Cours D'introduction Aux Droits de L'homme-1
Cours D'introduction Aux Droits de L'homme-1
« UNIKIK »
B.P. 76 KIKWIT
L1 LMD Droit
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O. Introduction
1. Définition
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Elles différencient entre « homme » et « citoyen » et se fondent sur «
la citoyenneté ». Les premières conceptions des droits de l’homme en font la
référence principale. Elles considèrent qu’il n'y a de conception des droits que
celle qui se fonde sur la citoyenneté : "Seuls les citoyens sont des maîtres, seuls
les maîtres sont des citoyens" (Kriegel, 1998).
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Elle inspire de nombreux textes notamment la Déclaration universelle
des droits de l'homme,
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Certains courants politiques, culturels, religieux et des États dans le
monde contestent la référence aux droits de l'homme. Ces contestations
soulèvent la question de l'universalisme des droits de l'homme.
a) Normes internationales
Les normes qui concernent la protection des droits de l’homme font l’objet de
divers instruments internationaux. Ces instruments ont été adoptés pour
favoriser le respect de la dignité de tous les êtres humains, y compris des
personnes accusées d’infraction. Nous pouvons citer :
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- Convention internationale sur la protection des droits de tous les
travailleurs migrants et des membres de leur famille, 1990 ;
- Convention sur les droits des personnes handicapées, 2006
- Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide,
1948
- Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels,
inhumains ou dégradants, 1984
- Convention sur la protection de toutes les personnes contre les
disparitions forcées, 2006
- Statut de Rome de la Cour pénale internationale, 1998
- Déclaration sur le droit au développement, 1986
- Déclaration des droits des personnes appartenant à des minorités
nationales ou ethniques, religieuses et linguistiques, 1992
- Déclaration et programme d’action de la Conférence mondiale sur les
droits de l’homme de Vienne, 1993
- Déclaration de l’OIT relative aux principes et droits fondamentaux
au travail, 1998
- Déclaration sur les défenseurs des droits de l’homme, 1998
- Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, 2007
- Déclaration des Nations unies sur l’éducation et la formation
aux droits de l’homme, 2011
b) Normes régionales
1. Les textes européens
- Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés
fondamentales, 1950 telle qu’amendée par les protocoles no 11 et no 14
- Protocole no 4 à la Convention de sauvegarde des droits de l’homme
et des libertés fondamentales, 1963, tel qu’amendé par le protocole no 11,
1994
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- Protocole no 6 à la Convention de sauvegarde des droits de l’homme
et des libertés fondamentales, 1983, tel qu’amendé par le protocole no 11,
1994
- Protocole no 7 à la Convention de sauvegarde des droits de l’homme
et des libertés fondamentales, 1984, tel qu’amendé par le protocole no 11,
1994
- Convention pour la protection des droits de l’homme et de la dignité de
l’être humain à l’égard des applications de la biologie et de la médecine :
Convention sur les droits de l’homme et la biomédecine, 1997
- Convention du Conseil de l’Europe sur la lutte contre la traite des êtres
humains, 2005
- Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la
violence à l’égard des femmes et la violence domestique, 2011
2. Textes africaines
- Acte constitutif de l’Union africaine du 11 juillet 2000.
- Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, 1981
- Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant, 1990
- Protocole additionnel à la Charte créant la Cour Africaine des droits de
l'homme et des peuples, Ouagadougou, au Burkina Faso, 1998 ;
c) Normes nationales
- Constitution de la RDC telle que modifiée par la loi n° 17/002 du 20
janvier 2011 portant révision des certains articles de la constitution de la
RDC du 18 février 2006, in Journal officiel de la RDC, Kinshasa, 52ème
année, n° spécial, 5 Février 2011 ;
- Décret du 30 janvier 1940 portant Code pénal congolais tel que modifié et
complété à ce jour. Mise à jour au 05 octobre 2006, 47ème année, numéro
spécial, 05 octobre 2006 :
- Loi portant protection de l’enfant du 10 janvier 2009 ;
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- La loi organique nº13/011 du 21 Mars 2013 portant institution,
organisation et fonctionnement de la commission nationale des droits de
l’homme ;
- Loi n° 08/011 du 14 juillet 2008 portant protection des droits des
personnes vivant avec le VIH/SIDA et des personnes affectées ;
- Loi organique n°22/003 du 3 mai 2022 portant protection et promotion
des droits des personnes vivant avec handicap.
En effet, en tant qu'être humain, toute personne a des besoins qu'il importe de
reconnaître et de respecter. Les droits de l’homme répondent aux exigences
irréductibles de la dignité humaine.
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tout autre droit et emporte en particulier l'illicéité de toute forme
d'avortement provoqué et d'euthanasie.
Le droit de vivre dans une famille unie et dans un climat moral favorable
au développement de la personnalité ;
Le droit à l’intégrité physique
Le droit à la sécurité ;
Le droit à la liberté de penser, d’expression, de réunion, de religion, à
l’information ;
Droit au respect de sa vie privée ;
Droit à la propriété ;
Le droit de fonder librement la famille, d'accueillir et d'élever des enfants
(droit au mariage) ;
Le droit au nom et à la nationalité ;
Le droit au vote et à l'éligibilité ;
Le droit à un traitement égal devant les tribunaux ;
Le droit à la liberté d'opinion et d'expression ;
Droit d’asile, etc
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Le droit à la mer.
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Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (et
ses deux protocoles facultatifs) et le Pacte international relatif aux droits
économiques, sociaux et culturels (voir ci-après), en particulier, traduisent ses
principes en droit conventionnel obligatoire pour les États qui les ont ratifiés.
La Déclaration et les deux pactes susmentionnés forment
ensemble la « Charte internationale des droits de l’homme. »
2. Charte africaine des droits de l'homme et des peuples
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richesses et de leurs ressources naturelles, à leur développement économique,
social et culturel, à la paix et à la sécurité et à un environnement satisfaisant et
global, propice à leur développement.
La charte condamne le colonialisme, le néocolonialisme,
l'apartheid, et la domination économique. Dans son préambule et dans l'article
20, alinéa 2 en particulier, la charte affirme le droit des peuples colonisés ou
opprimés à lutter pour leur libération. Cependant, la charte ne contient
aucune disposition explicite quant aux droits des peuples lorsqu'ils sont
opprimés par des régimes politiques nationaux indépendants.
Les articles 27 à 29 énoncent les devoirs qu’a tout individu « envers
la famille et la société, envers l'État et les autres collectivités légalement
reconnues et envers la Communauté Internationale. »
La deuxième partie crée une Commission africaine des droits de
l'Homme et des peuples chargée de promouvoir ces droits et d'assurer leur
protection en Afrique. Elle précise son fonctionnement.
La troisième partie est composée de dispositions diverses,
notamment les procédures de ratification et de modification. Le dernier pays à
avoir ratifié la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples est la
république du Soudan du Sud, le 23 octobre 2013
b) Protocoles à la charte
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À la suite de la reconnaissance du fait que les droits des femmes
étaient souvent marginalisés dans le contexte des droits humains, une réunion
organisée par Women in Law and Development in Africa (WILDAF) en mars
1995, à Lomé, au Togo, a appelé à l'élaboration d'un protocole spécifique à la
Charte des droits de l'homme et des peuples pour aborder les droits des femmes.
L'assemblée générale de l'Organisation de l'unité africaine a chargé la
Commission africaine des droits de l'homme et des peuples (CADHP) d'élaborer
un tel protocole lors de sa 31e session ordinaire en juin 1995, à Addis-Abeba.
Le protocole a été initié lors d'une réunion organisée par la WILDAF,
du 8 au 9 mars 1995. Il a été conclu et signée le 11 juillet 2003 à l'occasion du
2e sommet par l'Union africaine, à Maputo, au Mozambique. Tous les États
membres de l'Union africaine l'ont signé, sauf le Botswana, le Maroc et l'Égypte.
La convention est entrée en vigueur le 25 novembre 2005. En juillet 2020, les
États signataires n'ayant pas ratifié le protocole sont le Burundi, la République
centrafricaine, le Tchad, l'Érythrée, Madagascar, le Niger , la République arabe
sahraouie démocratique, la Somalie, le Soudan du Sud, le Soudan. La date limite
pour la ratification est fixée au 31 décembre 2020.
Lors du sommet de Maputo, plusieurs pays ont exprimé des réserves.
La Tunisie, le Soudan, le Kenya, la Namibie et l'Afrique du Sud ont émis des
réserves sur certaines des clauses de mariage. L'Égypte, la Libye, le Soudan,
l'Afrique du Sud et la Zambie ont émis des réserves sur « la séparation de corps,
le divorce et l'annulation du mariage ».
Le Burundi, le Soudan, le Rwanda et la Libye ont émis des réserves sur l'article
14, relatif au « droit à la santé et au contrôle de la reproduction ». La Libye a
exprimé des réserves sur un point relatif aux conflits.
Les principaux articles que prévoit le protocole sont :
Article 6 : Mariage
Article 7 : Séparation, divorce et annulation du mariage
Article 8 : Accès à la justice et égalité de protection devant la loi
Article 9 : Droit de participer au processus politique et à la prise de
décision
Article 10 : Droit à la paix
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Article 11 : Protection des femmes dans les conflits armés
Article 12 : Droit à l'éducation et à la formation
Article 13 : Droits économiques et sociaux
Article 14 : Santé et droits reproductifs
Article 15 : Droit à la sécurité alimentaire
Article 16 : Droit à un logement convenable
Article 17 : Droit à un contexte culturel positif
Article 18 : Droit à un environnement sain et durable
Article 19 : Droit au développement durable
Article 20 : Droits des veuves
Article 21 : Droit de succession
Article 22 : Protection spéciale des femmes âgées
Article 23 : Protection spéciale des femmes handicapées
Article 24 : Protection spéciale des femmes en détresse
Article 25 : Remèdes
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La proclamation des droits de l’homme doit nécessairement
s’accompagner de leur protection. Leur effectivité suppose l’instauration de
mécanismes accessibles et efficients permettant d’obtenir leur respect, non
seulement à l’égard des autorités publiques mais aussi à l’encontre des
personnes privées (violations horizontales), ce qui appelle la mise en œuvre
d’une répression pénale, par exemple des atteintes à la sauvegarde de la vie.
La protection contre les violations verticales n’intéresse pas
uniquement celles commises par les instances exécutives car, aujourd’hui, la
logique de l’État de droit implique la mise en place de garanties contre le
législateur parlementaire voire contre le peuple législateur (contrôle de la
constitutionnalité du recours au référendum).
Dans la recherche des moyens appropriés, sans négliger la possible
défense d’un droit fondamental par l’exercice d’un autre droit fondamental
(libertés de la presse, d’association, de manifestation), force est de relever leur
grande diversité qui tient notamment au fait que certains droits ne sont pas
aisément justiciables (cas de plusieurs droits sociaux) ou que, dans certaines
circonstances (violations massives des droits et libertés, terreur, dictature), le
recours à d’autres moyens – politiques voire, le cas échéant, militaires – sans
appel au juge, peut s’imposer, sans occulter la difficile conciliation de la lutte
contre le terrorisme et des principes de l’État de droit.
Il est largement reconnu que « les droits de l’homme ne sont
réellement assurés que si un juge est là pour en assurer la protection ».
Pour autant, il existe une interaction entre systèmes juridictionnels et
systèmes non juridictionnels, tout comme entre mécanismes internes et
mécanismes internationaux.
SECTION I. LA GARANTIE NON JURIDICTIONNELLE
Les développements qui suivent privilégieront le contrôle assuré
grâce à l’intervention d’un organe indépendant. Néanmoins, il faut évoquer les
diverses formes de contrôle politique, qui présentent un intérêt certain pour la
protection des droits fondamentaux. Il peut s’agir du recours aux procédés
classiques de la démocratie représentative : sanction des majorités et des
gouvernants liberticides par les électeurs ; techniques du contrôle parlementaire
(questions, commissions d’enquête…) pour faire obstacle à l’adoption d’une loi
mettant en cause les droits fondamentaux, sous réserve de leur relativisation liée
au phénomène majoritaire ; contrôle du chef de l’État, souvent désigné comme
l’organe qui « veille au respect de la Constitution » : renvoi de la loi devant le
Parlement pour une nouvelle délibération, refus de promulguer une loi semblant
inconstitutionnelle, du juge constitutionnel.
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Le contrôle politique peut s’inscrire dans le cadre de la démocratie
continue, qui vise le contrôle de l’action des gouvernants en dehors du moment
électif grâce à des moyens qui ne sont pas à l’abri de toute instrumentalisation :
recours à la justice constitutionnelle, référendum déclenché par le peuple ;
sondages d’opinion et action des médias.
Il peut, enfin emprunter la forme de la désobéissance à la loi injuste
(objection de conscience, désobéissance civile, rébellion et/ou révolution), la
résistance à l’oppression (Loi fondamentale allemande, art. 20 § 4 : « Tous les
Allemands ont le droit de résister à quiconque entreprendrait de renverser
[l’ordre constitutionnel], s’il n’y a pas d’autres remèdes possibles » ; ou article
64 de la constitution de la RDC ;
Le but de toute association politique est la conservation des droits
naturels et imprescriptibles de l’Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété,
la sûreté, et la résistance à l’oppression.
Le contrôle politique peut, enfin, intervenir au plan international.
D’une grande diversité (actions de la société civile internationale, notamment au
travers des ONG, des organisations intergouvernementales et des États), les
instruments mobilisés n’échappent pas aux risques inévitables de la Realpolitik
et manifestent une efficacité aléatoire.
Le recours aux contre-mesures (action unilatérale d’un État ou
concertée entre plusieurs États, en dehors d’un cadre institutionnalisé) exclut, en
principe, l’usage de la force armée (CIJ, arrêt du 27 juin 1986, Nicaragua c/
États-Unis, § 268 : « L’emploi de la force ne saurait être la méthode appropriée
pour vérifier et assurer le respect des droits de l’homme ») – ce qui relativise le
prétendu droit d’ingérence humanitaire/démocratique (lequel reproduit les
ambiguïtés de l’intervention d’humanité du xix e siècle) – et soulève
d’importantes difficultés (possible effet extraterritorial des mesures, articulation
avec les sanctions décidées par les organisations internationales, impact
dépendant de la puissance et des intérêts des États qui en sont à l’origine).
Quant au contrôle politique assuré au sein des organisations
intergouvernementales, il s’exprime par des mesures non coercitives (avis,
recommandations, observation internationale des élections, résolutions de la
Commission des droits de l’homme des Nations unies, mécanisme plutôt formel
de l’Examen périodique universel mis en place par son successeur depuis 2006,
le Conseil des droits de l’homme) ou coercitives (privation de droits et de
qualité : suspension, exclusion ; sanctions économiques voire militaires,
décidées par le Conseil de sécurité de l’ONU sur le fondement du chapitre VII
de la Charte) et n’est guère satisfaisant.
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Présente aussi aux plans international et interne, la garantie des
droits et libertés fondamentaux par un organe indépendant repose sur l’action
d’organes, à caractère collégial ou non, qui, même désignés par des autorités
politiques, disposent de garanties statutaires et de compétences à même de les
rendre indépendants.
Section 2 La garantie juridictionnelle
Condition essentielle de la prééminence du droit, la justiciabilité des
droits et libertés fondamentaux constitue une garantie de premier ordre
puisqu’elle fait appel à l’office d’un tiers arbitre, indépendant et impartial, qui
tranche un litige par une sentence fondée sur le droit et revêtue de l’autorité de
la chose jugée.
Comme elle fait coexister l’intervention des juges nationaux
(tribunaux constitutionnels ou cours suprêmes) et des juges internationaux, une
telle superposition des niveaux de garantie rend la protection des droits
fondamentaux plus complexe (unité de l’interprétation des énoncés
conventionnels ? autonomie du juge interne, juge de droit commun dans
l’application de l’instrument international pertinent ? modalités de réception
dans l’ordre juridique interne de l’interprétation des juges internationaux ?).
1. Le recours aux juridictions internationales
Les organes des Nations Unies et les droits de l’homme
La question des droits de l’homme touche à tous les domaines de travail des
Nations Unies : la paix et la sécurité, le développement, les affaires
économiques et sociales, et les affaires humanitaires. Au sein du système des
Nations Unies, c’est le Haut-Commissariat aux droits de l’homme (HCDH) qui
est principalement en charge de cette question. Sont présentés ci-dessous, les
entités et organes principaux des Nations Unies qui sont concernés par la
promotion et la protection des droits de l’homme.
Le Conseil des droits de l’homme
Le Conseil des droits de l’homme est le principal organe intergouvernemental
des Nations Unies chargé des droits de l’homme. Il a été établi par la résolution
60/251 de l’Assemblée générale du 15 mars 2006 pour remplacer la
Commission des droits de l’homme. Sa mission est, entre autres, de :
Promouvoir le respect universel et la défense des droits de l’homme et des
libertés fondamentales pour tous, sans discrimination, d’une manière juste
et équitable ;
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Aborder les situations de violations des droits de l’homme, y compris les
violations flagrantes et systématiques, et faire des recommandations à leur
sujet ;
Et promouvoir l’intégration des droits de l’homme dans tous les aspects
des travaux des Nations Unies et assurer une coordination efficace au sein
du système onusien.
Le Conseil est un organe subsidiaire de l’Assemblée générale. Les 47
États Membres du Conseil sont élus, pour trois ans, au scrutin secret à la
majorité absolue des membres de l’Assemblée. Un tiers des membres est
renouvelé chaque année. La composition du Conseil doit respecter une certaine
répartition géographique. Les membres du Conseil ne sont pas rééligibles après
deux mandats consécutifs, ce qui interdit le statut de membre permanent de
facto. Les candidats peuvent faire des promesses et prendre des engagements qui
sont pris en compte par les membres de l’Assemblée générale lors de l’élection.
L’Assemblée générale peut, à la majorité des deux tiers des membres présents et
votant, suspendre tout membre qui aurait commis des violations flagrantes et
systématiques des droits de l’homme.
Le Conseil se réunit régulièrement tout au long de l’année. Il tient au
minimum trois sessions par an, dont une session principale. Les sessions doivent
durer au total au moins dix semaines. Le Conseil a également la possibilité de
tenir des sessions extraordinaires, si un membre, soutenu par le tiers des
membres du Conseil, en fait la demande.
Le Conseil a mis en place un nouveau mécanisme novateur, l’Examen
périodique universel (EPU). Ce mécanisme permet d’évaluer périodiquement le
respect par chacun des 192 États Membres des Nations Unies de ses obligations
et engagements en matière de droits de l’homme. En plus de l’EPU, le Conseil
dispose d’autres mécanismes, y compris les Procédures spéciales, le Procédé de
plaintes (tous deux décrits ci-après), ainsi que le Groupe de travail sur le droit au
développement, le Mécanisme d’experts sur les droits des peuples autochtones,
le Forum sur les questions relatives aux minorités, le Forum social et d’autres
mécanismes relatifs à l’application effective de la Déclaration et du Programme
d’action de Durban adoptés lors de la Conférence mondiale contre le racisme, la
discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance de 2001.
La cour pénale internationale
La Cour pénale internationale (« la CPI » ou « la Cour ») est une
cour internationale permanente, qui a été créée en vue d’ouvrir des enquêtes, de
poursuivre et de juger des personnes accusées d’avoir commis les crimes les
plus graves touchant l’ensemble de la communauté internationale, à savoir le
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crime de génocide, les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et le crime
d’agression.
Le 17 juillet 1998, une conférence de 160 Etats a créé, sur la base
d’un traité, la première cour pénale internationale permanente. Le traité, adopté
lors de cette conférence, est connu sous le nom de « Statut de Rome ». Le Statut
définit, entre autres, les crimes relevant de la compétence de la Cour, les règles
de procédure et les mécanismes de coopération entre les États et la Cour. Les
pays qui ont accepté ces règles sont dénommés « États parties » et sont
représentés au sein de l’Assemblée des États parties. L’Assemblée des États
parties, qui se réunit au moins une fois par an, fixe les orientations générales qui
s’appliquent à l’administration de la Cour et délibère sur son activité. Au cours
de ces réunions, les États parties examinent l’activité des groupes de travail
créés par les États et toute autre question d’importance pour la Cour, débattent
de nouveaux projets et adoptent le budget annuel de la CPI.
Tribunal Pénal International pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) :
Créé le 16 janvier 2002 en vue de juger les crimes commis durant la guerre
civile de Sierra Leone.
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de 30 millions de dollars pour 3 ans, financé à 49% par le gouvernement
libanais.
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a) Le juge judiciaire
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protégés lorsqu’il substitue au contrôle restreint à l’erreur manifeste
d’appréciation un contrôle entier (contrôle inhérent à la plénitude de la fonction
juridictionnelle) qui implique la vérification de la proportionnalité de la mesure
litigieuse, comme à propos de la compatibilité des mesures de reconduite à la
frontière des étrangers avec le droit au respect de leur vie privée et familiale.
Elle tient également à la réalité de l’exécution de ses décisions.
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