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SYSTEME
D'INFORMATION
Ne doit pas être confondu avec Système de traitement de l'information.
Le système d'information (SI) est un ensemble organisé de ressources qui
permet de collecter, stocker, traiter et distribuer de l'information 1, en général
grâce à un réseau d'ordinateurs. Il s'agit d'un système socio-technique composé
de deux sous-systèmes, l'un social et l'autre technique. Le sous-système social
est composé de la structure organisationnelle et des personnes liées au SI. Le
sous-système technique est composé des technologies (hardware, software et
équipements de télécommunication) et des processus d'affaires concernés par le
SI2.
L'apport des nouvelles technologies de l'information est à l'origine du regain de
la notion de système d'information. L'utilisation combinée de moyens
informatiques, électroniques et de procédés de télécommunication permet
aujourd'hui, selon les besoins et les intentions exprimés, d'accompagner,
d'automatiser et de dématérialiser quasiment toutes les opérations incluses dans
les activités ou procédures d'entreprise.
Ces capacités de traitement de volumes importants de données, d'inter-
connexion de sites ou d'opérateurs géographiquement éloignés, expliquent
qu'elles sont, aujourd'hui, largement utilisées (par exemple, dans les activités
logistiques) pour traiter et répartir l'information en temps réel, en lieu et place
des moyens classiques manuels, plus lents, tels que les formulaires sur papier et
le téléphone.
Ces capacités de traitement sont également fortement appréciées par le fait
qu'elles renforcent le caractère « systémique » des données et traitements
réalisés : la cohérence et la consolidation des activités lorsqu'elle est recherchée
et bien conçue permet d'accroître la qualité du contrôle interne de la gestion des
organisations, même lorsque celles-ci sont déconcentrées ou décentralisées.
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Sommaire
1 Enjeux du système d'information
2 Les différentes natures du système d'information
o 2.1 Système d'information et finalité de la chose
o 2.2 Système d'information et application informatique
3 Composition d'un système d'information d'entreprise
o 3.1 Composition classique
o 3.2 Composition actuelle
o 3.3 Évolution de la composition du système d'information
o 3.4 Autres composants possibles
4 Systèmes d'information et développement durable
5 Systèmes d'information et grandes entreprises
6 Notes et références
7 Voir aussi
o 7.1 Articles connexes
o 7.2 Liens externes
Enjeux du système d'information
Le système d'information est le véhicule des entités de l'organisation. Sa
structure est constituée de l'ensemble des ressources (le personnel, le matériel,
les logiciels, les procédures) organisées pour : collecter, stocker, traiter et
communiquer les informations. Le système d'information coordonne, grâce à la
structuration des échanges, les activités de l'organisation et lui permet ainsi,
d'atteindre ses objectifs.
Un système d'information se construit à partir de l'analyse des processus
« métier » de l'organisation et de leurs interactions/interrelations, et non
simplement autour de solutions informatiques plus ou moins standardisées par le
marché. Le système d'information doit réaliser l'alignement stratégique de la
stratégie d'entreprise par un management spécifique.
La gouvernance des systèmes d'information ou gouvernance informatique (IT
gouvernance) renvoie aux moyens de gestion et de régulation des systèmes
d'information mis en place dans une organisation en vue d'atteindre ses
objectifs3. À ce titre, la gouvernance du SI fait partie intégrante de la
gouvernance de l'organisation. Les méthodes ITIL (IT infrastructure library) et
COBIT sont par exemple, des supports permettant de mettre un SI sous contrôle
et de le faire évoluer en fonction de la stratégie de l'organisation.
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3
Cobit : Control Objectives for information and related Technologies ou « objectif de contrôle
de l’information et des techniques associées », est un référentiel des bonnes pratiques d’audit
informatique et de gouvernance des systèmes d’information.
Les différentes natures du système d'information
Système d'information et finalité de la chose
Le SI est né dans les domaines de l'informatique et des télécommunications. Le
concept de SI s'applique maintenant à l'ensemble des organisations, privées ou
publiques. Le terme système d'information (ou SI) possède les significations
suivantes :
un ensemble organisé de ressources (personnel, données, procédures,
matériel, logiciel, etc.) permettant d'acquérir, de stocker, de structurer et
de communiquer des informations sous forme de textes, images, sons, ou
de données codées dans des organisations. Selon leur finalité principale,
on distingue des systèmes d'information supports d'opérations
(traitement de transaction, contrôle de processus industriels, supports
d'opérations de bureau et de communication) et des systèmes
d'information supports de gestion (aide à la production de rapports, aide
à la décision, etc.)4.
Un système ou sous-système d'équipements, d'informatique ou de
télécommunication, interconnectés dans le but de l'acquisition, du
stockage, de la structuration, de la gestion, du déplacement, du contrôle,
de l'affichage, de l'échange (transmission ou réception) de données sous
forme de textes, d'images, de sons, et/ou, faisant intervenir du matériel
et des logiciels.
Un SI est un réseau complexe de relations structurées où interviennent
hommes, machines et procédures, qui a pour but d’engendrer des flux
ordonnés d’informations pertinentes provenant de différentes sources et
destinées à servir de base aux décisions selon Hugues Angot.
Un SI est un ensemble d'éléments matériels ou immatériels (hommes,
machines, méthodes, règles) en interaction transformant en processus
des éléments (les entrées) en d'autres éléments (les sorties).
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4
Système d'information et application informatique
On distingue généralement deux grandes catégories de systèmes, selon les types
d'application informatique :
les systèmes de conception : fonctionnent selon des techniques temps
réel ;
les systèmes d'information de gestion, qui emploient des techniques de
gestion.
Du point de vue de la valeur financière du patrimoine informatique, les systèmes
d'information de gestion sont largement majoritaires.
Les langages informatiques employés diffèrent souvent selon chacune de ces
catégories, et à l'intérieur des catégories. Par exemple, les systèmes
d'information de gestion emploient du Cobol, du langage C, du C++, du Java, du
Visual [Link], du WinDev (WLangage), SQL, etc.
Aujourd'hui, la généralisation des applications web rend possible une très forte
interopérabilité des systèmes, qui transcende ces catégories traditionnelles. Les
langages de balisage (HTML, XML, etc.) s'imposent comme des standards. Ces
langages sont souvent associés à des frameworks. Le framework le plus
communément employé est actuellement RDF (Resource Description
Framework). RDF s'appuie sur des normes d'interopérabilité et l'utilisation
massive de métadonnées, données élémentaires communes à toutes les
ressources et tous les systèmes quelles que soient leurs utilisations, qui facilitent
les accès et les échanges.
Les méthodes et les outils des NTIC
- Les méthodes et outils du Systèmes d’Information
Tout d’abord essayons de clarifier ce que l’on entend par méthodes et outils.
Depuis le développement de l’informatique et du management de l’information,
on emploie plutôt le mot « outil » pour désigner des logiciels immatériels qui
aident à des actions précises. Si l’action est plus large on a plutôt tendance à dire
que c’est une méthode.
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Cependant il faut avouer que la distinction entre les deux appellations est floue
et qu’il n’y a pas de règle précise, il ne faut donc pas apporter au terme employé
une trop grande importance.
Après cet éclaircissement sur ce qu’on appelle méthodes et outils en général,
passons plus précisément aux méthodes et outils en eux-mêmes pour manager
l’information.
Pour cela on va tenter de les classer par niveaux de sens ce qui nous permettra
une analyse plus développée des méthodes et outils servant au Management de
l’information.
Niveau 1 : l’informatique système (système d’exploitation, serveurs, terminaux,
réseaux etc…). Cela assure la maîtrise des informations numérisées.
Niveau 2 : les progiciels de gestion comptable, de conception et management de
produits, et autres outils de métier.
Niveau 3 : les logiciels de GED, de gestion de contenu, datawarehouse,
datamining,les portails un peu généralistes, les moteurs de recherche, les aides
à la décision, etc… Ils sont plus ou moins transverses aux métiers et servent à
manager (classer, retrouver, présenter) des paquets de données. On peut aussi
classer dans cette catégorie des outils assez englobant qui offrent de telles
fonctions, tels les logiciels de gestion intégrée : les ERP.
(GED : Gestion électronique des documents)
Niveau 4 : il s’agit des interprétations ultérieures en connaissances à travers
desindicateurs, des tableaux de bord etc…
Mais à ces niveaux de sens il faut croiser le degré de partage de l’information, à
savoir si elle est individuelle, locale, intégrée dans l’entreprise ou étendue à
l’extérieur de l’entreprise.
***********
- L’évolution des Systèmes d’Information
L’évolution des SI aujourd’hui est telle qu’ils ont dépassé le niveau
d’instruments de collecte, de diffusion et de traitement de l’information. Ils sont
devenus des outils précieux et indispensables pour apporter au lieu et au moment
où les acteurs en ont besoin, l’information pertinente.
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Ils deviennent les garants du savoir et du savoir-faire des entreprises
(Knowledge Management).
Entre les années 1960 et 2000, on peut distinguer cinq générations de SI
correspondant chacune à une décennie environ. On peut remarquer que ces
différentes générations ont souvent été le fruit d’une évolution en parallèle des
technologies de l’information et de la communication et de la maturité des
utilisateurs et des dirigeants.
D’où la succession rapide de ces générations.
Génération 1 :
l’automation administrative (années 60) La première génération de SI est celle
de l’automation administrative. Elle introduit l’ordinateur comme support aux
activités de gestion alors qu’il était jusque- là perçu comme un instrument de
calcul. Le SI est un programme de traitement de l’information qui transforme
des inputs en outputs selon des règles bien établies.
Exemple : gestion de la paye, des stocks… des procédures administratives.
L’objectif des SI est celui d’un accroissement de la productivité administrative
mais au détriment de l’image de l’informatique perçue comme l’instrument de
la réduction de personnel.
Certaines de ces applications sont encore en service aujourd’hui et/ou sont à
l’origine de progiciels sur le marché actuel.
Génération 2 :
l’observatoire du management (années 70). La génération suivante a une
double origine : technologique et organisationnelle. La technologie des bases
de données apporte un moyen efficace de gérer de grands ensembles de données
en permettant une bonne intégration de multiples fichiers. Les organisations
réalisent l’importance de l’information et découvrent qu’elle est une ressource
capitale. Le SI a pour objectif d’apporter à tout acteur opérationnel au lieu, au
moment et dans la forme souhaitée l’information qui lui est utile pour agir et
décider.
Les SI de cette génération sont au coeur des grandes fonctions de gestion : RH,
production, gestion des stocks et des achats, gestion des commandes et des
fournisseurs etc…
Ils aident à la gestion opérationnelle en mettant la gestion de l’information au
centre de l’action. Cette vision comme modèle de la réalité organisationnelle est
toujours d’actualité aujourd’hui.
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7
Génération 3 :
aide à la performance opérationnelle : Les SI de la troisième génération ont
bénéficié du développement des ordinateurs individuels en permettant une
distribution des fonctions support du SI au poste de travail.
Le but est de donner une meilleure efficacité à l’acteur sur son poste de travail.
Parallèlement, le management des organisations change de perspective : de
fonctionnel il devient centre du processus. Le SI change de nature et devient un
système de Workflow (gestion électronique de processus).
Son rôle est moins d’automatiser certaines actions mais davantage de contrôler
que les actions des opérationnels de l’organisation se font en temps et en heure,
conformément au modèle de flux des activités établi à l’avance.
Cette forme de SI contribue à l’accroissement de la productivité au poste de
travail et à une meilleure productivité organisationnelle.
Aujourd’hui de nombreux processus étant encore gérés manuellement, cette
génération a donc encore de l’avenir.
Génération 4 :
infrastructure de coopération et ouverture ; les SI de cette génération ont
bénéficié d’une double évolution : celle des TIC et celle du management. Du
point de vue technologique, la quatrième génération a su exploiter l’avènement
d’Internet et du web. Elle utilise cette nouvelle technologie pour adapter le SI à
une nouvelle gouvernance des organisations qui promeut la collaboration et la
coopération des acteurs comme principal facteur de création de valeur ajoutée.
L’objectif du SI est d’aider à la création de valeur et de contribuer à l’efficience
du management. Il fournit une infrastructure de coopération au sein des
organisations.
Exemple d’une nouvelle forme de SI : l’Intranet.
Il permet d’échanger des savoir-faire et des connaissances dans le but
d’accroître leur efficacité individuelle et collective.
L’Extranet lui étend le réseau de coopération à certains acteurs externes de
l’organisation (fournisseurs, sous-traitants…).
Cette génération est celle de l’ouverture des SI au monde extérieur grâce aussi
au développement des sites Internet qui servent de vitrine à l’organisation.
Aujourd’hui cette génération est en plein essor dans les organisations.
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Génération 5 :
management de la connaissance et mondialisation
La cinquième génération répond à une double orientation : l’extension de
l’ouverture amorcée à la génération précédente vers la mondialisation et
l’évolution vers le management des connaissances. Les nouvelles technologies
permettent une connexion entre différents SI jusque-là incompatibles. Ce
potentiel ouvre la porte à des business models. Ces modèles se basent sur des
accords entre partenaires parfois concurrents qui cherchent à obtenir des
moyens supplémentaires qu’aucun d’entre eux ne pourrait s’offrir. Ce
développement est aujourd’hui possible grâce au développement des e-services
qui permettent de construire le SI en partant de SI locaux sans rendre leurs
contenus accessibles à tous.
Cette cinquième génération voit également émerger la connaissance comme
ressource complémentaire de l’information. En effet la technologie permet
d’avoir un accès au savoir. Le problème étant maintenant la difficulté de
partager et de retranscrire le savoir de chacun à l’intérieur du SI.6
Composition classique
le modèle pyramidal
Composition d'un système d'information d'entreprise
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Dans les œuvres des années 1980-1990, la composition « classique » des
systèmes de l'information d'une entreprise était comme une pyramide des
systèmes d'information qui reflétait la hiérarchie de l'entreprise 5.
Les systèmes qui traitent les transactions fondamentales (TPS) au fond de la
pyramide, suivis par les systèmes pour la gestion de l'information (MIS), et
après les systèmes de soutien des décisions (DSS) et se terminant par les
systèmes d'information utilisés par la direction la plus supérieure (EIS), au
sommet.
Bien que le modèle pyramidal reste utile, un certain nombre de nouvelles
technologies ont été développées et certaines nouvelles catégories de systèmes
d'information sont apparues et ne correspondent plus aux différentes parties du
modèle pyramidal.
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Composition actuelle
Dans un système d'information d'une grande entreprise, on trouve :
- L’ERP
L’ERP : Enterprise Resource planning (ou PGI : Progiciel de Gestion intégré)
est un ensemble de modules fonctionnels, financiers, ressources humaines,
production et logistique, marketing et vente etc… intégrés autour d’une base de
données unique.
C’est un logiciel standard, quasiment prêt à l’emploi, paramétrable qui permet
de concilier standardisation et adaptation aux besoins internes de l’entreprise. Ce
progiciel intégré s’étend à l’ensemble des processus de l’entreprise sur le
concept du MRP (Material Requirement Planning) développé pour la gestion
industrielle.
Le coût d’un projet ERP peut atteindre des sommes astronomiques. Il peut
comprendre le coût du matériel, des licences, mais aussi des ressources internes
susceptible d’être recrutées et/ou formées et des consultants externes de Société
de Services en Ingénierie Informatique : SSII.
Mais ce coût peut être encore revu à la hausse si on tient compte de la
maintenance de l’évolution technologique du système et des évolutions que
l’entreprise souhaite ajoutées à son outil.
Pour info les éditeurs dominant sur le marché sont dans l’ordre : SAP, Oracle
etc…
Précisions complémentaires :
un ERP - enterprise resource planning (en français : PGI pour progiciel
de gestion intégré) - qui intègre théoriquement tous les systèmes
informatisés transactionnels dont les modalités de fonctionnement sont
désormais bien connues des informaticiens et des hommes de l'Art de
chaque métier. Les ERP permettant de soutenir le fonctionnement de
l'entreprise ;
des systèmes dits « intégrés métiers » ou « verticalisés », qui sont des
progiciels métiers, et qui couvrent aussi bien le front-office, que le
middle, puis le back-office et qui ne sont pas de conception maison, mais
ont été bâtis par un éditeur spécialisé sur un métier et dont les modes de
fonctionnement logiciels correspondent aux meilleures pratiques
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constatées à un moment donné chez les plus performant dans leur secteur
d'excellence ;
Les systèmes restants appelés « spécifiques » (ou encore : non standards,
de conception « maison », développés sur mesure, introuvables sur le
marché, etc.), où sont rencontrées davantage d'applications dans les
domaines du calcul de coûts, de la facturation, de l'aide à la production,
ou de fonctions annexes.
La proportion entre ERP et systèmes spécifiques est très variable d'une
entreprise à l'autre.
L'urbanisation traite de la cartographie des systèmes de l'entreprise et donc de la
manière d'organiser son système d'information pour parvenir à le faire évoluer
de manière prévisionnelle, en accord avec la stratégie générale de l'entreprise.
La stratégie de l'entreprise est menée par la direction générale et l'urbanisation
permet de mener l'alignement du SI sur la stratégie.
Dans les ERP, on trouve des modules couvrant différents domaines d'activité
(comme la gestion de la production, la gestion de la relation commerciale avec
la clientèle, la gestion des ressources humaines, la comptabilité, la finance, les
fusions, les intégrations comptables d'acquisitions récentes, etc.) autour d'une
base de données commune et unifiée.
Il est fréquent qu'une entreprise soit équipée de plusieurs progiciels différents
selon ses domaines d'activité. Dans ce cas, les progiciels ne sont pas totalement
intégrés comme dans un PGI, mais interfacés entre eux, ainsi qu'avec des
applications spécifiques. On trouvera par exemple, des applications de :
gestion de la relation client (GRC, ou CRM pour customer relationship
management) : regroupe toutes les fonctions permettant d'intégrer les
clients dans le système d'information de l'entreprise.
gestion de la relation étendue (XRM pour extended relationship
management) : système d'information d'entreprise, imaginé par Nelis
XRM en 2005, dont les processus relationnels constituent le socle de
l'organisation de l'information.
gestion de la chaîne logistique (GCL, ou SCM pour supply chain
management) : regroupe toutes les fonctions permettant d'intégrer les
fournisseurs et la logistique au système d'information de l'entreprise
Système d'information des ressources humaines (SIRH) pour la gestion
des ressources humaines (GRH), ou HRM pour human resource
management.
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Système de gestion de données techniques (SGDT), ou PDM pour
product data management : fonctions d'aide au stockage et à la gestion
des données techniques. Surtout utilisé par les bureaux d'études. En fait
le PDM est l'évolution de la fonction SGDT, jusqu'à de nouvelles
manières de gérer le cycle de vie des données.
gestion du cycle de vie du produit (ou PLM pour product lifecycle
management : notion qui comprend en plus du PDM, la conception et
l'aide à l'innovation, ainsi que la fin de vie du produit, donc son
recyclage).
Évolution de la composition du système d'information
Le domaine des systèmes d'information et de communication a certes une
forte composante technologique et informatique. Mais c'est seulement un aspect
de ce domaine qui est en fait beaucoup plus vaste. Il s'agit de concevoir
comment circule et est stockée l'information de façon efficace et cohérente pour
toutes les activités d'une entreprise, d'un réseau d'entreprises, d'une
administration publique, des relations entre entreprises, des citoyens, des
gouvernements, etc.
Le champ est vaste et concerne tous les domaines des activités humaines.
Malgré cette ampleur, ce domaine a son unité scientifique, construit autour de
concepts, de constructions abstraites et concrètes, de composants de méthodes,
notamment, qui sont indépendantes des activités concernées. Sans doute, un des
maîtres mots de ce domaine des systèmes d'information est-il celui de « modèle
accompagné », ou « modélisation ».
Par conséquent, dans les entreprises actuelles, le système d'information et de
communication tend à s'orienter vers des ensembles plus globaux, l'information
traitée par l'humain étant une connaissance à gérer.
Des économistes tels que Robert Solow ou Daniel Cohen ont montré que les
systèmes d'information ne généraient de gains de productivité que s'ils étaient
accompagnés de changements organisationnels. Le changement dans les
organisations est donc indissociable du logiciel. Cette nouvelle dimension
impose à une science plutôt dure originellement de se tourner vers les
techniques d'amélioration continue comme le Lean.
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En complément du SI classique, une ingénierie des connaissances (en anglais
Knowledge Management) s'articule autour des deux composantes suivantes, que
l'on peut retrouver dans chaque domaine d'activité de l'entreprise :
La gestion de contenu (en anglais : content management), destinée à
gérer les informations brutes et à les transformer en connaissances ou
données mieux structurées ;
La gestion des accès, c'est-à-dire, la gestion des flux et des protocoles
d'échange dans les réseaux de (télé-)communications internes ou
partagés avec les partenaires.
Sur le plan du management des systèmes d'information, une tendance actuelle
correspond à leur externalisation auprès d'une ou plusieurs sociétés prestataires
pouvant se voir confier la gestion de l'infrastructure informatique, des
développements de logiciels ou encore de la gouvernance.
Autres composants possibles
D'autres composants peuvent être inclus dans un système d'information pour
offrir des caractéristiques techniques ou des fonctionnalités spécifiques :
Applications métiers,
Bases de données de l'entreprise,
Contrôle d'accès,
Dispositifs de sécurité,
Infrastructure réseau,
Postes de travail informatique,
Accès aux réseaux Internet, intranet ou extranet,
Serveurs d'application,
Serveurs de données et systèmes de stockage,
Système de paiement électronique,
Système de sécurité (protection et chiffrement),
Outils de groupware, agendas, espace de partage de documents,
échange d'informations (forums électroniques), gestion de contacts,
conférence électronique (chat, vidéoconférence).
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Systèmes d'information et développement durable
Article détaillé : Informatique durable.
Les systèmes d'information comportent, le plus souvent, des informations de
nature économique et financière, mais aussi de plus en plus d'informations
environnementales et sociales. Le problème qui se pose sur le plan du
développement durable est celui du partage de l'information, surtout extra-
financière (environnementale et sociale) entre les organismes et leurs parties
prenantes.
L'architecture d'un système d'information durable est structurée autour de trois
référentiels métiers :
la gestion des données de référence (MDM - Master Data Management) ;
le système de gestion de règles métier (BRMS - Business Rules
Management Systems) ;
la gestion des processus métier (BPM - Business Process Management
System)6.
Systèmes d'information et grandes entreprises
Les systèmes d'informations participent au développement économique, social et
humain de la société, et à la performance des organisations. Créé en 1970, le
Cigref (anciennement Club informatique des grandes entreprises françaises) est
une association regroupant les grandes entreprises et administrations publiques
françaises qui se donnent pour mission de développer leur capacité à intégrer et
maîtriser le numérique.
Notes et références
De Courcy R., Les systèmes d'information en réadaptation, Québec, Réseau international
CIDIH et facteurs environnementaux, 1992, no 5 vol. 1-2 p. 7-10
(en) Gabriele Piccoli, Information Systems for Managers, Wiley, 2012, 538 p.
(ISBN 9781118057612)
Jean-François PILLOU, Tout sur les systèmes d'information, DUNOD, Paris 2006, Collect°
Comment ça [Link]
Reix R. (2002), «Système d’information et management des organisations», Vuibert, 4 e
édition, Paris.
The Pyramid Model (en) [archive]
Systèmes d'information et développement durable, Hermès Science, pp. 221-234
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