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Chapitre 1 Partie 2

Le document traite de l'histoire de Rome et de son empire, de la transition de la République au Principat sous Octave-Auguste, et de la romanisation des provinces. Il aborde également la christianisation de l'Empire, les persécutions des chrétiens, et la transformation du christianisme en religion officielle sous Constantin et Théodose. Enfin, il souligne l'impact durable de la civilisation romaine sur la culture occidentale et la chute de l'Empire romain d'Occident au Ve siècle.

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Chapitre 1 Partie 2

Le document traite de l'histoire de Rome et de son empire, de la transition de la République au Principat sous Octave-Auguste, et de la romanisation des provinces. Il aborde également la christianisation de l'Empire, les persécutions des chrétiens, et la transformation du christianisme en religion officielle sous Constantin et Théodose. Enfin, il souligne l'impact durable de la civilisation romaine sur la culture occidentale et la chute de l'Empire romain d'Occident au Ve siècle.

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HISTOIRE THEME 1 - LE MONDE MEDITERRANÉEN :

EMPREINTES ANTIQUES ET MEDIEVALES

Chapitre 1 partie 2 : La Méditerranée antique, les empreintes romaines.

II. ROME ET SON EMPIRE (Ie-Ve S)


A. La naissance de l’Empire.

1 - La crise de la République [COURS MAGISTRAL] [DIAPO INSTITUTION]

Du Vème au Ier siècle av. J.-C., Rome est une République : dans les faits, seuls les plus riches
gouvernent, au sein du Sénat (OLIGARCHIE).

[DIAPO CARTE] A partir du IIIe siècle av. J.-C., les Romains enchainent les conquêtes : depuis
Rome, leur cité historique, ils conquièrent l’Italie, puis progressivement l’ensemble du bassin
méditerranéen, ainsi que la Gaule.

[DIAPO CHRONOLOGIE] Au Ier siècle avant J.-C., les généraux romains victorieux se disputent
le pouvoir (guerres civiles). C’est ainsi que Jules César s’accapare le pouvoir, jusqu’à son
assassinat en -44. A la suite d’une nouvelle guerre civile, son fils adoptif Octave l’emporte.
Détenant seul l’essentiel du pouvoir, il met fin à la République et fond un nouveau régime
politique.

2 - Octave-Auguste fonde le PRINCIPAT

En 27 av. J.-C., Octave reçoit le titre d’AUGUSTE et fonde le PRINCIPAT (aussi appelé « EMPIRE
»), forme de gouvernement qui sera reprise par ses successeurs jusqu’au Vème siècle de notre
ère.

Quelles sont les caractéristiques de ce nouveau régime politique ?

Principat : Octave transforme le système politique romain qui n’est plus adapté. Même si la
République n’est pas supprimée et que le Sénat conserve une partie des pouvoirs, Octave
devient Princeps (le premier des citoyens) et détient l’autorité suprême. Il est chef des armées,
désigne les magistrats, les sénateurs et certains gouverneurs de province. C’est le principat
(gouvernement de l’Empire Romain par un seul homme l’Empereur). A la fin du Ier siècle après
JC, le système de l’Empire est définitivement installé.

Le Prince clé de voûte de l’Empire : Octave est aussi nommé Auguste (choisi par les Dieux), ce
qui lui permet de contrôler la vie religieuse. A sa mort, se met en place un culte impérial qui va
servir d’unité dans tout l’Empire. Vénérer les Empereurs, c’est vénérer Rome. Le culte impérial
joue un rôle fondamental dans la romanisation des territoires conquis. En effet, l’Empereur peut
octroyer la citoyenneté romaine aux dirigeants des cités locales qui ont montré leur
attachement à Rome. En 212 ap JC, Caracalla donne la citoyenneté à l’ensemble des hommes
libres de l’Empire.

3 - Brassages culturels et religieux dans l’Empire


Par la construction de voies romaines et le développement des échanges commerciaux,
l’Empire met en relation ses diverses provinces, ce qui permet un brassage culturel : ➔La
langue (latin) et le mode de vie des Romains se répandent dans l’Empire, surtout en Europe et
en Afrique : c’est la ROMANISATION (fondation de villes reprenant le plan et les monuments de
Rome, comme Nîmes, loisirs romains, etc.).

C’est pourquoi les Empereurs diffusent aussi de plus en plus largement la citoyenneté romaine
donnée à tous les hommes libres en 212 (Édit de Caracalla).

Comment ces documents témoignent du brassage religieux qui s’opère dans l’Empire romain ?
➔Sur le plan religieux, c’est davantage un croisement qui s’opère entre religion romaine et
croyances locales :

- Là où la religion romaine se diffuse, elle se mélange aux croyances locales : c’est le «


syncrétisme » (synthèse de religions différentes). Ainsi les Gaulois adoptent les dieux romains
tout en conservant leurs propres divinités.

APPORT : A l’inverse, Rome est influencée par les mythes grecs, mais aussi par les CULTES
ORIENTAUX, qui y connaissent un grand succès car ils promettent la vie éternelle (concept
étranger à la religion romaine). C’est le cas du culte d’Isis, mais aussi de la jeune religion
chrétienne, née dans la province de Palestine au 1er siècle de notre ère.

Une mosaïque religieuse : Tous les territoires conquis par les Romains conservent leurs cultes
et divinités : Zeus et Athéna en Grèce, Osiris en Égypte, les divinités celtes en Gaule. L’immense
majorité de l’Empire Romain est polythéiste. Les Romains pratiquent l’assimilation, c’est-à-dire
l’association de plusieurs divinités issues de cultes différents : Jupiter, le dieu romain est
souvent associé à Zeus le Dieu grec et à Taranis, le dieu celte. Certains cultes se diffusent dans
tout l’Empire comme la divinité Mithra, originaire de Perse ou Isis, dont on a retrouvé un temple
à Pompéi. Les pratiques religieuses sont assez semblables : sacrifices d’animaux, banquets. Le
culte impérial qui honore les Empereurs après leur mort s’inscrit dans ces pratiques
quotidiennes. Les cultes monothéistes comme le judaïsme et le christianisme qui rejettent les
divinités polythéistes et le culte impérial, sont généralement combattus par le pouvoir romain.
En 70 ap JC, le temple de Jérusalem est détruit et les Juifs sont disséminés dans l’Empire.

Deux Empires romains : L’Empire Romain est un immense territoire autour de la Méditerranée.
Dans les espaces conquis, les Romains créent des milliers de cités dans lesquelles on retrouve
les monuments caractéristiques de la culture romaine comme les amphithéâtres, les thermes,
les aqueducs. L’Empire est organisé en provinces qui sont reliées entre elles par des voies
romaines qui permettent les échanges à l’échelle mondiale (monde connu). Au IIIe s, les crises
et les invasions de l’Empire mettent en évidence les difficultés de gestion d’un territoire si vaste.
De nouvelles capitales sont créées, plus proche des frontières comme Constantinople, créée en
324 par l’Empereur Constantin. Progressivement, l’idée d’une partition de l’Empire prend corps.
En 395, Théodose partage l’Empire en deux espaces :

• Empire Romain d’Occident (culture latine, capitale Rome)

• Empire Romain d’Orient (culture grecque, capitale Constantinople).

B - Christianisation et invasions (IV° et V° siècles)

1 - Le christianisme : une religion combattue…


À la fin du Ier siècle de notre ère apparait en Palestine une religion nouvelle : le christianisme.
C’est une religion MONOTHÉISTE, qui repose sur plusieurs croyances fondamentales :

- un juif nommé Jésus, exécuté par les Romains vers 30, serait Dieu incarné- la vie éternelle
serait promise à ceux qui suivraient son enseignement (= Jugement dernier) => Si cette religion
se répand par la conversion, elle est régulièrement l’objet de persécutions.

➔LES RAISONS DES PERSECUTIONS [POURQUOI] : prise de notes rapides-

= pratique de la conversion active (prosélytisme : discours contre la religion romaine, etc.) refus
de rendre le culte impérial, pourtant obligatoire dans tout l’Empire (les Romains tolèrent les
autres religions A CONDITION que ce culte sous aussi rendu).

➔LES FORMES DE PERSECUTION [COMMENT] : prise de notes rapides- Si les persécutions


n’ont lieu que par épisodes, elles prennent parfois des formes spectaculaires (livrés aux fauves
dans les arènes, crucifixions collectives, etc.). Toutefois ces persécutions ne découragent pas
les Chrétiens qui, pour beaucoup, font face à leurs supplices publics avec dignité, ce qui
impressionne de nombreux Romains… qui se convertissent.

2 - … puis autorisée par l’Empereur Constantin

Constantin (306-337) est le premier empereur à se convertir au christianisme en 312. Par l’édit
de Milan en 313, il autorise la pratique de la religion chrétienne. Les autres religions restent
autorisées mais le christianisme se diffuse largement dans l’Empire. En 380, l’Empereur
Théodose interdit les sacrifices et la pratique des autres religions. Il ordonne la transformation
des temples en églises et fait du christianisme la religion officielle de l’Empire. A la fin du IVe
siècle, le christianisme s’est installé comme fondement de l’unité du monde romain en Orient et
en Occident.

3 - Au Vème siècle : la fin de l’Empire romain d’occident [COURS MAGISTRAL]

Au Vème siècle, l’Empire romain est confronté à des vagues de migrations de peuples
germaniques (ex : les Francs, les Wisigoths, etc.) qui pénètrent dans l’Empire : ils s’installent
définitivement dans diverses régions de l’Empire d’Occident, y fondant des royaumes =>
L’Empire disparait en 476.

NOTE - L’Empire d’Orient, lui, est relativement préservé, et survit à l’Empire d’Occident. On
parle alors d’Empire byzantin (cf. Constantinople, capitale, bâtie à la place de l’antique
Byzance).

CONCLUSION

La civilisation grecque a transmis à la civilisation romaine une grande part de sa culture, qui est
parvenue jusqu’à nous et nourrit la culture occidentale : mythes, théâtre, techniques de
sculpture, architecture (cf. ruines encore présentes autour du bassin méditerranéen). Mais
aussi pensée rationnelle (philosophie), mathématiques (géométrie), etc. Et, bien sûr, la Grèce a
marqué de son empreinte les régimes politiques ultérieurs, qui s’en sont inspirés (cf.
démocratie).

La civilisation romaine a aussi nourri la culture européenne en lui fournissant un modèle


politique (l’Empire, qui en a inspiré d’autres), des règles d’urbanisme (plans de villes, égouts,
etc.), des loisirs (bains, courses de chevaux, etc.), une langue (le latin), et en assurant le
triomphe du christianisme.

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