Académie de Poitiers # Histoire # Programme de Première rentrée 2011 # Sarah Le Fahler # Lycée Antoine de Saint-Exupéry
Séance n°2 (1 h)
Pourquoi les puissances européennes se partagent elles l’Afrique
à la fin du XIXème siècle ?
II. L’expansion coloniale et le partage de l’Afrique à la fin du XIX° siècle
A. La course aux colonies
B. Le partage colonial de l’Afrique
Etude de cartes pour mettre en évidence la progression coloniale, la course aux
colonies, avec la « ruée » sur l’Afrique .
o Une carte en 1850 où l’on peut voir déjà la présence de territoires britanniques
outre-mer, ainsi que les comptoirs commerciaux sur les côtes africaines et asiatiques.
o Une carte en 1914, colonisation presqu’achevée: possessions coloniales de
presque toutes les puissances européennes, découpage de l’Afrique.
o Compléter avec 3 documents
- L’un expliquant les modalités de la Conférence de Berlin
(extraits communiqué final + caricature partage des puissances
européennes).
- Un autre montrant les conflits diplomatiques que cela entraîne entre les
Etats
européens (l’exemple de Fachoda 1898.
- Un dernier mettant en évidence les conquêtes violentes et meurtrières
(génocide des Hereros)
II. L’expansion coloniale et le partage de l’Afrique à la fin du XIX° siècle
B. Le partage colonial de l’Afrique
DOCUMENTS
Communiqué final de la Conférence de Berlin
La Conférence de Berlin
Elle débute à Berlin le 16 novembre 1884 et se termine le 26
février 1885. Elle est organisée à l’initiative du chancelier
allemand Bismarck, réunissant l’Allemagne, l’Autriche-Hongrie,
la Belgique, le Danemark, l’Espagne, la France, le Royaume-
Uni, l’Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la Russie, la Suède
Norvège et la Turquie, ainsi que les Etats-Unis. Une conférence
antérieure avait initié le débat sur la conquête de l’Afrique et
ainsi amorcé le début des luttes coloniales
Caricature de Bismarck, coupant des parts d’Afrique aux puissances
européennes lors de la Conférence de Berlin, 1885. (©AKG)
II. L’expansion coloniale et le partage de l’Afrique à la fin du XIX° siècle
B. Le partage colonial de l’Afrique
DOCUMENTS
La crise de Fachoda (Soudan), 1898
Carte et texte résumé Hachette
Education, Jean-Michel Lambin (dir.),
2002.
Archives Gallica – BnF : Petit journal illustré 1884 - 1920
II. L’expansion coloniale et le partage de l’Afrique à la fin du XIX° siècle
B. Le partage colonial de l’Afrique
DOCUMENTS
Cette conquête ne se fait pas sans violence et
résistance de la part des populations indigènes:
Le génocide des Herreros
Titre de l’illustration : « Combat sanglant dans
le sud-ouest africain. La garnison allemande
de Windhoek, assiégée par les Hereros,
débloquée. »
Le Petit Journal, supplément illustré, du 21
février 1904
Dans le sud-ouest africain (actuelle Namibie),
les Allemands se heurtent à la résistance des
Hereros, des éleveurs, qui refusent d’être
parqués dans des réserves. Combats, atrocités
et famine organisée font passer la population
des Hereros d’environ 60 000 à 80 000 en 1904,
et à 15 130 en 1911.
(lien document :
[Link]
Nouveau manuel de géographie générale, enseignement primaire et secondaire, Cours Moyen,
Librairie catholique Emmanuel Vitte, Paris –Lyon, 1905.
La colonisation brutale au nom d’une certitude établie « scientifiquement ».
Conclusion partielle
II. L’expansion coloniale et le partage de l’Afrique, à la fin du XIXème
siècle
A. La course aux colonies
Alors que les pays d’Amérique latine, premières colonies, obtiennent leur indépendance, au
début du XXème siècle, les Européens entreprennent de nouvelles conquêtes coloniales.
Les colonies européennes, vers 1850, sont peu nombreuses. La « course aux colonies »
s’accélère dans la seconde moitié du XIX° siècle. Deux grands Empire coloniaux se
démarquent, par l’importance de leurs territoires : l’Empire britannique et l’Empire français.
Dans le contexte d’industrialisation de l’Europe, la première motivation est économique,
mais obéit également à des objectifs civilisateurs et politiques.
B. Le partage de l’Afrique
C’est le continent africain, encore relativement peu exploré au début du XIXème siècle, qui
suscite les convoitises des puissances européennes. Les conquêtes se multiplient à tel point
que les Européens décident d’établir des règles, lors de la Conférence de Berlin (1884-
1885).
Cela n’empêche pas les rivalités entre puissances conquérantes, et de nombreuses crises
diplomatiques émaillent la conquête coloniale, comme celle de Fachoda, opposant la
France et le Royaume-Uni en 1898 pour le contrôle du Soudan. La colonisation est alors un
véritable enjeu, car les possessions coloniales font la puissance et la fierté d’une nation.
Les conquêtes se font de manière violente, meurtrière: les peuples indigènes résistent toujours,
mais se trouvent en position d’infériorité militaire. Les victimes indigènes sont nombreuses :
l’exemple du massacre en nombre des Hereros par les Allemands en est un exemple. La
vie des indigènes a peu de valeur aux yeux des Européens, persuadés de la supériorité de
leur « race ».