Sequence 09
Sequence 09
Séquence 9
M. Sébastien GERGADIER
A2-01 Isoler un système et justifier l’isolement.
B2-10 Déterminer les caractéristiques d’un solide ou d’un ensemble de solides indéfor-
mables.
B2-11 Intégrer ou modifier une pièce dans un assemblage à l’aide d’un modeleur volumique
3D.
B2-15 Modéliser les petits déplacements.
B3-01 Vérifier la cohérence du modèle choisi en confrontant les résultats analytiques et/ou
numériques aux résultats expérimentaux.
B3-02 Préciser les limites de validité d’un modèle.
B3-03 Modifier les paramètres et enrichir le modèle pour minimiser l’écart entre les résul-
tats analytiques et/ou numériques et les résultats expérimentaux.
C1-03 Choisir une démarche de résolution d’un problème d’ingénierie numérique ou d’in-
telligence artificielle.
C1-05 Proposer une démarche permettant la détermination d’une action mécanique incon-
nue ou d’une loi de mouvement.
C2-07 Déterminer les actions mécaniques en statique.
0
Table des matières
Cours 0
I Action mécanique sur un solide . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
I.1 Notion d’action mécanique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
I.2 Classification des actions mécaniques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
I.3 Représentation d’une action mécanique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
I.4 Action mécanique à distance : cas de la pesanteur . . . . . . . . . . . . . 4
II Actions mécaniques dans les liaisons parfaites . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
II.1 Hypothèses . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
II.2 Torseurs des actions mécaniques transmissibles dans les liaisons . . . . . 7
II.3 Cas particuliers de la modélisation plane . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
III Équilibre des systèmes de solides . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
III.1 Équilibre d’un système matériel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
III.2 Référentiel galiléen . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
III.3 Isolement d’un système matériel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
III.4 Principe fondamental de la statique (PFS) . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
III.5 Théorème des actions réciproques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
III.6 Solides soumis à deux AME du type glisseur . . . . . . . . . . . . . . . . 15
IV Méthodes de résolution d’un problème de statique . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
IV.1 Méthode analytique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
IV.2 Méthode numérique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
V Modélisation des actions de contact avec frottements . . . . . . . . . . . . . . . 20
V.1 Mise en évidence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
V.2 Modèle de Coulomb . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
V.3 Contact ponctuel avec résistance au roulement ou pivotement . . . . . . 22
VI Passage d’une formulation locale à une expression globale d’une action mécanique 23
VI.1 Modélisation locale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
VI.2 Torseur d’une action mécanique locale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
VI.3 Du local vers le global. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
VI.4 Action mécanique de contact . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
TDs 28
TD 1– Liaison ailes–carlingue d’un avion 28
TD 2– Compresseur 29
TD 3– Mammographe 35
TD 4– Camion grue 37
TD 5– Balance de camion 41
1
TD 6– Frein d’une éolienne 43
TD 7– Phénomène d’arc-boutement 46
TD 8– Clapet anti-retour 48
Kholles 62
Kholle 1 62
Kholle 2 64
Kholle 3 66
Kholle 4 67
Kholle 5 68
0
Séquence 9 - Analyser, modéliser et résoudre pour prévoir les performances statiques
1
Séquence 9 - Analyser, modéliser et résoudre pour prévoir les performances statiques
#»
L’utilisation d’un vecteur F pour modéliser une force semble donc adaptée. L’unité est le
Newton [N].
Une force caractérise donc la tendance d’une action mécanique à mettre localement en trans-
lation un solide.
A A=M
M
r r
F F
#»
On introduit la notion de moment au point A de la force F (appliquée localement en M )
#» # » #»
qui caractérise l’effet de la force en un point donné : M A, F#» = AM ∧ F (dont les composantes
sont exprimées en N.m).
Remarque : cette notion est indispensable car c’est parfois la seule manière de représenter
simplement l’effet d’une action mécanique (exemple : action de la main sur une poignée de
porte, action entre le stator et le rotor d’une machine électrique (machine à courant continu,
asynchrone, synchrone...).
Un moment caractérise ainsi la tendance d’une action mécanique à mettre en rotation un
solide autour d’un axe donné.
L’expression du moment en un point prend en compte la distance de la force au point
d’application et permet de représenter l’effet de la force (rotation possible autour d’un axe et
selon un sens donné).
L’exemple suivant illustre les caractéristiques du moment.
B B
H
A
A
On modélise l’action mécanique de la main sur la clé par une force appliquée au point B,
représentée par le vecteur F⃗m→c . C’est cette force qui permet de serrer la vis en la faisant
« tourner » autour du point A. On dit que la force appliquée en B crée un moment au point A.
#» # » #» # » #»
On constate que M A, F#»m→c = AB ∧ F m→c = AH ∧ F m→c où H est le projeté orthogonal de
B sur le support de la force F⃗m→c .
2
Séquence 9 - Analyser, modéliser et résoudre pour prévoir les performances statiques
La distance AH est appelée bras de levier : distance la plus courte du support de la force
au point d’application.
Cette notion est utilisée en pratique pour calculer rapidement le moment d’une force sans
passer par le produit vectoriel.
Par définition du produit vectoriel, le vecteur moment est orthogonal au plan contenant le
#» # »
vecteur force F et le vecteur AB avec A le point où le moment est calculé.
3
Séquence 9 - Analyser, modéliser et résoudre pour prévoir les performances statiques
#»
F
Un torseur glisseur est de la forme {T} = #» au point d’application de la force. Cette
0
M
action mécanique correspond à l’action qui aurait tendance à faire déplacer en translation un
solide.
En général, par abus de langage, on appelle Force l’action mécanique correspondant à un
glisseur.
Exemple : action du pied sur un ballon
Dans le cas où l’on considère l’effort exercé par la pesanteur sur un point matériel de masse
#»
m, on sait que le poids s’écrit P = m #»g avec #»
g le vecteur accélération de la pesanteur qui est
vertical dirigé vers le bas, de norme m.g avec g ≈ 9, 81 m · s−2 .
4
Séquence 9 - Analyser, modéliser et résoudre pour prévoir les performances statiques
Le centre de gravité d’un solide S est le barycentre des points matériels du solide affectés
d’un coefficient proportionnel à leurs masses.
# » 1 Z # » 1 Z # »
Le centre de gravité est déterminé par la relation AG = AM dm AM ρdV =
m m
V V
1 X # »
mi AGi
m i
Dans le cas d’une masse volumique constante, on a :
— si S possède un plan de symétrie, G est sur le plan de symétrie ;
— si S possède un axe de symétrie, G est sur l’axe de symétrie ;
— si S possède un centre de symétrie, G est confondu avec ce centre.
Remarque : Si le solide n’est pas homogène (masse volumique différente), il suffit de calculer
le centre de gravité de chaque partie et de trouver le centre de gravité global par la définition
# » 1 X # »
du centre de gravité d’un ensemble matériel AG = mi AGi où les Gi sont les centres de
m i
gravité de chaque domaine homogène et mi leurs masses respectives.
Exemple : Déterminer les centres de gravité des 2 exemples suivants.
y#»
On note m1 = 0,3 kg la masse de la barre L yL
et O son centre de gravité. On note m2 = 1 kg L L
la masse des poids dont le centre de gravité #» x
x
est situé sur l’axe (O, #»
x ) au centre du poids. G 1 ×
O G2
O ee
Q1. Déterminer la position du centre de gra-
vité G de l’ensemble.
5
Séquence 9 - Analyser, modéliser et résoudre pour prévoir les performances statiques
1
On note la masse du 1/4 de disque : md = ρs S = ρs S πR2 . #»
y
4
#»
Q2. Déterminer les coordonnées du centre de gravité G. Montrer qu’il u
est situé sur l’axe (O, #»
u ). R #»
er
θ π/4 #»
x
O
On définira toujours cette action mécanique de pesanteur en G pour simplifier les calculs.
6
Séquence 9 - Analyser, modéliser et résoudre pour prévoir les performances statiques
Liaison
Schéma Schéma Torseur cinématique Torseur d’action
Point
spatial plan de 2/1 transmissible de 1 → 2
d’expression
Encastrement
( #» )
0 x + Y12 #»
X12 #» y + Z12 #»
( )
z
∀M #»
0 M
x + M12 #»
L12 #» y + N12 #»
z M
#» #»
z
y
#» 2
x
Glissière
#»
z 2
1 1 #» )
0 y + Z12 #»
Y12 #»
( )
M
(
de direction #»
x M #»
#»
z z
x
u21 #» x + M12 #»
L12 #» y + N12 #»
#»
y
∀M #»
x
M 2 x M z M
1 #»
y
#» #»
z
y
#» #» 2
z x
2
Pivot d’axe 1 p21 #» x + Y12 #»
X12 #» y + Z12 #»
( ) ( )
A #» x z
A 1 #» z
∀M ∈ (A, #»
x) #» #»
y
x
2
#»
0 M12 y + N12 z
#» #»
x M M
1 A #»
y
#» #»
z
y
2
p21 #» x + Y12 #»
X12 #» y + Z12 #»
#» #» ( ) ( )
Hélicoïdale
z
2
x x z
A 1
de direction A 1 #»
x
#»
z u21 #»
x M x + M12 #»
L12 #» y + N12 #»
z M
p p
∀M ∈ (A, #»
x) 2
#»
#»
x y
avec u21 = · p21 avec L21 = − · X21
1 A #»
y 2π 2π
#» #»
z
y
#» #» 2
z x
Pivot glissant 2
1 p21 #» y + Z12 #»
Y12 #»
( ) ( )
A x z
de direction
#»
z
A 1 #»
x
∀M ∈ (A, #»
x) #»
x
#»
y 2 u21 #»
x M y + N12 #»
M12 #» z M
1 A #»
y
#»
z
#»
2
Sphérique 2 z
1 1 x + q21 #»
p21 #» y + r21 #» x + Y12 #»
X12 #» y + Z12 #»
( ) ( )
en A A A z z
#» #»
centre de la sphère #»
x
#»
y #»
x
#»
y 0 A
0 A
#»
z M #»
Appui-plan 1
z M
r21 #» Z12 #»
1
#»
y
( ) ( )
de normale #»
z z z
x + v21 #»
u21 #» L12 x + M12 #»
#»
#»
y
2 y M y
2
#»
x
∀M #»
x M
#» #»
x
z
1
Sphère-cylindre 1
#»
z A
#»
de direction #» y
x + q21 #»
p21 #» y + r21 #» y + Z12 #»
Y12 #»
( ) ( )
x A 2 z z
#»
en A centre de la z
1 u21 #»
#»
0
x 2
#»
#» #»
y y
A
x A A
sphère #»
x
2
#»
z
#»
z 1
Sphère-plan 1 #»
A y x + q21 #»
p21 #» y + r21 #» Z12 #»
( ) ( )
de normale #»z A z z
#»
u21 x + v21 y
#» #» 0
#»
y
∀M ∈ (A, z )
#» #»
#»
x 2 x
2 M M
7
Séquence 9 - Analyser, modéliser et résoudre pour prévoir les performances statiques
Liaison
Schéma Schéma Torseur cinématique Torseur d’action
Point
spatial plan de 2/1 transmissible de 1 → 2
d’expression
Sphérique à
doigt
2
#» #»
z
en A centre de la 2 z
1
1 x + r21 #»
p21 #» x + Y12 #»
X12 #» y + Z12 #»
( ) ( )
sphère A A z z
#»
de doigt #» z et de #»
x
#»
y #»
x
#»
y 0 A
M12 #»y A
plan de rainure
( #» z)
y , #»
#»
z
Cylindre-plan
#»
x
1
de normale #»z et de #»
z 1
A
droite de contact
#»
2 y
x + r21 #»
p21 #» Z12 #»
( ) ( )
z z
#» A #» #»
z 1
x #» 2
y
x + v21 #»
u21 #» y M M12 #»
y M
x #»
x
∀M ∈ A
plan(A, #» y)
x , #» y 2
#»
Remarque : si on compare le torseur d’action transmissible d’une liaison parfaite avec son
#» #» #» #»
torseur cinématique, on constate que R 1→2 · V A,1→2 + M A,2/1 · Ω 2/1 = 0. Cette équation traduit
le fait que la puissance mutuelle des actions mécaniques de contact dans une liaison parfaite
est nulle (cf. cours d’énergétique de deuxième année).
8
Séquence 9 - Analyser, modéliser et résoudre pour prévoir les performances statiques
#»
z
O
z#A»0
#»
x
z#A
» x# A»0
0
A
y# »0
A
AB
x# A
»
y# A
»
#»
y
Figure 2 : Cas particulier d’une action mécanique surfacique possédant un plan de symétrie
pour la géométrie et les actions mécaniques.
9
Séquence 9 - Analyser, modéliser et résoudre pour prévoir les performances statiques
Avec l’hypothèse de modélisation plane des actions mécaniques, le torseur des actions mé-
caniques de la liaison cylindre-plan a la même forme que celui d’une liaison sphère-plan (ponc-
tuelle).
Remarque : Seules trois formes de torseurs d’actions mécaniques sont utilisées en modélisation
plane.
Glissière direction ⃗y Articulation ou pivot plane (glisseur) Ponctuelle plane de normale (M, ⃗z)
− L12
− 0
− 0
0 −
Y12 −
0 −
Z − Z
12 −
Z
12 −
M,( #»
x , #»
y , #» M,( #»
x , #»
y , #» M,( #»
x , #»
y , #»
12
z) z) z)
10
Séquence 9 - Analyser, modéliser et résoudre pour prévoir les performances statiques
11
Séquence 9 - Analyser, modéliser et résoudre pour prévoir les performances statiques
#»
z Σ Σ2 #»
z Σ2
Σ
Σ
Σ1 Σ1
O #»
y O #»
y
#»
x #»
x
(a) Deux systèmes matériels Σ1 et Σ2 (b) Deux systèmes matériels Σ1 et Σ2
agissent sur Σ. agissent sur Σ.
Figure 4 : Isolements
AM connue
AM connue
3
4
2
AM connue
AM connue 5
1
6
Inconnues
0
recherchées
Figure 5 : Graphe de structure type d’un système dont certaines inconnues d’actions méca-
niques dans les liaisons sont recherchées
12
Séquence 9 - Analyser, modéliser et résoudre pour prévoir les performances statiques
Il est important de bien voir que le PFS est une implication (Si ... alors ...). Les deux
exemples suivants correspondent à des cas où le PFS n’est pas vrai.
— Pour un moteur électrique en régime permanent, la vitesse angulaire de l’arbre du moteur
par rapport au châssis est non nulle et pourtant les actions mécaniques sur le rotor se
compensent (le couple moteur compense exactement le couple résistant. Si ce n’était pas
le cas, la vitesse angulaire du moteur évoluerait). La somme des actions mécaniques est
nulle, mais le système n’étant pas initialement au repos, il ne peut être en équilibre ;
— Dans le cas d’une paire de ciseaux dont les deux lames sont en position ouverte, en
appliquant deux forces colinéaires, de même amplitude mais de sens opposées sur chaque
branche, celles-ci se ferment. La somme des actions mécaniques vaut bien zéro mais le
système n’est pas en équilibre !
Le PFS est un cas particulier du Principe Fondamental de la Dynamique PFD (cf. deuxième
année). Celui-ci s’énonce de la manière suivante : il existe au moins un référentiel, appelé
référentiel galiléen Rg , tel que pour tout système matériel Σ :
n o
Text→Σ = DΣ/R .
g
Il n’est pas toujours nécessaire, pour résoudre un problème de statique, de vérifier l’ensemble
du PFS. En effet, l’écriture torsorielle revient à poser deux équations vectorielles :
#» ( #» )
n oR ext→Σ
0
Text→Σ = # » = #»
M
A,ext→Σ
0 A
A
#» #»
— l’équation de résultante statique : R ext→Σ = 0 ;
#» #»
— l’équation du moment statique en un point : M A,ext→Σ = 0 .
13
Séquence 9 - Analyser, modéliser et résoudre pour prévoir les performances statiques
#»
z Σ2
Σ
Σ1
O #»
y
#»
x
Démonstration :
Soit Σ l’union de deux systèmes matériels Σ1 et Σ2 .
En appliquant
le PFS à Σ1 etΣ2 :
T = {0} et T = {0}
Σ1 →Σ1 Σ2 →Σ2
En
additionnant
les deuxéquations
:
n o n o
T + TΣ →Σ + T + TΣ →Σ = {0}
Σ
n →Σ1 o n 2 1
o n Σ→Σ2o 1 2
=⇒ T + TΣ →Σ + TΣ →Σ = {0}
Σ→Σ 2 1 1 2
Sachant
n oque le PFS appliqué
n ào Σ conduit
n à: o
T = {0} =⇒ TΣ →Σ = − TΣ →Σ
Σ→Σ 2 1 1 2
14
Séquence 9 - Analyser, modéliser et résoudre pour prévoir les performances statiques
Pesanteur
Pivot (B, ⃗z)
3 4
2 5
On remarque immédiatement que l’ensemble {4+5}, noté E, est soumis à 2 AME extérieures,
celles de 3 sur 4 et celle de 2 sur 5.
Les torseurs associés à ces 2 AME dans le cas spatial sont :
X L34 X L25
34 25
{T3→4 } = Y34 M34 et {T2→5 } = Y25 M25
0 0
Z
Z
B,( #»
x , #»
y , #» C,( #»
x , #»
y , #»
34 25
z) z)
Supposons le mécanisme plan dans le plan ( #» y ). Les 2 torseurs des actions mécaniques
x , #»
transmissibles dans les liaisons deviennent :
X − X −
34 25
{T3→4 } = Y − et {T2→5 } = Y25 −
34
0 0
− −
B,( #»
x , #»
y , #»
z) C,( #»
x , #»
y , #»
z)
On retiendra donc :
Si un solide ou un ensemble de solides est en équilibre sous l’action de deux actions méca-
niques du type glisseur en A et en B, les deux résultantes sont opposées et ont pour droite
support la droite (AB).
Remarque : Il peut être intéressant de commencer par isoler les solides ou ensembles de solides
soumis à deux AME du type glisseur car le support de ces forces peut alors être immédiatement
identifié. Cela permet de diminuer le nombre d’inconnues statiques de liaisons, et donc de
faciliter les calculs ! !
15
Séquence 9 - Analyser, modéliser et résoudre pour prévoir les performances statiques
Si Is ≤ 6 × NS (ou 3 × NS dans le cas d’une modélisation plane) alors peut être que le pro-
blème possède une solution. En classe de deuxième année, l’étude de la théorie des mécanismes
permettra de savoir à coup sur si la résolution est possible, et le cas échéant, d’identifier les
inconnues statiques de liaisons non déterminables à partir de la modélisation du mécanisme.
16
Séquence 9 - Analyser, modéliser et résoudre pour prévoir les performances statiques
Sphérique A
Glissière ~y2 1 2
1 2
Vérin Fv #» Pivot
y2 Moteur Cm Sphérique B
Pesanteur (O, ~z0 )
Pivot
Moteur Cm #»
z0 Pression p
(O, ~z0 )
0 3
0 Pivot glissant (C, ~y0 )
Il n’y a rien de systématique par cette méthode mais deux points sont à retenir pour élaborer
une stratégie de résolution :
— repérer rapidement les solides ou ensemble de solides soumis à deux AME du type
glisseur. Leur isolement doit pouvoir conduire à des simplifications utiles sur les actions
mécaniques, identifiables sans même écrire le PFS ;
— suivant le type de chaîne
• pour une chaîne fermée, dans le cas des liaisons avec le bâti, écrire les équations de
PFS sur les mobilités de ces liaisons permet de déterminer comment les efforts se
transmettent dans le mécanisme ;
17
Séquence 9 - Analyser, modéliser et résoudre pour prévoir les performances statiques
• pour une chaîne ouverte, l’isolement de l’ensemble des solides allant de la partie
ouverte du mécanisme jusqu’à l’actionneur que l’on souhaite dimensionner, permettra
de déterminer le résultat en une seule équation.
Exemple : pour la chaîne ouverte de la Figure 7,
— l’isolement de {1+2} permet de déterminer le couple moteur Cm par utilisation de l’équa-
tion du moment statique statique au point O en projection sur l’axe ⃗z0 ;
— l’isolement de {2} permet de déterminer la force dans le vérin Fv par utilisation de
l’équation de la résultante statique en projection sur l’axe ⃗y2 .
Exemple : pour la chaîne fermée du micro-compresseur
Dans le cas du micro-compresseur, si l’unique inconnue recherchée est le couple moteur permet-
tant de comprimer le fluide à 8 bar dans la chambre supérieure, il n’est pas nécessaire d’écrire
toutes les équations.
— La bielle (2) étant soumise à deux AME du type glisseur, il est possible de déduire
sans calcul que ces forces sont égales en norme et colinéaires à ⃗y2 . Elles s’expriment
donc toutes les deux en fonction d’une unique variable T (qui correspond à la norme de
chacune des forces) ;
— Le piston (3) étant en liaison pivot glissant d’axe (B, ⃗y0 ) avec le bâti, seules les équations
de moment et résultante suivant ⃗y0 ne font pas intervenir d’inconnue de liaison de (0) sur
(3). La force T et la pression p travaillent uniquement dans le mouvement de translation
suivant ⃗y0 (et pas dans le mouvement de rotation d’axe vertical (B, ⃗y0 )), il faut donc
isoler le piston (3) et écrire l’équation de la résultante statique projetée sur ⃗y0 ) pour
déterminer T en fonction de la pression p ;
— Pour trouver la relation entre le couple moteur Cm qui s’applique sur l’arbre (1) et la
norme T de l’action mécanique de (2) sur (1), il faut donc isoler l’arbre (1) et utiliser
l’équation du moment statique (car on cherche une relation sur le couple Cm ). On utilise
alors la mobilité de la liaison pivot d’axe (O, ⃗z0 ), soit donc le théorème du moment
statique écrit au point O en projection sur ⃗z0 ) qui donnera la relation entre Cm et T .
À RETENIR :
— si on cherche une relation faisant intervenir un couple, alors, c’est obligatoirement un
TMS à utiliser ;
— si on cherche une relation entre des forces (résultantes), alors, c’est soit un TRS ou un
TMS à utiliser.
18
Séquence 9 - Analyser, modéliser et résoudre pour prévoir les performances statiques
2·x−3·y+z+4·t = 1 2 −3 1 4 x 1
−x + 2 · y + z = 2 2 1 0 2
−1 y
⇒ · =
x + 4 · y + 5 · t = −2 1 4 0 5 z −2
−3 · x + y + z − 2 · t = 0 −3 1 1 −2 0
t
| {z } | {z } | {z }
A X b
X = A−1 · b
19
Séquence 9 - Analyser, modéliser et résoudre pour prévoir les performances statiques
De nombreux modèles permettent de décrire les frottements entre deux solides, parmi les-
quels, le plus simple, est le modèle de Coulomb.
#» #»
F #»
V 2/1 (I) F
I I
(1) (1)
20
Séquence 9 - Analyser, modéliser et résoudre pour prévoir les performances statiques
#»
En phase d’adhérence (figure 9(a)), la condition de Coulomb impose que l’action F 1→2 soit
« dans le cône de frottement » ou, à la limite du glissement, « sur le cône ».
#»
En phase de glissement (figure 9(b)), la condition de Coulomb impose que l’action F 1→2
#»
soit « sur le cône » et la composante tangentielle T 1→2 opposée à la vitesse de glissement de
#»
2/1, V I,2/1 .
#»
Le modèle de Coulomb interdit à l’action F 1→2 d’être hors du cône.
Ces représentations planes sont dans le cas général (3D) à interpréter en trois dimensions
(figure 10). Le secteur angulaire est alors effectivement un cône. Les coefficients de frottement
dans les deux directions ne sont par obligatoirement identiques. .
#» N1→2 #»
n (2)
F 1→2
#»
n
#»
T 1→2
Π I
(1)
Dans le cadre du modèle de Coulomb, la composante tangentielle n’est en aucun cas pro-
portionnelle à la surface de contact. Les lois de Coulomb représentent le modèle le plus simple
permettant de tenir compte du phénomène de frottement. Il est bien évident que la réalité
est plus complexe, et il ne s’agit que d’un modèle. Ce coefficient dépend souvent de beaucoup
d’autres paramètres tels que la température, la rugosité des surfaces, la lubrification, la vitesse
de glissement . . .
Il est intéressant de connaître quelques valeurs usuelles de coefficient de frottement pour
des contacts classiques en mécanique.
Coefficients de
Matériaux en contact
frottement
Acier/acier (sec) 0,2
Acier/bronze ou laiton (sec) 0,2
Acier/bronze ou laiton (lubrifié) 0,08
Acier/téflon 0,05
Lubrification hydrodynamique 0,005
Pneu/bitume sec 0,8
Pneu/bitume humide 0,6
Le bronze est un alliage de cuivre et d’étain (et de plomb lorsqu’il est utilisé pour réduire le
frottement). Le laiton est un alliage de cuivre et de zinc. Ils présentent de bonnes propriétés de
frottement face à l’acier (en terme d’usure et de grippage) et conduisent (évacuent) très bien la
chaleur. Le Téflon PTFE (polytétrafluoroéthylène) est un polymère possédant de très bonnes
propriétés de frottement (coefficient faible).
21
Séquence 9 - Analyser, modéliser et résoudre pour prévoir les performances statiques
kg/t
12
12
10 11
8 9,1
8,5
6 7,5
6,5
4
2
0
MXL MXT MXT XT2 Energy Proxima
1980 1987 1992 1996 2003
Figure 11 : (a) et (b) Répartition de pression pour une roue de voiture. (c) Évolution de
la résistance au roulement au fil des améliorations technologiques, exprimé en kg (d’action
tangentielle) par tonne (d’action normale) – source Michelin.
22
Séquence 9 - Analyser, modéliser et résoudre pour prévoir les performances statiques
#»
f (M )
#»
f (M )
#»
z dS M γ
dV d` M
S M #»
z #»
z
Env
#» Σ Σ
f (M )
O #»
y #»
O y O #»
y
#»
x #»
x #»
x
(a) Action mécanique (b) Action mécanique (c) Action mécanique linéique
volumique uniforme (à surfacique f⃗(M ) f⃗(M ) s’exerçant sur le
l’image du poids) f⃗(M ) s’exerçant sur contour γ d’un système
s’exerçant sur un système l’enveloppe extérieure matériel Σ.
matériel Σ. d’un système matériel
Σ.
23
Séquence 9 - Analyser, modéliser et résoudre pour prévoir les performances statiques
avec dµ une mesure de la zone au voisinage de M (Figure 14). dµ est un élément de volume
dV , un élément de masse dm, un élément de surface dS ou un élément de longueur dℓ.
24
Séquence 9 - Analyser, modéliser et résoudre pour prévoir les performances statiques
# » #»
Dans la plupart des cas, l’action locale est un champ de force donc dM #»
f →Σ (M ) = 0 . Cette
hypothèse est conservée pour la suite de l’étude, mais l’expression peut s’appliquer lorsqu’un
moment local existe comme par exemple pour le cas d’un aimant dans un champ magnétique.
On considère donc en Sciences de l’Ingénieur :
# » #»
dR #» = f (M )dµ
f →Σ
dT #» = #»
f →Σ 0
M
#»
z
S dV M
#»
f (M )
O #»
y
#»
x
Ω peut être soit un volume (intégrale triple), soit la surface de contact (intégrale double),
soit une longueur (intégrale simple).
Remarque : Le passage d’une action locale à une action globale est toujours possible. L’inverse
nécessite des hypothèses sur le modèle local.
Bien que représentant un même phénomène réel, les deux représentations locale ou globale
ne sont pas équivalentes. Le passage du local au global par intégration s’accompagne d’une
perte d’information sur la « répartition spatiale » de l’action mécanique. En mécanique des
structures déformables, par exemple, le modèle devra être choisi avec prudence.
× ⇐⇒
25
Séquence 9 - Analyser, modéliser et résoudre pour prévoir les performances statiques
D=2R O
r
er r
θ x
z r
x
r L
z
Le torseur des actions mécaniques global du solide 1 sur 2 est déterminé par l’intégration
sur la surface
S de la densité d’effort en un point
quelconque
A.
Z Z
#» #»
#»
= dR = (P ) #» (P )dS
R R f u
1→2 1→2
1→2
{T1→2 } = Z S = Z S
#» # » #» #» # »
= dR (P ) = (P ) (P )dS
M AP ∧
M AP ∧ f #»
u
A,1→2 1→2
A,1→2
S A S A
Dans le cas d’un contact parfait, c’est-à-dire sans frottement, l’action mécanique locale
élémentaire est portée par la normale à la surface de contact élémentaire #» u (P ) = #»
n . Le
vecteur n est la normale au point de contact considéré. si on considère l’action du solide 1
#»
sur 2, la normale est celle qui va de 1 vers 2.
Cas où la densité d’effort f (P ) est inconnue
densité d’effort sur une ligne de la surface de contact entre 1 et 2
26
Séquence 9 - Analyser, modéliser et résoudre pour prévoir les performances statiques
r
y
r
x
O
On cherche à déterminer les coordonnées du point A, tel qu’en ce point, le torseur de l’action
#»
mécanique de l’eau sur le barrage est un glisseur. On pose OA = a #»
x + b #»
y + c #»
z.
# » h 3patm + ρgh
On trouve alors OA = c z avec c = ×
#» .
3 2patm + ρgh
27
Séquence 9 - Analyser, modéliser et résoudre pour vérifier les performances statiques
On donne :
• Fx = 3 × 105 N; Fz = 2 × 106 N; P = 1 × 105 N.
• RA = 15 m; LA = 1,3 m; RG = 11 m; LG = 0,9 m.
Q1. Donner les torseurs d’actions mécaniques de l’air sur l’aile au point A et de la pesanteur
sur l’aile au point G.
Q2. Déterminer
n le torseur
o équivalent aux actions mécaniques de l’air et de la pesanteur au point
O, noté Text→aile .
L’action mécanique du fuselage sur l’aile est l’opposée de l’action mécanique extérieure sur
l’aile.
Q3. En déduire le torseur de l’action mécanique du fuselage sur l’aile au point O.
Q4. Déterminer la norme de la résultante de l’action mécanique du fuselage sur l’aile et la
norme du moment de l’action mécanique du fuselage sur l’aile en O.
Q5. Conclure quant à la résistance ou non de la liaison mécanique entre l’aile et le fuselage.
TD 2 – Compresseur
Présentation
Certaines machines utilisent de l’énergie pneumatique pour actionneurs. Un micro-compresseur
permet de fournir de l’air sous pression (de 5 à 10 bar). Il fonctionne généralement de façon
intermittente. L’air sous pression est stocké dans un réservoir. Le compresseur est lui-même
entraîné par un moteur électrique.
La figure 1(a) présente une vue extérieure du compresseur. On distingue l’arbre moteur, lié
au moteur électrique et les orifices d’admission et de refoulement d’air.
Le principe de fonctionnement est basé sur celui d’un système bielle-manivelle. Le mouve-
ment d’aller-retour du piston (3) par rapport au bâti (0) permet d’augmenter puis de diminuer
alternativement le volume d’une chambre. Deux clapets anti-retour assurent la distribution du
gaz. Un clapet autorise l’air extérieur à rentrer dans la chambre lorsque le piston descend et
l’empêche de ressortir. Le second clapet autorise l’air à sortir vers la bombonne (réservoir)
lorsque sa pression est suffisante pour ouvrir le clapet.
La compression d’un gaz s’accompagnant d’une élévation de sa température, des ailettes de
refroidissement sont disposées autour de la chambre de compression.
Le dimensionnement du moteur électrique et des liaisons nécessite de déterminer le couple
moteur nécessaire pour atteindre 10 bar, ainsi que les efforts dans les liaisons entre solides et
en particulier les efforts dans les deux roulements guidant l’arbre moteur en rotation. Les effets
dynamiques sont supposés négligeables devant les efforts dus à la pression de l’air, ce qui permet
de considérer les pièces en équilibre quasi-statique.
TD 2 – Compresseur 29
Séquence 9 - Analyser, modéliser et résoudre pour vérifier les performances statiques
Modélisation
Le mécanisme est constitué d’un assemblage de solides indéformables. La modélisation sta-
tique reprend le graphe de liaisons et le schéma cinématique pour modéliser le système. Atten-
tion toutefois car il s’agit cette fois de modéliser les actions mécaniques transmissibles : le choix
des liaisons peut être différent de celui envisagé pour l’étude des mouvements.
Le schéma cinématique (paramétré) est donné sur la figure 2.
y#»2 y#»0
# » β(t)
BC = λ(t)y#»0
# »
OA = Rx#»1
# »
AB = Ly#»2 C ×
# »
DO = dz#»0
λ(t)
(3)
× B
(2)
y#»1 y#»0
y#»2
x#»1
x#»2
(1) × A
β(t) x#»1
θ(t) #» O × θ(t) x#»0
x0
z#»0 (0)
La liaison entre le piston (3) et le bâti (0) est réalisée par un contact surfacique cylindre-
cylindre et se modélise naturellement par une liaison pivot glissant d’axe (C, y#»0 ).
Les deux liaisons de part et d’autre de la bielle (2) sont réalisées par des contacts surfaciques
cylindre-cylindre relativement courts par rapport au diamètre, ce qui conduit à les modéliser
par des liaisons sphériques de centres A et B.
Pour le guidage de l’arbre (1) par rapport au bâti (0), sans rentrer dans le détail, l’en-
semble des deux roulements est modélisé par une liaison pivot d’axe (D, z#»0 ), bloquant tous les
mouvements hormis la rotation suivant autour de z#»0 .
Objectif
Déterminer le couple moteur Cm en fonction de la position angulaire du moteur θ et de la
pression p.
TD 2 – Compresseur 30
Séquence 9 - Analyser, modéliser et résoudre pour vérifier les performances statiques
Étude préalable
Q1. Tracer le graphe de structure de ce mécanisme.
Q2. Le mécanisme ainsi modélisé est-il représentatif d’une chaîne ouverte ou d’une chaîne fer-
mée ? Conclure quant à l’indépendance (ou non) des paramètres articulaires géométriques θ et
β.
Q4. Écrire le torseur de l’action mécanique du piston 3 sur la bielle 2, noté {T3→2 }, dans la
base b2 = ( #»
x 2 , #» z 2 ).
y 2 , #»
Q5. Écrire le torseur de l’action mécanique de l’arbre 1 sur la bielle 2, noté {T1→2 }, dans la
base b2 = ( #»
x 2 , #» z 2 ).
y 2 , #»
Q7. Écrire le torseur de l’action mécanique de la bielle 2 sur l’arbre 1, noté {T2→1 }, dans la
base b2 = ( #»
x 2 , #» z 2 ).
y 2 , #»
Q8. Écrire le torseur de l’action mécanique du bâti 0 sur l’arbre 1 noté {T0→1 }, dans la base
b0 = ( #»
x 0 , #» z 0 ).
y 0 , #»
Q9. Écrire le torseur de l’action extérieure du moteur sur l’arbre 1, noté {Tmot→1 }.
Q11. Écrire le torseur de l’action mécanique de la bielle 2 sur le piston 3, noté {T2→3 }, dans
la base b2 = ( #»
x 2 , #» z 2 ).
y 2 , #»
Q12. Écrire le torseur de l’action mécanique du bâti 0 sur le piston 3, noté {T0→3 }, dans la
base b0 = ( #»
x 0 , #» z 0 ).
y 0 , #»
Q13. Écrire le torseur de l’action mécanique de l’air sur le piston 3, noté {Tair→3 }, dans la
base b0 = ( #»
x 0 , #» z 0 ) (glisseur en C).
y 0 , #»
TD 2 – Compresseur 31
Séquence 9 - Analyser, modéliser et résoudre pour vérifier les performances statiques
Q16. Ouvrir avec l’IDE Python le fichier TD2Compresseur.py, et compléter le code ayant per-
mis d’obtenir le tracé de la figure 3.
Analyse numérique
À partir des 18 équations obtenues dans la partie précédente, on souhaite procéder à une
résolution numérique.
Q17. Quantifier et lister les inconnues statiques de liaisons et l’action mécanique inconnue.
Q18. Mettre le système d’équations (utiles) traduisant l’équilibre statique des différents solides
du mécanisme sous la forme A · X = b proposé ci-après. Les 6 premières lignes sont réservées
aux équations traduisant l’équilibre de l’arbre 1, les 5 suivantes sont réservées aux équations
utiles traduisant l’équilibre de la bielle 2, et les 5 dernières sont réservées aux équations utiles
traduisant l’équilibre du piston 3.
TD 2 – Compresseur 32
sont indépendantes les unes des autres (en Mathématiques, vous direz que le rang de la matrice
La résolution d’un système d’équations n’est possible que si toutes les lignes (ou colonnes)
Q19. En analysant la matrice A, vérifier simplement qu’aucune ligne n’est dépendante des
Dans un premier temps, la position d’étude retenue est telle que pour θ0 =0, l’angle β0 =0.34
Q21. Écrire le code Python permettant de déterminer, pour la position définie par (θ0 , β0 ),
l’ensemble des inconnues statiques (de liaisons et extérieures), à l’aide de la méthode solve du
33
Séquence 9 - Analyser, modéliser et résoudre pour vérifier les performances statiques
TD 2 – Compresseur
| {z } | {z } | {z }
A X b
autres.
rad.
Séquence 9 - Analyser, modéliser et résoudre pour vérifier les performances statiques
TD 2 – Compresseur 34
Séquence 9 - Analyser, modéliser et résoudre pour vérifier les performances statiques
TD 3 – Mammographe 1
La radiologie est utilisée pour rechercher la présence d’une tumeur
dans un sein. La machine utilisée est un mammographe. Le développe-
ment technologique et l’intégration de l’informatique rendent de plus
en plus performant ce type d’appareil. Un mammographe est constitué
de différents éléments génériques. Dans le cadre de cette étude, nous
nous limitons à l’ascenseur en liaison glissière de direction verticale
par rapport à la partie fixe du mammographe (bâti). Cette mobilité
permet d’adapter le mammographe à la taille de la patiente.
Objectif
L’objectif de ce TD est de valider la capacité de l’actionneur électrique à maintenir fixe l’as-
censeur.
TD 3 – Mammographe 35
Séquence 9 - Analyser, modéliser et résoudre pour vérifier les performances statiques
#» #»
z2
z2
Bâti (2)
N5
5 #»
F Vis à filet
trapézoïdal
2 (4)
#»
y2
O5 Ascenseur (5) Écrou (lié à
A l’ascenseur)
N5
O5
Q
4
Bâti (2)
O4 O4
#»
x 2
#»
x2 Q
#» Moteur
C
(a) Paramétrage (b) Représentation de l’ascenseur
Q3. Isoler le solide 4 et donner les 6 équations traduisant l’équilibre du solide 4, puis faire de
même avec le solide 5.
Q4. Déterminer la relation liant la masse M au couple développé par l’actionneur électrique C
en choisissant judicieusement les équations à utiliser.
Q5. Aurait-on pu deviner les isolements et les équations utiles à écrire sans avoir à déterminer
les 6 équations pour les 2 isolements ?
Q6. Conclure quant au choix de l’actionneur électrique.
TD 3 – Mammographe 36
Séquence 9 - Analyser, modéliser et résoudre pour vérifier les performances statiques
TD 4 – Camion grue 1
Le système étudié est un camion grue et notamment le mécanisme permettant de mettre
en mouvement le bras de grue. Compte-tenu des efforts à générer, un vérin hydraulique est
utilisé. La pression hydraulique p disponible sur le camion grue, est réglable par le conducteur,
avec une pression maximale de 400 bar. Un extrait du cahier des charges fonctionnel définit la
fonction de service « permettre au conducteur de soulever la charge », dont le critère « masse
de la charge » possède un niveau Mmaxi < 10 000 kg. Le vérin utilisé dispose d’un diamètre Dp
égale à 0,35 m, et on note S la surface du piston.
La modélisation du mécanisme est présentée sur la figure Figure 1 :
— la liaison pivot entre S0 et S1 , la liaison pivot-glissant entre S2 et S3 et les liaisons
sphériques entre S0 et S3 et entre S1 et S2 sont supposées parfaites ;
— les actions de la pesanteur sur les différents solides sont négligées devant l’action de
#»
pesanteur sur la charge F = −Mmaxi · g · #» y qui est soulevée ;
— l’action du fluide hydraulique sous pression p (supposée homogène sur la surface S) sur
x 2 en E.
la tige du vérin S2 est modélisée par un glisseur Fhuile dirigé suivant #»
S0 : bâti
S1 : bras de grue
x#»1
S2 : tige du vérin #»
y x#»2 C
S3 : corps du vérin
#»
F
AD = a = 2,1 m θ2
B θ1 #»
AB = b = 7,5 m x
AC = c = 15,6 m S1
S2
g = 9.81 m.s−2
S3
A D #»
x
θ1 (t) = ( #» x 1 ) = ( #»
x , #» y 1)
y , #»
S0
θ2 (t) = ( x , x 2 ) = ( y , y 2 )
#» #» #» #»
# »
DB = λ(t) · #» x2
Objectif
L’objectif de ce TD est de déterminer la pression hydraulique p nécessaire au maintien à l’équi-
libre de la charge, pour toutes les positions angulaires du bras de grue S1 . Différentes approches
de résolution de ce problème sont abordées.
Étude préliminaire
Q1. Réaliser le graphe de structure en mentionnant les actions mécaniques extérieures qui
s’exercent sur ce système ainsi que l’action du fluide entre la tige du vérin et le corps du vérin.
1. adapté du concours Centrale MP 2004
TD 4 – Camion grue 37
Séquence 9 - Analyser, modéliser et résoudre pour vérifier les performances statiques
Q2. Déterminer les lois entrée-sortie géométriques du mécanisme étudié en fournissant les re-
lations de la forme θ2 = f (θ1 ) et λ = g(θ1 ).
Q3. Donner les torseurs des actions mécaniques transmissibles dans les liaisons, tous exprimés
dans la base b2 = ( #»
x 2 , #» z = #»
y 2 , #» z 2 ). Le torseur de l’action mécanique de S2 sur S3 sera exprimé
au point B.
Remarque : le choix de la base unique b2 est pertinent dans cette étude, car elle permet de
simplifier l’écriture des équations d’équilibre des différents solides.
On note Fp la force des actions de pression sur la surface S, telle que Fp = p · S. Les actions
mécaniques extérieures, dues au fluide hydraulique sous pression p dans la chambre du vérin
sur S2 et S3 , et de la charge sur S1 , sont des glisseurs tels que :
#»
Fp · #» −Fp · #»
( ) ( )
x2 x2 F
{Tpression→2 } = #» ; {Tpression→3 } = #» et {Tcharge→S1 } = #»
0 B 0 D
0
C
Afin de répondre à l’objectif, il est nécessaire au préalable de mettre les équations traduisant
l’équilibre de chaque solide sous la forme matricielle A · X = B.
Q4. Caractériser (identifier et quantifier en termes de nombres) les inconnues statiques de liai-
sons et l’action mécanique extérieure inconnue. En déduire le nombre de lignes du vecteur X.
Q5. Montrer que les 18 équations traduisant l’équilibre des différents solides isolables s’écrivent :
Isolement de S1 en A :
X01 + X21 − Mmaxi · g · sin θ1 = 0
Y01 + Y21 − Mmaxi · g · cos θ1 = 0
Z01 + Z21 = 0
L01 = 0
M01 = 0
b · X21 · sin(θ2 − θ1 ) + b · Y21 · cos(θ2 − θ1 ) − c · Mmaxi · g · cos θ1 = 0
Isolement de S2 en B :
X12 + Fp = 0
Y12 + Y32 = 0
Z12 + Z32 = 0
0=0
M32 = 0
N32 = 0
TD 4 – Camion grue 38
39
Q6. Réécrire les équations utiles issues des équilibres des différents solides sous la forme du
système linéaire A · X = B, où vous préciserez les expressions de la matrice A et du vecteur B.
Séquence 9 - Analyser, modéliser et résoudre pour vérifier les performances statiques
.... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... ....
X01
..................
.... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... Y01 ..................
.... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... ....
Z01
..................
.... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... ....
L01
..................
.... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... ....
M01
..................
.... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... X03 ..................
M23 − λ(t) · Z23 = 0
N23 + λ(t) · Y23 = 0
.... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... ....
Y03
..................
Z03 + Z23 = 0
.... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... Z03 ..................
Y03 + Y23 = 0
X03 − Fp = 0
=
·
.... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... X21 ..................
.... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... Y21 ..................
0=0
.... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... ....
Z21
..................
.... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... ....
Y23
..................
.... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... ....
Z23
..................
.... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... ....
M23
..................
.... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... N23 ..................
Isolement de S3 en D :
.... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... .... Fp ..................
TD 4 – Camion grue
| {z } | {z } | {z }
A X B
Séquence 9 - Analyser, modéliser et résoudre pour vérifier les performances statiques
Le modèle retenue pour cette étude est celui fourni sur la Figure 1.
Q10. Compte-tenu de la pression maximale disponible, et des caractéristiques du vérin hydrau-
lique, calculer l’effort maximal que peut délivrer le vérin.
Q11. Montrer que les torseurs des actions mécaniques dans les liaisons sphériques entre S1 et
S2 , et entre S0 et S3 , sont des glisseurs de direction #»
x 2 . En déduire les valeurs numériques de
Y12 et Z12 .
Q12. À l’aide de l’isolement d’un solide (à préciser) et du théorème approprié (à préciser, ainsi
que la projection et le point si nécessaire), déterminer la relation entre X12 et la force de pression
Fp .
Q13. À l’aide de l’isolement d’un solide (à préciser) et du théorème approprié (à préciser,
ainsi que la projection et le point si nécessaire), déterminer l’action mécanique dans la liaison
sphérique en B en fonction de F et de la géométrie des solides constituants le mécanisme.
Q14. En déduire la valeur numérique de l’effort Fp nécessaire à maintenir le mécanisme à
l’équilibre dans le cas où θ1 =10° et θ2 =13.84°.
Q15. Conclure quant à la capacité du vérin hydraulique à maintenir à l’équilibre la charge.
Vous argumenterez votre réponse.
Étude graphique
Q16. Montrer que l’on peut obtenir le résultat de la question Q13 graphiquement en utilisant
la notion de bras de levier. Vous illustrerez votre raisonnement par un graphique.
TD 4 – Camion grue 40
Séquence 9 - Analyser, modéliser et résoudre pour vérifier les performances statiques
TD 5 – Balance de camion
Le système étudié est un système de pesage de véhicule de chantier, comme présenté sur les
photos suivantes :
TD 5 – Balance de camion 41
Séquence 9 - Analyser, modéliser et résoudre pour vérifier les performances statiques
Objectif
#» #» #»
L’objectif de l’étude est de lier Q à P afin de vérifier que la mesure de P ne dépend pas de la
position du véhicule, donc ne dépend pas du paramètre λ. Ainsi l’exigence du cahier des charges
sera satisfaite.
Hypothèses :
— le problème sera supposé plan, de plan ( #» y ). Les quantités d’efforts n’intervenant pas
x , #»
dans la modélisation plane seront mises à 0 ;
— la masse des différentes pièces du système de pesage n’est pas prise en compte, car le
système est équilibré au repos ;
— les liaisons pivots en O, B, C et D sont supposées parfaites.
Notation : Le torseur d’action mécanique transmissible du solide i sur le solide j à travers
une liaison pivot d’axe (M, #»
z ) sera noté :
x + Yij . #»
Xij . #»
( )
y
{Ti→j } = #»
0 M
TD 5 – Balance de camion 42
Séquence 9 - Analyser, modéliser et résoudre pour vérifier les performances statiques
Présentation
On se propose d’étudier la transmission des efforts du vent
dans les différents organes qui constituent une éolienne et plus
principalement, de vérifier le dimensionnement du frein qui per-
met de maintenir les pales à l’arrêt lorsque l’éolienne n’est pas
dirigée dans la direction des vents dominants, afin de ne pas dé-
tériorer son fonctionnement.
Outre la fonction principale de récupération d’énergie, l’ex-
trait du cahier des charges suivant spécifie certaines performances
pour deux autres fonctions.
Modélisation
L’éolienne est composée (voir Figure 1) d’un axe 1 en liaison rotule de centre A par rapport
au bâti 0 et d’une liaison linéaire annulaire d’axe (B, #»
x ) par rapport à 0. Sur l’axe 1 sont fixées
deux pales. Le vent pousse sur les pales et entraîne donc en rotation l’axe 1 qui transmet la
puissance à l’axe 2 par le biais d’un engrenage conique. Le contact entre 1 et 2 sera modélisé
par une liaison ponctuelle de centre I et de normale #» u fixe par rapport au bâti. L’arbre 2,
en liaison pivot d’axe (C, z ) par rapport au bâti, transmet le mouvement à une génératrice
#»
électrique 3. D’autre part, l’arbre 2 (et donc l’arbre 1) peut être arrêté en rotation au moyen
d’un frein constitué des pièces 4 et 5 (voir Figure 2 pour le détail des liaisons).
Caractéristiques géométriques :
#»
Caractéristiques géométriques de l’axe 1 : AB = L = 200 mm ; BO = ℓ = 30 mm ; AI =
L #» D1 #»
x− z;
2 2
Longueur des pales : λ = 3 m ;
Caractéristiques de l’engrenage conique :
D1 = 200 mm ; D2 = 50 mm ; #» u = cos α #»
y + sin α. (cos δ #»
x + sin δ #»
z ) ; α = 20◦ ; δ = 45◦ .
#» D2 #»
JI = H #»
z + x avec H = 150 mm ; JC = h = 100 mm ;
2 # »
Caractéristiques géométriques du frein : DE = e ≪ r ; JD = r #» x avec r = 150 mm.
III.2 Action un
Q4. Réaliser mécanique transmise
graphe de structureauduniveau de {0,1,2,4,5}.
système l'engrenage conique
On ne prendra pas en compte la
génératrice
L'effort 3.par la roue 2 sur la roue 1 au point I est modélisé par un glisseur dont la résultante
transmis
est I =F I u .
F
Q5.
Q4/EnRéaliser
isolantunl’ensemble 1 (axe+pales),
graphe de structure déterminer
du système {0,1,2,4,5}.l’expression depas
On ne prendra l’effort FI en
en compte la fonction du
couple génératrice
Cair1 et des3. données géométriques, en précisant bien l’équation retenue.
S.I.I. 2/3
Figure 3 : Étrier de freinage
Q6. Donner les torseurs des actions mécaniques transmissibles pour chacune des liaisons ponc-
tuelles avec frottement aux points D et E. On suppose que la composante tangentielle de
frottement est parallèle à #»
y.
Q7. Quelle condition portant sur le coefficient de frottement et les composantes des torseurs
doit être respectée pour que l’éolienne soit à l’arrêt ?
#»
Q8. Déterminer l’effort F p→5 de l’air sous pression sur le piston 5. On précise que le piston est
cylindrique de diamètre d = 50 mm, que la chambre inférieure du piston est reliée à l’air libre
(pression atmosphérique) et on néglige le diamètre de la tige 5 par rapport à celui du piston
(cf. Figure 2).
Q9. En isolant le piston 5, indiquer l’équation issue du PFS à appliquer pour déterminer la
composante normale de l’effort en D de 2 sur 5. Donner l’expression en fonction de p et d.
Q10. En isolant l’ensemble {4+5+fluide}, déterminer la composante de l’effort normal en E
de 2 sur 4.
TD 7 – Palan – arc-boutement
Le phénomène d’arc-boutement est très utilisé en mécanique. Il permet, suivant les configu-
rations, d’assurer ou d’éviter le déplacement des pièces même sous des chargements importants.
De nombreux dispositifs sont basés et fonctionnent grâce aux propriétés de l’arc-boutement
(échelle, serre-joint, roue libre, chevalet de menuisier, cric d’automobile, tête réglable de lit
. . .). Par contre, sur certains mécanismes, il est nuisible (machines avec coulisseaux, tiroir . . .).
Ce phénomène est illustré sur la Figure 1.
(1)
(2)
(0)
Figure 1 : Lorsque la charge est suffisamment éloignée, l’action de frottement bloque la chute.
Lorsque la charge est approchée de l’axe, il survient une distance limite en deçà de laquelle
l’équilibre n’est plus possible et l’ensemble chute.
L’ensemble (1) est constitué de deux cylindres qui lui permettent de glisser le long de la
colonne du bâti (0). La masse (2) peut glisser le long de la gorge creusée dans (1) (la cote X
varie). La Figure 2 montre le paramétrage adopté.
#»
y
X
(1)
A
h B
(2)
(0) G
#»
P
a
#»
x
O
TD 7 – Palan – arc-boutement 46
Séquence 9 - Analyser, modéliser et résoudre pour vérifier les performances statiques
Hypothèses :
— l’étude est considérée dans le plan (O, #» y);
x , #»
— le poids de (1) est négligeable devant le poids de la masse (2) ;
— les liaisons en A et en B sont assimilables à des liaisons sphère-plan de normale #»
x avec
frottement. Le coefficient de frottement est f = tan φ avec φ = 10 .◦
Objectif
Déterminer la distance Xlim assurant l’équilibre ou non de la charge.
TD 7 – Palan – arc-boutement 47
Séquence 9 - Analyser, modéliser et résoudre pour vérifier les performances statiques
TD 8 – Clapet anti-retour
Présentation
Modélisation
#»
y
#»
eθ
#»
er
•
R P
θ
• #»
O x
On pose #»
p = p · #»
z le vecteur de densité d’effort agissant sur le clapet.
Travail demandé
#»
Q1. Déterminer la résultante Rp de l’action de la pression sur le demi-disque en fonction de R
et p.
Q2. Déterminer les coordonnées du point G où le moment de l’action de la pression est nulle.
Q3. En déduire le torseur {Tf →c } de l’action de la pression sur le clapet en G.
Q4. En déduire le torseur {Tf →c } de l’action de la pression sur le clapet en O.
Un ressort de torsion génère un couple résistant C autour de l’axe (O, #» x ).
Q5. Donner l’expression du couple C maximum pour que l’ouverture du clapet soit possible,
en fonction de la pression du fluide p et de R.
On donne les valeurs suivantes, issues du cahier des charges : p = 1 bar et R = 50 mm.
Q6. Déterminer le couple C à appliquer sur les plaques afin respecter le cahier des charges
TD 8 – Clapet anti-retour 48
Séquence 9 - Analyser, modéliser et résoudre pour vérifier les performances statiques
Objectif
L’objectif est de vérifier les performances annoncées par le constructeur.
Q2. Sachant que les dimensions du vérin sont D = 10 cm et d = 6 cm, vérifier que la pression
maximale spécifiée dans le cahier des charges permet d’atteindre la valeur d’effort indiquée.
TD 10 – Embrayage de véhicule
thermique
Un embrayage de voiture est un organe du bloc moteur permettant de désolidariser l’arbre
de sortie du moteur (appelé vilebrequin) de l’arbre d’entrée de la boîte de vitesses (appelé arbre
primaire) afin de changer les vitesses.
Roue
Pédale
d’embrayage Levier gauche
de vitesse
mot : moteur
ap : arbre primaire
BdV : boîte de vitesse
ωG
ωD
Roue
droite
levier de commande
L’adhérence entre (1) et (2) et entre (2) et (4) est obtenue par :
— un fort coefficient de frottement f entre les disques (1) et (2) et entre les disques (2) et
(4) ;
— l’action du ressort sur le disque (4).
Hypothèses simplificatrices :
— Les surfaces de contact entre (1) et (2) et entre (2) et (4) sont des anneaux de rayon
intérieur Ri et de rayon extérieur Re ;
— L’action de la pesanteur est négligée par rapport aux autres actions mécaniques ;
— Les frottements sont négligés sauf entre (1) et (2) et entre (2) et (4) ;
— La pression p de contact entre (1) et (2) est uniforme. Il en est de même pour la pression
de contact entre (2) et (4).
Les dimensions de l’embrayage sont les suivantes :
— diamètre extérieur de la garniture : 240 mm ;
— diamètre intérieur de la garniture : 180 mm ;
— coefficient de frottement : 0,34 ;
— effort presseur du diaphragme : 2 000 N.
La détermination du couple de frottement se fait à la limite du glissement entre les disques,
avec ω1/0 > ω2/0 = ω3/0 > 0.
Soit M un point quelconque de la surface de contact entre (2) et (4) (Figure 2) repéré par
ses coordonnées polaires r et θ.
Q1. Déterminer la direction et le sens de la vitesse de glissement entre (2) et (1) au point M :
#»
V 2/1 (M ).
Q2. En déduire en fonction de p et f , le torseur d’action mécanique élémentaire en M de (1)
sur (2), toujours à la limite du glissement.
Q3. Déterminer le torseur d’action mécanique de (1) sur (2) en O.
Q4. Montrer, en isolant le disque d’embrayage (2), que la pression de contact est identique
entre (1) et (2) et entre (2) et (4).
Q5. Soit N l’effort presseur du ressort à diaphragme. Déterminer la relation entre la pression
p de contact à l’interface des disques (2) et (4), N et la géométrie.
Q6. Donner l’expression du couple transmissible par l’embrayage en fonction de f , N et des
grandeurs géométriques.
Q7. Déterminer le niveau du critère de couple transmissible de la fonction « Transmettre ou
non la rotation du vilebrequin à l’arbre primaire ».
Une rame de TGV (Figure 1) est composée de deux motrices et de huit voitures. La liaison
avec les rails est assurée par 13 bogies. Quatre d’entre eux, implantés sous les motrices, sont
moteurs, les neuf autres, qualifiés de porteurs, sont positionnés entre deux voitures (Figure
2).
bogies
Un bogie porteur, dont une photographie est donnée Figure 3, est un chariot à deux essieux
et quatre roues. Il supporte en sa partie supérieure l’une des extrémités de la voiture et permet
de suivre les courbes de la voie. Chacune des roues est équipée d’un système de freinage à
disques et contribue à l’arrêt de la voiture. Dans cette étude, la masse de la rame, estimée à
424 000 kg, est supposée également répartie sur chacune des roues. Cette hypothèse permet
de limiter l’étude à une roue, ses deux disques et les composants associés.
0,22
0,2 A
0,18
0,16 B
0,14
0,12
0,1
0,08 C
0,06
0,04
0,02
0
0 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9 1
vA vB
Q3. Donner le torseur d’action mécanique local sur l’élément de surface ds des garnitures sur
le disque. En déduire le torseur d’action mécanique local en O.
Q4. En déduire l’expression du couple de freinage Cf sur chaque disque en fonction de f2 , pρ,
α, R1 et R2 (attention pρ est constant dans le calcul d’intégrale !)
afin de réaliser la
Pourcommande d’orientation.
les calculs de
solides (1) et (2) :
pré-dimensionnement, le drone, dont le centre d'inertie est noté G, est constitué de deux
Objectif – Le corps (1), constitué du corps et des quatre gouvernes (1a), (1b), (1c) et (1d). On négligera la
masse et l’inertie des gouvernes devant les masses et inerties des autres composants du drone.
L’objectif du travail proposé est de justifier l’utilisation des gouvernes pour maintenir le drone
– L'axe hélice (2), constitué de l'arbre moteur et de l'hélice. Cet ensemble (2) possède deux liaisons
en vol stationnaire etsphériques
l’orienter.
(rotule) de centre A et B avec le corps (1).
i) Paramétrage de la position du corps du drone (1) dans l'espace par rapport au sol (0)
y' y0
00 x'
y0 .
x0
z0 z '
x0
z0 Angle de lacet
x" x'
Hélice
z"
y1
01 .
z'
y' y "
Angle de tangage
z1
z"
z1
x1
Gouverne y1
.
y"
x " x1
O0G x x 0 y y 0 z z0 Angle de roulis
TD 12 – Vol d’un drone miniature Annexes sujet PSI page 3/9 Tournez la page SVP 58
Action aérodynamique de l'air
Action aérodynamique de l'air sur l'hélice
sur les gouvernes
Séquence 9 - Analyser, modéliser et résoudre pour vérifier les performances statiques
X Lair / 2
air / 2 X L
Tair / 2 : Yair / 2 M air / 2 air / 1 air / 1
On note ω la vitesse
angulaire
de l’hélice (2) par Trapport au corps (1). Le mouvement
air / 1 : Yair / 1 M air / 1
du
drone (corps (1)) par Zrapport
air / 2 N air au
/2 (sol (0) est défini par le torseur
G, x1 , y1 , z1 ) air / 1 cinématique
Z Nair / 1 suivant :
(G, x1 , y 1 ,z1 )
x 1 + q1/0 #»
p1/0 #» y 1 + r1/0 #»
( )
n o z1
V1/0 =
A3.2 Modélisation aérodynamique x 0 + v1/0 #»
u1/0 #» y 0 + w1/0 #»
z0 G
On i)modélise
Hélice dans un premier temps l’action de l’air sur l’hélice.
L’hélice (2) est composée
L'hélice (2) est composée de de 2 pales
2 pales (2a) et(2a)
(2b).etOn(2b)
définitetpour
possède un axe
une section de deux
de pale, symétrie (O2 , #»
vecteurs z 1 ).
On définit pour une
infinitésimaux dP et section
dT quidereprésentent
pale (au respectivement
niveau du point P), deux
la portance vecteurs
et la traînée, issusinfinitésimaux
de la
#» #» # la» résultante
# » de l'action mécanique de l'air sur la section. Les conditions aérodynamiques
dP = dPdécomposition et dT la=vitesse
de
air→2a d'écrire
permettent
dT air→2a qui représentent respectivement la portance et la traînée,
d’un point P de l’hélice (2) dans son mouvement par rapport à l’air :
issues de la décomposition de la résultante de l’action mécanique de l’air sur la section. Les
V (P 2 / air ) (r1 / 0 ) x 2 V x 2 et sachant que r1 / 0 0 on obtient V 0 .
conditions aérodynamiques permettent d’écrire la vitesse d’un point P de l’hélice (2) dans son
#»
mouvement par rapport à l’air dPair :/ 2V (P, 2/air) = V #»x 2 avec V = −λ(r
a ( ) K z V d z1 avec K z 0,024 kg m
2 -2
1/0 + ω) > 0 où (r1/0 + ω)
est la vitesse angulaire de l’hélice par rapport à 0 (ω vitesse angulaire de 2/1 et r1/0 vitesse
angulaire de 1/0).
dTair / 2a ( ) K x V 2 d x 2 avec K x 0,006 kg m -2
G x2
dPair / 2a
O2
2a
dTair / 2a
P
P
y2
z1
O2 P y 2 r2 R2 avec r2 2 cm et R2 12 cm
Ces actions mécaniques infinitésimales sont définies par :
#» Figure A3 : Modélisation aérodynamique de l’hélice (seule la pale (2a) est représentée)
• d P (λ) = −Kz V dλ z 1 avec Kz = 0.024 kg.m−2 (coefficient de portance supposé constant) ;
2 #»
#»
• d T (λ) = −Kx V 2 dλ #»x 2 avec Kx = 0.006 kg.m−2 (coefficient de trainée supposé constant).
# »
On pose O2 P = λ #»
y 2 où r2 < λ < R2 avec r2 = 2 cm et R2 = 12 cm.
Q1. Donner le torseur d’action mécanique locale de l’air sur une section de la pale (2a). En
déduire le torseur global d’action mécanique de l’air sur la pale (2a) au point O2 .
Q2. Par des considérations graphiques, montrer que le torseur d’action mécanique globale de
Rair→2 #»
( )
z1
l’air sur l’hélice (pales (2a) et (2b)) est de la forme : {Tair→2 } = .
Cair→2 #»
z 1 O2
Annexes sujet PSI page 5/9# » Tournez la page SVP
Le centre de gravité du corps (1) est noté G1 tel que O1 G1 = ℓ1 #» z 1 , m1 est la masse de (1)
# »
(voir Figure 2). Le centre de gravité de l’hélice (2) est noté G tel que O G = ℓ #» z , m est
2 1 2 2 1 2
la masse de (2). On néglige la masse des gouvernes devant les masses des autres composants
du drone. On note G le centre de gravité du drone supposé constitué du corps (1) et de l’hélice
# »
(2). On pose O1 G = ℓG⃗z1 .
Q3. Justifier que le centre de gravité du drone complet doit n’avoir qu’une composante selon
z 1 . Déterminer ℓG en fonction des caractéristiques des solides (1) et (2). En déduire le torseur
#»
d’action mécanique de l’air sur l’hélice (2) au point G (on suppose que O2 = G2 = G).
Le vol stationnaire du drone est défini lorsque le torseur cinématique de 1/0 est nul. Le
drone est alors fixe à une altitude donnée définie par la vitesse ω2/1 .
Q4. Justifier pourquoi il n’est pas possible d’avoir une position fixe du drone s’il n’y a pas de
gouverne(s).
Le drone est équipé de 4 gouvernes (1a), (1b), (1c), (1d). En utilisant le même type de calcul
que précédemment, on peut montrer que sur chacune de ces gouvernes, le flux d’air génère une
action mécanique modélisée par un glisseur passant par le centre de la gouverne et porté par la
#»
perpendiculaire à la surface : R air→1a = −Kδ (r1/0 +ω)2 δa #»
x 1a . Cette résultante se décompose en
une portance verticale et une trainée. L’intensité dépend de la vitesse du flux d’air et donc de
la vitesse angulaire de l’hélice (r1/0 + ω) ainsi que de l’angle d’inclinaison δa de la gouverne par
rapport à la direction #»
z 1 . Kδ est un coefficient dynamique constant. L’expression est similaire
pour chaque gouverne (cf. Figure 3).
3 – FONCTION FP1.1 « ETRE CAPABLE D’EFFECTUER UN VOL STATIONNAIRE ». ETUDE DES EFFORTS
AERODYNAMIQUES [Q2 : Position d’équilibre – Q3 : Scénarii de vol]
Pair / 2b Pair / 2b Pair / 2b
Tair / 2a Tair / 2a Tair / 2a
Tair / 2b Tair / 2b Tair / 2b
O2 O2 O2
G G G
x1 x1 x1
z1 z1 z1
a b c d a b c d a b c d
1 1 1 1 2 2 2 2 3 3 3 3
Configuration pouvant correspondre à une Configuration pouvant correspondre à une Configuration pouvant correspondre à une
position d’équilibre : ……… position d’équilibre : ……… position d’équilibre : ………
C1b
y1
C1a y1 y1
P
P P
z1
z1 z1
a b c d a b c d a b c d
4 4 4 4
Configuration pouvant correspondre à une Configuration pouvant correspondre à une Configuration pouvant correspondre à une
position d’équilibre : ……… position d’équilibre : OUI position d’équilibre : OUI
~ , ~ ~
a b c d 0
~ ~
~
i , ~0
i a, b, c, d ,
~ ~ ~ ~ ~
a et c a , b d 0 , ~ 0
~
a et ~c ~ ~ ~ ~0
a , b d 0 ,
Présentation
Le dispositif représenté ci-dessous est une commande de l’ouverture du clapet 4 à partir du
câble 5 lié en A au levier 2. Ce levier est relié à une biellette 3 qui agit en C sur le clapet 4
coudé. Un ressort 6 doit assurer au volet 4 la position d’équilibre β = 0 sans action sur le câble
5.
Objectif
Évaluer la tension de pose du ressort pour répondre à cette exigence.
On note :
— O1 A = a, O1 B = b, O1 K = h, BC = l, CD = c, DG4 = q; ;
# » # »
— CD ⊥ DE, α = ( #» y 2 ), β = ( #»
y 1 , #» x 4 ), δ = ( #»
x 1 , #» y 3) ;
y 1 , #»
Les dimensions des diverses pièces sont telles que β = 0 lorsque α = 0. Elles seront précisées
dans les applications numériques. Toutes les masses sont négligées hormis celle du volet 4 notée
m4 , son centre de gravité se trouve en G4 . Les liaisons sont supposées parfaites.
Travail demandé
Étude préalable
Le ressort de traction 6 a une raideur k. Sa tension de pose T0 correspond à la situation
d’équilibre α = 0.
#»
Q1. Déterminer l’expression de l’intensité Fr de R 6→2 en fonction de T0 , k, h et α.
Graphe de structure
Q2. Réaliser le graphe de structure de ce mécanisme. Préciser les actions mécaniques extérieures
à prendre en compte.
Q3. Préciser le nombre d’inconnues de chacune des liaisons dans le plan.
Stratégie d’isolement
Afin de diminuer le nombre d’inconnues, on souhaite procéder à une rapide analyse.
Q4. Quel isolement réaliser pour diminuer ce nombre d’inconnues ?
#»
Q5. Le réaliser et en déduire par application du PFS une expression de R 2→3 . Penser à actualiser
le nombre d’inconnues sur le graphe de structure.
On souhaite calculer la norme précédente.
Q6. Quel isolement réaliser pour la calculer ? Quelle équation du PFS utiliser ? Mettre en place
cette démarche afin de calculer cette norme.
#»
On souhaite déterminer Fc telle que : R 5→2 = Fc #» x 1.
Q7. Quel isolement réaliser pour la calculer ? Quelle équation du PFS utilisée ? Mettre en place
cette démarche afin de calculer cette norme en fonction de Fr , m4 , g, a, b, c, h, q, α, β et δ.
Application numérique
m4 = 25 kg, g = 9,81 m · s−2 , a = 200 mm, b = 100 mm, c = 60 mm, q = 60 mm, h = 100 mm
et k = 0,1 N · mm−1 .
Q10. Dans la position fermée du volet α=72,5°, calculer Fc .
Présentation
Données :
# » # » # »
— O1 A = a. #»x 1 , AB = R. #» x 2 , O1 B = λ(t). #»
x3 ;
— α = ( x 1 , x 2 ), θ = ( x 1 , x 3 ) ;
#» #» #» #»
Hypothèses :
— Le plan (O, #» y 1 ) est horizontal et les effets d’inertie sont négligés ;
x 1 , #»
— Toutes les liaisons sont supposées parfaites ;
— Les actions extérieures sont les couples moteur Cm et résistant Cr appliqués aux deux
arbres.
Objectif
On désire déterminer l’ensemble des actions mécaniques en fonction des paramètres d’orienta-
tion.
Travail demandé
Graphe de structure
Q1. Réaliser le graphe de structure de ce mécanisme. Préciser les actions mécaniques extérieures
à prendre en compte.
Étude préalable
Q2. Donner l’expression des torseurs d’actions mécaniques transmissibles des différentes liaisons
en choisissant la base de projection la plus représentative de la liaison.
Q3. Simplifier ces écritures en supposant le problème plan.
Stratégie d’isolement
Q4. Donner votre stratégie d’isolement afin de déterminer l’ensemble des inconnues.
Q5. Préciser quelle(s) équation(s) donnera(ont) quelles inconnues.
Résolution
Q6. Mettre en place votre stratégie. En déduire une relation qui relie les deux couples Cm et
Cr .
En cinématique (par une fermeture géométrique), on détermine la loi entrée-sortie de ce
mécanisme. On obtient les relations suivantes :
R sin α
√
θ = arctan et λ= a2 + R2 + 2aR cos α
R cos α + a
Q7. Expliquer la démarche qu’il a été nécessaire de mettre en place pour trouver les relations
fournies ci-dessus.
On suppose que Cm est une constante valant 1 N.m, et on donne les valeurs numériques
a = 90 mm et R=30.79 mm.
Q8. Tracer la fonction Cr = f (α) avec α ∈ [115°, 245°]. Commenter l’allure de la courbe.
Présentation
Sous l’action de la pression d’huile, le
piston B vient déplacer la bride qui
tourne par rapport au bâti, repousse
le piston D et le ressort dans son loge-
ment et exerce un effort de serrage sur
la pièce par l’intermédiaire de la vis.
Lorsque l’on supprime la pression
d’huile, le piston D vient exercer un ef-
fort sur la bride par l’intermédiaire du
ressort, la bride tourne alors en sens
inverse de précédemment et la pièce
est libérée.
Données
# » # » # »
— F C = 60. #»
z − 10. #»
x , HC = 10. #»
z + 20. #»
x , GC = 16. #»
u − 20. #»
v en mm ;
— tous les frottements entre les pièces seront négligés, ainsi que leur poids ;
— on désire un effort de serrage sur la pièce P de 500 N (entre la vis et la pièce, c’est un
contact ponctuel de normale #» x passant par F ) ;
— le piston D applique un effort de 300 N sur le bâti par l’intermédiaire du ressort.
Travail demandé
Q1. Réaliser le graphe de structure de ce mécanisme. Préciser les actions mécaniques extérieures
à prendre en compte et le nombre d’inconnues de chacune des liaisons.
Q2. Réaliser un schéma cinématique de ce mécanisme.
Q3. Déterminer l’effort minimal que doit appliquer le piston B sur la bride pour que l’effort de
serrage de 500 N soit atteint.
Q4. Le piston B ayant un diamètre de 15 mm, déterminer la pression nécessaire pour assurer
cet effort.
Q5. Déterminer la résultante du torseur des actions transmissibles par la liaison pivot entre la
bride et le bâti fixe 1.
Présentation
Un pont élévateur de roue arrière de voiture est schématisé sur la figure ci-dessous.
Il est composé : d’un plateau 1, d’un bras de relevage 2, d’une roue 3, d’un corps de vérin 5
et d’une tige 4. Le problème est considéré comme plan et l’ensemble des poids des pièces sera
considéré comme négligeable devant les actions mécaniques développées dans ce mécanisme.
Données
# » # » # » # » # »
— OE = a #»
x , EC. #»
x = b, CB. #»
y = c, DC = d #»
x + e #»
y , CA. #»
y =f;
— a = 700 mm, b = 300 mm, c = 100 mm, d = 275 mm, e = 475 mm, f = 100 mm ;
#»
— FE = −F #»y (avec F = 6 kN) au point E.
Travail demandé
Q1. Réaliser le graphe de structure de ce mécanisme. Préciser les actions mécaniques extérieures
à prendre en compte et le nombre d’inconnues de chacune des liaisons.
On cherche à déterminer l’effort que doit transmettre le vérin pour que le système reste en
équilibre. Pour cela :
Q2. Proposer une démarche de résolution du problème.
Q3. Déterminer l’effort que doit transmettre le vérin.
Présentation
Lorsque l’on désire imprimer un très grand nombre d’exemplaires d’un même ouvrage (jour-
nal à grand tirage, annuaire téléphonique . . .) on utilise généralement des machines à impression
rotative. Ces machines sont alimentées en papier, grâce à de gros rouleaux de papier situés en
amont. Au démarrage, les moteurs d’entraînement du rouleau, n’ont pas un couple moteur
suffisant pour lancer celui-ci. C’est pour cela que l’on utilise un lanceur, qui a pour fonction
d’accélérer le rouleau plein, d’une vitesse initiale nulle à sa vitesse de fonctionnement normal.
En fait, le rouleau 1, en liaison pivot d’axe (A, #» z ) avec le bâti 3, est entraîné en rotation
par adhérence à l’aide d’une courroie 4 plaquée par un vérin 6+7 sur celui-ci, et entraînée par
une poulie motrice d’axe (G, #»z ).
# » # » # »
On donne GE = δ #»x +γ #»
y = −730 #»
x +65 #»
y ; GF = a #»
x +b = x +313 #»
#» −417 #» y et F H = c #»
x +d #»
y =
848 x + 156 y en mm.
#» #»
Dimensionnement du lanceur
Hypothèses :
— Liaisons parfaites (sans adhérence), à l’exception du contact entre la courroie 4 et le
rouleau 1 ;
x + N4→1 #»
T4→1 #»
( )
y
— Modélisation globale de l’action de 4 sur 1 en E par {T4→1 } = #» ;
0 E
— Angle d’adhérence entre le rouleau 1 et la courroie 4 : φ = 30° ;
— Poids des pièces négligés ;
— Rayon du rouleau de papier plein R = 0.6 m ;
— Couple résistant au démarrage du rouleau, appliqué sur l’axe (A, #» z ) : Cr = -176 N.m
(donné par une étude dynamique).
Q1. On suppose qu’au démarrage le rouleau 1 est en équilibre statique, sous l’action de 4 sur 1,
#»
de 3 sur 1, et du couple résistant C r = Cr #»
z . Donner l’expression de la résultante tangentielle
T4→1 en fonction de Cr et R. Faire une application numérique.
Q2. En déduire l’expression de la résultante normale N4→1 en fonction de φ et T4→1 . Faire
l’application numérique.
Q3. En supposant que L est la largeur de la courroie et que la répartition de pression p entre
la courroie 4 et le rouleau 1 est uniforme (schéma ci-dessous), déterminer l’expression de N4→1
en fonction de p, β, L et R.
Remarque : Sur le schéma ci-dessous, les composantes élémentaires d’adhérence (ou de résistance
#»
au glissement) dT 4→1 n’ont pas été représentées.