0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
41 vues21 pages

Memoire Do

Ce document évalue les violences basées sur le genre à l'université de Kinshasa, mettant en lumière les inégalités entre les sexes et leurs conséquences sur les femmes. Il souligne l'importance d'intégrer une approche de genre dans les initiatives de développement pour favoriser l'égalité et l'autonomisation des femmes. Enfin, il propose des objectifs et des pistes de solutions pour lutter contre ces violences et améliorer la condition des femmes dans le milieu académique.

Transféré par

Manassé Misitu
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOC, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
41 vues21 pages

Memoire Do

Ce document évalue les violences basées sur le genre à l'université de Kinshasa, mettant en lumière les inégalités entre les sexes et leurs conséquences sur les femmes. Il souligne l'importance d'intégrer une approche de genre dans les initiatives de développement pour favoriser l'égalité et l'autonomisation des femmes. Enfin, il propose des objectifs et des pistes de solutions pour lutter contre ces violences et améliorer la condition des femmes dans le milieu académique.

Transféré par

Manassé Misitu
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOC, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Evaluation de violences bases sur le genre : cas de l’université de Kinshasa

Les questions de genre aujourd'hui fond de plus en plus partir des préoccupations de
développement. Les organes de gouvernance et de prise de décision dans la majorité des pays
mettent davantage l'accent sur le genre et précisément sur la prise en compte de la femme. La
réalité du monde changeant d'aujourd'hui et le leadership croissant des femmes deviennent
tels que les initiatives de développement durable ne sauraient laisser celles-ci en arrière-plan.
Plusieurs initiatives (mécanique et processus) globales et locales ont été entreprises à ce jour
dans plusieurs domaines (forêt, énergie, environnement...) pour garantir une gestion équitable
des ressources de la planète et un développement durable de celle-ci. Cet état des lieux nous
amène à nous interroger sur ce que l'on risque de gagner ou de perdre si l'approche genre est
intégrée dans ces initiatives de développement.

L'intégration du genre dans les projets de développement favorise à la foi la prise en compte et
la mutualisation des capacités distinctes des hommes et des femmes. En effet, les hommes et
les femmes, en raison de leur Genre rencontrent des situations différentes qui les obligent à
acquérir des savoirs et capacités distincts, vu qu'ils ont des besoins et des intérêts spécifiques.
De plus, une approche qui se polarise sur la condition des femmes uniquement ne contribuerait
pas à établir des rapports équitables entre les Genres ; l'approche genre est en fait comme une
grille d'analyse pour prendre en compte la diversité homme/femme (AOAEE,2011). L'intégralité
des genres peut toutefois être corrigé si les droits, les responsabilités et les opportunités des
femmes et des hommes sont reconnues et leurs intérêts, leurs besoins et leurs priorités pris en
considérant dans le strict respect et leurs différences. Parler" Développement", c'est envisager
l'équité prioritairement, car les disparités homme/femme affectent la croissance
multisectorielle de nombreux pays en développement. Selon la convention pour l'Elimination
de toutes formes de Discrimination à l'Egard des femmes adoptées par l'Assemblée Générale
des Nations unies en 1979, la "Discrimination à l'Egard des Femmes" viole les principes de
l'égalité des droits et du respect de la dignité humaine, tout en leur obstruant le chemin de
toute participation à la politique sociale, économique et culturelle, au même niveau que les
hommes. Un développement “Durable" ne peut être une démarche de bon sens que si "les
interconnexions à long terme des enjeux économiques, sociaux et environnementaux" sont
privilégiées et, surtout si l'égalité de Genre est établie en amont de toute initiative d'envergure
nationale et internationale, locale et globale comme principe sacro-saint. Il faut nécessairement
en vue de l'atteinte à terme des OMD, l'élimination des barrières sociale, culturelle et politique
qui mettent les femmes dans une posture fatalement désavantageuse et l'implication de toutes
et de tous pour un environnement durable.

En effet, les femmes utilisent le gèrent les ressources naturelles dans des conditions différentes
de celles des hommes et sont par conséquent affectées différemment par la dégradation et par
la raréfaction ou l'accès difficile de ces mêmes ressources suites aux différents impacts de
changement climatique sur celles-ci. Dans les pays en développement, les femmes rurales sont
les principaux piliers de la production alimentaire en plus de leur rôle de productrice du capital
humain, mais ne sont prioritaires terriennes qu'à raison de 10%. Assumer ces responsabilités
n'est pas sans conséquences sur l'environnement (certaines femmes pratiquent une agriculture
itinérante sur brûlis) en raison de la forte demande sociale en produits forestiers non ligneux,
en bois de chauffe, en faune, etc. En outre, plusieurs femmes sont exposées à la malnutrition
dans des zones les plus touchées par les bouleversements du climat : en Asie du sud-est et dans
certains Pays du sud notamment en Afrique subsaharienne. Dans ces zones, les femmes portent
des charges plus lourde que les hommes, mais consomment moins de calories à cause de la
dictature culturelle qui stipule que l'homme doit recevoir plus de nourriture que les le reste de
la famille. Les femmes apparaissent ainsi plus vulnérables au changements climatiques, et à la
conjoncture environnementale actuelle dégradante et devraient de ce fait bénéficier d'une
attention spéciale dans des processus comme l'adaptation aux changements climatiques,
l'évaluation environnementale et bien d'autres.

Du fait de leur potentiel d'absorption du CO2 grâce à la photo synthèse, les écosystèmes
forestiers interviennent substantiellement dans la lutte contre les changements climatiques.
C'est pourquoi les mécanismes comme la REDD (Réduction des Émissions dues à la
Déforestation et à la Dégradation des forêts) et bien d'autres apparaissent comme des
opportunités des cristallisations et de valorisation du rôle des femmes et des populations
indigènes dans conservation de la biodiversité des écosystèmes de la planète. Mais si elles ne
sont pas éduquées et intégrées dans les processus (en amont et en aval) de conception et de
mise en œuvre de ces mécanismes, ceci accentuerait sans doute les inégalités, retarderait
durablement leur autonomisation économique et par conséquence aggravera davantage leurs
vulnérabilités face aux changements climatiques. Dans l'optique de la réduction de ces
vulnérabilités, l'inégalité de genre ne favorise pas une adaptation efficace aux changements
climatiques.

Selon la dernière évaluation de l'indice sur l'égalité des sexes réalisée par l'Ambassade de
Suède en 2014, la République démocratique du Congo occupé la 144e position sur 148 pays
concernés. Les raisons sont multiples, entre autre, les considérations culturelles, coutumières et
l'instabilité politique liées aux conflits armés. L'expansion des conflits armés dans la région du
Kasaï et à l'Est du pays a eu des conséquences dramatiques sur l'insécurité alimentaire, la
malnutrition et les violences basées sur le genre (VBG).

Les femmes et les filles sont les plus affectées par les répercussions des conflits et des crises.
Les inégalités liées au genre ont un impact négatif sur les activités socio- économique,
particulièrement sur le secteur agricole. Ce secteur compte plus de 75 pour cent de la
population congolaise. Il reste le seul secteur capable de relever le défi de l'émergence. Bien
que représentant la principale force de travail du secteur, les femmes ne jouissent ni de droit à
la propriété, ni à la terre, ni à la succession et ne participent non plus à la gestion des
ressources. Leur condition de vie constitue un véritable frein pour leur autonomisation, le
respect de leurs droits fondamentaux et le développement du pays.

Dans plusieurs régions du monde, les femmes et les filles sont l'objet d'exclusion diverse.
Cependant, l'ensemble des données et connaissances acquis et transmis par celles-ci aux
futures générations contribue même à petite échelle au développement. Les pesanteurs
socioculturelles à d'origine de ces discriminations doivent impérativement céder la place à une
culture du respect de celle-ci, doublée de la promotion de leurs capacités de leardship social.
Les médias doivent accompagner ces efforts, en raison de leur rôle incontournable dans la
structuration des représentations sociales.la violence à l’égard des femmes et des filles est l’une
des atteintes aux droits de la personne les plus fréquentes dans le monde, se produisant et se
répétant au quotidien dans tous les pays. Elle entraine pour celle qui en sont victimes de graves
conséquences physiques, économiques et psychologiques, court et à long terme, entravant leur
participation pleine et égalitaire à la vie en société. L’ampleur de son impact, tant sur les
survivantes que sur leurs familles et même sur l’ensemble de la société, est incommensurable.
La nouvelle « normalité » créée par la pandémie _ notamment les mesures de confinement, les
restrictions à la mobilité ; l’isolement accru, le stress et l’incertitude économique_ a provoqué
une flambée alarmante de la violence domestiques et expose les femmes et les filles à d’autres
formes de violence ; par exemple le mariage d’enfants ou e harcèlement sexuel en ligne. Cette
FAQ donne un aperçu des nombreuses formes de violences qui existent, en expliquant certains
termes et concepts communément utilisés, que tous les défenseurs et défenseuses de l’égalité
des sexes devraient connaitre et inclure dans leur vocabulaire.

L’oppression dont usent les hommes et les femmes en RDC lorsqu’ils jouent leurs rôles dans la
société affecte aussi ben les hommes que les garçons en restreignant leurs expressions
comportementales et en érigeant des formes de masculinités injustes et répressives en un
système idéal. Bien que cette discrimination et cette oppression se manifestent sous différentes
formes à différents stades de la vie des femmes, des filles, des garçons et des hommes dans ce
pays, tous sont symptomatiques de la même cause ; à savoir l’inégalité sociale institutionnalisée
et largement répandue ainsi que le faible statut des femmes et des filles.

L’égalité hommes-femmes est indispensable au développement et à la croissance, mais aussi à


la paix et à la stabilité durables. Cela signifie qu’elle doit être placée au centre des plans en
faveur du développement et de la paix dès le départ de leur conception, et sana être
considérée comme accessoire. Cela signifie également que nous devons passer de la rhétorique
sur le genre dans les politiques ; plans ; stratégies et débats a une mise en œuvre effectives et
rechercher des résultats concrets. Nous devons trouves de nouvelles approches, être plus
proactifs et prévoir des interventions innovantes, si nous voulons réellement combattre les
inégalités entre les sexes en RDC. Les femmes et les filles ne sont pas un groupe homogène
ayant un seul besoin spécifique. C’est un groupe varie avec des besoins multiples selon l’âge, le
statut social, l’appartenance ethnique, le rang et les traditions. Il nécessite donc une réponse
qui tienne compte de ces différences et qui s’attaque essentiellement aux causes profondes des
inégalités entre les femmes.

Le présent profil du pays en matière d’Egalite de genre a pour objectif de suggérer des moyens
par lesquels les bailleurs de fonds peuvent contribuer à améliorer les relations hommes-
femmes en République Démocratique du Congo (RDC) en favorisant l’égalité des sexes.
Les femmes sont traitées comme des objets des charités, et non comme des titulaires de droits.
Cela alimente la tendance à privilégier les mesures palliatives plutôt que les mesures
préventives à savoir : améliorer de façon marginale le sort des femmes individuellement, mais
ne pas changer le statut quo. Les programmes visant à atténuer la souffrance des femmes se
substituent bien souvent aux fonction essentielles de l’Etat : un solide engagement politique
pourrait entrainer un changement systémique permettant aux femmes d’accéder
systématiquement aux services auxquelles elles ont droit.
Les programmes de lutte contre la violence sexuelle s’efforcent d’atténuer certaines
conséquences de la violence masculine, mais non de la prévenir. Ainsi, les femmes bénéficient
de la charités, aloès qu’elles devraient être traitées en tant que citoyennes, dont les droits
doivent obligatoirement être protèges par le gouvernement, en premier lieu, et par la
communauté internationale, de matière indirecte.
Les femmes sont responsables des inégalités entre les sexes ; le discours sur l’égalité hommes-
femmes en RDC tend à rejeter implicitement la faute des inégalités entre les sexes sur les
femmes, soit en tant qu’éducatrices des enfants (pérennisant les valeurs morales), soit en
raison de leur manque de « solidarité » entre elles, soit en raison de leur « trop grande
ignorance » pour faire valoir leurs droits.
Les lourds fardeaux de l’égalité des sexes ; les femmes ont de lourdes charges de travail ainsi
que de lourdes responsabilités domestiques et communautaires à assumer ; et elles ne peuvent
s’autoriser que peu de repos. Les femmes au pouvoirs sont supposées être plus compétentes
que leurs homologues masculins, résister à la corruption et faire preuve de solidarité envers les
autres femmes. Les attentes dont les femmes font l’objet sont tout simplement trop élevées :
leurs efforts ne peuvent qu’être voues à l’échec.
Les hommes doivent agir ; en dépit du fait que les hommes soient au cœur de l(in)égalité entre
les hommes et les femmes, le discours sur l’égalités des sexes ne fait pas mentions d’une
quelconque action de leur part. l’action et le pouvoir des hommes à perpétuer ou combattre la
discrimination et l’exclusion doivent être reconnus et intègres dans le discours de l’égalité
hommes-femmes.
Dans les institutions publique telle que les universités et autres, les violences bases sur les
genre est bases sur les injustices que racontèrent les felles( professeurs, chef des travaux,
assistantes et étudiantes) durant leurs cursus universitaires ou professionnelles .les
harcèlements et menaces d’échec constantes sont des facteurs à prendre en compte de la
discriminations de la femmes dans les milieux universitaires sur les plans professionnelles et
estudiantines ; cas de l’université de Kinshasa.
IL y va-t-il effectivement les violences bases sur le genre à l’université de Kinshasa ? si oui quels
sont les causes et conséquences ? quels sont les alternatives des gestions des cas de VBG
identifier à l’université de Kinshasa ? ces quelques questions sera l’objet de notre travail.

HYPOTHESE
Oui les violences basées sur les genres est fréquentent réalise auprès des étudiantes et autres
femmes dans le milieu académique.
Les VBG est causées par l’inégalité entre les sexes et l’abus du pouvoir et qui comporte diverses
conséquences non seulement sur la santé mais aussi sur le comportement mentale et physique.

OBJECTIFS GENERAL
1. Evaluer le niveau de VBG au seins de L’université ;
2.Distinguer les facteurs de risques des formes de VBG qui doivent être abordées ;
3.Decrire les types d’actions proposées_ préventive, réactive, améliorant l’environnement.

OBJECTIFS SPECIFIQUES
1.identifier s il y a effectivement le VBG
2.determiner les causes et les conséquences de VBG
3.proposer les pistes des solutions et des gestions de cas de VBG identifier au seins de
l’université

INTERET DU SUJET
L’intérêt poursuivi dans cette étude se résume en deux points à savoir

─Améliorer la vie physique, morale et psychologique des femmes et des filles qui ont subi
toutes formes des violences dans tout le plan de l’environnement
─L’intégration de la femme dans les prises de décision essentiels dans la société.

PLAN DU TRAVAIL
Outre l’introduction et la conclusion, notre travail est subdivisé en trois chapitres ; la première
traite sur les généralités et les sortes de violences base sur le genre dans le monde, le deuxième
sur les conséquences de VBG sur la femme et le troisième nous parlerons des alternatives et
pistes des gestions sur les violences base sur le genre.

CHAPITRE 1. GENERALITE SUR LES VIOLENCES BASES SUR LE GENRE

La violence à l’égard des femmes et des filles est l’une des atteintes aux droits de la personne
les plus fréquentes dans le monde, se produisant et se répétant au quotidien dans tous les
pays. Elle entraine pour celles qui en sont victimes de graves conséquences physiques,
économiques et psychologiques, à court et à long termes, entravant leur participation pleine et
égalitaire a la vie en société. L’ampleur de son impact, tant sur les survivantes que sur leurs
familles et même sur l’ensemble de la société, est incommensurable. La nouvelle « normalité »
créée par la pandémie notamment les mesures de confinement, les restrictions à la mobilités,
l’isolement accru, le stress et l’incertitude économique a provoqué une flambée alarmante de
la violence domestique et expose les femmes et les filles a d’autres formes de violence, par
exemple le mariage d’enfants ou le harcèlement sexuel en ligne.
Cette FAQ donne un aperçu des nombreuses formes de violence qui existent, en expliquant
certains termes et concepts communément utilises, que tous les défenseurs et défenseuses de
l’égalité des sexes devraient connaitre et inclure dans leur vocabulaire.
La violence basée sur le genre est une violence concernant les hommes et les femmes, ou la
femme est généralement la victime. Elle découle de relations inégales de pouvoir entre
hommes et femmes. La violence est dirigée contre une femme du fait qu’elle est une femme pu
elle touche les femmes de manières disproportionnée. Elle comprend ? sans s’y restreindre, des
agressions physiques, sexuelles et psychologiques… il s’agit également d’une violence perpétrée
ou pardonnée par l’état [Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) Groupe du
Thème Genre].
Les formes de VBG comprennent la violence physique, sexuelle et psychologique/affective au
sein de la famille, l’abus sexuel de l’enfant, la violence liée a la dot, le viol et l’abus sexuel, le
viol marital, harcèlement sexuel dans le milieu du travail et dans des établissement
d’enseignement, la prostitution forcée, l’exploitation sexuelle des filles et des femmes et la
mutilation génitale féminine. Toutes fois, les directives sui suivent se concentrent sur deux
formes communes de VBG : la violence de la part d’un partenaires intime (violence physique,
sexuelle et affective) et la violence sexuelle par agresseur.
Il faut comprendre la violence contre les femmes en tenant compte des normes du genre et des
structures sociales qui influences la vulnérabilité des femmes face à la violence. Les femmes
sont plus susceptibles que les hommes d’être agressées sexuellement ou physiquement ou
d’être tuées par quelqu’un qu’elles connaissent bien, souvent par leur propre mari ou
partenaire. Leur statut subordonné, aux plans social, économique et légal, dans plusieurs
contextes, restreint leurs capacités d’obtenir de l’aide lorsque la violence éclate. La violence a
l’égard des femmes prend ses racines dans l’inégalité entre les genres (Jewkes, 2002) et, par
conséquent, la « violence basée sur le genre » est devenue un terme accepte à l’échelle
internationale pour se rapporter à la violence physique, sexuelle et psychologique contre les
femmes.
Pour mieux comprendre pourquoi la violence physique et sexuelle contre les femmes est plus
courantes ou plus grave dans certains contextes, les chercheurs ont identifié des facteurs de
risque aux niveaux de la communauté et de la société qui semblent être associés à des taux plus
élevés de VBG. Bien que ces travaux de recherche soient incomplet et préliminaire, l’OMS (Krug
et al., 2002) souligne un certain nombre de facteurs mis en évidences par des données.
Les données prouvent que les taux de VBG sont les plis élevés dans les contextes ou les normes
sociales favorisent l’inégalité entre les genres, ou les communautés ne puissent pas les hommes
qui pratiquent la violence physique ou sexuelle contre les femmes, et où la violence contre les
femmes est considérée normale ou justifiée (voir par exemple, Count, Brown et Campbell).
Même lorsqu’une société ne soutient pas ouvertement la violence masculine contre les
femmes, les normes sociales peuvent isoler les femmes et les empêcher de chercher de l’aide,
notamment en renforçant de l’idée selon laquelle la violence familiale est une question privée
dans laquelle des étrangers ne doivent pas intervenir encore que la violence sexuelle est une
honte pour la victime ? de nombreuse études révèlent également un point important : la
violence contre les femmes peut être augmenter dans les communautés ou les femmes
commencent à se libérer des normes traditionnelles, grâce à une autonomisation économique
ou éducative, du moins jusqu’à ce qu’elles atteignent un statut suffisamment élevé pour être
protégées contre les répercussions de ces changements(Krug et al., 2002).
Beaucoup travaux de recherche se sont penchés sur les facteurs de risque individuels associer à
la forte probabilité qu’un homme devienne agresseur et qu’une fille ou une femme ait plus de
risque de subir un acte de violence physique ou sexuelle. En effets, les études ont montré i
maintes reprises que les garçons témoins ou victimes d’un acte de violence en tant qu’enfant
risquent davantage de pratiquer la violence contre les femmes à l’âge adulte. Ceci fait partie
des nombreux résultats renforçant l’idée selon laquelle la violence contre les femmes les
femmes est un comportement acquis. L’OMS cite d’autres facteurs de risque individuels
associés à la perpétration de la violence ou à la vulnérabilité face à la violence. Toutefois, il est
essentiel de noter que les facteurs de risque associés ou corrélés ont un risque accru de devenir
agresseur ou victime n’ont pas toujours montré un lien de causalité. Par exemple, la
consommation d’alcool est largement associée à la violence mais les agresseurs consomment
parfois pour se prépare à commettre un acte prémédité de violence tandis que les victimes
consomment pour soulager mes séquelles affectives de l’abus (Jewkes,2002) dans ces
exemples, la violence (ou l’intention de la pratiquer) peut survenir avant la consommation
d’alcool, ce qui rend difficile la distinction entre la cause et l’effet. Il existe d’autres facteurs de
risques individuels contestés tel que la pauvreté, des expériences de sexualité commercial, des
problèmes économiques. Malheureusement, la plupart des études dans ce domaine sont des
enquêtes transversales qui ne peuvent ni déterminer si le facteur de risque précédait la
violence, ni donner des explications qualitatives sur des dynamiques sociales complexes. Il ne
faut pas prendre pour acquis des relations de causalité entre les facteurs de risque et la
violence sans pleinement comprendre la manière dont elles influencent la tendance des
hommes à pratiquer la violence contre les femmes.
D’un point de vue de santé publique, ce sont les facteurs de risque au niveau communautaire
qui sont probablement les plus utiles pour identifier des manières prometteuses de réduire la
violence contre les femmes. En effet, trop se concentrer sur les facteurs des risques individuels
peut faire perdre de vue le fait que la violence contre les femmes tend à survenir partout dans
la société, dans tous les groupes démographiques et socioéconomiques et semble être
fortement influencée par les normes et les réponses de la communauté.
CONCEPTS CLES

VIOLENCE BASEE SUR LE GENRE

La violence basée sur le genre(VBG), parfois aussi appelée violence sexiste, se réfère à
l’ensemble des actes nuisibles, diriges contre un individu ou un groupe d’individus en raison de
leur identité de genre. Elle prend racine dans l’inégalité entre les sexes, l’abus de pouvoir et les
normes néfastes. Cette expression est principalement utilisée pour souligner le fait que les
déséquilibres de pouvoir, structurels, fondes sur le genre, placent les femmes et les filles dans
une position leur faisant courir un plus grand risque d’être l’objet de multiples formes de
violence. Et même si ce sont elles qui souffrent de façon disproportionnée de la VBG, elles ne
sont pas les seules et les hommes et les garçons peuvent aussi en être la cible. L’expression est
également parfois utilisée pour décrire la violence à l’encontre des populations LGBTL ; s
agissant de la discrimination aux normes de particulier aux normes de masculinité/ féminité et/
ou de genre.

VIOLENCE A L’EGARD DES FEMMES ET DES FILLES


La violence à l’égard des femmes et des filles se définit comme tout acte de violence basée sur
le genre entrainant, ou pouvant entrainer, des souffrances ou des troubles physiques, sexuelles
ou mentaux. Cette définition inclut la menace de tels actes, la coercition ou la privation
arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou privée. De même, a violence à l’égard
des femmes et des filles englobe, sans s’y limiter, la violence physique, sexuelle et
psychologique intrafamiliale ou au sein de la communauté en général, et qui est perpétrée ou
tolérée par l’Etat.

SURVIVANTE DE LA VIOLENCE
Le terme de survivante de violence désigne toute personne ayant subi des violences sexuelles
ou basées sur le genre. Il est synonyme de victime mais est généralement préfère parce qu’il
implique la notion de résilience.

CONSENTEMENT
Non signifie non, et oui signifie oui. Le consentement est l’accord donne par une personne a
une autre pour avoir des relations sexuelles ou pour se marier. Il doit être donne librement et
expressément. Il n’est pas possible de parler de consentement lorsqu’ une personne est sous
l’emprise de la drogue ou de l’alcool, ou est mineure. Le consentement est une décision unique,
ce qui signifie que le consentement a un acte n’implique pas le consentement a d’autres actes,
et il est réversible, ce qui signifie qu’il peut être retire à tout moment.

FORMES DE VIOLENCE A L’EGARD DES FEMMES


1. Violence domestique
La violence domestique, également appelée abus domestiques ou violence entre partenaires
intimes (ou conjugal), est tout modèle de comportement visant à exercer et à maintenir un
pouvoir ou contrôle sur l’autre. Elle englobe toutes sortes d’actes physiques, sexuels,
émotionnels, économiques et psychologique (ou la menace de tels actes) de nature à influencer
une autre personne. A l’échelle mondiale, c’est l’une des formes de violence les plus courantes
subies par les femmes.
La violence domestique se réfère en général a la typologie suivante :

Violence économique
Elle consiste à rendre (ou tenter de rendre) une personne financièrement dépendante en
maintenant un contrôle total sur ses ressources financières, en refusant l’accès à l’argent et/ ou
en lui interdisant d’aller à l’école ou de travailler.

Violence psychologique
Elle consiste à provoquer de la peur par l’intimidation ; à menacer de se nuire à soi-même, a
son partenaire ou à ses enfants, à détruire des biens, voire des animaux de compagnie ; à jouer
un (jeu psychologique) ou manipulateur ; ou à obliger à l’isolement de la personne, en la
privant de voir ses amis, sa famille, d’aller à l’école ou au travail.

Violence émotionnelle
Elle consiste à miner le sentiment d’estime de soi d’une personne par le biais de critiques
constantes, a la déconsidérer en minimisant ses capacités la traiter de tous les noms ou à
proférer des menaces verbales, a nuire à la relation du partenaire avec ses enfants ou encore à
ne la laisser voir ses amis et/ ou sa famille.
Violence physique
Elle suppose une agression physique ou une tentative d’agression du partenaire, coups et
blessures, coups de pied et coups de poing, brulures, tirage par les cheveux, gifles, pincements,
morsures etc. en refusant l’accès aux soins médicaux ou en obligeant a la consommation
d’alcool et/ ou de drogues, ou en utilisant tout type de force physique. Elle entraine aussi
parfois des dégâts matériels.
Violence sexuelle
Elle consiste à forcer un partenaire à prendre part à un acte sexuel sans son consentement.
(Pour en savoir plus sur la violence sexuelle, voir ci-dessous)
Féminicide
Le feminicide désigne l’assassinat ou le meurtre d’une femme simplement parce qu’elle est une
femme, mais peut aussi faire référence a toute mort donnée à une femme ou une fille. Le
feminicide diffère toutefois de l’homicide, car c’est un crime perpètre dans des circonstances
spécifiques. En effet, la plupart des cas de feminicide sont commis par des partenaires ou des
ex partenaires et sont le résultat de longs abus commis au sein du foyer de menaces ou
d’agissements intimidants, de violence sexuelles ou de situations ou les femmes ont moins de
pouvoir ou de ressources que leur conjoint ou ex conjoint.

Crime d’honneur
Le crime d’honneur est le meurtre d’un membre de la famille, le plus souvent d’une femme ou
d’une fille, au motif présume qu’elle aurait jeté le déshonneur sur la famille ou lui aurait fait
honte. Ces crimes sont souvent liés à la transgression de la pureté sexuelle et a d’autres
comportements prétendument immoraux de la part de ce membre de la famille.

Violence sexuelle
Il s’agit de tout acte sexuel commis contre la volonté de la personne qui la subit, contre la
volonté de la personne qui la subit, soit qu’elle s’y refuse, soit qu’elle ne puisse donner son
consentement en toute connaissance de cause : cas des enfants, des handicapes, de toute
personne sous l’emprise de l’alcool ou de la drogue privée de ses moyens, inconsciente etc.
Les violences sexuelles couvrent les situations suivantes :
Harcèlement sexuel
Il se réfère aux comportement très suggestifs impliquant des contacts physiques non
consensuels, des attouchements, pincements, frottements à connotation sexuelle contre le
corps d’une autre personne. Il peut aussi faire allusion à des comportements non directement
physiques, comme des sifflets, des commentaires regards soutenus et des fixations sur toute
autre personne, le fait de la suivre ou de la guetter, ou encore à des actes d’exhibitionnisme.

Viol
Le viol est tout acte de pénétration vaginale, anale ou orale non consentie, commis sur une
autre personne en utilisant une partie du corps ou un objet. Il peut être commis par toute
personne connue ou inconnue de la victime, même dans le cadre de relations matrimoniales ou
autres, ou lors de conflits armes.

Viol correctif
Le viol de correction ou correctif est une forme de viol perpète contre une personne en raison
de son orientation sexuelle ou de son identité de genre. Il est destiné à inciter la victime à
adopter un comportement hétérosexuel ou une identité de genre « normalisée ».

Culture du viol

Il s’agit d’un environnement social favorisant la normalisation et la justification de la violence


sexuelle. Elle est enracinée dans le patriarcat et est alimentée par la persistance des inégalités
entre les sexes et les préjuges se rapportant au genre et à la sexualité.

Mutilations génitales féminines


Les mutilations génitales féminines (MGF) font référence a des procédures destinées à altérer
délibérément les organes génitaux féminins ou à causer des lésions pour des raisons qui ne sont
pas médicales. Elles sont classes en quatre grandes catégories, et tant les pratiques que les
motivations qui les sous-tendent varient d’un pays a un autre. Les MGF résultent de normes
sociales, souvent considérées comme une étape nécessaire a la préparation des filles pour leur
mariage et leur entrée dans l’Age adulte ; elles sont généralement motivées par des croyances
anciennes sur le genre et ce qui doit être son expression sexuelle appropriée. Elles ont été
reconnues pour la première fois comme une forme de violence en 1997 par le biais de la
déclaration conjointe émise par l’OMS, l’UNICEF.

Mariage des enfants


Le mariage d’enfants désigne tout type de mariage ou l’un des conjoint ou les deux sont âgés
de moins de 18 ans, il est contraire à la déclaration universelle des droits de l’homme, qui
énonce :
« Le mariage ne peut être conclu qu’avec le libre et plein consentement des futurs époux ». Les
filles sont plus susceptibles d’être mariées alors qu’elles ne sont encore que des enfants et, par
conséquent, d’être forcée d’abandonner l’école en s’exposant a d’autres formes de violence.
Violence en ligne ou numérique
La violence en ligne ou violence numérique, à l’égard des femmes en particulier, désigne tout
acte de violence commis, assiste ou aggrave par l’utilisation des technologies de l’information
et de la communication (téléphone mobiles, internet, médias sociaux « jeux informatiques »
messageries de texte, courriels, etc.) simplement parce qu’elles sont des femmes.
Les violences en ligne prennent diverses formes :
Cyber intimidation
La cyber intimidation (cyberbullying) consiste à envoyer des messages intimidants ou
menaçant.
Sexting non consensuel
L’envoi de messages à connotation sexuelle ou sexting non consensuel implique la transmission
électronique de message ou de photos explicites sans le consentement du destinataire.
Doxing
Il s’agit de la diffusion publique de renseignements prives de la victime ou relatifs à son identité.
Violence basée sur le genre

Le faible statut des femmes et des filles est étroitement lié à la violence sexospécifique. Tout
comme pour le « genre » de façon plus large, cette notion ne bénéficie pas d’une définition
commue. La violence sexospecifique, sous forme de discrimination, est omniprésente en RDC,
comme l’ont démontré notre problématique.
La violence domestique est jugée répandu et est généralement admise par les femmes et les
hommes comme une réponse légitime aux défauts(perçus) de la femme, comme : bruler le
repas, se disputer avec lui, sortir sans l en avertir, négliger les enfants ou refuser d’avoir des
rapports sexuels avec lui. Bien plus de 70% des femmes estimaient qu’une ou plusieurs de ces
raisons justifiaient le fait qu’un homme batte sa femme. La violence domestique semble
courante et peut même être encore plus grave à l’égard des femmes qui sont physiquement
handicapée, albinos ou appartenant à un groupe indigène tel que les pygmées.
Il existe de forte différences liées au sexe entre les enfants des rues à Kinshasa. Les filles
(environ26% des enfants des rues) sont plus objet de rejet par leurs familles, tandis que les
garçons peuvent avoir été victimes de la traite pour le travail ou être implique dans des
activités criminelles. Les filles-enfants des rues sont plus fortement stigmatisées que les garçons
et ont beaucoup plus de difficultés à rejoindre leurs familles après un certain temps passé à la
rue, ce qui implique généralement le commerce de sexe.
En Equateur, le statut des femmes mariées au regard des coutumes locales varis et peut être
très précaire. Dans la culture ngbandi par exemple, un homme peut « donner » sa femme a un
invité respecté, en témoignage de sa considération, tandis que les Zandes ademettent qu un
homme prenne une sœur plus jeune de sa femme lorsque cette dernière atteint la ménopause.
Toutes fois, les Ngombes et les songes, également en Equateur, insistent sur le fait que « la
main gauche lave la main droite » en tant qu’image illustrant le climat de compréhension et
d’aide mutuelle qui doit prévaloir dans un ménage. Les femmes du Kongo central soulignent
que « dans l’ancien temps », lorsque les préjugés culturels à l’égard des femmes étaient encore
plus forts, le viol au niveau où il se produit aujourd’hui n avait tout simplement pas lieu.
L’étendue de la violence sexuelle en RDC est terrifiante et ne montre pas de signe
d’atténuation. Les données relatives aux incidents de violence sexuelle ne sont pas fiables et les
méthodes multisectorielles de collecte signifient qu’il doit logiquement y avoir duplication.
Mme en admettant le manque de fiabilité des données concernant les cas signalés, rien
n’indique que les taux de violence sexuelle soient en diminution en dépit de l’attention reçue.
Au contraire, il existe des éléments indiquant que la violence sexuelle augmente- les auteurs, a
Lest, sont de plus en plus des civils, y compris des membres de la famille de la victime et, loin
des zones de conflit à l’Est, les taux de violence commise augmentent à Kinshasa et Kongo
central.
La violence sexuelle est dans une mesure écrasante commise par des hommes, comme le
montre la figure 1 ci-dessus. Cette violence est e fait d’hommes, et de plus en plus, semble-t-il,
de civils. La grande majorité des victimes sont des femmes, mais les hommes sont également
victimes de violence sexuelle commise par d aitres hommes, soit en tant qu’auteurs de viols,
soit en tant que témoins de violences sexuelles commises à l’égard de membres de la famille,
par exemple.
La violence sexuelle domine le statistiques et les discours sur la violence sexuelle et
sexospecifique.
Au Sud-Kivu, par exemple, les donnes du gouvernement pour 2013 indiquent que 6.614 cas de
violence sexuelle et sexiste ont eu lieu dans la province. La plupart de cas (96%) étaient des cas
de viol. Bon nombre de répondant ont indiqué que, souvent, les cas de violence sexuelle et
sexiste ne sont pas signalés en raison des préjuges perçus par les victimes de violence sexuelle,
tandis que d’autres formes de violence, telles que la violence domestiques, le viol conjugal et le
harcèlement, ne sont pas signalées car elles sont encore acceptées culturellement ou parce que
les femmes n’ont pas connaissance de leurs droits. Comme dans d’autres parties du pays, la
discutions sur la violence sexuelle et sexiste est souvent réduite à la violence sexuelle.
Pourquoi la violence sexuelle s’est-elle avérée si résistante face à autant d’attention nationale
et internationale ? il est frappant de voir la façon dont la violence sexuelle est décrite- comme
un « phénomène » ou comme une « épidémie ». Ces termes laissent à penser que la violence
sexuelle est organique et est un être a part entière. Toutes fois, la violence sexuelle est
assurément un ensemble de décisions prises par les hommes- soit de commettre l’acte eux-
mêmes, soit de permettre, voire de faire en sorte, que d’autres commettent des actes qu’ils
savent répréhensibles, le tout dans un environnement qui a quelque peu changé afin que ces
actes puissent se reproduire ou ne puissent être empêches. Tel est le cas même dans certains
endroits, comme au Kongo central, qui étaient relativement exemptes de violence ces derniers l
La prévention, par ailleurs, se limite à la sensibilisation ou à la formation aux droits de l’homme
au sein des services de sécurités. Or, rien n’indique qu’il y ait un manque de conscience qui
amène les hommes à violer, loin de là.

Les efforts pour réduire la discrimination sont repris dans toutes les recommandations qui
précèdent. En outre, les bailleurs de fonds devraient :
● concentrer leurs efforts pour mettre un terme a la violence des hommes à l’égard des
femmes et des hommes en mettant en exergue l’intervention des hommes tant dans les crimes
qui sont commis que dans la cessation de ceux-ci. La sensibilisation n est manifestement pas
suffisante ;
●exiger des fonctionnaires publics qu’ils fassent preuve de compétence et d’intégrité, y compris
en ce qui concerne la compréhension et l’application de la législation nationale en matière de
discrimination et de violation, en tant qu’élément fondamental de toute aide au
développement ;
●soutenir les projets qui présentent des modèles de masculinités positives, y compris à l’école,
ce qui pourrait contribuer à prévenir la discrimination et la violence à l’avenir.
Il est illégal de contraindre quelqu’un à avoir des rapports sexuels, le viol est une violation
flagrante des droits humains et une atteinte aussi bien à l’intégrité physique que le
consentement est nécessaire pour tout contact sexuel même si les partenaires sont mariés ou
ont eu des relations sexuelles auparavant. Le respect et la bonne communication constituent
les meilleures stratégies pour faire en sorte que les relations sexuelles fassent l’objet d’un
consensus et soient agréables pour les deux partenaires.
Le harcèlement sexuel est l’utilisation de mots et/ou d’action qui embarrassent, humilient ou
timide un individu en vue de satisfaire un désir sexuel.
Le harcèlement sexuel est une forme de violence à l’égard des femmes.
Les raisons du harcèlement sexuel incluent : un plus grand pouvoir dont les hommes sont
nantis ; les images du comportement ‘’ viril’’ promues par les médias, et la pression exercée par
les pairs.
Les femmes qui sont sexuellement harcelées se sentent humiliées, furieuses et apeurées.

CHAPITRE 2 : MILIEU D’ETUDE, MATERIELS ET METHODES

I. MILIEU D’ETUDE

L’université de Kinshasa, communément appelée UNIKIN est un établissement francophone


d’enseignement Supérieure universitaire situe dans la ville province de Kinshasa en République
Démocratique du Congo. Elle est située dans la commune de Lemba, qui elle-même se trouve
dans le district du Mont-Amba.
●B.P. 127 Kinshasa XL
●Internet : www.unikin.ac.cd
●E-mail : [email protected]
●E-mail [email protected]

Fondée en 1954 sous la dénomination Université Lovanium par l’université catholique de


Louvain en collaboration avec le gouvernement belge, elle est devenue, pour les reformes de
1971 et 1981, respectivement université nationale du zaïre (UNAZA), campus de Kinshasa et
université de Kinshasa.

Date de création
L’université de Kinshasa a été créée en 1954

LE CONTEXTE HISTORIQUE, LA VISION, LA MISSION, LES BUTS ET LESVALEURS DE L’UNIVERSITE


DE KINSHANSA

Présentation de l’université de Kinshasa

L’histoire de l’université de Kinshasa commence en 1954 avec la création, par l’université


catholique de Louvain, d’une association médicale qui devait s’occuper de la santé et de
l’éducation au Congo, de cette initiative résulta la création, par des professeurs de cette
université, de la fondation médicale de l’université de Louvain au Congo (FOMILAC), et
établissement de sante construit à Kisantu dans le Bas-Congo ou eut lieu le premier cours de
formation des infirmiers au Congo.
En 1932, l’université de Louvain créa, dans le même site, une section d’agronomie, à laquelle
s’ajoutèrent une section des sciences administratives et commerciales en 1936, et une section
d’assistants médicaux en 1937.
En 1947, ces trois sections furent regroupées sous l’appellation de « centre universitaire
congolais de Lovanium », qui fut transfère du site de Kisantu à celui de Kimwenza, et qui devint
l’université Lovanium en 1952, plus tard l’université de Kinshasa sur le site actuel du Mont-
Amba, d’une superficie de 400 hectares.
La première année académique de cette nouvelle université avait été inaugurée en 1954 avec
des candidatures en sciences naturelles, en sciences sociales et administratives, en sciences
pédagogiques, et en sciences agronomiques. Vint enfin la création des cliniques universitaire en
1957, qui organisèrent le premier doctorat en médecine.
Le réacteur nucléaire TRIGA (Tranning, Research, Isotope Production Generated in Africa) avait
été installé dans la nouvelle université en 1957 pour l’analyse des spécimens biologiques
d’animaux, de plantes, de semences, des systèmes chimiques.
A cause de ses imposantes infrastructures, de l’excellence de ses programmes, du niveau et de
l’envergure de ses activités de recherche, ainsi que de la qualité de son accueil, la célèbre
nouvelle université était, dès sa création, la plus importante et la plus sub-
saharienne institution d’enseignement universitaire en Afrique centrale et dans toute l’Afrique.
C’est à ce titre qu’elle avait accueilli certaines célébrités politiques africaines, comme le colonel
Mengistu Hailé Mariam (futur président de l’Ethiopie), le camerounais Nzo Ekangaki (futur
secrétaire général de l’OUA), l’Egyptien Mahmoud Riad (futur secrétaire général de la ligue
Arabe), et des conférenciers, Iger Prigogine, Haroum Tarzieff, Yves Cousteau, et Cheik
AntoDiop.

Nationalisée en 1971 l’université Lovanium était devenue l’un des campus de l’université
nationale du zaïre (UNAZA). Elle a recouvré une partie de son autonomie en 1981, devenant »
université de Kinshasa ». Cette nationalisation a augure la déchéance de l’université de
Kinshasa, caractérisée par une dégradation progressive de son patrimoine, un désengagement
graduel de l’Etat qui ne parvenait plus à subventionner l’université, et une détérioration des
conditions de travail aussi bien des étudiants, des enseignements, des chercheurs que du
personnel administratif.
La mission et les valeurs de l’université de Kinshasa
La mission de l’université de Kinshasa
La mission de l’université de Kinshasa vise à faire de l’étudiant et de la contribution de cet
étudiant au développement économique et social de son pays, le centre de toutes ses activités
de formation, de recherche, et de développement de communauté

Cette mission consiste à :


1. Donner une formation globale de haut niveau aux jeunes et aux adultes admis à
l’université, leur permettant de s’adapter à la société et de participer à son évolution, et
une formation spécifique adaptée aux contingences de leur orientation ;
2. Répondre aux besoins d’accueil et d’encadrement des étudiants ;
3. Faire de l’université une institution de recherche misant sur l’excellence de ses fonctions
académiques et professionnelles ;
4. Favorises la contribution de l’université au développement de la région de Kinshasa en
particulier, et de la République Démocratique du Congo en Général ;
5. Favoriser la création des conditions d’acquisition d’épanouissement des valeurs
républicaines et du respect du patrimoine collectif.

Les valeurs de l’université de Kinshasa


L’université de Kinshasa entend réaliser sa mission en souscrivant aux valeurs fondamentales :
1. D’accessibilité, en pratiquant une politique d’accès a ses programmes a tous ceux qui
désirent poursuivre des études universitaires, tout en conservant des critères rigoureux
d’admission ;
2. D’enseignement de qualité, en offrant des programmes de formation pertinents et
stimulants qui sont en phase avec les transformations sociales et technologique dans le
monde, afin que les diplômés puissent s’insérer adéquatement dans la société et y jouer
un rôle de premier plan ;
3. De compétence du personnel, en favorisant un environnement stimulant pour
l’enseignement, la recherche et la création, afin de recruter et de retenir un personnel
hautement compétent dans toutes ses activités ;
4. D’excellence en recherche, développement et création, en soutenant l’excellence tant
dans les domaines traditionnels que dans les domaines émergeants ;
5. De liberté universitaire, en sauvegardant et en protégeant le principe de liberté
universitaire et d’autonomie intellectuelle, et en procurant des occasions pour stimuler
la pensée critique ;
6. D’imputabilité et de transparence, en mettant en place des pratiques de gestion
transparente et responsable afin d’assurer la qualité des programmes d’enseignement
et de recherche, ainsi que la compétence de son personnel ;
7. D’équité, en privilégiant l’équité dans la conduite des affaires universitaires et en
matière de cotation du personnel ;
8. Et d’ouverture sur le monde, en s’ouvrant sur le monde, notamment per l’accueil des
étudiants internationaux, par des programmes de mobilité étudiante et des
programmes d’échange pour le personnel d’enseignement.
Logo

II. MATERIELS ET METHODES

II.1. Matériels
Les étudiantes que nous avons trouvées sur le site universitaire ont constitué notre matériel en
générales, puis nous avons utilisé la revue documentaire.
II.2. Méthodes

Lors de la réalisation de notre travail, nous avons utilisé la technique d’enquête par interview.
Ceux-ci nous ont permis de recueillir un maximum d’information.

CHAPITRE 3 : LES IMPACTS DU VBG SUR LE CURSUS ACADEMIQUE DES FILLES

Les conséquences des violences de genre sur la déscolarisation des filles, bien que difficilement
chiffrables, sont multiples.
Il convient d’observer que ces impacts s’ajoutent à des discriminations déjà présentes qui
handicapent les jeunes filles dans leur accès à l’école primaire et secondaire, relatives au
statuts des filles et aux stéréotypes sexués, aux problèmes de sécurités, au travail des enfants
ou au mariage forcé.
Au niveau sanitaire, les viols perpètrent contre les filles entrainent des traumatismes
psychologiques important, ainsi que les grossesses non désirées qui compromettent
sérieusement leur formation, leur réussite et leur rétention. Elles courent par ailleurs le risque
d’infection sexuellement transmissibles, notamment le VIH sida.
Au niveau éducatif, la peur d’aller à l’école, les sanctions subies par les filles refusant les
avances d’un enseignant (mauvaise notes, manque des cotes) le stress affectant la qualité du
travail académique, l’échec académique, l’abandon de l’école, sont des conséquences avérées.
Les grossesses précoces contribuent largement aussi à exclure les jeunes filles à l’université
alors qu’elles sont en plein cursus académiques.
Les conséquences néfastes sur la performance universitaire des victimes de ces abus sont
multiples : les étudiantes perdent intérêt pour leurs études, éprouvent des difficultés à se
concentrer, s’abstiennent de participer aux cours, développent des troubles des tendances
dépressives et parfois suicidaires.
Afin de se soustraire à un niveau a un environnement qui n’est ni sécuritaire ni propice à
l’apprentissage, les étudiantes évitent de se promener seules sur les terrains de l’école ou sur le
campus, de fréquenter les visites auprès de leurs institut aires en matières de cours,
s’absentent de leurs cours et vont même jusqu’à cesser complètement leurs études.
Beaucoup des filles quittent ainsi momentanément ou abandonnent les études universitaires
par peur que leurs agresseurs ou harceleur continuent d’abuser d’elles. Un certain nombre
d’études souligne que la crainte de la violence sexuelle dans les universités et école est une des
principales raisons derrières la sous-performance et le décrochage scolaires des filles. Ceci se
traduit également par un plus faible niveau de scolarisation, notamment dans les universités.
Les victimes de brimades peuvent perdre leur estime de soi, ressentir de la honte, souffrir
d’anxiété et finir par détester les études. Celles qui restent dans le système scolaire ont souvent
des problèmes de concentration et des troubles de l’apprentissage. Les violences physiques ont
aussi un effet préjudiciable sur l’apprentissage des filles. Ceux qui sont confrontés aux
châtiments corporels à l’université sont aussi ceux qui ont le plus grand risque de quitter le
système éducatif. Les violences d’enseignant envers les étudiants ont des conséquences
directes sur l’environnement éducatif et sur le comportement des étudiants envers les
étudiantes, car elles véhiculent le préjuge que la réussite dépend de faveurs sexuelles.
Les violences des genres constituent ainsi un obstacle majeur à l’accès des filles et des jeunes
femmes à l’éducation et à leur capacité d’en tirer profit. C’est un puissant facteur qui
décourage les parents de scolariser leurs filles, encourage les filles à éviter les études supérieur
et fait baisser leurs résultats académiques.
Les conséquences du VBG sont considérables, les plus évidents étant liées à la sante physique
et psychologique, et à la réussite scolaire. Les effets de relations sexuelles forcées sur la santé
physique comprennent l’exposition aux maladies sexuellement transmissibles, les grossesses
non désirées, les grossesses et accouchement à risque élevé chez les filles, ainsi que les
avortements non médicalises. D’un point de vue psychologique, l’expérience de la violence
sexuelle a tendance à entraver le développement des compétences sociales et à miner l’estime
de soi, et peut provoquer des troubles alimentaires, des dépressions, des insomnies, un
sentiment de culpabilité, de l’anxiété et des tendances suicidaires. Exposer les étudiants à la
violence dans le milieu estudiantin peut aussi entrainer une hausse des violences subies ou
commises par ces jeunes victimes.
Les victimes de violences sexuelles souffrent également sur le plan académique : les filles
peuvent avoir un rendement scolaire médiocre, réduire leur participation aux activités
académiques ou abandonner totalement leurs rêves en raison de faible estime de soi, d’une
diminution de leur concentration et d’un sentiment d’anxiété. Quand les enseignants exigent
des faveurs sexuelles de la part de leurs étudiantes ; qu’ils ‘’récompensent’’ par de bonnes
notes lors de test et examens, il se perpétue l’idée que la réussite est liée à la sexualité des filles
plutôt qu’à leur intellect.
De telles notions ont un impact profond sur la perception que les filles ont d’elles-mêmes, et
confèrent une dimension indument sexualisée à la poursuite d’objectifs académiques. Aussi, en
raison du décrochage lie à la VBG, les filles (qui sont disproportionnellement plus touchées par
ce type de violence) subissent une baisse importante de leur capacité de gain, sans parler de
tous les autres résultats de développement liées à l’éducation des filles.
Lorsque la violence fondée sur le genre est tolérée et cautionnée à ‘université, les
conséquences sociétales sur l’Egalite entre les sexes prennent de l’ampleur. Les victimes
hésitent à prendre des mesures et les autres peuvent se sentir à l’abri. Ces sentiments et
comportements néfastes dépassent le cadre scolaire et contribuent à la perpétuation des
inégalités et à l’amplification du VBG au sein de la société. De la même façon, les universités ont
la possibilité de contester les normes, de créer de nouvelles règles et d’aider les individus à
apprendre de nouveaux comportements, plus équitables, qui profiterons à l’université et à la
société dans son ensemble.
CONSEQUENCES DES VBG
La violence basée sur le genre peut avoir des conséquences sur la santé, sur le plan
émotionnel/psychologique et sur le plan social.

La santé
●les conséquences fatales sont la mort, l’homicide, la mortalité maternelle, le suicide
●les conséquences sur la santé physique sont les blessures chroniques, les infections, les
infections chroniques, les maladies, les douleurs chroniques, les handicaps, les chocs, les
troubles gastro-intestinaux, les troubles du sommeil, les troubles alimentaires, l’abus de l’alcool
et l’abus des drogues.
●les conséquences sur la santé reproductive sont les fausses couches, les grossesses non
désirées, les avortements à risque, les IST dont le VIH/SIDA, les troubles menstruelles, les
complications de la grossesse, les troubles gynécologiques et les troubles sexuels

Conséquences émotionnelles et psychologiques

Les réaction courantes des survivants a la violence sexuelle peuvent comprendre le stress post-
traumatique, les maladies mentales, l’anxiété, la peur, la tristesse, l’isolement, la
honte,l’insecurité,la haine de soi, la culpabilité, les pensées et les comportements suicidaires.
●la peur et l’anxiété : les principales réactions que les gens éprouvent après une agression sont
la peur et l’anxiété. Les survivants peuvent ressentir des changements dans leur corps, leurs
sentiments et leurs pensées. Certains déclencheurs et indices peuvent leur rappeler l’agression
et raviver leurs craintes. Ces déclencheurs peuvent être certains moments de la journée,
certains endroits, une certaines odeurs ou un bruit.
● revivre traumatique : les personnes qui ont été témoins d’une agression revivent souvent le
traumatisme : les personnes avoir des flashbacks lorsqu’ils voient des images du corps de la
survivante ou d’un autre aspect de l’agression.
● difficulté à se concentrer : il est frustrant et bouleversant d’être incapable de se concentrer,
de se souvenir et de prêter attention à ce qui se passe autour de soi. Il est important que les
survivants se souviennent que ces réactions sont temporaires.
● Energie négative : d’autres réactions courantes à une agression sont l’excitation, le sentiment
d’être trop alerte, les tremblements, la facilite à être surpris et les troubles du sommeil.
●Vouloir éviter : les survivant peuvent éviter physique ou émotionnellement les personnes, les
lieux ou les choses qui leur rappellent l’agression.
●La tristesse : une autre réaction courante est la tristesse et le sentiment d’être abattu ou
déprime. Les survivant peuvent avoir des pensées d’automutilation.
●Perte de contrôle : les personnes ont souvent l’impression de ne pas avoir le contrôle de leurs
sentiments.
●La culpabilité ou la honte : des sentiments de culpabilité et de honte peuvent être présents. La
culpabilité et la honte peuvent être liées a ce que la personne a fait ou n’a pas fait pout
prévenir l’acte ou aider la victime. Il est courant de remettre en question sa réaction et de se
blâmer pour ce qu’on a fait ou n’a pas fait.
●Colère : un sentiment de colère est également une réaction courante après violence. Ces
sentiments de colère dirigés contre soi peuvent mener à des sentiments de blâme, de
culpabilité, d’impuissance et de dépression. De nombreuses personnes constatent également
qu’elles éprouvent de la colère et de l’irritabilité envers les personnes qu’elles aiment le plus :
la famille, leurs parent et leurs proches.
●Perte d’intérêt pour le sexe : certaines personnes peuvent perdre tout intérêt pour le sexe car
elles ont encore de mauvais sentiments et des souvenirs lies à l’incident.

Conséquences sociales
Les réactions courantes des survivants sont le rejet social et l’isolement. Cela peut affecter les
relations avec la famille, les amis et la communautés (exemple : le père et la mère peuvent
avoir honte d’elle, le mari blâme). Elles peuvent également inclure :
● stigmatisation des survivants (cette femme est ‘’ruinée’’,’’folle’’,etc.)
●blâme des survivantes (cette fille est mauvaise et elle est la cause de ce qui lui est arrivé)
●perte des rôles dans la société ou perte d’opportunités dans la vie (par exemple, ne plus
gagner un revenu, s’occuper des enfants) cette femme n’est plus mariable, elle en peut plus
aller à l’école, nous ne voulons plus d’elle comme employée’’’
● mariage forcé (cette femme a été violée et personne d’autre ne veut l’épouser). L’homme qui
a eu des rapports sexuels avec elle doit l’épouser.
●la mort (elle a déshonoré la famille et doit être tuée, la femme est suicidaire à cause des
conséquences de la violence dans sa vie)

Les conséquences sociales sur les survivants sont l’une des principales raisons pour lesquelles
nous devons veiller à la confidentialité. Les survivants ne vous signaleront pas s’ils n’ont pas
confiance dans la confidentialité de vos services, par crainte des conséquences sociales plus les
conséquences sociales sont graves, moins il y’aura de signalements. Plus vous développerez la
confiance en insistant sur la confidentialité et en la maintenant, plus les survivants vous feront
confiance et vous signaleront les cas.

Réticence à signaler les cas


Il existe de nombreuses raisons pour lesquelles les survivants peuvent ne pas vouloir signaler un
cas. Il peut s’agir de la crainte de représailles de la part de l’agresseur, de la peur ou de
l’inquiétude que personne ne va croire ou de la réaction des gens, de la honte, de l’auto
accusation, du manque de moyens de transport, du manque d’argent pour payer les frais de
service, ou du fait qu’elle ne fait pas confiance dans les autorités dans les prestataires de
services.
Pour les survivants de la violence, il est particulièrement difficile de signaler la situation. Il s’agit
notamment des conséquences ou des difficultés à quitter les lieux, des blessures, de la mort, de
la faible estime de soi, de l’anxiété, de la dépression ou des problèmes de santé mentale. La
difficulté de dénoncer pour les survivants de violences au milieu scolaire ou estudiantins est liée
au fait que la survivante n’a nulle part où aller confie ses problèmes, qu’elle aime l’agresseur ,
ou qu’elle espère que les choses vont changer, qu’elle peur de ce qu’il ferait s’il découvre
qu’elle l’a dénoncé, qu’elle a peur de la manière dont elle vas s’en sortir pour ces années
restante a l’université, qu’elle craint de dire des autres et des autorités vis-à-vis d’elle s’il ne l’a
croit pas.

CONCLUSION

Les étudiantes en sont victimes directes et les conséquences sont néfastes. Le harcèlement
sexuel. Mais il y’a un autre aspect de ce problème qui est vrai et réel que nous devons relever.
Puisque certaines personnes en ont subi les conséquences. Il s’agit des victimes indirectes,
l’entourage.
Comment sont-ils affectés ? je vous donne quelques explications dans ce billet, partant d’une
expérience vécue. La voici
« Nous sommes en 1969 à l’Université de Kinshasa, appelée’’LOVANIUM’’ a l’époque notre
témoins est alors étudiantes en Droit et fiancée. Par chance ou peut-être pas, elle partage le
même auditoire que son fiance, ce qui fait que tous les deux passent pratiquement toutes les
journées ensemble au campus. Malheureusement, explique –t’elle, un professeur commence
alors à la courtiser en envoyant un étudiant avec qu’il s’entend bien pour faire sa commission.
On les appelle les ‘’petit bitinda’’, en lingala, ce genre des garçons.
Du commissaire donc, l’enseignant asse aux lettres d’amour tout en exprimant ses sentiments
ou en proposant des rendez-vous auxquels l’étudiantes refuse d’aller.’’ Voyant que je ne
réponds pas favorablement à ses avances, explique l’ancienne étudiante, il passe aux menaces
disant qu’il me fera échouer si je ne deviens pas sa concubine’’.

Le refus de la jeune fille d’alors, enrage l’enseignant qui décide de rendre la vie dure à son
fiance. Le pauvre ! désormais, il ne fait qu’essuyer des échecs dans chaque interrogation et
travail pratique des cours dispensés par le professeur harceleur.
C’est donc devenu un bras de fer entre lui et le professeur qui ne manque pas une occasion
pour le ridiculiser en plein cours en présence des autres camarades.
‘’ nous commençons sérieusement à prendre des dispositions pour changer d’option, explique
notre témoin. A cette époque, changer d’université n’est pas facile. Nous étudions déjà dans
l’université la plus prestigieuse du pays LOVANIUM’’, Université de Kinshasa aujourd’hui.
Coup de grâce, enfin d’année, c’est de justesse que le fiance passe de promotion, parce que le
professeur était en mission en Europe pour des études ! »

Et si on prenait conscience ?
Cette triste histoire vraie a la fin heureuse est juste pour vous faire comprendre que le
Harcèlement sexuel n’est pas un nouveau problème que les femmes rencontrent et se
racontent entre elles a l’université. Cela existe depuis toujours.
Aujourd’hui, le problème est devenu crucial. Parce qu’on n’a jamais trouvé de solution pour
mettre fin à cela. Je crains qu’il soit difficile, si non un frein, a la parité que nous voulons
absolument voir venir effectivement les prochains jours dans toutes les instances d prises des
décisions de ce pays. Cela, tant que toute la société reste silencieuse.
Pour revenir à l’histoire de l’experte, son fiancé est devenu son mari après leurs études des
droits. Quand a-t-elle, elle était ministre pendant quelques années en RDC, ce qui était son
rêve. En passant, combien de femmes n’ont pas pu réaliser leurs rêves à cause du Harcèlement
sexuel a l’université ? A vous d’en juger

Recommandation aux étudiants de signaler les cas de violence

● si possible, parler à l’agresseur et dites-lui que son comportement violent est inacceptable.
● tenir un registre des incidents. Par exemple, si quelqu’un vous frappe ou vous menace, notez
l’endroit, l’heure et la date à laquelle cela s’est passé
● si un ami victime de violence, vous pouvez le soutenir en l’accompagnant chez un adulte
digne de confiance
● parfois, les adultes pourraient vous éconduire lorsque vous leur dites que vous avez été
maltraite. Cela pourrait vous faire mal, mais vous devez continuer jusqu’à ce que quelqu’un
vous aide. Cela demande de la résilience et du courage.

Vous aimerez peut-être aussi