Cours Sys Électroniques Part1
Cours Sys Électroniques Part1
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Code d'Accès: 912O-8D35
Conception De Systèmes
Électroniques
Définition : Larousse
Electronique ≠ Electricité
Histoire de l’électronique
1960-2002
• Réduction des tailles de transistors (≃ 10000)
• Évolution anticipée (loi de Moore)
• Industrie au cœur de la croissance économique des 50 dernières années
• Augmentation exponentielle des performances
Puissance (Joy) : MIPS = la puissance du CPU double tout les 2 ans −1984
Et Aujourd’hui ?
Nanotechnologies :
Circuits mixtes analogique/digital
Micro-Nano systèmes (capteurs, actionneurs intégrés)
Nano-technologies (horizon 5 à 10 ans)
Taille de gravure: 20 nm
Coûts de R&D de plus en plus élevés
L ’électronique de puissance
s ’intéresse à des
Combinatoire domaines de puissance allant de qlq W
Électronique & électronique RF Séquentielle à plus de 100 MW.
Electronique biomédicale …. Circuits programmables :
processeur, µcontrôleur,
FPGA, CPLD, DSP
Caractéristiques générales
30 … ans
3 à 5 ans
1 à 2 ans
1 an
Méthodologies de conception :
Les compilateurs, les outils d’aide à la conception logicielle, les outils de CAO, …,
peuvent être utiliser pour :
automatiser les étapes méthodologiques,
surveiller et “tracer” la méthodologie elle-même.
Niveaux d’abstraction
Top-down ou bottom-up
“Top-down” :
on part du plus haut niveau d’abstraction;
on “descend” vers le plus détaillé.
“Bottom-up” :
on part des composants de base et on “remonte” vers le système.
• SADT
– signifie : Structured Analysis Design Technic
• RELIASEP
Alimenta
tion Prix
Soleil FC
FC
FP
Store
Vent
FP Commandes FP
Automatique du store
FC
Utilisateur
FC
Alimenta
Normes tion
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Exemple système : Store Somfy
Normatives
Technologiques
(fabrication, composants)
Mécaniques
Carte
Thermiques d’instrumentation Fonctionnelles
(courants, fréquence)
Electromagnétiques
Organisationnelles
Economiques
(pérennité, évolutivité)
Ampli Faible bruit – Ampli large bande – Ampli faible courant d’ entrée …
• Marquage CE :
compatibilité aux directives européennes
• Application de normes harmonisées
Sécurité électrique – CEM - ….
EN60601-1 Appareils électromédicaux - Première partie : règles générales de
sécurité (12 Mo de texte + 68 normes collatérales )
• Espace confiné
boîtier fermé
Variation T° Variations
• Forte intégration caractéristiques des composants
100
CMS, circuits complexes 80
60
Dissipation thermique %
40
20
Elévation de température 0
100 110 120 130 140 150 160
Température de jonction (°C)
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Contraintes Mécaniques
Savoir maîtriser les surcoûts (en prenant en compte toutes les contraintes le
plutôt possible
Il faut que le 1 prototype soit le plus proche possible du résultat visé (minimiser
les retours)
Contraintes de la CEM : placement et routage manuel des composants
Choix du substrat
Discritis== Bruit
S’affranchir du bruit
0 == 0-0.2V ou 1 == 4.5V-5V
2.5 V
DSP = ASP
Modélisation
Synthèse matérielle
A une combinaison d’entrées (l’entrée) ne correspond qu’une seule combinaison de sorties (la
sortie).
La « sortie » apparaît après application de l’ « entrée » avec un certain retard qui est le temps de
propagation dans la logique interne.
Ce temps est déterminé par la technologie utilisée, le nombre de portes traversées et la longueur
des interconnections métalliques.
Technologie
0 0 0
1 0 1
0 0 1
1 1 0
0 1 1
La représentation d’une fonction sous la forme d’une somme de mintermes est dite
forme canonique disjonctive ou première forme canonique
F( A,B,C) = A BC + A BC + AB C + ABC + ABC
L’un des deux types de représentation, forme disjonctive ou conjonctive, peut être préférable à l’autre si des
contraintes sont imposées sur la réalisation matérielle des fonctions. En particulier, dans le cas de l’utilisation de
circuits logiques réalisant les fonctions logiques élémentaires, le type de circuits disponibles peut favoriser une des
deux formes.
Conception N° 1: Conception
Logique
Un navire, destiné au transport d’éléments liquides, comporte dans sa cale trois soutes S 1, S 2 et S 3
(voir schéma ci-dessous). Une soute est soit VIDE (’0’), soit PLEINE (’1’).
Le voyant (AC) s’allume quand l’assiette est "correcte", c’est-à-dire quand les charges sont bien
réparties. Les cas où AC s’allume sont les suivants :
– soutes 1 et 3 vides, soute 2 remplie ;
– soutes 1 et 3 remplies, soute 2 vide ; – soutes 1, 2 et 3 remplies ;
– soutes 1, 2 et 3 vides.
Conception N° 2: Conception
Logique
TV
Synthèse ??
1- réalisation câblée
2- // microprogrammée
3- // programmée
5- // pneumatique
Produit finit
fonctionnel
temps
1. Contraintes électriques
Area
2. Analyse de timing Lire une
3. Analyse de power datasheet
4. Analyse d’area
Métrique
Ciru
it 1 Circuit 2
S est vraie si A est différent de B. L’opérateur XOR est symbolisé par un + entouré d’un
cercle (⊕) car il réalise l’addition en binaire, mais modulo 2.
Portes universelles
Les NAND et les NOR sont des portes universelles car elles permettent de réaliser
toutes les opérations logiques élémentaires.
Porte logique avec sortie non inversée avec N entrées : coût de N+2
Le coût d’une porte avec circuit non inversée est plus grand parce que en
technologie CMOS moderne, le circuit équivalent d’une telle porte est une
porte inversée suivi d’un inverseur:
Vce=
0.6
Pstatique # 0
Pstatique = 0
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Ron transistor en mode saturé
ROFF transistor en mode
bloqué
Vout
Ron jamais 0
Roff jamais infini
Résistan,c
EN1 e
Soit des
diodes
EN2 Pour
implémen
ter
L’appellation du circuit donne un certain nombre de renseignements mais elle varie avec
les fabricants de composants. L’exemple suivant est valable uniquement pour les circuits
TTL
VCC
gnd
gnd
VCC
Marge de bruit =contraintes électriques =respect de
la bonne polarisatiob des circuits =
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01
VOHmax
1
VOHmin
Zone interdite ???
VOLmax
0
VOLmin
La zone hachurée doit, pour un circuit normal, être franchie rapidement (nécessité d'un
temps de transition minimum), sous peine d'oscillations parasites. VIHmax et VILmin sont
des valeurs à ne pas trop dépasser sous peine de destruction ou de mauvais
fonctionnement du circuit.
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Chapitre 1 : Conception de systèmes numériques
HF
Une piste en cuivre
R
Vout-VIN=RI
R=rau * L/S
Vout-VIN=I*delta’(t)/C
CMOS 5V
3.3 V
Min(2.4-2; 0.8-0.4)=0.4 1.2 V
< 1V
Caractéristiques des composants logiques : Sortance (Fan out), entrance (Fan in)
C’est le nombre maximum d’entrées de porte logique que la sortie d’une porte peut
piloter. Ceci s’entend pour des portes d’une famille attaquant des portes de la même famille.
La sortance doit s’exprimer dans chacun des deux états HAUT et BAS.
Exemple :
Sortance :
au niveau haut : 10
au niveau bas : 12,5
Attention : Pour les portes CMOS, la sortance n’est pas limitée par la charge
statique, mais plutôt par la charge capacitive qui peut augmenter rapidement le
temps de propagation
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Chapitre 1 : Conception de systèmes numériques
out2
Une porte trois états est un circuit dont on se sert pour contrôler le passage
d'un signal logique. Il comporte trois états de sortie (haut, bas et haute
impédance). Ce nouvel état dit 'haute impédance' ne fait que rendre flottante
la ligne de sortie.
Ce type de circuits est abondamment utilisé dans les processeurs pour
permettre la circulation bidirectionnelle de l'information.
E Bus
le temps de transition est le temps mis par une sortie pour changer d’état. Il est pris entre
10 et 90 % du niveau maximum. Il en existe deux types : tTLH (la sortie passe de 0 à 1) et
tTHL (la sortie passe de 1 à 0).
Ce temps est très dépendant de la charge (capacitive sur la sortie du circuit).
Temps de propagation
𝟏
𝑭𝒎𝒂𝒙 = 89
El Mourabit Aimad/ENSAT 2019-2020 𝒕𝑷𝑯𝑳 + 𝒕𝑷𝑳𝑯
Chapitre 1 : Conception de systèmes numériques
A l'entrée d’un circuit logique dépourvu d’un déclencheur à seuil (trigger de Schmitt), on
doit respecter un temps de transition maximum (tmmax), sous peine de transitions parasites en
sortie. Dans le cas de signaux à temps de transitions trop longs ou présentant des parasites,
une porte pourvue d’un trigger permet de mettre en forme ces signaux pour qu'ils puissent
attaquer correctement la logique :
En sortie de circuit, les temps de transitions dépendent de la technologie employée mais pas
du temps de montée du signal d'entrée, tant que celui-ci reste inférieur à 3 à 5 fois les temps
de transitions usuels de cette technologie.
Vcc R Vcc
Commutations (0 à 1 et 1 à 0)
Vm=
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Vout
Vin
Dimensionner Rp :
Le dimensionnement de Rp :
V < VOL (max) au niveau bas,
et V > VOH (min) au niveau haut.
Elle peut être séparée en deux termes, la puissance statique (en continu ou en basse
fréquence) et la puissance dynamique (au moment de la commutation).
Vcc
Puissance proportionnelle activité I
sor
entr
J’ai un chemin résistive entre VCC et
GND P= VCC*I
Gnd
Ce qui nous donne le double sur une période. La puissance dynamique dissipée est
donc égale à : PDD = 2.w.f = K.f
c’est-à-dire proportionnelle à la fréquence.
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Chapitre 1 : Conception de systèmes numériques
Conclusion 1
Energie Energie
emmagasinée restituée
P = activité*C*F*Vcc*Vcc
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Consommation CC
Temps de recouvrement
Chemin critique
Max(t1,t2,t3,t4)
Donner la fréquence du système
TPHL
TPLH
min typ max
Fmin Ftyp Fmax 74F0
4
34.9MH ??? 74LS
z 04
74LS08 pilote74LS32
74HC32 pilote 74LS08.
74LS08 pilote 74HC32.
74LS08
74LS32 TDH
74HC32
74HC00
TDH=TDL=0.5
PST=PSH*(TDH/T)+PSL*(TDL/T)
TDH=0.6
TDL=0.4
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111
VCC min typ max
2. Hazard dynamique : Un hazard dynamique est la possibilité que la sortie d’un circuit change plus
d’une fois pour un seul changement logique sur une entrée
le hazard statique ou dynamique est borné dans le temps. Une fois que le chemin
combinatoire qui traverse le plus de portes logiques a été traversé, le signal est
forcément stable en sortie.
Le temps de traversée du chemin critique s’appelle le temps critique.
3. Aléa essentiel : quand plusieurs entrées change simultanément : ne sont pas
dûs à la logique du circuit, mais à la nature du problème, elle-même
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Chapitre 1 : Conception de systèmes numériques
Dans les circuits séquentiels : les aléas peuvent affecter le régime permanent en le
conduisant dans un état stable différent de l’état stable attendu.
X+X’ = 1 (normalement)
Si A = 1, B=1 et C = 0 alors F = X + X’ +1 = 1.
La continuité est assurée
Si A = 0, B = 0 et C = 1 alors F = X.X’
X.X’ = 0 (normalement)
1-Synthétiser la table
X X 0
Il est possible d’ éliminer les hasards d’un circuits en éliminant les états
transitoires
Monter en abstraction
2N ->1
Pour N variables ?
Décomposition de Shannon
• Exemple: f = a + b c
F = a * fa + a’ * fa’
F = a * 1 + a’ * (b c)
F = a * 1 + a’ * ( b * (c) + b’ * 0)
F = a * 1 + a’ * (b * (c * 1 + c’ * 0) + b’ * 0) F
a 01
b 1
01
0
c 01
0 1
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Chapitre 1 : Conception de systèmes numériques
N'importe quelle fonction peut être codée par une somme de produit, par un produit
de somme ou un mélange des deux. On peut immédiatement en déduire une structure
de circuits, appelé matrice PLA (Programmable Logic Array). (ou GAL)
Matrice OU
Sj
somme des produits
Chacune des 4 entrées et son complémentaire arrive sur une des 16 portes
ET à 2x4=8 entrées. Afin de simplifier la représentation, les 8 lignes ont
été représentées par une seule, chaque croix représentant une connexion
programmable
El Mourabit (un fusible par exemple).
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Chapitre 1 : Conception de systèmes numériques
Ce type de structure est utilisé dans certains circuits ASIC (Application Spécific Integrated
Circuit) et demande une densité d'intégration importante :
En effet pour n variables en entrées, il faut 2n fonctions ET à 2n entrées
et au moins un OU à 2n entrées (il y a en effet 2n combinaisons possibles, chaque
combinaison dépendant de l'entrée et de son complémentaire).
Décodeur f1
ROM OU
f2
a
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b 138
Chapitre 1 : Conception de systèmes numériques
Les mémoires ROM (Read Only Memory) peuvent être considérées comme des PLA
dont l'étage ET génère tous les monômes canoniques des variables d'entrée, c'est-à-dire
est en fait un décodeur. L'étage OU permet de sélectionner les monômes canoniques
dont on veut faire la somme.
A0
A1
matrice
A2
ET
A3
figée
adresse=entrées
matrice S0
OU
programmable
S1
A
B
matrice
C
ET
D programmable
S0
matrice
S1
OU
S2
figée
S3
liaison non programmable
liaison programmable
somme de produits = Macrocellule
PLD : 4 fonctions de 12 mintermes (max) de 3 variables
Au déparet #70-85 : programmation « à la main » (fichier de fusibles)
Avec la table de vérité, on réalise F avec une PROM. Dans notre exemple, il faut
connecter a2a1a0 sur les adresses de la mémoire et charger les 8 bits aux adresses 0 à 7.
144
Chapitre 1 : Conception de systèmes numériques
Synchrone Vs Asynchrone
Le cahier des charges est souvent textuel .C'est la première étape de la conception
d'un système. Afin d'analyser et de valider le cahier des charges, on le traduira en un
formalisme qui ne permet aucune erreur d’interprétation. On parlera de modélisation.
Les modèles obtenus pourront être utilisés aussi pour la synthèse :
146
Chapitre 1 : Conception de systèmes numériques
147
Chapitre 1 : Conception de systèmes numériques
Un circuit séquentiel contient r éléments de mémoire élémentaire q1, q2, ..., qr,
le vecteur Q=(q1, q2, ..., qr) caractérisant l'état interne du circuit séquentiel.
Le fonctionnement d'un système séquentiel peut alors être exprimé par des équations
récurrentes et un état initial par le modèle général de Mealy :
148
Chapitre 1 : Conception de systèmes numériques
Machine de Mealy
Machine de Moore
149
Chapitre 1 : Conception de systèmes numériques
150
Chapitre 1 : Conception de systèmes numériques
Le cahier des charges d'un système est généralement donné en langage courant.
Exemple : Concevoir un système détectant la séquence 010 sur son entrée
Pour faire la synthèse d'un tel cahier des charges, la première étape est de le modéliser.
151
Chapitre 1 : Conception de systèmes numériques
Graphe d’état
Le modèle généralement utilisé pour représenter le cahier des charges d'un système est un graphe
appelé graphe d'état ou graphe de fluence. Les nœuds de ce graphe représentent les états, un nom
symbolique étant affecté à chacun des états. Les arcs du graphe sont orientés. Ils représentent les
possibilités de passage entre états. Ces changements d’états se font sur un front d’horloge en
fonction des valeurs d’entrée. La structure générale du graphe représentant l'évolution des états
d’une machine ayant une entrée E est représentée sur la
152
Chapitre 1 : Conception de systèmes numériques
dans une machine de Moore : les sorties ne dépendent que des états et par
conséquent peuvent être consignées à l'intérieur des cercles.
Dans une machine de Mealy : les sorties dépendent des états mais également des
entrées. Ces sorties sont consignées sur les arcs du graphe.
153
Chapitre 1 : Conception de systèmes numériques
Table d’état
C’est une forme qui est plus facile à manipuler qu'une représentation sous forme de
graphe.
154
Chapitre 1 : Conception de systèmes numériques
Règles de minimisation
-Règle R1 : Deux états sont équivalents si pour chaque combinaison d'entrée, ils ont
mêmes sorties et mêmes états suivants.
- Règle R2 : Les états sont regroupés en différentes classes selon les valeurs de sorties
associées. Deux états ayant mêmes sorties (pour chaque combinaison d'entrée) sont dans la
même classe. Les états appartenant à une même classe sont équivalents s'il ne peuvent être
séparés. les états appartenant à une même classe doivent être séparés si les états suivants
associés à chacun d'eux sont dans des classes différentes.
155
Chapitre 1 : Conception de systèmes numériques
R1 : A et D ont mêmes sorties et mêmes états suivants, ils sont donc équivalents.
L'état D peut par exemple, être éliminé. En renommant les états suivants en
conséquence, c'est à dire en remplaçant D par A, la table d'état devient :
R2 : les états peuvent être regroupés en deux classes (classe 1 et classe 2).
(1) (2) Classes
( A , B ) (C) Etats
BA BC Etats suivants
11 12 Classes des états suivants
Les états A et B doivent être séparés. Il y a maintenant qu'un seul état par classe. Il n'y
a donc plus d'états équivalents.
Cette machine peut être réalisée avec 3 états.
156
Chapitre 1 : Conception de systèmes numériques
Exemple :
Pour la machine de Mealy précédente, le nombre minimum d’état étant de 3, le
nombre de variables d’état nécessaire au codage de ces états est 2.
157
Chapitre 1 : Conception de systèmes numériques
L'optimisation de la machine résultante passe donc par un choix judicieux du codage des états.
Exemple : Nous appellerons les variables d'état (sorties des 2 bascules) de la machine
détectant Q1 et Q2.
158
Chapitre 1 : Conception de systèmes numériques
Pour chaque bascule i nous connaissons l'état suivant Qi(n+1) (après le coup d'horloge) en fonction
de l'état présent Qi(n) et des entrées. Pour réaliser ce système il reste à déterminer les entrées de
chaque bascule.
Avec des bascules D, les entrées Di peuvent être déterminée directement à partir de la relation :
Di(n) = Qi(n+1)
159
Chapitre 1 : Conception de systèmes numériques
Synthèse
Synthèse des entrées de bascules et des sorties de la machine
Sur la table précédente on dispose des sortie et entrées de bascules exprimées en fonction des
entrées et des variables d'état (sorties des bascules). Il suffit donc maintenant d'exprimer les
fonction logiques relatives aux sorties et entrées de bascules.
D1? D2? S?
160
Moore ou Mealy
Remarque : s'il est toujours possible de passer du graphe représentant une machine de
Moore à un graphe représentant la même machine en Mealy, l'exemple précédent montre
que l'inverse n'est pas toujours possible.
une machine de Mealy peut comporter moins d'état qu'une machine de Moore.
Le nombre d'états nécessaire à la réalisation d'une machine de Mealy pouvant être inférieur à celui
nécessaire à la réalisation d'une machine de Moore, le nombre de bascules peut l'être également. D'où
l'avantage qu'il peut y avoir à réaliser une machine de Mealy plutôt qu'une machine de Moore.
les machines de Mealy peuvent avoir des inconvénients : liés au fait que les sorties dépendent directement
des entrées :
En effet, lors du passage d'un état à un autre, les entrées ne doivent pas varier. Il se produit donc un
instant entre le changement d'état et le changement d'entrée ou le système se trouve dans le nouvel état
mais en présence de l'entrée ayant conduit à cet état, c'est à dire de l'entrée précédente.
Puisqu'en machine Mealy, les sorties dépendent directement de l'état et des entrées, elles peuvent donc
être soumise à des commutations parasites.
161
Synthèse des FSM : Quels codage et bascule utiliser ?
Remarques:
1- Les bascules autres que les bascules D, telles que les bascules JK ou T.
2- Lorsque plusieurs types ont des coûts égaux, on choisit par ordre de
préférence les bascules D, les bascules T et finalement les bascules JK.
162
Comment vérifier une FSM ?
1- Le comportement est toujours défini : à chaque front montant d’horloge, quel que soit l’état
dans lequel se trouve la machine et quelles que soient les valeurs des entrées, on doit
connaître l’état suivant. L’une des conditions associées aux transitions partant d’un état
quelconque du graphe doit donc toujours être vraie. On peut traduire cette propriété sous forme
d’équation booléenne en écrivant que le ou logique de toutes les conditions associées au
transitions partant d’un état quelconque est toujours vrai :
soient C1, C2, ..., Ci, ..., Cn ces conditions, alors
2- A tout front montant d’horloge une seule transition est possible. Si plus d’une
transition a sa condition associée vraie, le graphe est contradictoire (deux actions
incompatibles sont simultanément possibles). Le respect de cette règle est plus
difficile à vérifier : le OU logique de tous les ET logiques de deux conditions associées
aux transitions partant d’un état quelconque est toujours faux :
Le reset asynchrone: On utilise les entrées Set et Reset des bascules D pour forcer
l’état initial. Solution plus simple, elle ne modifie pas les entrées de la FSM. Elle est
donc plus optimale en taille et permet des vitesses de fonctionnement plus élevées.
* La donnée doit être présente sur l’entrée D un temps tSU (setup time) avant le
front actif et être maintenue un temps tH (hold time) après ce front.
* L’impulsion active de l’horloge (ici l’impulsion positive) doit avoir une durée
minimale tW (width time)
Les circuits numériques sont constitués par des logiques combinatoires séparées par des Flip-Flops.
La propagation des données dans le circuit est contrôlée par les fronts d’horloge. Il faut faire une analyse de timing
pour estimer les délais des différents signaux lors de leur propagation entre Flip-Flops et s’assurer que les contraintes
de timing sont respectées.
On dit qu’on a une violation de timing si le temps de setup, de hold, de removal et de recovery ne sont pas respectés.
Clk
Data
Setup Hold
La période de l’horloge :
TCK > TSU + max(tPHL, tPLH)
En pratique, les différents temps de propagation d’une bascule sont toujours supérieurs
au temps de maintien, quelle que soit la charge de la bascule. La période T du signal
d’horloge doit donc vérifier pour tous les chemins de propagation la relation suivante :
Métastabilité
un problème très courant que l’on peut rencontrer dans deux cas :
2. Entrées asynchrones. A partir du moment où le montage lit une donnée extérieure avec une
bascule D, il y aura forcément une violation du temps de setup à un moment ou à un autre.
Par exemple, dans le cas d’un bouton poussoir actionné par un opérateur humain
ou bien un capteur qui indique un dépassement de trop plein
ou encore d’une liaison série (RS-232) venant d’un ordinateur.
comment un être humain pourrait être synchronisé avec l’horloge du montage ?
•Le phénomène de métastabilité intervient quand la bascule hésite à changer d’état parce que la donnée n’est
pas stable tsu avant le front actif de l’horloge.
• Bien sur, si la violation est trop importante le changement en sortie n’a pas lieu.
• Une méthode simple et efficace consiste à effectuer une double (voir triple) synchronisation des entrées
asynchrones d’un montage.