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Cours 1

La IVe République, établie entre 1946 et 1958, a été marquée par une forte exigence démocratique post-Seconde Guerre mondiale, mais a souffert d'une instabilité gouvernementale. Malgré cela, elle a réalisé des avancées significatives, notamment dans la reconstruction économique et la construction européenne, tout en affrontant des défis tels que la guerre froide et la décolonisation. La période a également vu la refondation du système républicain, avec des tensions entre De Gaulle et les partis politiques, culminant dans des conflits sur la constitution et le pouvoir exécutif.

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Cours 1

La IVe République, établie entre 1946 et 1958, a été marquée par une forte exigence démocratique post-Seconde Guerre mondiale, mais a souffert d'une instabilité gouvernementale. Malgré cela, elle a réalisé des avancées significatives, notamment dans la reconstruction économique et la construction européenne, tout en affrontant des défis tels que la guerre froide et la décolonisation. La période a également vu la refondation du système républicain, avec des tensions entre De Gaulle et les partis politiques, culminant dans des conflits sur la constitution et le pouvoir exécutif.

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IVe République 1946-1958

Introduction

 lendemain 2nd GM = très forte exigence démocratique


→ début de la IIIe = opposants monarchistes VS unanimité // régime républicain pr la IVe
→ ATT : unité démocratique mais divergences idéologiques // République
 IVe a mauvaise réputation dans l’histoire
→ voulait éviter l’instabilité gouvernementale de la IIIe mais échec
cf De Gaulle = « régime des partis »
 Œuvre importante accomplie malgré l’instabilité
→ bilan éco intéressant : reconstruction/30 Glorieuses/État providence/C économique
→ active dans la construction européenne dans le sens de la paix
→ a du affronter la GF = répercussion nationale (place du PC)
→ début de la décolonisation

La refondation du système républicain (1944-


1952)

I] La naissance de la IVe République (1944-1946)

A) De Gaulle et la restauration de l’ordre républicain

1. L’ordonnance et la République « la République n’a jamais cessé d’exister »

 1944 ≠ fin des combats (libération de Paris 24-25/08/1944)

 Ordonnance 09/08/1944 : fixe le cadre légal du régime provisoire (GPRF) basé à Alger
→ affirmation que le régime est la République + « en droit, celle-ci n’a jamais cessé
d’exister »
→ Pour De Gaulle, la République continuait d’exister à Londres
= continuité républicaine malgré Vichy
→ CNR a essayé de regrouper toutes les tendances de la résistance cf Jean Moulin
= nombreux courants politiques, tous antifascistes
 De Gaulle entre dans Paris avec les Alliés : Georges Bidault lui conseille de proclamer la
République sur le balcon de l’Hôtel de Ville MAIS De Gaulle décide symboliquement de
retourner à son ministère (fonction initiale)

 Discours de De Gaulle à l’hôtel de ville de Paris « paris outragée mais libérée »


→ Mythe du résistantialisme : idée que tte la France était résistante (MAIS collaboration)
= restaurer l’unité de la France + se faire bien voir depuis l’étranger + hommage
– ex résistants : Colonel Fabien (communiste) + Colonel Berger (Malraux)

2 écueils pour De Gaulle


se trouver complètement sous l’égide destructions/misère : crainte que cela ne
américaine débouche sur une révolution communiste
VS occupation allié
2. Restaurer l’État

collaboration : collaborer sans adopter la ≠ collaborationisme : adopter l’idéologie nazi


doctrine nazi (commerce avec nazis)

 10/01/1944 : Ordonnance pour décider de l’organisation // libération des territoires


→ mise en place de commissaires de la République à la tête des régions
= super-préfets missionné pour rétablir l’ordre/contrôler les territoires + résistants
→ contrôler l’épuration : élimination/arrêt des collaborateurs
Épuration sauvage Épuration légale
– femmes tondues/vengeances – Haute-Cour à Alger (personnages importants) + Cours de
personnelles (pensé comme justice par département + civique + De Gaulle a gracié
un projet d’avenir) 73% des condamnés
≈ 10 000 exécutions (+ dur en = 126 000 arrestations + 1500 exécutions à la peine
milieu rural) capitale (3000 condamnations)
= 40 000 condamnations à la « dégradation nationale » =
privation des drtois civiques et politiques/emprisonnement
Maréchal Pétain Pierre Laval
– chef du gouvernement – les Allemands le mette à la tête du gouvernement à partir
– condamné à mort puis gracié ⇒ de 1942 (n°2 du régime)
peine de prison à perpétuité ⇒ = collaborationiste
meurt en 1951 sur l’île d’Yeu – s’enfuit en Espagne ⇒ livré par le général Franco ⇒
= décision politique de De Gaulle fusillé
(apaiser le territoire)
Joseph Darnand Charles Maurras
– fondateur de la Milice (police – jugé par la Cour de Justice de Lyon // dénonciation de
politique du régime de Vichy) juifs
= traquait les résistants et les juifs dans L’Action Française
= adhère aux SS – inspirateur de Vichy
=> fusillé – met en place des lois antisémites sous l’Occupation :
= 1er statut 03/10/1940 + 2e statut 02/06/1941
– jugé en doctrinaire du nationalisme intégral
=> condamné à la prison à perpétuité en janvier 1945 et
meurt en 1952

Épuration administrative

 volonté de stabiliser le fonctionnement de l’État ≠ forte épuration

 Maurice Papon : secrétaire général de la Préfecture de Gironde Précédents


en 1942 – 1987 : procès de Klaus
→ responsable de l’arrestation + déportation de nombreux juifs Barbie
→ fin de G = fait carrière : directeur de cabinet du commissaire de = chef de la Gestapo de Lyon
la République ⇒ préfet de police de Paris ⇒ Ministre du Budget (« Boucher de Lyon »)
sous VGD = a fuit en Amérique du Sud
 1981 : article du Canard Enchaîné « Papon aide de camp » ⇒ jugé à Nuremberg
> écrivain Michel Slitinsky qui cherchait les responsables – Paul Touvier
→ protégé d’abord ⇒ jugé par le tribunal de Bordeaux 1997-1998 = chef de la Milice à Lyon
→ jugé de crime contre l’humanité (imprescriptible) ⇒ condamné en 1974 pour
→ à partir de lui : « crime de bureau » = il aurait dû démissionner l’exécution de 7 juifs
(// Jean Moulin)
= Q du devoir de désobéissance // principes moraux
Épuration économique

 Usines Renault ⇒ nationalisation ⇒ régie Renault

Épuration journalistique

 06/05/1944 : ordonnance = interdiction des journaux qui ont continué de paraître après 1942
(occupation totale du territoire français)
– Le Temps remplacé par Le Monde sous la direction d’Hubert Beuve-Méry (résistant)
– La Petite Gironde remplacé par Sud-Ouest

Épuration intellectuelle

 CNE (Communauté nationale des écrivains) sous contrôle communiste


→ compagnons de route du PC (Sartre/Aragon/Paulhan…)
→ dresse des listes de collaborateurs via leurs écrits/rencontres avec les allemands
= interdiction de publication
Robert Brasillach (1909-1945) Louis-Ferdinand Céline (1894-1961)
– partisan de l’Action Française → 3 ouvrages antisémites
– collaborationiste – Bagatelles pour un massacre 1937 + École des
– exécuté malgré le soutien de cadavres 1938 + Les beaux draps 1941
François Mauriach (pardon chrétien) a suivi les allemands à Sieg Marigen

– s’exile au Danemark ⇒ condamné à la dégradation
nationale ⇒ amnistié en 1951 moitié de ses biens saisis

=> 1948 : 13 000 personnes emprisonnées pour collaboration ⇒ 1958 : 19

 Henri Rousseau : syndrome de Vichy = sujet difficile à traiter

3. Le gouvernement provisoire et le réveil politique

 09/09/1944 : De Gaulle remanie le gouvernement pour réintégrer les partis politiques


→ gouvernement d’union nationale qui intègre diverses forces (résistance + partis
traditionnels)
Première fois qu’il y a des communistes au gouvernement
→ retour de Jules Jeanneney (Président du sénat en 1940) : symbole du retour de la
République à la normale
→ 4 socialistes/3 MRP (mvt républicain populaire)/3 radicaux/2 communistes (1er
participation gouvernementale)
→ Maurice Thorez revient d’URSS en novembre 1944 = H fort du PC

B) La mise en place de la IVe République

1. La reconstitution des forces politiques

a. anciennes forces politiques

Aout 1939 : pacte germano-soviétique (non- Parti radical : a tenu le pouvoir pendant toute
agression + partage de la Pologne + la IIIe Rep + responsable du déclin/défaite de
livraison) la IIIe
– communistes considérés comme des traîtres – 1930 : scandales de corruption (Stavisky
en assassiné)
France, PC interdit – crise du 06/02/1934 : Ligues marchent vers
– parti vit dans la clandestinité très tôt ⇒ le
rejoint Palais Bourbon pour faire pression
la résistance en 1941 – gauche fait son unité (SFIO + PC) VS
– discours national et patriote : « parti des menace
75 000 fusillés » voir le Mont Valérien fasciste
– historienne Annie Kriegel appelle ça le => période du Front Populaire (1936-1938)
« national-thorezisme » le PCF se fait – Négativement perçu + extrêmement affaibli
appelé le « Parti de l’intelligence » Sartres en
les aimes 1945 (Henri Queuille rejoint de Gaulle)
– 80 % des otages français fusillés par les nazis – marginalisé jusqu’en 1948
étaient communistes Ils ont voté en majorité pour Pétain
1945 : 785 000 communistes
SFIO : clandestinité + arrestations (Léon Partis de droite souffrent d’un gros discrédit
Blum déporté en résidence surveillée en // période de Vichy
Allemagne) – exception : Joseph Laniel + Renaud présent
– votants ds pleins-pvoirs à Pétain éjectés du au
PS CNR
– idéologie reste marxiste mais ce sont des – vidés de leurs adhérents (Michel Clémenceau
réformistes + anti-cléricalisme (fils de) a échoué à rassemblé la droite)
– 360 000 membres au lendemain de la G => il faudra du temps pour se re solidifier

b. Formations nouvelles issues de la résistance

UDSR (union démocratique et MRP (mouvement républicain populaire) 11/1944 (≠


socialiste de la résistance) parti)
– fédère divers courant qui ont tous → courant de la démocratie chrétienne = catholiques
participé à la Résistance entre-deux-guerres : > assos de jeunesse
– socialistes + modérés (centre- étaient ds le parti démocrate = Jeunesse Étudiante
droit) populaire + mvt du Chrétienne + Jeunesse
+ proches de De Gaulle (n’a pas « sillon » de Marc Sangnier Agricole Chrétienne +
de parti politique) = catholicisme progressiste Jeunesse Ouvrière Chrétienne)
= René Capitant + Jacques – « parti de la fidélité » au Général de Gaulle
Baumel – parti progressiste MAIS électeurs conservateurs : prend
– Mitterrand (nom de résistance la
Morlant) : proximité de l’extrême place des partis de droite discrédités
droite dans sa jeunesse ⇒ sert Vichy – femmes = 2/3 électorat
jusqu’en 1943 (s’occupe des → rôle important : personnalités occupent des fonctions
prisonniers de guerre) ⇒ bascule importantes
dans la Résistance ⇒ de + en + à – Georges Bidaud : a présidé le CNR
– parti veut réunir les chrétiens et
gauche – Maurice Schuman : porte-parole de la France Libre à
les Londres (BBC)
laïques – Robert Schumann : président du Conseil + ministre des
– petite formation très utile dans les affaires étrangères ds 8 gouvernements + rôle dans la
coalitions construction européenne

2. Une genèse constitutionnelle difficile

 deux ans entre la libération de Paris et l’adoption de la Constitution = difficile


élections municipales printemps 1945 : femmes votent pr la 1er fois (ordonnance
21/04/1944)
– le Sénat a voté contre le droit de vote aux femmes pendant l’entre-deux-guerre par crainte du
Juin 1946 : 36%
vote conservateur (comme leur curé)
– grande participation
– percée de la gauche et du MRP
Irène Joliot-Curie (prix nobel de chimie) Pierre Brossolette (panthéonisé « Tante
= sous-secrétaire d’État à la recherche en 2015) : héros qui se suicide Ivonne » (F de
scientifique sous le Front Populaire pour échapper à la torture De Gaulle)

21/10/1945 : référendum + législatives

de Gaulle va entrer en conflit avec les partis // processus de élections législatives au


mise en place des institutions scrutin proportionnel
→ organiser un référundum : pas de procédure référendaire départemental (avant scrutin
depuis le IInd Empire = partis l’associe au pouvoir uninominal à 2 tours)
personnel/plébiscite – tactique politique de De
→ organisé = 2 questions : Gaulle : volonté de limitation
– si l’Assemblée doit être constituante (rupture avc IIIe) du PC
– s’il sont d’accord pr limiter la toute-puissance de l’Assemblée – PC = 26 % des suffrages
forma° politiques parti radical = 2*NON communiste (travail de terrain // CGT +
appellent à voter 2*OUI (volonté de garder la IIIe) = OUI/NON presse puissante)
– MRP = 25,6 % des
=> résultat : Q1 = 96 % OUI + Q2 = + 66 % OUI suffrages
– contenu des institutions : de Gaulle ne veut pas revenir à un – SFIO = 24,6 % des
régime parlementaire comme sous la IIIe où le parlement a suffrages
trop (refuse la proposition
de pouvoir d’unité
du PC // Congrès de Tours
1920)

De Gaulle tente de limiter le pouvoir des communistes


– nomme Thorrez Ministre d’État chargé de la fonction publique
– nomme Ambroise Croisat ministre du travail et de la sécurité sociale
– PC tient l’économie/travail/production industrielle/armement (scindé en 2) MAIS pas
intérieur/diplomatie
=> conflit De Gaulle VS majorité parlementaire devient permanent
=> démissionne le 20/01/1946 : « Le régime exclusif des partis a reparu, je le réprouve, et à
moins d’établir par la force une dictature dont je ne veux pas et qui sans doute tournerai mal, je
n’ai pas les moyens d’empêcher cette expérience, je vais donc me retirer »

Tripartisme : Charte de collaboration PC // MRP // SFIO


– 05/05/1946 : échec du référendum sur le 1er projet de constitution
= donnait quasiment tout les pouvoirs à l’Assemblée + pouvoir exécutif dépendant
= élection d’une nouvelle constituante
– 02/06/1946 : législatives = MRP arrive en tête (28,2%) + SFIO perd 20 sièges + radicaux
reviennent (6 sièges)
– Bidaud devient président du conseil (gouv provisoire) + Thorrez vice-président
16/06/1946 : discours de Bayeux
– il faut renforcer le pouvoir exécutif pour échapper au pouvoir du parlement
– estime que c‘est la faiblesse du gouvernement qui a mené à l’échec de la IIIe
– restaurer la fonction présidentielle : président élu au SUI par un collège électoral
= légitimité élargie
– envisage la responsabilité du gouvernement devant le parlement
ATT : pas écouté, de Gaulle perçu comme une menace/retour du bonapartisme

13/10/1946 : Constitution adoptée par référendum


– ratification + par lassitude que par conviction : 53,5 % de oui + 30 % abstention
– De Gaulle : « Un tiers des français ont rejeté, un tiers s’est abstenu, un tiers a approuvé »
(résonne sur les inscrits) = montre le manque de légitimité du texte

3. La constitution de 1946

Question de Président à la tête de l’Union


confiance Française : gouv fr conduit l’Union
– initiative du – Loi Césaire (mars 1946) accorde le
président du conseil statut de département d’outre-mer à
– vote à la majorité Guyanne/Guadeloupe/Réunion)
absolue – République =métropole + Algérie +
– défiance = démiss° DOM + TOM
collective du gouv + territoires associées = protectorats
Maroc/Tunisie

Objectif :
contrôler les
députés
motion de censure
– initiative des Parlement : bicamérisme
députés – AN (avant Chambre des députés)
– majorité absolue – Conseil de la République (avant
– démission pareil Sénat)
=> AN = pierre angulaire de l’organisa°

Droit de dissolution : oublié sous la IIIe République à partir de la crise de 1877


– Mac Mahon (président monarchiste) = dissolution de l’AN qui a traumatisé les républicains
er
– Jules Grévy (1 président républicain) s’est engagé à ne pas rentrer en conflit avec le pouvoir législatif ⇒ plus
de dissolution (« Constitution Grévy »)
Droit très encadré : pour pouvoir dissoudre = 3 contraintes
– impossible durant les 18 premiers mois d’une législature
– il faut que deux crises ministérielles (renversement du gouv) se soient succédées en 18 mois
– il faut que ces crises ministérielles soient le résultat d’un vote de défiance ou d’une motion de censure (gouv
rejeté à a la majorité absolue)
=> droit difficile à utiliser + très mal vu
– utilisé 1 seule fois sous la IVe par le gouv Edgard Faure 02/12/1955 ⇒ a été exclu du parti radical
– très pratiqué sous la Ve : de Gaulle/Mitterrand/Chirac
 Président de la République : rôle diminué
→ élu pour 7a par le Parlement réuni en Congrès à Versailles
→ si un candidat n’obtient pas la majorité absolue on continue de voter VS majorité relative
→ ne peut exercer que 2 mandats
→ actes contresignés par le 1er ministre
→ pouvoirs secondaires (préside le conseil des ministres/nomme les haut fonctionnaires)
→ n’a pas de pouvoir de dissolution ni initiative des lois
→ autorité majoritairement morale
→ 2 présidents sous la IVe : Vincent Auriol + René Coty
dans la pratique : investiture très difficile + crises interminables
– assemblée élue à la proportionnelle – mise en place dans la pratique de la double investiture :
= fragmentation politique président du conseil vont solliciter une 2nd investiture
pour leur gouvernement (à la majorité absolue)
=> révision constitutionnelle 1954 = président du conseil investi en même temps que son
gouvernement

 Comité constitutionnel : doit vérifier la bonne constitutionnalité des lois


→ à l’époque : examine si les lois doivent entraîner une révision constitutionnelle
= procédure inverse qu’aujourd’hui
= réuni 1 seule fois en 1958
=> Instabilité + difficulté à gouverner ⇒ institutions vont montrer leur insuffisance

II] La République des espoirs (1946-1952)

 la « république des illusions » selon certains historiens

A) Le Tripartisme (1946-1947)

1. La mise en place des institutions

L’élection de l’Assemblée Nationale 1946 L’élection du Président de la République


– PCF 29 % + MRP 26 % – élu par les deux chambres réunies en Congrès
– SFIO (socialistes) 18 % : baisse ⇒ Léon à Versailles
Blum propose de s’écarter un peu des idées – Vincent Auriol devient président 1947-1953
marxistes + réformistes = ministre des finances sous le Front Populaire
– congrès du PS 1946 : Guy Mollet à sa tête + vote VS pleins-pouvoirs à Pétain ⇒ résistant
1946-1959 er
⇒ préside les 2 Assemblées constituantes ⇒ 1
= décide de conserver la tradition marxiste +
réformistes socialiste
– Antoineprésident
Pinay : 1er prés du conseil de droite
=> Ministère de transition uniquement – Paul Ramadier (socialiste) :
constitué de socialiste ministre du travail sous Dalladier + résistant +
L’élection du Conseil de la République ministre du ravitaillement 1945
(Sénat) 12/1946 – établi la double investiture = place le système
→ Composition similaire à celle de l’AN dans 1 extrême fragilité
→ Gaston Monnerville préside le Conseil – Gouv d’union nationale multipartisan :
9 socialistes/5 communistes/5 MRP/3
radicaux/2 UDSR/1 indépendant (droite)

=> Tripartisme : PCF + MRP + PS qui essayent de travailler ensemble jusqu’en 1947
2. L’échec du Tripartisme et la crise de 1947 : 3 désaccords

a. La Guerre Froide

 Q très délicate pour les communistes


→ 04/1946 : discours de Churchill à Fulton // « rideau de fer »
→ 04/1947 : doctrine Truman ou du « containement » (endiguement)
→ 06/1947 : plan Marshall
b. La question coloniale

Communistes favorables à Socialistes favorables à l’autonomie MRP sont pour le statu-


une décolonisation des colonies sans perdre de lien quo
totale/immédiate

 Contexte mouvant + idées nationalistes grandissent

Q indochinoise Algérie
– envoie d’un haut-commissaire + commissaire – rappel : Algérie = colonie de peuplement
de la République + troupes = élus pour moitié par fr et autre moitié par
– Vietnam : communistes nationalistes au « non-fr » alors que pop disproportionnelle
Tonkin (Hô Chi Minh) = élite = 1er élections truquées (arrestation Ferhat
indépendantiste Abbas indépendantiste UDMA)
– conférence de Fontainebleau 07/1946 : – 08/05/1945 : soulèvement de Sétif VS
échec = dégradation sur le terrain présence française
– 1946 : bombardement du port de Haïfong = 100 européens tués
par = répression terrible (armée de terre/mer/air) :
la flotte française = 6000 † 30 000-45 000 †
– 19/12/1946 : début de la G d’Indochine : => considéré comme le début de la G pour
insurrection menée par l’armée communiste les Algériens
⇒ – Kateb Yacine (1929-1989) : « Là se cimente
attaque des quartiers européens ⇒ français mon nationalisme »
tués – Albert Camus (1913-1960) : « que l’on
⇒ G de reconquête coloniale applique au peuple arabe qui existe… les
Madagascar principes démocratiques que nous réclamons
– MDRM (mouvement démocratique de la pour nous-mêmes »
révolution malgache) + « La crise la plus apparente dont souffre
– envoie de légionnaires parachutistes l’Algérie est d’ordre économique »
Maroc et Tunisie – MTLD (mvt pour le triomphe des libertés
– protectorats démocratiques) dirigé par Messali Hadl
– émergence partis indépendantistes = pour l’indépendance immédiate
– leader indépendantiste : Habib Bourguiba
L’Afrique noire
– Rassemblement démocratique africain
c. Les difficultés économiques et sociales de la reconstruction

 Paul Ramadier veut lutter contre l’inflation en bloquant les salaires


 Robert Schuman fais rentrer le socialiste Jules Moch au ministère de l’Intérieur
= mobilise les réservistes pour réprimer l’agitation sociale
= échec pour les syndicats
= 04/1948 : scission de la CGT // CGT force ouvrière anti-communiste financée par les
syndicats américains + CIA et FEN (fédération d’éducation nationale)

B) La Troisième force (1948-1952)

1. Une coalition négative

 Rassemblement des partis CONTRE les gaullistes et les communistes


→ unité sur la politique extérieure // Q soviétique + coloniale
→ accord fragile // Q éco et sociale : socialistes + dirigistes que les radicaux et modérés
= socialistes vont souvent renverser les gouvernements

 De Gaulle se décide à créer un parti à Strasbourg le 07/04/1947 : Des intellectuels s’opposent à


→ RPF (rassemblement du peuple français) de Gaulle
→ discours = IVe Rep incapable de faire face aux menaces – « De Gaulle : un sous-
(soviétiques par ex) Doumergue voulant mater le
= il faut réformer l’État peuple français » Daniel Mayer
→ RPF ouvert à tous (sauf communistes) – « Il n’y a point de sauveur, ni
= autorise la double appartenance césar, ni tribun » Paul Ramadier
 radicaux + UDSR autorisent aussi la double appartenance

municipales 11/1947 blocus de Berlin 04/1948-05/1949


– 13 + grandes villes de France – encourage le mvt syndical en France (bassins miniers)
basculent en faveur du RPF – Jules Moch mobilise 68 000 CRS + soldats
– Chaband-Delmas maire de – PC passe de 900 000 à 500 000 adhérent mais en 1951
bordeaux pendant 48 ans encore 1/4 électeur vote communiste
=> alliances à géométrie variable

2. Le glissement progressif de la Troisième force vers le centre et le système des


apparentements

 Retour des radicaux 1948 : toutes les présidences sont tenus par les radicaux

Edouard Heriot Albert Sarraut André Marie ⇒ Paul Henri Queuille


– préside l’AN – président du conseil Reynaud – « le bon docteur Queuille »
de l’Union Français – présidents du Conseil – plus long ministère de la
(politique éco libérale) période (13 mois)

 nouvelle loi électorale : loi sur les apparentements propose une combinaison entre
système proportionnel et majoritaire
→ avant le scrutin, on autorise des apparentements entre listes différentes
→ quand les listes apparentées obtiennent la majorité des suffrages, elles remportent la
majorité des sièges
→ 90 apparentements conclus entre SFIO // MRP // radicaux // modérés
= dégage une majorité VS éparpillement
= barrer la route aux |communistes (personnes ne veut s’apparenter à eux)
|gaullistes (de Gaulle refuse l’apparentement)
= Troisième force dépasse de peu la majorité absolue ds suffrages exprimé (368/627 sièges)
= « loi électorale la moins honnête de l’histoire » : PCF et RPF sont vainqueurs en voix
(26,5 % + 21 % des suffrages) mais écartés du gouvernement

=> AN pas satisfaisante : blocs assez équivalents (PCF 103 sièges, RPF 119 sièges…)
C) Bilan
=> n’aetpas
dislocation
éclairci ladesituation
la Troisième
même force
si les (1948-1952)
partis apparentés peuvent gouverner

1. Construction européenne

 Plan Marshall inquiète beaucoup


 Planification utilisée pour reconstruire le pays : création du Commissariat au plan
(01/1946) confié à Jean Monnet (construction européenne)

 Robert Schuman : déclaration Schuman au Quai d’Orsay 09/05/1950


→ démocratie chrétienne démarre la construction européenne (All/Fr/Italie/Bénélux)
→ démarche de paix (France // All) = CECA
→ mise en place d’une haute autorité nouvelle

 04/04/1949 : OTAN (organisation du traité de l’atlantique nord)

2. Dislocation

 Émiettement de la représentation, difficulté de former des coalitions


→ Henri Queuille : « Les partis de la majorité sont condamnés à vivre ensemble »

Q scolaire : remonte à la RF ⇒ IIIe Rep crée l’école laïque/persécution des groupes religieux
qui dispensent l’éducation ⇒ loi 1905 ⇒ Vichy finance l’enseignement religieux ⇒ Q ressurgit
au lendemain GM
loi Marie 14/09/1951 loi Barangé 21/08/1951
– bourse pour les élèves des collèges privés – allocation par enfant à toutes les écoles
primaires publiques et privées
=> fait débat surtout à gauche (SFIO/PC)
=> socialistes entrent dans l’opposition

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