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Le document aborde l'importance de l'éducation du geste graphique chez les enfants, soulignant que la maîtrise de l'écriture nécessite un travail sur le geste technique. Il décrit les étapes de développement des compétences graphiques de 0 à 4 ans et propose des principes d'apprentissage adaptés à chaque enfant. Enfin, il insiste sur l'importance d'un environnement structuré pour favoriser l'expérimentation et l'apprentissage du graphisme.

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Le document aborde l'importance de l'éducation du geste graphique chez les enfants, soulignant que la maîtrise de l'écriture nécessite un travail sur le geste technique. Il décrit les étapes de développement des compétences graphiques de 0 à 4 ans et propose des principes d'apprentissage adaptés à chaque enfant. Enfin, il insiste sur l'importance d'un environnement structuré pour favoriser l'expérimentation et l'apprentissage du graphisme.

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L'éducation du geste graphique

Jean-Yves Robichon CPAP Avril 2002

1/ Quelques repères pour faire le point sur l'actualité de cette question

Conférence de presse de Jack Lang décembre 1999

Encore faut-il insister ici sur l’idée qu’il n’y a pas de lecture sans écriture, et pas de maîtrise de l’écriture
sans la combinaison d’un travail de la pensée et d’un travail du geste technique qui en permet
l’expression. Cette maîtrise technique du geste grapho-moteur qui permet le tracé adéquat des
lettres a tendance parfois à faire défaut à nos élèves. Je donnerai des instructions pour que les
enseignants des écoles maternelles soient aidés à réhabiliter les exercices qui en
favorisent la maîtrise.

nouveaux programmes de l’école primaire - école maternelle - (extraits)

4. Se familiariser avec le français écrit et une culture littéraire approprié à l’enfant de l’école maternelle

4.5 Activités graphiques, activités d’écriture

• distinction entre dessin figuratif, graphisme et écriture.


• Les habiletés motrices requises sont les mêmes, mais pas les usages symboliques.

Activités graphiques
Le graphisme peut s'appuyer sur une culture très développée dans de nombreuses aires culturelles qui ,
pour diverses raisons, ne privilégient pas la figuration.

Un véritable apprentissage est nécessaire et doit porter sur les trois faces de l’activité :
1) la mise au point de gestes élémentaires efficaces,
2) l’observation et l’analyse des modèles,
3) leur reproduction et, éventuellement leur détournement.

Les gestes élémentaires de l’activité graphique se constituent progressivement au fur et à mesure que la
motricité générale de l’enfant se développe. Ils sont d’autant mieux maîtrisés que l’enfant peut les verbaliser et
donc comprendre les aides que l’adulte lui apporte pour les structurer.

l’observation et l’analyse des modèles est certainement l’aspect le plus délicat de l’activité graphique.

La reproduction de motifs graphiques reste à l’école maternelle, une activité fortement encadrée par
l’enseignant.

Activités d’écriture

Elles sont indissociables de la construction par l’enfant de connaissances précises sur l’alphabet et sur le
code alphabétique.
Le point de départ est certainement , dès l’arrivée à l’école maternelle , l’écriture du prénom. Ecrit par
l’enseignant en majuscules d’imprimerie, il est immédiatement verbalisé dans sa double dimension :
sémantique et graphique.

L’usage du clavier d’ordinateur, dont les touches sont repérées par des capitales d’imprimerie, permet
d’utiliser les lettres ainsi découvertes avant même de savoir les tracer.

Le passage à l’écriture cursive se fait dans les mêmes conditions. Cette activité suppose seulement une plus
grande maîtrise du répertoire de gestes nécessaires.[...]Elle nécessite aussi une capacité d’observation des
modèles particulièrement aiguisée puisque, dans ce cas , les lettres sont moins individualisées (un même
tracé peut chevaucher deux lettres).

2/ Quelques repères dans l’évolution de l’acte graphique

A/ le niveau moteur 0-2 ans


Les mouvements sont proximaux. Seule l’épaule travaille. L’enfant effectue des balayage horizontaux, des
croisements. L’enfant est dans le geste. L’enfant ne s’intéresse pas encore à son tracé. Il déborde,
l’espace graphique n’est pas repéré.

B/ le niveau perceptif 2-4 ans


L’enfant commence à s’intéresser à son tracé. Il y a contrôle de la main par la vue. Le mouvement devient
distal. Le poignet travaille. Il peut faire une forme fermée.
Vers trois ans, il y a un double contrôle du geste, distal et proximal. Il peut faire des boucles, des
arabesques.
Vers trois et demi, il peut réaliser des tracés dans les deux sens, mais il n’y a pas prise de conscience du
sens des courbes.
Vers quatre ans, il est capable d’anticipation visuelle, il peut contrôler son geste par rapport à un repère
externe. Il peut dessiner une croix ou alignement de bâtons.

C/ le niveau de la représentation
Avant quatre ans l’enfant commence à verbaliser ses productions. La signification qu’il donne à ses tracés
n’est pas forcément permanente.
A partir de quatre ans, il anticipe : “je vais dessiner ma maman...” Mais la représentation n’est pas toujours
permanente.
Apparaît ensuite le stade de l’idéogramme. L’intention précède le tracé. Le tracé s’installe de façon
permanente. “Je sais dessiner une maison.”

3/ Quelques principes

L’éducation du geste graphique ne peut véritablement commencer que vers 3 ans et demi 4
ans, stade où l’enfant est capable de réaliser tous les gestes de l’écriture, et peut donner un sens à son
activité.
Vivre les mouvements dans l’espace avant de vivre les trajectoires sur le papier. Ce n’est pas le
résultat du geste graphique qui est éducatif, c’est le processus qui lui donne naissance. Les modèles
graphiques adultes proposent des formes statiques, alors que la gestivité est trajectoire donc dynamique. Le
geste, le tracé ne s’apprennent que par le mouvement.

On cultive l’audace et l’ampleur du geste avant sa maîtrise ou sa précision.

Chaque enfant a son propre parcours qu’il faut respecter. La progression se construit en fonction
des productions des élèves.

4/ Un apprentissage qui se construit à trois niveaux

La situation : C’est le coin graphisme. L’enfant y découvre un matériel spécifique, un affichage didactique et
culturel.
Il y fait des expériences, y invente des modèles. Il peut s'entraîner, répéter dans le cadre d’un projet défini
par le maître autour d’un objectif précis.

La proposition : C’est la séance de graphisme. Elle se déroule sous la vigilance du maître. Elle constitue un
temps d’apprentissage, ou d’approfondissement.

L'organisation et la conservation des traces permettent la structuration des savoirs. Elles s’organisent
à deux niveaux :

• individuel, c’est l’album de graphisme où l’enfant visualise son parcours, ses progrès mais aussi ses
difficultés. C’est un outil qu’il convient de bien individualiser, il est le principal support de l’évaluation.

• collectif, c’est notamment le dictionnaire graphique de la classe, véritable référent commun, il conserve et
structure les acquis du groupe. C’est l’outil qui permet à l’enseignant de maîtriser sa progression.

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