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Dynamique des Fluides Parfaits

Le chapitre 04 traite de la dynamique des fluides parfaits, en introduisant le principe de conservation de masse et l'équation de Bernoulli pour les fluides non visqueux. Le chapitre 05 aborde la dynamique des fluides réels, en expliquant la viscosité, les pertes de charge et les régimes d'écoulement (laminaire, transitoire, turbulent) à travers le nombre de Reynolds. Les pertes de charge linéaires et singulières sont également discutées, avec des formules pour les calculer en fonction des caractéristiques des fluides et des conduites.

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Dynamique des Fluides Parfaits

Le chapitre 04 traite de la dynamique des fluides parfaits, en introduisant le principe de conservation de masse et l'équation de Bernoulli pour les fluides non visqueux. Le chapitre 05 aborde la dynamique des fluides réels, en expliquant la viscosité, les pertes de charge et les régimes d'écoulement (laminaire, transitoire, turbulent) à travers le nombre de Reynolds. Les pertes de charge linéaires et singulières sont également discutées, avec des formules pour les calculer en fonction des caractéristiques des fluides et des conduites.

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Résumé CHAPITRE 04

DYNAMIQUE DES FLUIDES PARFAITS


 Principe de Conservation de Masse ou Equation de Continuité :
Le principe de continuité exprime la conservation de masse, ce qui signifie qu’aucun fluide ne
peut être créé ni disparaître dans un volume donné :

 Notion de débit d’écoulement :

Le débit d’écoulement s’exprime par les relations suivantes :


• Q = AV : Débit volumique (volume par unité de temps) , Unité SI = m3/s
• Qm=ρQ : Débit massique, Unité SI = Kg/s
Etant donné que le débit d’écoulement reste constant (mouvement permanent) , L’équation de
continuité s’écrit donc :

Q=A1V1= A2V2=cte

- A : la section elle peut être exprimée aussi par « S » en (m²).


- V : la vitesse d’écoulement en (m²/s)
 Equation Générale d’Ecoulement ou Equation de Bernoulli :
a- Cas des Fluides Parfaits (non visqueux) :
L’équation de Bernoulli exprime que , tout le long d’un filet liquide en mouvement permanent
, l’énergie totale par unité de poids du liquide reste constante (dH/dx = 0) . D’après le schéma,
on peut donc écrire que :
2 2
P1
V P V
z1   1  z 2  2  2  H  cte
 2g  2g

Cette équation s’écrit donc dans le cas général :

P V2
z   H Equation de Bernoulli pour un Fluide Parfait
 2g

 Mesure de débit et de vitesse :

Parmi les dispositifs utilisés nous avons :

- Le tube de venturi ;
- Le tube de Pitot.
1. Le tube de venturi ;

Un tube de venturi est un étranglement de conduite. Un tel appareil permet de mesurer le débit
volumique d’un fluide. Lors d’un écoulement stationnaire, la conservation de débit impose
une augmentation de vitesse au niveau de l’étranglement et la relation de Bernoulli impose
alors une dépression au même niveau. V2 > V1 ; P2 < P1.

Tube de venturi

En appliquant le théorème de Bernoulli sur une ligne de courant entre les deux points (1) et
(2), on obtient :
2 2
P1 V1 P V
z1    z2  2  2
 2g  2g
Ici Z1 = Z2 se trouve sur le même plan de référence et l’équation de continuité permet d’écrire
:
𝑉1 𝑆1
𝑄𝑣 = 𝑉1 𝑆1 = 𝑉2 𝑆2 ⇒𝑉2 = 𝑆2

𝑃1 − 𝑃2 𝑉22 − 𝑉12
=
𝜌𝑔 2𝑔

𝑉12 𝑆1 2
𝑄𝑣 = 𝑉2 𝑆2 = 𝑆2 [ [( ) − 1]]
2𝑔 𝑆2

P1=Pa+ρgh1

P2=Pa+ρgh2

Pa : la pression atmosphérique.

Les hauteurs h1et h2 sont mesurées par les tubes piézométriques.

𝑃1 − 𝑃2
= ℎ1 − ℎ2
𝜌𝑔

Nous remplaçons cette dernière équation dans l’équation précédente nous obtenons :

𝑉12 𝑆1 2
[( ) − 1] = ℎ1 − ℎ2
2𝑔 𝑆2

ℎ1 −ℎ2 ℎ −ℎ
𝑉12 = 2𝑔 𝑆 2
et donc 𝑉1 = √2𝑔 𝑆1 2 2
( 1 ) −1 ( 1 ) −1
𝑆2 𝑆2

Le débit total traversant cette conduite est alors :

ℎ1 − ℎ2
𝑄𝑣 = 𝑆2 √2𝑔 2
𝑆
(𝑆1 ) − 1
2

En réalité, il y’a des pertes de charge entre les point (1) et (2), donc on doit multiplier la
dernière formule par un coefficient de correction du débit :

ℎ1 − ℎ2
𝑄𝑣 = 𝐶𝑆2 √2𝑔 2
𝑆
(𝑆1 ) − 1
2

- La valeur du coefficient de correction du débit est déterminée expérimentalement « C », elle


varie entre 0.92 et 0.99
2. Le tube de Pitot ;

Le tube de Pitot sert à mesurer la vitesse locale d’un fluide à n’importe quel point d’une
conduite. On considère un écoulement permanent dans une canalisation et on plonge un tube
de Pitot de telle sorte qu’il soit parallèle aux lignes de courant.

Tube de Pitot

En appliquant le théorème de Bernoulli entre les deux points (A) et (B), on obtient :
2 2
PA VA P V
zA    zB  B  B
 2g  2g

En A « point d’arrêt » on a : VA= 0.


D’autre part on a Z1 = Z2 (écoulement horizontal).
𝜌𝑉𝐵2 2(𝑃𝐴 − 𝑃𝐵 )
𝑃𝐴 − 𝑃𝐵 = ⇒ 𝑉𝐵 = √
2 𝜌
On a :
𝑃𝐴 − 𝑃𝐵 = 𝜌𝑔ℎ
Donc :
2𝜌𝑔ℎ
𝑉𝐵 = √ = √2𝑔ℎ
𝜌
En réalité, il y’a des pertes de charge entre les point (A) et (B), donc on doit multiplier la
dernière formule par un coefficient de correction de vitesse :

𝑉𝐵 = 𝐶𝑣 √2𝑔ℎ

- Cv est un coefficient de correction de vitesse déterminé expérimentalement.


DYNAMIQUE DES FLUIDES RÉELS CHAPITRE 05

Résumé CHAPITRE 05

DYNAMIQUE DES FLUIDES RÉELS


[Link] réel :
Un fluide est dit réel si, pendant son mouvement, les forces de contact ne sont pas
perpendiculaires aux éléments de surface sur lesquelles elles s’exercent (elles possèdent donc
des composantes tangentielles qui s’opposent au glissement des couches fluides les unes sur
les autres). Cette résistance est caractérisée par la viscosité.

[Link] des Fluides réels (visqueux) :


Contrairement au fluide parfait non visqueux, la charge H pour un fluide réel visqueux
diminue dans la direction de l’écoulement ( dH/dx < 0 ) .
Ceci est du à la nature visqueuse dy fluide qui dissipe une partie de l’énergie: cette perte
d’énergie est appelée ‘’Perte de charge ‘’.
La représentation graphique en cas de fluide réel est donc montrée par le schéma suivant :

L’équation de Bernoulli, pour un liquide réel, devient donc (voir schéma) :

2 2
P1 V1 P V
z1    z2  2  2  h12 Equation de Bernoulli pour un Fluide Réel
 2g  2g

avec : h12 : hT Perte de charge totale entre les sections 1 et 2.


Selon l’origine des pertes de charge, on distingue :
- La perte de charge linéaire ou ‘’ répartie ‘’, noté hL , qui est la conséquence de la
viscosité du fluide et de la rugosité des parois de la section d’écoulement
- La perte de charge singulière ou ‘’ locale ‘’, noté hs , qui est la conséquenced’une
modification brusque dans la nature physique de la section d’écoulement (
élargissement, rétrécissement, changement de direction , etc… ).
DYNAMIQUE DES FLUIDES RÉELS CHAPITRE 05

Par exemple, dans le circuit représenté dans la figure ci-dessous, les tronçons BC, DE, FG, HI
et JK sont des coudes de différents angles, donc elles présentent des pertes de charge
singulières. Les tronçons AB, CD, EF, GH, IJ et KL sont des conduites rectilignes, donc elles
présentent des pertes de charge linéaires.

La perte de charge totale est donc la somme des 2 pertes de charge linéaires et singulière :

hT=hS+hL

[Link]érience de Reynolds :
Les expériences réalisées par Reynolds lors de l'écoulement d'un liquide dans une conduite
cylindrique rectiligne dans laquelle arrive également un filet de liquide coloré, ont montré
l'existence de deux régimes d'écoulement : régime laminaire et régime turbulent

1- Pour les faibles vitesse le liquide coloré forme un filet de couleur parfaiteemnt nette et
qui ne se mélange pas avec les filets aux voisins donc c’est le régime laminaire ou
tranquile.

2- Si la vitesse augmente, le filet coloré paraît vibrer et osciller, il devient sinueux, dans ce
cas on un régime transitoire ou un régime de passage.
3- Quand la vitesse est plus élevée (augmentera l'ouverture du robinet). Le filet coloré
devient ondulé et instable; il se mélange rapidement au liquide ambiant. Les autres
DYNAMIQUE DES FLUIDES RÉELS CHAPITRE 05

couches du liquide dont lesquelles chaque particule est projetée dans toutes les directions
d'une manière irrégulière et désordonnée ce régime est dit régime turbulent.

Des études plus fines ont montré qu’il existe encore une subdivision entre :
- les écoulements turbulents lisses et
- les écoulements turbulents rugueux.
Si on désigne par V la vitesse moyenne dans le tube, D est le diamètre du tube et par  le
cœfficient de viscosité cinématique du liquide en mouvement, le nombre adimensionnel
appelé nombre de Reynolds.

V .D
Re 

Re : nombre de Reynolds.

V : vitesse d’écoulement.

D : diamètre du tube.

ν : viscosité cinématique du liquide.

ρ : masse volumique du liquide.

Le point de passage d’un régime à un autre est difficile à déterminer, mais on admet souvent
un nombre de Reynolds de passage de 2000.

1. Si : Re˂2000 ; le régime est laminaire.


2. Si : Re=2000 ; le régime est transitoire.
3. Si : Re˃2000 ; le régime est turbulent : -turbulent Lisse si 2000<Re<100000

-turbulent Rugueux si Re>100000

[Link] Pertes de Charge


[Link] Pertes de Charge Linéaires ou Réparties
a.- Notion de Rugosité des Conduites :
Contrairement à une surface lisse, une surface rugueuse implique un état de surface dont les
irrégularités ont une action directe sur les forces de frottements.
Une surface rugueuse peut être considérée comme étant constituée par une série de
protubérances élémentaires caractérisées par une hauteur, notée k , et appelée ‘’ Rugosité ‘’ :
DYNAMIQUE DES FLUIDES RÉELS CHAPITRE 05

Afin de comparer la rugosité par rapport au diamètre de la conduite, on introduit le rapport :


Afin de comparer la rugosité par rapport au diamètre de la conduite, on introduit le rapport :

k
ε= : Rugosité relative
D

▪ Expression de la perte de charge due aux frottements hL:


La perte de charge linéaire est calculée par la formule de Darcy – Weisbach ( 1857 ) :

L V2
hL = λ
D 2g
Avec :
- D : Diamètre de la section d’écoulement (m)
- L : Longueur de la conduite (m)
- V : Vitesse d’écoulement (m/s)
- λ : Coefficient de frottement (sans unité)

Plusieurs formules sont proposées pour le calcul de λ et dépendent du régime d’écoulement :


64
1. Pour un régime laminaire Re˂2000 : 𝜆 = 𝑅𝑒 : Formule de Poiseuille
2. Pour un régime turbulent Re˃3000 : La formule de Colebrook-White est
actuellement considérée comme celle qui traduit le mieux les phénomènes
d'écoulement en régime turbulent. Elle est présentée sous la forme suivante :
1 𝜀 2.51
= −2𝑙𝑜𝑔 ( + )
√𝜆 3.7𝐷 𝑅𝑒√𝜆

Différentes lois sont proposées à partir d’études expérimentales.


 Pour 3000 < Re < 105 l’écoulement est dit turbulent lisse. ne dépend que de Re. La loi
1
la plus utilisée est celle de Blasius : 𝜆 = 0.316 𝑅𝑒 −4
 Pour Re>105 l’écoulement est dit turbulent rugueux :
𝟏 𝑹𝒆
 formule de Nikuradzé : = 𝟐. 𝟒𝟔𝑳𝒏 [( 𝜺 ) + 𝟒. 𝟗𝟐]
𝝀

𝟐

𝜺
 formule de Blench : 𝝀 = 𝟎. 𝟕𝟗√𝑫

avec :
- ε : rugosité de la surface interne de la conduite (mm)
- d : diamètre intérieur de la conduite (mm)
DYNAMIQUE DES FLUIDES RÉELS CHAPITRE 05

Parfois, on lit la valeur de λ sur un abaque établie par Moody.

Diagramme de Moody

[Link] Pertes de Charge Singulières :


D’après les expériences, il est montré dans beaucoup de cas que les pertes de charge
singulières sont proportionnelles au carré de la vitesse et sont exprimées par la relation
suivante :
𝑉2
ℎ𝑠 = ∑ 𝑘𝑖
2𝑔
Avec:
- V: vitesse moyenne de l'écoulement (m/s) ;
- g: accélération de la pesanteur, (m/s²) ;
- ∑ 𝑘𝑖 : est le coefficient de perte de charge singulière, sans dimension dépend de la nature
et de la géométrie de l’accident de forme.

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