Guide - National
Guide - National
DE PRISE EN CHARGE
DE L’INFECTION A VIH
CHEZ L'ENFANT
3
71, Ibn Sina Avenue - Agdal - Rabat
Tél. : (+212) 5 37 67 12 71 - Fax : (+212) 5 37 67 12 98
COMITE DE REDACTION ET DE LECTURE
Société Marocaine d’infectiologie Pediatrique et de vaccination
• Pr Mohammed BOUSKRAOUI
• Pr Noureddine RADA
• Pr Soumia BENCHEKROUN
• Pr Fouzia HMAMI
• Pr Rim AMRANI
• Pr Rachid ABILKACEM
• Pr Abdallah OULMAATI
• Pr Khalila NAINIA
• Pr Fatima ADNANE
• Pr Ahmed Aziz BOUSFIHA
• Pr Karima FAKIRI
• Pr Ghizlane DRAISS
• Pr Noufissa BENAJIBA
Direction de l’Epidémiologie et de Lutte contre les Maladies
• Dr Mohammed YOUBI
• Dr Abdelkrim MEZIANE BELLEFQUIH
• Dr Ibtissam KHOUDRI
• Dr Rachid LAMCHALHI
• Dr Khadija BELBACHIR
• Dr Noureddine SAKHRI
• Melle Hasnae SALEM
• Dr Elkhansa MAHDAOUI
• Mme Boutaina Selma EL OMARI
Institut National d’Hygiène
• Pr Hicham OUMZIL
• Dr Elmir ELHARTI
ONUSIDA
• Dr Kamal ALAMI
5
REMERCIEMENTS
AA : Allaitement Artificiel
AES : Accident d’exposition au sang
Ac : Anticorps
AM : Allaitement Maternel
ARV : Antirétroviraux
BCG : Bacille de Calmette et Guérin
CMV : Cytomégalovirus
CR : Centres référents de prise en charge VIH
CTX : Triméthoprime sulfaméthoxazole
CV : Charge Virale
DELM : Direction de l’Epidemiologie et de Lutte contre les Maladies
ETP : Éducation Thérapeutique
EVVIH : Enfant Vivant avec VIH
FEVIH : Femme Enceinte Vivant avec le VIH
HVB : Hépatite Virale B
HVC : Hépatite Virale C
IDR : Intradermoréaction à la tuberculine
IGRA : Test de Relargage de l’Interféron Gamma
INNTI : Inhibiteurs Non Nuclésoidiques de la Transcriptase Inverse
INTI : Inhibiteurs Nuclésoidiques de la Transcriptase Inverse
IO : Infection Opportuniste
IP : Inhibiteur de la Protéase
IRIS : Syndrome Inflammatoire De Reconstitution Immunitaire
IST : Infection Sexuellement Transmissible
7
LCR : Liquide céphalo-rachidien
LIP : Pneumopathie Interstitielle Lymphoide
OMS : Organisation Mondiale de la Santé
PCR : Polymérase Chain Reaction
PL : Ponction Lombaire
PNLS : Programme National de Lutte contre le Sida
PTAI : Purpura Thrombopénique Auto-Immun
PTME : Prévention de la Transmission du VIH de la Mère à l’Enfant
PVVIH : Personnes Vivant avec le VIH
SOMIPEV : Societe Marocaine d´Infectiologie Pédiatrique et de Vaccinologie
Sida : Syndrome d’Immunodéficience Acquise
PPE : Prophylaxie Post-Exposition
TARV : Traitement Antirétroviral
TB : Tuberculose
TDM : Tomodensitométrie
TROD : Test Rapide d’Orientation Diagnostique
TME : Transmission Mère-Enfant
VIH : Virus de l’Immunodéficience Humaine
VZV : Virus du Zona Varicelle
WB : Western Blott
3TC : Lamivudine
ABC : Abacavir
ATV/r : Atazanavir/ritonavir
9
LISTE DES FIGURES
11
SOMMAIRE
Introduction ..........................................................................................................14
1. Épidémiologie du VIH chez l’enfant ................................................................... 16
1.1. Situation épidémiologique ....................................................................... 16
1.2. Riposte Nationale au VIH/Sida............................................................... 17
2. Organisation de la riposte nationale au VIH/Sida chez l’enfant ..................... 20
2.1. Cadre de l’action...................................................................................... 20
2.2. Offre de soin VIH .................................................................................... 20
3. Circonstances de découverte de l’infection à VIH chez l’enfant ....................... 24
3.1. Devant une symptomatologie clinique faisant évoquer un déficit
immunitaire .............................................................................................. 24
3.2. Devant des anomalies biologiques à l’hémogramme ............................ 24
3.3. Devant des anomalies radiologiques ..................................................... 24
3.4. Devant des situations particulières.......................................................... 25
4. Diagnostic et suivi immuno-virologique du VIH chez l’enfant............................ 28
4.1. Moyens de diagnostic de l’infection VIH ............................................... 28
4.2. Indications et approches diagnostiques.................................................. 29
5. Prise en charge des infections opportunistes et non opportunistes .................. 33
5.1. La tuberculose .......................................................................................... 33
5.2. La pneumocystose ................................................................................... 37
5.3. L’infection à cytomégalovirus................................................................... 38
5.4. La toxoplasmose ...................................................................................... 39
5.5. La cryptococcose neuro-méningée ......................................................... 40
5.6 .La candidose orale et œsophagienne .................................................... 41
5.7. Autres infections ....................................................................................... 42
6. Traitement antirétroviral ..................................................................................... 43
6.1. Quand commencer le TARV...................................................................... 43
6.2. Bilan pré-thérapeutique .......................................................................... 44
13
INTRODUCTION
15
1. Épidémiologie du VIH chez l’enfant
La plupart des infections pédiatriques à VIH chez l’enfant surviennent à la suite d’une
TME pendant la grossesse, l’accouchement ou l’allaitement. La prévention de la TME
(pTME) a montré clairement son efficacité puisqu’elle a réduit le taux de TME de 45%
à moins de 5%.
L’épidémie pédiatrique à VIH a considérablement diminué dans le monde depuis
2000. Depuis 2015, le nombre d’infections évitées grâce à la pTME est enfin devenu
supérieur au nombre de nouvelles infections pédiatriques. Mais en dépit de ces progrès,
l’ampleur de l’épidémie pédiatrique continue de s’accroître, essentiellement pour des
raisons opérationnelles d’insuffisance d’accès aux services. En effet, la couverture
insuffisante des programmes nationaux de pTME et l’utilisation de prophylaxies sub-
optimales continuent d’entraver les efforts dans de nombreux pays d’Afrique. Selon les
données du dernier rapport de l’ONUSIDA 2020, la couverture mondiale par les ARV
est de 68% pour les adultes et seulement 53% pour les enfants.
Grâce à l’accès aux TARV, la mortalité en cas d’infection périnatale par le VIH a
considérablement diminué, et les enfants infectés en périnatal atteignent l’adolescence
et l’âge adulte. Depuis les années 2000, une nouvelle population d’adolescents
vivant avec le VIH est apparue également. Les populations d’adolescents infectés par
le VIH pendant la période périnatale ont émergé d’abord dans les pays du Nord,
puis progressivement en Asie, en Amérique du Sud et, plus récemment, en Afrique
subsaharienne. À cela s’ajoute la population des adolescents infectés hors de la période
périnatale et soulève de nombreuses questions spécifiques (annonce, observance,
rétention dans les soins, succès virologique, comportements sexuels, santé reproductive,
grossesses non désirées, transition vers les files actives adultes...).
Le Maroc dispose d’une stratégie nationale pour la lutte contre le Sida élaborée par
le Ministère de la santé avec l’appui de ses partenaires. Ce Plan Stratégique National
(PSN) vise d’ici 2023 la réduction des nouvelles infections par le VIH de 50% et la
réduction de la mortalité liée au VIH de 50%.
17
100%
22000
81%
17938 75%
16527 68%
15013
81% 92% 92%
Le nombre des EVVIH suivis sous ARV est passé de 265 en 2012 à 850 en 2020
(Figure 2, tableau I).
Le nombre des femmes ayant bénéficié de la pTME était de 228 pour la même année
2020.
16527
15049
13641
10645 11635
9049 Total sous ARV
7498
6464
5301 EVVIH sous ARV
Indicateurs Nombre
Nombre cumulé des EVVIH (< 15 ans) sous ARV 850
Nombre cumulé des PVVIH (Adultes) sous ARV 15 677
Total des PVVIH (Adultes & Enfants) sous ARV 16 527
Nombre des femmes sous pTME en 2020 228
Les centres référents de prise en charge des EVVIH d’Agadir, Casablanca et Rabat
prennent en charge plus de 60% des EVVIH (Figure 3)
Agadir 297
Casablanca CHU Ibn Rochd 283
HER Rabat-Enfant 77
Hôp Mére Enfant CHU Marrakech 73
CHR Ibn Zohr-Marrakech 50
Fès 21
Tanger 21
Militaire-Rabat 9
Oujda 9
Safi 6
0 50 100 150 200 250 300 350
19
2. Organisation de la riposte nationale au VIH/Sida chez
l’enfant
Le PSN de lutte contre le VIH représente le cadre national de référence pour la riposte
nationale au VIH/Sida élaboré par le Ministère de la Santé. Les stratégies de lutte
contre le Sida sont régulièrement mises à jour depuis 2000 pour s’adapter aux contexte
et besoins du pays. La prise en charge des EVVIH est une priorité du PSN 2023.
2.1. Cadre de l’action
La lutte contre le VIH/Sida est organisée au Ministère de la Santé par le Programme
National de Lutte contre le Sida (PNLS) au sein de la Direction de l’Epidémiologie et de
Lutte contre les Maladies (DELM) (Annexe 1). Le PNLS assure :
• La gouvernance de la riposte selon une approche participative ;
• Le pilotage et le suivi de la mise en œuvre ;
• La normalisation des directives et des interventions de lutte contre le Sida.
Le PNLS est soutenu dans ses actions par les partenaires des institutions gouvernementales,
les ONG, le Fonds mondial, l’ONUSIDA et les autres agences des Nations Unies.
Le PSN 2023 est le cadre de référence qui organise les actions et harmonise les
interventions de l’ensemble des acteurs gouvernementaux et non gouvernementaux,
associatifs et des partenaires impliqués dans la lutte contre le VIH/Sida.
Les objectifs du PSN 2023 pour la lutte contre le VIH/Sida sont :
• Réduire de 50 % les nouvelles infections par le VIH ;
• Réduire de 50 % la mortalité liée au VIH ;
• Réduire la stigmatisation et la discrimination liées au VIH et renforcer l’appui
psychosocial des PVVIH ;
• Renforcer la gouvernance aux niveaux national, régional et local pour assurer
l’accélération et la durabilité de la riposte.
2.2. Offre de soin VIH
2.2.1. Dépistage du VIH
Le dépistage volontaire chez l’adulte et la prévention du VIH sont assurés dans les
établissements de Soins de Santé (ESSP) et dans les structures des Organisations Non
Gouvernenantales (ONG) de lutte contre le Sida et les locaux de la Délégation Générale
Laayoune
La prise en charge des EVVIH est assurée par les CR Universitaires et les CR des hôpitaux
régionaux du Ministère de la Santé ainsi que les centres hospitaliers militaires.
Un projet d’extension des CR est en cours de mise en œuvre par le Minstère de la Santé
et en collaboration avec la SOMIPEV afin de renforcer la prise en charge des EVVIH.
La dotation en médicaments antirétroviraux et des infections opportunistes est assurée
gracieusement par le Ministère de la Santé.
21
3.2.3. Diagnostic et suivi virologique du VIH
Le diagnostic et le suivi des enfants dépistés sont assurés par les laboratoires régionaux et
provinciaux et le laboratoire national de référence à l’Institut National d’hygiène (INH).
5 laboratoires régionaux
7 laboratoires Provinciaux
2 laboratoires de CHU
01 laboratoire de Référence INH
Les tests de suivi biologique du VIH sont disponibles dans tous les sites où un CR VIH et
disponible.
A noter que dans le cadre du renforcement de la décentralisation de l’activité de suivi
immuno-virologique du VIH au Maroc, l’activité a été implantée au niveau des laboratoires
des hôpitaux, pour couvrir tous les CR adultes et enfants qui existent actuellement. Ceci
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était possible grâce à l’introduction des technologies alternatives depuis 2018, utilisant le
FACSpresto pour les CD4 et le GeneXpert pour la charge virale.
Points forts et acquis
• Disponibilité d’un cadre national pour l’action faisant intervenir tous les acteurs
impliqués dans la lutte contre le Sida
• Approvisionnement permanent des ARV gratuit assuré par le Ministère de la Santé
pour tous les PVVIH
• Disponibilité des compétences humaines et encadrement par les référents
universitaires
• Réseau des pédiatres, infectiologues et experts dans la lutte contre le VIH
• Partenariat stratégique avec la SOMIPEV pour la lutte contre le VIH
• Appui technique et financier du Fonds mondial et des agences des Nations Unies
• 95% des EVVIH sous traitement par les ARV doivent bénéficier d’un suivi approprié
d’ici 2023
• Opérationnalisation du réseau des pédiatres formés impliqués dans la prise en
charge des EVVIH dans les nouveaux centres relais
• Encadrement, formation et coaching des pédiatres par la SOMIPEV
• Mise à jour des protocoles nationaux de prise en charge des EVVIH par le
Ministère de la Santé conformément aux orientations et recommandations du
comité technique de prise en charge du VIH
23
3. Circonstances de découverte de l’infection à VIH chez
l’enfant
3.1. Devant une symptomatologie clinique faisant évoquer un déficit immunitaire le
dépistage du VIH est la 1ère étape de toute exploration :
• Syndrome fébrile persistant, récurrent d’origine non identifiée ;
• Muguet persistant ou récidivant (après l’âge de 2 mois) parfois associé à une
dysphagie (candidose profonde) ;
• Pneumopathie sévère ou récidivante ou dilatation des bronches ;
• Diarrhée persistante ou récidivante/chronique ;
• Mauvaise croissance staturo-pondérale (cachexie, stagnation, cassure de la
courbe de poids et/ou de la taille) ;
• Poly-adénopathies et/ou hépato-splénomégalie ;
• Parotidite chronique ou récidivante ;
• Signes neurologiques : Retard psychomoteur ou régression psychomotrice,
neuropathie périphérique, microcranie ;
• Signes cutanés : Ecthyma gangrenusum, prurigo, molluscum contagiosum diffus
ou agressif, zona, gale récurrente, xérose… ;
• Signe muqueux : leucoplasie chevelue de la langue.
25
Tableau II: Classification clinique de l’OMS (2007)
Stade I : Pathologie pulmonaire chronique associée au
• Asymptomatique VIH, notamment la bronchectasie
• Lymphadénopathie généralisée persistante Stade IV :
Stade II : • Emaciation (2) sévère inexpliquée, retard de
• Hépato splénomégalie persistante inexpli- croissance sévère inexpliqué (3) ou malnutri-
quée tion sévère (1) inexpliquée ne répondant pas
de façon satisfaisante au traitement standard
• Infections récurrentes ou chroniques des voies
respiratoires supérieures (otite moyenne, • Pneumonie à Pneumocystis jiroveci
otorrhée, sinusite, amygdalite) • Infections bactériennes sévères récurrentes
• Zona (empyème, pyomyosite, infection osseuse ou
articulaire, méningite, par exemple), sauf la
• Erythème gingival linéaire
pneumonie
• Ulcérations buccales récurrentes
• Infection chronique à herpes simplex (buc-
• Eruption papulaire prurigineuse
co-labiale ou cutanée d’une durée supé-
• Infections fongiques de l’ongle
rieure à un mois, ou viscérale quelle que soit
• Infection verruqueuse extensive d’origine
la localisation)
virale
• Candidose œsophagienne (ou candidose
• Molluscum contagiosum extensif
trachéale, bronchique ou pulmonaire)
• Augmentation du volume des parotides per-
• Tuberculose extra-pulmonaire ou disséminée
sistante et inexpliquée
• Sarcome de Kaposi
Stade III : • Infection à CMV (rétinite ou infection
• Malnutrition modérée inexpliquée (1) ne d’autres organes, débutant après l’âge d’un
répondant pas de façon satisfaisante au mois)
traitement standard • Toxoplasmose du système nerveux central
• Diarrhée persistante inexpliquée (14 jours (après la période néonatale)
ou plus) • Encéphalopathie à VIH
• Fièvre persistante inexpliquée (>37,5°C, inter- • Cryptococcose extra-pulmonaire, y compris
mittente ou constante, depuis plus d’un mois) la méningite
• Candidose buccale persistante (après les six • Infection mycobactérienne non-tuberculeuse
premières semaines de vie) disséminée
• Leucoplasie chevelue de la cavité buccale • Leuco encéphalopathie multifocale progres-
• Tuberculose ganglionnaire sive
• Tuberculose pulmonaire • Cryptosporidiose chronique (avec diarrhée)
• Pneumonies bactériennes sévères récurrentes • Isosporose chronique
• Gingivite ou parodontite aiguë nécrosante • Mycose endémique disséminée (histoplas-
ulcérative mose extra-pulmonaire, coccidioïdomycose,
• Anémie (< 8 g / dl), neutropénie (< 0,5 x 10 9 pénicillinose)
/ l) ou thrombocytopénie chronique (< 50 x • Lymphome (cérébral ou non-hodgkinien à
109 / l) inexpliquées cellules B)
• Pneumonie interstitielle lymphocytaire symp- • Néphropathie ou myocardiopathie associée
tomatique au VIH
(1) Malnutrition modérée = rapport poids / taille compris entre - 3 et - 2 DS ou périmètre brachial compris entre 115 et 125mm;
et malnutrition sévère = rapport poids / taille <- 3 DS ou périmètre brachial < 115mm ou la présence d’œdèmes déclives
bilatéraux. (2) Emaciation sévère = indice poids / âge < - 3 DS. (3) Retard de croissance sévère = indice taille/ âge<3 DS.
27
4. Diagnostic et suivi immuno-virologique du VIH chez
l’enfant :
La confirmation du diagnostic de l’infection à VIH chez l’enfant doit se faire dans les
plus brefs délais, de préférence dans les deux premiers mois après la naissance, vu les
modalités évolutives de l’infection VIH chez l’enfant surtout le nourrisson.
La technique à utiliser pour confirmer l’infection à VIH de l’enfant varie selon l’âge.
PCR-ADN : Il s’agit d’une réaction de polymérisation en chaîne de l’ADN. C’est une technique
d’amplification enzymatique par polymérase qui permet, à partir d’un fragment d’ADN, d’en
obtenir un grand nombre (plusieurs millions) de copies identiques. Cette technique est utilisée
pour détecter l’ADN du VIH, et est généralement utilisée pour le diagnostic précoce chez le
nourrisson (Early Infant Diagnosis). Le test s’effectue sur le sang total anticoagulé à l’EDTA.
PCR-ARN : permet de quantifier le nombre de copies d’ARN du VIH circulant dans le sang
d’une personne infectée. C’est ce qui est communément appelée «charge virale». Ce test se
pratique sur le plasma.
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4.2. Indications et approches diagnostiques
Les tests utilisés chez l’enfant pour le diagnostic de l’infection à VIH varient en fonction
de l’âge de l’enfant :
29
Nourrisson exposé au VIH
(TROD ou Elisa positifs chez la mère)
Positive Négative
PCR négative
31
L’algorithme de la figure 7 résume l’approche diagnostique du VIH chez l’enfant de
plus de 18 mois.
Test de dépistage :
Elisa ou test rapide
Si le test du western blot est indéterminé, on peut faire une PCR ARN ou ADN pour asseoir
rapidement le diagnostic.
S : Semaine
La grande urgence face à un enfant VIH est de dépister et traiter précocement une
infection opportuniste (IO) ou non opportuniste qui engage directement le pronostic
vital de l’enfant.
5.1. La tuberculose
La coïnfection VIH/TB est la plus fréquente des coïnfections. La TB doit être recherchée
systématiquement chez tout les EVVIH, et l’infection VIH doit être recherchée chez tout
enfant présentant une TB.
Les formes asymptomatiques sont fréquentes imposant un bilan radiologique et
biologique systématique.
Les signes cliniques de la TB sont souvent communs à ceux du VIH, ce qui complique
le diagnostic (tableau IV). La notion du contage tuberculeux est particulièrement
importante dans ce contexte.
33
Tableau IV: Facteurs de confusion VIH et TB
35
l’initiation du traitement antirétroviral. Les mycobactéries et les mycoses sont les
étiologies les plus fréquentes. Les principales manifestations cliniques sont l’apparition
ou l’augmentation de taille d’adénopathies (67%), la réapparition d’une fièvre (42%),
l’apparition ou l’aggravation d’infiltrats pulmonaires, d’une miliaire ou d’épanchement
pleuraux (23%). Des complications graves (tuberculome intracrânien expansif, détresse
respiratoire, adénopathie compressive…) sont rapportées.
Chez le nourrisson est souvent constaté un IRIS au Bacille de Calmette et Guérin (BCG)
après instauration du TARV (adenopathie axillaire qui fistulise du même ecôté du BCG).
La résolution est généralement simple et spontanée.
La prise en charge se base sur le traitement de la TB ou toute autre infection opportuniste
ayant induit ce syndrome et l’adjonction de prédnisone 1,5 mg/kg/jour pendant 15
jours avec une dégression sur 15 jours. Le traitement antirétroviral est à continuer sauf
dans des situations exceptionnelles engageant le pronostic vital.
5.2. La pneumocystose
Elle peut être observée à tout âge et dès 2 à 3 mois de vie. L’infection à Pneumocystis
jirovecii est l’une des principales causes de pneumonie sévère (15 à 30 %) et de décès
(30 à 50 %) chez les nourrissons infectés par le VIH et présentant un déficit immunitaire
sévère. Elle se manifeste par une pneumopathie fébrile d’évolution plus ou moins
rapide avec image radiologique interstitielle ou plus souvent alvéolo-interstitielle.
Elle peut être le premier symptôme de la maladie ou n’apparaître qu’après plusieurs
années d’évolution. Le diagnostic doit être évoqué chez tout nourrisson exposé au VIH
ou infecté par le VIH n’ayant pas reçu de prophylaxie par cotrimoxazole et présentant
une dyspnée.
5.2.1. Principaux signes cliniques sont
• La fièvre modérée parfois absente ;
• Une détresse respiratoire, d’installation progressive (tirage, cyanose, avec difficulté
à boire) ;
• Des râles crépitant fins et diffus ;
• Une mauvaise réponse aux traitements antibiotiques standards ;
• Une hypoxie sévère persistante (SaO2 < 90 %) ;
• Éventuellement, d’autres symptômes évocateurs d’infection par le VIH sont associés:
muguet buccal, lymphadénopathie généralisée et/ou une perte de poids.
5.2.2. Examens paracliniques
• CD4 pour confirmer l’immunodépression sévère.
• Radiographie pulmonaire :
• Signes souvent discrets par rapport à la sévérité de la dyspnée ;
• Opacités diffuses, bilatérales et homogènes, interstitielles (ou alvéolaires parfois).
• Examens de confirmation :
Recherche du Pneumocystis jirovecii dans les crachats induits par du serum hypertonique
(3 jours de suite) pour étude parasitologique ou rarement recours au lavage broncho
alvéolaire plus laborieux.
37
5.2.3. Traitement :
5.4. La toxoplasmose
La toxoplasmose cérébrale est une infection opportuniste causée par un parasite : le
Toxoplasma gondii. Elle est plus fréquente chez le grand enfant et l’adolescent.
5.4.1. Signes cliniques évocateurs
• Céphalées, hémiplégie, aphasie, amputation du champ visuel, diplopie, paralysie
oculomotrice ;
• Convulsions, mouvements anormaux (choréiques) ;
• Syndrome d’hypertension intracrânienne ;
• Fièvre inconstante.
5.4.2. Examens paracliniques
• CD4 pour confirmer l’immunodépression sévère ;
• Scanner cérébral : Images d’abcès en cocarde.
• Une séroconversion des Ig G est en faveur de la réactivation.
39
5.4.3. Traitement
• Association de plusieurs traitements pendant une durée de 6 à 8 semaines.
• Le traitement classique associe :
• Pyriméthamine : 2 mg/kg, une fois par jour (max : 50 mg/j) pendant 2 jours puis
1 mg/kg, une fois par jour (max : 25 mg/j) ;
• Sulfadiazine : 50 mg/kg, toutes les 12 heures ;
• Acide folinique : 5 mg, 3 fois par semaine.
• En l’absence de ces traitements : Cotrimoxazole à forte dose avec 50 mg/kg toutes
les 12 heures ;
• Le traitement curatif doit être suivi pendant 6 semaines ;
• Le traitement prophylactique est à base de cotrimoxazole.
41
5.7. Autres infections :
En plus des infections opportunistes spécifiques révélant fréquemment le VIH, l’enfant est
également menacé par les virus et bactéries communes aux immunocompétents.
Les infections virales : herpétiques, varicelle, et zona dont le traitement symptomatique
est suffisant chez les immunocompétents nécessitent dans le cadre de VIH la mise sous
traitement antiviral en urgence pour éviter les complications et du fait des présentations
graves plus fréquentes.
Les infections bactériennes :
• Les germes les plus souvent en cause sont : Streptococcus pneumoniae, Haemophilus
influenzae type b, Staphylococcus aureus, Escherichia coli, Pseudomonas aeruginosa,
Salmonella ;
• Le tableau clinique est similaire à celui de l’enfant immunocompétent avec un plus
grand risque de résistance et de sepsis. La réalisation de prélèvements bactériologiques
est indispensable ;
• Le traitement empirique à base de Ceftriaxone à 80 mg/kg/j doit être entamé en
attente des résultats des hémocultures ;
• Si Ecthyma (suspicion de Pseudomonas) il faut démarrer la céftazidime à 100 mg/
kg/j, en 3 prises, associées à l’amikacine à 15 mg/kg/j.
43
Encadré 7 : Préalables pour le TARV
• Il n’y a pas d’extrême urgence à commencer un TARV.
• Il s’agit d’une trithérapie à vie.
• Le premier schéma thérapeutique est decisif.
• Le capital thérapeutique en ARV chez l’enfant est réduit et à préserver.
• Avant de commencer un TARV, s’assurer :
• de la disponibilité continue des ARV (stock, formulations adaptées à l’âge de l’enfant …).
• des conditions de dispensation des ARV par l’entourage de l’enfant (Education
thérapeutique).
• Commencer par la prophylaxie / cotrimoxazole.
45
La posologie des ARV est resumée dans l’Annexe 3.
ZDV +3TC+EFV
Alternatives :
Enfants - ABC + 3TC + EFV
(3 à <10 ans), (10-30 kg) - ZDV + 3TC + NVP
- ABC+ 3TC + NVP
- TDF + FTC + (EFV ou NVP)
- Si LPV /r disponible : ZDV + 3TC + LPV/r
Enfants - Alternatives : ABC + 3TC + LPV/r
(<3 ans, <10 kg) - Si LPV /r non disponible : ZDV + 3TC + NVP
- Alternatives : ABC + 3TC + NVP
Zidovudine (AZT ou ZDV), Lamivudine (3TC), Ténofovir (TDF), Abacavir (ABC), Emtricitabine (FTC),
Névirapine (NVP), Efavirenz (EFV), Lopinavir/ritonavir (LPV/r).
La prescription d’AZT exige le suivi de l’hémogramme pour chercher une anémie qui
indique le changement vers l’ABC. La prescription du TDF impose un suivi rénal par
protéinurie et créatininémie. La prescription d’ABC impose la recherche de HLA B
57/01 qui doit être négatif.
2S-
Age <2S 3M-3A 3-6A 6-12A >12 A
3M
AZTouABC (ABCouT-
2 INTI ABC1 + XTC
préférentiel
LPV/r
RAL ou ou
RAL RAL RAL
3ème NVP2ou ou
ou ou ou
agent LPV/r3 EFV4ou
NVP EFV EFV
NVP ou ou
NVP NVP
AZT = zidovudine ; ABC = abacavir ; XTC : (3TC = lamivudine; FTC = emtricitabine) ; LPV/r = lopinavir/
ritonavir ; TDF = ténofovir ; NVP = névirapine ; RAL = raltégravir ; EFV = efavirenz ; DTG = dolutégravir
1 : En l’absence d’HLA B57*01 (si test disponible), 2 : Eviter l’association NVP avec ABC, 3 : Circonstances
spéciales, contre indiqué chez le prématuré et chez le nouveau-né de moins de 2 semaines, la forme
granulée est utilisable à partir de l’âge de 3 mois, 4 : A partir de 3 ans et de 10 kg.
47
Tableau IX : Schéma du TARV de 1ère Ligne en cas de coïnfection TB/VIH (2015)
49
Tableau X : Suivi de l’EVVIH sous TARV
M18 puis
Bilan
J15 M2 M3 M6 M12 tous les
pré-ARV
6M
Clinique x x x x x Tous les 3M
CD4 x x x x x )3(
CV x x x x x x
NFS x x x x x x
Transaminases x x x x x
Protéinurie x )1( )1( )1( )1(
Créatinine x )1( )1( )1(
Bilan lipidique x )2( )2(
Bilan des coinfections (TB,
CMV, Toxo, HVB, HVC, x
)Syphilis, Pneumocystis
(1) Si TDF ou pathologie rénale sous-jacente ; (2) si IP ou EFV ; (3) les CD4 ne sont plus à demander chez
les EVVIH si CV est indétectable sur 2 prélèvements à 6 mois d’intervalle, et enfant stable.
Les TARV sont globalement bien tolérés chez l’enfant, mais peuvent être responsables
d’effets secondaires qu’il faudra surveiller. Le tableau XII regroupe les principaux effets
indésirables des ARV ainsi que la conduite à tenir correspondante à chaque molécule.
Cette étape doit faire participer les médiateurs thérapeutiques dont le rôle est primordial
dans l’éducation et l’appui psycho-social.
51
Tableau XII : Principaux effets indésirables des ARV et conduite à tenir
Hépatotoxicité : uniquement en
début de traitement
→ Changer par EFV. Si le patient ne tolère aucun
NVP Éruption cutanée sévère, INNTI (ou est âgé de moins de 3 ans), changer
syndrome de Stevens-Johnson pour une IP boostée
uniquement en début de
traitement
53
Échec virologique :
Charge virale > 1 000 copies/ml
Échec immunologique :
• Enfant < 5 ans : CD4 < 200 cellules/mm3 ou < 10%
• Enfant > 5 ans : CD4 < 100 cellules/mm3
Échec clinique :
Évènement clinique nouveau ou récurrent indiquant
une immunodépression avancée ou sévère (stade 3 ou 4)
1. ATV/r peut être utilisé chez l’enfant de plus de 3 mois mais la disponibilité limitée de formes liquides et
la nécessite d’ajouter le ritonavir à part doit être prise en compte pour le choix de cette molécule selon
la disponibilité nationale.
2. Le DRV/r ne doit pas être utilise chez les moins de 3 ans ; la dose recommandée est 600mg/100mg
en 2 prises / jour.
3. DTG en 3ème ligne doit être utilise en double dose.
4. Apres échec de schéma de 1ère ligne contenant ABC (ou TDF) + XTC, la 2ème ligne comprendra
AZT+XTC (forte recommandation, qualité de preuve faible).
5. Pour les EVVIH de moins de 15 kg ou de 6 ans, ATV/r ou LPV/r peuvent être utilisés.
6. Pour les EVVIH de moins 3 ans, RAL peuvent être utilisé en tenant compte de la faible barrière génétique
de ce produit.
55
8. Éducation thérapeutique
L’éducation thérapeutique (ETP) est indispensable pour favoriser l’acceptation et
l’adhésion au traitement ARV en parfaite connaissance du diagnostic par le parent ou
le tuteur et l’enfant (selon son âge). Elle doit être assurée par tout prestataire : clinicien
en collaboration avec l’agent de soutien psycho-social ou éducateur, accompagnateur
impliqué dans le circuit de soin du patient.
• L’éducation pré-thérapeutique doit s’articuler autour des éléments suivants :
• Expliquer clairement le but du traitement, pourquoi il doit débuter au plus tôt et devra
être poursuivi à vie ;
• Expliquer les modalités du traitement (médicaments à prendre, posologie, fréquence
des prises, comment mesurer les quantités à administrer, voie d’administration, effets
secondaires possibles, etc.) ;
• Expliquer comment se déroulera le suivi (suivi clinique, mesure de la charge virale,
etc.) ;
• Expliquer quelles sont les exigences pour l’atteinte des objectifs du traitement ;
• Expliquer les conséquences de la mauvaise observance du traitement ;
• Discuter avec l’enfant et sa famille des différentes barrières qui pourraient entraver
la bonne mise en œuvre du traitement, et comment on peut arriver à vaincre ces
obstacles ;
• Solliciter l’engagement formel de l’enfant et de sa famille à bien suivre le traitement à
vie ; suite à l’engagement de l’enfant et de sa famille, le personnel doit aussi exprimer
et montrer sa propre disponibilité à apporter tout le soutien nécessaire au bon suivi
du traitement ARV ;
• Expliquer les modalités du suivi du TARV, y compris la nécessité de mesurer la CV tous
les 6 mois.
Le suivi de l’enfant infecté par le VIH doit tenir compte du contexte familial. L’implication
du père de l’enfant, est importante en vue d’une prise en charge intégrée de la cellule
familiale. Il est nécessaire d’expliquer aux parents/tuteurs le bénéfice de cette implication
pour eux, pour l’enfant, pour le reste de la cellule familiale (traitement à vie, facilitation
du choix du mode d’alimentation, dépistage et prise en charge du reste de la famille).
L’objectif de l’ETP est de rendre l’enfant plus autonome et capable en fonction de son
degré de maturité de :
• Participer à la prise en charge de sa maladie (pharmacovigilance), de ses soins, de
la prévention de la transmission ;
71, Ibn Sina Avenue - Agdal - Rabat
Tél. : (+212) 5 37 67 12 71 - Fax : (+212) 5 37 67 12 98
56
• Adhérer à son traitement et son suivi par une meilleure compréhension de sa maladie ;
• Prendre des décisions adaptées pour le maintien de sa santé et l’amélioration de sa
qualité de vie.
Dans toutes les maladies chroniques, l’observance au long cours est un défi auquel
les équipes doivent faire face. Des facteurs favorables et défavorables à l’observance
peuvent être liés au traitement en lui-même, d’autres à la représentation que le patient/
ses parents ont de ce traitement ; l’histoire de la maladie et son évolution influent plus
ou moins favorablement sur l’observance, de même que la qualité des relations entre
la famille et l’équipe de soins. Enfin, la solidité du cadre familial et l’implication des
parents, autour de l’enfant, sont d’une importance majeure, en particulier chez les plus
jeunes.
57
9. Annonce de la maladie
L’annonce de l’infection VIH à l’enfant est un processus progressif sur 2 à 3 ans à partir
de 5ans. Elle se fait sur plusieurs séances en commençant par parler de l’immunité et en
se terminant par l’annonce du mot Sida.
L’annonce fait référence au processus par lequel les enfants apprennent leur statut
sérologique (séropositivité au VIH/Sida). Il s’agit d’un processus transversal qui peut
intervenir à tout moment dans la cascade de soins, dès que le test de dépistage révèle
la séropositivité de l’enfant et jusque pendant la période de traitement. L’âge, le stade
de développement et les questions de l’enfant, ainsi que les souhaits émis par le parent
déterminent à quel moment il convient d’effectuer une annonce partielle ou complète
selon les capacités cognitives de l’enfant.
L’OMS recommande d’annoncer aux enfants d’âge scolaire leur séropositivité au VIH
en raison des bénéfices pour leur santé.
Une approche axée sur le processus d’annonce et adaptée aux aptitudes de l’enfant et
au contexte culturel doit être adoptée.
59
10. Prévention de la transmission mère enfant
La pTME est l’une des premières priorités de la lutte contre l’épidémie du VIH/Sida. À l’ère
des ARV efficaces, la première cause de TME demeure l’ignorance chez la femme, de son
infection VIH. En l’absence de prévention, le taux de TME du VIH-1 est de 15-20 %, et
jusqu’à 25-45 % en cas d’allaitement alors qu’une stratégie bien menée de prévention
réduit à moins de 1 % le risque de transmission.
Le Ministère de la Santé a mis en place une feuille de route nationale pour l’eTME du
VIH et de la syphilis congénitale dont l’objectif global est de certifier cette élimination
en 2023 selon les critères de l’OMS. La feuille de route nationale s’articule autour de
5 axes d’intervention :
1. Prévenir l’infection à VIH chez les femmes en âge de procréer et dépister le VIH
et la Syphilis chez les femmes enceintes ;
2. Prévenir les grossesses non désirées chez les femmes vivant avec le VIH ;
3. Prévenir la transmission du VIH de la femme enceinte vivant avec le VIH à son
enfant ;
4. Fournir les soins, le traitement et l’accompagnement aux femmes vivant avec le
VIH, leurs enfants et leurs familles ;
5. Assurer le pilotage du plan d’élimination de la transmission mère-enfant du VIH
et de la Syphilis congénitale.
L’efficacité du TARV permet d’espérer l’eTME du VIH, mais il existe encore de fortes
disparités dans l’accès et dans l’efficacité des programmes de pTME notamment
le dépistage. Le dépistage du VIH chez la femme enceinte doit être proposé
systématiquement. Ainsi, le suivi de la femme séropositive enceinte sera coordonné entre
le gynécologue, l’infectiologie adulte et le pédiatre dont l’intervention peut démarrer
pendant la grossesse.
Il faut toujours prescrire à la mère une trithérapie et mettre le nouveau-né sous
prophylaxie VIH pendant 4 semaines la prophylaxie doit être démarrée chez
le nouveau né dans les 8h suivant l’accouchement.
*Au cours de l’accouchement :
Il faut éviter les examens du col de l’utérus, le travail prolongé et la rupture artificielle
des membranes. Les versions, l’épisiotomie, la pose d’électrodes sur scalp, le forceps,
les ventouses et la scarification sont contre indiquées.
La séquence des ARV chez le nouveau-né démarrant les ARV après la naissance sont
résumés sur le tableau XV et XVI.
1. pendant une durée limitée jusqu’à ce qu’une formulation solide de LPV/r puisse être utilisée.
2. Le Lop/r peut être introduit à partir de 3Kg
61
Tableau XVI : Dosage des ARV chez l’enfant de moins
de 4 semaines selon l’OMS
ARV Sirop (mg/ml) 2 - 3 kg 3 - 4 kg 4 - 5 kg
AZT 10 mg/ ml 1 ml 1,5 ml 2 ml
10 mg/ ml
NVP 1,5 ml 2 ml 3 ml
1,5 ml
3TC 10 mg/ ml 0,5 ml 0,5 ml 1 ml
LPV/r est contre-indiqué pour le moins de 2 semaines et la forme granule n’est pas à utiliser avant l’âge de 4 mois.
Le LPV/r en forme de paillette peut être administré à partir de 3 kg.
ARV : Antirétroviraux, AZT : Zidovudine ; NVP : Névirapine ; 3 TC : Lamivudine ; LPV/r : Lopinavir/ritonavir
Femme connue VIH+ sous TARV Femme dont le statut VIH est inconnu
Préparation à la sortie
et référence
63
NN exposé à l’infection VIH NN exposé à l’infection VIH
(Les 4 premieres semaine de vie) (4 semaines - 18 mois)
Positive Négative
Enfant infecté
1. PCR faite avant 1 mois de vie est à recontroler si elle est negative.
65
11. Vaccination de l’enfant vivant avec le VIH
Règle générale
• Chez les nourrissons infectés par le VIH, il convient en principe de procéder aux
vaccinations dès que l’âge recommandé est atteint ;
• La plupart d’entre eux ont une bonne réponse immunitaire pendant la première
année de vie.
Règles particulières
• A l’exception des stades avancés du VIH, tous les enfants infectés par le VIH doivent
être vaccinés contre la rougeole dès l’âge de 6 mois, puis recevoir un rappel à l’âge
de 9 mois ;
• Les vaccins vivants autres que celui contre la rougeole (dont celui contre la fièvre
jaune) sont contre-indiqués en cas de déficit immunitaire très sévère (CD4 < 10%).
En revanche, ils peuvent et doivent être pratiqués après amélioration de l’état
immunitaire sous TARV ;
• Les vaccinations contre les infections à pneumocoque et à Haemophilus influenzae
sont fortement recommandées.
En cas d’infection à VIH confirmée ou fortement suspectée, il est déconseillé
d’administrer le BCG.
Le calendrier vaccinal des EVVIH diffère légèrement de celui des enfants non infectés
(Tableau XVII). Dans les pays à ressources limitées, les adaptations suivantes sont
préconisées :
• Vaccination contre la rougeole à 6 et 9 mois ;
• Contre-indication des vaccins vivants (fièvre jaune, rougeole, BCG...) en cas d’immu-
nodéficience majeure (CD4 < 10 %).
Le calendrier vaccinal doit être respecté et le contrôle de la CV ainsi que le taux de CD4
permettent une meilleure sécurité vaccinale et réponse immunologique.
Vaccins
Vaccins Vaccins
recommandés
contre-indi- spécifiquement Commentaires
en population
qués recommandés
générale
Patients - BCG - Grippe saisonnière - Diphtérie, Pour les patients
infectés - Fièvre jaune 1, 2 - Hépatite A2 Tétanos, Polio et - ayant démarré le
par le - Hépatite B3 Coqueluche TARV, attendre le
VIH - ROR1 - Pneumocoque (4 - Haemophilus contrôle de la CV
- Varicelle 1 injections) influenzae type b rendue si possible
- Papillomavirus indétectable, pour
vacciner (meilleure
immunogénicité)
1- Envisageable si lymphocytes CD4 > 25 % (nourrissons < 12 mois), CD4 > 20 % (nourrissons entre 12 et 35
mois), > 15 % (enfant entre 36 et 59 mois) ou CD4 > 200/mm3 (enfants âgés de plus de 5 ans et adultes)
ET si infection non symptomatique.
2- Pour les patients non immuns.
3- Recommandé pour tous les patients (enfants et adultes) n’ayant aucun marqueur sérologique du VHB avec
contrôle des Ac anti-HBs au moins 1 à 2 mois après la dernière injection puis chaque année. Injection de
rappel si les Ac anti-HBs sont inférieurs à 10mUI/ml.
67
12. Passage à la prise en charge dans les services referents
pour adultes à l’adolescence
La prise en charge des adolescents doit tenir compte de leurs besoins, en s’adaptant
autant que possible aux horaires et impératifs des calendriers scolaires, en proposant
un accès aux soins de santé sexuelle dans une approche bienveillante et avec l’accès à
une dispensation facilitée des ARV.
La transition de la prise en charge pédiatrique à la prise en charge adulte du VIH,
est un processus que tout adolescent porteur de maladie chronique ainsi que sa
famille doit traverser, et auquel les services de pédiatrie et de médecine adulte doivent
s’adapter pour limiter, à cet âge de forte vulnérabilité psychique, les risques de rupture
de traitement et de suivi avec risques d’aggravation de la maladie engendrés par la
discontinuité.
Cette modifcation profonde de la prise en charge doit être anticipée, préparée et
accompagnée, tant sur un plan organisationnel, par la mise en place d’un dispositif de
transition avec une ou plusieurs consultation(s) de transition précédant le transfert, que
sur un plan individuel.
La préparation consiste d’abord en l’appui au développement de l’autonomie (globale,
sociale et en santé) : connaître sa maladie, son traitement et les moyens de se le procurer,
savoir solliciter les services adéquats en cas d’urgence ou encore savoir prendre des
rendez-vous et les respecter.
C’est ensuite un dialogue sur le sens, la nécessité et le choix du moment propice pour
cette transition de prise en charge.
Les modalités d’organisation peuvent être multiples :
• Consultation de médecin d’adulte en pédiatrie, seul ou en binôme avec le pédiatre ;
• Consultation dédiée aux adolescents un jour donné au sein d’un service de médecine
adulte.
La prise en charge ultérieure en service adulte doit s’appuyer sur des référents stables,
disponibles, formés aux spécifcités de l’adolescent et disposant d’une transmission
des informations utiles par écrit ou au moyen de staffs communs. Elle ne doit pas négliger
la nécessité d’accompagnement psychologique au long cours.
69
• La pertinence de prescrire une antibioprophylaxie dans les cas de signes de
surinfections cutanées de plaie suite à une morsure humaine.
71
Le tableau XVIII résume les recommandations de l’OMS pour la prise en charge des
douleurs de l’enfant malade.
Tableau XVIII : Caractéristiques de la douleur chez l’enfant malade
Irradiation/
Type de Origine du
Localisation Caractéristique dysfonctionnement Exemples
douleur stimulus
sensoriel
Douleur Déclenchée Bien localisée Généralement Aucune abcés, cicatrice
nociceptive par les forte, peut post-opératoire,
somatique nocicepteurs avoir une traumatisme ou
superficielle de la composante de brûlure superficielle
peau, des brûlure ou de
muqueuses piqûre
(bouche,
nez, anus,
urétre...)
Douleur Déclenchée En général Généralement Parfois. irradiation Fracture, crampe,
nociceptive par les bien forte, douloureuse vers la crise osseuse
somatique nocicepteurs localisée, habituellement peau en regard de drépanocylaire
profonde des os, des avec une sourde ou la lésion, mais pas
articulations, sensibilité lancinante de trouble sensoriel
des muscles à la palpation
et du tissu
conjonctif
Douleur Déclenchée Localisation Souvent vague, Parfois, irradiation œsophagite,
nociceptive par les vague, sourde à type cutanée dans la pleuropneumopathie
viscérale nocicepteurs douleur de crampe, zone innervée bactérienne ou
des organes diffuse, La spasmes, par les mêmes tuberculeuse,
internes palpation colique, douleur racines sensitives. métastase
(foie, de la zone profonde, Irradiation viscérale
pancréas, douloureuse Souvent possible (sans
plévre, peut majorer associée à des support nerveux
péritoine...) la douleur nausées, des anatomique).
vomissements pas de trouble
et des sueurs sensoriel
profuses
Douleur Siège Douleur Difficile à Perçue sur Lésion de la
neuropathique variable. diffuse, de décrire, les mots le territoire moelle due à un
La douleur localisation variant selon les d’innervation du traumatisme ou une
peut être difficile, mais patient: brûlure, nerf endommagé. tumeur. Neuropathie
spntanée ou selon une picotement, Il peut y’avoir périphérique liée au
déclenchée topographie piqûre, continue un rayonnement VIH ou aux ARV
par un nerveuse ou sous forme anormal.
stimulus (territoire de décharge La douleur est
sensitif ou associée à un
moteur) dysfonctionnement
sensoriel (dysesthé-
sies hypoesthésie,
71, Ibn Sina Avenue - Agdal - Rabat hyperesthésie et
Tél. : (+212) 5 37 67 12 71 - Fax : (+212) 5 37 67 12 98 l’allodyniel
72
15. Suivi et évaluation des activités de prise en charge de
l’EVVIH
Au Ministère de la Santé, le PNLS gère la prise en charge de l’infection VIH chez
l’enfant au niveau central.
En collaboration avec la SOMIPEV et d’autres d’experts nationaux membres du comité
technique, le PNLS veille à l’élaboration des directives nationales pour la prise en
charge des EVVIH, le suivi et à l’évaluation des questions liées au VIH de l’enfant,
ainsi qu’au développement de plans nationaux spécifiques de formation continue en
collaboration avec toutes les parties prenantes.
16.1. Système de notifications
La notification des cas d’EVVIH et le suivi des activités de prise en charge est d’une
importance capitale pour :
• L’amélioration de la surveillance épidémiologique et de la veille sanitaire ;
• La mesure de l’impact des interventions ;
• La planification et l’organisation de l’offre de soin de pédiatrie ;
• L’identification des besoins en médicaments et en moyens de dépistage et de
diagnostic.
• La détermination des ressources humaines et financières nécessaires.
En conséquence, tous les cas des infections VIH diagnostiqués chez un enfant ou un
adolescent (qu’il ait ou non commencé son traitement) doit être notifiée au PNLS. Les
registres de suivi des EVVIH au niveau des CR doivent mentionner les activités du suivi
virologique sous traitement notamment dans le cadre de la pTME. Les donées de suivi
de la prise en charge des EVVIH doivent en outre être intégrés dans les analyses de
cohortes et les rapports périodiques.
Il est important de tenir à jour les dossiers médicaux des EVVIH en veillant à y consigner
les informations utiles d’ordre clinique, paraclinique et thérapeutique. Le dossier médical
informatisé Nadis, mis en place dans tous les CR de prise en charge du VIH par le PNLS
aidera à améliorer les notifications et le suivi des PVVIH.
16.2. Suivi et évaluation de la prise en charge des EVVIH
Les enfants présentant une infection VIH sont pris en charge dans le cadre d’un réseau
coordonné de soins qui intègre plusieurs niveaux d’intervention notamment :
• Les nouveaux centres relais de prise en charge des PVVIH (en cours de création);
73
• Les CR régionaux et provinciaux à travers les services de pédiatrie et d’infectiologie ;
• Les ESSP qui offrent les prestations de soins maternels et infantiles et les activités de
prévention et de dépistage du VIH à un niveau de proximité ;
• Un réseau spécifique de laboratoires hospitaliers, coordonné par l’INH, qui assurent
les activités de diagnostic de l’infection à VIH chez l’enfant et l’adolescent.
Les données de la prise en charge remontent selon un circuit codifiéà partir des CR via
le service du réseau des établissements de soin (à la délégation provinciale), puis vers
le service de santé publique affilié à la direction régionale de la santé et enfin vers le
PNLS (DELM).
Les supports d’information du PNLS sont représentés sur l’annexe 6. Ils comportent :
• La fiche de notification d’un cas d’infection à VIH chez l’enfant ;
• La fiche de liaison pour les CR de prise en charge ;
• Le registre du suivi des EVVIH ;
• Les rapports des CR pédiatriques ;
• Les supports d’information pour la pTME : registre de la parturiante.
75
Au Maroc, la prise en charge des EVVIH a connu de grands progrés. Fort est de
constater qu’avec l’accroissement de la file actives des EVVIH, le besoin de renforcer
cette prise en charge et l’étendre à d’autres structures de prise en charge demeure
primordial pour accélérer l’atteinte de l’objectif d’élimination du VIH/Sida dans notre
pays d’ici 2030.
2. [Link]
10. Guidelines OMS 2020 pour la prise en charge de l’EVVIH. Site : [Link]
77
Annexe 1 : Organisation du Programme National de Lutte contre
le Sida
Ministère de la Santé
Institut National
d’Hygiène Laboratoires
National de Référence
Autres Institutions
Partenaires
internationaux
Centres Hospitaliers
Universitaires
Centres Référents
Comité de Coordination
Universitaires de prise
du Maroc (CCM)
en charge du VIH
Et Laboratoires
[Link]@gmail.
Rabat Adulte Pr. KHIBRI HAJAR 06 62 11 33 51
com
CHU Ibn Pr. BENKHLIFA [Link].91@
Rabat Adulte 06 13 16 39 99
Sina Rabat MINA [Link]
Service Pr. BENSER benserfatimaez-
Médecine A Rabat Adulte 06 61 51 71 52
FATIMA EZZAHRA zahra@[Link]
Pr. HICHAM hharmouche@
Rabat Adulte 06 61 44 41 15
HARMOUCHE [Link]
latifaallami2@
Rabat Adulte Pr. ALLAMI LATIFA 06 61 55 40 86
[Link]
Hôpital
d’Enfants Pr. BENCHEKROUN- [Link]-
Rabat Pédiatrie 06 61 24 41 97
CHU Ibn SOUMIA mia@[Link]
Sina Rabat
nhjira89@gmail.
Hôpital Rabat Adulte Pr. HJIRA Naoufal 06 65 38 34 14
com
Militaire
Pr. ABILKASSEM abilkassemrachid@
Med V - Rabat Pédiatrie 06 71 26 99 86
RACHID [Link]
RABAT
Pr. REGGAD [Link]@ 067 19 41 4 61
Rabat Adulte
Ahmed [Link]
79
CHU IBN ROCHD- CASABLANCA
CHR MY YOUSSEF
CHU
Pr. MARIH
Ibn Rochd marihlatifa@hot-
Casablanca Adulte LATIFA [Link].45
[Link]
Sce des
Maladies
Infectieuses
Pr. SODQI sodqim@gmail.
Casablanca Adulte MUSTAPHA com [Link].75
Dr BENSGHIR rajaabensghir@
Casablanca Adulte [Link].46
RAJAE [Link]
Hôpital
d’Enfants Pr. ADNANE fatima_ped@
Casablanca Pédiatrie [Link].52
Abderrahim FATIMA [Link]
HarouchI
CHR MY hananboudad@
Youssef Dr HANANE
[Link] [Link].28
Casa- Anfa Adulte BOUDAD
Sce des
Maladies hananboudad@ [Link].76
Infectieuses [Link]
CHU/CHR - AGADIR
Dr MALMOUSSI [Link]-
Agadir Adulte 06 63 42 91 66
MOURAD rad@[Link]
[Link]@hot-
Agadir Pédiatrie Dr FADAL AWATEF 06 66 94 56 55
[Link]
81
HÔPITAL MOHAMMED V- MEKNÈS
Dr LAAROUSSI n.laroussi358@
Meknès Pédiatrie
Hôpital Mo- Najib [Link]
hammed V-
Meknès zarifassia@
Meknès Adulte Dr ZARIF ASSIA 06 61 49 73 29
[Link]
CHU/CHR - TANGER
medecinba-
Hôpital Dr BADAOUI
Tanger Adulte daoui@gmail. 06 68 40 42 17
Duc de Tovar LATIFA
com
Tanger
Dr BELAHCHICHE belahchich@hot-
Tanger Adulte 06 61 06 85 36
Aîcha [Link]
Pr. MYRIEM myrabou@hot-
Tanger Adulte 06 62 25 81 81
BOURKIA [Link]
Dr IKRAM
CHP- Tétouan Tétouan Adulte -- 06 61 66 67 20
BENYAICH
nourelhouda.
Dr. MOUHIB
CHR- Oujda Oujda Adulte mouhib@gmail. 06 61 19 13 39
NOURELHODA
com
Pr. AMRANI amranirim@
CHU- Oujda Oujda Pédiatrie 06 61 68 08 31
RIM [Link]
Dr IDALENE [Link]-
Laâyoune Adulte 06 99 00 75 84
MALIKA ne@[Link]
CHP-
Laâyoune
[Link]@
Laâyoune Pédiatrie Dr El HIMI Said 06 99 00 75 84
[Link]
Dr JAGHNOUNE jaghnoune@
CHP- Safi Safi Adulte 06 68 12 68 89
NOUREDDINE [Link]
83
Annexe 3 : Posologies des molécules ARV
Molecules seules :
85
Dolutégravir
Dolutégravir cp 10 mg, 25 mg (non 6 ans et poids ≥ Enfant sans résistance aux inhibiteurs
commercialisés en 2017) 30 kg d’intégrase
cp 50 mg 15 à <20 kg : 20 mg x 1/j (2cp de 10 mg)
20 à <30 kg : 25 mg x 1/j
30 à <40 kg : 35 mg x 1/j (1 cp 10 mg +
cp 25 mg)
≥ 40 kg : 50 mg x 1/j
Données 2019 : > 20 kg = 1cp de 50 mg
Dolutégravir + aba- cp 50 mg/ 600 mg/ 12 ans et poids ≥ 1 cp/j
cavir + lamivudine 300 mg 40 kg
Démarrer d’urgence une Chimioprophylaxie du VIH Informer et sensibiliser sur : (3) Tableau des posologies ARV pour l’enfant < 35 Kg, en fonction du poids
et la poursuivre pendant 4 semaines*** Poids en Kg
Les ARV et leurs effets 3 à 5,9 6 à 9,9 10 à 13,9 14 à 19,9 20 à 24,9 25 à 34.9
Adulte et Enfant de 35 kg et plus : Molécules
indésirables
TDF/FTC (Tenofovir 300 mg + Emtricitabine 200 mg) : 1 cp / jour AZT 60 mg/3TC 30 mg
Les mesures standards 1cp x2/j 1,5 cp x2/j 2cp x2/j 2,5 cp x2/j 3 cp x2/j
+ de précaution (cp sécables dispersibles)
LPV/r (Lopinavir 200mg+Ritonavir 50mg) : 2 cp 2 fois / jour Pendant toute la période AZT 300 mg/3TC 150 mg (cp) 1 cp x 2/ j
ou ATV/r (Atazanavir 300 mg +Ritonavir 100 mg) : 1 cp / jour de suivi, conseiller :
ou EFV (Efavirenz 600 mg) : 1 cp / jour LPV/r 80/20 mg/ml (sol. Buv.) 1 ml x2/j 1,5 ml x2/j 2 ml x2/j 2,5 ml x2/j 3 ml x2/j
ou RAL (Raltegravir 400 mg) : 1 cp 2 fois / jour Préservatif, contraception 2 cp matin
Pas d’allaitement, don de LPV/r 200/50 mg (cp)
1cp le soir
Enfant de moins de 35 kg : sang, sperme ou d’organe
* Le test VIH se fait après consentement
AZT/3TC (Zidovudine + Lamivudine) + LPV/r (Lopinavir + Ritonavir ) - Évaluer et prendre en ** En cas de doute sur l’indication, démarrer la prophylaxie du VIH et référer vers le médecin
La forme et le dosage sont à adapter selon le poids : voir tableau (3) charge les autres risques référent pour réévaluation du risque de transmission
Référer vers le médecin de travail (AES) ou le référent VIH pour - Déclarer l’Accident de *** Consulter le médecin référent si femme enceinte ou si l’on craint la transmission
le suivi clinique et biologique (à 1 mois et 3 mois) Travail (dans les 48 H) de virus résistant Version1/2016
Annexe 5 : Prise en charge des accidents d’exposition au sang
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Région :……………………………… …………………………………..: اﻟﺟﮭﺔ
Province :…………………………… ………………………………..: اﻻﻗﻠﯾم
Nom de l’Etablissement:……………………………………………………………………………………………….
charge des EVVIH
Mort-né
d'ordre parturiente l'établis- l'établis- nouveau - va adresser va
Voie basse
/N d'ordre / chement chement l'établis- l'établiss
Césarienne
Prématurité
ou son âge sement sement né la femme adresser le
Année) sement ement de
en années de de Oui/Non séro- Nouveau-
de l'accou-
Naissance vivante
l'accou- l'accouch positive né
< 8 heures
>= 8 heures
*Le Traitement ARV prophylactique renforcé du nouveau-né est indiqué si la mère vient d’être dépistée au moment de l’accouchement ou tardivement lors de la grossesse : Zidovudine (AZT) + Lamivudine (3TC) + NVP (Névirapine)
Le Traitement ARV prophylactique simple du nouveau-né est indiqué si la mère est déjà suivie dans le centre référent : Sirop de Zidovudine (AZT) généralement remis à la mère par le centre référent VIH.
Annexe 6 : Supports d’information du PNLS pour la prise en
Direction de l’Epidémiologie et de Lutte contre les Maladies/ Programme National de Lutte contre le Sida – Version 1 - Mars 2020
Royaume du Maroc Patient (nouveau-né)
Ministère de la Santé, DELM, PNLS NOM DE LA MERE :
Région :……………………………. PRENOM DE LA MERE :
Province :………………………… CODE PATIENT CIN (OU CODE
STRUCTURE/N ORDRE/ ANNEE) :
Fiche de liaison
Etablissement d’origine (structure de Etablissement de destination
l’accouchement) (structure de pédiatrie)
Dénomination Etablissement :…………………. Dénomination Etablissement :…………………..
………………………………………………………… …………………………………………………………
Cachet du responsable de l’établissement : Consultation de destination :………………….
………………………………………………………….
Date : …/…/……….
-- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -
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Contre référence
Date :………………………………………………………………………………………………
Centre referent pediatrique : ………………………………………………….
Code mère (CIN) :
Cher référent VIH
Le nouveau-né de votre patiente a bien été pris en charge par le pédiatre référent,
Signature & Cachet :
Nom de l’Etablissement:……………………………………………………………………………………………….
Direction de l’Epidémiologie et de Lutte contre les Maladies/ Programme National de Lutte contre le Sida – Version 1 - Mars 2020
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Résultats du suivi virologique
Le Traitement ARV prophylactique simple du nouveau-né est indiqué si la mère est déjà suivie dans le centre référent : Sirop de Zidovudine (AZT) généralement remis à la mère par le centre
référent VIH.
** D : Détectable, IND : Indétectable
Direction de l’Epidémiologie et de Lutte contre les Maladies/ Programme National de Lutte contre le Sida – Version 1 - Mars 2020
Rapport Mensuel du centre référent pédiatrique
Elimination de la transmission mère enfant du VIH/syphilis
congénitale
Provenance
Urbaine Rurale Ensemble
Nouveau-nés exposés référés
Nouveau-nés sous Traitement ARV
prophylactique
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Code province Code centre référent Numéro de dossier
Royaume du Maroc ----/----
Ministère de la Santé
Direction de l’Epidémiologie et de Lutte contre les Maladies CIN de la mère : ------- Rang de la fratrie :- -
Service des MST-SIDA
Tél et Fax : 05 37 67 13 17, Email : programmesida@[Link] Date d’enregistrement : ----/----/--------
2. Identité du patient :
Initiales du Nom (2 lettres) :………Prénom : ………...…., Sexe :M F Age : ……….(année) Age(nourrisson) :……...( mois),
Niveau d’instruction : Aucun Primaire Secondaire
Nationalité :…………………. Si étranger, situation régulière : oui : non :
Résidence permanente : Pays…………………………...Province:………………………………ville :………………………………..
Milieu : Urbain Rural
3. Dépistage et confirmation:
Date de dépistage : ----/----/-------- Ville de dépistage : …………………
Lieu de dépistage :
ESSB CDTMR Service hospitalier Maternité Centre de transfusion Privé
ONG : AHSUD ALCS ALIS AMPF ASCS LMLMST OPALS Autres:….
Autres (Préciser) :…………………………..
4. Facteurs de risque:
5. Données cliniques :
Enfant (Classification OMS) : Stade I : Stade II : Stade III : Stade IV :
6. Données immuno-virologiques :
Taux des CD4 : Valeur :……… Pourcentage :………………....% (Obligatoire pour les enfants < 5 ans)
7. Décès :
Enfant décédé : Date de décès : ----/----/--------
71, Ibn Sina Avenue - Agdal - Rabat
Tél. : (+212) 5 37 67 12 71 - Fax : (+212) 5 37 67 12 98
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