Scène rurale :un berger C’était un après-midi paisible à la campagne, où le temps semblait
s’écouler plus doucement. Je venais d’arriver chez mon grand-père, une vieille maison en
pierre entourée de champs à perte de vue, et il m’accueillait avec son sourire chaleureux.
Après avoir bu un verre de lait frais dans la cuisine, il m’invita à l’accompagner pour voir
"quelque chose de spécial". Intrigué, je le suivis à travers un petit sentier bordé de haies et de
fleurs sauvages.
En arrivant près de la grange, une scène digne d’un tableau bucolique se dévoila : un berger,
vêtu d’une chemise à carreaux et d’un chapeau usé, guidait son troupeau de moutons vers une
colline verdoyante. Les bêlements des moutons se mêlaient au bruit du vent dans les feuilles.
"Regarde ça, mon garçon," dit mon grand-père en pointant du doigt un agneau qui s’éloignait
du troupeau. "Il va encore falloir aller le chercher, celui-là. Il a toujours été un petit rebelle,
comme toi quand tu étais gamin !"
Je ris doucement, mais avant que je ne puisse répondre, le berger intervint en criant
doucement vers l’agneau :
"Allez, viens ici, p’tit coquin ! Pas par là, tu vas te perdre !"
L’agneau hésita, mais revint finalement en trottinant maladroitement.
"Ah, voilà, il suffit d’être patient," dit le berger en souriant.
Je m’assis sur une botte de foin et observai la scène avec fascination. Mon grand-père s’assit à
côté de moi et me dit d’une voix empreinte de nostalgie :
"Tu sais, la campagne, c’est comme une vieille horloge. Tout semble lent, mais chaque
moment a son importance. Ici, tout a un rythme que la ville ne pourra jamais comprendre."
Ces mots résonnèrent en moi alors que le soleil commençait à descendre doucement à
l’horizon, baignant la campagne d’une lumière dorée
Ds l’oliveraie
La cueillette des olives est un moment à la fois de travail intense et de convivialité, où chaque
geste compte pour tirer le meilleur des arbres centenaires. Dès les premières lueurs de l’aube,
les paysans se regroupent dans les oliveraies, souvent en famille ou entre voisins, armés de
filets, de peignes et de bâtons pour secouer les branches.
Les filets sont d'abord étalés au pied des arbres pour recueillir les olives qui tomberont.
Certains grimpent dans les branches basses pour cueillir à la main, tandis que d’autres
utilisent des peignes ou des râteaux en bois pour faire descendre les fruits en douceur. Les
bâtons, eux, servent à tapoter les branches plus hautes, mais sans trop de force pour ne pas
abîmer les arbres.
Les conversations s’élèvent dans l’air, entrecoupées de rires et d’anecdotes. "Ce vieux
Mathias, toujours à se cacher derrière les arbres pour éviter de travailler !" plaisante une
femme, déclenchant un éclat de rire général.
Pendant ce temps, d’autres ramassent les olives tombées au sol. Les enfants, souvent présents,
jouent tout en aidant. Ils ramassent les petites olives oubliées, en riant à chaque trouvaille.
Le travail est rythmé par les pauses. À midi, tout le monde se regroupe à l'ombre d’un grand
olivier ou d’un muret de pierre pour partager un repas simple mais généreux : pain frais,
fromage, olives marinées et parfois un verre de vin local. Les discussions s’animent, et les
vieux racontent des histoires d'autres saisons de récolte.
Au fil de la journée, les caisses se remplissent peu à peu. Les paysans évaluent la qualité de
leur récolte : "Celles-là, elles sont parfaites pour l’huile !" s’exclame un homme en montrant
des olives bien noires et dodues.
À la fin de la journée, tout le monde aide à charger les caisses sur une charrette ou un petit
camion. Les fruits partiront ensuite au moulin pour être pressés. Les mains sont noircies, les
épaules fatiguées, mais une satisfaction palpable se lit sur les visages.
La cueillette n’est pas seulement une tâche agricole ; c’est une célébration de la terre et de ses
fruits, un moment de partage et de solidarité, ancré dans la culture paysanne depuis des
génération