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Risque

Le document traite des risques associés au transport de marchandises dangereuses (TMD), soulignant que bien que ces transports soient généralement sûrs, des accidents peuvent avoir des conséquences graves sur la santé, l'environnement et les biens. Il présente des exemples d'accidents majeurs en Europe et en France, ainsi que les risques spécifiques liés aux différents modes de transport, notamment routier, ferroviaire, fluvial et par canalisations. Des mesures réglementaires strictes sont mises en place pour minimiser ces risques, incluant la formation des intervenants et des prescriptions techniques sur les véhicules et les emballages.

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Le document traite des risques associés au transport de marchandises dangereuses (TMD), soulignant que bien que ces transports soient généralement sûrs, des accidents peuvent avoir des conséquences graves sur la santé, l'environnement et les biens. Il présente des exemples d'accidents majeurs en Europe et en France, ainsi que les risques spécifiques liés aux différents modes de transport, notamment routier, ferroviaire, fluvial et par canalisations. Des mesures réglementaires strictes sont mises en place pour minimiser ces risques, incluant la formation des intervenants et des prescriptions techniques sur les véhicules et les emballages.

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intercalaire transport:Mise en page 1 22/07/13 14:04 Page 1

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RISQUE
RISQUE

transport marchandises dangereuses


t.m.d.
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 RISQUE T.M.D.
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Qu’est-ce que le risque de transport
de marchandises dangereuses ?
Les transports de marchandises dangereuses (TMD) sont en général peu impliqués dans les accidents
majeurs. Ils sont entourés d'un maximum de mesures de précautions et font l’objet d'une attention
[Link] le risque est bien réel, et les accidents peuvent avoir des conséquences graves sur les
personnes, les biens ou l’environnement.
De nombreuses marchandises dangereuses traversent notre département tous les jours que ce soit sur
routes ou autoroutes, sur rails, par avion, sur la Seine ou encore par canalisations. Les accidents qui se
produisent lors de ces transports constituent le risque de transport de marchandises dangereuses.

Le plus grave accident en Europe est celui de Los Alfaques (Espagne, 12 juillet 1978) qui fît 216 morts
à la suite de l’explosion d’un semi-remorque de propylène (gaz très inflammable), sur une route longeant
un camping.
L’un des plus graves accidents en France est celui de Saint-Amand-les-Eaux dans le Nord (1973) qui fît
9 morts et 45 blessés et au cours duquel 9 véhicules et 13 maisons furent détruits. L’accident fût causé
par un semi-remorque de vingt tonnes transportant du propane.

Quels sont les risques pour la population ?


Ces marchandises dangereuses peuvent, par leurs propriétés physiques ou chimiques, ou par la nature
des réactions qu’elles sont susceptibles de mettre en œuvre, entraîner des conséquences graves pour la
population, l’environnement et les biens.
Les conséquences d’un accident sur la santé
L’explosion peut être occasionnée par un choc avec production d’étincelles (notamment pour les
citernes de gaz inflammables), par l’échauffement d’une cuve de produit volatil ou comprimé, par le
mélange de plusieurs produits ou par l’allumage inopiné d’artifices ou de munitions.
Une explosion consécutive à la rupture d’enceinte, due à la formation de mélanges particulièrement réac-
tifs ou à un incendie, peut provoquer des effets thermiques, mais également mécaniques (effet de
surpression), du fait de l’onde de choc. À proximité du sinistre et jusque dans un rayon de plusieurs cen-
taines de mètres, les blessures peuvent être très graves et parfois mortelles : brûlures, asphyxie, lésions
internes consécutives à l’onde de choc, traumatismes dus aux projectiles. Au-delà d’un kilomètre, les bles-
sures sont rarement très graves.
L’incendie peut être causé par l’échauffement anormal d’un organe du véhicule, un choc contre un obs-
tacle (avec production d’étincelles), l’inflammation accidentelle d’une fuite, une explosion au voisinage
immédiat du véhicule, voire un sabotage. 60% des accidents de TMD concernent des liquides inflamma-
bles. Un incendie de produits inflammables solides, liquides ou gazeux engendre des effets thermiques
(brûlures) qui peuvent être aggravés par des problèmes d’asphyxie et d’intoxication, liés à l’émission de
fumées toxiques. Un incendie peut provoquer des brûlures à des degrés variables selon la distance à
laquelle il se produit.
Le nuage toxique peut provenir d’une fuite de produit toxique ou résulter d’une combustion (même
d’un produit non toxique), qui se propage à distance du lieu de l’accident. En se propageant dans l’air,
l’eau et/ou le sol, les matières dangereuses peuvent être toxiques par inhalation, par ingestion directe ou
indirecte lors de la consommation de produits contaminés, ou encore par contact.
Les produits toxiques pénètrent principalement dans le corps par les poumons, mais la peau et les yeux
risquent également d’être atteints. En fonction de la concentration des produits et de la durée de l’ex-
position aux produits, les symptômes peuvent varier d’une simple irritation de la peau ou d’une sensation
de picotements de la gorge, à des atteintes graves comme des asphyxies ou des œdèmes pulmonaires.
Ces effets peuvent être ressentis jusqu’à quelques kilomètres du lieu du sinistre.

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Les conséquences d’un accident pour l’environnement
L’eau est un milieu particulièrement vulnérable, qui peut propager une pollution sur de grandes distances.
Un rejet liquide ou gazeux peut conduire à une pollution brutale ou différée de l’air, des eaux superficielles
ou souterraines (nappe phréatique), avec risque d’atteinte de la flore, des fruits et légumes, de la faune, puis
des hommes, au bout de la chaîne alimentaire.

Les dangers pour les biens


Un accident chimique peut avoir des conséquences néfastes sur les biens. Un incendie ou une explosion
provoque des destructions, des détériorations, ainsi que des dommages aux habitations, aux ouvrages ou aux
cultures.

Quels sont les risques dans le département ?


Les accidents de TMD peuvent se produire pratiquement n’importe où car les transports par voie routière,
qui sont les plus courants, permettent d'assurer les échanges au sein des industries (approvisionnements et
livraisons), l'approvisionnement des stations services en carburants et des coopératives agricoles en pro-
duits phytosanitaires, mais également les livraisons de fuel domestique et de gaz naturel auprès de l'ensemble
de la population. Cependant des axes spécifiques par type de transports ont été définis :

Le transport par route


Le transport routier est le plus exposé, car les causes d’accidents sont multiples. L’augmentation de la capa-
cité de transport, la hausse du trafic, les défaillances techniques des véhicules, les fautes de conduite des
conducteurs et les conditions météorologiques multiplient les risques d’accidents. En effet, sa souplesse d'uti-
lisation, qui lui permet d'assurer un trafic et un service de porte à porte, dispersent les risques sur de
nombreuses routes.
Toutes les routes du département ne sont cependant pas concernées par le risque TMD. Seules les routes
classées à grande circulation ont été retenues dans le DDRM. Ce sont les autoroutes A13, A28, A 29, A131
et A154, les routes nationales RN12, RN13, RN31, RN154, RN182, RN1013, les routes départementales
RD1, RD 10, RD14bis, RD15bis, RD27, RD39, RD71, RD83, RD133, RD141, RD151, RD155, RD180, RD181,
RD313, RD321, RD438, RD501, RD613, RD675, RD528, RD834, RD836, RD839, RD840, RD 841, RD926,
RD6014, RD6015, RD6154, RD6178, les voies communales VC13 (ex RN13 du giratoire de Rougemare au
giratoire de Parville) et le Boulevard périphérique d’Evreux (Boulevard du 14 juillet, Boulevard Allende, Bou-
levard des cités unies).

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Le transport par rails


Le transport par rails est plus sécurisé car le système est contrôlé automatiquement (conducteur asservi à
un ensemble de contraintes), et les conditions météorologiques influent peu sur le risque d’accident. Le
transport de produits dangereux par rails peut se faire en vrac (citernes) ou dans des emballages tels que
jerricanes, fûts, sacs ou caisses. Seuls les axes Paris – Le Havre et Paris-Cherbourg, principaux vecteurs des
échanges économiques, ont été retenus.
Le transport par voies navigables
Les voies navigables sont un moyen de transport économe en énergie, peu polluant et d’une grande sécu-
rité. Ses atouts sont la grande capacité de transport, un prix attractif et un réseau non saturé. À service
équivalent, un seul convoi de 4 400 tonnes par voie fluviale représente 220 camions de 20 tonnes ou 3 à
4 trains de 110 wagons. Le tissu dense des industries chimiques et pétrolières de la vallée de la Seine fait de
ce fleuve un vecteur très important pour le transport de toutes sortes de marchandises (hydrocarbures
divers, produits chimiques, propane, butane, ammoniac, liquides inflammables, explosifs…).

Le dernier accident s’est produit en juin 1987 dans notre région à hauteur d’Aizier. Un pétrolier japonais
chargé de 10 000 tonnes de kérosène est entré en collision avec un pétrolier grec à vide. Ce dernier a
explosé et a coulé après s’être embrasé. Si l’accident n’a pas engendré de pollution majeure, le bilan humain
est lourd : six morts et deux blessés graves.

Le transport par canalisations


Ce type de transport se compose d'un ensemble de conduites sous pression, de diamètres variables, qui sert
à déplacer de façon continue ou séquentielle des fluides ou des gaz liquéfiés. Les canalisations sont princi-
palement utilisées pour véhiculer du gaz naturel (gazoducs), des hydrocarbures liquides ou liquéfiés
(oléoducs, pipelines), certains produits chimiques (éthylène, propylène, etc.). Le département accueille des
canalisations transportant des hydrocarbures et du gaz naturel. La rupture de canalisation suivie d’inflam-
mation est extrêmement rare.
Trois canalisations principales traversent le département de l'Eure : 2 canalisations d'hydrocarbures exploi-
tées par Trapil et Total (Pipeline Ile de France), et le réseau de GRT gaz (transport de gaz naturel)

Quelles sont les mesures prises dans le département ?


Mesures prises pour le transport par route, rail et voies navigables :
Une réglementation sévère
Afin de gérer au mieux ce risque, une réglementation sévère est en place depuis de nombreuses années. Elle
permet la mise en œuvre d'actions de protection et de prévention.
Les transports par route, par voie ferrée et par voies navigables sont régis par des règlementations euro-
péennes transcrites dans l’arrêté français du 29 mai 2009.
Cet arrêté contient des dispositions sur les matériels, sur la formation des intervenants, sur la signalisation
et la documentation à bord et sur les règles de circulation (voir plus loin) et sur les obligations des expédi-
teurs, transporteurs, chargeurs, emballeurs, remplisseurs…

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Des prescriptions sur les matériels
Des prescriptions techniques sont imposées
pour la construction des véhicules, des wagons
et des bateaux et pour la construction des
emballages (citernes, grands récipients pour vrac,
petits emballages, etc.), avec des obligations de
contrôles initiaux et périodiques des unités de
transport et de certains gros emballages
(citernes, grands récipients pour vrac etc.).
De la signalisation, de la documentation
à bord et du balisage
Il doit y avoir à bord du
train, du camion ou du
bateau des documents
décrivant la cargaison,
ainsi que les risques
générés par les matières transportées
(consignes de sécurité). En outre, les transports soumis à réglementation sont signalés, à l’extérieur, par
des panneaux rectangulaires oranges (avec le numéro de la matière chimique transportée) et des
plaques-étiquettes losanges avec différentes couleurs et différents pictogrammes indiquant s’il s’agit de
matières explosives, gazeuses, inflammables, toxiques, infectieuses, radioactives, corrosives, etc…
A ces signalisations s’ajoutent parfois des cônes ou des feux bleus pour les bateaux.
Un panneau orange rétroréfléchissant, rectangulaire (40x30 cm) placée à l’avant et à l’arrière ou
sur les côtés de l’unité de transport. Cette plaque indique en haut le code danger (permettant d’identi-
fier le danger), et en bas le code matière (permettant d’identifier la matière transportée).
Dans le cas de véhicules/citernes/conteneurs citernes ou vrac le panneau suivant indique en haut le code
danger.

Le numéro d’identification (ou code danger)


est situé dans la moitié supérieure du panneau.

Le numéro d’dentification de la matière (ou code ONU)


est situé dans la moitié inférieure du panneau.

Dans la partie supérieure du panneau orange, un nombre indique le ou les dangers présentés par la
matière. Le premier chiffre indique le danger principal, le deuxième et le troisième indiquent un ou des
dangers secondaires. S’il n’y a pas de danger secondaire, le deuxième chiffre est un zéro. Ainsi 36 se
lira : «inflammable, toxique ». Le redoublement d’un chiffre indique une intensification du danger. Ainsi
33 se lira «très inflammable»

Premier chiffre : Deuxième et troisième chiffres :


Danger principal dangers subsidiaires
0 Absence de danger secondaire
1 Matière explosive
2 Gaz comprimé
3 Liquide inflammable Inflammable
4 Solide inflammable
5 Matière comburante ou peroxyde Comburant
6 Matière toxique Toxique
7 Matière radioactive
8 Matière corrosive Corrosif
9 Danger de réaction violente Danger de réaction violente
ou spontanée ou spontanée
X Danger de réaction violente au contact
de l’eau

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Une plaque étiquette de danger en forme de
losange annonçant, sous forme de pictogramme, le
type de danger prépondérant de la matière transportée.
Ces losanges sont fixés de chaque côté et à l’arrière du
véhicule.
Des règles de circulation
Certaines restrictions de vitesse et d'utilisation du réseau
routier sont mises en place. En effet, les tunnels ou les
centres villes sont souvent interdits à la circulation des
camions transportant des matières dangereuses. De
même, certains transports routiers sont interdits les
week-ends et lors de grands départs en vacances.
De la formation pour les intervenants
Le facteur humain étant l'une des principales causes d'ac-
cident, les conducteurs de véhicules et les «experts»
obligatoires à bord des bateaux transportant des mar-
chandises ou des matières dangereuses font l'objet de
formations spécifiques agrées (connaissance des produits
et des consignes de sécurité à appliquer, conduite à tenir
lors des opérations de manutention) et d'une mise à
niveau tous les cinq ans. Les autres personnes interve-
nant dans le transport doivent aussi recevoir une
formation. De plus, toute entreprise qui charge,
décharge, emballe ou transporte des marchandises ou
des matières dangereuses, doit disposer d'un conseiller
à la sécurité.
Des études de dangers
Par ailleurs, les plus grosses infrastructures de transport
(gares, ports, parkings) sont aussi soumises à étude de
danger lorsque le stationnement, le chargement ou le
déchargement de véhicules contenant des matières dan-
gereuses, l'exploitation d'un ouvrage d'infrastructure de
transport peuvent présenter de graves dangers. Aucun
site n'est soumis à une telle étude dans l'Eure.
De l’information et l’éducation sur les risques
En complément du DDRM, le maire peut définir les modalités d’affichage du risque transport de mar-
chandises ou de matières dangereuses et des consignes individuelles de sécurité. L’éducation et la
formation sur les risques passent par la formation des professionnels du bâtiment, de l’immobilier, des
notaires, géomètres, des maires, et l’éducation à la prévention des risques majeurs dans le cadre de l’édu-
cation à l’environnement pour un développement durable et de l’éducation à la sécurité civile.

Des systèmes d’alerte et plans de secours


Des systèmes d’alerte et de nombreux plans de secours spécialisés ont été mis en œuvre et testés pour
permettre aux services de secours d’intervenir sur des accidents liés à des transports de marchandises
dangereuses.
Le socle de ces plans est constitué par le plan de secours transport de marchandises dangereuses
(TMD) et le plan de secours transport de matières radioactives (TMR). Ils sont complétés par divers
plans qui peuvent être mis en œuvre en même temps : plan de secours spécialisé autoroutes, plan de
secours spécialisé transport ferroviaire, plan de lutte contre les pollutions accidentelles des eaux inté-
rieures, etc…
Un plan dénommé plan d’intervention interdépartemental de la Seine concerne la zone fluviale en aval
de Rouen : il a pour objet une meilleure coordination des secours, compte tenu de la complexité de l’or-
ganisation administrative du fleuve.
Enfin, un contrôle régulier des différents moyens de transport des marchandises dangereuses est effec-
tué par les industriels, les forces de l’ordre et les services de l’Etat.

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Mesures prises pour le transport par canalisations :


Le transport par canalisation fait l'objet, depuis 2006, d’une réglementation nationale unique qui fixe les
règles de conception, de construction, d’exploitation et de surveillance des ouvrages et qui permet d'in-
tégrer les zones de passage des canalisations dans les documents d'urbanisme des communes traversées
(afin de limiter les risques en cas de travaux). Ces documents sont consultables en mairie.

On retiendra principalement de cette récente réforme réglementaire :


- la mise en application de l’arrêté ministériel « multifluide » du 4 août 2006 (JO du 15
septembre 2006) qui remplace les différents textes antérieurs,
- la mise en application de la circulaire interministérielle du même jour en matière d’information
des collectivités territoriales (porter à connaissance) sur les risques présentés par les canalisa-
tions de transport et sur les mesures correspondantes à prévoir de limitation de l’urbanisation
environnante.

Des études de sécurité


La législation impose à l'exploitant de canalisation de
transport une étude de sécurité. Elles permettent
de définir les risques associés à chaque canalisation
de transport.

Pour les canalisations de transport, un balisage au sol


est mis en place. Le balisage des canalisations sou-
terraines est posé à intervalles réguliers ainsi que de
part et d’autre des éléments spécifiques traversés :
routes, autoroutes, voies ferrées, cours d’eau, plans
d’eau. Il permet de matérialiser la présence de la
canalisation. Il permet également, par les informa-
tions portées sur chaque balise, d’alerter l’exploitant
de la canalisation en cas de constat d’accident ou de
toute situation anormale.

La prise en compte dans l’aménagement


Pour prévenir tout accident lié à des travaux de ter-
rassement, les plans de canalisations souterraines
sont pris en compte par les communes traversées au
travers d’un plan de zonage déposé et consultable en
mairie et d’une inscription au document d’urbanisme
de la commune. Un porter à connaissance plus pré-
cis sera organisé à l’issue de l’instruction des études de sécurité évoquées ci-dessus. Dans l’attente, il
convient d’être attentif à tous projets de travaux ou d’aménagements effectués à proximité des canali-
sations existantes.

Une anticipation des accidents


En outre, les exploitants de canalisation ont l’obligation de remettre à jour leurs plans de surveillance et
d’intervention (PSI) dans un délai de trois ans à compter du 16 septembre 2006. Ce plan décrit les
mesures à prendre en cas d'accident sur une canalisation de transport.

Que faire en cas d’accident de transport


de marchandises dangereuses ?
AVANT :

• Savoir identifier un convoi de marchandises dangereuses : les panneaux et les pictogrammes apposés
sur les unités de transport permettent d'identifier le ou les risques générés par la ou les marchandises
transportées.
• Connaître les risques et les consignes.

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 RISQUE T.M.D.
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PENDANT :
Si vous êtes témoin d'un accident TMD
Protéger : pour éviter un " sur-accident ", baliser les lieux du sinistre avec une signalisation appropriée,
et faire éloigner les personnes à proximité. Ne pas fumer.
Donner l'alerte aux sapeurs-pompiers (18 ou 112), à la police ou la gendarmerie (17 ou 112) et, s’il
s’agit d’une canalisation de transport, à l’exploitant dont le numéro d’appel 24h/24 figure sur les balises.

Dans le message d'alerte, préciser si possible :


• Le lieu exact (commune, nom de la voie, point kilométrique, etc.),
• Le moyen de transport (poids-lourd, canalisation, train, etc.),
• La présence ou non de victimes,
• La nature du sinistre : feu, explosion, fuite, déversement, écoulement, etc…
• Le cas échéant, le numéro du produit et le code danger.

En cas de fuite de produit :


• Ne pas toucher ou entrer en contact avec le produit (en cas de contact : se laver et si possi-
ble se changer),
• Quitter la zone de l'accident : s'éloigner si possible perpendiculairement à la direction du vent
pour éviter un possible nuage toxique,
• Rejoindre le bâtiment le plus proche et se confiner (les mesures à appliquer sont les mêmes
que les consignes générales).
S’il y a des victimes, ne pas les déplacer, sauf en cas de péril imminent (incendie…) et s’éloigner rapide-
ment de la zone.
Dans tous les cas, se conformer aux consignes de sécurité diffusées par les services de secours.

APRÈS :
Si vous vous êtes mis à l'abri, aérer le local à la fin de l'alerte diffusée par la radio.

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Préfecture de l’Eure, direction de la sécurité :


[Link].27


Direction départementale des territoires et de la mer : [Link].60
D.R.E.A.L. ROUEN : [Link].00
D.R.E.A.L. groupe de subdivisions de l’Eure, ANGERVILLE-LA-CAMPAGNE :
[Link].70
Mairie de votre domicile

@
Site internet des services de l’Etat dans l’Eure : [Link]
Site internet de la direction régionale de l’environnement,
de l'aménagement et du logement de Haute-Normandie :
[Link]
Site internet du ministère de l’écologie, du développement durable et de
l'énergie : [Link]
Pour en savoir plus sur :
Les transports de marchandises dangereuses : [Link]
Bilan chiffré de l’évolution des accidents mortels impliquant le TMD par fer,
route, pipe-line et voie fluviale ou maritime :
[Link]/[Link]

En cas de danger imminent ou d’accident, alerter les services de secours :


Sapeurs pompiers : 18
Police, Gendarmerie : 17
SAMU : 15
Et partout en Europe : 112

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