité climatique sur les écosystèmes

Eau Salinité
Désertification Santé

Pêche Elevage

Forêts

Santé Agriculture

Elevage Intensif El
Forêts

Ainsi, sur une échelle graduelle de 30 (où <30 représente faible, de 30-60 moyen et >60 fort), il est représenté le degré de vulnérabilité d
Tandis qu’à la page précédente, une synthèse est faite pour comparer sur une même figure les différents stress climatiques aux conditi
actuelle un éclatement montre les secteurs les plus touchés par chacun des stress climatiques les plus courants dans l’écosystème.

Inondation
Zone Oasienne Désertification
Zone du littoral
Agriculture Sécheresse Agricultur

Zones hum

Pêcherie

Elevage Eau

Pâturage
Changements climatiques et principaux indicateurs socio-économiques

La Mauritanie, est un pays très vulnérable au changement climatique de part son climat et
l’avancée du désert. Ce facteur exogène influence considérablement les différents scénarios de
croissance économique du pays. Ainsi, en l’absence de politique d’adaptation, les conséquences
d’éventuels des changements climatiques sur le développement socio-économique sont immédiates
et de grande ampleur à tous les niveaux.

Les principaux indicateurs de développement socio-économique à l’issue du bilan de la phase


intérimaire de la mise du CSLP a permis d’atteindre les résultats suivants :

- la croissance économique en termes réels est estimée en moyenne à 4,1% par an sur la
période 2001-2003,
- le solde budgétaire (hors dons) s’est situé à –4,1% du PIB en 2003,
- le déficit du compte courant (transferts officiels et pétrole exclus) s’est établi en moyenne
annuelle à 10,3% du PIB et
- le taux d’inflation a été de 4,6% en moyenne par an entre 2001-2003.

Toutefois, la couverture des importations par les réserves a dépassé l’objectif fixé, s’établissant en
moyenne à 7,8 mois au cours de la période 2001-2003 (elle a même atteint 8,1 mois en 2003)6.

Les objectifs à moyen terme restent ceux définis dans le CSLP, à savoir une croissance soutenue :
(i) ramener l’incidence de la pauvreté à 24,8% en 2010 et à 16,3% à l’horizon 2015 ; (ii) atteindre,
avant 2015, les objectifs de développement social définis sur la base des recommandations des
différents sommets mondiaux ; et (iii) réduire les disparités sociales et spatiales.

Cependant, une des conditions essentielles pour la réalisation de ces objectifs, est la préparation
du pays pour le rendre plus apte à résister aux changements climatiques, à travers une stratégie
d’adaptation et d’atténuation appropriée et volontariste. C’est l’objectif fondamental que se fixe le
processus PANA qui doit désormais jouer un rôle catalytique et central dans l’élaboration des
stratégies et politiques de développement du pays.

2.2.2 Relations du PANA avec les stratégies de mise en œuvre d’autres accords
multilatéraux (CDB et CCD)

A. Les orientations stratégiques nationales

Les orientations stratégiques nationales sont définies dans le Cadre Stratégique National de Lutte
contre la Pauvreté à l’horizon 2015. Le cadre est centré sur la lutte contre la pauvreté et repose sur
quatre grands axes qui se soutiennent pour converger vers la réalisation des objectifs fixés. Les
quatre principaux axes visent à :

i. Accélérer la croissance économique qui est la base de toute réduction de la pauvreté, à


améliorer la compétitivité de l’économie et à réduire sa dépendance vis à vis des facteurs
exogènes ;
ii. Valoriser le potentiel de croissance et de productivité des pauvres ;
iii. Développer les ressources humaines et l’accès aux infrastructures essentielles ;

6
Source : Rapport mise en oeuvre CSLP 2002 et mission de revue du programme (janvier 2004)
iv. Enfin, promouvoir un réel développement institutionnel appuyé sur une bonne gouvernance
et sur la pleine participation de tous les acteurs de la lutte contre la pauvreté.

Le PANA s’inscrit dans le cadre des orientations qui propose une gamme de mesures prioritaires
concentrées essentiellement dans les secteurs traditionnels. Pour éviter le double travail dans la
réalisation des objectifs des AME à travers les écopaysages et les objectifs sous-jacents qu’ont en
commun les trois conventions des Nations Unies que sont : l’UNFCCC, l’UNCCD et la CDB, une
étude comparative minutieuse entre le contenu des plans d’action issus des conventions a été mené
au cour de la préparation du PANA pour identifier les synergies dans deux niveaux différents :
x Les relations et les liens écologiques entre les différents écosystèmes et leurs fonctions;
x Les systèmes socio-économiques que les pays ont mis sur pied dans le but d’encadrer
l’utilisation, la surveillance et la protection de leurs ressources naturelles.

L’élaboration du PANA a pris en compte la synergie avec les différentes convention à travers
l’invitation des différents coordinateurs et personnes ressources des programmes des autres
conventions comme membres à part entière des équipes du PANA. Cette participation n’est pas la
seule action de recherche de la synergie. En effet, les critères de hiérarchisation des options
comporte une composante de synergie entre les AME.

B. Synergie avec les autres conventions des Nations Unies

x La base des synergies entre les AME : des objectifs communs

Les AME en particulier l’UNFCCC, l’UNCCD et la CDB ont pour objectif commun la promotion
de la durabilité – que ce soit par la réalisation du développement durable dans les secteurs touchés
par la sécheresse « article 2 de l’UNCCD», l’utilisation durable de la diversité biologique « article
1 de la CDB » ou l’assurance d’un développement économique durable par la mitigation des effets
du changement climatique « article 2 de l’UNFCCC». Ainsi, chaque convention vise à accroître la
robustesse et la résilience des écosystèmes qui favorisent, réciproquement, la réduction de la
vulnérabilité économique et sociale d’un pays et de ses habitants.

Cet objectif est explicitement stipulé dans l’UNFCCC qui s’intéresse au changement climatique
dans le but de favoriser la croissance économique durable et la continuité de la production
alimentaire. En réduisant leur vulnérabilité, les pays sont mieux à même de résister aux
bouleversements externes (écologiques et économiques) et de s’adapter au changement climatique.
Parallèlement, l’UNCCD, cherche à assurer la remise en état, la conservation et la gestion durable
de la terre et des ressources hydrauliques pour améliorer les conditions de vie au niveau
communautaire. Cette relation s’avère particulièrement cruciale dans les pays dont la santé
économique dépend en grande partie d’activités reposant sur l’état des écosystèmes locaux, comme
l’agriculture.

L’examen des trois conventions montre qu’il existe plusieurs points communs.

x La recherche de la synergie est une exigence dans l’élaboration du PANA

Comme l’exigent les lignes directrices du PANA (Décision 28/CP.7), l’articulation de ce


programme doit se faire avec l’ensemble des autres programmes prioritaires du pays et notamment
ceux régis par les deux autres conventions des Nations Unies sur l’environnement que sont
l’UNCCD et la CDB; ceci afin de tirer le meilleur profit des activités prévues par chaque accord
tout en évitant le double emploi.
20/72
Les stratégies nationales pour la mise en œuvre de ses conventions œuvrent en effet dans des
domaines d’activités très connexes. Pour cela nous allons étudier les liens entre ses stratégies et le
PANA une à une tout en mettant en exergue les possibilités de répondre aux exigences de chaque
convention à travers les axes directeurs des stratégies et leur relation avec les mesures d’adaptation
prioritaires proposées dans le cadre du PANA.

x Le PANA et la stratégie nationale sur la diversité biologique

La stratégie nationale sur la diversité biologique (SNDB) veut à la fois répondre aux objectifs de la
convention internationale sur la diversité biologique que sont :

¾ La conservation de la diversité biologique ;


¾ L’utilisation durable de ses éléments ;
¾ Le partage équitable des avantages découlant de l’exploitation des ressources génétiques.

En même temps qu’elle tente de contribuer à la résolution des problèmes environnementaux


prioritaires de la Mauritanie. Elle établit des relations entre les problèmes environnementaux et le
développement socio-économique des différents secteurs de la société dans une optique de
développement durable. Cette stratégie préconise la conservation de la diversité biologique, la
réglementation des conditions de gestion durable des ressources naturelles, la gestion des risques
environnementaux et l’aménagement intégré du territoire.

Les liens entre cette stratégie et le PANA se concentrent autour de leur objectif commun qui se
résume dans un développement durable à travers une amélioration de la gestion de
l’environnement, les deux programmes ont aussi opté pour la même méthodologie participative
pour l’élaboration de leurs options et mesures stratégiques.

L’examen des options des deux stratégies montre que les liens existants couvrent la totalité des
options décrites pour les 17 thèmes traités par la stratégie nationale sur la diversité biologique. Les
thèmes de cette stratégie couvrent les différents secteurs choisis pour le PANA.

Le tableau suivant montre un exemple de ces liens :

Thème de la Secteur Options correspondantes


SNDB
Conservation Forêt -
Renforcement institutionnel de la structure chargé de la
protection de la nature,
- Amélioration des connaissances de la ressource et sa
gestion
- Reboisements énergétiques et d’agroforesterie
Elevage - Traction caméline pour la mise en place de pare feux
Ecosystème aride - Études d’impacts sur l’environnement
- Réorganisation des populations victimes des
changements climatiques
Ressources Ecosystème du Préserver la diversité des populations de poissons et
halieutiques littoral empêcher la surpêche dans une perspective de
développement durable

21/72
Ressources Forêt - substitution du combustible ligneux,
ligneuses - renforcement institutionnel de la structure chargé de la
protection de la nature,
- amélioration des connaissances de la ressource et sa
gestion
Ecosystème aride - Projets de fixation des dunes
- Reboisements énergétiques et d’agroforesterie
Ressources Agriculture - Amélioration du système d’exhaure (petits projets de
agricoles goutte à goutte),
- Amélioration des retenues d’eau,
- Amélioration des techniques culturales,
Elevage - Développement des cultures fourragères,
Ecosystème aride - Études d’impacts sur l’environnement

x Le PANA et le PAN-LCD

Le PAN-LCD a pour objectif d’atténuer les effets néfastes de la sécheresse, pour cela il s’appuie
sur la base des expériences déjà menées dans le pays et des recommandations formulées par la
CCD, pour la mise en œuvre de sa stratégie concertée visant à permettre aux populations locales,
ONG’s, organisations communautaires de base et collectivités locales d’améliorer leurs méthodes
de gestion des ressources naturelles.

Cette approche est fondée sur les principes directeurs suivants :

- Améliorer les conditions de vie des populations en couplant la gestion des ressources
naturelles et la lutte contre la pauvreté;
- Intégrer dans les objectifs et stratégies du PAN-LCD, ceux qui sont issus des autres grandes
conventions comme la convention sur la diversité biologique et la convention sur les
changements climatiques ;
- Capitaliser les expériences passées en matière de lutte contre la désertification et
d’atténuation des effets de la sécheresse ;
- Elaborer le PAN-LCD dans un cadre qui devra être aussi clair, concis et rigoureux que
flexible, de manière à s’adapter à l’évolution.

Le PAN-LCD est articulé sur sept domaines prioritaires que sont : l’institutionnel, le juridique, la
protection des ressources naturelles, la production en milieu rural, la recherche et le financement.

Les plans d’action PAN-LCD et PANA, ont en commun en plus de leur méthodologie participative
basée sur la capitalisation des expériences passées, la recherche d’un développement durable à
travers l’équilibre entre les ressources des écopaysages et le besoin des populations locales. Dans
ce cadre les deux plans œuvrent pour améliorer les méthodes de gestion des ressources naturelles.

Les options et les mesures d’adaptation prioritaires proposées par le PANA intègre les axes
stratégiques du PAN-LCD, en particulier celles de la protection des ressources naturelles et de la
production en milieu rural.

22/72
x Le PANA et le PANE

Le PANE, constitue le cadre général de la politique environnementale de la Mauritanie. Il a pour


objectifs, conformément aux recommandations de l’agenda 21, de mettre en place un cadre global
de gestion et de protection de l’environnement à travers : la lutte contre la désertification, la
gestion durable et équitable des ressources continentales et halieutiques et le contrôle des
problèmes environnementaux (pollution…).

L’analyse des documents du PANA montre que l’ensemble de ses options est conforme aux
objectifs du PANE en particulier celui de la gestion durable et équitable des ressources naturelles.

Il faut noter que l’un des handicaps majeurs à la réussite des stratégies passées reste toujours la
méconnaissance des ressources. De la résulte le grand besoin en recherche, formation et
information. Une meilleure collaboration entre les différentes instances de coordination est
indispensable pour remédier à ce handicap et limiter l’échec des plans d’action.

2.3 Obstacles à la mise en œuvre du PANA


Les principaux obstacles à la mise en œuvre du PANA pourraient être de nature à la fois financière
et institutionnelle.

Au plan financier :
- La difficulté de mobiliser les moyens financiers nécessaires à la mise en œuvre des activités
prioritaires proposées
- Le caractère expérimental des activités prioritaires proposées au FEM recèle une limitation
dans l’envergure de l’impact recherché sur l’échelle nationale

Au plan institutionnel :
- L’absence de tissu institutionnel propre à la mise en œuvre du PANA bénéficiant d’un
appui pour son fonctionnement; les organes CNED, CTED, CRED et autres sont à
l’évidence d’aucune capacité locomotive
- Le caractère obsolète des textes juridiques existants sur l’environnement face aux
conventions (AME);
- Le caractère encore informel lié à sa nature de projet perçu par les décideurs en général
- La diversité des mécanismes engagés au niveau national dans le domaine de
l’environnement sans lien fédérateur évident et affaiblissant ipso facto la DENV.

Tous ces obstacles doivent être surmontés préalablement, avant d’espérer un impact positif des
besoins d’adaptation prioritaires nécessaires mais qui restent à cerner.

23/72
III. Recensement des besoins essentiels en matière d’adaptation

Les changements climatiques ont engendré des besoins en matière d’adaptation dans les différents
secteurs vulnérables. C’est ainsi que des stratégies de réponse ont été apportées par les populations
touchées.

3.1 Pratiques passées et actuelles en matière d’adaptation aux changements


climatiques
Face à la recrudescence des sécheresses des décennies 70 et 80, les populations ont amélioré leurs
outils de gestion communautaire et même développé de nouvelles stratégies permettant l’utilisation
des ressources naturelles.

Dans le secteur de l’élevage par exemple, la mobilité a constitué une réaction stratégique à la
variabilité pluviométrique et à la rareté des pâturages. Elle a permis une meilleure mise en valeur
des parcours, des zones sans eau, facilitant l’ensemencement des zones pastorales sur des rayons
très importants.

Les nomades et transhumants ont par cette mobilité adapté leur production aux situations
écoclimatiques difficiles et développé tout un système de gestion des ressources naturelles fondé
sur le consensus et la solidarité pastorale. En effet, les mécanismes d’accès aux ressources tels
qu’adoptés par les éleveurs sont fondés sur les principes du fiqh islamique à travers la communauté
des ressources pastorales, le consensus et la responsabilité partagée.

Pour les ménages pauvres, l’élevage constitue à la fois une source de revenus, un mode de
capitalisation et un système d’assurance. Ces différents aspects sont d’autant plus déterminants
que l’on se situe dans un contexte où l’activité agricole est peu productive et aléatoire. Les
solidarités traditionnelles permettent une prise en charge de la pauvreté à travers des mécanismes
d’abord d’éthique religieuse et ensuite coutumière.

Parmi les adaptations nouvelles des pasteurs figure essentiellement, le développement d’un
élevage lié à la tente fixe ou à la maison souvent constitué de chèvres pour leur capacité
d’adaptation et leur besoin réduit en alimentation, quelques chamelles et vaches. Mais depuis
quelques temps, on assiste à une tendance marquée au cloisonnement de l’espace pastoral stimulée
par la recherche d’autosuffisance alimentaire et les besoins de la sédentarisation. Par ailleurs, la
sédentarisation qui est la conséquence de la sécheresse, a accéléré l’occupation et la mise en
valeur des terres à vocation agricole et une recherche effrénée d’adresse spatio-économique.

Dans le domaine de l’agriculture, des mesures d’adaptation ont été adoptées par les agriculteurs
ayant pour dominante le développement de variétés plus tolérantes à la sécheresse, le
raccourcissement du cycle végétatif dans le système sous-pluie, l’emploi des variétés précoces et le
recours à la culture de décrue des bassins versants des ouvrages de retenue et zones humides. Le
développement de l’agriculture irriguée par maîtrise de l’eau, la diversification agricole ayant pour
accent le maraîchage et la culture sous serre, l’intensification agricole, le développement de la
petite irrigation (goutte à goutte et par aspersion) sont d’autres formes stratégiques de réponse aux
changements climatiques développées dans le pays ces dernières années.

Pour le secteur forestier les pratiques traditionnelles de prélèvement des besoins essentiels en bois
par les populations riveraines des forêts et la nouvelle politique nationale favorisant la promotion
des foyers améliorés et des énergies renouvelables, la butanisation et la gestion participative des
24/72
ressources naturelles sont les traits caractéristiques de la nouvelle stratégie nationale d’adaptation
aux changements climatiques.

En matière d’hydraulique, les populations locales ont développé des ouvrages rudimentaires pour
s’adapter au nouveau contexte de manque d’eau. Pour les eaux de surface, ce sont des ouvrages de
maîtrises et de stockages des eaux de pluies. Il s’agit de grands canaris domestiques, de bassins
rudimentaires de stockage, des digues de retenue et seuils de ralentissement des eaux de
ruissellement de surface.

Pour les eaux souterraines, des puisards (ogglats) sont réalisés dans des zones où l’eau est de
faible profondeur. Ces ouvrages sont détruits à chaque saison hivernale et ne dépassent pas 5 m de
profondeur. Par endroits, des puits traditionnels plus profonds avec des parois soutenues par des
branches d’arbre ou des pierres ont été développés.

Avec la diminution de la pluviométrie couplée à une désertification prononcée ayant pour


conséquences la disparition de la quasi-totalité des eaux de surface (lacs, rivières, tamourts), et la
baisse du niveau des nappes phréatiques, d’autres pratiques plus efficaces mais très coûteuses ont
apparu. :

Pour les écosystèmes marins et côtiers, la densité significative des armatures de flèches de la Baie
du Lévrier datant du paléolithique atteste d'une intense activité de chasse. La pêche et la"cueillette
maritime" (ramassage des coquillages) font aussi, à une large échelle, leur apparition. La pratique
de l'élevage se généralise sur l'ensemble de la côte mauritanienne aux ressources hydriques et
végétales extrêmement réduites et où la quasi-intégralité de la population menait une existence
nomade. Mais, l'accentuation continue de l'aridité a sans doute dû pousser vers le sud, le gros des
habitants du littoral. Progressivement, il ne subsistera plus que quelques îlots de "pêcheurs
ramasseurs", les ancêtres probables des Imraguen.

Les pratiques de conservation du poisson, la transformation de la quasi-totalité de la capture de


poisson (essentiellement par les femmes) sont des adaptations des populations du littoral
mauritanien. Le mulet jaune était ainsi valorisé à 100 % et transformé en tichtar (chair séchée), en
huile (dhin, préparé à partir des têtes et des viscères) et en poutargue (ovaires stades IV et V
séchés) ; les déchets et les arêtes étaient pilés et utilisé comme combustible. La rareté de l'eau de
consommation faisait que l’eau de mer servait à la cuisson des aliments.

3.2 Solutions pertinentes en matière d’adaptation aux changements


climatiques
Les solutions pertinentes en matière d’adaptation aux changements climatique pour le secteur de
l’élevage porte d’abord sur la réduction des risques de cloisonnement de l’espace pastoral, le
développement de la santé et des productions animales. Pour le décloisonnement de l’espace
pastoral, la mise en place et l’application d’un code pastoral favorisant l’accès libre aux ressources
et la mobilité s’impose.

Les études épidémiologiques devraient être poursuivies et même élargies de façon à permettre
l’établissement d’une carte épidémiologique et de calendriers de prophylaxie pour les pathologies
dominantes des différentes espèces en fonction des systèmes d’élevage, des conditions
écoclimatiques et des catégories d’animaux.

25/72
Pour l’amélioration des productions animales, un programme de sélection à noyau ouvert devrait
faire l’objet d’une réflexion approfondie de façon à s’assurer une participation effective des
éleveurs. L’effort principal devrait porter sur l’amélioration des conditions d’élevage des volailles
locales (prophylaxie, conditions de logement, d’abreuvement et d’alimentation). Une fois les
thèmes de base bien appliqués, une amélioration de la race locale peut être envisagée par
l’introduction de coqs traceurs de race mixte rustique. La vulgarisation de l’aviculture villageoise
devrait se concevoir à travers des femmes désignées par leurs communautés.

Un appui important doit être fourni aux éleveurs pour leur conseiller une alimentation plus
équilibrée et plus économique. Ceci impliquera également des actions concertées pour diffuser des
techniques adéquates d’amélioration de la valeur nutritive et quantitative des fourrages et pour
mettre en œuvre des dispositifs dans le but de s’assurer une supplémentation minérale appropriée
aux animaux (petits ateliers de fabrication de pierres à lécher et blocs multi nutritionnels).

Les organisations d’éleveurs devraient s’attacher à faciliter la diffusion des informations,


l’approvisionnement et le stockage des aliments de complément durant les périodes stratégiques.
Le renforcement du potentiel de commercialisation doit porter sur l’amélioration des capacités
commerciales des filières de lait, viande rouge et blanche, la filière cuirs et peaux en agissant sur
les équipements de conservation, le type de conservation, le système de collecte.

Pour l’agriculture, il s’agira pour les cultures tributaires des eaux des pluies (i) d’amélioration des
techniques culturales en zone pluviale et d’introduction de nouvelles variétés céréalières résistantes
à la sécheresse et à haut rendement, (ii) de promotion de techniques d’irrigation économes en eau
en zone oasienne (expériences pilotes du goutte à goutte) et (iii) de formation et information des
producteurs, de leurs OSP et des vulgarisateurs. Pour les cultures en maîtrise de l’eau les solutions
pertinentes passent par l’intensification culturale, la diversification agricole promouvant les
cultures de rente à haute productivité et la promotion de la petite irrigation.

Dans le domaine des forêts, la stratégie préconisée en matière de maîtrise de la prévention des
effets négatifs des sécheresses est de mettre en concert les différentes structures de collecte et
d’analyse de l’information pastorale, agricole et de suivi des épizooties.

Pour ne pas épuiser toutes les formations forestières du pays, la satisfaction de cette demande doit
être par une autre forme d’énergie. Le gaz butane est la forme la plus prometteuse, vu l’expérience
du pays (SOMAGAZ) dans le domaine. Toutefois, d’autres formes d’énergies nouvelles et
renouvelables peuvent être envisagées : Kérosène, énergies éolienne et solaire, tourbe, ….

La deuxième mesure est l’aménagement des forêts. L’aménagement forestier met de l’ordre dans
une exploitation désordonnée. Il intègre la notion de gestion et de contrôle. La situation en
Mauritanie est caractérisée par la menace qui pèse sur l’existence même des forêts du fait de leur
exploitation sans aucun renouvellement. L’aménagement durable de ces forêts nécessite donc que
toute activité de production s’y effectuant soit limitée à leur capacité de régénération.

Pour ce qui concerne les ressources en eau, les solutions pertinentes en matière d’adaptation aux
changements climatiques doivent être recherchées dans la mise en œuvre efficace de l’approche
Gestion Intégrée des Ressources en Eau, qui repose sur les critères suivants:

x L’évaluation régulière de la disponibilité des ressources en eau et de la demande. En effet, pour une bonne
gestion, il est nécessaire de bien connaître la ressource tant du point de vue de l’évolution de sa quantité et de sa
qualité que du point de vue de la demande. Il est donc important de disposer de réseaux de mesures (quantité et
qualité de l’eau) fonctionnels et bien répartis dans le pays.

26/72
x La mise en place d’un système de suivi et d’atténuation des impacts liés à la dynamique du développement socio-
économique durable respectueux de la préservation de l’environnement.
x La mise en place d’une stratégie de communications pour promouvoir la diffusion et la circulation rapides des
informations au niveau des partenaires, pour organiser des restitutions périodiques des résultats et esquisser les
plans d’action prioritaires.
x La mise en place d’une clé de répartition de l’eau et des règles de gestion afin de prévenir les conflits d’usages.
La connaissance de la ressource doit être considérée à plusieurs niveaux pour permettre de faire des projections
à court, moyen et long terme et de procéder au partage équitable des ressources.
x La mise en place d’instruments de régulations juridiques et économiques afin de favoriser une meilleure
utilisation des ressources en eau.
x Le renforcement préalable des capacités pour assurer la parfaite mise en œuvre de la GIRE à travers la création
d’institutions viables ayant pour mandat le suivi, l’évaluation de l’état des ressources en eau et la production
d’informations fiables aux différents partenaires.

Les mesures d’adaptation aux changements climatiques des écosystèmes arides et semi-arides de la
Mauritanie consistent à développer dans un premier des mesures pour arrêter les causes de
dégradation de ces milieux et dans un deuxième leur reconstitution. Il s’agit principalement de
mesures relatives aux trois principaux secteurs d’exploitation des écosystèmes terrestres (bois et
charbon de bois, pâturage et production agricole) et des aménagements adéquats garantissant une
gestion durable des différents types d’écosystèmes terrestres (zones humides, écosystèmes
agricoles, forêts, écosystèmes pastoraux).

Pour faire face aux changements climatiques, les écosystèmes terrestres du pays peuvent être
renforcés également par des mesures complémentaires. Ces mesures peuvent porter sur des
reboisements énergétiques (projets d’agroforesterie) et de production (perches de construction au
niveau des haies vives ou brise-vent, notamment) et des mises en défens assistées (ensemencement
manuel ou aérien, des crochetages).

Au niveau des écosystèmes côtiers et marins, les solutions pertinentes en matière d’adaptation
pourraient se traduire par l’aménagement de pêcheries, le contrôle et la surveillance des ressources
halieutiques d’une manière générale et la sensibilisation des différents acteurs. D’autres stratégies
de réponse concernent notamment la protection et le renforcement du cordon littoral et la gestion
intégrée des zones humides.

IV. Critères pour la sélection des options prioritaires

4.1 La nécessité des critères


Le PANA est un programme fondé sur un diagnostic de l’ensemble des secteurs vulnérables aux
changements climatiques. Ce diagnostic, établi de façon participative, a abouti à l’identification
d’un ensemble d’options et de mesures en vue de l’adaptation aux changements climatiques et/ou
de l’atténuation de leurs effets.

Cependant, bien que chacune des options identifiées ait son importance parce que contribuant à un
niveau ou à un autre à l’atténuation et à l’adaptation, elles ne pourront pas toutes être mises en
œuvre. En effet, les ressources financières sont limitées et les options et mesures d’adaptation aux
changements climatiques ne sont pas les seules éligibles aux financements. De plus, la Mauritanie
n’est pas le seul pays présentant un PANA prétendant à un financement.

Il est donc plus que fondamental d’identifier les mesures et les options prioritaires pour qu’elles
aient le maximum de chances d’être financées par le FEM et les bailleurs les plus intéressés à la

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lutte contre les effets des changements climatiques. De là découle la nécessité de hiérarchiser les
options et mesures sur la base de critères objectifs.

Le critère est défini à la fois comme une norme, un principe, un indicateur pour effectuer une évaluation.
Dans le PANA, il vise à démontrer :
- La compatibilité avec les choix prioritaires nationaux
- La compatibilité avec la vulnérabilité des populations ciblées
- L’objectivité (un coût d’équipement)
- La subjectivité (préférence, binarité)
- L’individualisation ou le regroupement de critères

4.2 Les bases d’identification des critères


Les directives du LEG, tout en laissant la liberté aux pays de fixer les critères qu’ils jugent
opportuns, donnent des indications qui sont à la fois suggestives et pertinentes pour l’exercice ; il
s’agit de :
x Le rapport coût-efficacité;
x Le niveau, ou la gravité des effets néfastes des changements climatiques;
x La réduction de la pauvreté afin d’accroître la capacité d’adaptation;
x La synergie avec d’autres accords multilatéraux dans le domaine de l’environnement.

L’évaluation de ces critères par rapport aux différentes options et mesures identifiées sera fondée,
entre autre, sur :

x Les pertes en vies et pertes de moyens de subsistance;


x la santé;
x la sécurité alimentaire et l’agriculture;
x les ressources en eau existantes, leur qualité et leur accessibilité;
x les Infrastructures de base;
x le patrimoine culturel;
x la diversité biologique;
x la gestion de l’utilisation des terres et foresteries;
x les autres biens environnementaux.

La concertation engagée au niveau du pays à l’endroit de toutes les parties prenantes a permis dans
un premier temps l’identification puis dans un second exercice la sélection d’un ensemble de
critères ayant pour base les directives du LEG et les spécificités du pays.

4.3 Critères identifiés et validés


Pour déterminer les critères de classification, plusieurs méthodes ont été examinées : l’analyse
coûts/bénéfices (ACB), l’analyse coût/efficacité (ACE) et l’analyse multicritère (AMC). Le choix
de l’AMC a été fait parce que elle inclut l’ACB et l’ACE mais aussi du fait qu’elle permet
l’utilisation de variables et d’indicateurs non monétaires et qualitatifs qui résultent d’un manque
presque généralisé de données. Le choix de cette méthodologie découle aussi de la nécessité de la
prise en compte de la rareté des ressources financières du pays; ces ressources qui doivent être
utilisées avec le maximum d’efficacité en même temps qu’ils constituent un facteur de
mobilisation des ressources extérieures.

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Les phases de l’AMC se retrouvent implicitement prises en compte tout le long du processus de
préparation du PANA ; c’est ainsi que :
Le contexte de la décision se retrouve dans les étapes 1 et 2, l’identification des
options dans les étapes 3 et 4, l’identification des critères dans les étapes 4 et 5, les
notations des options/critères et méthode de standardisation dans 6 et les valeurs
pondérées des critères, l’analyse des résultats et l’analyse de sensibilité dans la 7.

Les critères, dans l’approche AMC, sont eux-mêmes différenciés en deux groupes (coût d’une part
et efficacité de l’autre) et par l’affectation d’un taux indicatif du poids que représente chacun dans
la batterie globale d’indicateurs retenus, totalisant ensemble 100%.

- Le coût : il s’agit essentiellement du coût financier. Ce critère représente la prise en compte


de la rareté des ressources du pays. Il s’agit en fait d’une contrainte incontournable dans un
pays aux ressources financières limitées tel que la Mauritanie. Il s’impose donc à toutes les
options et mesures d’adaptation.
- L’efficacité : elle est examinée comme un avantage dans ses dimensions de risques
climatiques évités, de contribution au développement durable, d’accompagnement, et de
faisabilité.

Ces critères qui s’inspirent largement de ceux préconisés par les directives du PANA, ont été
réexaminés dans le contexte mauritanien. Tandis que le coût colporte la charge négative de la
balance en raison de l’absence de la ressource financière dans le pays, les quatre sous ensembles de
critères relatifs à l’efficacité se présentent eux comme des avantages ou d’évitement des impacts
négatifs à connotation positive:
x Risques climatiques évités : vies sauvées, subsistances assurées, infrastructures épargnées;
¾ Le critère des vies sauvées s’impose dans un pays comme la Mauritanie où les
ressources en eau sont rares, les cycles de sécheresse fréquents et où le littoral
marin est continuellement fragilisé et mal protégé.
¾ Le critère de subsistances assurées découle de la même logique vue du point de vue
de la mise à contribution de ressources rares telles que l’eau, les hommes et les
femmes, etc., pour assurer un minimum de subsistances aux populations humaines
et animales.
¾ Le critère des infrastructures épargnées s’explique par la dimension de la
préservation des infrastructures existantes, surtout par rapport aux catastrophes
climatiques et à la fréquence des tempêtes de sable agressives. Dans un pays
comme la Mauritanie avec une côte basse et à forte concentration des
établissements humains surtout dans la partie méridionale et un désert aussi vaste
dans la partie septentrionale, la prise en compte de ce critère est indispensable.

x Contribution au développement durable : lutte contre la pauvreté, synergie avec les autres
conventions;
¾ Le critère de lutte contre la pauvreté est fondamental au moment où la Mauritanie
affiche un indice de pauvreté des plus bas et s’attaque à ce problème majeur par la
mise en oeuvre d’une stratégie de lutte contre la pauvreté (CSLP).
¾ La Mauritanie a adhéré aux conventions internationales dites de la génération de
Rio (conventions sur la biodiversité, la lutte contre la désertification et la
Convention Cadre sur les changements climatiques). La synergie entre les deux
autres conventions et celle sur les changements climatiques est un critère pertinent
dans la mesure où il favorise une mise en œuvre intégrée des plans d’action des
conventions et les politiques de développement du pays optimisant tous l’utilisation
des ressources rares en évitant, entre autres, les doubles emplois.
29/72
x Accompagnement : participation (sensibilisation/adhésion);
¾ Ce critère permet de prendre en compte l’apport de l’option d’adaptation dans la
sensibilisation des populations et dans l’adhésion de celles-ci à la réalisation des
objectifs de l’option.
x Faisabilité : possibilité de mobilisation de financements, faisabilité technique.
¾ Le critère de possibilité de mobilisation de financement permet de juger dans quelle
mesure, compte tenu des orientations des partenaires traditionnels de la Mauritanie
et la capacité des bénéficiaires à mobiliser leur participation, les MPA pourraient
susciter un intéressement à un financement.
¾ Le critère de faisabilité technique évalue le potentiel de faisabilité ou la simplicité
technique de l’option ; c’est-à-dire les choix technologiques de l’option sont ils
faciles à mettre en œuvre, les populations peuvent elles assimiler ces choix, y
adhérer et se les approprier. Ce critère, même s’il est implicitement pris en compte
dans les montages financiers des budgets des options, il recèle une dimension de
charge récurrente pour les bénéficiaires, importante à anticiper.

Ce sont ces critères avec leurs poids relatifs qui ont été validés par les comités de mise en œuvre et
de pilotage avant leur application à l’ensemble des projets proposés pour aboutir à la liste
définitive des activités d’adaptation prioritaires. Pour la procédure de classification proprement
dite, elle est décrite dans le chapitre VI.

V. Liste des activités et mesures d’adaptation prioritaires


Chaque option d’adaptation, pour être évaluée, a comparé sur une balance les avantages et les
désavantages. Les exemples d’avantages sont : la diminution des risques, la contribution au
développement durable et à la réduction de la pauvreté, les gains qualitatifs (sociaux notamment) ;
les désavantages concernent surtout les coûts financiers et les contraintes non monétaires
(difficultés, obstacles, etc.). La priorisation des options provient des exercices participatifs
entrepris par la suite par les mêmes acteurs parties prenantes des milieux professionnels et de la
société civile.

Il est énuméré dans ce chapitre, par ordre de priorité, les activités et mesures d’adaptation aux
changements climatiques qui ont été sélectionnées sur la base des critères indiqués au chapitre
précédent.

1. Meilleure connaissance des régimes des eaux de surface pour 20 bassins


2. Construction d’ouvrages de ralentissement des crues en zones pluviale et oasienne
3. Promotion de techniques économes en eau en zone oasienne
4. Introduction de 50 GMP électriques pour l’irrigation dans la vallée
5. Diffusion de la technologie de goutte à goutte dans la vallée et zone oasienne
6. Promotion de la mobilité du cheptel
7. Réorganisation des populations victimes des changements climatiques
8. Promotion et développement de l'aviculture familiale
9. Amélioration des techniques culturales en zone pluviale
10. Substitution du combustible ligneux
11. Les reboisements énergétiques participatifs et d'agro foresterie en zone agricole

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12. Amélioration génétique des races locales de bovins
13. Amélioration de la gestion des eaux souterraines en zone d’Aftout
14. Préservation de la diversité des populations de poissons
15. Introduction de nouvelles espèces fourragères dans les parcours naturels
16. Protection et renforcement du cordon dunaire du littoral
17. Formation et information des OSP et AVB
18. Traitement des fourrages grossiers et blocs multi nutritionnels
19. Restauration et gestion intégrée des terres basses et zones humides
20. Développement des cultures fourragères
21. Suivi de la qualité de l'eau pour 3 villes prioritaires
22. Mise en place d'une unité de fabrique d’aliments de bétail
23. Expérimentation de la technique de goutte à goutte en zone oasienne
24. Réalisation d'un plan de sauvegarde de Nouakchott
25. Amélioration des connaissances de la ressource forestière et sa gestion durable
26. Fixation des dunes vives menaçant les infrastructures socio économiques du pays
27. Appui à une meilleure surveillance des réseaux piézométriques des grés d’Aïoun au Hodh
28. Renforcement institutionnel de la structure chargée de la protection de la nature

Il s’agit là du produit résultant du processus de concertation sur le PANA, c'est-à-dire une liste des
activités et mesures d’adaptation prioritaires, qui cadrent avec les objectifs de développement et les
stratégies de réduction de la pauvreté du pays, tout en accroissant la capacité d’adaptation des
collectivités vulnérables.

Un ensemble de profils de requête de projet a été examiné pour tenir compte des différences et des
similarités entre les activités prioritaires sélectionnées et à incorporer au programme d’adaptation.
Pour ce faire, le plan suggéré par le LEG a été jugé globalement satisfaisant et applicable même si
de légères modifications sont apparues nécessaires.

VI. Processus de préparation du PANA


6.1 Établissement des organes du PANA
Le Directeur de l’Environnement (DENV), en charge du Projet PANA, a désigné le Coordinateur
du projet changement climatique comme responsable de ce projet avec pour mission
l’administration du processus PANA ; tout comme le DENV a convenu avec le PNUE de la
désignation d’un Conseiller Technique au Projet. Cette première étape a permis aussi de procéder à
la sélection de l’équipe d’experts du projet composée de 5 thématiciens (élevage, forêts,
agriculture, eaux de surface et souterraine), et 2 écosystémiques (arides/semi arides et littoral
marin), de 3 économistes et d’un groupe d’éditing de 3 membres. Cette équipe est renforcée par
deux experts en communication (un journaliste et un sociologue) et un expert chargé de la synergie
entre les conventions internationales dites de la génération de Rio (conventions sur la biodiversité,
la lutte contre la désertification et la Convention Cadre sur les changements climatiques). Les 18
différents profils qui composent cette équipe de gestion du projet ont été choisis selon une
répartition égale entre les secteurs d’emploi suivants : (i) 6 professionnels des administrations
publiques, (ii) 6 universitaires et (iii) 6 experts relevant de la société civile.

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L’autre organe du PANA, est celui présidé par le directeur de l’environnement, appelé réseau
PANA ou comité de mise en œuvre qui comprend en plus de l’équipe précédente, les points focaux
des différents départements ministériels impliqués et ceux des wilaya administratives du pays et de
la société civile. La désignation de ces points focaux a été conduite par le Projet sur la base d’une
consultation transparente en présence des institutions et acteurs concernés.

Enfin, l’organe de supervision du processus PANA est le comité de pilotage que préside le
directeur des études et de la programmation du ministère des affaires économiques et du
développement (MAED) et qui comprend 10 membres représentants les différents secteurs
d’emploi.

L’ensemble de ce dispositif a fait l’objet d’un arrêté ministériel de création et de définition des
attributions respectives de la part du ministère de tutelle du projet, le MDRE qui a aussi désigné le
Coordinateur du projet comme secrétaire des différents comités.

6.2 Revue des études et recherches relevant des changements climatiques


Chaque expert thématique en étroite collaboration avec un des économistes a procédé à la revue de
la documentation existante sur le secteur dont il la charge et a fait ressortir le caractère de
vulnérabilité du secteur et la dimension économique de cette V/A. Pour ce faire, il a procédé, d'une
part, à l’inventaire et l’analyse de la documentation existante, et d'autre part, à l’identification les
éléments pertinents contenus dans cette documentation pour servir comme base de planification
des options visant à contrecarrer les effets négatifs des changements climatiques sur son secteur.

Les résultats d’investigation attendus de chaque expert thématique en collaboration avec son duo
économiste ont été :
Ÿ La collecte et analyse de la documentation utile sur le secteur ;
Ÿ La synthèse sous forme de rapport sur la vulnérabilité/adaptation du secteur à la
variabilité du climat.
Ÿ Établir un inventaire des options d’adaptation existantes.

Ces résultats ont été répertoriés dans des rapports sectoriels puis groupés selon les thématiques
(Groupe 1) d’un côté et les écosystèmes (Groupe 2) de l’autre pour constituer les produits d’une
étape du processus.

6.3 Concertation nationale


L’élaboration du PANA a commencé par une revue de la documentation existante sur des thèmes
(eaux superficielles et souterraines, élevage, forêts, agriculture) choisis arbitrairement par le
groupe d’experts. Cette revue a permis de montrer la vulnérabilité des secteurs en question face
aux changements climatiques et a permis de recenser les options d’adaptation existantes. Les
résultats de ce travail d’investigation mené par les experts du projet ont été exposés dans un atelier
de concertation nationale et de lancement du processus PANA où toutes les parties prenantes
(secteur public, société civile, représentants des régions de l’intérieur) ont amendé en partie et
amélioré de l’autre avant de valider le résultat d’ensemble.

6.4 Consultation régionale


Le résultat précédent a été synthétisé dans des communications présentées dans les ateliers
régionaux où ont participé aux côtés des experts du projet les points focaux sectoriels et les points
focaux régionaux du public et de la société civile. A cette occasion, le territoire national a été
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divisé en quatre blocs : Le bloc du pluvial comprenant l’Assaba, les deux hodhs et le Tagant; le
bloc de l’irrigué regroupant le Guidimakha, le Trarza, le Gorgol et le Brakna; le bloc oasien qui a
réuni l’Adrar, le Tiris-Zemmour et l’Inchiri; et, enfin le bloc du littoral associant le District de
Nouakchott, Dakhlet Nouadhibou et le delta du fleuve Sénégal.

Les ateliers décentralisés ont porté sur ces quatre blocs jugés stratégiquement homogènes quant
aux changements climatiques mais également et surtout du point de vue de la logistique
d’organisation des ateliers; certaines des wilayas appartiennent en effet à plusieurs zones agro-
écologiques et ne peuvent être considérées d’appartenance stricte à la zonification définie ci-
dessus.

Les ateliers régionaux ont été organisés à l’image de l’atelier de lancement national. Les stress
climatiques ont été identifiés par écosystème et comparés les uns aux autres notamment par rapport
à leurs impacts sur les secteurs et les populations. Ainsi, sur la base de notations les degrés de
vulnérabilité des secteurs ont été établis au cours de ces ateliers décentralisés. Une représentation
graphique illustre les résultats obtenus de cette évaluation participative (voir ci-dessus). Ont été
également entrepris au cours de ces mêmes ateliers décentralisés l’identification des options
d’adaptations et des critères de priorisation, et des exercices de simulation de priorisation des
options.

Ces différentes concertations (nationale et régionale) ont été grandement enrichies par les outils
pédagogiques et les exercices fournis par les ateliers de formation de Ouagadougou, Niamey et de
Dar Es Salaam organisés par l’UNITAR, CILSS et le PNUE auxquels ont participé certains
membres du Comité de gestion du projet.

6.5 Critères de classification


La méthodologie adoptée est celle multicritères (voir chapitre IV, section 3 ci-dessus). Sur cette
base quatre sous-ensembles de critères ont été identifiés. Le premier sous-ensemble est le coût; les
quatre autres sous ensembles sont les risques climatiques évités, la contribution au développement
durable, l’accompagnement et la faisabilité, représentent la composante efficacité.

Ces critères, s’inspirant largement des critères proposés par les directives du PANA, avaient dans
un premier temps été proposés par une commission ad hoc désignée au sein du comité des experts,
et fait l’objet de larges débats au sein de ce comité des experts et de la coordination du projet. Il est
important de noter que les débats ci-dessus ont eu lieu avant, pendant et après la tenue de plusieurs
ateliers (nationaux et régionaux ) qui ont discuté de la question des critères dans le cadre de la mise
en oeuvre de la méthode participative adoptée des le début du processus.

Le résultat obtenu a consisté en la décomposition des quatre sous ensembles relatifs à l’efficacité
comme suit :

x Risques climatiques évités : vies sauvées, subsistances assurées, infrastructures épargnées;


x Contribution au développement durable : lutte contre la pauvreté, synergie avec les autres
conventions;
x Accompagnement : participation (sensibilisation/adhésion);
x Faisabilité : possibilité de mobilisation de financements, faisabilité technique.

Le critère PIB avait été proposé par la commission ad hoc mais retiré par la suite, lors des débats
entre le groupe des experts et la coordination du projet. Ce critère a été mis à contribution en tant

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que clef de répartition de la quote-part de chaque secteur dans les projets retenus. Il s’agissait à la
demande du public de faire en sorte qu’aucun secteur vulnérable ne soit absent du portefeuille de
projets proposés au financement.

C’est ainsi qu’il a été décidé que :

x 30% des options retenues soient réservés aux écosystèmes et répartis à parts égales entre
l’écosystème aride et l’écosystème côtier;
x 70% des options soient réservés aux secteurs productifs et répartis entre ces secteurs selon
leur contribution au PIB.

Le critère de faisabilité technique a été l’objet de beaucoup de discutions avant d’être adopté. Il
vise à prendre en compte le degré de facilité, au plan technologique, de la mise en œuvre du projet
(technologie connue, ressources humaines et matérielles disponibles sur place, facilité
d’appropriation des procédés par les populations, etc.). Le critère de faisabilité financière fait,
quant à lui, référence à l’éligibilité auprès des bailleurs potentiels. Ces critères ont été eux-mêmes
hiérarchisés sur la base de l’attribution d’un poids à chaque critère, à la fois référentiel et
comparatif par rapport à l’ensemble des autres critères (voir tableau en annexe).

Ce sont ces critères avec leurs poids relatifs qui ont été validés par les comités de mise en œuvre et
de pilotage avant d’être appliqués à l’ensemble des projets proposés pour aboutir à la liste des
activités d’adaptations prioritaires définitive.

6.6 Catégorisation des options d’adaptation prioritaires


Sur la base d’un inventaire exhaustif d’options d’adaptation identifiées au cours du premier atelier
de lancement, un ajustement et groupage sélectif ont été opérés progressivement par les ateliers
successifs pour aboutir à celles considérées plus prioritaires.

Secteur de l’élevage

Les mesures d’adaptations pour ce secteur s’articulent autour de trois grands axes :

x L’amélioration de l’alimentation du bétail en qualité et en quantité. Cet axe comprend le


développement des cultures fourragères, mise en place d’une unité de fabrication
d’aliments de bétail, traitement des Fourrages grossiers et Fabrication et Utilisation des
Blocs Multi nutritionnels ;
x L’amélioration génétique et la diversification de la production animale. Cet axe comprend
l’Amélioration génétique des races locales de bovins, la promotion et le développement de
l’aviculture familiale, l’introduction de nouvelles espèces fourragères dans les parcours
naturels
x La promotion de la mobilité du cheptel (Vulgarisation du code pastoral et mesures
d’accompagnement) constitue le troisième axe. Cette stratégie est la mieux adaptée aux
réalités locales et la population locale qui jouit d’un savoir-faire ancestral lié à la
connaissance parfaite du milieu.

Secteur des Forêts

Les mesures d’adaptation du secteur forestier s’articulent également sur trois axes :

34/72
x L'amélioration des connaissances de la ressource ligneuse, condition nécessaire à sa
gestion durable. La situation actuelle dénote d’une mauvaise connaissance de la ressource
forestière. Le dernier inventaire date de plus de 20 ans et la situation a considérablement
changée depuis ;
x La substitution du combustible ligneux comme énergie domestique pour soulager les
formations forestières du Sud du pays de plus en plus menacées. La forme d’énergie la plus
prometteuse reste le gaz butane, les autres formes d’énergies (énergies éolienne et solaire
notamment) sont peu développées.
x Le dernier axe porte sur le renforcement institutionnel de la structure chargée de la
protection de la nature. Sans ce renforcement, la législation mise en place n’aura aucune
chance d’être appliquée et les maigres formations forestières continueront à être décimées
sans être protégées.

Secteur de l’agriculture

Les mesures d’adaptation du secteur de l’agriculture porte sur le renfoncement des capacités par la
formation et l’information des producteurs, de leurs OSP et des vulgarisateurs. Toutefois,
l’agriculture en Mauritanie reste tributaire de l’eau; c’est ainsi que l’adaptation s’oriente vers les
formes d’optimisation de la goutte d’eau, notamment :
x L’amélioration des techniques culturales en zone pluviale et introduction de nouvelles
variétés céréalières résistantes à la sécheresse et à haut rendement et
x La promotion de techniques d’irrigation économes en eau en zone oasienne (expérience
pilote de goutte à goutte).

Secteur de l’eau

Les mesures d’adaptation dans le domaine transversal à tous les secteurs précédents visent
l’amélioration de la connaissance de la ressource, l’économie dans son utilisation et sa surveillance
du point de vue aussi bien quantitatif que qualitatif.

Les eaux superficielles :

x Utilisation de l’énergie hydroélectrique issue du barrage de Manantali ;


x Contribution à une meilleure connaissance des régimes des eaux superficielles ;
x Appui à la diffusion des nouvelles technologies dans l’irrigation.

Les eaux souterraines :

x Amélioration de la surveillance des réseaux piézométriques des nappes ;


x Amélioration de la gestion de la ressource ;
x Suivi de la qualité de l’eau ;
x Expérimentation et extension des nouvelles technologies adaptées.

Les écosystèmes arides et semi-arides

Une des conséquences majeures des changements climatiques en Mauritanie demeure le


mouvement des dunes qui deviennent mobiles. Les superficies sont malheureusement si
importantes qu’une lutte intégrale est impossible; c’est pourquoi, la mesure singulière préconisée
est la fixation des dunes vives menaçant les infrastructures sociales et économiques du pays.

35/72
Les autres mesures se focalisent sur les populations victimes des changements climatiques et
portent sur les reboisements énergétiques participatifs et d’agroforesterie dans les zones agricoles
et la réorganisation des populations victimes des changements climatiques en tenant compte des
options déjà adoptées par celles-ci.

Les écosystèmes marins et côtiers

x Les plages et les cordons dunaires : résistance ou recul

La résistance s’impose là où il est nécessaire de protéger une agglomération urbaine de


l’invasion de la mer. On peut recourir à l’alimentation artificielle des rivages marins en
sédiments ou édifier des constructions, soit parallèlement à la plage soit
perpendiculairement à celle-ci. Il peut s’agir de jetées assimilables à des murs ou encore de
cordons d’enrichissement mieux à même d’absorber l’énergie des vagues.

Le recul s’impose là où les rivages sont inoccupés. Ici, le recul de la côte assure sa
permanence par simple translation progressive des différents milieux qui le composent.

x La pêche

Les mesures d’adaptation peuvent porter sur la modification et le renforcement des


opérations de pêche et des programmes de surveillance du poisson pour empêcher la
surpêche et assurer une exploitation durable, une amélioration de la pisciculture, de
manière à préserver la diversité génétique des populations de poissons, le repeuplement de
certains secteurs aux moyens d’espèces résistantes et la prise en compte des besoins de
l’habitat du poisson dans la planification de l’aménagement côtier.

x L’habitat et les infrastructures socio-économiques

L’adaptation passe par l’institution de normes d’urbanisation tenant compte des


changements climatiques, le respect d’un recul planifié de l’ensemble des infrastructures
implantées dans les secteurs sensibles aux effets des changements climatiques et la
réalisation d’un plan d’aménagement du littoral tenant compte des changements
climatiques.

x Les terres basses et zones humides

Les adaptations peuvent porter sur la mise en défens des ressources des zones humides, la
restauration et la gestion intégrée des espèces et le développement de l’aquaculture dans
l’Aftout.

6.7 Classification des options prioritaires


A l’issue du processus de recensement des options d’adaptation aux changements climatiques des
sous secteurs thématiques et des écosystèmes, 28 « options » ont été retenues par les experts. Ces
options ont été l’objet d’exercices répétitifs et itératifs de hiérarchisation par des critères ayant
eux-mêmes été l’objet d’une série de discussions et de sélection.

A ce stade, plusieurs questions ont préoccupé les experts avant d’en rechercher les réponses auprès
des parties prenantes; il s’agit de :

36/72
• Les options sélectionnées correspondent elles vraiment aux besoins engendrés par la
vulnérabilité des moyens et sources de subsistance (livelihoods) ?
• Les critères ou indicateurs sélectionnés sont-ils quantifiables en valeur absolue ou valeur
relative ?
• Pour les indicateurs qualitatifs, peut-on les quantifier et comment ?
• Qui va participer, et suivant quelle forme, à la notation des critères ?

La méthode de calcul

La procédure appliquée au cours de ces exercices de priorisation a été la suivante :


1. Au regard de chaque critère, attribution d’une note comparative à chaque option selon une
échelle à déterminer ; dans l’exemple ci-dessous la note minimale est de 1 et la note
maximale de 5 pour le critère des vies épargnées, alors que elle varie de 2 à 55% dans le
critère de réduction de pauvreté; le choix du sens de graduation doit tenir compte des valeurs
croissantes pour les bénéfices (avantages) et décroissantes pour les coûts (désavantages). Ici,
les options sont comparées les unes aux autres en prenant chaque critère séparément. A titre
d’illustration, le tableau qui suit reproduit l’application de cette étape dans certains ateliers de
l’intérieur du pays (Kiffa et Atar) où 11 options ont été hiérarchisées en utilisant 5 critères;

Rappel des résultats de l’étude de vulnérabilité – Mauritanie


(Exemple exposé aux ateliers de Kiffa et d’Atar)
Efficacité/avantages
Coût
Mesures d'adaptation prioritaires (million Vies Infrastructures Réduction Synergie
USD) épargnées sauvées pauvreté AME
0-5 1 – 20 1 – 100 % 0 – 4 (+)
Option 1 : Réorganisation des populations victimes
des changements climatiques 0,6 5 10 2 +
Option 2 : Amélioration des techniques culturales en
zone pluviale 1,2 2 2 20 ++
Option 3 : Promotion de techniques économes en
eau en zone oasienne 0,2 4 3 40 +++
Option 4 : Substitution du combustible ligneux 0,7 3 1 25 +++
Option 5 : Meilleure connaissance des régimes des
eaux de surface 0,4 4 2 10 +
Option 6 : Promotion de la mobilité du cheptel 0,2 3 1 55 ++++
Option 7 : Construction d’ouvrages de ralentissement
des crues en zone pluviale et oasienne 0,6 4 15 5 +++
Option 8 : Promotion et développement de
l'aviculture familiale 0,2 3 1 60
Option 9 : Introduction de 50 GMP électriques dans
la vallée 1,0 1 15 50 ++++
Option 10 : Les reboisements énergétiques
participatifs et d'agro foresterie en zone agricole 1,0 3 3 40 +++
Option 11 : Diffusion technique goutte à goutte dans
la vallée et zone oasienne 0,3 2 1 50 +++

2. Pour comparer simultanément les options sur la base de tous les critères, il a fallu opérer une
standardisation des échelles, c’est-à-dire exprimer les valeurs des critères dans la même unité
de mesure sur une échelle commune. Ceci a pu être entrepris aisément en appliquant la
formule suivante :
37/72
Où M représente la valeur maximale, m la valeur minimale et x la valeur de
1 _ M-x l’option en lisant dans chaque colonne; puis, lors de l’étape prochaine,
M-m utiliser dans la formule un poids à la place de 1 (où les critères ont par
hypothèse le même poids) lorsqu’une différenciation entre les critères est à
opérer (ici la comparaison croise les valeurs des colonnes).

3. L’étape précédente ayant été entièrement réalisée en grandeur nature, c'est-à-dire avec toutes
les options et tous les critères, a permis de ramener le tout à une même échelle et donné lieu à
l’attribution d’un poids relatif à chaque critère (coefficient). En effet, les critères n’ont pas la
même importance pour tous les participants dans les différents ateliers;
4. Pour chaque option, on a multiplié la note par rapport à chaque critère par le poids relatif du
critère. Cela aboutit à une note relative (dite note pondérée) de l’option pour chaque critère;
5. calcul de la moyenne des notes (scores) pour chaque option en faisant la sommation des
notes et en les divisant par le nombre de critères; il s’agit là de l’opération de pondération.
6. Le rang de chaque option est ainsi déterminé en comparant les moyennes obtenues.
7. La sensibilité des résultats obtenus a été ensuite évaluée. Cette analyse de sensibilité consiste
principalement à changer le poids relatif des critères ou des notes des options.

Les MPA

Le résultat définitif de cette hiérarchisation figure dans le tableau ci-dessous où chaque couleur
s’identifie à un secteur pour en faciliter la lecture rapide.

Projets Notes Rang Secteurs

Meilleure connaissance des régimes des eaux de surface pour 20 bassins 4,23 1 Eaux
Construction d’ouvrages de ralentissement des crues en zone pluviale et oasienne
4,10 2 Eaux
Promotion de techniques économes en eau en zone oasienne 4,05 3 Agriculture
Introduction de 50 GMP électriques dans la vallée 3,96 4 Eaux
Diffusion technique goutte à goutte dans la vallée et zone oasienne 3,82 5 Eaux
Promotion de la mobilité du cheptel 3,80 6 Elevage
Réorganisation des populations victimes des changements climatiques 3,73 7 Eco aride
Promotion et développement de l'aviculture familiale 3,70 8 Elevage
Amélioration des techniques culturales en zone pluviale 3,65 9 Agriculture
Substitution du combustible ligneux 3,65 10 Forêt
Les reboisements énergétiques participatifs et d'agro foresterie en zone agricole 3,53 11 Eco aride
Amélioration génétique des races locales de bovins 3,50 12 Elevage
Amélioration de la gestion des eaux souterraines en zone d’Aftout 3,47 13 Eaux
Préservation de la diversité des populations de poissons 3,42 14 Eco marin
Introduction de nouvelles espèces fourragères dans les parcours naturels 3,40 15 Elevage
Protection et renforcement du cordon dunaire 3,35 16 Eco marin
Formation et information des OSP et AVB 3,32 17 Agriculture
Traitement des fourrages grossiers et blocs multi nutritionnels 3,31 18 Elevage
Restauration et gestion intégrée des terres basses et zones humides 3,24 19 Eco marin
Développement des cultures fourragères 3,13 20 Elevage
Suivi qualité de l'eau pour 3 villes 3,11 21 Eaux
Mise en place d'une unité de fabrique d’aliments de bétail 3,05 22 Elevage
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Expérimentation technique goutte à goutte en zone oasienne 2,93 23 Eaux
Réalisation d'un plan de sauvegarde de Nouakchott 2,87 24 Eco marin
Amélioration des connaissances de la ressource forestière et sa gestion durable 2,85 25 Forêt
Fixation des dunes vives menaçant les infrastructures socio économiques du pays 2,81 26 Eco; aride
Appui à une meilleure surveillance des réseaux piézométriques des grés d’Aïoun 2,64 27 Eaux
Renforcement institutionnel de la structure chargée de la protection de la nature 2,55 28 Forêt

Les arbitrages

Certaines hypothèses de travail ont été émises et discutées par les participants aux différents
ateliers. Un exemple qui a été souvent évoqué est celui où le nombre de projets serait limité par
l’insuffisance de ressources financières ; couplé à cela le souci des décideurs d’impliquer
l’ensemble des secteurs vulnérables. Dans ce cas précis, il a été convenu d’appliquer un quota
pondérateur. Il a été suggéré d’attribuer 70% des projets aux secteurs thématiques et 30% aux
écosystèmes (15% pour le côtier et 15% pour l'aride et semi aride). Les 70% des thématiques
seront à leur tour répartis sur la base de la contribution des secteurs au PIB (chiffres en parenthèse)
qui s’établit comme suit, selon les dernières sources en date :
Elevage : 41% (12%) ;
Agriculture : 21% (6%);
Eaux : 35% (10%);
Forêts : 3% (0,8%).

Dans le cas, par exemple, où l’on ne pourrait financer que 20 projets7, l’application de cette
proposition donnerait la répartition suivante :

Nombre fiches à
Nombre total fiches
Secteurs Poids sélectionner
Poids des Thématiques 70% 21
Élevage 41% 5,74 7
Agriculture 21% 2,94 3
Eaux 35% 4,90 8
Forêt 3% 0,42 3
Sous total 100%
Poids des écosystèmes 30% 7
Ecosystème aride 50% 3,00 3
Ecosystème marin 50% 3,00 4
Sous total 100% 20 28

Selon cette hypothèse, seul le secteur des forêts serait exclu, car il aboutit avec 0,4 parts d’une
option que l’on ne peut pas arrondir à une unité supérieure devant les autres.

Mais il est à noter que les scores ont été attribués par les points focaux du programme au cours
d’un atelier qui les a réuni avec les experts. Le résultat du classement a été soumis en atelier au
public au sens large qui l’a débattu. Ainsi, il est apparu que la qualité du travail dépend
grandement de l’humilité des participants et de leur qualification à bien noter les options et les

7
C’est là une hypothèse d’école. Il est rare que les arbitrages se fassent sur la base du nombre de projet mais
plutôt selon les limites de financements mobilisés
39/72
critères; les lobbies ont apparu en de pareilles circonstances préjudiciables à la qualité des résultats
attendus.

L’analyse de sensibilité

Il reste entendu que l’analyse de sensibilité se justifie à cause de :


- La multiplicité des facteurs intervenant dans les choix de critères et d’options
- La multiplicité des facteurs intervenant dans les notations et les pondérations
- La multiplicité des points de vue des partenaires et des membres de l’équipe PANA

L’analyse de sensibilité entreprise grâce au logiciel utilisé par Enda Tiers Monde lors de l’atelier
de Dar Es Salaam a donc permis de tenir compte de cette diversité et de montrer l’impact des
différences sur les résultats :
1. L’éventail des parties prenantes, avec chacun des objectifs propres, voire radicalement
différents, a introduit dans la dynamique de groupe des éléments qui ont influencé les
résultats de certains ateliers
2. La difficulté de parvenir à des solutions satisfaisantes pour tous a impliqué que tout le
monde accepte qu’il y ait des gagnants et des perdants

Néanmoins, certaines MPA se sont avérées très peu élastiques aux variations des notes et n’ont pas
changé d’ordre de priorité ; c’est le cas de : Construction d’ouvrages de ralentissement des crues
en zone pluviale et oasienne (2), Introduction de 50 GMP électriques dans la vallée (4), Diffusion
technique goutte à goutte dans la vallée et zone oasienne (5), Promotion de la mobilité du cheptel
(6), Promotion et développement de l'aviculture familiale (8), Amélioration des techniques
culturales en zone pluviale (9), et Substitution du combustible ligneux (10).

6.8 Profils de projets et PANA


Les options d’adaptation prioritaires ainsi définies ont été déclinées en fiches de projets sur la base
du canevas prescrit par les directives (voir chapitre V ci-dessus) et assorties d’un texte justificatif,
l’ensemble composant le document de PANA. Pour cela, chaque option a été l’objet au préalable
d’une formulation de cadre logique pour en définir les objectifs majeur et spécifiques, les
composantes et activités escomptés, les apports humains et financiers d’une part; et, les indicateurs
de réussite objectivement vérifiables ainsi que les sources et moyens de vérification, d’autre part.

Le schéma du cadre logique en découlant s’articule pour chaque option comme suit :

- Titre
- Analyse raisonnée/justification relativement aux changements climatiques, y compris les
secteurs touchés
- Description
ƒ objectifs et activités
ƒ intrants
ƒ extrants à court terme
ƒ résultats potentiels à long terme
- Mise en oeuvre
ƒ arrangements institutionnels
ƒ risques et obstacles
ƒ évaluation et suivi
ƒ ressources financières

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6.9 Processus de validation
Ce document, préparé par un duo d’experts composé d’un environnementaliste et un économiste
(voir annexe) et ayant bénéficié des contributions des experts du projet et de l’unité de
coordination, a été soumis pour validation au public et au gouvernement. Il a été ensuite enrichi
par les apports des uns et des autres.

D’abord, un atelier de validation du draft a été organisé à l’attention d’un public très diversifié et
composé essentiellement des participants des ateliers précédents. Les actes de cet atelier ont
permis d’améliorer le contenu du draft qui a été soumis ensuite au comité de mise en œuvre
représentant le premier échelon de contrôle par les représentants du gouvernement.

Les remarques du comité de mise en œuvre ont porté sur la forme du document et surtout sur les
fiches de projet. A ce sujet, il a été recommandé la fusion des fiches portant sur la promotion du
système goutte à goutte pour une meilleure rationalisation de l’eau et les fiches sur la production et
l’amélioration de l’amélioration du bétail. Il a été également demandé l’ajustement des coûts des
projets sans en changer l’ordre des priorités et recommandé de revoir certains paragraphes à la
lumière de la problématique des changements climatiques dans le pays.

Enfin, le produit enrichi a été soumis à l’approbation du comité de pilotage, dernière étape de
validation pour le compte du Gouvernement. Cette étape a suscité de la part de l’unité de
coordination l’intérêt de porter pour chaque MPA ses références ou son repérage dans le PIP
(programme d’investissement public). Le document a été validé dans son intégralité par le comité
de pilotage sous réserve de soustraire de la liste des MPA celle intitulée "Mise en place d’une unité
de fabrique d’aliments de bétail" en raison de son caractère marchand porteur et de corriger la
carte en page 8 ci-dessus. A la suite de quoi, le document a été mis dans sa forme finale avant sa
présentation au Ministre du Développement Rural et de l’Environnement pour son seing
d’approbation.

Les activités subséquentes, prévues dans le document du projet et qui seront entreprises à l’issue
de l’étape d’approbation du PANA, comprennent successivement :
1. la traduction du PANA en Anglais, Arabe et langues nationales
2. la diffusion du PANA au grand public par voie médiatique et distribution
3. l’endossement du PANA par le Point Focal du FEM
4. la transmission au PNUE pour sa soumission aux organismes concernés et/ou de
financement.

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PARTIE 2 : ACTIVITES PRIORITAIRES D'ADAPTATION

VII. Profils de projets d’adaptation prioritaires par secteur

7.1 Secteur Elevage

Intitulé/Titre du projet Développement des cultures fourragères

Localisation : Vallée du fleuve Sénégal


Secteur : Elevage
Domaine : Alimentation
Type : Projet pilote
Référence au PIP : Appui à la lutte contre les ennemis de cultures
En utilisant des espèces de fourrage appropriées (dolique, pois d’angole et niébé
Justification fourrager), et en adoptant des pratiques de cultures et d'exploitation convenable,
l'agriculteur ou l’agro éleveur peut améliorer la ration alimentaire du bétail. Les
espèces de plantes disponibles pour le fourrage sont nombreuses et existent pour
presque toutes les régions éco-climatiques. Il est important de disposer d'une large
gamme d'espèces permettant de jouer sur la bonne adaptation au contexte ou à l'usage
local et permettant de réduire les coûts à tous les niveaux (intrants, travail, etc.).
Toutefois, les cultures fourragères restent embryonnaires en Mauritanie. Les quelques
essais réalisés par la recherche et certains producteurs n’ont pas vraiment débouché
sur une diffusion élargie.
Composante et activités
x constitution de réserves pour la période de soudure (déficit fourrager) d’où
Objectifs amélioration de la disponibilité saisonnière en fourrage;
x augmentation de la production de fourrage ;
x amélioration de la qualité du fourrage ;
x Réduction des pressions sur les autres ressources du fourrage ;
x alimentation pour l'élevage intensif.
x Constitution de réserves fourragères pour la période de soudure

x Disponibiliser les semences fourragères et leur production;


Activités
x Vulgariser les techniques culturales et les modes de conservation des fourrages.

x le développement des cultures fourragères ;


Résultats attendus x la valorisation des sous produits agricoles ;
x l’augmentation de la production par animal et par hectare (lait, viande) ;
x la fixation du carbone dans les pâturages permanents
Mise en œuvre
Le projet concernera la vallée du fleuve Sénégal (zone irriguée) sous la responsabilité
Arrangements institutionnels de la Direction de l’Elevage et associera les coopératives (éleveurs et agro éleveurs) et
il collaborera avec les services techniques tels que le Centre National d’Elevage et de
Recherche Vétérinaires (CNERV), le CNARDA, la Société Nationale du Développement
Rural (SONADER), la ferme de M’Pourié et les promoteurs privés intéressés.

Les risques et obstacles x Diminution de la fertilité du sol (sans apport d'engrais ni de fumier), au cas où le
fourrage serait exporté après fauche ;
x Compactage des sols piétinés par les animaux ;
x Risque d'introduction de maladies ou de ravageurs qui peuvent affecter la
végétation indigène ;
x Risque d'introduction d'espèces devenant localement une mauvaise herbe ;
x Introduction de mauvaises herbes avec des semences de mauvaise qualité.
x Aridité et autres contraintes climatiques majeures ;
42/72
x Besoin de main d'œuvre pour d'autres travaux agricoles ;
x Coût d'établissement de la culture fourragère ;
x Terres insuffisamment sécurisées.

x Quantité de fourrage produit par superficie aménagée;


x Valeur nutritionnelle des plantes fourragères ;
Indicateurs de suivi évaluation x Performance du bétail.

Durée 5 ans.
Ressources financières 600 000 US$

Intitulé/Titre du projet Promotion et Développement de l’aviculture familiale


Localisation : Nationale
Secteur : Elevage
Domaine : Amélioration de l’alimentation
Type : Sécurité alimentaire et lutte contre la pauvreté
Référence au PIP : Appui programme Spécial pour la Sécurité Alimentaire
Le développement de l’aviculture familiale constitue un créneau important de
Justification l’amélioration des conditions de vie des ménages à faibles revenus victimes des
changements climatiques. De plus, il permet de toucher surtout les femmes rurales à
travers des actions concertées d’amélioration et peut ainsi constituer une porte d’accès à
l’intégration des femmes au développement du petit élevage en général.
x L’introduction d’une activité supplémentaire chez les femmes rurales,
Composante et activités x Le développement de l’aviculture paysanne, l’augmentation de la production en
viande blanche,
Objectifs x L’accroissement du disponible consommable (en viandes surtout) et
x L’augmentation du revenu des femmes rurales (lutte contre la pauvreté).

Activités Le projet mettra à la disposition des coopératives féminines, d’un nombre suffisant de
poules et éventuellement de coqs raceurs. Les principales actions de base devraient être
centrées autour des soins prophylactiques : essentiellement la vaccination contre la
Newcastle, et en second lieu sur les vermifugassions. L’abreuvement doit être permanent
et de qualité. Un effort pourra être mené au niveau des conditions de logement (aération,
respect de la densité, litière,...) et d’hygiène. Enfin, l’alimentation devrait être améliorée
en utilisant au maximum des sous-produits locaux (sorgho, mil, poudre d’os calciné, son
de riz, déchets de cuisine).
Enfin, il sera possible d’envisager une amélioration génétique par l’introduction de coqs
raceurs. La sélection des souches sera basée sur leurs aptitudes réelles véritablement
évaluées (Indice de consommation, Vitesse de croissance, Résistance aux maladies et aux
conditions climatiques locales).

x Autosuffisance du pays en viandes ;


Résultats attendus x Lutte contre la pauvreté ;
x Sécurité alimentaire (protéines animales) ;
x Création d’emplois permanents ;
x Races locales améliorées d’où augmentation de la productivité ;
x Augmentation de la production (en œufs et viandes) ;
x Augmentation du revenu des femmes rurales.
Mise en œuvre
Arrangements Le CNERV à travers son service zootechnie pilotera cette opération avec l’appui de la
institutionnels Direction de l’Elevage et la collaboration du Groupement National des Aviculteurs de
Mauritanie et des coopératives féminines.
Les risques et
x L’humidité augmente les risques d’infections parasitaires ;
obstacles
x Les prédateurs.
x Contrainte génétique ;
x Valeur alimentaire des rations.
Indicateurs de x Part de l’aviculture traditionnelle dans la production nationale ;
43/72
suivi évaluation x Productivité des races améliorées ;
x Importations de viandes blanches.
Durée 2 ans
Ressources financières 300 000 US$

Intitulé/Titre du projet Promotion de la mobilité du cheptel


Vulgarisation du code pastoral et mesures d’accompagnement
Localisation : Nationale
Secteur : Elevage
Domaine : Pastoralisme
Type : Vulgarisation et sensibilisation
Référence au PIP : Développement de l’élevage
La sédentarisation conséquence des changements climatiques, a considérablement
Justification perturbé l'organisation de la transhumance et a entraîné la dégradation des pâturages
dans les zones de concentration, en particulier autour des points d'abreuvement
importants et relativement durables (mares et cours d'eau) et autour des agglomérations,
où les ressources fourragères commercialisées doivent de plus en plus compenser la
diminution des ressources pâturables. De ce fait, la mobilité des troupeaux constitue donc
la seule arme des éleveurs pour faire face aux manques de fourrage et/ou d’eau.

Composante et activités x Exploitation durable des ressources naturelles ;


x Amélioration des bases de revenu des éleveurs par des mesures organisationnelles et
Objectifs d’investissement ;
x Sécurisation des espaces pastoraux
x La constitution d’espaces pastoraux protégés, dans le sens d’un domaine public
inaliénable et imprescriptible ;
x La préservation de la mobilité pastorale
x La garantie aux éleveurs de l’accès libre aux ressources pastorales (pâturages
herbacés et aériens, eaux superficielles ou souterraines, carrières de Amersal et
terrains à lécher) ;
x La prise en compte des intérêts pastoraux dans toute action d’aménagement
impliquant l’espace pastoral.

Activités x Organisation d’une campagne de sensibilisation et de vulgarisation du code pastoral.


Celle-ci a deux objectifs :

- diffusion de l’information sur le code pastoral : Cette campagne fera l’objet de


plusieurs ateliers et rencontres.
- identification des supports de mise en œuvre

La sensibilisation et la vulgarisation du code pastoral se feront au niveau du terroir qui


est une zone dont les limites sont reconnues par une communauté locale donnée et qui est
exploitée de façon coutumière par les membres de la communauté.

x Le renforcement des capacités organisationnelles des éleveurs par la formation, le


conseil et l’appui des services techniques.
x La mise en place de mesures d’accompagnement (investissement,...)

x Gestion rationnelle des ressources naturelles ;


Résultats attendus x Améliorer l’accès aux ressources pastorales ;
x Préserver la fonction pastorale des zones humides ;
x Protection du système de gestion des ressources naturelles durable.
Mise en œuvre

Arrangements Le projet sera sous la tutelle de la Direction de l’Elevage (DE). La DRFV avec la
institutionnels collaboration de la DE et les Délégations régionales pourra mener une campagne de
vulgarisation et de sensibilisation du code pastoral. Cependant, pour la mise en place des
infrastructures, la DE sera chargée avec ses services techniques décentralisés.

44/72
x Cloisonnement de l’espace ;
Les risques et x Frustration des agriculteurs.
obstacles x Fluctuation importante des ressources fourragères tant dans l’espace que dans le
temps ;
x Sous-exploitation de parcours par manque de points d’abreuvement ;
x Défaillance dans le système d’information aux éleveurs ;
x Maintien des habitudes de transhumance en matière d’axes empruntés.
x En l’absence d’adaptation et de modification des anciens systèmes de gestion des
ressources, l’accroissement démographique, la sédentarisation de la population et la
recherche d’activités lucratives constituent des menaces pour l’environnement
principalement autour des agglomérations.
x Déficit quantitatif et qualitatif des infrastructures d’accueil, d’entretien des animaux
sur les marchés, des moyens de transport adaptés et par l’absence de balisage des
pistes d’expédition du bétail vers les marchés et des couloirs de transhumance.

- Degré de sensibilisation au code pastoral (enquête) et son application ;


- Nombre de conflits d’utilisation des terres ;
Indicateurs de suivi - Composition de végétation autour des points d’eau et dans les espaces
évaluation délimités ;
- Capacité organisationnelle des Organisations socioprofessionnelles (OSP);
Durée
Ressources financières 18 mois
300 000 US$

Intitulé/Titre du projet Introduction de nouvelles espèces fourragères dans les parcours naturels

Localisation : Tiris Zemmour, Inchiri, Tagant


Secteur : Elevage
Domaine : Alimentation
Type : Aménagement pour structurer les parcours
Référence au PIP : Gestion des parcours et développement de l’élevage
Dans les zones arides, la dégradation continue des parcours génère de vastes étendues
Justification dénudées soumises à l'érosion par le vent et la pluie et qui sont finalement perdues pour
le pâturage. Ces étendues dénudées finissent avec une couverture pauvre en végétation et
une faible réserve de semences dans le sol. D’où la nécessité de l’introduction de
nouvelles espèces fourragères dans les parcours naturels.

Composante et activités x Provoquer la réhabilitation des parcours


x et accroître la couverture végétale en introduisant des espèces appropriées.
Objectifs x parvenir à une composition végétale des pâturages offrant une production animale
maximale à court terme et la plus durable possible à long terme ;
x Exploiter des pâturages et des terres de parcours qui n'ont pas ou peu de ressources
en eaux de surface ;
x Améliorer la productivité du troupeau.

x Implantation de pâture par ensemencement après défrichage, labourage et


Activités préparation des couches de semis ;
x ensemencement par simple épandage manuel, mécanique ou aérien de semences des
parcours naturels;
x Plantation de boutures et de jeunes plants.

x Meilleure offre de fourrage et de pâturage après l'installation de plantes et ligneux


Résultats attendus fourragers ;
x Augmentation du niveau de vie due à un style de vie plus stable des éleveurs qui leur
facilite l'accès aux services sociaux ;
x Augmentation de tous les paramètres d'élevage et des troupeaux (lait, reproduction,
viande, santé) ;
x Amélioration de la biodiversité (augmentation du nombre d'espèces dans la végétation
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locale) ;
x Amélioration de la fertilité du sol ;
x Augmente la fixation du CO2 dans les parcours.
Mise en œuvre
Le projet sera sous la responsabilité de la Direction de l’Elevage avec la collaboration
Arrangements du CNERV et du CNRADA. Aussi, les organisations d’éleveurs, les coopératives et ONG
institutionnels intervenant dans l’environnement seront associées.

Les risques et obstacles x Réduction de la biodiversité (implantation de pâturages uniformes, introduction de


mauvaises herbes et d'espèces envahissantes en compétition avec les espèces
locales) ;
x Dégâts causés par le bétail durant l'implantation ;
x Introduction de mauvaises herbes, d'insectes nuisibles, maladies et prédateurs.
x Diminution et la mauvaise distribution de la pluviométrie entraînant un abaissement
de la nappe phréatique ;
x Difficultés pour acheter les semences ou les plants ;
x Système foncier (terrains communaux) ;
x Ensablement des zones de pâturages ;
x Diminution des ressources fourragères naturelles ;
x Sédentarisation anarchique et la concentration des populations rurales.

x Biodiversité de la faune et de la flore


Indicateurs de suivi x Taux de couverture végétale du sol ;
évaluation x Mesure du couvert végétal et Mesure de la biomasse des plantes (Contribution des
espèces semées ou plantées à la biomasse ou la couverture végétale totale.) ;
x Nombre de têtes de bétail dans les zones réhabilitées ;
x Evaluation mobilité cheptel ;
x Nombre d'animaux fréquentant le point d'abreuvement ;
x Surface du couvert d'arbres et zone dénudée (à différentes distances des sources
d'eau).
Durée 2 ans
Ressources financières 600 000 US$

Intitulé/Titre du projet Amélioration génétique des races locales de bovins

Localisation : Sud et Sud Est mauritanien


Secteur : Elevage
Domaine : Amélioration génétique
Type : Augmentation de la production
Référence au PIP : Développement de l’élevage
L’élevage en Mauritanie est presque exclusivement transhumant. Par ailleurs, le faible
Justification potentiel des races locales ne permet pas une bonne rentabilité de l’activité. Le niveau de
production est imputable au faible niveau génétique des animaux. D’où la nécessité
d’améliorer génétiquement les races locales bovines.

Composante et activités x Amélioration de la production laitière et de viandes par l’amélioration du potentiel


génétique des bovins.
Objectifs x Avoir un animal qui est plus productif, plus efficace en termes d'utilisation de
ressources (rapport apport/production plus bas).

Améliorer les connaissances sur les performances des différentes races en fonction des
Activités principaux systèmes dans lesquels elles évoluent. Cette amélioration génétique est
réalisée au travers de deux techniques : sélection et croisement de races.

x Réduction de la pression animale (moins d'animaux à entretenir pour le même niveau


Résultats attendus de production) ;
x Sécurité alimentaire ;

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x Santé : animal plus productif mais souvent plus fragile.

Mise en œuvre
Cette opération concernera la région du fleuve dans un premier temps. Le projet relèvera
Arrangements de la DE avec la collaboration du CNERV, des organisations d’éleveurs et les
institutionnels promoteurs privés. Il durera quatre ans.

Les risques et x Difficultés à contrôler le progrès génétique dans les systèmes d'élevage intensif ;
obstacles x Réduction de la biodiversité animale ;
x Introduction de nouvelles pathologies ;
x Difficultés, pour certaines races améliorées, à vivre dans certains environnements.
x Difficultés à contrôler le progrès génétique dans les systèmes d'élevage intensif ;
x Difficultés, pour certaines races améliorées, à vivre dans certains environnements ;
x Modification de la perception de la valeur des espèces et des races ;
x Plus de sélection dans les caractéristiques de production ;
x Un besoin de gestion fermière plus efficace
Indicateurs de suivi - Niveau de production ;
évaluation - Productivité des animaux ;
- Niveau de pression sur les ressources.
Durée 3 ans
Ressources financières 500 000 US$

Intitulé/Titre du projet Traitement des Fourrages grossiers et Fabrication et Utilisation des Blocs Multi
nutritionnels
Localisation : Vallée du fleuve Sénégal
Secteur : Elevage
Domaine : Alimentation
Type : Projet pilote
Référence au PIP : Développement de l’élevage
Les récentes sécheresses ont conduit à une diminution de la biomasse et à une réduction
Justification des espaces pastoraux ayant eu pour conséquence la non disponibilité de fourrage. Ainsi,
dans le souci de pallier à cette situation, il est important et judicieux de procéder à la
valorisation des fourrages grossiers notamment les pailles de riz par un traitement à
l’urée et l’amélioration de la qualité de l’alimentation par la disponibilisation de blocs
multi nutritionnels.
x permettre une bonne utilisation par le bétail des ressources en fourrage non traité,
Composante et activités avec un avantage technique, à savoir l'amélioration de l'alimentation ;
x compenser les déficits des rations ingérées par les ruminants en y ajoutant un
Objectifs complément alimentaire riche en énergie, azote ou minéraux ;
x permettre aux animaux dans les systèmes extensifs de faire face au mieux au manque
de fourrage durant la période de soudure.
x Augmentation de la productivité des ruminants en période sèche ;
x Amélioration de la qualité des fourrages pauvres ;
x Satisfaction des besoins d'entretien et de production du troupeau pour rendre
l'élevage plus économique ;
x Accroissement des revenus des petits propriétaires et agro éleveurs ;
x Création d’emplois dans le domaine de la fabrication des blocs multi nutritionnels et
leur commercialisation.

Les principales activités se limiteront la première année à l’Organisation des cours de


formation sur le traitement de la paille à l’urée et la fabrication des blocs multi
Activités nutritionnels et vulgarisation pratique à l’intention des techniciens d’élevage, des agents
vulgarisation de base, des associations d’éleveurs et des agro éleveurs.

L’enrichissement des fourrages grossiers par un traitement à l’urée est envisagé à large
échelle au niveau des wilayas du Brakna, Trarza, le Gorgol et le Guidimakha. Les
quantités de résidus de récolte sont importantes, 40.000 tonnes pour la seule paille de riz
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dans la zone de Rosso (Trarza).

x Amélioration de la qualité des fourrages grossiers ;


x L'utilisation du fourrage grossier pour réduire d'autant le recours à la végétation et
le surpâturage en période de manque de fourrages ;
Résultats attendus x Création d’emplois.
Mise en œuvre

Arrangements L’exécution du projet sera confiée à la Direction de la Recherche, Formation et


institutionnels Vulgarisation (DRFV) et la Direction de l’Elevage y apportera sa coopération.

x La suppression de la paille et des sous-produits de récolte des zones de production,


Les risques et x l'augmentation de l'exportation des nutriments des parcelles cultivées ;
obstacles x et une réduction de la fertilité du sol si n'y a pas d'autre forme de restitution
organique ;
x Le risque d'augmentation artificielle de la charge animale dans une région et ce, au-
delà de la capacité de charge naturelle, dictée par le niveau des ressources en
fourrage ;
x la concentration de nutriments dans les zones de production animale, avec le risque
d'une pollution de l'eau et du sol.
x Coût élevé des intrants ;
x Faible prix des produits animaux ;
x disponibilité des intrants (ammoniac, soudes, urée) ;
x Difficultés d'approvisionnement en intrants ;
x difficulté de la technique et de l’approvisionnement en intrants pour les petits
exploitants ;
x mauvais ciblage des bénéficiaires.

x Rendement de l'élevage ;
x Charge animale dans les zones de pâturage extensif ;
Indicateurs de suivi x Concentration de nitrate et de phosphore dans le sol et l'eau ;
évaluation x Proportion d'éleveurs qui ont adopté cette technique ;
x Nombre d'animaux recevant le fourrage traité et les blocs;
x Productivité des animaux qui ont reçu le fourrage traité et les blocs.

Durée 18 mois
Ressources financières 300 000 US$

7.2 Secteur Forêts

Intitulé/Titre du projet Substitution du combustible ligneux

Localisation : National. Les zones forestières du pays (la zone du fleuve et la zone sud – est du pays.).
Les populations urbaines (celles de Nouakchott, principalement et les zones riveraines
des forêts)
Secteur : Forestier
Domaine : Energie domestique
Type : Investissement
Référence au PIP : Projet de développement Rural Comunautaire
Les forêts sont surexploitées (coupe de bois) pour satisfaire les besoins énergétiques des
Justification ménages urbains (principalement) et ruraux. Les études ont montré que la demande
énergétique des ménages en Mauritanie ne peut être satisfaite par le couvert ligneux du
pays à moyen et long terme. Ainsi, pour ne pas épuiser toutes les formations forestières
du pays, la satisfaction de cette demande doit être par une autre forme d’énergie. Le gaz
butane est la forme la plus apte à répondre à cette demande de plus en plus importante
surtout en milieu urbain.

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Composante et activités

Objectifs L’objectif global est d’arrêter la pression sur le couvert forestier. L’objectif spécifique est
de substituer le bois et charbon de bois utilisés comme énergie domestique par le gaz
butane.

Activités x Sensibiliser les populations sur la nécessité d’utiliser le gaz butane à la place du bois
et du charbon de bois,
x Disponibiliser le gaz butane à des prix accessibles et aider les populations
(particulièrement celles des milieux ruraux et des quartiers périphériques des grands
centres urbains.)
x Développer des activités génératrices de revenus pour la reconversion des acteurs de
la filière bois et charbon de bois.

Résultats attendus Utilisation du gaz butane au lieu du bois et du charbon de bois au niveau des ménages
urbains et ruraux.
Mise en œuvre

Arrangements Le projet sera exécuté conjointement par l’institution chargée de l’environnement en


institutionnels collaboration avec le département chargé de l’énergie.

Les risques et obstacles sont liés à la pauvreté (pouvoir d’achat des équipements) des
Les risques et populations cibles (populations rurales et des quartiers périphériques des grands centres
obstacles urbains) et aux habitudes alimentaires de celles-ci. Ils sont liés également à la
disponibilisation du gaz dans les zones rurales à des prix compétitifs aux bois et charbon
de bois.

Les impacts du projet seront appréciés à travers la diminution de la pression sur le


couvert ligneux du pays. Pour les besoins du suivi, le projet connaîtra des revues à mi-
Indicateurs de suivi parcours et finale, ainsi que des audits et des visites de terrain et des rapports trimestriels
évaluation et semestriels.

Durée 2 ans
Ressources financières 700 000 US$

Intitulé/Titre du projet Renforcement institutionnel de la structure chargée de la protection de la nature

Nationale. Institution chargée de la protection de l’environnement.


Forestier
Localisation : Foresterie
Secteur : Renforcement institutionnel
Domaine : Projet de Développement Communautaire
Type :
Institutionnellement, la protection et la gestion durable des écosystèmes forestiers sont du
Justification ressort de la Direction de l’Environnement et de l’Aménagement Rural (DEAR).
L’absence de données fiables au niveau de cette institution et l’absence de répondant
directe à la DEAR au niveau des délégations régionales du MDRE fait que le suivi du
secteur n’est pas assuré de manière régulière. L’absence de moyens humain et financier
est aussi à l’origine de la non application des différentes politiques préconisées pour le
secteur. L’absence actuelle d’une supervision et d’un contrôle des activités forestières
montre la nécessité de renforcer les capacités institutionnelles des organes chargés de la
protection des écosystèmes forestiers. Il s’agit de renforcer les capacités humaines,
matérielles et financières.

Composante et activités L’objectif global est de développer les capacités de l’institution chargée de la protection
Objectifs de l’environnement pour lui permettre de s’acquitter de sa mission. L’objectif spécifique
est que Institution chargée de la protection de l’environnement capable de s’acquitter de
sa mission.

49/72
Activités
En tenant compte de l’arsenal juridique existant (Code forestier, Code de la chasse) dans
les activités retenues :
x Renforcer les moyens humains (recrutement de personnel qualifié),
x Renforcer les moyens matériels et financiers (moyens logistiques et équipement
informatiques et de cartographie).
Résultats attendus
Le principal résultat attendu est que l’institution chargée de la protection de
l’environnement devient opérationnelle avec un personnel qualifié et motivé, muni de
moyens matériels et financiers efficients.
Mise en œuvre

Arrangements Le projet sera exécuté avec l’aide de l’une des institutions internationales oeuvrant dans
institutionnels le domaine de la protection de l’environnement.

Les risques et Les risques et obstacles qui peuvent rencontrer le projet sont liés à l’identification des
obstacles besoins réels en renforcement des capacités.

Les impacts du projet seront appréciés à travers la diminution de la pression sur le


Indicateurs de suivi couvert ligneux du pays. Pour les besoins du suivi, le projet connaîtra des revues à mi-
évaluation parcours et finale, ainsi que des audits et des visites de terrain et des rapports trimestriels
et semestriels.

Durée 2 ans
Ressources financières 400 000 US$

Intitulé/Titre du projet Amélioration des connaissances de la ressource et sa gestion durable

Localisation : Zones forestières du pays


Secteur : Forestier
Domaine : Foresterie
Type : Recherche appliquée (études)
Référence au PIP : Cultures fourragères en zones humides
La méconnaissance du potentiel forestier fait qu’aucun aménagement n’est possible et en
Justification l’absence d’aménagement, la gestion durable de la ressource ne peut avoir lieu. Ainsi, il
s’avère nécessaire d’entamer les études nécessaires à l’établissement d’aménagement
dont l’application assurera la gestion durable des ressources forestières.

Composante et activités
L’objectif global poursuivi par le projet la connaissance des ressources forestières du
Objectifs pays. Plus spécifiquement, le projet vise la collecte d’informations nécessaires à
l’aménagement des forêts en Mauritanie.

Activités x Procéder à des inventaires (formation végétales, zones humides importantes, usages
de ces formations, tendances évolutives de ces formations) et des études socio-
économiques.
x Établir des aménagements pour les forêts mauritaniennes en vue d’une exploitation
durable et l’amélioration de l’états actuel des formations végétales.

Le résultat attendu du projet est l’aménagement des forêts en Mauritanie.


Résultat attendu
Mise en œuvre
Le projet dépendra institutionnellement de l’institution chargée de la protection de la
Arrangements nature. Elle doit dans sa mise en œuvre s’appuyer sur les institutions de recherche du
institutionnels pays.

Les risques et Les risques et obstacles qui peuvent rencontrer le projet sont liés à l’efficience de
obstacles l’expertise nationale dans le domaine.

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Les impacts du projet seront appréciés à travers le comblement du vide en données
utilisables pour l’aménagement et la gestion des forêts en Mauritanie. Pour les besoins
Indicateurs de suivi du suivi, le projet connaîtra des revues à mi-parcours et finale, ainsi que des audits et des
évaluation visites de terrain et des rapports trimestriels et semestriels.

Durée 5 ans
Ressources financières 300 000 US$

7.3 Secteur Agriculture

Intitulé/Titre du projet Amélioration des techniques culturales en zone pluviale et introduction de nouvelles
variétés céréalières résistantes à la sécheresse et à haut rendement

Localisation : Adrar, Tagant, Assaba, Hodh Gharbi, Hodh Chargui, Inchiri, Guidimaka, Gorgol, Trarza
et Brakna
Secteur : Développement rural
Domaine : Agriculture
Type : Projet d’appui à la mise à niveau du sous secteur pluvial
Référence au PIP : Appui au Programme Spécial pour la sécurité alimentaire
L'agriculture pluviale est étroitement liée à la pluviométrie ce qui la soumet
Justification inéluctablement aux effets adverses des changements climatiques (diminution des pluies
et leur caractère aléatoire). D’où la nécessité d’améliorer les techniques culturales et
l’introduction de variétés céréalières résistantes à la sécheresse.
Composante et activités

Objectifs x L'amélioration des rendements en tenant compte du type des techniques culturales et
de la protection des cultures contre la divagation des animaux et leurs ennemis
x La valorisation du temps de travail des producteurs
x L'introduction de nouvelles variétés
x L'amélioration du savoir-faire des producteurs pour améliorer leur savoir être
x La réalisation d’actions de sensibilisation et d’identification des sites qui seront
couverts par le projet à travers des missions, étude - diagnostic, etc.…
Activités x L'acquisition de matériel agricole de labour, fauchage et désherbage
x La formation des producteurs sur l’utilisation efficiente et efficace du matériel dans le
cadre de cycles de formation, séminaire, sessions, etc.…
x L'identification puis l'expérimentation de variétés à haut rendement, à cycle court et
adaptées aux différentes zones

x Amélioration du rendement des cultures pluviales


x Augmentation des revenus des agriculteurs
x Amélioration des connaissances des agriculteurs
Résultats attendus x Limiter l’exode rural et assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des
populations
x Contribuer à la sécurité alimentaire du pays

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Mise en œuvre
Arrangements Le projet sera exécuté par le CNRADA qui mettra en place une structure légère pour le
institutionnels pilotage des opérations et ce suivant une démarche participative.

Il est également important qu'un large partenariat efficient et efficace soit développé
avec:
Les agriculteurs, les coopératives, les ONGs nationales et internationales agissant dans
le sous secteur pluvial, les services techniques centraux et régionaux du MDRE, les
promoteurs privés et les autres acteurs de développement concernés.

Les risques et x réticence des producteurs.


obstacles x retard dans l'acquisition des équipements ou dans la mobilisation des ressources
financières, etc.…

Indicateurs de x rendements des cultures


suivi évaluation x revenu des agriculteurs
x niveau nutritionnel et alimentaire des populations oasiennes
x fixation des populations dans leur terroir (niveau exode rural)
Durée 3 ans
Ressources financières 1 270 000 US$

Intitulé/Titre du projet Promotion de techniques d’irrigation économes en eau en zone oasienne (expériences
pilotes du goutte à goutte)
Localisation : Adrar, Tagant, Assaba, Hodh Gharbi et Hodh Charghi
Secteur : Développement Rural
Domaine : Agriculture
Type : Projet pilote d'investissement
Référence au PIP : Aménagement rural dans les Oasis de l’Adra
La contrainte majeure au niveau des zones oasiennes demeure la disponibilité de l'eau, ce
Justification qui requiert une bonne gestion de cette ressource à travers la promotion de techniques
d’irrigation économiques en eau en zone oasienne (expériences pilotes du goutte à
goutte).

Composante et activités
x La promotion de techniques d’irrigation économes en eau : le goutte à goutte à
Objectifs travers des expériences pilotes prévues au titre de ce projet
x La réduction des charges de pompage
x L'amélioration du savoir-faire des producteurs

x La réalisation d’actions de sensibilisation et d’identification des sites qui seront


Activités
couverts par le projet à travers des missions, étude - diagnostic, etc.…
x La formation des phoeniciculteurs sur l’entretien du réseau dans le cadre de cycles de
formation, séminaire, sessions, etc.…
x L’acquisition et l’installation des équipements d’exhaure et du réseau d’irrigation
x Le suivi et l’entretien des réseaux
x L’appui aux producteurs et leurs OSP pour l’installation d’ateliers (unités) de
confection et d’entretien de ce type de réseaux pour en assurer la plus large diffusion
au sein des producteurs et permettre sa pérennité.

x Amélioration du rendement du palmier et des cultures connexes


x Augmentation des revenus des phoeniciculteurs par la diminution des charges liées au
Résultats attendus pompage
x Gestion rationnelle des eaux de la nappe phréatique par la limitation des pertes dues
au mode traditionnel d’irrigation par canaux à ciel ouvert
x Préservation des palmiers contre la contamination par des germes pouvant causer des
phytopathologies redoutables telles que le Bayoud, etc..

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x Limiter l’exode rural et assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des
populations
x Contribuer à la sécurité alimentaire du pays
Mise en œuvre
Le projet sera exécuté par la Direction de l'Agriculture au sein de laquelle une structure
Arrangements légère sera mise en place pour le pilotage des opérations et ce suivant une démarche
institutionnels participative.

Il est également important qu'un large partenariat efficient et efficace soit développé
avec: les phoeniciculteurs, les associations, les coopératives, les ONGs nationales et
internationales agissant dans le sous secteur oasien, les services techniques centraux et
régionaux du MDRE, les promoteurs privés et les autres acteurs de développement
oasien.

Les risques et x Réticence de la part des producteurs


obstacles x retard dans l'acquisition des équipements ou dans la mobilisation des ressources
financières

Indicateurs de suivi x rendements du palmier et des cultures sous oasiennes


évaluation x revenu des agriculteurs
x niveau nutritionnel et alimentaire des populations oasiennes
x fixation des populations dans leur terroir (niveau exode rural)
x protection phytosanitaire
Durée 3 ans
Ressources financières 1 200 000 US$

Intitulé/Titre du projet Formation et information des producteurs, de leurs OSP et des vulgarisateurs
wilayas agricoles
Localisation : Développement rural
Secteur : Agriculture
Domaine : Projet pilote d'appui aux producteurs et vulgarisateurs
Type : Conseils Agricoles
Référence au PIP :
Vu l’importance du secteur agricole dans le PIB et l’offre d’emploi dans le monde rural,
Justification la formation et information des producteurs et de leurs OSP et des vulgarisateurs
agricoles s’avèrent cruciales pour une meilleure efficacité et une meilleure rentabilité de
l’agriculture en Mauritanie.

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Composante et activités x La formation et renforcement des capacités des producteurs, de leurs OSP et des AVB
dans les domaines de l'organisation (Coopérative d'Utilisation du Matériel Agricole-
Objectifs CUMA, Etablissements semenciers, etc.…), de la gestion des exploitations et le rôle
du conseiller agricole,….
x L'information, par tous les moyens de communication, sur les progrès technologiques
enregistrés, surtout ceux à leur portée et applicables à l'immédiat pour améliorer les
rendements, les modèles d'exploitations agricoles réussis
x L'amélioration du savoir-faire des producteurs et celui des vulgarisateurs surtout en
matière d'utilisation de techniques agricoles respectueuses de l'environnement
x L'amélioration de la productivité des agro systèmes et par-là du niveau et cadre de vie
de cette frange de la population

x L'organisation de séminaires, ateliers, sessions de formation sur le tas, de voyages


d'études, couvrant l'ensemble des thèmes sus évoqués, en faveur des producteurs et
Activités leurs OSP
x La formation des vulgarisateurs
x L’acquisition et l’installation des équipements informatiques et de communication
pour faciliter l'accès à l'information mondiale et améliorer le savoir-faire
x La réalisation d'études de mise à niveau des filières agricoles irriguées pour effectuer
les diagnostics requis et proposer des solutions efficaces et efficientes pouvant être à
la portée des producteurs suivant leurs catégories ( petits producteurs, grands
producteurs, individuels, privés, etc.….)

x Amélioration de la productivité des systèmes irrigués


x Augmentation des revenus des producteurs par la diminution des charges liées au
pompage
Résultats attendus x Gestion rationnelle des exploitations agricoles en général mais surtout des
équipements agricoles et autres facteurs de production
x Mise à niveau en termes de connaissances des vulgarisateurs et des producteurs
x Limiter l’exode rural et assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des
populations
x Contribuer à la sécurité alimentaire du pays
Mise en œuvre Le projet sera exécuté par la Direction de la Recherche Formation -Vulgarisation au sein
de laquelle une structure légère sera mise en place pour le pilotage des opérations et ce
Arrangements suivant une démarche participative.
institutionnels Il est également important qu'un large partenariat efficient et efficace soit développé
avec: les producteurs, les associations, les coopératives, les ONGs nationales et
internationales agissant dans le sous secteur irrigué, les services techniques centraux et
régionaux du MDRE, les promoteurs privés et les autres acteurs de développement en
zone irriguée.
Les risques et x Réticence de la part des producteurs
obstacles x retard dans l'acquisition des équipements ou dans la mobilisation des ressources
financières

Indicateurs de suivi x rendements des différentes cultures irriguées


évaluation x revenu des agriculteurs
x nombre d'agriculteurs et OSP formés
x niveau nutritionnel et alimentaire des populations de la zone
x fixation des populations dans leur terroir (niveau exode rural)
Durée 3 ans
Ressources financières 1 180 000 US$

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7.4 Secteur Eaux
7.4.1 Eaux superficielles

Intitulé/Titre du projet Contribution à une meilleure connaissance des régimes des eaux de surface dans vingt
bassins versants

Localisation : Zones écologiques : fluviale, pluviale et oasienne


Secteur : Eau
Domaine : Eau de surface continentale
Type : Institutionnel
Référence au PIP : Projet Hydraulique Villageoises et Pastorales au Sahel
Justification
Les bassins versants aux régimes non connus dans les trois zones écologiques du pays, en
cas de fortes précipitations, ou de sécheresse extrême engendrent des dégâts socio-
économiques importants.
Dés lors une contribution à la connaissance de leur régime hydrologique constitue une
priorité .
D’où la nécessité d’effectuer des études d’évaluation de la ressource par la mise en place
de réseaux de suivi hydrologique fonctionnels permettant de lancer des alertes précoces
en vue de protéger les populations et leurs biens contre les catastrophes :inondations
et/ou sécheresse
Composantes
Objectif global L’amélioration de l’état des connaissances sur les ressources en eau de surface
continentale aux niveaux des trois zones écologiques du pays dans une perspective de
gestion rationnelle.

x La mise en place des réseaux de mesures opérationnels


Objectifs x La publication de bulletins d’information mensuels pendant la saison des pluies
spécifiques : x Le renforcement des capacités

Résultats attendus : x Un réseau fonctionnel est mis en place ;


x Des rapports périodiques sur l’évolution de la ressource sont publiés ;
x Le nombre de formations effectué.

x Acquérir le matériel avant la saison des pluies


x Installer les instruments de suivi
x Recruter un personnel cadre, des agents, des observateurs sur le terrain
Activités x Organiser les campagnes de mesures et collecte des données
x Traiter les données
x Diffuser des flashs, des rapports périodiques et des annuaires sur l’évolution des
ressources
x Participer à des ateliers des stages de perfectionnement.
x Sensibiliser les usagers à l’économie de l’eau.
x Fournir des conseils aux différents intervenants.

Mise en œuvre
Arrangements La Direction de l’Aménagement Rural exécutera le projet en collaboration avec les
institutionnels structures de l’Etat concernées, le secteur privé, le bailleur de fonds , la société civile et
les populations locales.
Le projet est initié par le NAPA et sera supervisé par son comité de pilotage.
La gestion des moyens humains et matériels : (cadres, agents, observateurs ; matériel de
terrain et bureau) du projet est définie de même la participation des usagers à la
protection des instruments et à la collecte des données.

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Risques et obstacles Inondations/sécheresses
Pollutions
Exode rural accru
Conflits de compétence entre institutions
Goulots d’étranglement
Suivi évaluation Rapports, comptes rendus, visites sur le terrain, revues à mi-parcours, audits, etc.
fournissant les indicateurs de performance et d’impacts dont on peut en citer :
- le nombre de bassins équipés et suivis
Effectif d’observateurs formés et recrutés
Effectif des cadres et agents recrutés
Estimation des pertes évitées ou réduites par les messages d’alertes précoces
Durée 3 ans.

Financement 423 990 $ US

Intitulé/Titre du projet Appui à la diffusion de la technique goutte à goutte dans la Vallée et les zones
oasiennes pour la mise en valeur de 300 ha.
Localisation : Zones écologiques : fluviale et oasienne
Secteur : Eau
Domaine : Eau de surface continentale
Type : Investissement
Référence au PIP : Projet Hydraulique Villageoise et Pastorale
Justification Les prélèvements d’eau énormes dans les différents secteurs se traduisent, avec la
péjoration climatique, par une pression de plus en plus forte sur les ressources en eau
douce rares, vulnérables et très inégalement réparties dans le temps et l’espace dans un
pays aride. Pour préserver ces ressources que la technique goutte à goutte sera
vulgarisée dans la vallée et les zones oasiennes.
Composantes
Objectif global La diffusion de la technique goutte à goutte en vue de réduire la pression sur la ressource
en eau.

Objectifs spécifiques x L’amélioration des conditions de vie des populations rurales


x La gestion rationnelle de la ressource en eau
x La réduction d’émissions de GES dans l’atmosphère
Résultats attendus
x La gestion optimale de la ressource est adoptée parles usagers
x De nouvelles techniques culturales plus économes en eau sont adoptées et étendues
dans le pays.
x Les émissions de GES sont réduites par la vulgarisation de nouvelles techniques
d’irrigation plus respectueuses de la dégradation de l’environnement

x Acquérir le matériel de terrain


x Collecter des données sur les consommations
x Recruter cinq ingénieurs et des agents
Activités x Organiser des ateliers de formations et de sensibilisation sur l’utilisation du goutte à
goutte
x Assurer la promotion du matériel par la réduction des prix.
x Diffuser des rapports et annuaires sur l’évolution de la technique et de son
appropriation par les populations ciblées
x Faire connaître le taux d’émission évité.
Mise en œuvre x La Direction de l’Aménagement Rural exécutera le projet en collaboration avec les
Arrangements structures de l’Etat concernées, le secteur privé, le bailleur de fonds, la société civile
institutionnels et les populations locales.
x Le projet est initié par le NAPA et sera supervisé par son comité de pilotage.
x La gestion des moyens humains et matériels : (cadres, agents ; matériel de terrain
et bureau) du projet est définie de même la participation des usagers à la mise en
œuvre du projet.

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Risques et obstacles x Rupture des stocks d’intrants
x Absence de maintenance
x Exode rural accru
x Conflit de compétence
x Goulots d’étranglement
Suivi évaluation x Rapports, comptes rendus, visites sur le terrain, revues à mi-parcours, audits, etc.
renfermant certains indicateurs de performance et d’impact dont on peut en
énumérer :
- la superficie mise en valeur
- l’effectif des paysans formés
- la réduction dépense eau
- le taux d’émission de GES évité
Durée 3 ans
Financement 433 990 $ US

Intitulé/Titre du projet Contribution à une meilleure valorisation de l’eau surface par la construction de
douze seuils de ralentissement des crues : zones pluviales (Guidimakha) et surtout
zones oasiennes (Adrar)
Localisation : Wilayas de l’Adrar et du Guidimakha
Secteur : Eau
Domaine : Eau de surface continentale
Type : Investissement
Référence au PIP : Construction de barrages dans l’Affolé
Justification Les prélèvements d’eau pour les besoins agricoles, pastoraux, miniers et industriels ne
cessent de croître pour accompagner le développement. Cette situation a entraîné une
pression de plus en plus forte sur les ressources en eau douce rares, vulnérables et très
inégalement réparties dans le temps et l’espace dans un pays aride.
Ces ouvrages sont nécessaires dans les zones oasiennes et / ou pluviales où l’irrigation
intensive et les cultures du walo sont impossibles
Composantes
Objectif global La construction de seuils de ralentissement des crues pour augmenter la disponibilité
de l’eau dans la nappe phréatique

- la disponibilité de l’eau der la nappe phréatique pour assurer les usages à


Objectifs spécifiques différentes saisons.
- l’amélioration des conditions de vies des populations de la zone du projet
- la réduction d’émissions de GES
Résultats attendus - Les ouvrages sont réalisés suivant les règles de l’art.
- Le recul de la pauvreté rurale est observé
- Le taux d’émissions de GES est réduit

Activités
x Renforcer le personnel
x Réaliser les études
x Construire les seuils selon les spécifications du marché
x Organiser des ateliers destinés aux entretiens préventifs et réparations des ouvrages
x Augmenter les rendements
x Réduire le temps consacré à la corvée d’eau
x Diminuer le taux d’émission de GES
Mise en œuvre
Arrangements La Direction de l’Aménagement Rural exécutera le projet en collaboration avec les
institutionnels structures de l’Etat concernées, le secteur privé, le bailleur de fonds, la société civile et
les populations locales.
Le projet est initié par le NAPA et sera supervisé par son comité de pilotage.
La gestion des moyens humains et matériels : (cadres, agents; matériel de terrain et
bureau) du projet est définie de même la participation des usagers à la mise en œuvre
du projet.
Suivi évaluation Rapports, comptes rendus, visites sur le terrain, revues à mi-parcours, audits, etc.

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contenant certains indicateurs de performance et d’impact dont on peut en citer :
x le nombre d’ouvrages réalisé
x l’augmentation des rendements agricoles
x la réduction de la corvée d’eau
x l’effectif des populations formées
x la diversification des activités
Risques et obstacles Dégradation de l’environnement
Envasement et / ou ensablement des cuvettes
Abandon des terroirs
Exode rural accru
Conflit de compétence
Goulots d’étranglement
Durée 4 ans
Financement 604 170 $ US

Intitulé/Titre du projet Vulgarisation de 50 MP électriques ; dans la Vallée

Localisation : Zone fluviale


Secteur : Eau
Domaine : Eau de surface continentale
Type : Investissement
Référence au PIP : Hors PIP
Justification x Valorisation des lignes hautes tensions électriques de l’OMVS servant la rive droite
du fleuve Sénégal
x Une économie substantielle de la facture énergétique du pays
x Une contribution à la réduction des GES

Composantes
Objectif global L’amélioration des rendements agricoles dans la vallée à travers l’irrigation par PM
électriques

Objectifs spécifiques x l’irrigation de 1 000 ha par MP électriques


x l’économie de devises
x la réduction d’émission de GES

Résultats attendus : Les superficies irriguées par MP hydroélectriques ont augmenté ;


Le taux d’émission de GES est réduit ;
L’économie de devises est réalisée;

Activités x Installer les MP électriques dans le cadre d’un projet pilote de 1000 ha déjà
réhabilités
x Organiser de campagnes de sensibilisation, de formation et de vulgarisation ;
x Recrute et former 5 ingénieurs d’encadrement, des agents et du personnel d’appui
x Diffuser les meilleures pratiques agricoles
x Diminuer fortement l’emploi de GMP (gas-oil)
x Assurer les maintenances et les réparations des MP électriques à temps
x Etendre l’expérience au-delà du projet.
Mise en œuvre
Arrangements La Direction de l’Aménagement Rural exécutera le projet en collaboration avec les
institutionnels structures de l’Etat concernées, le secteur privé, le bailleur de fonds, la société civile et
les populations locales.
Le projet est initié par le NAPA et sera supervisé par son comité de pilotage.
La gestion des moyens humains et matériels : (cadres, agents; matériel de terrain et
bureau) du projet est définie de même la participation des usagers à la mise en œuvre
du projet
Suivi évaluation Rapports, comptes rendus, visites sur le terrain, revues à mi-parcours, audits, etc.
contenant certains indicateurs de performance et d’impact dont on peut en citer :
x le nombre d’ouvrages réalisé
x l’augmentation des rendements agricoles
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x la réduction de la corvée d’eau
x l’effectif des populations formées
x la diversification des activités
Risques x Pollutions et nuisances non atténuées
x Technologies non maîtrisée
x Exode rural accru
x Conflit de compétence
x Goulots d’étranglement
Durée 3 ans

Financements 1 050 630 $ US

7.4.2 Eaux souterraines


Intitulé/Titre du projet Amélioration de la gestion des ressources en eaux souterraines dans la zone de
l’Aftout

Localisation : Centre – sud Mauritanien (Brakna, Gorgol et Assaba), Nappe du Dhar


Secteur : Hydraulique
Domaine : Eaux souterraines
Type : Institutionnel et Investissement
Référence au PIP : Hors PIP
Les phénomènes liées aux changements climatiques ont provoqué la rareté des eaux de
Justification surface, l’assèchement des puits et des sources, la baisse des niveaux des nappes et la
remontée de la salinité. Cette situation est accentuée par l’augmentation des
prélèvements d’eau de façon accrue pour faire face aux besoins agricoles, pastoraux,
humains, miniers et industriels.

Les ressources en eau douce sont rares, vulnérables et très inégalement réparties dans
le temps et l’espace.
Il s’impose donc à mener une politique de :
x Rationalisation de l’utilisation de la ressource par la diminution du gaspillage de la
ressource et par la participation des populations à la prise en charge des coûts de
l’eau (les petites interventions de maintenance des ouvrages hydrauliques)
x Sauvegarde de la qualité des eaux par des campagnes de sensibilisation sur les
maux liés à l’hygiène sur l’eau et par la mise en place de périmètres de protection
autour des points d’eau

Composante et activités
Améliorer la qualité d’exploitation et d’utilisation de la ressource en eau souterraine
Objectifs dans l’Aftout (les wilayas du Gorgol, de l’Assaba et du Brakna), en vue de sauvegarder
sa qualité, d’optimiser des points d’eau.

x Mener des campagnes d’animation et de sensibilisation sur l’utilisation de l’eau;


Activités x Réaliser des périmètres de protection autours des points d’eau ;
x Faire participer les populations à la prise en charge du coût de l’eau à travers les
collectivités locales ;
x Organiser les populations bénéficiaires en comité de points d’eau pour les pompes
manuelles.
x Signer de contrat de maintenance avec l’Agence National d’Eau Potable et
d’Assainissement (ANEPA) chargé pour les réseaux AEP et les SPM Thermiques et
solaires
Résultats attendus
x Protection de la ressource aux phénomènes de pollution ;
x Rationalisation l’utilisation de la ressource ;
x Désengagement de l’état des interventions légères de maintenance des systèmes
d’exhaure ;
x Signature des contrats de gestion et de maintenance des localités équipées de

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réseau d‘adduction d’eau avec l’ANEPA.
Mise en œuvre

Arrangements Ce projet rentre dans la mission de l’ANEPA, le MDRE doit passer la gestion technique
institutionnels de ce projet au MHE, par un protocole d’accord. Une unité coordination chargée de la
gestion financière sera mise en place.

Les risques et Les risques et les obstacles de ce projet sont :


obstacles x Conflits compétences entre la Direction du PANA et l’ANEPA
x Refus d’adhésion de la population aux objectifs du projet

x Nombres de comité de points d’eau créé ;


Indicateurs de suivi x Nombre de périmètres de protection réalisés ;
évaluation x Nombre de contrat de maintenance signé ;
x Nombre de pompe à motricité humaine en marche et artisans réparateurs formés ;
x Nombre d’ateliers de sensibilisation organisés

3 ans
Durée Ce projet rentre dans le cadre des mesures d’adaptation liées aux changements
Ressources financières climatiques et vient en complément du projet appui à la reforme des secteurs de l’eau,
de l’assainissement et de l’énergie. Ce projet est initié par le PANA et son financement
est soumis aux partenaires de développements.
Le coût du projet est estimé à 250 000 $US

Intitulé/Titre du projet Appui à une meilleure surveillance des réseaux piézométriques des nappes des grès
d’Aïoun et des pélites des Hodhs

Localisation : Sud-Est Mauritanien (Deux Hodhs g et Assaba)


Secteur : Hydraulique
Domaine : Eaux souterraines
Type : Etude
Référence au PIP : Hors PIP
La sécheresse chronique qu’a connu le pays au cours de ces trois dernières décennies
Justification a provoqué une pression de plus en plus accrue sur les ressources en eau souterraine
dont les réserves sont mal connues non suivies.
Cette option vise à faire suivre l’évolution quantitative et qualitative des réserves en
eau souterraine et permettra de :

x Améliorer la connaissance des ressources en eau ;


x Gérer rationnellement la ressource ;
x Prévenir les situations de crise.

Composante et activités L’objectif général de ce projet est d’améliorer l’état de connaissance des ressources en
eau souterraine à l’échelle du pays et l’objectif spécifique est d’assurer une meilleure
Objectifs connaissance et une gestion durable des ressources en eau des aquifères des grès
d’Aïoun et des pélites des Hodhs

Pour atteindre ces objectifs il est nécessaire de mener les activités suivantes :

Activités x Acquisition du matériel de suivi ;


x Installation du réseau d’observatoire fonctionnel avec des stations de suivi
équipées d’enregistreurs automatiques ;
x Organisation des campagnes de mesures et collecte des données ;
x Elaboration des rapports périodiques et annuaires.

x Réseau de surveillance fonctionnel;


x Données fiables collectées, traitées et diffusées
x Rapports périodiques sur l’évolution de la ressource publiée ;

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Résultats attendus x Gestion durable de la ressource ;
x Sécurisation de l’approvisionnement en eau des populations, du cheptel et de
l’agriculture.
Mise en œuvre
Ce projet rentre dans la mission du Centre national des Ressources en Eau (CNRE), le
Arrangements MDRE doit passer la gestion technique de ce projet au MHE, par un protocole
institutionnels d’accord et réer une unité coordination chargée de la gestion financière.

Les risques et les obstacles de ce projet sont :


Les risques et obstacles
x Conflits compétences entre la Direction du PANA et le CNRE
x Rupture de la ressource

x Nombres d’observateurs, agents et cadres formés;


Indicateurs de suivi x Nombre d’ateliers de sensibilisation ;
évaluation x Rapport sur les fluctuations saisonnières et annuelles des niveaux des nappes ;
x Bilan hydrogéologique annuel des aquifères ;
x Alerte précoce pour les situations de crise.

Durée 2 ans

Ressources financières Ce projet rentre dans le cadre des mesures d’adaptation liées aux changements
climatiques et vient en complément du projet appui à la reforme des secteurs de l’eau,
de l’assainissement et de l’énergie qui finance l’études de diagnostic et de
redimensionnement du réseau.

Ce projet est initié par le PANA et son financement est soumis aux partenaires de
développements.
Le coût du projet est estimé à 800 000 $US

Intitulé/Titre du projet Appui à l’expérimentation et à l’extension de la technique goutte à goutte dans les
zones oasiennes

Localisation : Zone oasienne


Secteur : Hydraulique
Domaine : Eaux souterraines
Type : Institutionnel
Référence au PIP : Développement durable des Oasis dans l’Adrar Phase III
Les besoins en eau dans les zones oasiennes ne cessent d’augmenter face à la
Justification croissance démographique galopante et au développement socio-économique soutenu.
Cette situation est accentuée par une pression de plus en plus forte sur les nappes
phréatiques à eaux douces, rares, vulnérables et très inégalement réparties dans le
temps et l’espace.

L’approvisionnement en eau en zone oasienne est assuré par un nombre important de


puits équipés de motopompe (exemple : 500 motopompes à Tawaz en Adrar) qui
captent des nappes alluviales dont les réserves sont limitées et dépendantes de la
pluviométrie

Cette exploitation anormale des nappes conduit à la destruction irréversible de leurs


caractéristiques hydrodynamiques. Pour faire face à ce fléau, il est nécessaire
d’introduire dans de nouvelles techniques d’irrigation pour diminuer la pression sur les
aquifères..

Composante et activités
x Améliorer le développement socio-économique de la population des zones
Objectifs oasiennes ;
x Optimiser l’utilisation de la ressource en eau ;

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x Assurer la pérennité des oasis par une gestion durables des aquifères alluviales ;
x Diminuer le nombre de motopompes et réduire le volume d’eau prélevé,
x Réduire les émissions de GES dans l’atmosphère.

Pour atteindre ces objectifs il est nécessaire de mener les activités suivantes :

Activités x Expérimentation la technique goutte à goutte sur 10 exploitants dans les zones
oasiennes ;
x Organisation des campagnes de suivi de l’évolution de la ressource ;
x Elaboration des rapports et annuaires sur l’évolution de la technique et de son
appropriation par les populations ciblées.
x Organisation des ateliers de formations et de sensibilisations
x Vulgarisation de la technique

x Ressource gérée de façon durable sur la base d’informations techniques et


scientifiques pertinentes ;
Résultats attendus
x Gestion maîtrisée et optimale de la ressource adoptée ;
x Introduction de nouvelles techniques culturales plus économes en eau adoptées ;
x Réduction d’émission de GES par la vulgarisation de nouvelles techniques
d’irrigation plus respectueuses de la dégradation de l’environnement.

Mise en œuvre
Arrangements Ce projet pourra être géré par la Direction de l’Agriculture ou par une Unité
institutionnels coordination chargée de la gestion des projets PANA

Les risques et Les risques et les obstacles de ce projet sont :


obstacles
x Conflits compétences entre les différentes directions du MDRE et les projets
intervenants dans les zones Oasiennes
x Refus d’adhésion des exploitants aux objectifs du projet
x Rupture des stocks d’intrants
x Maîtrise de la technique.

x Evolution des superficies mises en valeur ;


Indicateurs de x Augmentation des rendements ;
suivi évaluation x Economie au poste de l’eau
x Recul des plantes parasites dans les exploitations
Durée
2 ans
Ressources financières
x Ce projet rentre dans le cadre des mesures d’adaptation liées aux changements
climatiques et vient en complément avec le projet aménagement rural des oasis de
l’Adrar par sa gestion des ressources en eau.
x Ce projet est initié par le PANA et son financement est soumis aux partenaires de
développements.
x Le coût du projet est estimé à 400 000 $US

Intitulé/Titre du projet Etude et suivi de la qualité de l’eau de Magta Lahjar, Tintane et Wompou

Localisation : Brakna (Magta Lahjar), Hodh el Gharbi (Tintane) et Guidimakha (Wompou)


Secteur : Hydraulique
Domaine : Eaux souterraines
Type : Investissement et Etude
Référence au PIP : Projets approvisionnement en Eau Potable (AEP) des chefs lieux des Moughataa

L’approvisionnement en eau potable des localités de Maghta lahjar, Tintane et


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Justification Wompou est assuré par des forages qui captent des eaux des nappes des aquifères de
fractures. La sécheresse continue et l’exploitation accentuée des ces nappes ont
provoqué la baisses des niveaux d’eau, la chute des débits des forages et la
détérioration de la qualité des eaux, le taux de nitrate est souvent mis en cause pour
son élévation.

Cette mesure vise à identifier de nouvelles ressources en eau et à suivre l’évolution de


la qualité des eaux et permettra :

x L’amélioration la connaissance des ressources en eau ;


x Identification de nouvelles ressources ;
x Gestion rationnelle de la ressource ;
x Possibilité de prévenir les situations de crise.

Composante et activités
Améliorer les conditions de desserte en eau potable en quantité et qualité des
Objectifs populations des trois localités.

Pour atteindre ces objectifs il est nécessaire de mener les activités suivantes :
Activités
x Mise en place de réseaux piézométriques de suivi ;
x Mise en place d’une méthodologie de collecte et traitement des données;
x Réalisation de nouvelles investigations hydrogéologiques et géophysiques pour
identifier de nouvelles ressources en eau ;
x Réalisation de nouveaux ouvrages de captage ;
x Raccordement des nouveaux forages aux réseaux d’AEP

x Réseau d’observatoire fonctionnel ;


x Données fiables collectées, traitées et diffusées ;
Résultats attendus x Rapports périodiques sur l’évolution de la ressource publiée ;
x Améliorer les conditions de desserte en eau des populations en qualité et quantité.
Mise en œuvre
Arrangements Ce projet rentre dans la mission du Centre national des Ressources en Eau (CNRE), le
institutionnels MDRE doit passer la gestion technique de ce projet au MHE, par un protocole
d’accord et réer une unité coordination chargée de la gestion financière.

Les risques et les obstacles de ce projet sont :


Les risques et x Conflits compétences entre la Direction du PANA et le CNRE
obstacles x Rupture de la ressource

x Rapport sur les fluctuations saisonnières et annuelles des niveaux des nappes et
des prévisions annuelles
x Bilan hydrogéologique annuel des aquifères
x Alerte précoce pour les situations de crise
Indicateurs de x Economie au poste de l’eau
suivi évaluation
x Nombre sites prospectés
x Nombre de forages productifs réalisés
x Amélioration des conditions de desserte en eau potable des populations.

3 ans
Durée
x Ce projet rentre dans le cadre des mesures d’adaptation liées aux changements
Ressources financières climatiques.
x Ce projet est initié par le PANA et son financement est soumis aux partenaires de
développements.
x Le coût du projet est estimé à 1000 000 $US

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7.5 Ecosystèmes terrestres

Intitulé/Titre du projet Fixation des dunes vives menaçant les infrastructures socioéconomiques du pays

Localisation : Tous les écosystèmes contenant des dunes en mouvement. Les populations cibles sont
celles qui avoisinent ces dunes.
Secteur : Forestier
Domaine : Foresterie (Défense et restauration des sols)
Type : Investissement
Référence au PIP : Projet Lutte contre la Désertification/Plan d’Action National d’Environnement (PANE)
L’ensablement menace plusieurs infrastructures importantes pour le pays. Leur
Justification protection de manière permanente par une méthode biologique consistant à
reconstituer l’écosystème par la même occasion est nécessaire.

Composante et activités
L’objectif global poursuivi par le projet est la restauration des écosystèmes arides et
Objectifs semi-arides connaissant des problèmes d’ensablement. Plus spécifiquement, le projet
vise la fixation des dunes là où elles menacent les infrastructures socio-économiques
du pays.

Activités L’activité à entreprendre est la fixation mécanique et biologique des dunes de sables en
déplacement.

Résultats attendus Le résultat attendu est une protection permanente des infrastructures menacées par
l’ensablement.
Mise en œuvre

Arrangements Le projet dépendra institutionnellement de l’institution chargée de la protection de la


institutionnels nature (disposant de l’expertise nationale dans le domaine).

Les risques et Les risques et obstacles ne peuvent être que d’ordre financier ou liés à la rigueur dans
obstacles la mise en œuvre des activités prévues.

Indicateurs de suivi Les impacts du projet seront appréciés à travers les milieux ensablés récupéré et les
évaluation infrastructures socio-économiques protégées. Pour les besoins du suivi, le projet
connaîtra des revues à mi-parcours et finale, ainsi que des audits et des visites de
terrain et des rapports trimestriels et semestriels.
Durée 4 ans
Ressources financières 1 500 000 US$

Intitulé/Titre du projet Reboisements énergétiques participatifs et d’agroforesterie dans les zones agricoles

Localisation : Le milieu rural et les zones de cultures et leur population


Secteur : Agro Forestier
Domaine : Agriculture/Foresterie
Type : Investissement
Référence au PIP : Electrification Rural décentralisée phase I
L’arbre joue un rôle important également au niveau des champs : elle procure de
Justification l’ombre et diversifie la production (bois de chauffe, de service et fourrage). De ce fait,
ce type de projet porte sur le développement de haies vives, d’association d’arbres et de
cultures et de petits périmètres de reboisement à base de croissances rapides.

Par ailleurs, la femme rurale se déplace de plus en plus loin pour avoir du bois. La
pression sur les formations forestières se sent de plus en plus par les villageois à
travers la raréfaction des produits lieux. Il s’avère donc judicieux de procéder à des
reboisements énergétiques et l’association de l’arbre aux cultures.

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Composante et activités
L’objectif global poursuivi par le projet est la gestion durable des écosystèmes
Objectifs agricoles à travers l’introduction de l’arbre dans les systèmes de culture. L’objectif
spécifique est l’amélioration de la production ligneuse (bois de chauffe, de service et
fourrage) à travers l’association d’arbre.

Activités Les activités à entreprendre est la plantation de haies vives, les reboisements villageois
et l’introduction d’arbres au niveau des cultures.

Résultats attendus Le principal résultat attendu est l’association d’arbres et des cultures pour une
meilleure protection des sols et la plantation d’espèces à croissance rapide pour
satisfaire les besoins des populations des milieux agricoles en produits ligneux.
Mise en œuvre
Le projet sera exécuté conjointement par l’institution chargée de l’environnement en
Arrangements collaboration avec celle chargée de l’agriculture.
institutionnels
Les risques et obstacles ne peuvent être que d’ordre financier ou liés à la rigueur dans
Les risques et la mise en œuvre des activités prévues.
obstacles
Les impacts du projet seront appréciés à travers les reboisements villageois réalisés et
Indicateurs de suivi le degré d’introduction d’arbres dans les cultures. Pour les besoins du suivi, le projet
évaluation connaîtra des revues à mi-parcours et finale, ainsi que des audits et des visites de
terrain et des rapports trimestriels et semestriels.
Durée 5 ans
Ressources financières 1 000 000 US$

Intitulé/Titre du projet Réorganisation des populations victimes des changements climatiques en tenant
compte des options déjà adoptées par celles-ci.

Localisation : Les zones cibles sont les quartiers périphériques des grands centres urbains, les zones
humides et les voies goudronnées recevant ces populations qui sont les populations
cibles.
Secteur : Rural
Domaine : Fixation des populations dans leurs terroirs
Type : Social
Référence au PIP : Hors PIP
Les changements climatiques à travers la péjoration de la pluviométrie ont affecté la
Justification grande majorité de la population rurale et nomade. Cette situation a amené ces
populations à adopter différentes stratégies pour s’adapter aux nouvelles conditions.
Parmi ces stratégies, on peut citer l’exode rural, le rapprochement des voies
goudronnées et la sédentarisation au niveau des zones les plus favorables (zones
humides).
Composante et activités Cette situation est préjudiciable pour les écosystèmes qui reçoivent ces populations et
Objectifs pour ces populations elles-mêmes. Ainsi, une action de réorganisation de ces
populations s’avère nécessaire.

Activités Les actions à entreprendre sont la réorientation des options déjà adoptées par les
populations : installation des populations le long des routes goudronnées (adaptation
aux changements climatiques) et la sédentarisation anarchique.
Résultats attendus
Le résultat attendu est l’encadrement des populations victimes des changements
climatiques.
Mise en œuvre
Le projet dépendra institutionnellement de l’institution chargée de la protection de la
Arrangements nature. Son activité doit être complémentaire d’autres activités venant d’autres
institutionnels départements ministériels concernés.

Les risques et obstacles que peut rencontrer le projet sont liés aux conditions

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Les risques et nécessaires pour rendre les options d’adaptations viables et respectueuses de
obstacles l’environnement. Il s’agit de satisfaire les besoins des populations nouvellement fixées
en matière d’eau potable, d’énergie, de terrains agricoles, d’activités génératrices de
revenus, d’écoles, de centres de santé, ….

Les impacts du projet seront appréciés à travers la nouvelle situation des populations
Indicateurs de suivi nouvellement installées. Pour les besoins du suivi, le projet connaîtra des revues à mi-
évaluation parcours et finale, ainsi que des audits et des visites de terrain et des rapports
trimestriels et semestriels.
Durée 2 ans
Ressources financières 600 000 US$

7.6 Ecosystèmes marins et côtiers

Intitulé/Titre du projet La réalisation d’un plan de sauvegarde de la ville de Nouakchott et de ses


infrastructures
Localisation : Le projet est localisé à Nouakchott
Secteur : Ecosystèmes côtiers
Domaine : Infrastructures et habitat
Type : Projet investissement
Référence au PIP : Programme de Développement Urbain
Le littoral de Nouakchott a connu ces dernières décennies une urbanisation accélérée
Justification consécutive à la péjoration du climat et à la crise du monde rural. Nouakchott abrite
actuellement plus de 25% de la population du pays, une grande partie de l’industrie
(transformation du poisson, tourisme, construction, etc), du commerce et des autres
infrastructures socio-économiques.
La plupart des quartiers de la ville ainsi que de nombreuses infrastructures socio-
économiques dont certaines sont vitales pour le développement du pays sont établis
dans des zones basses inondables (sebkhas et Aftouts).
Avec les effets des changements climatiques, ce sont les populations, l’habitat, les
infrastructures socio-économiques et l’économie d’une manière générale de la région
voire du pays qui seront affectés.

Composante et activités ƒ Instituer et rendre obligatoire l’application des normes d’urbanismes tenant compte
des CC en révisant par exemple le SDAU en fonction des différents scénarii
Objectifs d’élévation du niveau de la mer
ƒ Réaliser d’ici 2006 un plan d’aménagement du littoral de Nouakchott
ƒ Assurer la sécurité de plus de 80% des habitants de Nouakchott d’ici 2009 situés
dans les secteurs à risques liés aux CC, par la construction d’une rocade de 1,50 à
2 m de hauteur pour une largeur de 5 à 6 m le long de toute la façade ouest de la
ville de Nouakchott.
ƒ Délocaliser d’ici 2009 plus de 60% infrastructures implantées sur la dune et
observer un recul planifié de l’ensemble des infrastructures implantées dans les
secteurs sensibles aux effets des changements climatiques ;
ƒ Sensibiliser d’ici 2009 plus de 70% des entrepreneurs et des tacherons sur les
techniques appropriées de construction en zone à risques

Volet 1 : Aspects institutionnels


ƒ Faire des études d’urbanisme et d’aménagement tenant compte des CC
ƒ Rédiger les textes et les adopter par les instances habilitées
Activités Volet 2 : Aspects techniques
ƒ Etude technique et financière de la construction d’une rocade pour la protection de
la ville de Nouakchott
ƒ Construction de la rocade
ƒ Etudes sur les différents scénarii de repli stratégique de l’infrastructure implantée
dans les secteurs à risque
Volet 3 : Aspects sensibilisation
ƒ Elaboration d’une stratégie IEC adaptée aux besoins des entrepreneurs et des
tâcherons sur les techniques appropriées de construction en zone à risques
66/72
ƒ Mise en œuvre de la stratégie IEC à travers les différents canaux de communication
(radio, TV, presse, etc.)
ƒ Suivi évaluation de la stratégie de communication

Volet 1 : Institutionnel
ƒ Un plan d’urbanisme et des textes sont rédigés et adoptés
Volet 2 : Technique
ƒ Une rocade de 20 km a été construite sur la façade ouest la ville de Nouakchott
Résultats attendus ƒ Un programme de repli stratégique de l’infrastructure implantée dans les secteurs à
risque est élaboré et mis en oeuvre
Volet 3 : Sensibilisation
ƒ Une stratégie de IEC adaptée et opérationnelle est mise en œuvre à travers les
différents canaux de communication (Radio, TV, Presse, etc.) et fait l’objet d’un
suivi
Mise en œuvre
Le projet sera piloté par une structure légère multisectorielle qui sera dirigée par un
Arrangements comité regroupant l’ensemble des secteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet.
institutionnels
ƒ Techniques en terme d’appropriation des techniques de construction et
d’équipements adaptés aux CC
Les risques et ƒ Mobilisation des financements pour le projet
obstacles
ƒ Suivi de mise en œuvre du projet par la coordination et le comité multisectoriel
ƒ Monitoring des activités
ƒ Suivi à mi-parcours du projet impliquant l’ensemble des acteurs
Indicateurs de suivi x Un plan d’urbanisme tenant compte des changements climatiques est rédigé et
évaluation adopté
x Textes réglementaires sont élaborés et adoptés
x Une rocade pour la protection de la ville est construite
x Des stratégies de replis sont mises en place pour les secteurs à risques
x Forte implication des populations
x Le programme d’IEC est exécuté
x Toutes les activités du projet ont été exécutées dans les délais requis
x Les résultats attendus ont été atteints
Durée
cinq ans (2005-2009).
Ressources financières
2 091 000 US$

Intitulé/Titre du projet Préservation de la diversité des populations de poissons et empêcher la surpêche dans
une perspective de développement durable

Localisation : Le projet est localisé à Nouadhibou


Secteur : Ecosystèmes côtiers
Domaine : Pêche
Type : Projet social et productif
Référence au PIP : Appui à la recherche Halieutique
Les ressources halieutiques sont confrontées à des problèmes grandissants, notamment
Justification la dégradation d’une partie des écosystèmes marins et côtiers, la surexploitation de
quelques unes des principales espèces recherchées, les incursions illégales des flottilles
dans des zones interdites, l’utilisation des engins de pêche prohibés ou qui ne sont pas
suffisamment sélectifs, l’intensification de la concurrence entre la pêche artisanale et la
pêche industrielle.

A la faveur des CC, les modifications des caractéristiques des courants marins
(température, salinité, etc) et de la circulation générale au niveau des océans,
l’élévation du niveau marin, etc, vont avoir un impact certain sur la productivité de ces
écosystèmes, l’habitat marin et côtier, et la diversité de la ressource.

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Composante et activités ƒ Assurer la mise en place de règles et de normes en tenant compte des besoins de
l’habitat du poisson dans la planification de l’aménagement côtier
Objectifs ƒ Etendre la surveillance de la ressource actuellement limitée à l’ensemble de la ZEE
ƒ Promouvoir par des programmes ciblés la diversité génétique des populations de
poissons par la pisciculture
ƒ Sensibiliser les différents acteurs sur les opérations de pêche innovatrices

Volet 1 : Aspects techniques


ƒ Intégrer d’ici 2009, la dimension changements climatiques dans la planification
Activités côtière en vue de tenir compte des besoins de l’habitat du poisson
ƒ Etudes pour la réalisation de schémas d’aménagement des pêcheries notamment
dans la perspective d’interdiction d’exploiter certaines espèces très sensibles aux
effets des changements climatiques.
ƒ Introduction de la dimension CC dans tous les programmes et projets du secteur
des pêches
ƒ Equipement de la DSPCM en moyens conséquents pour assurer la surveillance ZEE
par l’achat de vedettes, d’équipements radars, de ressources humaines, etc.).
ƒ Développement de techniques simples adaptées aux contextes CC dans le domaine
de la pisciculture pour préserver la diversité génétique
Volet 2 : Aspects sensibilisation
ƒ Elaboration d’une stratégie IEC adaptée aux besoins du secteur de la pêche sur la
dimension changements climatiques et risques de l’épuisement des ressources
halieutiques
ƒ Mise en œuvre de la stratégie IEC à travers les différents canaux de communication
(radio, TV, presse, etc)
ƒ Suivi évaluation de la stratégie de communication

Résultats attendus
Volet 1 : Aspects techniques
ƒ Les outils techniques sont élaborés
ƒ Une réglementation en matière d’interdiction de surexploitation des espèces rares
est élaborée, adoptée et mise en application
ƒ La dimension CC est prise en compte dans les programmes du secteur des pêches
ƒ la DSPCM est dotée de moyens conséquents pour assurer la surveillance de la ZEE
ƒ Les techniques de pisciculture sont mises en œuvre de manière significative pour
préserver la diversité génétique des populations de poisson

Volet 2 : Sensibilisation
ƒ Une stratégie de IEC adaptée et opérationnelle est mise en œuvre à travers les
différents canaux de communication (Radio,TV, Presse, etc) et fait l’objet d’un suivi
Mise en œuvre
Le projet sera piloté par une structure légère multisectorielle qui sera dirigée par un
Arrangements comité regroupant l’ensemble des secteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet.
institutionnels
Le suivi prendra les caractères suivants :
Les risques et x Suivi de mise en œuvre du projet par la coordination et le comité multisectoriel
obstacles x Monitoring des activités
x Suivi à mi-parcours du projet impliquant l’ensemble des acteurs
x La ressource halieutique est exploitée durablement en particulier celle sensible aux
changements climatiques
x Les habitats sont préservés
x Les populations de pêcheurs exercent leurs activités selon des normes
Indicateurs de suivi d‘exploitation durable
évaluation x Diversification et accroissement du revenu des populations de pêcheurs
x Forte implication des populations
x Prise en compte des changements climatiques dans la politique du secteur des
pêches
x Le programme d’IEC est exécuté
x La DSPCM est équipée en moyens humains et matériels
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x Toutes les activités du projet ont été exécutées dans les délais requis
x Les résultats attendus ont été atteints

Durée cinq ans (2005-2009).

Ressources financières 1 337 000 US$

Intitulé/Titre du projet Protection et renforcement du cordon dunaire le long du littoral de Nouakchott


Le projet est localisé à Nouakchott.
Localisation : Ecosystèmes côtiers
Secteur : Littoral
Domaine : Projet social
Type : Programme de Développement Urbain.
Référence au PIP :
Dans la région de Nouakchott, les sables du cordon littoral, seule protection naturelle
Justification de la ville de Nouakchott contre les incursions marines lors de fortes tempêtes sont
actuellement surexploités et le cordon dunaire a été fragilisé en divers endroits. Ce
cordon fait également l’objet d’aménagements presque sauvages qui ont fortement
contribué à sa fragilisation.
La fréquence et l’intensité de ces tempêtes vont certainement augmenter à la faveur des
changements climatiques. Elles vont notamment se traduire par d’importantes
inondations affectant la plupart des quartiers de la ville.
Nouakchott abrite plus de 25% de la population du pays, une grande partie de
l’industrie (transformation du poisson, tourisme, construction, etc.), du commerce et
des autres infrastructures socio-économiques.

Composante et activités ƒ instituer et rendre opérationnelle d’ici 2006 une structure de veille pour la
protection du cordon littoral
Objectifs ƒ Reconstituer et végétaliser plus de 80% des secteurs fragilisés de la dune littorale
d’ici à 2009
ƒ Sensibiliser et informer 80% des populations de Nouakchott sur les dangers et les
moyens de protection en cas de rupture du cordon dunaire

Volet 1 : Aspects institutionnels


ƒ Mise en place d’un comité multisectoriel de réflexion sur une structure de veille
Activités pour la protection du cordon dunaire.
ƒ Rédiger les textes et les adopter par les instances habilitées
ƒ Mise en place de la structure (siège, personnel, moyens matériels, etc.) de veille

Volet 2 : Aspects techniques


ƒ Etude technique et financière de la faisabilité du dragage et du reprofilage de la
dune
ƒ Mise en œuvre des résultats de l’étude
ƒ Suivi des travaux
ƒ Mise en défens et reboisement par des espèces adaptées sur une longueur de 20km
de côte
ƒ Etudes techniques sur la problématique de l’érosion au sud du port
ƒ Mise en œuvre des résultats de l’étude
Volet 3 : Aspects sensibilisation
ƒ Elaboration d’une stratégie IEC adaptée aux besoins de Nouakchott sur la
dimension changements climatiques et risques de rupture du cordon dunaire
ƒ Mise en œuvre de la stratégie IEC à travers les différents canaux de communication
(radio, TV, presse, etc.)
ƒ Suivi évaluation de la stratégie de communication

Volet 1 :
Résultats attendus ƒ Une structure de veille opérationnelle est mise en place
ƒ Des textes sont rédigés et adoptés

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Volet 2 :
ƒ Un dragage et un reprofilage de la dune littorale sont réalisés
ƒ La mise en défens et le reboisement du cordon sur une longueur de 20 km ont été
faites
ƒ Le suivi des travaux est réalisé

Volet 3 :
ƒ Une stratégie de IEC adaptée et opérationnelle est mise en œuvre à travers les
différents canaux de communication (Radio, TV, Presse, etc.) et fait l’objet d’un
suivi

Mise en œuvre
Le projet sera piloté par une structure légère multisectorielle qui sera dirigée par un
Arrangements comité regroupant l’ensemble des secteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet.
institutionnels
La fixation des sables du cordon peut freiner les échanges sédimentaires entre la dune,
Les risques et la plage et l’avant plage
obstacles
ƒ Risque technique sur le choix du matériel sédimentaire pour le renforcement du
cordon
Indicateurs de suivi ƒ Difficultés de mobilisation des ressources financières
évaluation ƒ Suivi de mise en œuvre du projet par la coordination et le comité multisectoriel
ƒ Monitoring des activités
ƒ Suivi à mi-parcours du projet impliquant l’ensemble des acteurs
x Le cordon littoral de Nouakchott a été renforcé et son écosystème reconstitué
x Gestion intégrée de la dune littorale
x Une structure de veille est mise en place
x Les textes tenant compte des changements climatiques sont rédigés et adoptés
x La stratégie d’IEC est mise en oeuvre
x Forte implication des populations
x Toutes les activités du projet ont été exécutées dans les délais requis
x Les résultats attendus ont été atteints

Durée cinq ans (2005-2009).

Ressources financières 1 018 000 US$

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Annexe
LISTE DES PERSONNES ET EXPERTS IMPLIQUES

TASK MANAGERS :

Ravi Sharma et Liza Leclerc, UNEP, Nairobi Kenya


Victor Ogbuneke, UNEP/GEF, Nairobi Kenya
COMITE DE PILOTAGE

Mr. Abbe ould Ahmed Tolba, Directeur des Etudes et de la Programmation, MAED
Mr. Hadrami ould Bahneine, Directeur de l’Environnement
Mr. Moktar ould El Hacen, Directeur de l’Aménagement du Territoire et de l’Action Régionale
Mr. Colonel Sogho Alassane, Directeur Général de la Protection Civile
Mr. Conseiller Technique à l’environnement du MDRE
Mme Nagia mint Ahmed, Présidente d’ONG

COMITE DE MISE EN ŒUVRE

Mr. Hadrami ould Bahneine, Directeur de l’Environnement


Mr. Gandega Yelli, Point Focal agriculture
Mr. Mohamed Cheikh ould Baba, Point Focal Communauté Urbaine de Nouakchott
Mr. Hassan ould Aoubeck, Point Focal de la DATAR/ MIPT
Mr. N’Dongo Abdarahmane, Point Focal énergie
Mr. Lam Aboubakrine, Point Focal Transport
Mr. Aminetou mint M’Haimed, Point Focal Condition Féminine
Mr. Sidi ould Mohamed Lemine, Point Focal
Mr. Béchiri ould Mohamed, Point Focal Université de Nouakchott
Mr. Anne Mamoudou, Point Focal du MDRE
Mr. Khattar ould Tebakh , Point Focal Mines et Industries
Mr. Ba Mody Diakité, Point Focal CCD
Mr. Diop Boubacar, Point Focal CBD
Mr. Mohamed ould Hamza, Point Focal Protection Nature
Mr. Lemhabe ould Noueisri, Point Focal ONG
Mr. Ahmed Vall ould Aoukar, Point Focal ONG
Mr. Mahfoudh ould Enahoui, Point Focal Brakna
Mr. Ahmedou ould Blal, Point Focal Brakna
Mr. Moukhtaïr, Point Focal Gorgol
Mr. Mohamed Yilé, Point Focal Hodh Echarghi
Mr. Sidi Mohamed ould Ebhoum, Point Focal Assaba
Mr. Mohamed ould Laereibi Point Focal Adrar
Mr. Ahmed Vall Boumouzouna, Point Focal Inchiri
Mr. Mohamed ould Alioune, Point Focal Trarza
Mr. Sow Ahmed, Point Focal Trarza
Mr. Sidi Mahmoud ould Doussou, Point Focal Guidimaka
Mr. Sidi ould Haye, Point Focal Nouadhibou
Le Point Focal Tagant
Le Point Focal Tiris Zemour
Le Point Focal Hodh El Gharbi

UNITE DE COORDINATION

Mr. Baye Fall, Coordinateur du Projet


Mr. Fall Oumar, Conseiller Technique du Projet

LISTE DES OUVRAGES & AUTEURS

Rapport principal :
Auteurs : M. A. ould Selmé et Assane Soumaré ;
Editing : Fall Oumar, Fah ould Brahim, Sidaty ould Dah, et Baye Fall
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Rapports techniques
- Groupe d’éditing : Saadna ould Nave, Chouaib ould Abdallahi, Assane Soumaré, Sall Amadou
- Experts économistes : Assane Soumaré, Fah ould Brahim (écosystème), Ainina ould [Link] (eaux), Ismail ould
Sadegh (élevage, forêts et agriculture)
- Experts thématiques : Dr. Doumbia Baba (élevage), M. A. ould Selmé (forêts), Sarr Djibril (eaux de surface),
Thièye Samba (eaux souterraines), Mohamed Fadel ould Aghdhafna (agriculture)
- Experts des écosystèmes : M. A. ould Selmé (aride et semi aride), Dr. Demba Marico (côtier et marin)
- Synergie : Sidaty ould Dah

Participation et sensibilisation parties prenantes : Gueye Birome et Sall Amadou

Comptes rendus des ateliers : M. A. ould Selmé, Sidaty ould Dah

Comptes rendus de réunions : Birome Gueye et Sall Amadou

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