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Synthèse Chap15

Le document traite de la protection des actifs immatériels des entreprises dans le contexte numérique, en abordant la protection des logiciels, des bases de données, des noms de domaine et des sites Internet. Il souligne l'importance de respecter les droits d'auteur et les droits patrimoniaux, ainsi que les implications juridiques des contrats électroniques et des prestations de services numériques. Enfin, il met en lumière les évolutions légales concernant la preuve électronique et les exigences spécifiques des contrats de vente en ligne.

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Synthèse Chap15

Le document traite de la protection des actifs immatériels des entreprises dans le contexte numérique, en abordant la protection des logiciels, des bases de données, des noms de domaine et des sites Internet. Il souligne l'importance de respecter les droits d'auteur et les droits patrimoniaux, ainsi que les implications juridiques des contrats électroniques et des prestations de services numériques. Enfin, il met en lumière les évolutions légales concernant la preuve électronique et les exigences spécifiques des contrats de vente en ligne.

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THEME 4 : L'IMPACT DU NUMERIQUE SUR LA

VIE DE L'ENTREPRISE

Chapitre 15 : Le respect des règles numériques par


l’entreprise

SYNTHESE

I. La protection des actifs immatériels


A. La protection du logiciel
Aucune condition de formalité n’est nécessaire pour qu’une œuvre bénéficie de la protection
par le droit d’auteur. Il n’est donc pas exigé de déposer son logiciel auprès d’un organisme
pour bénéficier de droits sur celui-ci, comme c’est le cas en droit des brevets ou en droit des
marques.
Il est aujourd’hui largement admis que la protection du logiciel s’effectue par le droit
d’auteur. Cette protection ne nécessite aucun formalisme préalable. Pour que le logiciel
bénéficie de la protection par le droit d’auteur, il doit être une « œuvre de l’esprit originale ».
Pour ce faire, le logiciel doit être une « création intellectuelle propre à son auteur ».

La protection de ce droit peut s’effectuer par l’action en contrefaçon. Cette action permet à la
fois d’obtenir une sanction pénale (trois ans de prison et 300 000 € d’amende), ainsi qu’une
réparation civile pour le préjudice subi.
Cela ne s’applique que sous les conditions suivantes :
- Le logiciel a été réalisé durant les heures de travail du salarié, dans l’exercice de ses
fonctions ou d’après les instructions de l’employeur (à sa demande).
- La personne ayant réalisé le logiciel est effectivement salariée de l’entreprise.

Dans le cas particulier d’un logiciel développé dans le cadre d’un contrat de travail, le Code
de la propriété intellectuelle prévoit que c’est l’employeur, personne morale, qui devient
titulaire des droits patrimoniaux.

Dans tous les cas, le salarié reste titulaire de son droit moral.
Les droits sur l’œuvre sont répartis entre deux catégories :
- Des droits moraux : Ils sont liés à la personnalité du créateur et ne sont pas
évaluables pécuniairement, sont inaliénables, imprescriptibles et perpétuels. Ils
confèrent le droit de divulgation, de paternité et celui de retrait ou de repentir. Compte
tenu de la difficulté à appliquer le droit au respect de l’œuvre et le droit de retrait et de
repentir dans le domaine des nouvelles technologies, ces attributs sont fortement
limités en matière de logiciels, où seul le droit de divulgation et le droit à la paternité
trouvent à s’appliquer dans les faits.
- Des droits patrimoniaux : Ils sont évaluables pécuniairement, sont cessibles et
transmissibles, et se prescrivent 70 ans après la mort de l’auteur. Ces droits sont

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évaluables monétairement et comprennent, par exemple, le droit de distribution (le
droit d’effectuer et d’autoriser la mise sur le marché d’un logiciel par tout procédé) et
le droit de reproduction (la fixation matérielle de l’œuvre par tous procédés qui
permettent de la communiquer au public de manière indirecte sur tous supports, y
compris numériques).
Le logiciel se définit comme un ensemble de programmes qui permet à un ordinateur ou à un
système informatique d'assurer une tâche ou une fonction en particulier.

B. La protection de la base de données


Outre la structure de la base de données, son contenu peut également faire l’objet d’une La
protection des bases de données est spécifique et a été instaurée par une loi du 1er juillet
1998. Elle est double : elle peut relever à la fois du droit commun du droit d’auteur, mais
également d’un droit spécifique, dit sui generis, qui protège le producteur de la base de
données.

Une base de données est définie comme « un recueil d’œuvres, de données ou d’autres
éléments indépendants, disposés de manière systématique ou méthodique, et individuellement
accessibles par des moyens électroniques ou par tout autre moyen. »

Afin qu’une base de données bénéficie de cette protection spécifique, il est nécessaire qu’un
investissement financier, matériel ou humain ait été réalisé pour la constitution, la vérification
ou la présentation du contenu de la base de données. Cet investissement doit être substantiel et
important. Lorsque cette condition est remplie, le producteur de la base de données peut
interdire l’extraction et la réutilisation de la totalité ou d’une partie qualitativement ou
quantitativement substantielle du contenu de la base de données.

En ce qui concerne la protection par le droit d’auteur, la structure d’une base de données —
autrement dit, la manière dont les données sont organisées — peut être protégée si la
condition d’originalité est remplie. La base de données doit donc être plus qu’une simple
compilation de données.

La durée de cette protection juridique est de 15 ans à compter de l'achèvement de la


fabrication de la base de données. Cette durée peut ensuite être prorogée par périodes de 15
ans, indéfiniment.

C. La protection du nom de domaine


Un nom de domaine est un identifiant de domaine Internet. Il permet de localiser et d'accéder
aux pages Web d'un site commercial, par exemple : editions-foucher.fr. Dans une économie
où le numérique prend de plus en plus de place, le recours à la création d’un site est devenu
aujourd'hui indispensable pour attirer le plus de clients possibles.

Protéger un nom de domaine est essentiel pour toute entreprise disposant d’un site Internet.
C'est l'élément qui permet le plus souvent à une entreprise de se faire connaître des clients et
de se distinguer des entreprises concurrentes.

Pour utiliser un nom de domaine, il est possible, par des démarches simples et rapides, de le
réserver auprès d’organismes spécialisés, comme l'AFNIC (Association française pour le

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nommage Internet en coopération, pour réserver un nom de domaine en .fr) ou l'ICANN
(organisation mondiale qui regroupe tous les registres).
Il n'existe pas de protection spécifique du nom de domaine. Toutefois, il serait possible d'agir
sur le fondement de la concurrence déloyale en cas de copie d'un nom de domaine créant un
risque de confusion pour la clientèle. Dans ce cas, l'entreprise qui s'estime victime d'une
imitation créant un risque de confusion par un concurrent pourra engager la responsabilité
civile de ce concurrent et pourra demander l'interdiction de la pratique ainsi qu'une
indemnisation de son préjudice.

Ces protections permettent de lutter contre des pratiques de plus en plus courantes comme le
cybersquattage (dépôt des noms de domaine sans les exploiter pour les revendre) et le
typosquattage (reprise du nom d’un site en modifiant intentionnellement un ou plusieurs
caractères pour détourner les internautes du site initialement recherché).

Pour protéger efficacement son nom de domaine, il est possible de le faire enregistrer en tant
que marque auprès de l’INPI (Institut National de la Propriété Industrielle). Ce dépôt de
marque auprès de l'INPI permet de pallier l’insuffisance de la protection d’une simple
réservation du domaine.

D. La protection du site internet


Un site Internet se constitue d’une variété d’éléments tels que : le nom de domaine, les
créations graphiques (images, photos) et multimédia (vidéo, son), l’interface graphique
(arborescence, design), les textes, le logo, et les composants logiciels (moteur de recherche,
mesure de statistiques).

Les règles de protection d’un site Internet sont multiples :


- Les données et la présentation du site sont protégées comme telles par le droit
d’auteur.
- Le nom de domaine ne doit pas être ni une marque protégée ni un nom de domaine
déjà enregistré à l’AFNIC.
-
Lorsqu’un propriétaire de site Internet n’est pas en mesure de démontrer l’existence d’un
véritable droit d’auteur, il peut invoquer la concurrence déloyale. La concurrence déloyale
peut se manifester de deux manières :
- Soit pour parasitisme, lorsque le concurrent entend profiter de tous les efforts entrepris
(notamment les efforts publicitaires) pour en bénéficier sans avoir à en payer le prix.
- Soit pour imitation créant la confusion, lorsque le site reprend des éléments visuels ou
graphiques en créant une confusion pour les clients sur l’exploitant du site Internet.

La réparation du préjudice sera appréciée par le juge, qui pourra, par exemple, l’évaluer en
constatant la baisse de fréquentation du site Internet copié ou l’augmentation de la
fréquentation du site incriminé.

II. L’incidence du numérique sur le droit des contrats


A. La preuve électronique

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Le droit a évolué avec le développement des nouvelles technologies. La loi donne, sous
conditions, force probante aux modes de preuve électronique tant en ce qui concerne le
document numérique que la signature électronique.
En vertu de l’article 1174 du Code civil, « lorsqu’un écrit est exigé pour la validité d’un acte
juridique, il peut être établi et conservé sous forme électronique ».
Pour être valable, le document numérique doit ainsi :
- Être établi et conservé dans des conditions de nature à garantir son intégrité, c'est-à-
dire que le document ne doit pas pouvoir faire l’objet de modifications ultérieures.
- Être intelligible, c'est-à-dire clair et sans ambiguïté.
- Permettre d’identifier avec certitude l’auteur du document afin de savoir qui porte la
responsabilité.

Selon l’alinéa 2 de l’article 1174 du Code civil, « lorsqu’est exigée une mention écrite de la
main même de celui qui s’oblige, ce dernier peut l’apposer sous forme électronique si les
conditions de cette apposition sont de nature à garantir qu’elle ne peut être effectuée que par
lui-même ». Ainsi, le Code civil reconnaît que la signature électronique a une valeur égale à la
signature manuscrite.

En pratique, des procédures d’identification plus ou moins complexes permettent aux parties
d’un contrat d’utiliser la technique de la signature électronique. Des moyens techniques
existent pour garantir l'authenticité des signatures électroniques, comme les mots de passe, les
certificats d’authenticité, la signature qualité, le cryptage de documents… Grâce à la signature
électronique, l’auteur du document numérique peut être identifié. Le risque de fraude ou de
modification du document est a priori écarté et les conditions prévues dans la loi, relatives à la
valeur probante, sont respectées.

Si la preuve électronique est effectivement admise en droit français, ce n’est que dans des
conditions bien précises et strictes afin que l’identité des personnes concernées et le contenu
du document soient garantis.

B. Le contrat de vente électronique


1. La formation du contrat de vente en ligne

Le cybervendeur doit indiquer son identité, ses coordonnées et son activité. Sur les produits
qu’il propose à la vente, il doit préciser leurs caractéristiques essentielles, le prix, les
conditions de livraison et de garantie. Le vendeur doit enfin indiquer l’existence du délai de
rétractation de 14 jours (sauf exception pour certains produits). Toutes ces informations
doivent être loyales et les sollicitations ne doivent pas être agressives.

Une fois la commande confirmée, le vendeur doit en accuser réception, sans délai injustifié et
par voie électronique. Cette procédure garantit que la commande a bien été enregistrée.
Pour que le contrat soit valablement formé, outre la mise à disposition des CGV, le e-vendeur
doit respecter la procédure du « double clic » : un premier « clic » pour vérifier la commande
et en modifier le contenu, et un second clic pour la confirmer, où l’obligation de paiement est
explicite.

Pour adresser une prospection commerciale électronique, l’entreprise doit avoir obtenu
loyalement les coordonnées du prospect et obtenu son accord préalable. Le caractère
commercial du message doit être explicite et le destinataire doit pouvoir les stopper sans frais.

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2. L’exécution du contrat de vente en ligne

Le vendeur doit livrer le bien convenu et ne peut, en cas d’indisponibilité, le remplacer par un
bien au moins équivalent que si le consommateur a été informé de cette possibilité lors de son
achat. Cette livraison doit intervenir à la date mentionnée lors de la conclusion du contrat et,
en tout état de cause, sous 30 jours. En cas de retard, le consommateur peut demander le
remboursement du bien. Ce remboursement doit être effectué sous 30 jours.

En cas de litige avec un cybervendeur implanté en France, le consommateur peut assigner le


vendeur près d’une juridiction civile (vice du consentement) ou pénale (escroquerie). Le
tribunal territorialement compétent est celui du lieu de livraison de la chose objet du contrat,
en général le domicile du consommateur. Entre un vendeur professionnel et un acquéreur non
professionnel, cette règle est d’ordre public : aucune exclusivité de compétence autre ne peut
être imposée dans les CGV par exemple.

L’utilisation du droit de rétractation (sous 14 jours ou 14 jours et 1 an si le vendeur ne l’avait


pas mentionné) met les frais de retour à la charge du client (sauf choix commercial du
vendeur ou s’il s’agit d’un produit de substitution). Le remboursement du bien rétracté doit
s’effectuer sous 14 jours.

Le vendeur est tenu d’archiver les contrats commerciaux d’un montant supérieur à 120 €
pendant 10 ans.

C. Les contrats de prestation de service numérique


Les principaux contrats de prestation informatique sont les contrats :
- de Software as a Service (utilisation de logiciels installés sur les serveurs de l’éditeur
et facturée forfaitairement ou à l’utilisation) et/ou de cloud computing (hébergement
de données sur des serveurs d’entreprises spécialisées).
- de production (ex. : conception d’un site Internet, d’un logiciel) et de maintenance
(préventive ou curative) ;
- d’étude et de conseil, comme l’étude préalable (recensement de l’existant et
préconisation d’une évolution adaptée aux besoins) et l’assistance à la maîtrise
d’ouvrage (conseil permanent de l’entreprise sur l’ensemble du projet).

Les contrats de prestation de services numériques sont soumis au droit commun des contrats,
mais leur nature impose des clauses spécifiques :
- La clause limitative de responsabilité permet de limiter le montant des dommages-
intérêts dus au client en cas de défaillance du prestataire.
- La clause de veille technologique exige du prestataire qu’il se tienne informé des
techniques et du matériel les plus récents et les plus performants permettant de réaliser
une tâche précise.
- La clause de réversibilité permet à la partie qui a confié des prestations à un tiers de
récupérer les éléments qui lui sont nécessaires pour reprendre à sa charge les
opérations.

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- La clause de réserve de propriété permet de préciser au moment de la rédaction du
contrat si l’objet informatique créé appartient au client ou au prestataire.
- La clause de destruction des données permet au client de s’assurer que le prestataire
détruira toutes les données en cas de rupture anticipée du contrat.
- La clause de confidentialité permet de s’assurer que le prestataire garde en sécurité les
informations du client dont il dispose et ne les diffuse pas.
- La clause d’assistance permet de définir les conditions d’une assistance téléphonique
et les délais de prise en compte d’un problème ou de dépannage.

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