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Correction Devoir MPSI 3 : Équation de Pell-Fermat

Le document traite de l'équation diophantienne de Pell-Fermat et analyse des suites numériques associées. Il démontre la croissance de ces suites et établit des relations récurrentes, ainsi que des résultats sur leur unicité et leur structure algébrique. Enfin, il aborde des propriétés morphologiques et algébriques des ensembles associés à ces équations.

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Correction Devoir MPSI 3 : Équation de Pell-Fermat

Le document traite de l'équation diophantienne de Pell-Fermat et analyse des suites numériques associées. Il démontre la croissance de ces suites et établit des relations récurrentes, ainsi que des résultats sur leur unicité et leur structure algébrique. Enfin, il aborde des propriétés morphologiques et algébriques des ensembles associés à ces équations.

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MPSI 3 - Fermat Le 05.12.

20
2020-2021

Devoir surveillé n◦ 4
CORRECTION
————————————————————–

Problème - Equation de Pell-Fermat


On appelle équation de Pell-Fermat l’équation :

x2 − dy 2 = m

où d, m ∈ N et où les inconnues x et y sont entières (on parle d’équation diophantienne dans ce cas).
√ √
Ad = Z[ d] = {a + db; a, b ∈ Z}

Partie A - Etude d’un couple de suites imbriquées


1. On considère deux suites numériques (an )n et (bn )n telles que
 
a0 = 1 b0 = 0
∀ n ∈ N, an+1 = 2bn + an ∀ n ∈ N, bn+1 = an + bn

Piste de recherche. . .
Il faut prendre le temps de bien répondre à cette question. Elle est ouverte (on ne sait si les suites sont
croissantes ou décroissantes ou autre chose), il faut donc  prendre ses responsabilités .
Quelques calculs des premiers termes semblent indiquer que ces deux suites sont croissantes.
Ensuite, pour montrer la croissance, on calcule an+1 −an et bn+1 −bn . Il faut donc commencer par démontrer
un résultat intermédiaire (et non demandé) : la positivité des deux suites. . .

Montrons par récurrence : Pn :  an > 0 et bn > 0 .


— Par hypothèse a0 > 0 et b0 > 0. Donc P0 est vraie.
— Supposons que Pn est vraie.
Alors par addition de nombres positifs : an+1 = 2bn + an > 0 et bn+1 = an + bn > 0 /2
Donc pour tout n ∈ N, an > 0 et bn > 0.
Et donc pour tout n ∈ N, an+1 − an = 2bn > 0 et bn+1 − bn = an > 0. /1

Donc les suites (an ) et (bn ) sont croissantes.

2. (a) On sait que pour tout n ∈ N : an+1 = an + 2bn et bn+1 = an + bn .


Donc bn = 21 (an+1 − an ) et an = bn+1 − bn .
Donc pour tout n ∈ N :

an+2 = an+1 +2bn+1 = an+1 +2(an +bn ) = an+1 +2an +2bn = an+1 +2an +an+1 −an = 2an+1 +an

bn+2 = an+1 + bn+1 = an + 2bn + bn+1 = bn+1 − bn + 2bn + bn+1 = 2bn+1 + bn

  /1,5
 a0 = 1  b0 = 0
(an ) et (bn ) vérifient a1 = 1 b1 = 1 .
∀ n ∈ N, an+2 = 2an+1 + an ∀ n ∈ N, bn+2 = 2bn+1 + bn
 

(b) (an ) et (bn ) sont des suites récurrentes linéaires d’ordre 2 à coefficients constants, de même
équation caractéristique :
√ √
x2 − 2x − 1 = 0 ⇐⇒ (x − 1 − 2)(x − 1 + 2) = 0

Donc il existe A1 , A2 , B1 , B2 tels que pour tout n ∈ N,


√ √ √ √
an = A1 (1 + 2)n + A2 (1 − 2)n bn = B1 (1 + 2)n + B2 (1 − 2)n
Or a0 = a1 = 1
1
  
A1 √ +A2 √ =1 A1 √ +A2 √ =1 A1 =
⇐⇒ ⇐⇒ 2
1
A1 (1 + 2) +A2 (1 − 2) = 1 A1 2 −A2 2 =0 A2 = 2

Or b0 = b1 = 1
(
1
B1 =
  √
B1 √ +B2 √ =0 B1 √ +B2 √ =0 2 2
⇐⇒ ⇐⇒ −1
B1 (1 + 2) +B2 (1 − 2) = 1 B1 2 −B2 2 =1 B2 = √
2 2
/2
1 √ √ 1 √ √
Pour tout n ∈ N, an = ((1 + 2)n + (1 − 2)n ) et bn = √ ((1 + 2)n − (1 − 2)n )
2 2 2
√ √ n
(c) Comme 1 − 2 ∈] −√1, 0], alors (1 − 2)
√ → 0.
Et de même 1 + 2 > 1, donc (1 + 2)n → +∞.
Donc √  √ 
(1 − 2)n = o (1 + 2)n
√ √ √ √ √ √
Ainsi (1 + 2)n + (1 − 2)n ∼ (1 + 2)n et (1 + 2)n − (1 − 2)n ∼ (1 + 2)n . /1,5
√ √
an ∼ 21 (1 + 2)n et bn ∼ 1

2 2
(1 + 2)n .

3. (a) Pour tout n ∈ N∗ , an − bn = an−1 + 2bn−1 − an−1 − bn−1 = bn−1 > 0.


Donc si an 6 k, alors bn (6 an ) 6 k.
Ainsi, si an 6 k, alors nécessairement bn 6 k. La condition sur bn dans la définition de rk
est inutile.
On en déduit donc que /1
rk = card{n ∈ N | an 6 k}

(b) Soit k ∈ N et k > 2.


a0 = 1 et la suite (an ) → +∞. Ainsi il existe N ∈ N tel que aN 6 k et aN +1 > k.
La suite (an ) est croissante. Donc an 6 k ⇐⇒ n 6 N . /1
On se concentre
√ sur la recherche de N . √ √
Comme 1 − 2 ∈] − 1, 0], pour tout n ∈ N, |(1 − 2)n | < 1 i.e. −1 6 −(1 − 2)n 6 1.
1 √ 1 √ √
((1 + 2)N − 1) 6 aN = ((1 + 2)N − (1 − 2)N )
2 2 √ √ √
1 1
aN +1 = ((1 + 2)N +1 − (1 − 2)N +1 ) 6 ((1 + 2)N +1 + 1)
2 2
Ainsi :


1 √
((1 + 2)N − 1) 6 k

(1 + 2)N 6 √
 
aN 6 k 2k + 1

=⇒ 2 √ N +1 =⇒
aN +1 > k 1 2k − 1 < (1 + 2)N +1
 k < ((1 + 2)
 + 1)
2
   
ln (2k + 1) ln (2k + 1)
 N6
 √ 
 N = bN c 6 √
ln(1 + 2) ln(1 + 2)
 
=⇒ ln (2k − 1) =⇒  
ln (2k − 1)


 √ <N +1 

 √ < bN + 1c = N + 1
ln(1 + 2) ln(1 + 2)
 
ln (2k)
Selon l’énoncé, notons donc Nk = √
j k j ln(1 + k 2) j k j k
ln(2k+1) ln(2k) ln(2k) ln(2k−1)
ainsi que 1 = ln(1+ √
2)
− √
ln(1+ 2)
et  2 = √
ln(1+ 2)
− √
ln(1+ 2)
On a donc
N 6 Nk + 1 et Nk − 2 < N + 1, donc Nk ∈ [[N − 1 , N + 1 − 2 [[.
Or d’après l’énoncé, 1 et 2 ∈ [0, 12 [.
Il y a donc un seul nombre entier dans l’intervalle [[N −1 , N +1−2 [[, c’est N . Donc Nk = N . /2
 
ln (2k)
Avec Nk = √ , on a an 6 k ⇐⇒ n 6 Nk .
ln(1 + 2)

(c) Le carré [[0, k]]2 contient (k + 1)2 couple (a, b).


Parmi ceux-ci, rk sont des couples de type (an , bn ).
Or ces couples sont exactement (a0 , b0 ), (a1 , b1 ) . . . (aNk , bNk ). Donc rk = Nk + 1 /1
  
1 ln(2k)
Donc la proportion des (an , bn ) parmi les couples de [[0, k]]2 est sk := √ + 1 .
(k + 1)2 ln(1 + 2)
(d) ln(2k) = ln k + ln 2 ∼ ln k. De même (k + 1)2 ∼ (k)2 = k 2 .
1 bun c
Puis pour tout suite (un ) → +∞, un − 1 < bun c 6 un , donc 1 − 6 6 1.
un un
Et donc par encadrement, si (un ) → ∞ : bun c ∼ un .
On trouve donc /2
1 ln k
sk ∼ √
k→+∞ ln(1 + 2) k 2

Partie B - Structure algébrique


Soit d ∈ N. On suppose
√ que d n’est pas un carré parfait.
On note Ad = Z[ d]
1. Unicité d’écriture.
 2
Y
(a) i. Si pour tout p ∈ P, vp (d) est pair, alors d =  pvp (d)/2  .
p∈P
Et donc d est un carré parfait. Impossible. /1

Il existe s ∈ P, tel que vs (d) est impair.

√ √ p
ii. On suppose que d ∈ Q, et donc qu’il existe (p, q) ∈ Z × N∗ tel que d=
.
q
On a alors p2 = dq 2 , et donc 2vs (p) = vs (p2 ) = 2vs (p) = vs (d) + vs (q 2 ) = vs (d) + 2vs (q).
Ainsi vs (d) = 2(vp (s) − vq (s)). Donc vs (d) est pair.
On a une contradiction. avec la question précédente. /2

d est irrationnel

(b) L’existence est√ donnée par


√ la définition de Ad . Il faut et il suffit de démontrer l’unicité.
Soit z = a + db =√a0 + db0 ∈ Ad (a, b, a0 , b0 ∈ Z).
On a alors (b − b0 ) √d = a0 − a.
Si b − b0 6= 0, alors d s’écrirait sous forme d’une fraction. Impossible.
Donc b − b0 i.e. b = b0 et a0 − a = 0 i.e. a = a0 .
L’écriture est unique. /1,5

Pour tout z ∈ Ad il existe un unique couple (a, b) ∈ Z2 tel que z = a + db.

2. Structure algébrique de Ad .

(a) Pour tout a, b√ ∈ Z, a + db ∈ R, donc Ad ⊂ R.
Et 1R = 1Z + d × 0Z ∈ Ad . /0,5

Ad ⊂ R et 1 ∈ Ad
√ √
(b) Notons z1 = a1 + db1 et z2√= a2 + db2 .
Alors z1 − z2 = (a1 − a2 ) + d(b1 − b2 ) ∈ Ad /1

Pour tout z1 , z2 ∈ Ad , z1 − z2 ∈ Ad .
√ √
(c) Notons z1 = a1 + db1 et z2 = a2√+ db2 .
Alors z1 × z2 = (a1 a2 + db1 b2 ) + d(a1 b2 + a2 b1 ) ∈ Ad /1

Pour tout z1 , z2 ∈ Ad , z1 × z2 ∈ Ad .

(d) On a démontré que Ad est un sous-anneau de R. /1

Ad est un anneau.

3. Morphisme cd . √ √
On note pour tout z = a + nb ∈ Ad , cd (z) = a − nb et Nd (z) = z × c(z).
(a) Clairement, /0,5
pour tout z ∈ Ad , cd (z) ∈ Ad et cd (1) = 1.
√ √
(b) Notons z1 = a1 + db1 et z2 = a2 + db2 .
√  √ √ √
cd (z1 +z2 ) = cd (a1 +a2 )+ d(b1 +b2 ) = (a1 +a2 )− d(b1 +b2 ) = (a1 − db1 )+(a2 − db2 ) = cd (z1 )+cd (z2 )
Et par ailleurs :
√  √
cd (z1 × z2 ) = cd (a1 a2 + db1 b2 ) + d(a1 b2 + a2 b1 ) = (a1 a2 + db1 b2 ) − d(a1 b2 + a2 b1 )
alors que
√ √ √
cd (z1 ) × cd (z2 ) = (a1 − db1 ) × (a2 − db2 ) = (a1 a2 + db1 b2 ) − d(a1 b2 + a2 b1 )

Pour tout z1 , z2 ∈ A, cd (z1 + z2 ) = cd (z1 ) + cd (z2 ) et cd (z1 × c2 ) = cd (z1 ) × cd (z2 ).


/1,5
cd est un morphisme d’anneaux (Ad , +, ×) sur (Ad , +, ×).

(c) Soit z = a + db ∈ Ad .

Nd (z) = z × cd (z) = ((a)(a) + d(b)(−b)) + d((a)(−b) + (a)(b)) = a2 − db2 ∈ Z
/1
Pour tout z ∈ Ad , Nd (z) ∈ Z.

(d) Soient z1 , z2 ∈ Ad .
Nd (z1 z2 ) = (z1 z2 )cd (z1 z2 ) = z1 × z2 × c(z1 ) × c(z2 ) Morphisme cd
= z1 cd (z1 ) × z2 cd (z2 ) Commutativé de R
= Nd (c1 ) × Nd (z2 )
/1
∀ z1 , z2 ∈ Ad , Nd (z1 × z2 ) = Nd (z1 )Nd (z2 )
4. Inverses de Ad .
(a) Supposons que z admet un inverse z 0 ∈ Ad , alors z × z 0 = 1.
Nd (1) = 1 = Nd (z × z 0 ) = Nd (z) × Nd (z 0 )
Or Nd (z), Nd (z 0 ) ∈ Z, donc Nd (z) est inversible dans Z.
Ainsi Nd (z) ∈ Z× = {−1, 1} /2

Si z admet un inverse z 0 ∈ Ad , alors Nd (z) = 1 ou Nd (z) = −1.

(b) Supposons que |Nd (z)| = 1.


On a donc Nd (z) = z × cd (z) ∈ {−1, 1}.
• Si Nd (z) = 1, alors z est inversible d’inverse cd (z).
• Si Nd (z) = −1, alors z est inversible d’inverse −cd (z). /2

Si |Nd (z)| = 1, alors z est inversible et z −1 = Nd (z) × cd (z).

Remarques !

On a démontré que z est inversible dans l’anneau Z[ d] si et seulement si Nd (z) = ±1

Partie C - Cas particulier n = 2


√ 2

√Z + 2Z = {z ∈ R | ∃ (a, b) ∈ Z , z = a + 2b}. 2
On considère ici A2 =
On rappelle que a + 2b est inversible dans A2 ssi N2 (z) = ±1, ie ssi |a − 2b2 | = 1
1. On cherche à résoudre ici l’équation de Pell-Fermat pour d = 2 et m quelconque.
On considère alors l’ensemble I = {m ∈ Z | ∃ (a, b) ∈ Z2 , m = a2 − 2b2 }.
(a) Soient m1 , m2 ∈ I.
Alors il existe a1 , a2 , b1 , b2 ∈ Z tels que m1 = a21 − 2b21 = N2 (z1 ) et m2 = a22 − 2b22 = N2 (z2 ).
Alors d’après A.3.(d) :
m1 m2 = N2 (z1 ) × N2 (z2 ) = N2 (z1 × z2 ) = (a1 a2 + b1 b2 )2 − 2(a1 b2 − a2 b1 )2
Comme a1 a2 + b1 b2 ∈ Z et a1 b2 − a2 b1 ∈ Z, alors m1 m2 ∈ I /1,5

Donc I est stable par produit.


(b) Les nombres modulo 8 se résument à leurs représentant pris entre 0 et 7, on élève au carré : /2

a 0 1 2 3 4 5(= −3) 6(= −2) 7(= −1)


a2 0 1 4 9=1 0 1 4 1

(c) Les valeurs prises par a2 , modulo 8 sont réduites à 0, 1, 4.


On a alors pour a2 − 2b2 , au plus 9 valeurs possibles x − 2y avec x, y ∈ {0, 1, 4}.

a2 − 2b2 = m ≡ K[8] avec K ∈ {0, −2 = 6, −8 = 0, 1, −1 = 7, 1, 4, 2, 4} = {0, 1, 2, 4, 6, 7}


Donc, nécessairement 3 n’appartient pas à I.
/2
Plus généralement, {(a2 − 2b2 )%8; a, b ∈ Z} = {0, 1, 2, 4, 6, 7}.

2. Densité de A2 dans R.
√ √
(a) Soit p ∈ Z, alors p = p + 0 2 ∈ A2 . Et ( 2 − 1) ∈ A √2 .
Par récurrence, comme A2 est stable par produit,
√ ( 2 − 1)n ∈ A2 .
Et à nouveau par stabilité par produit : p( 2 − 1)n ∈ A2 /1

Pour tout p ∈ Z, et pour tout n ∈ N, p( 2 − 1)n ∈ A2 .

(b) Soit x < y, deux éléments de R. √


On va montrer qu’il existe (p, n) ∈ Z × N tel que x < p( 2 − 1)n < y.
En effet : √ x y
x < p( 2 − 1)n < y ⇐⇒ √ <p< √
( 2 − 1) n ( 2 − 1)n
√ √
Or 2 − 1 ∈ [0, 1[, donc la suite géométrique ( 2 − 1)n −→ 0.
Prenons  = y − x. √
Il existe N ∈ N tel que ∀ n ∈ N, 0 < ( 2 − 1)n < ., Donc
√ y x x y
0 < ( 2−1)N < y−x =⇒ 0 < 1 < √ − √ =⇒ √ +1 < √
( 2 − 1) N ( 2 − 1) N ( 2 − 1) N ( 2 − 1)N
 
x
Notons p = √ + 1, on a donc
( 2 − 1)N
   
x x x x y
√ 6 √ < √ +16 √ +1< √
( 2 − 1) N ( 2 − 1) N ( 2 − 1) N ( 2 − 1) N ( 2 − 1)N
| {z }
=p

Donc
x y
√ <p< √
( 2 − 1)n ( 2 − 1)n

Ainsi, pour tout x < y ∈ R, il existe z(= p( 2 − 1)N ) ∈ A2 tel que x < z < y. /2,5

A2 est dense dans R.

On également H = {(x, y) ∈ R2 | |x2 − 2y 2 | = 1}.


Géométriquement, il s’agit d’une réunion de deux hyperboles de R2 .

3. On note ω = 1 + 2, un élément particulier de A2 .
(a) Plusieurs stratégies, par récurrence ou binôme de Newton.
Soit n ∈ N. On note P = {k ∈ [[0, n]] | k pair} et I = {k ∈ [[0, n]] | k impair}.
Comme P ] I = [[0, n]] :
n  
√ n n √ k X n √ k X n √ k
X    
(1 + 2) = 2 = 2 + 2
k k k
k=0   k∈P k∈I
√ X n (k−1)/2
X n  
= 2k/2 + 2 2 ∈ A2
k k
k∈P k∈I
| {z } | {z }
∈N ∈N

Ce qui assure l’existence de an , bn . L’unicité est donnée par la réponse à la question A.1.(b). /2

Pour tout n ∈ N, il existe un unique couple noté (an , bn ) ∈ N2 tel que ω n = an + 2bn .
(b) Notons d’abord l’équivalence :

(a, b) ∈ H ⇐⇒ |a2 − 2b2 | = 1 ⇐⇒ |N2 (a + 2b)| = 1

√ le par récurrence. Posons Pn :  (an , bn ) ∈ H .


Démontrons
— a0 + 2b0 = ω 0 = 1, donc a0 = 1 et b0 = 0.
Donc |a20 − 2b20 | = |1| = 1. Donc (a0 , b0 ∈ H. Et P0 est vraie.
— Soit n ∈ N. Supposons que Pn est vraie.

(an+1 , bn+1 ) ∈ H ⇐⇒ |N2 (an+1 + 2bn+1 )| = 1 ⇐⇒ |N2 (ω n+1 )| = 1

Or, on a vu par morphisme :

N2 (ω n+1 ) = N2 (ω n × ω) = N2 (ω n )N2 (ω)

Et N2 (ω) = 12 − 2(1)2 = 1 − 2 = −1 et |N2 (ω n )| = 1 d’après Pn .


Donc
N2 (ω n+1 ) = |(−1)| × |N2 (ω)| = 1
Donc Pn+1 est vraie. /2
Pour tout n ∈ N, (an , bn ) ∈ H.

(c) On considère l’application ϕ : Z2 → Z2 , (x, y) 7→ (x + 2y, x + y).


2
• ϕ est bien à valeurs dansZ .
x + 2y = x0 + 2y 0 x = x0 −L1 + 2L2

• ϕ(x, y) = ϕ(x0 , y 0 ) ⇐⇒ 0 0 ⇐⇒
x+y = x +y y = y0 L1 − L2
Donc ϕ est injective.  
x + 2y = a x = 2b − a −L1 + 2L2
• ∀ a, b ∈ Z, ϕ(x, y) = (a, b) ⇐⇒ ⇐⇒
x+y = b y = a−b L1 − L2
Donc ϕ est surjective (∃ (x, y) ∈ Z2 | ϕ(x, y) = (a, b)). /2

ϕ est bijective et ϕ−1 : Z → Z, (a, b) 7→ (2b − a, a − b).

Remarques !
On aurait pu craindre que x, y ∈ Q, s’il avait fallut diviser par 2 par exemple lors de la résolution du
système. . .

(d) Par unicité d’écriture, nous pourrons identifier : /1


√ √ √ √
an+1 + 2bn+1 = ω n+1 = (an + 2bn )(1 + 2) = (an + 2bn ) + 2(an + bn )

Donc pour tout n ∈ N, (an+1 , bn+1 ) = (an + 2bn , an + bn ) = ϕ((an , bn )).



(e) On a déjà vu que ω n = an + 2bn vérifie :
• 1 = |N2 (ω n )| = a2n − 2b2n
• Et par récurrence : an , bn ∈ N.
En effet : si x, y ∈ N, alors ϕ(x, y) = (x + 2y, x + y) ∈ N2 .
Donc (an+1 , bn+1 ) = ϕ(an , bn ) ∈ N2 .
Donc on a l’inclusion /1

{ω n , n ∈ N} ⊂ {(a + 2b tel que |a2 − 2b2 | = 1 & a, b ∈ N} = H ∩ N2

4. Réciproquement, on considère (x, y) ∈ N2 ∩ H


(a) On suppose que (x, y) 6= (1, 0). Et évidemment x2 − 2y 2 = ±1 avec x, y ∈ N.
• Si x < y, alors 0 6 x 6 y − 1 puisque ce sont des nombres entiers naturels,
donc x2 6 y 2 − 2y + 1 et donc x2 − 2y 2 6 1 − 2y − y 2 = 1 − y(2 + y) < 1 car y > 0.
On ne peut donc pas avoir x2 − 2y 2 = 1, donc x2 − 2y 2 = −1.
Et pourtant −1 = x2 − 2y 2 6 1 − 2y − y 2 , donc (y + 1)2 − 3 = y 2 + 2y − 2 6 0.
On trouve donc (y + 1)2 6 3.
Mais y − 1 > 0, donc y + 1 > 2 et (y + 1)2 > 4. Contradiction.
Donc on ne peut pas avoir x < y, i.e. y 6 x. /1
• Si x > 2y > 0, alors x2 > 4y 2 (> 0) alors x2 − 2y 2 > 2y 2 > 0.
Or x2 − 2y 2 = ±1. Nécessairement, cela ne peut être −1, donc x2 − 2y 2 = 1 > 2y 2 .
Comme y ∈ N, il y a une seule possibilité : y = 0 et donc x = 1.
Or par hypothèse, (x, y) 6= (1, 0). Ainsi nécessairement : x < 2y. /1

Nécessairement : 0 6 y 6 x < 2y.

On a donc 2y − x > 0 et x − y > 0, donc (2y − x, x − y) ∈ (Z ∩ R+ )2 = N2 .


Et par ailleurs, (2y − x)2 − 2(x − y)2 = 4y 2 − 4yx + x2 − 2x2 + 4xy − 2y 2 = −(x2 − 2y 2 )
Or (x, y) ∈ H, donc |x2 − 2y 2 | = 1 et donc |(2y − x)2 − 2(x − y)2 | = 1.
Donc (2y − x, x − y) ∈ H. /1

Si (x, y) ∈ N ∩ H avec (x, y) 6= (1, 0), alors (2y − x, x − y) ∈ N2 ∩ H.



(x0 , y0 ) = (a, b)
(b) On définit la suite ((xn ), (yn ))n∈N par .
∀ n ∈ N, (xn+1 , yn+1 ) = (2yn − xn , xn − yn )
Pour tout n ∈ N, si (xn , yn ) 6= (1, 0) : yn+1 = xn − yn < yn car xn < 2yn .
Donc la suite (yn )n est une suite d’entiers strictement décroissantes,
elle s’annule donc à partir d’un certain rang n(< b).
On a alors x2n − 2yn2 = ±1, donc une seule possibilité : xn = 1 (xn > 0). /2

Donc il existe n ∈ N tel que (xn , yn ) = (1, 0).

(c) On peut faire une récurrence ou trouver un invariant.

Piste de recherche. . .
On a alors (1, 0) = (xn , yn ) = (ϕ−1 ◦ · · · ◦ ϕ−1 )(x0 , y0 ).
Et donc (a, b) = (x0 , y0 ) = (ϕ ◦ · · · ◦ ϕ)(1, 0) (en composant n fois par ϕ).


k 6 n, Pk :  ω k = xn−k + 2yn−k 
Notons, pour tout √
— ω 0 = 1 = xn + 2yn . Donc P0 est vraie.
— Soit k 6 n − 1. Supposons
√ que Pk est vraie.
Alors ω k = xn−k + 2yn−k . Puis par définition de la suite (xn , yn ),

(xn−k , yn−k ) = ϕ−1 (xn−k−1 , yn−k−1 ) ⇐⇒ (xn−(k+1) , yn−(k+1) ) = ϕ(xn−k , yn−k )

Donc √
xn−(k+1) + 2yn−(k+1) = ω × ω k = ω k+1
Donc Pk+1 est vraie.
La récurrence est démontré, et en particulier pour k = n : /2
√ √
a + 2b = x0 + 2y0 = wn

Ainsi, pour tout (a, b) ∈ N2 ∩ H, i.e. |a2√− 2b2 | = 1 et a,√b ∈ N,


il existe n ∈ N tel que π(a, b) = a + 2b = ω n = an 2bn avec les notations de 3.
Et par unicité d’écriture dans A2 , on a (a, b) = (an , bn ). /1

Les (x, y) ∈ N2 vérifiant l’équation |x2 − 2y 2 | = 1 sont les couples (an , bn ) avec n ∈ N.

(d) On a donc l’inclusion : {(a, b) | |a2 − 2b2 | = 1, a, b ∈ N} ⊂ {(an , bn ), n ∈ N}.


Si l’on applique π :

π(N2 ∩ H) = {a + 2b tel que |a2 − 2b2 | = 1&a, b ∈ N} ⊂ {ω n , n ∈ N}

Avec l’inclusion réciproque montrée en 3.(e), on peut affirmer : /2

π {N2 ∩ H} = {ω n ; n ∈ N}


5. On cherche une approximation du nombre de solutions (a, b) ∈ Z2 tel que |a2 − 2b2 | = 1, ou
plutôt une certaine fréquence.
On note Rk = {(a, b) ∈ Z2 tel que |a2 − 2b2 | = 1 &|a| 6 k, |b| 6 k}
et Rk+ = {(a, b) ∈ N2 tel que |a2 − 2b2 | = 1 &a 6 k, b 6 k}.
(a) On note Rk+,− = Rk ∩(N×Z− ) = {(a, b) ∈ Z2 tel que |a2 −2b2 | = 1 &0 6 a 6 k, −k 6 b 6 0}.
De même, on définit Rk−,− et Rk−,+ .
On considère θ+,− : Rk+ → Rk+,− , (a, b) 7→ (a, −b).
Clairement si (a, b) ∈ R+ 2 2 2 2
k , alors 0 6 a 6 k, −k 6 −b 6 0 et |a − 2(−b )| = |a − 2b | = 1.
+,−
Donc θ est bien à valeurs dans Rk .
θ est bijective, l’application réciproque est (c, d) 7→ (c, −d).
Donc card(Rk+ ) = card(Rk+,− ).
Et de même : card(Rk+ ) = card(Rk−,− ) = card(Rk−,+ ).
Malheureusement, on n’a pas Rk = Rk+ ] Rk+,− ] Rk−,− ] Rk−,+
Car les ensembles ne sont pas disjoints.
En effet : Rk+ ∩ Rk+,− = {(a, b) | a2 − 2b1 = ±1, a ∈ N&b = 0} = {(1, 0)}
et Rk−,+ ∩ Rk−,− = {(a, b) | a2 − 2b1 = ±1, a 6 0&b = 0} = {(−1, 0)}.
Les autres intersections sont vides (aucune solution avec a = 0). /2

card(Rk ) = card(Rk+ ) + card(Rk+,− ) + card(Rk−,− ) + card(Rk−,+ ) − 2 = 4 × card(Rk+ ) − 2

(b) On reprend
√ la notation de 3.(a).
(a0 + √2b0 ) = ω 0 = 1. Par
√ unicité d’écriture : a0 = 1 et b0 = 0.
(a1 + 2b1 ) = ω 1 = 1 + 2. Par unicité d’écriture : a0 = 1 et b0 = 1.
On sait que pour tout n ∈ N : (an+1 , bn+1 ) = ϕ(an , bn ) = (an + 2bn , an + bn ). /1

les suites (an ) et (bn ) sont les mêmes suites que celles définies en partie A.

(c) Puisque card(Rk+ ) = rk (défini en A), on trouve donc


2
4(k + 1)2 sk − 2

card(Rk ) 4rk − 2 k+1
= = ∼4 sk
(2k + 1)2 (2k + 1)2 (2k + 1)2 2k + 1
2
car (2k+1)2 → 0.
 2
k+1
En reprenant la dernière réponse de la partie A, ainsi que le fait que 2k+1 →4 /2

card(Rk ) 1 ln k
∼ sk ∼ √
(2k + 1)2 ln(1 + 2) k 2

Partie Partie D - Générateur de Ad


On considère de nouveau d, un entier naturel non carré quelconque.
√ √ √ √
1. (a) d > 1 n’est pas rationnel. On note N = b dc. Donc N < d < N + 1 ( d est irrationnel).
Soit D = Q∩]N, N + 1[. D est infini (il possède tous les aN +b(N
a+b
+1)
avec a, b ∈ N).
x x
Soit y ∈ D avec y > 1, nécessairement (sinon y = 1, y ∈ N . . . ).
2
On a donc N 2 < xy2 < (N + 1)2 et de même N 2 < d < (N + 1)2 .
Donc comme y 2 > 0 : N 2 y 2 < x2 < (N + 1)2 y 2 et N 2 y 2 < dy 2 < (N + 1)2 y 2 .
Donc [N 2 − (N + 1)2 ]y 2 < x2 − dy 2 < [(N + 1)2 − N 2 ]y 2
Et par conséquent |x2 − dy 2 | < (2N + 1)y√2 . √
Or y 2 > 1, donc |x2 − dy 2 | < 2N + 1 < 2 d + 1 car N < d. /2

Il existe une infinité de couples (x, y) ∈ N2 tels que 0 < |x2 − dy 2 | 6 1 + 2 d.

(Au moins tous les couples obtenus à partir de l’ensemble D).



(b) Notons F := {(x, y) | |x2 − dy 2 | < 1 + d}. Nous √ savons que F est infini.
Pour simplifier les expressions, notons Md = b1 + dc.
Soit Φ : F → R, par construction Φ(F ) ⊂ Z ∩ [−Md − 1, Md + 1].
Donc Φ(F ) est fini, il est inclus dans {−Md , . . . 0, 1, . . . Md c}. 
Considérons Φ : F → [[−M, M ]] × [[0, Md ]]2 , (x, y) 7→ x2 − dy 2 , x%(x2 − dy 2 ), y%(x2 − dy 2 )
(où a%b est le reste dans la division euclidienne de a par b).
Alors Φ a pour image un ensemble fini, donc elle n’est nécessairement pas injective.
Ainsi, il existe (x, y) et (x0 , y 0 ) ∈ F tel que Φ(x, y) = Φ(x0 , y 0 ).
En notant k = Φ(x, y), on a . /3

x2 − dy 2 = (x0 )2 − d(y 0 )2 = k x ≡ x0 ≡ x%p[p] y ≡ y 0 ≡ y%p[p]


(c) Le calcul donne
=: a∈Z =: b∈Z
√ √ z }| { √ z }| { √
(x0 − dy 0 )(x + dy) = (xx0 − dyy 0 ) + d (−xy 0 + x0 y) = a + db

Alors
=a∈Z =b∈Z
0
√ 0
√ z }| { √ z }| { √
(x + dy )(x − dy) = (xx0 − dyy 0 ) − d (−xy 0 + x0 y) = a − db
Enfin, en multipliant ces deux nombres :
√ √ √ √
k2 = (x2 − dy√
= k × k√ 2
)((x0 )2 − d(y

0 2
) ) = (x√+ dy)(x − dy)(x0 + dy 0 )(x0 − dy 0 )
= (x0 − dy 0 )(x + dy)(x0 + dy 0 )(x − dy) = (x2 − dy 2 )((x0 )2 − d(y 0 )2 ) = a2 − db2

Donc k 2 = a2 − db2 .
Mais par ailleurs, en notant x0 = x + kr et y 0 = y + ks :

u = (x + kr)x − d(y + ks)y = x2 − dy 2 + k(rx + sy) = k(rx + sy + 1)

v = (x + kr)y − (y + ks)x = k(ry − sx)


Et ainsi
k 2 = a2 − db2 = k 2 (rx + sy + 1)2 − d(ry − sx)
 

. /3
Donc avec u = rx + sy + 1 et v = ry − sx, on trouve u2 − dv 2 = 1.

2. On note Ad = {x + dy ∈ R | x, y ∈ Z et x2 − dy 2 = 1}.
(a) On pose G = Ad ∩ R∗+ .
√ √
• Soient z1 = x1 + dy1 ,z2 = x2 + dy2 ∈ G. z1 > 0, z2 > 0 =⇒ z1 z2 > 0 =⇒ z1 z2 ∈ R∗+
et z1 × z2 ∈ Ad d’après A.2.(c). Donc z1 z2 ∈ G.
• z11 > 0 =⇒ z11 ∈ R∗+ .
Et d’après A.4., comme Nd (z1 ) = 1, alors z1 est inversible dans Ad , i.e. z11 ∈ .Ad .
Donc z11 ∈ G.. /1,5

G est stable par produit et par passage à l’inverse.


√ √
(b) Soit z = x + dy ∈ G, alors z1 = x − dy ∈ G.
Supposons que z > 1, alors z1 < 1.
√ √
On trouve donc
√ x + dy > 1 > x √ − dy, donc y > 0 donc y > 1.
Puis z1 = x − dy > 0, donc x > dy > 0 donc x > 1.
√ √
Ainsi x + dy > 1 + 1 d . /2

Tout élément z ∈ G qui est strictement supérieur à 1 est supérieur ou égal à 1 + d.

(c) On note H = G∩]1, +∞[.


H ⊂ R∗+ , H est non vide,
car G est non vide et si z ∈ G, alors z ou z1 ∈ H.
H est minoré par 1.
Donc H admet une borne inférieure notée ω > 1.
Alors, pour tout  > 0, il existe z ∈ H tel que ω 6 z < ω + .
Si il existe z1 , z2 ∈ H tel que ω 6 z1 < z2 < ω + ,
alors zz12 > 1, et par stabilité de Ad , zz21 ∈ Ad .
√ √ √
Donc d’après la question précédente : zz21 > 1 + d, donc z2 − z1 > dz1 > d (z1 > 1).

d
Avec  = 2 > 0, nous avons une contradiction :

< d 6 z2 − z1 6 (ω + ) − ω = 

. /2

d
Donc H ∩ [ω, ω + 2 ] ne contient qu’un seul élément.

Sa borne inférieure est donc égale à cet élément qui est minimal. . /0,5

Donc ω ∈ H.
(d) Notons, que par stabilité de G, pour tout k ∈ N, ω k ∈ G.
Puis comme ω > 1, alors ω k > 1, également donc {ω n , n ∈ N} ⊂ H.
Et de même comme {ω n , n ∈ Z} est un groupe : . /1,5

{ω n , n ∈ Z} ⊂ G

(e) Réciproquement.
  z ∈ G, alors z > 0.
Soit
ln z
Soit k = .
ln ω
Alors k ln ω 6 ln z < (k + 1) ln ω donc en composant par exp, croissante :

ω k 6 z < ω k+1
z
Ainsi comme ω k ∈ G, z ∈ G, alors k ∈ G (groupe).
ω
z
Et également 1 6 k < ω.
ω
z z z
Si k 6= 1, alors k ∈ H, donc k > ω. Absurde.
ω ω ω
z
Donc k = 1. Donc il existe k ∈ Z tel que z = ω k .
ω
Ainsi G ⊂ {ω n ; n ∈ Z}.. /2,5

Il existe ω > 1 tel que G ⊂ {ω n , n ∈ Z} (égalité).

Remarques !
En fait on a montré que {ln z, z ∈ G} est un sous-groupe de Z donc de la forme ln(ω) · Z.
La division euclidienne est ici transformée en expliotation de la fonction partie entière.

(f) Il reste à montrer l’unicté de ω.


Supposons que ω et ω 0 vérifient les mêmes conditions (engendré G et > 1).
Comme ω ∈ G = {(ω 0 )n ; n ∈ Z}, il existe n ∈ Z tel que (ω 0 )n = ω.
Comme ω 0 ∈ G = {(ω)n ; n ∈ Z}, il existe m ∈ Z tel que (ω)m = ω 0 .
Donc ω nm = (ω m )n = (ω 0 )n = ω.
Donc ω nm−1 = 1, i.e. (nm − 1) ln ω = ln 1 = 0.
Or ω > 1, donc ln(ω) > 0 donc nm − 1 = 0, donc m ∈ Z∗ = {+1, −1}.
Enfin, ω m = ω 0 > 1, donc m ∈ N. Ainsi, m = 1 et ω 0 = ω.. /1,5

Le réel ω ∈ G ∈]1, +∞[ qui engendre G est unique (il existe aussi ω 0 = 1
ω < 1). .

(g) G est un groupe monogène : G =< ω >.


Par ailleurs, G = Ad ∩ R∗+ .
Notons d’abord que 0 ∈ / Ad car 02 − d02 = 0.
Si z ∈ Ad et z > 0, alors il existe n ∈ Z tel z = ω n .
Si z ∈ Ad et z < 0, alors −z ∈ Ad , car (−x)2 − d(−y)2 = x2 − dy 2 = 1 et que −x, −y ∈ Z.
Ainsi, il existe n ∈ Z tel que −z = ω n , donc z = −ω n . /2

Ad = {±ω n ; n ∈ Z}

3. Applications

(a) Pour d = 2, on ω = 3 + 2 2
En effet, 32 − 2 × 22 = √
9 − 8 = 1 et il n’a pas de solution pour a = 0, a = 1 et a = 2.
et pour d = 3, on ω = 2 + 3
En effet, 22 − 3 × 12 = 4 − 3 = 1 t il n’a pas de solution pour a = 0, a = 1.. /2
√ √
ω2 = 3 + 2 2 et ω3 = 2 + 3

(b) Il s’agit donc
√ des couples issus des puissances de 2 + 3.
Or si an + 3bn = ω n alors
√ √
an+1 + 3bn+1 = ω n × ω = (2an + 3bn ) + 3(an + 2bn )

Donc an+1 = 2an + 3bn et bn+1 = an + 2bn .


Ainsi, on trouve bn+1 − 2bn = an , donc

(an+2 − 2an+1 ) − (2an+1 − 4an ) = 3bn+1 − 6bn = 3an


an+2 − 4an+1 + an = 0
Et de même : bn+2 − 4bn+1 + bn = 0, pour tout entier n.
L’équation caractéristique est
√ √
x2 − 4x + 1 = (x − 2)2 − 3 = (x − 2 − 3)(x − 2 + 3) = 0
√ √
pour tout n ∈ N, an = A1 (2 + 3)n + A2 (2 − 3)n .
Il existe A1 , A2 ∈ R tels que √
Comme ω 0 = 1, ω = 2 + 3, alors a0 = 1 et a1 = 2.
1 √ √ 
On résout le système ce qui donne : A1 = A2 = 21 , donc an = (2 + 3)n + (2 − 3)n .
2
Et de même comme b0 = 0 et b1 = 1.
1 √ √ 
On résout le système, et on trouve bn = √ (2 + 3)n − (2 − 3)n .
2 3
On admet que le résultat est vrai encore pour n ∈ Z, pour récupérer les ω n , n < 0 ! !
On trouve donc le groupe G, engendré par ω, puis on considère les opposées également pour
obtenir toutes les solutions. /3
n  √ √  1 √ n √ n  o
{(x, y) ∈ Z2 tels que x2 − 3y 2 = 1} = ± 12 (2 + 3)n + (2 − 3)n ; 2√ 3
(2 + 3) − (2 − 3) ; n ∈ Z

Remarques !
On pourrait se demander pourquoi on n’a pas les nombres (x, −y) ou (−x, y) lorsque (x, y) est solution.
En fait ils y sont pour n < 0, dans ce cas y peut être négatif et on retrouve le nombre (x, −y).
Son opposé y figure nécessairement également.

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