Fracture : rupture de la continuité d’un os , d’une simple fissure à une fracture ouverte.
Elle peut être
fermée ou ouverte.
La fracture:
● Rupture de la continuité osseuse
● Fractures ouvertes / fermées
● Signes cliniques
○ Douleurs
○ Tuméfaction: gonflement liés à une inflammation
○ Attitude vicieuse du membre
○ Crépitation osseuse
Étiologie des fractures:
● Traumatiques: chute, accident de voiture
● Pathologiques: os fragilisé
Fracture de fatigue: dû à une surutilisation osseuse, souvent chez les coureurs (sur entrainement)
GENERALITES SUR LES FRACTURES :
La fracture
- Rupture de la continuité osseuse
Fracture comminutive = fractures multi fragmentaires
- Fracture ouvertes/fermées
Fracture ouverte : peau lésée
Fracture fermée : l’os ne sort pas de la peau
- Signes cliniques : Douleurs
Tuméfaction (gonflement, œdème)
Attitude vicieuse du membre (par ex tibia a angulation, position qui n’est pas physiologique)
Crépitation osseuse
On aura une incapacité au mouvement.
Etiologie des fractures :
- Les traumatismes
- Les pathologies : os fragilisé
Par exemple, l’ostéoporose (os qui se fragilisent puis cassent tous seuls). Les os fragilisé sont donc moins
résistants. Surtout chez les patients ostéoporotiques mais aussi les patient qui ont été traités avec de la
chimiothérapie pour une cancer.
Fracture de fatigue, c’est l’os qui est surmené, à force l’os s’abime et se fragilise. Souvent chez les sportifs
de haut niveau.
Mécanismes des fractures :
- Traumatisme direct (chute)
- Traumatisme indirect (ex : fracture du tibia au ski)
- Fracture de fatigue
Comment j’ai fait pour me faire une fracture ? Ne pas oublier les circonstances qui ont menées au
traumatisme.
Les traits de fracture :
● Les fissures osseuses : arrivent sur des traumatismes de faible importance, elles sont rarement
visibles à la radio et déclenchent une douleur à la palpation. Souvent certaines de ces fissures
passent inaperçues et se consolident de manière spontanée. (Scaphoïde)
● Les fractures en bois vert : essentiellement chez les enfants. Les enfants ont des os très souples.
Les os des enfants sont encore en formation. Chez les enfants, ces fractures se consolident très
rapidement.
● Transversal : lié à un choc direct et violent, transversal. Par exemple, le tacle au foot. Souvent ces
fractures sont ouvertes. Si elles ne sont pas ouvertes elles auront lésé une grosse partie des tissus
autour. Cette fracture est souvent traitée par plâtre sans appui. On attend que ça cicatrise 3 à 6
semaines avant d’enlever le plâtre. Souvent dite stable car avec une opération ça se fait facilement.
Délai de cicatrisation coût environ 6 semaines et bon pronostic de récupération. Pronostic plutôt
favorable.
● Oblique ou spiroïde : elle résulte d’un traumatisme indirect. C’est la fracture du skieur. Résulte
souvent d’un mécanisme de torsion. Le fragment osseux qui est très coupant peut léser les
structures autour de l’os. Elle consolide très rapidement.
● Fracture comminutive : se caractérise par le fait qu’il y a plus de 2 fragments osseux. Choc violent
à haute vitesse, traumatisme direct, complexe violent. Par exemple, accident de la voie publique.
On a une grande quantité de tous petits fragments. Traumatismes qui seront systématiquement très
violents. Par exemple, accident pour les sports à hauts risques. Lésion nerf, vaisseaux, hématome,
œdème. On peut rester jusqu’à 2 ou 3 mois sans appui, nécessite traitement chirurgicale.
● Fractures à double étages : souvent le résultat d’un traumatisme et d’une chute. D’un double
traumatisme. Ce sont des fractures instables. Dans ces fractures, la vascularisation est souvent
touchée. Exemple de la fracture de l’humérus ou il y a le nerf radial. Fracture peut être appréciée
des kinés et chirurgiens. Il va falloir attendre longtemps avant de rééduquer. Le traitement utilisé est
la chirurgie.
● Fractures engrenées : elles se caractérisent par une impaction d’un fragment l’un dans l’autre. Se
passent souvent au niveau des épiphyses distales. Par exemple, fractures des plateaux tibiaux,
épiphyses distales du fémur et de l’humérus. La seule complication qui peut exister est que l’on va
perdre une longueur de l’autre. Jambe ou bras plus court que l’autre. La deuxième complication est
un déplacement secondaire. Souvent ça se consolide bien. Il faut se poser la question est ce que
ça vaut le coup d’opérer ? Il faut se dire qu’une intervention veut dire endormir le patient. Une
anesthésie générale n’est jamais anodine. On ouvre la peau, les muscles, pour réparer un os. On
traumatise encore plus. On utilise le curare pour endormir les patients. On met le corps dans une
situation ou les muscles n’ont plus d’action et ou le cœur et la respiration sont ralentis. (Curare,
morphine ...) souvent chez la personne âgée.
● Fractures par compression : par exemple le patient qui tombe en parachute, patient qui tombe sur
les fesses ou sur les deux pieds. Fracture qui comprime. C’est la fracture de la colonne. C’est par
exemple, la chute sur le poignet. Trapézoïde lésé, étant très peu vascularisé, cela peut conduire à
des nécroses. Chez les personnes de plus de 50 ans.
● Fracture arrachement dans apophyses : des insertions sur les os de certaines tendons vont être
arrachés par une contraction excessive du muscle. Souvent dans les accidents du sportif. On va
avoir un arrachement de l’os. On est proche de la fracture de fatigue. Le muscle est contracté de
telle manière qu’il a arraché l’os. Fracture des apophyses donc souvent des lieux d’insertions.
Souvent au niveau du tubercule majeur et mineur, au niveau de grand et petit trochanter, au niveau
des épicondyles … fracture par arrachement. Insertion sur les os de certains muscles ligaments qui
vont être arraché.
Déplacement des fractures :
● Translation
● Chevauchement : la translation va à l’extrême
● Angulation : (l’angle du coté ou il y a eu le choc)
● Décalage ou rotation : rotation d’un fragment par rapport à l’autre
Classification des fractures :
● Siège = localisation (sur quel muscle ou quel os)
● Atteinte cutanée : fracture ouverte ou fermée, risque infection majeur dans les atteintes
cutanées
● Point d’application du traumatisme : mécanisme direct ou indirect
● Trait de fracture : transversal, oblique, spiroïde ...
● Position des fragments : traits de fragments, position des fragments les uns par rapport aux autres.
● Cas particuliers :
○ fractures de l’enfant
○ fractures pathologiques (os fragilisé, décalcifié)
Ossification ou consolidation osseuse :
● Ostéogénèse réparatrice : consolidation osseuse, réparation
● Qualité de consolidation : choix du traitement, hématome périfracturaire autour de la fracture
permet l’apport sanguin. Lorsque l’on fait de la chirurgie on enlève l’hématome périfracturaire.
Les diabétiques par exemple, mettent beaucoup plus de temps à cicatriser que nous.
● Point important :
○ Périoste intègre
○ Hématome pré-fracturaire
○ Sollicitations mécaniques : précoces
Le calcium s’organise lorsque l’os est mis en contrainte.
Stade 1 : Hématome et réaction inflammatoire : permet de nettoyer, phase normale
- Hématome péri-fracturaire : ce sont des néo vaisseaux sanguins qui se construisent autour de la fracture
qui viennent des tissus sains. Ils vont permettre d’hypervasculariser.
- Hypervascularisation : on commence à recréer du tissus conjonctif osseux. Il dure entre 0 et 20 jours.
Stade 2 : Cal conjonctif ou cal mou
- Cal fibreux : englue, il commence à devenir plus dur. Un cal est une extension, une petite boursouflure.
Par exemple, la corne sur les mains c’est un cal. Il y a par la suite l’engluement.
- Les sels minéraux remplacent collagène : C’est l’engluement. On veut que l’os durcisse. On a
toujours la vascularisation qui est présente. On termine de nettoyer le site. Le cal passe d’un cal
conjonctif à un cal dur.
- Résorption des extrémités osseuses dévitalisées
Il dure de j20 à j30.
Ossification du cal
- Envahissement du cal conjonctif par cellules osseuses : les cellules osseuses reconstituent l’os jusqu’à
avoir une jonction solide.
- Jonction efficace entre les fragments Elle apparait entre j30 et j60.
En fonction du type de fracture, il faudra entre 3 et 6 mois pour une cicatrisation complète.
VOIR SQUELETTE avec le nombre de jours en fonction de la localisation de la fracture.
Moins l’os est vascularisé plus le temps réparation sera long.
Facteurs influençant la cicatrisation :
● Type d’os concerné
● L’âge
● Immobilisation insuffisante
● Site de fracture trop écarté
● Infection
● Vascularisation de l’os
● Matériel utilisé : (notion d’hématome péri-fracturaire)
● Appui : notion de mobilisation précoce, on va mettre le tissus en condition réelle le plus
précocement possible, on le met sous contrainte.
Complications des fractures :
● Précoces : ouverture cutanée, hémorragie importante, atteinte nerveuse, atteinte vasculaire …
● Secondaires : nécroses osseuses et nécroses de la peau, les tissus se détruisent, des infections,
des déplacements secondaires + phlébite (caillot de sang qui remonte, par exemple, le mollet qui
devient tout chaud, tout dure douloureux). Une phlébite peut entraîner une embolie pulmonaire.
● Tardives : on a les cicatrices, chéloïdes = cicatrice boursouflée (=cicatrisation qui cicatrise bien), les
paralysies, les infections qui peuvent apparaître 30 à 40 jours après et les cal vicieux (ça va
consolider dans la mauvaise position). On peut avoir une pseudarthrose qui signifie pseudo
articulation, le processus de cicatrisation n’a pas eu lieux, on a alors une fausse articulation, les 2
os continuent de bouger les uns par rapport aux autres.
Si douleurs mollets, signe phlébite, si chaud = dos main + chercher si chaleur, mollet bloblote plus +
rougeur = absence ballant mollet + œdème + dorsiflexion douloureuse (ramener pointe pied vers nous,
ergo qui fait pas le patient) SIGNE PHLEBITE
SDRC (syndrome douloureux régional complexe) / Algoneurodystrophie : membre supérieur, main rouge
chaude, transpirante, douloureuse tout le temps, gonflé
Consolidation dépend de l’alimentation, de l’infection,
J’ai un mollet chaud, regarder si rouge chaud bloblote plus: l’allonger et appeler un médecin. phlébite
Calvicieux