CHAPITRE 7 : LES RELATIONS ECONOMIQUES INTERNATIONALES
Introduction
Il s’agit ici du commerce et de la finance Internationale
I. Le commerce International
A- Les Raisons du Commerce International
Les raisons qui fondent le commerce international, sont nombreuses on retient
généralement :
1. Les raisons empiriques : (par rapport à l’expérience)
Selon ces raisons, le commerce international permet de :
a. D’obtenir les ressources qui ne sont pas disponibles dans un
pays, car tous les pays ne sont pas également dotés en ressources
du sol et du sous-sol. Exemple : le Japon qui a un sous-sol pauvre
b. Se procurer des richesses (de l'argent ou tout autre bien). Cette
raison a été évoquée par les mercantilistes. Selon eux, le commerce
international permet d'accumuler des fortunes considérables à
condition de vendre plus qu'on en achète.
c. Permet de vendre le surplus de la production intérieure. En
d’autres termes, permet l'extension du marché hors des frontières
nationales.
2. Les raisons théoriques du commerce international
a. La théorie des avantages absolus d'Adam SMITH
La loi de l'avantage absolu affirme que chaque pays a intérêt de se spécialiser
dans les productions pour lesquelles, il a des conditions de production
meilleures que les autres pays et à se procurer des autres produits par le biais
du commerce international.
Exemple : soient 2 pays le Cameroun et la France et deux produits le cacao et
la voiture. Les conditions de production sont définies dans le tableau ci-après
:
Pays\ produits 1 voiture 1 tonne de cacao
France 100h 200h
Cameroun 600h 100h
D'après ADAM SMITH, la France doit se spécialiser dans la production des
voitures et le Cameroun dans la production de cacao. Car les conditions de
production des voitures sont favorables en France et défavorables au
Cameroun. Dans le même ordre d’idée les conditions de production du cacao
sont favorables au Cameroun et défavorables en France.
b. La théorie des coûts comparatifs ou des avantages relatifs de
David RICARDO
RICARDO fait l'apologie du libre-échange. ADAM SMITH ne considérait que le
cas où un pays a un avantage absolu sur un produit par rapport aux autres
pays. Alors que se passe-t-il si le pays est désavantagé sur tous les points par
rapport aux autres ? Il démontre que même si un pays est handicapé pour la
fabrication de tous les produits, il n’en a pas moins intérêt à se spécialiser dans
la production où il a le moins et s'approvisionner à l'étranger des autres
produits. David RICARDO démontre que la condition nécessaire et suffisante
pour que l'échange soit avantageux pour chaque pays est que le rapport
d'échanges internes diffère d'un pays à l'autre.
Exemple : soient 2 pays, le Cameroun et la France et 2 produits 1 ordinateur
et le robot ménager. Les conditions de production sont réunies dans le tableau
ci-après :
Pays\produits 1 ordinateur 1 robot ménager Rapport des prix
B internes A/B
A
France 20h 10h 2 robots pour 1
ordinateur
Cameroun 100h 20h 5 robots pour 1
ordinateur
Productivité 1/5=20 % 1/2=50 %
France/Cameroun
Malgré l'apparent avantage de la France par rapport au Cameroun pour la
production des ordinateurs et même des robots ménagers, la France peut se
spécialiser dans la production de l'ordinateur et du robot ménager et le
Cameroun dans la production des robots ménagers. Il n’y a qu'à remarquer que
le robot coûte 5 fois moins cher que l'ordinateur au Cameroun alors que le robot
ne coûte que 2 fois moins cher qu'un ordinateur en France ou bien remarquer
que pour le robot ménager. D’autre part la productivité du robot au Cameroun
est de 50 % de celle de la France.
c. La théorie des valeurs internationales de John STUART MILL.
STUART MILL, se plaçant dans les mêmes conditions que RICARDO et se
demande comment sera réparti le gain qui dérive du commerce international :
le pays qui gagne est celui dont les produits sont les plus demandés à l'étranger
et qui demande lui-même le moins de produits à l'étranger.
d. La théorie des dotations factorielles de HECKSHER-OHLIN ou la
théorie suédoise ou encore théorie des dotations en facteurs de
production.
Pour eux, chaque pays a intérêt à se spécialiser dans la production utilisant
les facteurs qu'il possède en abondance par rapport aux autres pays, à
exporter une telle production et à importer les biens utilisant les facteurs qui lui
manquent. C'est ce qui justifie que les pays en voie de développement soient
en général les pays agricoles. En effet, dans ces pays, le facteur nature (terre)
et le facteur travail sont abondants et les pays développés, les pays
producteurs de produits manufacturés ou industriels car les facteurs tels que
le capital et la technologie y sont abondants.
B- Les inconvénients de la spécialisation internationale
La spécialisation internationale comporte des inconvénients :
1. Elle accroît la dépendance économique vis-à-vis de l’extérieur
2. Elle comporte des risques énormes (en cas de baisse des cours,
l'arrivée des nouveaux produits plus performants, le changement des
besoins …)
A cause de ces inconvénients, un pays doit diversifier son appareil productif.
C- Le commerce international en pratique
1. Les produits échangés
Les produits sont essentiellement de trois ordres
Les produits primaires : Il s’agit
*des produits agricoles (cacao, coton, café, banane…)
*des produits de pèches (poisson, crevette…)
*des produits d’élevage (porc, bœuf, chèvre, mouton…)
*des produit d’origine minérales (or, bauxite, diamant…)
Les produits manufacturés : les machines matérielles de bureau, véhicules,
les articles divers…
Les services internationaux : les services de transport, de
Télécommunication, de tourisme, les assurances, les services bancaires …
2. Les pays participants
a. Les pays capitalistes développés
Leur part dans le commerce international est de 2/3. Ces pays effectuent entre
eux l’essentiel de leur échange. On parle d’échange Nord-Nord.
b. Les pays Emergents (pays qui aspirent au développement et
sont caractérisés par de forts taux de croissance)
Les Dragons d’Asie, le Brésil, l’Inde
c. Les pays en voie de développement
Qui ont un faible taux de participation dans les échanges mondiaux
D- Quelques indicateurs du Commerce international
a. Les termes de l’échange
On appelle termes de l’échange les produits calculés entre le pays A et le pays
B, le rapport noté Te= (Indice des prix des exportations / Indice des prix des
importations) * 100. Ainsi les termes de l’échange
Si cet indice s’élève par rapport à l’époque de référence c.-à-d. 100, on dit qu’il
y a amélioration des termes de l’échange. Si au contraire cet indice baisse par
rapport à l’indice on dit qu’il y a détérioration ou dégradation des termes de
l’échange. Si cet indice est =100 on dit qu’il y a égalité des termes de l’échange.
Dans le cas des PVD, on parle de détérioration des termes de l’échange. Ces
pays bradent leurs matières premières et achètent à des prix plus élevés les
produits qui sont fabriqués à base de ces matières premières par les pays
occidentaux.
b. La balance commerciale
C’est un compte qui enregistre pour une période donnée (mois, trim., année)
les flux d’exportations ou d’importations d’un pays donné. Si les importations
sont supérieures aux exportations on dit qu’il déficit commercial ou déficit de la
balance commerciale. Dans le cas contraire on dit qu’il y a excédent
commercial. Si les importations sont égales aux exportations, on dit qu’il y a
égalité de la balance commerciale.
Les exportations sont en général comptabilisées en prix FOB (Free On
Board). C’est le prix de la marchandise + le prix des transports jusqu’à la
frontière. On exclut l’assurance et les frets de la frontière à la destination.
Les importations quant à elles sont enregistrées prix CAF (Coût Assurance
Frets). C.-à-d. le prix de la marchandise on inclut les frets de transport et les
assurances.
c. Le taux de couverture :
C’est le rapport entre la valeur des importations et des exportations. Tc =
(exportations / importations) * 100. Ce taux permet de voir comment les
importations sont financées par les exportations.
d. Le degré d’ouverture et le taux de pénétration.
Le degré d’ouverture = (exportations/ PIB) *100 le degré de participation
d’une économie au commerce international surtout son activité
D’exportateur net
Le taux de pénétration = (importations/PIB) *100
E- La politique du commerce international
1. Le libre échange
C’est une doctrine visant la suppression de toutes les entraves tarifaires et non
tarifaires au commerce international
a. Les avantages du libre-échange
Le libre-échange conduit la suppression des droits et autres impôts qui
réduisent le coût de production, ce qui augmente le pouvoir d’achat des
populations ;
Sur le plan politique, le libre-échange rend solidaire les pays car chacun doit
s’approvisionner chez ses voisins ;
Le libre-échange permet d’éviter les dangers de l’autarcie (le fait de vivre
replié sur soi-même.
b. Les inconvénients du libre-échange
Le libre échange est fatal pour les jeunes nations ;
Le libre-échange accentue la dépendance des pays pauvres :
Il ne permet pas de préserver l’état sanitaire d’un pays :
Il permet une réduction des recettes d’un Etat notamment celles relatives à
la douane.
2. Le protectionnisme
C’est une politique visant à limiter l’accès sur le plan national des produits et
services. Les mesures du protectionnisme peuvent être non tarifaires ou
tarifaires.
a. Les mesures du Protectionnismes
Les mesures Tarifaires
Consistent à imposer des droits de douanes aux produits qui entrent ou qui
sortent du pays L’ensemble des droits de douanes est consigné dans un
document appelé le code douanier ou tarif douanier.
Si les droits de douanes sont fixés en fonction de la nature du produit, on parle
de tarif [Link] ces droits sont fixées en fonction de la nature ou des
quantités de biens on parle de tarif spécifique.
Les mesures Non tarifaires ou contingentaires ou encore le
contingentement.
Il s’agit ici des limitations quantitatives et qualitatives de produits importés ou
exportés.
Les formes administratives du contingentement sont : la limitation des licences
d’importations, les arrêtés et décrets, sur les importations, l’imposition des
normes qualitatives et sanitaires, les slogans en faveurs des produits nationaux
es prohibitions i.e. des interdictions de d’entrée ou de sortie des marchandises.
b. Les avantages et les inconvénients du protectionnisme Les
avantages
Le protectionnisme protège la jeune industrie contre la concurrence
extérieure ;
Il permet aux producteurs locaux de réaliser des profits ;
Il assure au pays qui le pratique une indépendance et une sécurité car il
le libère de la spécialisation ;
Le contingentement (les limitations quantitatives d’importations ou
d’exportations de produits) permet de préserver l’encaisse en or et en
monnaie ;
Les droits de douanes sont une source de recettes financières ;
Il permet un rapide rééquilibrage de la balance commerciale et partante de
la balance de paiement ;
Préserver l’état sanitaire du pays qui le pratique.
Les inconvénients
Le protectionnisme peut dans certains cas conduire au laxisme des
entreprises locales ;
Lorsque les tarifs douaniers sont élevés, cela peut engendrer certains
effets pervers tels que la fraude... ;
Les droits de douane entrainent la hausse des prix ou inflation qui réduit
considérablement le pouvoir d’achat du plan domestique.
Le protectionnisme limite les choix des consommateurs locaux par la
limitation de la concurrence des produits étrangers ;
F- Les accords internationaux en matière de commerce international
1. Sur le plan universel
Le G.A.T.T
G.A.T.T. (General Agreement on Tarit and Trade en française) ; Les accords
généraux sur les tarifs douaniers et le commerce conclu à Genève en Suisse
le 30 octobre 1947. Cet accord vise une plus grande libéralisation du commerce
mondial et paraît plus adapté aux les pays développés Ces principes sont les
suivants :
-La non-discrimination des pays membres ;
-L’abaissement progressif des droits de douane ;
-L’élimination des restrictions qualitatives ;
L‘interdiction du Dumping. C’est une pratique commerciale consistant pour
une entreprise à vendre sur les marchés extérieurs à un prix inférieur au prix
pratiqué sur le marché intérieur. Le GATT s’est consolidé sur la base des
négociations encore appelées les rounds. Sur le plan chronologique nous
pouvons citer le KENNEDY round, le Tokyo round et l’URUGUAY round
La C.N.U.C.E.D.
La C.N.U.C.E.D (Conférence de Nations Unies sur le Commerce et le
Développement) convoquée pour la première fois par l’ONU en 1962. Elle
s’efforce d’instaurer un nouvel ordre économique international et conteste le
fait que le libre échange est bénéfique à tous les pays. Elle s’est consolidée
grâce à la tenue de plusieurs conférences, celle de Gêne en Italie en 1964, de
new Dehli en 1968, de Santiago de Nairobi en 1976, celle de Manille au en
1979. Depuis 1988 les autres conférences de la CNUCED mettent beaucoup
plus l’accent sur les politiques d’ajustement structurelles calquées sur
l’austérité des budgets de des Etats.
2. Sur le plan sous-régional et régional
On peut citer les exemples de la CEMAC, CDEAO, Union Européenne ;
UMA…
II- Finance Internationale
A. Le Système monétaire International (S.M.I)
On peut définir le SMI comme un ensemble de règles et d'institutions qui
régissent les règlements monétaires internationaux.
B. L’Historique du S.M.I.
Depuis le XIXe siècle, le monde a connu plusieurs systèmes. Certains de ces
régimes sont les suivants :
1. Le système de l'étalon or (Gold Standard)
Ici l’unité monétaire nationale est définie par rapport à un certain poids d’or.
Les particuliers pouvaient obtenir sans limitation de l’or. Cet or pouvait aussi
être exporté ou importé. Le taux de Change était stable entre les points d’entrée
de l’or et les points de sortie de l’or. En 1914 la livre sterling et le franc français
étaient définis et leur rapport donnait un livre sterling=25.22ff tant que les
exportateurs qui avaient besoin de livre pour acheter les marchandises
anglaises trouvaient ces livres à un cout inférieur à 25.29ff, il préférait régler
leurs achats en livre par contre si le cout du livre devenait plus cher et se situe
à 25.29ff=25.22ff+0.07ff (frais de transport et d’assurance). Ils préféraient
régler leurs importations en or ce point 25.29ff constitue le point de sortie de
l’or
De même il existait un point d’entrée de l’or si le prix de la devise baisse, à tel
point que le créancier payé sur cette forme touchait moins que s’il se faisait
expédier de l’or frais de transports de l’or à la charge des débiteurs, il exigeait
de ces derniers qu’il leurs payent en or dans ce contexte le point d’entrée de
l’or est (25.22-0.07) = 25.15ff.
Ainsi grâce au mécanisme de point d’or le taux d’échange était assez stable.
2. Le système de l’étalon de devise ou étalon de change
C’est le phénomène des zones monétaires. La monnaie du pays qui est le
centre du système appelée monnaie clé (Key Currency) est liée à un taux fixe
à une monnaie en vigueur dans les pays qualifiés de satellites. Ceci engendre
un certain nombre d’accords de coopération entre ces différents pays. Comme
exemple nous pouvons citer la zone Franc CFA, qui comprend la France, les 6
pays de la CEMAC, les 8 pays de l’UEMOA et les îles Comores. Le FRANC
CFA (unité monétaire utilisée par les pays satellites de la zone FCFA) est lié à
l’EURO (unité monétaire en vigueur en Europe et donc utilisée par la France)
selon le rapport suivant : 1 EURO =650 FRANCS CFA. Le principal avantage
est la garantie de la fixité du FRANC CFA par rapport l’EURO. En revanche,
nous avons l'existence du fameux compte d’opération logé au trésor français
dans lequel ces pays africains ont l’obligation de déposer 65% des devises
issues de leur commerce international.
3. Le Gold Exchange Standard (G.E.S) ou système de l’étalon de
change or
Ce régime monétaire est établi par les accords de Breton-Woods en 1944. Ce
régime a prévalu jusqu’en 1976. Ici les monnaies nationales sont liées à l’or en
passant par une monnaie de référence. C’est un régime de change fixe mais
ajustable lorsque les marges se situent à + ou 1%. Toute modification de la
parité requiert l’accord du FMI.
De nos jours nous avons affaire à un système de faits dominé par l’économie
Américaine avec l’existence des monnaies dites internationales, nationales,
des régimes de change fixes, et flexibles ou les monnaies fluctuent entre elles
grâce à la loi de l’offre e de la demande
C. Le Change
C’est une opération qui consiste à changer une monnaie contre une autre à
travers un taux qualifié de taux de change
1. La terminologie
Le marché de change
C’est le lieu de rencontre entre les offreurs de devises et les demandeurs
de devises
Le taux ou cours de change entre deux monnaies
C’est le cours d’une monnaie par rapport à une autre monnaie. La parité
désigne le taux de change officiel entre deux monnaies.
Les changes sont à la parité si sur deux places ou bourses les valeurs
réciproques des monnaies sont identiques.
La cotation à l’incertain
C’est exprimer une unité de monnaie étrangère en monnaie nationale
Exemple : 1 Euro =655 FCFA. L’inverse s’appelle la cotation au certain c’est
à dire une unité de monnaie nationale en monnaie étrangère
Exemple : .1FCFA = 0,0015 Euro
2. La composition du marché de change
a. Les offreurs de devises
Les créanciers de l’étranger, les épargnants étrangers, les états étrangers qui
on besoins de crédits
b. Les demandeurs de devises
Les débiteurs de l’étranger ; les épargnants nationaux qui thésaurisent en
monnaies étrangères (gardent l’argent en monnaies étrangères pour pouvoir
les utiliser plus tard), les spéculateurs et autres arbitragistes qui achètent sur
une place pour vendre sur une autre place, les Etats qui cherchent à financer
leurs investissements en monnaie étrangères.
Entre ces deux catégories de personnages figurent les Cambistes sur le
marché de change. Ce sont les agents de liaison du marché de change
3. Les mécanismes de changes
Une distinction doit être faite entre :
a. Le change manuel
C’est un échange direct de monnaie entre individus. C’est le cas des touristes
et hommes d’affaires.
b. Le change scriptural
Il se traduit par un jeu d’écriture de compte à compte sur les livres des banques
nationales et leurs correspondants à l’étranger. Le marché de change scriptural
comprend le marché de change comptant et le marché de change à terme.
c. Le marché de change au comptant
C’est un marché dans lequel les opérations d’achat ou de vente de devises
s’effectue à un cours déterminé et la livraison dans un délai de 2 jours.
d. Le marché de change à terme
Sur un marché à terme l’achat ou la vente des devises à un cours déterminé
s’effectue dès la conclusion du contrat à terme, mais la livraison de ces divises
n’interviennent que quelques jours plus tard. Pour éviter les risque liés
l’opération de change les intervenants préfèrent se couvrir.
e. L’opération de couverture
Consiste pour les parties cocontractants de fixer le cours de la traction dès la
conclusion du contrat.
f. Les opérations d’arbitrage
Ils résultent de la différence entre les cours des monnaies sur les places
différentes. A partir de cette différence, les banques peuvent chercher à
réaliser des profits.
4. Les régimes de changes et intervention de la banque centrale
On distingue les régimes de change fixe (les monnaies sont liées entre elles
à des taux fixes) et les régimes de change flottant ou flexible (les monnaies
sont liées entre elles à des taux flottants). La banque Centrale n’intervenant
que dans le cas de la dévaluation ou réévaluation de la monnaie. On peut aussi
parler de régime de change mixte.
La dévaluation est la baisse du cours de change d’une monnaie contre une
autre par l’autorité monétaire.
D- La Balance des paiements
C’est un compte qui récapitule toutes les opérations économiques entre les
résidents d’un pays et les non-résidents.
Sont considérées comme résidents : les personnes physiques ayant la
nationalité du pays considéré ou les étrangers ayant un intérêt économique sur
un territoire considéré, les fonctionnaires civils et militaires à l’étranger, toutes
les personnes morales ayant des établissements dans le pays en question, les
ambassades et missions diplomatiques à l’étranger.
a. Structure de La Balance des Paiements
Elle comporte 2 grandes rubriques :
La Balance des transactions courantes
La balance des capitaux
b. L’Equilibre de la Balance des paiements
La Balance des paiements est toujours équilibrée car toute opération donne
lieu à une contrepartie. Le déséquilibre est constaté lors qu’on considère les
balances au sein de la Balance de paiement.
E. Les Institutions de Brettons-Woods
Il s’agit de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International qui sont
nées en 1944 à Brettons-Woods aux USA.
1. La Banque Mondiale (B.M.)
Encore appelée la B.I.R.D. (Banque Internationale pour la Reconstitution et le
Développement), comprend 2 filiales : l’A.I.D. (Association Internationale pour
le Développement) et la S.F.I. (Société financière Internationale). Ces 2 entités
forment le groupement Banque Mondiale.
La Banque Mondiale est spécialisée dans les prêts à long terme (de10 à 15
ans). Elle finance les projets de développement. La B.M. a été initialement mise
en place pour la reconstitution de l’Europe au lendemain de la 2ème Guerre
Mondiale à travers le plan Marshall. De nos jours ses activités s’étendent dans
le cadre de la lutte contre la pauvreté dans le monde. L’AID finance les projets
de développement dans les pays pauvres tandis que la S.F.I. s’occupe du
financement des grandes entreprises privées.
2. Le F.M.I. (fonds monétaire international)
Est beaucoup plus spécialisé dans les crédits à court terme (entre 3 et 5 ans),
notamment le rééquilibrage des grands équilibres macroéconomiques
(Budget national, balance de commerciale…
Les prêts et les aides sont généralement octroyé par ces 2 entités
s’accompagnement les mesures d’austérité du budget de l’état d’où les noms
d’agents impérialistes qu’on leur attribue le plus souvent. F. Les prêts et les
aides
1. La différence entre l’aide et le prêt
Il existe une différence fondamentale entre un prêt et une aide. Un prêt est
assorti de conditions ce qui n’est pas le cas pour l’aide et quand bien même
elles existent, elles sont souples. L’aide est donc constituée de dons et de
prêts.
2. La typologie des aides
a. Les aides internationales peuvent être privés si réalisés par les
grands groupes privés ou publics si réalisés par les états. Ils
peuvent également être bilatéraux c’est-à-dire entre deux pays ou
alors multilatéraux c’est-à-dire avec plusieurs pays.
b. L’aide totale comporte l’aide publique et l’aide privée
c. L’aide est dite bilatérale lorsqu’elle est réalisée entre deux pays :
Le pays donataire (qui reçoit) et le pays donateur (qui accorde)
d. L’aide peut également être multilatérale si elle est accordée par
plusieurs pays par le canal des organismes tels que le FMI ou la
Banque mondiale.
3. L’aide est liée si le pays Donataire est assujetti à certaines
conditions du donateur
G. Les Bailleurs de fonds internationaux
Les aides et les prêts sont généralement accordés par les bailleurs de fonds
(les pays ou organismes qui accordent des prêts) qui sont les pays riches
(G.20, Groupe(G).8, G.20, les pays de l’OCEDE= Organisation pour la
Coopération et le Développement Economique, la CNUCED, L’OMS
(Organisation Mondiale de la Santé), la FAO (Food and Agricultural
Organisation La banque Mondiale., Fonds Monétaire International., l’Union
européenne, la Banque Africaine de développement, Les Organisations non
gouvernementales (ONG)
Exemple : la croix rouge…,
Conclusion
‘ Les relations économiques internationales à savoir le commerce international
et la finance internationale se sont accrues au cours de ces dernières années
avec l’accélération du phénomène de mondialisation des économies. Il est
prouvé sur le plan théorique que plus un pays est ouvert au commerce extérieur
plus son taux de croissance peut évoluer à la hausse sous réserve d’une
participation effective.
Applications
Question 1 : La Différence entre le Développement et la croissance ?
Question 2 : Quelle politique du commerce international vous semble
pour l’Afrique en générale et le Cameroun en particulier ?
Question 3 : Définir le terme bailleur de fond, Citer les pays ou
organismes qui prêtent sur le plan.
Question 4 : La différence entre la Banque Mondiale et le FMI.
Question 5 : La différence entre un prêt et une aide ?
CONCLUSION GENERALE