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Caractérisation géotechnique des argiles

Cette étude géotechnique des argiles du Bas-Saint-Laurent, réalisée pour le ministère des Transports et de la Mobilité durable, a permis de caractériser les propriétés des argiles à travers plusieurs sites. Les résultats montrent une variabilité significative des propriétés géotechniques, suggérant que les corrélations existantes pour d'autres argiles pourraient ne pas s'appliquer directement. Des recommandations pour des études futures incluent l'établissement d'un programme de reconnaissance et l'amélioration des méthodologies d'essai pour mieux comprendre ces argiles.

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Caractérisation géotechnique des argiles

Cette étude géotechnique des argiles du Bas-Saint-Laurent, réalisée pour le ministère des Transports et de la Mobilité durable, a permis de caractériser les propriétés des argiles à travers plusieurs sites. Les résultats montrent une variabilité significative des propriétés géotechniques, suggérant que les corrélations existantes pour d'autres argiles pourraient ne pas s'appliquer directement. Des recommandations pour des études futures incluent l'établissement d'un programme de reconnaissance et l'amélioration des méthodologies d'essai pour mieux comprendre ces argiles.

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CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES

ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT
Projet R729.2

Ariane Locat,
Jérémie Ferland et
Kevin Hébert
Laboratoire d’étude sur les risques naturels
Département de génie civil et de génie des eaux
Université Laval

Réalisé pour le compte du ministère des Transports et de la Mobilité durable du Québec

Mai 2024
La présente étude a été réalisée à la demande du ministère des Transports et de la
Mobilité durable et a été financée par le Ministère.

Les opinions exprimées dans le présent rapport n’engagent que la responsabilité de leurs
auteurs et ne reflètent pas nécessairement les positions du ministère des Transports et
de la Mobilité durable.

Collaborateurs

Jérémie Ferland, étudiant à la maîtrise, Laboratoire d’études sur les risques naturels,
Département de génie civil et de génie des eaux, Université Laval

Kevin Hébert, professionnel de recherche, Laboratoire d’études sur les risques naturels,
Département de génie civil et de génie des eaux, Université Laval

Serge Leroueil, professeur émérite, Laboratoire d’études sur les risques naturels,
Département de génie civil et de génie des eaux, Université Laval

Jacques Locat, professeur émérite, Laboratoire d’études sur les risques naturels,
Département de géologie et de génie géologique, Université Laval

© Université Laval, 2024


REMERCIEMENTS

Nous remercions l’équipe du ministère des Transports et de la Mobilité durable, Mme


Marie-Christine Delisle, M. Antony Gagné, M. Pierre-Alain Konrad et Mme Catherine
Ledoux, d’avoir donné à l’équipe du Laboratoire d’études sur les risques naturels de
l’Université Laval l’opportunité et les moyens de travailler sur ce projet unique. Nous
tenons aussi à remercier Mme Andrée-Anne Fortin-Rhéaume et M. Mustapha Abdellaziz
pour leur appui, leur disponibilité et leur participation aux travaux de laboratoire. Nous
tenons aussi à souligner la grande contribution de M. Jérémie Ferland qui a réalisé son
projet de maîtrise dans le cadre de ce projet de recherche. Nous sommes aussi
reconnaissants de l’implication inestimable de M. Serge Leroueil et M. Jacques Locat.
Leurs conseils nous ont aidés à approfondir nos analyses et à économiser beaucoup de
temps.
SOMMAIRE
Les argiles de la région du Bas-Saint-Laurent présentent une unité stratigraphique difficile
à caractériser, dont les propriétés géotechniques sont peu connues. À la suite d’une
première phase d’investigation, réalisée par le ministère des Transports et de la Mobilité
durable (MTMD) et l’Université Laval, où les sites de l’Isle-Verte et de Notre-Dame-des-
Neiges ont été étudiés (Hébert et coll., 2016; Hébert, 2016), les sites de Saint-Anaclet-de-
Lessard, Trois-Pistoles, Price et Saint-Ulric-de-Matane ont été investigués dans cette
deuxième phase du projet. Ces sites sont composés d’une couche de sol argileux très
raide (unité supérieure) reposant sur une couche argileuse ferme à raide (unité inférieure).
Sur les images de tomodensitométrie, l’unité supérieure présente une matrice massive,
tandis que l’unité inférieure présente des stratifications subhorizontales. Les indices de
liquidité se situent entre -0,1 et 0,72 dans l’unité supérieure. Des sondages au piézocône,
des essais de pénétration standards, des scissomètres de chantier, la mesure de la
vitesse des ondes de cisaillement, les essais géotechniques de base, des essais triaxiaux
et des essais œdométriques dans l’unité supérieure ont permis d’établir des corrélations.
Malgré une certaine variabilité, celles-ci permettent de indiqueraient que les relations de
Leroueil et coll. (1983) à l’état remanié semblent bien corrèler avec les argiles des sites
du Bas-Saint-Laurent et que la composition minéralogique des sols de la région à l’étude
serait possiblement similaire. Les valeurs de NkT obtenues dans l’unité supérieure sont
supérieures à celles des argiles de l’est du Canada et trop variables pour que l’utilisation
du NkT à lui seul puisse être utilisé pour définir la résistance au cisaillement non drainé de
cette unité. La corrélation entre l’indice N60 obtenu du SPT surestime la résistance non
drainée mesurée au triaxial dans l’unité supérieure. La relation entre la vitesse de
propagation des ondes sismiques de cisaillement (ou le Go) et la résistance au
cisaillement non drainée au triaxial a une forme similaire à celle de L’Heureux et Long
(2017), développée pour les argiles sensibles de Norvège et semble intéressante à
préciser. La relation entre le module œdométrique (Moed) et le module de cisaillement à
petite déformation (Go) semble se situer entre des intervalles définis par Mayne (2007)
pour les argiles et les silts, malgré une grande variation des données. En comparaison au
module œdométrique et au module élastique non drainé, les modules pressiométriques
Em sont faibles dans l’unité supérieure. La contrainte de préconsolidation élevée, la forte
résistance au cisaillement non drainée déduite du piézocône et du SPT et le
comportement dilatant de l’argile indiquent que le sol de l’unité supérieure est raide et a

iv
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

un comportement surconsolidé. La résistance mesurée des essais triaxiaux, les résultats


des modules pressiométriques, les valeurs de vitesse des ondes de cisaillement, et donc
le module Go, et les modules de déformation déterminés à partir des essais triaxiaux et
œdométriques sont cependant plus faibles que ce à quoi on peut s’attendre d’après les
résultats au piézocône et au SPT. Cette différence reste difficile à expliquer, mais comme
elle est observée aux six sites d’études, elle ne semble pas venir d’une anomalie.
L’utilisation des paramètres qt et Bq, de l’indice de liquidité et des images Ct-Scan est
recommandée afin de distinguer ces unités. Des essais triaxiaux ont été utilisés afin de la
mesurer la résistance au cisaillement non drainé dans l’unité supérieure. Dans le cadre
de ce projet de recherche, la résistance est déterminée arbitrairement à 5 % de
déformation axiale, mais cette définition de la résistance n’est pas adéquate pour tous les
projets. L’unité supérieure aurait possiblement hérité ses propriétés mécaniques de
l’action des glaciers (surcharge et faibles températures) préalablement à sa déposition sur
la couche moins raide. Le principe de contrainte de préconsolidation pour les sols de
l’unité supérieure diffère donc de celui d’un sol formé par un processus de sédimentation.
Cette étude a permis de : fournir les caractéristiques générales des deux unités
rencontrées permettant leur caractérisation; de démontrer que l’origine de la couche
supérieure fait en sorte que les corrélations développées pour l’unité supérieure sont très
variables et que celles-ci pourraient varier beaucoup d’un site à l’autre; accroître la banque
de données actuellement disponible ainsi que la caractérisation géotechnique des argiles
du Bas-Saint-Laurent; et vérifier si les corrélations propres aux argiles de la mer de
Champlain s’appliquent à ces argiles. Il est recommandé : d’établir un programme de
reconnaissance pour déterminer l’étendue de la couche raide et préciser son mode de
formation; de se pencher sur la méthodologie de l’essai pressiométrique dans ces sols
pour qu’il soit utilisé plus efficacement; de préciser la résistance et les modules de
déformation; et d’ajouter des données, de valider et de mieux comprendre les corrélations
par l’étude d’un autre site. En somme, bien que ces travaux aient permis de brosser un
portrait géotechnique global de certains dépôts en place dans la région, il demeure
néanmoins beaucoup d’interrogations qui nécessiteront davantage de travaux et
d’analyse afin de les comprendre.
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

TABLE DES MATIÈRES

SOMMAIRE ................................................................................................................... iv
TABLE DES MATIÈRES ................................................................................................ vi
INTRODUCTION............................................................................................................. 1
CHAPITRE 1 : PROBLÉMATIQUE.................................................................................. 4
1.1 Contexte géologique au Bas-Saint-Laurent ........................................................... 4
1.2 Propriétés géotechniques des argiles du Bas-Saint-Laurent.................................. 6
CHAPITRE 2 : MÉTHODOLOGIES ............................................................................... 15
2.1 Sites investigués ................................................................................................. 15
2.2 Méthodologie des travaux de terrain .................................................................... 17
2.2.1 Piézocône ..................................................................................................... 17
2.2.2 Essai de pénétration standard ....................................................................... 18
2.2.3 Piézométrie ................................................................................................... 18
2.2.4 Échantillonnage ............................................................................................. 19
2.2.5 Essais sismiques de type « downhole » et « crosshole » .............................. 20
2.2.6 Scissomètre .................................................................................................. 22
2.2.7 Pressiomètre ................................................................................................. 22
2.2.8 Tomodensitométrie (Ct-Scan)........................................................................ 23
2.3 Méthodologie des travaux en laboratoire ............................................................. 23
2.3.1 Extraction et mise en scellé ........................................................................... 23
2.3.2 Essais de caractérisation géotechnique de base ........................................... 23
2.4 Essais de caractérisation mécanique................................................................... 24
2.4.1 Essai œdométrique ....................................................................................... 24
2.4.2 Essais triaxiaux ............................................................................................. 25
2.4.3 Essais de perméabilité à charge constante (cellule triaxiale) ......................... 26
CHAPITRE 3 : SAINT-ANACLET-DE-LESSARD .......................................................... 28
3.1 Piézocône ........................................................................................................... 28
3.2 Stratigraphie ........................................................................................................ 29
3.3 Propriétés géotechniques .................................................................................... 31
3.3.1 Caractéristiques physicochimiques................................................................ 34
3.3.2 Propriétés mécaniques .................................................................................. 35

vi
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

3.3.3 Propriétés hydrauliques ................................................................................. 47


3.4 Sommaire du site de Saint-Anaclet-de-Lessard ................................................... 47
CHAPITRE 4 : TROIS-PISTOLES ................................................................................. 49
4.1 Piézocône ........................................................................................................... 49
4.2 Stratigraphie ........................................................................................................ 50
4.3 Profil géotechnique .............................................................................................. 51
4.3.1 Caractéristiques physicochimiques................................................................ 54
4.3.2 Propriétés mécaniques .................................................................................. 54
4.3.3 Propriétés hydrauliques ................................................................................. 65
4.4 Sommaire du site de Trois-Pistoles ..................................................................... 66
CHAPITRE 5 : PRICE ................................................................................................... 68
5.1 Piézocône ........................................................................................................... 68
5.2 Stratigraphie ........................................................................................................ 69
5.3 Propriétés géotechniques .................................................................................... 70
5.3.1 Caractéristiques physicochimiques................................................................ 73
5.3.2 Propriétés mécaniques .................................................................................. 73
5.3.3 Propriétés hydrauliques ................................................................................. 84
5.4 Sommaire du site de Price................................................................................... 85
CHAPITRE 6 : SAINT-ULRIC-DE-MATANE .................................................................. 87
6.1 Piézocône ........................................................................................................... 87
6.2 Stratigraphie ........................................................................................................ 88
6.3 Propriétés géotechniques .................................................................................... 90
6.3.1 Caractéristiques physicochimiques................................................................ 90
6.3.2 Propriétés mécaniques .................................................................................. 90
6.3.3 Propriétés hydrauliques ............................................................................... 103
6.4 Sommaire du site de Saint-Ulric-de-Matane ...................................................... 104
CHAPITRE 7 : DISCUSSION SUR LES PROPRIÉTÉS GÉOTECHNIQUES DES
ARGILES ÉTUDIÉES .................................................................................................. 106
7.1 Identification des unités stratigraphiques ........................................................... 106
7.2 Hypothèse sur la formation des dépôts.............................................................. 108
7.3 Corrélations entre les propriétés géotechniques ................................................ 110
7.3.1 Propriétés des sols à l’état remanié ............................................................. 110
7.3.2 Propriétés des sols à l’état intact ................................................................. 114

vii
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

7.3.3 Propriétés caractéristiques au passage de l’état intact à déstructuré........... 134


7.4 Synthèse des corrélations entre les propriétés géotechniques .......................... 136
CHAPITRE 8 : PORTÉE DE L’ÉTUDE ........................................................................ 141
CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS ............................................................... 143
RÉFÉRENCES ........................................................................................................... 147
ANNEXES ................................................................................................................... 153
Annexe A : Saint-Anaclet-de-Lessard.......................................................................... 154
Annexe A1 : Rapport de sondage ............................................................................ 154
Annexe A2 : Terrain ................................................................................................ 164
Annexe A3 : Essais triaxiaux ................................................................................... 169
Annexe A4 : Essais œdométriques.......................................................................... 177
Annexe B : Trois-Pistoles ............................................................................................ 196
Annexe B1 : Rapport de sondage ............................................................................ 196
Annexe B2 : Terrain ................................................................................................ 208
Annexe B3 : Essais triaxiaux ................................................................................... 213
Annexe B4 : Essais œdométriques.......................................................................... 222
Annexe C : Price ......................................................................................................... 244
Annexe C1 : Sondages............................................................................................ 244
Annexe C2 : Terrain ................................................................................................ 253
Annexe C3 : Essais triaxiaux ................................................................................... 258
Annexe C4 : Essais œdométriques ......................................................................... 266
Annexe D : Saint-Ulric-de-Matane ............................................................................... 282
Annexe D1 : Sondages............................................................................................ 282
Annexe D2 : Terrain ................................................................................................ 289
Annexe D3 : Essais triaxiaux ................................................................................... 294
Annexe D4 : Essais œdométriques ......................................................................... 302
Annexe E : Estimation de la vitesse de propagation des ondes sismiques de cisaillement
.................................................................................................................................... 315

viii
LISTE DES FIGURES

Figure 0-1 : Carte de localisation de l’extension maximale des mers postglaciaire au


Québec et de la localisation générale (encadré rouge) des sites étudiés dans ce projet
(Source : Gouvernement du Québec, 2017). ................................................................... 2
Figure 2-1 : Sondages réalisés au Bas-Saint-Laurent. .................................................. 16
Figure 2-2 : Schéma de l’essai sismique de type downhole. Tiré de la norme ASTM
D7400/D7400M-19. ....................................................................................................... 21
Figure 3-1 : Profil au piézocône à Saint-Anaclet-de-Lessard. ........................................ 29
Figure 3-2 : Présentation des Ct-Scan dans le profil de qt à Saint-Anaclet-de-Lessard. . 31
Figure 3-3 : Profil géotechnique à Saint-Anaclet-de-Lessard. ........................................ 32
Figure 3-4 : Profil des modules du sol du site de Saint-Anaclet-de-Lessard. ................. 33
Figure 3-5 : Sommaire des 8 essais triaxiaux à Saint-Anaclet-de-Lessard. ................... 38
Figure 3-6 : Angles de frottement et cohésion effective de 2 horizons à Saint-Anaclet-de-
Lessard. ........................................................................................................................ 39
Figure 3-7 : Courbes œdométriques à Saint-Anaclet-de-Lessard. ................................. 43
Figure 3-8 : Modules œdométriques à Saint-Anaclet-de-Lessard. ................................. 44
Figure 3-9 : Modules œdométriques à Saint-Anaclet-de-Lessard (semi-log). ................ 45
Figure 4-1 : Profil au piézocône à Trois-Pistoles. .......................................................... 50
Figure 4-2 : Présentation des Ct-Scan dans le profil de qt à Trois-Pistoles. ................... 51
Figure 4-3 : Profil géotechnique à Trois-Pistoles. .......................................................... 52
Figure 4-4 : Profil des modules du sol du site de Trois-Pistoles. .................................... 53
Figure 4-5 : Sommaire des 10 essais triaxiaux à Trois-Pistoles. .................................... 58
Figure 4-6 : Angles de frottement et cohésion effective de 2 horizons à Trois-Pistoles.. 59
Figure 4-7 : Courbes œdométriques à Trois-Pistoles. ................................................... 62
Figure 4-8 : Modules œdométriques à Trois-Pistoles. ................................................... 63
Figure 4-9 : Modules œdométriques à Trois-Pistoles (semi-log). ................................... 64
Figure 5-1 : Profil au piézocône à Price. ........................................................................ 69
Figure 5-2 : Présentation des Ct-Scan dans le profil de qt à Price. ................................ 70
Figure 5-3 : Profil géotechnique à Price......................................................................... 71
Figure 5-4 : Profil des modules du sol du site de Price. ................................................. 72
Figure 5-5 : Sommaire des 8 essais triaxiaux à Price. ................................................... 77
Figure 5-6 : Angles de frottement et cohésion effective de 2 horizons à Price. .............. 78
Figure 5-7 : Courbes œdométriques à Price. ................................................................. 81
Figure 5-8 : Modules œdométriques à Price. ................................................................. 82
Figure 5-9 : Modules œdométriques à Price (semi-log). ................................................ 83
Figure 6-1 : Profil au piézocône à Saint-Ulric-de-Matane............................................... 88
Figure 6-2 : Présentation des Ct-Scan dans le profil de qt à Saint-Ulric-de-Matane. ...... 89
Figure 6-3 : Profil géotechnique à Saint-Ulric-de-Matane. ............................................. 91
Figure 6-4 : Profil des modules du sol du site de Saint-Ulric-de-Matane. ....................... 92
Figure 6-5 : Sommaire des 9 essais triaxiaux à Saint-Ulric-de-Matane. ......................... 96
Figure 6-6 : Plage de valeurs pour les paramètres effectifs de résistance pour 2 horizons
différents à Saint-Ulric-de-Matane (environ 7,20 et 13,80 m de profondeur). ................. 97
Figure 6-7 : Courbes œdométriques à Saint-Ulric-de-Matane. .................................... 100
Figure 6-8 : Modules œdométriques à Saint-Ulric-de-Matane. .................................... 101
Figure 6-9 : Modules œdométriques à Saint-Ulric-de-Matane (semi-log). .................... 102
Figure 7-1 : Activité (Ac) des argiles des sites du Bas-Saint-Laurent. .......................... 111

ix
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure 7-2 : Relation entre la limite de liquidité et la limite de plasticité des sites au Bas-
Saint-Laurent avec les limites de Leroueil et coll. (1983) et la moyenne de Garneau et Le
Bihan (1977)................................................................................................................ 112
Figure 7-3 : Résistance au cisaillement non drainé remanié de l’unité inférieure des sites
au Bas-Saint-Laurent en relation avec l’indice de liquidité et l’équation de Leroueil et coll.
(1983).......................................................................................................................... 113
Figure 7-4 : Relation entre l’angle de frottement et l’indice de plasticité des argiles.
Modifiée de Leroueil et coll. (1983).............................................................................. 114
Figure 7-5 : Profil de différentes estimations de su pour les 6 sites d’étude. ................ 116
Figure 7-6 : Relation entre qt-σv0 et a) la résistance au cisaillement non drainé au triaxial
à 5 % de déformation de l’unité supérieure; b) la résistance au cisaillement non drainé au
scissomètre de l’unité inférieure (l’unité supérieure de Saint-Ulric-de-Matane est
également incluse). ..................................................................................................... 118
Figure 7-7 : Rapport de NkT déterminé sur l’argile intacte et de NkT* déterminé sous un
remblai, en fonction du IP (tiré de Demers, 2000). ....................................................... 119
Figure 7-8 : Frottement latéral (fs) au piézocône en fonction de la résistance au
cisaillement non drainé obtenu aux essais triaxiaux déterminée à une valeur de
déformation axiale de 5 % (a) et de la résistance au cisaillement non drainé obtenu de
l’essai scissométrique (b). ........................................................................................... 120
Figure 7-9 : Relation entre l’indice N60 et la résistance au cisaillement non drainé au triaxial
à 5 % de déformation axiale pour l’unité supérieure. ................................................... 121
Figure 7-10 : Corrélation entre l’indice de plasticité et le rapport SuUU/N60 (Stroud, 1974).
.................................................................................................................................... 122
Figure 7-11 : Corrélation entre Pl-σv0 et suV pour l’unité inférieures des sites du Bas-Saint-
Laurent. Modifiée de Leroueil et coll. (1983). ............................................................... 123
Figure 7-12 : Relation entre la vitesse de cisaillement et a) la résistance au cisaillement
non drainé à 5% de déformation obtenue au triaxial pour l’unité supérieure; b) la résistance
au cisaillement non drainé du scissomètre pour l’unité inférieure. ............................... 125
Figure 7-13 : Relation entre le module de cisaillement à petite déformation et a) la
résistance au cisaillement non drainé à 5 % de déformation axiale obtenue au triaxial pour
l’unité supérieure (incluant Saint-Ulric-de-Matane); b) la résistance au cisaillement non
drainé du scissomètre pour l’unité inférieure (excluant Saint-Ulric-de-Matane)............ 126
Figure 7-14 : Relation entre la vitesse de propagation des ondes de cisaillement et la
contrainte de préconsolidation pour l’unité inférieure des sites du Bas-Saint-Laurent.. 128
Figure 7-15 : Relation entre le module de cisaillement à petite déformation et la contrainte
de préconsolidation pour l’unité inférieure des sites du Bas-Saint-Laurent. ................. 129
Figure 7-16 : Variation du rapport suV/σ’p avec l'indice de plasticité pour l’unité inférieure
du Bas-Saint-Laurent en relation avec l’équation de Leroueil et coll. (1983). ............... 130
Figure 7-17 : Module Eu mis en relation avec le module élastique maximum (3Go) pour les
argiles du Bas-Saint-Laurent. ...................................................................................... 131
Figure 7-18 : Rapport entre le module œdométrique et le module de cisaillement à petite
déformation : a) pour les sites au Bas-Saint-Laurent; b) pour plusieurs types de sol (tirée
de Mayne, 2007). ........................................................................................................ 132
Figure 7-19 : Corrélation entre l’indice des vides initial (e0) et l’indice de compression (Cc).
.................................................................................................................................... 135
Figure 7-20 : Corrélation entre l’indice des vides naturel, l’indice de compression et la
sensibilité des argiles. ................................................................................................. 136

x
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

LISTE DES TABLEAUX

Tableau 2-1 : Répartition des tubes et des cuillères fendues récupérés dans le cadre de
la phase 2. .................................................................................................................... 19
Tableau 3-1 : Sommaire des essais triaxiaux à Saint-Anaclet-de-Lessard. ................... 37
Tableau 3-2 : Sommaire des essais œdométriques à Saint-Anaclet-de-Lessard. .......... 41
Tableau 3-3 : Essais pressiométriques à Saint-Anaclet-de-Lessard. ............................. 46
Tableau 3-4 : Résultats des essais de perméabilité réalisés en cellule triaxiale pour l’unité
supérieure de Saint-Anaclet-de-Lessard. ...................................................................... 47
Tableau 4-1 : Sommaire des essais triaxiaux à Trois-Pistoles ....................................... 57
Tableau 4-2 : Sommaire des essais œdométriques à Trois-Pistoles ............................. 61
Tableau 4-3 : Essais pressiométriques à Trois-Pistoles. ............................................... 65
Tableau 4-4 : Résultats des essais de perméabilité réalisés en cellule triaxiale pour l’unité
supérieure de Trois-Pistoles. ......................................................................................... 66
Tableau 5-1 : Sommaire des essais triaxiaux à Price. ................................................... 76
Tableau 5-2 : Sommaire des essais œdométriques à Price........................................... 80
Tableau 5-3 : Essais pressiométriques à Price. ............................................................. 84
Tableau 5-4 : Résultats des essais de perméabilité réalisés en cellule triaxiale pour l’unité
supérieure de Price. ...................................................................................................... 85
Tableau 6-1 : Sommaire des essais triaxiaux à Saint-Ulric-de-Matane .......................... 95
Tableau 6-2 : Résistance au cisaillement non drainé à 5 % de déformation à Saint-Ulric-
de-Matane. .................................................................................................................... 96
Tableau 6-3 : Sommaire des essais œdométriques à Saint-Ulric-de-Matane. ............... 99
Tableau 6-4 : Essais pressiométriques à Saint-Ulric-de-Matane. ................................ 103
Tableau 6-5 : Résultats des essais de perméabilité réalisés en cellule triaxiale pour l’unité
supérieure de Saint-Ulric-de-Matane. .......................................................................... 104
Tableau 7-1 : Résumé des essais de perméabilité réalisés sur les sites de Saint-Anaclet-
de-Lessard et de Trois-Pistoles. .................................................................................. 134

xi
GLOSSAIRE

A : aire normale à l’écoulement de l’échantillon de sol

a : aire du tube de mesure pour l’essai de perméabilité

Ac : activité

Bq : rapport de l’excédent de pression interstitielle (u-u0) sur la résistance en pointe nette


(qt-v0)

C-0X : essai au piézocône

CM-0X : essai au piézocône sismique

CB : facteur de correction pour le diamètre du trou de forage

Cc : indice de compression

CE : facteur de correction pour l’énergie transmise

CPTu : essai au piézocône

CR : facteur de correction pour la longueur du train de tiges

CS : facteur de correction pour le type d’échantillonneur

Cs : indice de recompression

Cs d-r : indice de recompression en déchargement-rechargement

c’ : cohésion effective

e : indice des vides

EM : module pressiométrique

Emax : module élastique maximal (3 * G0)

Eu : module élastique non drainé

e0 : indice des vides naturel

fs : frottement développé lors de l’essai au piézocône

Fr : rapport de frottement normalisé

Go : module de cisaillement à petite déformation

IL : indice de liquidité

Ip : indice de plasticité

Ko : Coefficient de pression des terres au repos

L : Hauteur de l’échantillon

xii
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Moed : module œdométrique

N : indice N mesuré lors de l’essai de pénétration standard (SPT)

N60 : indice N corrigé pour différents facteurs

NkT : paramètre permettant de déduire la résistance au cisaillement non drainé de l’essai


au piézocône

NT : paramètre permettant de déduire la résistance au cisaillement non drainé de l’essai


au piézocône

OCR : rapport de surconsolidation

pa : pression atmosphérique

PL : pression limite

Q : Quantité totale d’eau durant un intervalle de temps

qc : résistance en pointe

qt : résistance en pointe corrigée

qt-v0 : résistance en pointe nette

Sr : degré de saturation

su : résistance au cisaillement non drainé

su (triax ε=5 %) : résistance au cisaillement non drainé au triaxial à 5 % de déformation

su (triax ε=10 %) : résistance au cisaillement non drainé au triaxial à 10 % de déformation

suV : résistance au cisaillement non drainé mesurée au scissomètre de chantier

suUU : résistance au cisaillement non drainé non confiné

t : temps

u : pression interstitielle

u2 : pression interstitielle générée à l’arrière du cône (u2) lors de l’essai au piézocône

u0 : pression interstitielle

Vp : vitesse de propagation des ondes de compression dans le sol

Vs : vitesse de propagation des ondes de cisaillement dans le sol

w : teneur en eau

wL : limite de liquidité

wmoy : teneur en eau moyenne du tube

xiii
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

wp : limite de plasticité

 : angle du plan de rupture par cisaillement de l’essai triaxial

’ : coefficient théorique pour la détermination de Su au pressiomètre

Δh : charge hydraulique

’ : angle de frottement

ρ : masse volumique

h0 : contrainte horizontale totale en place

v : contrainte verticale totale

v0 : contrainte verticale totale en place

’p : pression de préconsolidation

’v : contrainte verticale effective

’v0 : contrainte verticale effective en place

xiv
INTRODUCTION
Contexte

Au Québec, la vaste majorité des fondations routières se trouve sur les argiles de la mer
Champlain et de la mer Laflamme. Les corrélations développées sur ces argiles sont
fréquemment utilisées dans la pratique par les ingénieurs (Leroueil et coll., 1983;
Lefebvre, 1981; Locat et coll., 1984; Leroueil, 1997; Demers et Leroueil, 2002; Locat et
coll., 2003), et elles sont un outil important lors de travaux géotechniques.

Toutefois, les argiles de l’ancienne mer Goldthwait, dans la région du Bas-Saint-Laurent,


présentent par endroits une unité stratigraphique difficile à échantillonner, dont les
propriétés géotechniques sont moins connues que celles des autres argiles du Québec.
Il s’agit d’une couche très raide en surface qui surmonte une unité argileuse stratifiée
beaucoup plus « classique ». La consistance très raide de l’unité en surface rend
laborieuses les investigations géotechniques dans les argiles de la région du Bas-Saint-
Laurent. La première phase de ce projet (Hébert et coll., 2016) et le travail de maîtrise
d’Hébert (2016) réalisé dans le cadre de ce projet ont permis de confirmer les propriétés
singulières de ces sols argileux et la nécessité de poursuivre les recherches afin
d’améliorer les connaissances à ce sujet.

Objectifs

Dans ce contexte, le ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD) et


l’Université Laval se sont entendus pour étudier conjointement les dépôts de la région
dans le cadre de ce projet de recherche « R729.2 Caractérisation géotechnique des
propriétés des argiles du Bas-Saint-Laurent – Phase 2 ». Les travaux de recherche ont
été effectués par M. Jérémie Ferland dans le cadre de sa maîtrise supervisée par Mme
Ariane Locat, chercheuse principale du projet, ainsi que par Kevin Hébert, professionnel
de recherche à l’Université Laval. M. Serge Leroueil et M. Jacques Locat ont aussi
participé à ce projet comme collaborateurs.

Les objectifs généraux de ce projet sont :

• Enrichir la banque de données actuellement disponible au Ministère ainsi que faire


la caractérisation de base des argiles du Bas-du-Fleuve pour améliorer le niveau de
connaissance que celle que l’on a des argiles de la mer de Champlain.

1
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

• Vérifier si les corrélations propres aux argiles de la mer de Champlain s’appliquent


à celles des argiles du Bas-St-Laurent ou s’il faut déterminer des corrélations qui leur sont
propres.

Les objectifs spécifiques du projet de recherche sont :

• La caractérisation géotechnique des différentes unités géologiques de 4 sites


supplémentaires dans la région d’étude, de façon à pouvoir identifier rapidement les unités
présentes dans un rapport de sondage.

• L’établissement de relations, facteurs de corrélations et/ou abaques permettant un


meilleur contrôle de la qualité des données obtenues dans les essais in situ et en
laboratoire lors d’étude sur les argiles du Bas-St-Laurent, donc une plus grande efficacité
et des économies dans les campagnes de sondages.

Pour réaliser ce travail, quatre sites localisés au Bas-Saint-Laurent ont été étudiés (voir
Figure 0-1 ici-bas). Les résultats de ces investigations de même que ceux étudiés dans la
phase I du projet par Hébert et coll. (2016) dans cette même région, et l’analyse des
corrélations entre les diverses propriétés géotechniques des argiles étudiées sont
présentés dans ce rapport.

Figure 0-1 : Carte de localisation de l’extension maximale des mers postglaciaire au Québec
et de la localisation générale (encadré rouge) des sites étudiés dans ce projet (Source :
Gouvernement du Québec, 2017).

2
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Structure du rapport

Ce rapport donne suite au rapport d’étape 01, transmis dans sa version finale le 15 juillet
2021 (Hébert & Locat, 2021), ainsi que le rapport d’étape 02, transmis dans sa version
finale le 29 septembre 2022 (Hébert et coll., 2022). Ce rapport est divisé en 8 chapitres.
Le contexte géologique et les travaux géotechniques réalisés préalablement à cette étude
sont présentés au Chapitre 1. Le Chapitre 2 présente la méthodologie appliquée pour ce
projet. La caractérisation détaillée de chacun des sites est présentée aux Chapitres 3 à 6.
L’analyse des résultats et la discussion sur les propriétés géotechniques des argiles
étudiées se trouvent au Chapitre 7. Dans cette section, les outils permettant une
détermination rapide de la stratigraphie sont présentés et les corrélations pouvant être
utilisées dans la région sont discutées et comparées aux relations connues des autres
argiles de l’est du Canada et d’autres régions. Le Chapitre 8 présente la portée de l’étude
et des résultats découlant du projet. Le tout est suivi par la conclusion de la phase II du
projet de recherche et les principales recommandations qui en découlent. Une annexe
présente certains résultats plus en détail.

Utilisation de ce rapport

Ce rapport a été préparé par l’Université Laval pour l’utilisation exclusive du ministère des
Transports et de la Mobilité durable (MTMD), dans le cadre du contrat de recherche
R729.2 entre le MTMD et l’Université Laval. Il a été rédigé avec les données fournies par
le MTMD dont disposait l’Université Laval au moment de sa préparation. Ce document,
de même que les données qu’il contient ne doivent pas être utilisés à d’autres fins que
celles mentionnées dans le contrat. Toute utilisation qu'un tiers fait de ce document ou
toute confiance dans des décisions fondées sur celui-ci relève de la responsabilité de ces
tiers. L’Université Laval n'accepte aucune responsabilité pour les dommages, le cas
échéant, subis par un tiers à la suite de décisions prises ou d'actions basées sur ce
document. Aucun changement ne peut être apporté à ce document sans le consentement
des auteurs.

3
CHAPITRE 1 : PROBLÉMATIQUE

1.1 Contexte géologique au Bas-Saint-Laurent


L’invasion marine de la mer de Goldthwait dans la région du Bas-Saint-Laurent fut très
rapide. Locat (1977) et Hétu (1998) parlent d’une invasion quasi synchrone entre Gaspé
et Trois-Pistoles. L’histoire géologique du secteur Baie-des-Sables – Trois-Pistoles est
documentée en détail dans les travaux de Locat (1976). Celui-ci sépare l’histoire
géologique de cette région en quatre phases : préglaciaire (> 100 000 AA), glaciaire
(100 000 – 14 000 AA), glaciomarine (14 000 – 12 000) et marine (< 12 000 AA). Dionne
(1977), quant à lui, subdivise la chronologie de la région en 3 grandes phases :
Goldthwaitien I (13 500 à 12 000 ans), Goldthwaitien II (12 000 à 9 000 ans) et
Goldthwaitien III (9 000 ans à aujourd’hui).

Selon Lebuis (1973) et Gauthier (1975a, 1975b), vers 14 000 ans, la calotte glaciaire
laurentidienne se scinde en calottes laurentidienne et appalachienne. La phase
glaciomarine débute au moment où la mer Goldthwait s’étend entre les fronts des calottes
laurentidienne et appalachienne. La marge glaciaire bloque alors l’avancée de la mer
Goldthwait vers l’amont. De Trois-Pistoles à l’extrémité nord-est de la péninsule
Gaspésienne, une mince bande côtière est submergée par la mer Goldthwait entre 13
500 et 12 500 ans (Dionne, 1977). La moraine de Saint-Antonin indique que l’inlandsis est
talonné par la mer. Ceci a permis la mise en place d’une argile glaciomarine reposant
majoritairement sur le till de Petite-Matane. Locat (1978) présente les principales unités
stratigraphiques de la région, telles qu’illustrées à la Figure 1-1. L’argile glaciomarine
correspond à la partie inférieure de l’unité 7 à la Figure 1-1 se situant sur la côte. Selon
cet auteur, cette argile est grise et caillouteuse, stratifiée, et elle est constituée en grande
partie de sédiments d’origine appalachiens et s’apparente localement à un diamicton
(mélange). L’unité d’argile glaciomarine pourrait correspondre aux argiles raides étudiées
dans le cadre du projet, mais ne semblent pas avoir la même relation stratigraphique, i.e.
qu’elles n’ont pas été observées par Locat (1978) au-dessus d’argiles normalement
consolidées. Il est plus probable que celle-ci ne soit rencontrée que localement, à la base
de la colonne stratigraphique, et possiblement directement en contact avec le socle
rocheux. Elle ne semble pas être rencontrée dans les sites étudiés lors de ce projet. Locat
(1978) indique que l’argile la plus répandue dans la région est une argile massive gris pâle
à gris foncée datant du Goldthwaitien II, souvent impliquée dans les glissements de
terrain. L’argile massive est également représentée par l’unité 7 dans la Figure 1-1, et elle

4
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

est séparée de l’argile glaciomarine par la ligne en tirets. Locat (1978) note que l’argile
massive devient brunâtre à certains endroits à cause de l’altération et qu’elle contient des
lentilles de sable allant jusqu’à 3 m d’épaisseur. Cette argile massive est composée entre
40 à 70 % de silt, 23 à 60 % d’argile et jusqu’à 23 % de sable (Locat, 1978). Elle repose
sur le roc, le till de Petite-Matane ou bien directement sur l’argile glaciomarine (Locat,
1978) et celle-ci ne présente pas de stratifications nettes visibles à l’œil nu. Pour faire le
pont avec cette étude, cette argile massive correspond à l’unité inférieure. La
nomenclature « massive » correspond au fait que les stratifications ne sont pas visibles à
l’œil nu, comparativement aux dépôts d’argile de la rive nord du fleuve Saint-Laurent, où
celles-ci sont visibles.

Figure 1-1 : Corrélations entre les unités stratigraphiques de la région, schéma


perpendiculaire au fleuve Saint-Laurent. Tirée de Locat (1978).

5
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Prichonnet (1995) et Hétu (1998) présentent des évidences d’une réavancée glaciaire et
de pauses dans la région entre 12 400 et 12 000 B.P., et ce pour les calottes
laurentidienne et appalachienne. Ce phénomène serait de causes climatiques (Hétu,
1998). La réavancée de la calotte appalachienne a dû être influencée par la topographie
de la région et elle est probablement survenue sous forme de lobes glaciaires avançant
en milieu marin.

De telles réavancées glaciaires en direction nord-ouest auraient ainsi pu permettre la


reprise de sédiments marins déjà en place (l’argile massive, selon la définition de Locat
(1978)) et leur re-déposition sous la forme de till d’écoulement (e.g. coulée de débris).
Ainsi la couche raide, aux propriétés héritées de sa prise en charge sous-glaciaire, aurait
été mise en place comme tel sur les sédiments marins existants, lesquels s’y seraient
ajustés en termes de contraintes de consolidation pour devenir ainsi normalement
consolidées par rapport à cette nouvelle surcharge sédimentaire rapide. À cet effet, il faut
donc retenir que les propriétés géotechniques de cette couche raide auraient été héritées
de leur passage sous le glacier.

1.2 Propriétés géotechniques des argiles du Bas-Saint-Laurent


Avant les travaux de Leroueil et coll. (1983) et Locat et coll. (2003), Dionne (1977) avait
complété des travaux sur les propriétés géotechniques des dépôts meubles entre Rivière-
du-Loup et Saint-Joachim-de-Tourelle. Les résultats des essais en laboratoire témoignent
que l’argile a une teneur en eau faible entre 17,5 et 35,5 %. La sensibilité des échantillons
récoltés varie de 2 à 20. Les résultats au triaxial permettent d’obtenir un angle de
frottement ϕ’ de 34° et une cohésion effective c’ de 0,06 kg/cm2 (approximativement 5,9
kPa). Selon les résultats œdométriques, l’argile est normalement consolidée et sa
perméabilité est très faible. Le manque de connaissance sur les unités échantillonnées
rend difficile de déterminer si les essais réalisés dans ces études impliquent l’argile raide
(unité supérieure) ou l’argile sous-jacente (unité inférieure).

En plus des travaux de 1977, Dion et Maranda (1978) ont effectué un levé géotechnique
dans la région de Rimouski présentant des résultats sur de multiples paramètres
géotechniques. Les auteurs parlent d’argiles et de limons massifs gris, gris foncé à brun
qui s’apparentent à l’argile massive dénotée par Locat (1978). Les résultats des essais de
base sur l’argile sont les suivants : teneur en eau de 30 %, limite de plasticité de 23 %,
limite de liquidité de 38 % et une activité de 0,22. Les valeurs des indices de pénétration

6
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

standard permettent aux auteurs de diviser la colonne stratigraphique en deux zones


soient une avec des indices N supérieurs 25 et une zone avec des indices N inférieurs à
10.

Hébert et coll. (2016), en collaboration avec le ministère des Transports et de la Mobilité


durable, présente l’investigation de deux sites de la région du Bas-Saint-Laurent localisés
à l’Isle-Verte et à Notre-Dame-des-Neiges. Ces travaux se sont faits dans le cadre du
projet de recherche R729.1 Caractérisation des argiles du Bas-Saint-Laurent (Hébert et
coll., 2016). Trois unités argileuses/silteuses sont identifiées à ces sites : une unité très
raide en surface, une unité intermédiaire raide et une unité inférieure ferme. L’unité
inférieure correspondrait à l’argile massive datant du Goldthwaitien II décrite par Locat
(1978) (Figure 1-1).

Isle-Verte

La Figure 1-2 présente la séparation des unités identifiées en fonction du profil de


résistance en pointe au CPTu et des images de tomodensitométrie. Pour ce site, les
stratifications sont légèrement visibles sur le tube de 27,33 à 27,93 m, qui correspond au
début de l’unité inférieure. Le profil géotechnique du site de l’Isle-Verte, étudié par Hébert
et coll. (2016), est présenté à la Figure 1-3. L’unité supérieure a une épaisseur de 12 m
et elle est composée d’un silt argileux brun-gris à gris. La consistance de cette unité est
très raide (Hébert et coll., 2016). En tomodensitométrie, le sol constitue un mélange
contenant divers débris disséminés dans une matrice argileuse et il ne présente pas de
laminations ou de strates. Les teneurs en eau sont autour de 20 % et les indices de
liquidité sont d’environ 0. Les essais triaxiaux montrent un sol dont le comportement est
dilatant. Pour l’unité supérieure, la résistance su est définie à grande déformation (10 %)
et varie entre 80 et 130 kPa. Les auteurs indiquent une difficulté à analyser les courbes
œdométriques, ce qui témoigne de la variabilité des valeurs définies de contraintes de
préconsolidation. Hébert et coll. (2016) indiquent que l’unité supérieure est fortement
surconsolidée lorsque la contrainte de préconsolidation est déduite des essais au
piézocône. Si l’origine de ces sédiments est glaciaire, le concept de la surconsolidation
sédimentaire ne s’applique pas, car les propriétés seraient héritées d’un contexte très
différent.

L’unité intermédiaire est composée d’un silt argileux et elle se situe à une élévation entre
9 et 0 m (Hébert et coll., 2016). La consistance de cette couche serait très raide à raide

7
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

et la matrice du sol est homogène et non stratifiée. Les teneurs en eau sont supérieures
à celles de l’unité précédente et elles varient entre 25 et 30 %. La résistance au
cisaillement non drainé à grande déformation est de 145 kPa selon l’essai triaxial. L’unité
intermédiaire est légèrement surconsolidée avec des OCR se situant entre 1,7 et 2,3.

Le profil de la Figure 1-3 est complété par l’unité inférieure ferme d’une épaisseur de 18
m. L’épaisseur de l’unité inférieure est dépendante de la topographie du socle rocheux
sous-jacent (Hébert et coll., 2016) et cette unité est composée d’un silt argileux à silt et
argile. Les images Ct-Scan montrent des strates assez fines dans l’unité inférieure (Hébert
et coll., 2016) telles que notées par Locat (1978) dans l’argile massive. L’unité inférieure
montre un profil des teneurs en eau qui oscille entre 30 et 40 % et les indices de liquidité
se situent entre 0,5 et 0,8. Un essai triaxial est réalisé dans cette unité et sa résistance au
cisaillement à grande déformation est de 106 kPa. Au piézocône, le profil de contrainte
de préconsolidation indique que le sol est légèrement surconsolidé, ce qui pourrait différer
des attentes, puisque l’unité inférieure se situe sous l’unité supérieure très surconsolidée.
Cette observation vient aussi renforcer le fait que les propriétés de l’argile raide sont
héritées et que la couche sous-jacente n’a fait que s’adapter au poids ajouté par la couche
déposée rapidement (till d’écoulement ou coulée de débris?).

Notre-Dame-des-Neiges

La Figure 1-4 présente la séparation des unités identifiées en fonction du profil de


résistance en pointe au CPTu et des images de tomodensitométrie. Pour ce site, les
stratifications sont légèrement visibles sur le tube de 27,33 à 27,94 m, ce qui correspond
à l’unité inférieure. Les stratifications sont obliques dans ce tube. Les propriétés
géotechniques du site de Notre-Dame-des-Neiges sont présentées sur le profil à la Figure
1-5. L’unité supérieure a une épaisseur de 11 m et est composée d’un silt argileux gris.
Au Ct-Scan, l’unité supérieure présente un sol massif avec une matrice homogène. La
teneur en eau varie entre 20 et 24 % et les indices de liquidité se situent entre 0 et 0,3.

Les essais triaxiaux présentent un comportement dilatant pour tous les échantillons. La
résistance au cisaillement non drainée est déterminée à une déformation de 10 % et varie
entre 130 et 330 kPa. La contrainte de préconsolidation varie grandement dans cette unité
due à la forme « arrondie » des courbes et à la difficulté à les analyser. Tout de même,
l’auteur indique que l’unité supérieure est très surconsolidée et les OCR varient entre 2,5
et 9.

8
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure 1-2 : Présentation des Ct-Scan dans le profil de qt à l’Isle-Verte.


L’unité intermédiaire à Notre-Dame-des-Neiges possède une épaisseur de 3 m et elle est
composée d’un silt argileux. Les indices de liquidité varient également entre 0 et 0,3 et la
teneur en eau est d’environ 20 %. Au triaxial, le sol montre un comportement dilatant et la
résistance au cisaillement non drainé à 10 % de déformation est de 410 kPa. Selon les
essais œdométriques, le sol est toutefois légèrement surconsolidé.

Le profil géotechnique (Figure 1-5) à Notre-Dame-des-Neiges est conclu par l’unité


inférieure, dont l’épaisseur est de 21 m et la consistance du sol est ferme à raide (Hébert
et coll., 2016). L’analyse granulométrique indique que l’unité inférieure à Notre-Dame-des-
Neiges est composée d’un silt argileux à silt et argile gris et des images Ct-Scan
permettent de visualiser des strates subhorizontales.

9
Figure 1-3 : Profil géotechnique pour le site de l’Isle-Verte.

10
Selon Hébert et coll. (2016), les teneurs en eau sont d’environ 20 %. Les indices de
liquidité varient entre 0,5 et 0,9, ce qui est nettement supérieur aux deux autres unités du
site. Les deux profils aux scissomètres montrent une valeur constante de suV de 120 kPa.
Hébert et coll. (2016) ont également réalisé des essais triaxiaux et les résistances au
cisaillement non drainé à grande déformation sont de 230 et 375 kPa et les échantillons
présentent des comportements dilatants. L’auteur indique que l’unité inférieure est
normalement consolidée et les courbes œdométriques sont difficiles à analyser.

Figure 1-4 : Présentation des Ct-Scan dans le profil de qt à Notre-Dame-des-Neiges.


L’analyse des deux profils géotechniques a donc permis de présenter des différences
majeures entre les propriétés géotechniques des unités argileuses de la région côtière du
Bas-Saint-Laurent.

11
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Hébert et coll. (2016) présentent également plusieurs corrélations entre la littérature et


ces sites à l’étude. Ces corrélations indiquent une similitude entre les propriétés du sol à
l’état remanié des sites de l’Isle-Verte et de Notre-Dame-des-Neiges avec les argiles de
l’est du Canada (Leroueil et coll., 1983), ce qui indiquerait une composition minéralogique
similaire. L’essai de diffraction des rayons X, réalisé dans le cadre du projet d’Hébert et
coll. (2016), présente les mêmes minéraux que pour les argiles de la mer Champlain
(Locat et coll., 1984; et Locat et St-Gelais, 2013), ce qui concorde avec les conclusions
des propriétés à l’état remanié. Les résultats des essais de porosimétrie au mercure et
des analyses d’échantillons au microscope à balayage électronique donnent quelques
indications supplémentaires sur la structure interne de ces sols. Une analyse préliminaire
des résultats indiquerait que les échantillons prélevés dans les unités supérieures des
deux sites de la phase I ne possèderaient qu’une seule famille de micropores, d’un
diamètre de 0,1 μm (Isle-Verte) et de 0,2 μm (Notre-Dame-des-Neiges). L’analyse des
échantillons provenant de l’unité inférieure au site de l’Isle-Verte indiquerait la présence
de macro-pores d’environ 0,6 μm de diamètre, en plus des micropores, ce qui signifie un
sol un peu plus compressible. La structure interne semblerait également un peu plus
ouverte que pour tous les autres échantillons analysés. Ceci n’est pas observé au site de
Notre-Dame-des-Neiges, où la structure interne est très compacte et fermée. D’autres
essais sont nécessaires pour caractériser plus en détail la microstructure et la minéralogie
des deux unités et valider ces observations.

Hébert et coll. (2016) font également l’analyse de corrélations pour les propriétés intactes.
L’auteur détermine que le su pourrait être estimé dans l’unité supérieure selon un rapport
su/N60 de 5. Un paramètre NkT de 18 pourrait également être utilisé pour réaliser un profil
de la résistance au cisaillement non drainé, ce qui correspond à la limite supérieure des
valeurs trouvées pour argiles de l’est du Canada (Leroueil, 1997). Hébert et coll. (2016)
déterminent également une valeur ꞵ’ entre 10 et 12,5, afin d’estimer la résistance au
cisaillement non drainé déduite du piézocône (pour un NkT = 18) avec les pressions nettes
au pressiomètre. Un NσT de 3,4 peut être utilisé pour estimer le profil des contraintes de
préconsolidation des sites à l’étude (Hébert et coll., 2016). Le rapport suV/σ’v0 est de 0,21
en moyenne pour les 2 sites étudiés par Hébert et coll. (2016), ce qui est inférieur à la
moyenne de 0,25 des argiles de l’est du Canada (Leroueil et coll., 1983). Les corrélations
sont généralement bonnes, mais la quantité de données était trop faible pour en arriver à
des conclusions satisfaisantes pour la région à l’étude.

12
Figure 1-5 : Profil géotechnique pour le site de Notre-Dame-des-Neiges.

13
Cette deuxième phase du projet propose donc la caractérisation géotechnique
approfondie de 4 nouveaux sites localisés dans le Bas-Saint-Laurent et la vérification des
corrélations entre les argiles du Bas-Saint-Laurent et les argiles de l’est du Canada dans
le but d’atteindre les objectifs mentionnés en introduction. Le projet permet également
d’analyser des corrélations étudiées dans des travaux à l’international (Stroud, 1974;
Andrus, 2007; Mayne, 2007; Robertson, 2012; L’Heureux et Long, 2017; et Paniagua et
coll., 2019) afin d’aider le développement de relations régionales.

14
CHAPITRE 2 : MÉTHODOLOGIES
Le chapitre suivant est une synthèse de la méthodologie adoptée pour la réalisation de
ce projet. Préalablement, le procédé ayant permis le choix des 4 sites investigués est
brièvement présenté. Les détails quant au choix des 4 sites du projet se trouvent dans les
rapports d’étape 01 (Hébert et Locat, 2021) et 02 (Hébert et coll., 2022). Par la suite, ce
chapitre discute de la méthodologie des essais de terrain et de laboratoire réalisés pour
ce projet.

2.1 Sites investigués


Préalablement au choix des sites, sept sondages au piézocône ont été effectués par le
ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD) dans la région du Bas-Saint-
Laurent. Dans le cadre de ce projet, cette région englobe la MRC de Rivière-du-Loup au
sud jusqu’à la MRC de La Mitis au Nord. Le choix des sites a été fait sur la base de la
présence de cette particularité stratigraphique dénotée par le MTMD et décrite par Hébert
et coll. (2016). Cette anomalie stratigraphique est caractérisée par une forte résistance en
pointe près de la surface qui diminue avec la profondeur, telle qu’expliqué dans
l’introduction. La localisation des sites à l’étude est montrée sur la Figure 0-1. Les sites
de l’Isle-verte et de Notre-Dame-des-Neiges ont été étudiés par Hébert et coll. (2016)
dans la première phase du projet (R729.1), et les sites de Saint-Anaclet-de-Lessard, de
Trois-Pistoles, de Price et de Saint-Ulric-de-Matane sont ceux investigués et caractérisés
dans le cadre de cette deuxième phase du projet de recherche (R729.2).

15
Figure 0-1 : Sondages réalisés au Bas-Saint-Laurent.

16
2.2 Méthodologie des travaux de terrain
Les travaux de terrain ont été réalisés par le MTMD et différents sous-traitants, notamment
pour les essais sismiques. M. Jérémie Ferland était présent afin d’assister le MTMD dans
ces travaux.

2.2.1 Piézocône
Les essais au piézocône ont été effectués par l’équipe de forage de la section Mécanique
des sols du MTMD préalablement aux autres travaux de terrain sur les 4 sites lors d’une
campagne en 2020. La méthodologie suivie lors de l’essai CPTu est basée sur une
combinaison des normes ASTM D5778-20 et ISO 22476-1 (2022). La sonde est enfoncée
dans le sol avec une vitesse constante de 60 cm/min jusqu’à l’atteinte du refus. L’essai
permet d’obtenir un profil de la résistance en pointe du cône (qc), du frottement du sol
contre le fût de la sonde (Fs) et de la pression interstitielle générée à l’arrière du cône
durant l’enfoncement (u2). La résistance en pointe corrigée qt est obtenue en corrigeant
la résistance en pointe qc avec la pression d’eau agissant à l’arrière de la pointe. Le
paramètre Bq est aussi obtenu par l’essai au piézocône. Ce paramètre correspond au
rapport entre l’excédent de pression interstitielle et la résistance en pointe nette selon la
formule suivante :
𝑢 −𝑢
𝐵𝑞 = 𝑞 2−𝜎 0 (2.1)
𝑡 𝑣𝑜

où, u2 est la pression interstitielle générée à l’enfoncement, u0 est la pression interstitielle


naturellement présente dans le sol, qt est la résistance en pointe corrigée et σv0 est la
contrainte verticale totale en place. Le paramètre Bq est également pris en compte lors du
choix des sites, et il permet aussi de valider les essais CPTu.

Les paramètres NkT et NσT servent à définir la résistance au cisaillement non drainé (su) et
la contrainte de préconsolidation (σ’p) à l’aide d’une calibration entre les résultats du
piézocône et des essais au scissomètre de chantier. NkT est défini par l’équation suivante :

𝑞𝑡 −𝜎𝑣𝑜
𝑠𝑢 = 𝑁𝑘𝑇
(2.2)

Selon Leroueil (1997), le NkT varie entre 11 et 18 pour les argiles de l’est du Canada avec
une moyenne à 14.

NσT est défini selon l’équation suivante :

17
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

𝑞𝑡 −𝜎𝑣𝑜
𝜎′𝑝 = 𝑁𝜎𝑇
(2.3)

Selon Demers et Leroueil (2002), NσT est une constante empirique d’en moyenne 3,4 et
variant entre 3,1 et 3,7 pour les argiles de l’est du Canada.

2.2.2 Essai de pénétration standard


L’essais de pénétration standard a été effectué par le MTMD avec la prise d’échantillons
par cuillère fendue selon une procédure basée sur la norme BNQ2501-140. Il permet
d’obtenir des échantillons remaniés et une mesure de résistance à la pénétration du sol
(indice N). Au total, 129 échantillons ont été récupérés aux 4 sites, soit 36 à Saint-Anaclet-
de-Lessard, 38 à Trois-Pistoles, 27 à Price et 28 à Saint-Ulric-de-Matane. La cuillère
fendue utilisée pour ce projet est de calibre B (diamètre extérieur de 50,8 mm et
d’ouverture de 34,93 mm). Sur les trois sites, les cuillères fendues/SPT ont été réalisées
à des distances de 0,61, 0,76 ou 1,52 m selon la couche stratigraphique analysée. L’indice
N peut être corrigé (N60) avec 60 % de l’énergie totale (PE) selon de multiples facteurs de
correction :

(𝑁)60 = 𝑁𝐶𝑠 𝐶𝐸 𝐶𝑅 𝐶𝐵 (2.4)

où N correspond à l’indice N brut mesuré lors de l’essai. Un analyseur de battage permet


d’obtenir le pourcentage d’énergie transmise lorsque le marteau hydraulique frappe les
tiges. Les facteurs 𝐶𝑠 , 𝐶𝐸 , 𝐶𝑅 et 𝐶𝐵 sont des facteurs de correction. Le facteur de correction
CS tient compte du type de cuillère fendue. Le facteur CE est trouvé avec l’équation
suivante :

𝐸𝑅
𝐶𝐸 = 60% (2.5)

où ER est l’énergie transmise lors de l’essai. Le facteur de correction CR varie entre 0,75
et 1,00 en fonction de la longueur des tiges de forage utilisées à la profondeur de l’essai
SPT. Finalement, si le trou de forage est d’une dimension non standard, le facteur de
correction CB est appliqué. Dans le cadre de ce projet, seul le CE est pris en compte. Celui-
ci n’est pas déterminé à toutes les profondeurs, et une valeur moyenne est utilisée quand
il n’y a pas d’analyseur de battage.

2.2.3 Piézométrie
Quatre piézomètres pneumatiques ont été installés par le MTMD sur chacun des sites
avec une position relative similaire sur tous les sites. Le premier piézomètre est installé à

18
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

la base du trou de forage et les trois autres sont placées respectivement dans l’unité
inférieure, l’unité intermédiaire (si elle est présente) et l’unité supérieure. Ces unités sont
discutées plus loin dans ce rapport. Les piézomètres sont installés dans le premier trou
de forage soit après la prise des cuillères fendues. Les données sont lues ponctuellement
et doivent être récupérées occasionnellement par un opérateur.

2.2.4 Échantillonnage
Des tubes minces de type Shelby ont été utilisés par le MTMD pour l’échantillonnage du
sol intact. Un total de 110 tubes et de 129 cuillères fendues a été pris et leur répartition
par site est présentée au Tableau 0-1.

Tableau 0-1 : Répartition des tubes et des cuillères fendues récupérés dans le cadre de la
phase 2.
Nombre de tubes Nombre de Nombre de cuillère fendues
Site
récupérés avec sol tubes vides récupérées
Saint-Anaclet-de-
27 0 36
Lessard
Trois-Pistoles 22 2 38
Price 35 2 27
Saint-Ulric-de-
26 4 28
Matane

Le prélèvement de tubes Shelby est effectué conformément à la procédure basée sur la


norme ASTM D1587/D1587M-15. À certaines profondeurs aux sites de Trois-Pistoles et
Saint-Anaclet-de-Lessard, l’équipe s’est servie d’un piston stationnaire opéré
hydrauliquement pour échantillonner le sol. L’utilisation d’un piston stationnaire est faite
lorsque la couche inférieure est atteinte et que le sol présente des indices N inférieurs à
10. La norme ASTM D6519-15 est suivie pour la réalisation de l’essai.

Lors des travaux de terrain, les échantillons (tubes, fioles et cuillères fendues) ont été
entreposés dans les chambres d’hôtel où l’équipe de travail résidait. Les chambres sont
climatisées et la température est constante. Pour les sites de Saint-Anaclet-de-Lessard et
Trois-Pistoles, les tubes ont ensuite été transportés jusqu’à l’INRS ou à l’Université Laval.
Dans le cas de Price et de Saint-Ulric-de-Matane, les tubes ont été transportés à l’INRS.
Une fois arrivés à l’INRS, les échantillons ont été entreposés dans la chambre froide. Le
délai entre le transport du terrain et l’INRS était de moins de 5 jours. Les tubes ont ensuite
été récupérés et ils ont été rangés dans la chambre froide du Laboratoire de géotechnique
de l’Université Laval ou dans la chambre froide du MTMD. À l’université, la chambre froide

19
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

est gardée à environ 8 °C avec un taux d’humidité de près de 100 %. Les tubes sont
maintenus dans ces conditions, jusqu’à leur détubage quelques jours plus tard. Le temps
entre l’arrivée à l’INRS et le transport au MTMD ou à l’Université Laval est généralement
de moins de 2 semaines.

2.2.5 Essais sismiques de type « downhole » et « crosshole »


Les compagnies Englobe et Géophysique GPR International inc. ont été mandatées afin
de réaliser les essais sismiques de type « downhole ». La réalisation de cet essai a été
effectuée conformément à la norme ASTM D7400/D7400M-19. L’essai sismique de type
« downhole » permet de mesurer directement la vitesse in situ des ondes de compression
P et de cisaillement S dans le sol. Une source sismique est positionnée avec un décalage
horizontal du sommet d’un trou de forage. La source émet des ondes sismiques qui sont
interceptées par des récepteurs au fond du forage. La réponse des receveurs est
enregistrée par un système d’enregistrement des données. Un schéma, tiré de la norme
ASTM D7400/D7400M-19, est montré à la Figure 0-2. La distance oblique en ligne droite
(LR) de la source au receveur est déterminée selon l’équation suivante :

2
𝐿𝑅 = [(𝐸𝑠 − 𝐸𝑔 + 𝐷𝑔 ) + 𝑋 2 ]0,5 (2.6)

où,

Es= Élévation de la surface du sol en contact avec la source d’énergie et au centre de


celle-ci;

Eg= Élévation au sommet du trou récepteur;

Dg= Profondeur du receveur (mesuré au sommet de celui-ci);

X= Distance horizontale entre le centre de la source d’énergie et le forage.

20
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure 0-2 : Schéma de l’essai sismique de type downhole. Tiré de la norme ASTM
D7400/D7400M-19.
À partir de ce calcul, il est possible de déterminer la vitesse moyenne de l’onde de
cisaillement pour un intervalle de profondeur correspondant au déplacement des
receveurs :

𝑉𝑠 = (𝐿𝑅2 − 𝐿𝑅1 )⁄(∆𝑇𝑅2−𝑅1 ) (2.7)

où,

LR2 = distance oblique en ligne droite du receveur le plus profond;

LR1 = distance oblique en ligne droite d’un receveur moins profond

ΔTR2-R1 = différence dans le temps de propagation des ondes de cisaillement (source-


receveur) entre les deux profondeurs considérées.

Des essais sismiques de type « crosshole » ont seulement été réalisés au site de Price
par la compagnie Géophysique GPR International inc. La compagnie réalise l’essai
conformément à la norme ASTM D4428M-14. Ce type d’essai est réalisé à partir de 2

21
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

forages, séparés d’une distance supérieure à 5 m, équipés de tubage PVC de 2 pouces


de diamètre. La source sismique est obtenue avec un marteau générant des ondes S à
l’aide d’un système hydraulique. L’onde est récoltée au 1 m dans le second tubage à l’aide
de sondes sismiques. Les ondes sismiques de cisaillement déterminées sont donc
propagées horizontalement dans le sol. La vitesse des ondes sismiques de compression
est également déterminée lors de l’essai.

La vitesse des ondes de cisaillement permet de calculer un module de cisaillement à petite


déformation Go selon l’équation suivante :

𝐺𝑜 = 𝜌𝑉𝑠2 (2.8)

où,

ρ = masse volumique

La masse volumique utilisée dans l’équation est déterminée sur les échantillons utilisés
pour les essais œdométriques, discutés plus loin dans ce chapitre.

2.2.6 Scissomètre
Des essais au scissomètre de chantier ont été effectués dans l’unité inférieure de la totalité
des sites à l’aide d’un scissomètre Nilcon. Le scissomètre ne peut être réalisé dans la
couche supérieure en raison de sa consistance très raide, sauf au site de Saint-Ulric-de-
Matane où il a été possible d’en faire. La norme ASTM D2573/D2573M-18 a été utilisée
pour la réalisation de l’essai.

2.2.7 Pressiomètre
Les essais au pressiomètre TEXAM ont été effectués sur tous les sites selon la norme
ASTM D4719-20. L’essai pressiométrique permet l’obtention du module pressiométrique
(Em) et de la pression limite (PL). La procédure B de la norme a été utilisée dans le cadre
du projet. La pression limite correspond à la pression à laquelle le volume de la sonde est
le double du volume initial du trou dans le sol. L’équation suivante met en relation la
pression limite à la résistance au cisaillement non drainé.

𝑃𝐿 −𝜎𝑣𝑜
𝑠𝑢 = 𝛽′
(2.9)

où 𝜎𝑣𝑜 correspond à la contrainte verticale totale et β’ est un coefficient théorique


déterminé à l’aide du scissomètre de chantier. Au total, 32 essais pressiométriques ont
été réalisées au cours de la phase II du projet.

22
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

2.2.8 Tomodensitométrie (Ct-Scan)


Les essais de tomodensitométrie ont été réalisés par l’Institut national de la recherche
scientifique (INRS) dans leur bâtiment du parc technologique de Québec. Dans le cadre
du projet, le Ct-Scan a été employé afin d’observer la stratigraphie du sol récolté dans les
tubes et de mieux cibler les échantillons à conserver pour les essais de laboratoire en
connaissant l’emplacement des graviers et des imperfections des échantillons avant le
détubage.

2.3 Méthodologie des travaux en laboratoire


Les travaux de base en laboratoire ont été réalisés en grande partie par le laboratoire de
géotechnique du MTMD. Une partie du détubage a été réalisée au Laboratoire de
géotechnique de l’Université Laval. Le laboratoire de géotechnique de SNC-Lavalin a
effectué plusieurs essais de caractérisation géotechnique de base sur les cuillères
fendues de Price et de Saint-Ulric-de-Matane. Pour davantage d’informations quant à la
méthodologie détaillée des différents essais de laboratoire, il est préférable de se référer
aux différentes normes et dans le cas précis de ce projet, au mémoire de maîtrise de M.
Jérémie Ferland (Ferland, 2023).

2.3.1 Extraction et mise en scellé


L’extraction du sol dans un tube à paroi mince a été effectuée à l’horizontale selon la
méthode d’essai LC 22-300 à l’aide d’un piston. Une fois découpés, les échantillons sont
scellés dans un mélange chauffé de gelée de pétrole et de paraffine (65 % et 35 %
respectivement) et de 2 épaisseurs de pellicules plastiques selon la méthode décrite par
La Rochelle et coll. (1986).

2.3.2 Essais de caractérisation géotechnique de base


Les essais de bases (sédimentométrie, granulométrie, mesure de la salinité de l’eau
interstitielle, résistance au cisaillement non drainé de l’argile intacte et remaniée (su et sur)
et limites de consistance) effectués sur les échantillons provenant des tubes Shelby et les
cuillères fendues ont été réalisés au laboratoire de géotechnique du MTMD. Des teneurs
en eau ont aussi été faites dans les laboratoires de géotechnique du MTMD et de
l’Université Laval. Les cuillères fendues des sites de Price et de Saint-Ulric-de-Matane ont
été envoyées chez SNC-Lavalin afin qu’ils réalisent les essais de caractérisation de base.

23
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Des teneurs en eau ont été mesurées selon la norme BNQ 2501-170/2014. Ces essais
ont été faits sur le terrain, et en laboratoire lors de l’extraction des tubes, des essais
triaxiaux et des essais œdométriques.

L’analyse granulométrique des échantillons a été réalisée selon la norme BNQ-2501-025.

La norme BNQ 2501-110/2014 a été suivie pour la réalisation des essais de résistance
au cisaillement non drainé sur le sol intact et remanié à l’aide d’un pénétromètre à cône.
La détermination de la résistance au cisaillement non drainé du sol à l’état remanié n’a
pas pu être réalisée sur l’argile des couches plus raide, car elle est trop difficile à triturer.

La détermination des limites de liquidité et de plasticité a été effectuée conformément aux


normes BNQ 2501-092 et ASTM D4318-17.

La salinité de l’eau interstitielle des échantillons a été déterminée en mesurant la


conductivité électrique de l’eau contenue dans le sol à la suite de son extraction selon la
norme ASTM D4542-22 avec un réfractomètre. La conductivité électrique est ensuite
convertie en valeur de salinité à partir d’une relation résistivité/concentration d’une
solution NaCl.

2.4 Essais de caractérisation mécanique


Des essais de caractérisation mécanique à l’œdomètre et au triaxial ont été réalisés pour
tous les sites au Laboratoire de géotechnique de l’Université Laval.

2.4.1 Essai œdométrique


Les essais œdométriques ont été réalisés en suivant une méthodologie basée sur la
méthode A de la norme ASTM D2435/D2435M-11. Avant de débuter les essais, chaque
appareil œdométrique a été calibré pour la déformation de l’appareil et des pierres
poreuses, ainsi que pour la compressibilité du papier filtre. Les essais sont effectués sur
des échantillons de 50,5 mm de diamètre et 19 mm de hauteur. À chaque palier, la masse
appliquée est augmentée de 50 %. Les paliers sont déterminés à l’avance selon le
diamètre de l’échantillon et la séquence de chargement est prédéfinie. Chacun des paliers
a une durée de 24h. Une fois le chargement complété, une phase de déchargement de 3
paliers est réalisée avant de terminer l’essai. L’indice des vides initial (e0) est déterminé à
partir de la teneur en eau de l’échantillon et l’indice des vides est calculé à chaque palier
selon la variation de hauteur de l’échantillon mesuré pendant l’essai. La pression de

24
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

préconsolidation (σ’p), les indices de compression (Cc) et de recompression (Cs) sont


calculés à l’aide de la méthode de Casagrande.

La qualité d’un échantillon œdométrique peut être estimée lors de l’essai selon le critère
de Lunne et coll. (1997). Une mention est donnée à un échantillon selon son rapport Δe/e0,
(Δe) étant la différence entre l’indice des vides initial (e0) et l’indice des vides à la
contrainte en place (eσ’v0).

Les données ont également été traitées selon la méthode décrite par Janbu (1965). Un
module œdométrique est défini entre les intervalles de données selon l’équation suivante :

𝜎′𝑣𝑦 −𝜎′𝑣𝑥
𝑀𝑜𝑒𝑑 = (2.10)
𝜀𝑦 −𝜀𝑥

Ce module varie selon différents incréments, et au Bas-Saint-Laurent, il est ultimement


calculé à la contrainte verticale effective du sol en place.

2.4.2 Essais triaxiaux


Les essais triaxiaux ont été effectués selon la procédure interne du Laboratoire de
géotechnique du département de génie civil et génie des eaux de l’Université Laval
(Hébert, 2022) qui est adaptée de la norme ASTM D4767-11. Pour chaque site d’étude,
des essais triaxiaux en conditions non drainées ont été réalisés sur des échantillons de
différentes profondeurs consolidés aux contraintes effectives en place. De plus, pour
chaque site, des essais additionnels ont été réalisés à deux profondeurs à contraintes
effectives différentes de celle du sol en place, afin d’obtenir les paramètres de résistance
à cette profondeur.

La réalisation de l’essai est séparée en trois phases : saturation, consolidation et


cisaillement. Le paramètre de Skempton 𝐵̅ (Δu/Δσ3) permet de déterminer le degré de
saturation lors de l’étape de la saturation de l’échantillon. Ce paramètre prend en compte
l’augmentation de la pression interstitielle en réponse à l’augmentation de la contrainte
cellulaire. Lorsque le taux de saturation désiré est atteint, l’échantillon est consolidé
jusqu’à l’état des contraintes effectives voulues. Pour ce projet, un taux de saturation de
95 % était visé, mais il n’a pas toujours été obtenu. Il a été plus difficile d’obtenir un taux
de saturation élevé pour les sols très raides.

Pour obtenir un profil de résistance au cisaillement non drainé représentative du dépôt,


l’échantillon est consolidé à la contrainte verticale effective du sol en place. Le coefficient

25
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

de pression des terres au repos Ko, permettant d’estimer la contrainte horizontale effective
en place, a également été estimé selon l’équation suivante (Lefebvre & al., 1991;
Hamouche, 1995) :

𝐾𝑜 = 0,5𝑂𝐶𝑅𝛼 (2.11)

où, OCR est le rapport de surconsolidation et α est une constante. Le OCR est calculé
selon les résultats à l’œdomètre et les estimations au piézocône (voir les détails dans les
sections suivantes). Sauf pour quelques échantillons, les Ko calculés sont supérieurs à 1
en utilisant un α de 0,5 ou 1. En prenant en compte l’incertitude sur la pression de
préconsolidation et la difficulté pratique de réaliser un essai triaxial à un Ko plus grand que
1, il a été décidé de réaliser les essais en conditions de consolidation isotropique (Ko=1).
Seul un essai à Saint-Anaclet-de-Lessard, de 17,14 à 17,25 m, présente un Ko de 0,8 et
a été réalisé en condition anisotropique.

Lorsque la contrainte verticale effective est atteinte, l’échantillon peut être cisaillé par une
compression axiale en condition non drainée. Lors du cisaillement en condition non
drainée, une vitesse de déformation de 0,0061 mm/min (0,5 % de déformation / heure)
est utilisée. L’étape du cisaillement est effectuée jusqu’à l’obtention d’une déformation
axiale (ε) de 14 % soit après environ 28 heures. Le comportement contrainte-déformation
et les cheminements de contraintes sont obtenus à partir de ces essais. Lors du traitement
des données, les corrections d’aire et de membrane sont appliquées selon les détails de
La Rochelle et coll. (1988), mais la déformabilité du papier filtre n’a pas été prise en
compte.

Lorsqu’un échantillon présente un comportement dilatant, la résistance au cisaillement


non drainé a été déterminée à une déformation axiale de 5 %. Cette déformation est
arbitraire, mais elle semble raisonnable dans le contexte de la pratique, où une
déformation de 5 % est déjà élevée pour la plupart des structures ou des problèmes
envisageables. Finalement, un module non drainé (Eu), correspondant à la pente de la
portion initiale du comportement contrainte-déformation, a été déterminé à des
déformations entre 0,01 et 0,5 %. La résistance au cisaillement non drainée et ce module
ont été déterminés pour les échantillons consolidés aux contraintes en place.

2.4.3 Essais de perméabilité à charge constante (cellule triaxiale)


La conductivité hydraulique verticale du sol de l’unité supérieure a été mesurée sous une
charge constante, dans un montage de cellule triaxiale, afin d’éviter les chemins

26
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

préférentiels le long de l’anneau lorsque l’effet est effectué dans un appareil œdométrique.
Cette problématique avait été observée lors des travaux de la phase I du projet (Hébert
et coll., 2016). Pour ce faire, un échantillon de sol d’un diamètre de 5,08 cm est découpé
et installé dans la cellule triaxiale, avec l’ajout de connexions à la base et en tête de
l’échantillon afin d’appliquer un gradient hydraulique dans ce dernier. L’échantillon est
consolidé à la contrainte verticale effective en place. À la suite de la phase de
consolidation, une différence de pression d’eau entre la base et la tête de l’échantillon a
été appliquée afin d’obtenir un gradient d’écoulement d’environ 30. Les volumes d’eau
entrant et sortant ont été mesurés manuellement pendant environ 1 semaine afin de
s’assurer que l’écoulement soit constant. La conductivité hydraulique est obtenue à partir
de l’équation suivante :

𝑄∗𝐿
𝑘 = ∆ℎ∗𝐴∗𝑡 (2.12)

où :

Q : Quantité totale d’eau durant un intervalle de temps (m3),

A : Aire normale à l’écoulement de l’échantillon de sol (m2),

L : Hauteur de l’échantillon (m),

Δh : Charge hydraulique constante,

t : Temps (sec).

27
CHAPITRE 3 : SAINT-ANACLET-DE-LESSARD
Ce chapitre présente les résultats des travaux de terrain et de laboratoire effectués par
l’Université Laval, le MTMD et les sous-traitants pour le site de Saint-Anaclet-de-Lessard.
Le profil des données au piézocône, de la campagne de 2020, est initialement discuté en
début de chapitre. Par la suite, la stratigraphie propre au site, selon les résultats au
piézocône et au Ct-Scan, et le profil géotechnique sont présentés. Finalement, les
résultats au pressiomètre, à l’œdomètre, au triaxial et les modules estimés des divers
essais sont présentés dans les dernières sections. Les résultats présentés dans ce
chapitre sont plutôt factuels puisqu’ils seront analysés plus globalement pour l’ensemble
des sites étudiés dans les phases 1 et 2 du projet dans le chapitre 7.

3.1 Piézocône
La Figure 3-1 présente le sommaire des résultats importants obtenus par cet essai. La
résistance en pointe corrigée qt et la pression interstitielle générée derrière la pointe u2
sont initialement montrées à la Figure 3-1. Le qt augmente graduellement jusqu’à 5 745
kPa sur les 7 premiers mètres. Il diminue, par la suite, graduellement entre 7 et 16 m de
profondeur, avant de se stabiliser. Les données passent ici de 5 745 kPa à des valeurs
autour de 2 000 kPa. À des profondeurs entre 16 m et le refus, le qt présente des valeurs
moyennes de 1 600 kPa. L’augmentation du qt vers 30,5 m est en lien direct avec le
contact entre l’argile et le till. Le u2 est négatif sur les 14,7 premiers mètres. Ce paramètre
augmente ensuite graduellement jusqu’à 1 230 kPa à 30,5 m de profondeur. Le frottement
est également présenté à la Figure 3-1. Celui-ci augmente graduellement sur les 6,6
premiers mètres jusqu’à une valeur de 329 kPa. Il diminue progressivement entre 9 et 18
m, avant de finalement se stabiliser à une valeur de 13 kPa. Pour finir, le profil de pression
interstitielle excédentaire normalisée (Bq) est montré à la Figure 3-1. Les valeurs sont
inférieures à 0 dans les 11,6 premiers mètres. La pression interstitielle mesurée derrière
le cône est alors inférieure à la pression interstitielle naturelle du sol (u0). Les valeurs de
Bq augmentent ensuite graduellement à des profondeurs entre 11,6 et 19,6 m. La valeur
moyenne est de 0,74 à des profondeurs entre 19,6 et 30 m.

28
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure 3-1 : Profil au piézocône à Saint-Anaclet-de-Lessard.

3.2 Stratigraphie
Les images Ct-Scan des échantillons prélevés sur ce site, de même que les profils de qt
et u2 provenant du piézocône sont présentés à la Figure 3-2. À la suite d’une mince couche
organique, un silt et argile gris avec traces de sables et graviers est retrouvé à partir de la
surface. Cette unité a une épaisseur d’approximativement 10,8 m, soit entre 0,76 et 11,60
m de profondeur. La résistance en pointe corrigée est plus élevée dans cette unité et le
u2 est négatif. La présence de sable et gravier est également notée au Ct-Scan et ceux-ci
sont disposés aléatoirement dans la matrice. Cette unité a une texture homogène et ne
présente pas les lits subhorizontaux que l’on retrouve dans les dépôts stratifiés. Nous
l’appellerons, comme Hébert et coll. (2016) avant nous, l’unité supérieure. Par la suite,
une unité dite intermédiaire est observée entre 11,6 et 16,6 m de profondeur. Celle-ci est
caractérisée par une diminution graduelle des multiples paramètres (qt, Fs, IL, Ip et N60)
avant de se stabiliser dans le bas de l’unité. L’unité intermédiaire est composée d’argile

29
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

et silt avec des traces de sable et gravier. Les images Ct-Scan montrent la présence de
laminations perturbées à partir de 14 m, et le manque d’information au Ct-Scan entre
10,62 et 14 m rend impossible de savoir où commence exactement ces laminations.
Finalement, la dernière unité, que nous appellerons comme Hébert et coll. (2016) unité
inférieure, débute directement à la fin de l’unité intermédiaire et elle se termine au refus.
Le refus se situant à une profondeur de 32,18 m, l’épaisseur de l’unité inférieure est
d’environ 16 m. Le qt est inférieur à 2 500 kPa dans la grande majorité de l’unité avec une
augmentation marquée à l’approche du Till. La composition granulométrique de l’unité
reste similaire soit un argile et silt avec traces de sables et une proportion quasi nulle de
gravier. Le sol composant l’unité inférieure est de couleur gris-brunâtre et la stratigraphie
quasi horizontale est observée au Ct-Scan. Ces strates pratiquement horizontales ou
légèrement anguleuses sont toutefois invisibles à l’œil nu. Des lits de sable sont
également retrouvés dans l’unité inférieure (Figure 3-2).

La stratigraphie du site de Saint-Anaclet-de-Lessard est donc composée des trois unités


argileuses/silteuses suivantes : unité supérieure, unité intermédiaire et unité inférieure,
telles que présentées à la Figure 3-2.

30
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure 3-2 : Présentation des Ct-Scan dans le profil de qt à Saint-Anaclet-de-Lessard.

3.3 Propriétés géotechniques


Le profil géotechnique à Saint-Anaclet-de-Lessard est présenté à la Figure 3-3 et celui-ci
est décrit dans les sections suivantes. Les modules estimés des divers essais réalisés
sont également discutés dans cette section et présentés à la Figure 3-4. La surface du
site se trouve à une élévation de 25,56 m.

31
Figure 3-3 : Profil géotechnique à Saint-Anaclet-de-Lessard.

32
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure 3-4 : Profil des modules du sol du site de Saint-Anaclet-de-Lessard.

33
3.3.1 Caractéristiques physicochimiques
La granulométrie au site de Saint-Anaclet-de-Lessard est relativement homogène sur
toute l’épaisseur du dépôt. Dans l’unité supérieure, la proportion argileuse est de 46 % en
moyenne. Celle-ci est légèrement supérieure pour le silt à 50 % et le reste de l’unité est
composé de sable. Dans les unités intermédiaire et inférieure, le pourcentage de
particules argileuses varie entre 53 et 62,5 % avec une moyenne à 60 % et la proportion
en silt diminue à 38 % en moyenne. Le sable compose majoritairement le reste de la
granulométrie (entre 0 et 3,9 %) avec une faible quantité de gravier inférieure à 2 %
retrouvée à quelques profondeurs. De façon générale, le sol est considéré comme un silt
et argile/argile et silt avec traces de sable et gravier.

Pour l’unité supérieure, les échantillons à 8,86 et 9,59 m présentent des salinités de
respectivement 13,4 et 15,1 g/L. La salinité des unités intermédiaire et inférieure est plus
élevée que celle de l’unité supérieure. Les 3 essais (14,22 m; 17,14 m et 27,16 m de
profondeur) indiquent des salinités de 19,3; 21,4 et 20,2 g/L respectivement.

Les teneurs en eau provenant du terrain et des essais en laboratoire (cône suédois, essais
œdométriques et essais triaxiaux) sont présentées sur le profil géotechnique (Figure 3-3).
La teneur en eau, dans l’unité supérieure, varie très peu entre 20 et 25%. La teneur en
eau augmente graduellement de 25 à 40 %, dans l’unité intermédiaire, avant de se
stabiliser dans l’unité inférieure. Dans cette dernière, les teneurs en eau sont entre 35 et
45 % avec des valeurs généralement autour de 40 %.

Les limites d’Atterberg sont aussi présentées à la Figure 3-3. Les limites de plasticité
varient très peu sur tout le profil et se situent entre 20 et 27 %. Dans l’unité supérieure, la
limite de plasticité est très proche de la teneur en eau. Dans son cas, la limite de liquidité
tourne autour de 35-40 % pour l’unité supérieure, puis elle augmente vers 49 % dans
l’unité inférieure. Tout comme la teneur en eau, les valeurs augmentent vers une élévation
de 12 m, soit au début de l’unité intermédiaire, pour se stabiliser dans l’unité inférieure.
Dans l’unité supérieure, l’indice de plasticité se maintient à 16, avec une valeur maximale
de 20 entre 8,61 et 9,71 m de profondeur. Il y a ensuite une augmentation de 17 à 25
dans l’unité intermédiaire. Les valeurs se stabilisent finalement autour de 25 dans l’unité
inférieure. Les indices de liquidité sont également présentés à la Figure 3-3. Des indices
de liquidité près de 0 sont retrouvés dans l’unité supérieure avec des valeurs entre -0,11
et 0,3. Dans l’unité intermédiaire, les indices de liquidité augmentent légèrement de 0,21
à 0,5. Finalement, les IL dans l’unité inférieure varient entre 0,46 et 0,66.

34
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

3.3.2 Propriétés mécaniques


Cette section fait un survol des différents essais de terrain liés aux caractéristiques
mécaniques du sol présentés à la Figure 3-3.

3.3.2.1 Indice de pénétration standard


Le facteur de correction CE est de 1,35 en moyenne au site de Saint-Anaclet-de-Lessard.
Les indices N60 augmentent initialement dans l’unité supérieure jusqu’à une valeur
maximale de 40 à 9,44 m. Les N60, déterminés dans l’unité supérieure, varient
généralement entre 20 et 35. De 13 m de profondeur au refus, les indices N60 restent entre
1 et 10. Cet intervalle de profondeur correspond au haut de l’unité intermédiaire jusqu’au
bas de l’unité inférieure.

3.3.2.2 Vitesse des ondes de cisaillement et module de cisaillement à petite


déformation
Les essais sismiques de type « downhole » ont été faits à tous les intervalles de 1 m entre
0,9 et 28,9 mètres de profondeur. Les résultats de vitesse des ondes sismiques de
cisaillement Vs sont présentées à la Figure 3-3. Il est possible de constater que les
résultats de Vs suivent bien la tendance générale de qt. Les vitesses de propagation des
ondes de cisaillement augmentent graduellement dans les premiers 3,4 m. De 3,4 à 12,4
m, elles se situent dans un intervalle entre 205 et 241 m/s avec la valeur maximale se
trouvant à 8,4 m de profondeur. Cet intervalle se trouve majoritairement dans l’unité
supérieure et une valeur est située dans le haut de l’unité intermédiaire. Par la suite, les
valeurs diminuent dans les 2 prochains mètres pour finalement se stabiliser à une vitesse
moyenne de 175 m/s entre 14,4 et 28,4 m. Bien que l’intervalle de Vs soit faible entre ces
profondeurs, une légère augmentation est notée à partir de 18,4 m. Une telle
augmentation n’est pas notée dans le profil de qt.

Le module de cisaillement à petite déformation Go est présenté à la Figure 3-4. Deux


résultats de 56 et 66 MPa sont trouvés près de la surface (2,4 et 3,4 m). Dans l’unité
supérieure, le Go varie de 96 à 123 MPa. Il y a ensuite diminution dans l’unité intermédiaire
de 116 à 45 MPa. L’unité inférieure témoigne d’une légère augmentation du module de
cisaillement à petite déformation avec la profondeur de 39 à 75 MPa.

3.3.2.3 Résistance au cisaillement et angle de frottement effectif


Des essais de terrain au scissomètre ont été réalisés dans les unités intermédiaire et
inférieure à partir d’une profondeur de 12,1 m. Le caractère raide de l’unité supérieure ne

35
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

permet pas d’obtenir de résultats au scissomètre. Les 3 premiers résultats dans le haut
de l’unité intermédiaire sont de 126, 126 et 104 kPa. Deux autres essais réalisés dans le
bas de cette unité ont donné une résistance au cisaillement non drainé de 64 et 60 kPa.
Dans l’unité inférieure, elle varie peu entre 45 et 54 kPa. Les données sont présentées
dans le profil géotechnique à la Figure 3-3.

Dans l’unité supérieure, les 2 résultats obtenus au cône tombant montrent une résistance
au cisaillement non drainé intacte de 327 et 551 kPa, ce qui semble beaucoup plus élevé
que les valeurs obtenues aux essais triaxiaux et le profil de résistance estimé du
piézocône, elles ne sont donc pas considérées. Le seul essai de l’unité intermédiaire
indique une résistance au cône beaucoup plus faible de 96 kPa. Peu de variation est
notée dans l’unité inférieure et les 3 essais témoignent d’une résistance entre 29 et 40
kPa. À l’état remanié, les résultats varient entre 6,5 et 9,25 kPa dans l’unité inférieure.
Une valeur de suR maximale de 26 kPa a été déterminée dans le milieu de l’unité
intermédiaire à 14,22 m. La sensibilité reste similaire dans les unités inférieure et
intermédiaire avec des valeurs entre 3,5 et 4,9.

La résistance au cisaillement non drainé a aussi été estimée à partir des données du
piézocône (Figure 3-3) et du scissomètre de chantier réalisé dans les unités intermédiaire
et inférieure. Un NkT de 22 a été obtenu pour corréler les deux résistances à la Figure 3-
3; cette valeur est discutée au chapitre 7. Le profil de résistance au cisaillement non drainé
de l’unité supérieure estimé à partir de cette relation n’est donc pas nécessairement
représentatif de la véritable résistance au cisaillement non drainé du sol en place. Selon
cette approche, la résistance augmente, dans l’unité supérieure, jusqu’à 6,9 m pour
atteindre une valeur de su maximale de 254 kPa. Elle diminue ensuite graduellement à 50
kPa dans le bas de l’unité supérieure et dans l’entièreté de l’unité intermédiaire. Dans
l’unité inférieure, les résultats sont principalement confinés dans un intervalle entre 42 et
62 kPa.

Les résultats des essais triaxiaux sont présentés à la Figure 3-5. Le Tableau 3-1 indique
les paramètres utilisés lors de la réalisation et les principaux résultats. Le calcul de la
contrainte en place est décrit à la section 3.3.2.4. À l’Annexe A3, les figures globales sont
présentées pour chaque essai triaxial.

36
Tableau 3-1 : Sommaire des essais triaxiaux à Saint-Anaclet-de-Lessard.
Contrainte
Profondeur Type de su ε=5% (kPa)
Unité σ'v0 (kPa) effective K0 σ'1 (kPa) σ'3 (kPa) u (kPa) Comportement
(m) rupture / su au pic
ciblée
8,21 Supérieure 88,9 200 1,0 203,6 198,6 126,4 plan dilatant

8,23 Supérieure 89,1 90 1,0 92,5 87,5 122,5 plan dilatant 69

8,86 Supérieure 96,1 300 1,0 280,9 275,9 164,1 baril dilatant

9,74 Supérieure 105,6 106 1,0 103,2 98,2 189,4 baril dilatant 89

14,25 Intermédiaire 150,3 150 1,0 150,3 145,3 186,7 baril contractant 72

14,38 Intermédiaire 151,5 250 1,0 243,1 238,1 161,9 baril contractant

14,48 Intermédiaire 152,3 50 1,0 51,8 46,8 213,2 plan dilatant

17,20 Inférieure 175,7 175 0,8 133,7 128,7 222,9 baril contractant 57

37
Les essais indiquent un comportement dilatant dans l’unité supérieure et un
comportement majoritairement contractant dans les unités intermédiaire et inférieure, ce
qui corrèle bien avec les données de Bq de la Figure 3-1 et les IL de la Figure 3-3. L’essai
à 8,23 m montre une résistance au cisaillement non drainé à une déformation de 5 % de
69 kPa et elle est de 89 kPa à une profondeur de 9,74 m. La résistance au cisaillement
non drainée moyenne dans l’unité supérieure est de 79 kPa et est de 65 kPa dans les
unités intermédiaire et inférieure.

Figure 3-5 : Sommaire des 8 essais triaxiaux à Saint-Anaclet-de-Lessard.


L’angle de frottement effectif estimé sur trois échantillons prélevés entre 8,21 et 8,86 m
de profondeur et trois autres entre 14,25 et 14,38 m de profondeur est de 29,5° et la
cohésion effective est nulle (Figure 3-6). Il faut tenir compte que ces paramètres ont été
déterminés sur des sols consolidés dans le domaine surconsolidé.

38
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure 3-6 : Angles de frottement et cohésion effective de 2 horizons à Saint-Anaclet-de-


Lessard.
3.3.2.4 Contrainte effective et contrainte de préconsolidation
La contrainte effective au site est définie à l’aide de la pression interstitielle mesurée aux
4 piézomètres (3,04; 12,19; 19,76 et 32 m) placés sur le site. Les lectures de ces
piézomètres ont été prises à 12 moments entre le 17 juin 2021 et le 23 février 2023 (voir
Annexe A2). Les pressions interstitielles mesurées montrent qu’elles sont hydrostatiques.
La pression interstitielle varie donc linéairement avec la profondeur et, à 32 m, elle est de
314 kPa.

La masse volumique des échantillons a aussi été déterminée pour tous les essais
œdométriques. Les masses volumiques moyennes sont de 20,7 kN/m3 pour l’unité
supérieure, de 18,6 kN/m3 pour l’unité intermédiaire et de 18 kN/m3 dans l’unité inférieure.
Ces données sont utilisées pour déterminer le profil des contraintes à Saint-Anaclet-de-
Lessard (Figure 3-3). La contrainte verticale effective au bas du profil géotechnique est
de 298 kPa.

La contrainte de préconsolidation obtenue à partir des données au piézocône est


également présentée à la Figure 3-3. Un NσT de 3,6 a été utilisé. Dans l’unité supérieure,

39
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

la contrainte de préconsolidation se situe majoritairement entre 500 et 1 500 kPa et


indique donc une importante surconsolidation. Il y a ensuite diminution d’environ 600 kPa
dans le haut de l’unité intermédiaire à environ 300 kPa dans le bas. Le σ’p se trouve entre
250 et 350 kPa dans l’unité inférieure, indiquant un sol légèrement surconsolidé.

Au total, 6 échantillons ont été soumis à un essai de consolidation uniaxial à Saint-


Anaclet-de-Lessard, soit 2 essais dans l’unité supérieure, 1 dans l’unité intermédiaire et 3
dans l’unité inférieure. Le sommaire des essais est présenté au Tableau 3-2 et les courbes
de compression œdométriques se trouvent à la Figure 3-7.

40
Tableau 3-2 : Sommaire des essais œdométriques à Saint-Anaclet-de-Lessard.

σ'p Critère de
Profondeur σ'v0 σ'p (min, σ'p (max,
Unité (Casagrande, OCR e0 Cs Cc Cs d-r Lunne Évaluation
(m) (kPa) kPa) kPa)
kPa) (1997)

8,83 Supérieure 96 394 106 739 4,1 0,69 0,03 0,15 0,06 0,05 Bon à mauvais

9,77 Supérieure 106 720 195 941 6,8 0,61 0,02 0,16 0,05 0,04 Bon

14,16 Intermédiaire 149 283 100 483 1,9 1,00 0,05 0,32 0,10 0,09 Mauvais

17,34 Inférieure 177 183 94 316 1,0 1,09 0,04 0,35 0,10 0,10 Mauvais
Mauvais à très
23,40 Inférieure 202 280 89 280 1,4 1,25 0,09 0,39 0,15 0,14
mauvais
27,90 Inférieure 263 215 89 307 0,8 1,27 0,09 0,40 0,15 0,17 Très mauvais

41
La contrainte de préconsolidation est calculée avec la méthode de Casagrande. Les
figures pour chaque essai sont présentées à l’Annexe A4. Cette méthode permet aussi
de déterminer la contrainte de préconsolidation minimale et maximale du sol. Les deux
premiers échantillons se situent dans l’unité supérieure et la contrainte de
préconsolidation pour ces échantillons est respectivement de 394 et 720 kPa. Les
échantillons de la couche supérieure très raide présentent une forme arrondie qui rend
difficile la détermination de la contrainte de préconsolidation, puisque le passage de l’état
surconsolidé à normalement consolidé n’est pas net. Le troisième essai est réalisé dans
l’unité intermédiaire et la contrainte de préconsolidation est de 283 kPa. Par la suite, les
trois autres essais œdométriques ont été effectués à différentes profondeurs dans l’unité
inférieure. La contrainte de préconsolidation de ces essais varie entre 183 et 280 kPa.
Les échantillons dans les unités intermédiaire et inférieure montrent des courbes
œdométriques plus typiques, mais sans marquer un cassé franc au passage de la
pression de préconsolidation. En vue de ses résultats, il est possible de constater que la
contrainte de préconsolidation diminue généralement en fonction de la profondeur entre
9,77 et 14,16 mètres. Ensuite, les contraintes de préconsolidation restent plus faibles dans
l’unité inférieure (183, 280 et 215 kPa). Le paramètre OCR peut alors être calculé. Le sol
présente une importante surconsolidation dans l’unité supérieure avec des OCR
supérieurs à 4. Par la suite, le rapport de surconsolidation diminue à 1,89 pour l’échantillon
de l’unité intermédiaire. Dans l’unité inférieure, le OCR témoigne d’un sol normalement ou
légèrement surconsolidé avec des OCR près de 1.

42
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure 3-7 : Courbes œdométriques à Saint-Anaclet-de-Lessard.


3.3.2.5 Module œdométrique et indices de compression et de recompression
Les graphiques de contraintes verticales-modules sont également montrés à la Figure 3-
8 (et à la Figure 3-9 pour la contrainte semi-log) et les figures individuelles sont présentées
à l’Annexe A4. Aux contraintes en place, dans les 2 essais de l’unité supérieure, les
modules œdométriques sont de 8,2 et 7,4 MPa. La déformation respective de ces
échantillons est d’environ 2 et 1,75 %. Dans l’unité intermédiaire, le module est de 5,1
MPa. Les valeurs de module diminuent encore plus dans l’unité inférieure pour atteindre
des valeurs entre 3,2 et 3,8 MPa. Les déformations sont très élevées ici, et atteignent des
valeurs entre 5-14 %, indiquant un remaniement partiel des échantillons.

Les indices de compression et de recompression peuvent également être calculés des


courbes œdométriques à la Figure 3-7. L’indice de compression Cc tend à croitre avec
l’indice des vides, donc avec la profondeur. Les deux essais réalisés dans l’unité
supérieure sont de à 0,15 et 0,16. Dans les deux autres unités, les résultats cc se situent

43
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

entre 0,32 et 0,44. Les données de Cs vont tripler entre l’unité supérieure et les deux
derniers essais de l’unité inférieure, passant de 0,02 à 0,06. Dans son cas, l’indice de
recompression Cs d-r est la pente des données de déchargement. L’écart entre les valeurs
est également grand entre les unités et le Cs d-r va passer de 0,05 (unité supérieure) à 0,15
(unité inférieure). Notons cependant que Cs est plus faible que Cs d-r.

Figure 3-8 : Modules œdométriques à Saint-Anaclet-de-Lessard.

44
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure 3-9 : Modules œdométriques à Saint-Anaclet-de-Lessard (semi-log).


3.3.2.6 Module triaxial
Les modules au triaxial Eu sont définis comme étant la pente de la portion initiale des
courbes déformation-contrainte déviatorique. L’intervalle de déformation utilisé pour
obtenir le Eu varie donc entre les essais et une incertitude est apportée par la
détermination graphique. À noter que seuls les essais faits aux contraintes en place sont
pris en compte. Les modules Eu sont présentés en fonction de la profondeur à la Figure
3-4. Dans l’unité supérieure, les modules élastiques Eu sont de 52 et 23 MPa. Pour l’unité
inférieure, le module Eu est de 76 MPa à 14,25m et de 73 kPa à 17,20m. Les valeurs plus
faibles de l’unité supérieure ne correspondent pas aux attentes, puisque les argiles plus
raides surconsolidées présentent généralement des modules Eu plus élevés qu’une argile
moins surconsolidée. Les figures utilisées pour le calcul du Eu sont présentées à l’Annexe
A3.

45
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

3.3.2.7 Pressiomètre
À Saint-Anaclet-de-Lessard, onze essais pressiométriques ont été réalisés et les résultats
sont présentés au Tableau 3-3 et à la Figure 3-4 pour ce qui est du module
pressiométrique en fonction de leur profondeur.

Tableau 3-3 : Essais pressiométriques à Saint-Anaclet-de-Lessard.


Profondeur
EM (MPa) PL (kPa) EM/PL Méthode de forage
(m)
3,0 2618 478 5,5 Tricône (gros renflement) + eau
4,6 3270 585 5,6 Tricône (gros renflement) + eau
5,0 2759 539 5,1 Tricône (petit renflement) + eau (2x)
8,9 3526 601 5,9 Tricône (gros renflement) + eau
10,0 6591 1064 6,2 Tricône (gros renflement) + eau
14,0 2269 403 5,6 Tricône (gros renflement) + eau (3x)
15,5 10514 712 14,8 Tricône (petit renflement) + eau
17,0 16216 679 23,9 Tricône (petit renflement) + eau
18,5 22602 747 30,3 Tricône (petit renflement) + eau
23,0 21332 808 26,4 Tricône (petit renflement) + eau
26,9 24949 925 27,0 Tricône (petit renflement) + eau

Dans l’unité supérieure, la pression limite varie entre 403 kPa et 1 064 kPa. Elle est plus
faible dans la partie supérieure de l’unité supérieure, puis augmente graduellement avec
la profondeur. Les modules pressiométriques (Em) sont faibles et varient de 2 269 à 6 591
kPa. Dans l’unité intermédiaire, les valeurs de pressions limites sont de 403 et 712 kPa,
pour des modules pressiométriques associés de 2 269 et 10 514 kPa. Dans l’unité
inférieure, les pressions limites augmentent graduellement de 679 à 925 kPa. Les
modules pressiométriques augmentent également avec la profondeur de 16 216 kPa à
17,00 m et 24 949 kPa à 26,90 m. Selon le tableau 3 de Briaud (2013), les modules
pressiométriques, des unités inférieure et intermédiaire, sont typiques d’un sol argileux
raide à très raide. Les mêmes conclusions sont tirées du tableau 5.7 du Manuel canadien
d’Ingénierie des Fondations (4e édition). Donc dans l’ensemble du dépôt, les valeurs de
pression limite augmentent graduellement avec la profondeur, tandis que les valeurs de
module pressiométrique sont nettement plus élevées dans l’unité inférieure que dans
l’unité supérieure. De plus, le rapport Em/PL est d’environ 5,5 dans l’unité supérieure,
tandis qu’il est nettement supérieur dans les unités intermédiaire et inférieure avec des
valeurs entre 14,8 et 30,3. Les pressions limites peuvent permettre d’obtenir un ordre de
grandeur de la résistance au cisaillement non drainé (Leroueil et coll., 1983). Les modules
pressiométriques (Em) et les pressions limites (PL) obtenus dans l’unité supérieure sont
surprenamment faibles par rapport aux attentes. Ce pourrait être dû au remaniement du

46
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

sol, davantage pour les modules pressiométriques qui sont beaucoup plus influencés par
la qualité de l’avant-trou. De façon générale, le module pressiométrique attendu dans une
couche raide comme l’unité supérieure serait autour de 12 et 25 MPa (Briaud, 2013).
Toutefois, les valeurs plus faibles obtenues dans l’unité supérieure sont cohérentes avec
les valeurs de Vs et de modules triaxiaux qui se sont avérées également plutôt faibles.
Bien que le module pressiométrique soit davantage affecté par le remaniement de l’avant-
trou, les valeurs de pression limite ne sont pas autant affectées par celui-ci et sont donc
davantage cohérentes avec ces autres résultats montrant une résistance plus faible dans
la partie supérieure de l’unité supérieure. Ces résultats pour l’unité supérieure témoignent
d’un sol raide, mais qui est à la fois compressible.

3.3.3 Propriétés hydrauliques


Le Tableau 3-4 présente les résultats des 2 essais de perméabilité réalisés en cellule
triaxiale. Les échantillons ont été taillés à un diamètre de 5,08 cm et ils ont été consolidés
respectivement à leur contrainte verticale effective en place (σ’v0 = 89,0 kPa; 8,08 et 8,18
m de profondeur). Les deux essais ont donné des valeurs de conductivité hydraulique
semblable de 1,06x10-10 m/s.

Tableau 3-4 : Résultats des essais de perméabilité réalisés en cellule triaxiale pour l’unité
supérieure de Saint-Anaclet-de-Lessard.

Profondeur Conductivité hydraulique (K)


Site Échantillon Unité
(m) (m/s)

Saint-Anaclet- TM55 8,18 supérieure 1,06E-10


de-Lessard TM55 8,08 supérieure 1,06E-10

3.4 Sommaire du site de Saint-Anaclet-de-Lessard


Sous une mince couche de terre, on trouve un dépôt de 31 m de silt et argile ou une argile
et silt. Ce dépôt se divise en trois unités dont les caractéristiques générales sont les
suivantes.

La première unité stratigraphique est l’unité supérieure. Le sol composant l’unité


supérieure est considéré comme un silt et argile très raide et des traces de sable et gravier
sont également notées. La teneur en eau dans l’unité supérieure est faible et elle va varier
entre 20 et 25 %. Les indices de liquidité varient entre -0,11 et 0,3 et les indices de
plasticité entre 12 et 17. Étant donné la consistance très raide du sol, des essais au
scissomètre n’ont pu être fait et la résistance au cisaillement non drainé est donc
déterminée au cône et au triaxial. Au cône, le su est calculé à 327 et 551 kPa. Ces valeurs

47
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

semblent beaucoup plus élevées que ce qui est obtenu au triaxial et estimé au piézocône,
celles-ci n’étant possiblement pas très représentatives de la résistance en place. Les 4
essais triaxiaux réalisés dans l’unité supérieure montrent un comportement dilatant
typique des argiles raides. Ce comportement dilatant est également observable au
piézocône par le paramètre Bq qui est négatif. La résistance au cisaillement non drainé à
5 % de déformation est d’en moyenne 79 kPa dans l’unité supérieure. La conductivité
hydraulique verticale mesurée en cellule triaxiale est de 1,06x10-10 m/s, et ce pour les
deux échantillons testés.

Une zone de transition, appelée unité intermédiaire dans le mémoire d’Hébert (2016), est
sous l’unité supérieure. L’unité intermédiaire a une épaisseur d’environ 5 m entre 11,6 et
16,6 mètres de profondeur. Le sol est défini comme étant un argile et silt avec traces de
sable. La teneur en eau augmente de 27 % initialement jusqu’à 40 % dans le bas de la
zone de transition et les indices de liquidité vont plus que doubler, passant de 0,21 à 0,66.
Cette unité est également considérée comme étant raide, mais des essais au scissomètre
peuvent être réalisés. La résistance au cisaillement suV passe de 126 kPa dans le haut de
l’unité à 60 kPa dans le bas. La résistance au cisaillement non drainé au pic déterminée
au triaxial est de 72 kPa à 14,25 m. La contrainte de préconsolidation est de 283 kPa à
14,16 m et elle permet de calculer un OCR de 1,89.

Finalement, l’unité inférieure compose le reste du site entre 16,6 et le refus à 32 m. L’unité
inférieure est également décrite comme un argile et silt et elle est caractérisée par des
paramètres nettement supérieurs ou inférieurs à ceux de l’unité supérieure. Les teneurs
en eau sont d’environ 40 % sur la totalité de l’unité. Les indices de liquidité (IL) sont tous
inférieurs à 0,66 et les indices de plasticité sont d’environ 20 à 25. Le scissomètre est
réalisé jusqu’à une profondeur de 27,4 m et les données sont d’en moyenne 50 kPa.
L’essai triaxial montre un sol présentant un comportement contractant et la résistance au
cisaillement au pic est de 57 kPa. Les essais œdométriques montrent des formes de
courbes typiques présentant les domaines surconsolidés et normalement consolidés.

48
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

CHAPITRE 4 : TROIS-PISTOLES
Le présent chapitre est un sommaire des résultats obtenus sur le site de Trois-Pistoles.
Initialement, un piézocône (CPTu) a été réalisé sur le site à l’été 2020. À la suite de ces
travaux, une caractérisation complète du site a été réalisée. Celle-ci est basée sur les
multiples données au piézocône en premier lieu. Les essais permettant d’émettre des
conclusions sur la stratigraphie et sur le profil géotechnique sont ensuite présentés. Le
Chapitre 4 se termine par une présentation des modules œdométriques et triaxiaux. À
noter que les résultats de ce chapitre seront analysés plus globalement dans le chapitre
7.

4.1 Piézocône
La Figure 4-1 présente les principaux résultats de l’essai au piézocône réalisé lors de la
campagne 2020 à Trois-Pistoles.

La résistance en pointe corrigée est initialement montrée à la Figure 4-1 avec la pression
interstitielle générée derrière la pointe. La résistance en pointe maximale (qt) se trouve à
4 m. Celle-ci est de 4 600 kPa et elle diminue graduellement par la suite à environ 1 500
kPa au refus. Dans son cas, le profil de u2 dénote des valeurs négatives sur les 5,8
premiers mètres. Les données augmentent ensuite progressivement sur le reste du profil
jusqu’à une valeur d’environ 1 080 kPa. Le frottement atteint sa valeur maximale de 326
kPa également à 4 m de profondeur. Les données diminuent ensuite graduellement
jusqu’à une profondeur de 22 m où le frottement se stabilise à 27 kPa. Pour le Bq, le
changement de valeur négative à positive se fait à une profondeur de 7,2 mètres et
l’augmentation du Bq est ensuite à peu près constante sur les 15 m suivants. Il reste
finalement stable à 0,79 kPa entre 22 et 32 m.

49
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure 4-1 : Profil au piézocône à Trois-Pistoles.

4.2 Stratigraphie
La séparation des unités est réalisée sur la base du profil de qt et Bq, de l’indice de liquidité
et des images Ct-Scan (Figure 4-2). La première unité débute en surface et elle se termine
à 17 m de profondeur. Comme Hébert et coll. (2016), nous appelons celle-ci unité
supérieure. Au Ct-Scan, la matrice montre une texture massive et homogène avec une
absence de lits subhorizontaux. Des sables et graviers ont également été notés sur ces
images. La résistance au cône est supérieure à 2 700 kPa et le Bq est inférieur à 0,3. Par
la suite, une autre unité débute directement sous l’unité supérieure et celle-ci se termine
quand le refus est atteint à 31,31 m de profondeur. Les qt sont plus faibles et les Bq plus
élevés que dans l’unité supérieure. Les images Ct-Scan présentent une stratigraphie
quasi horizontale avec quelques laminations sableuses. Celles-ci commencent à être
moins visibles vers 28 m de profondeur où le sol des tubes montre un possible
remaniement. Cette unité est appelée unité inférieure, comme Hébert et coll. (2016). En
sommes, le sol à Trois-Pistoles est constitué d’argile et silt avec traces de sable et gravier

50
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

sur tout le profil. Contrairement aux autres sites, la présence de l’unité intermédiaire,
comme discutée par Hébert et coll. (2016), n’est pas nette et les différents paramètres
analysés ne montrent pas distinctement une transition entre l’unité supérieure et
inférieure. Le manque d’image Ct-Scan entre 14,61 et 18,24 m rend difficile de
comprendre exactement le passage entre les unités dans cette zone. La stratigraphie du
site de Trois-Pistoles est donc composée de 2 unités, soit l’unité supérieure et l’unité
inférieure, typiques de la région.

Figure 4-2 : Présentation des Ct-Scan dans le profil de qt à Trois-Pistoles.

4.3 Profil géotechnique


La Figure 4-3 présente le profil géotechnique synthèse à Trois-Pistoles. Les informations
ayant permis l’établissement de ce profil sont discutées dans les différentes sections de
ce chapitre. Les modules déterminés lors du projet sont, dans leur cas, présentés à la
Figure 4-4. La surface du site se trouve à une élévation de 33,62 m.

51
Figure 4-3 : Profil géotechnique à Trois-Pistoles.

52
Figure 4-4 : Profil des modules du sol du site de Trois-Pistoles.

53
4.3.1 Caractéristiques physicochimiques
La proportion d’argile se trouve aux alentours de 50 % sur toute l’épaisseur du dépôt à
Trois-Pistoles (Figure 4-3). La proportion silteuse varie entre 42 et 47,5 % jusqu’à 25,5 m
de profondeur. Par la suite, celle-ci diminue à environ 34 % et le pourcentage de sable
augmente à 10 %. La présence de gravier est négligeable sur la totalité de l’épaisseur du
dépôt (moins de 2 %). Les deux unités sont caractérisées comme étant composées
d’argile et silt avec traces de sable et gravier.

Dans l’unité supérieure, la salinité augmente de 2,48 et 6,70 g/L. La valeur maximale sur
le profil de salinité est de 8,70 g/L et celle-ci se trouve à 18,69 m de profondeur dans le
haut de l’unité inférieure. Dans le bas de cette unité, la salinité baisse à 1,85 g/L. Ces
données sont nettement inférieures à celles du site de Saint-Anaclet-de-Lessard.

Les teneurs en eau sont montrées dans le profil géotechnique synthèse (Figure 4-3).
Celles déterminées dans l’unité supérieure ont des valeurs entre 20 et 32 % avec la
moyenne à 26,7 %. Dans le bas de l’unité supérieure, les teneurs en eau augmentent
graduellement de 29 à 35 % avant d’atteindre la couche inférieure. L’unité inférieure est
caractérisée par des teneurs en eau de 32 % en moyenne.

Les limites de plasticité varient entre 21 et 25 % sur toute la profondeur du site de Trois-
Pistoles. Hormis les trois résultats près de la surface, les limites de liquidité dans l’unité
supérieure sont comprises dans l’intervalle 35 à 40 % et l’intervalle augmente faiblement
entre 40 à 43 % dans l’unité sous-jacente. Les indices de plasticité varient principalement
entre 11 et 19 dans l’unité supérieure et entre 16 et 21 dans l’unité inférieure. Dans leur
cas, les indices de liquidité déterminés dans l’unité supérieure se situent tous sous une
valeur de 0,32. Pour l’unité inférieure, les résultats sont plus élevés que 0,51, mis à part
un IL de 0,31 sur l’échantillon le plus profond.

4.3.2 Propriétés mécaniques


Dans cette section, les essais de terrain, permettant d’établir les caractéristiques
mécaniques du sol de la Figure 4-3 et la Figure 4-4, sont discutés.

4.3.2.1 Indice de pénétration standard


Le facteur de correction CE est de 1,35 en moyenne au site de Trois-Pistoles. De façon
générale, les indices N60 de l’unité supérieure sont entre 20 et 36. Dans les 5 derniers
mètres de l’unité supérieure, les valeurs diminuent graduellement jusqu’à environ 10.

54
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Finalement, les indices N60 de l’unité inférieure sont variables entre 0 et 14. Selon la
classification utilisée par le MTMD, la compacité de l’unité supérieure est compacte à
dense, et celle de l’unité inférieure est très lâche à moyenne.

4.3.2.2 Vitesse des ondes de cisaillement et module de cisaillement à petite


déformation
Les données obtenues de l’essai sismique de type « downhole » comprennent les
mesures des vitesses de propagations des ondes de cisaillement Vs prises à tous les 1 m
entre 0,57 et 30,57 m de profondeur et elles sont montrées à la Figure 4-3. De 2 à 25 m,
le Vs se situent entre 180 et 220 m/s avec une moyenne de 200 m/s. La donnée maximale
de 495 m/s est atteinte à une profondeur de 30 m, soit au bas du sondage, et cette vitesse
de propagation peut être causée par la proximité avec le Till. La tendance générale du
profil de Vs est assez stable contrairement au profil de qt où les valeurs diminuent
graduellement avec la profondeur.

Le module de cisaillement à petite déformation du sol à Trois-Pistoles selon la profondeur


est présenté à la Figure 4-4. De 2 à 27 m, le Go varie entre 64 et 104 MPa. Les valeurs
augmentent ensuite à l’approche du refus pour atteindre une valeur maximale de 482 MPa
à 30 m. Dans l’unité supérieure, la moyenne des Go est de 87 MPa et elle est de 82 MPa
pour l’unité inférieure.

4.3.2.3 Résistance au cisaillement et angle de frottement effectif


Les résistances au cisaillement non drainées acquises au scissomètre sont présentées à
la Figure 4-3. Aucun essai n’a été fait avant 10,5 m, puisque la résistance du sol est trop
importante. Les 2 premiers résultats montrent des suV de 122 et 102 kPa. Par la suite, les
données diminuent dans le bas de l’unité supérieure et elles se stabilisent jusqu’à une
profondeur de 23 m. Dans cet intervalle de profondeur, les résultats se trouvent entre 48
et 72 kPa. Les suV sont plus élevés pour les trois derniers essais pour atteindre 166 kPa à
26 m de profondeur.

La résistance au cisaillement non drainée à l’état intact au cône tombant de l’argile est
respectivement de 168, 274 et 200 kPa pour les trois premiers essais de l’unité supérieure.
Par la suite, le su diminue à 49 kPa pour l’essai entre 14,06 et 14,29 m. Dans l’unité
inférieure, les trois essais au cône permettent d’obtenir des su de 48, 6 et 21 kPa. Les
essais de résistance au cisaillement non drainée à l’état remanié débutent à partir de
17,52 m de profondeur. Les données se situent entre 9,25 et 21,5 kPa jusqu’à une

55
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

profondeur de 25,53 m, puis elle est de 3,15 kPa pour le dernier essai de l’unité inférieure.
La sensibilité la plus élevée (6,69) est déterminée entre 28,03 et 28,22 m et les deux
autres sensibilités sont de 3,75 (18,58 à 18,77 m) et 2,85 (5,29 à 25,53 m).

Par la suite, la résistance au cisaillement non drainée est estimée selon les résultats du
scissomètre et les données au piézocône (Figure 4-3). Afin de corréler ces deux
résistances, un NkT de 22 a été déterminé; cette valeur est discutée au chapitre 7. En
omettant les données des deux extrémités du piézocône, la résistance maximale de 226
kPa est atteinte à 4 m. Dans le reste de l’unité supérieure et dans l’unité inférieure, la
résistance au cisaillement non drainée diminue progressivement jusqu’à des valeurs de
45 kPa.

Le Tableau 4-1 montre le sommaire des 10 essais triaxiaux effectués sur les échantillons
à Trois-Pistoles. La répartition des essais est la suivante : 9 échantillons dans l’unité
supérieure et 1 échantillon dans l’unité inférieure. Un sommaire des essais est présenté
à la Figure 4-5. À noter que cinq essais ont été consolidés aux contraintes en place et
ceux-ci sont présentés à l’Annexe B3.

56
Tableau 4-1 : Sommaire des essais triaxiaux à Trois-Pistoles

Profondeur σ'v0 Contrainte σ'1 σ'3 u Type de su ε=5% / su au pic


Unité K0 Comportement
(m) (kPa) effective ciblée (kPa) (kPa) (kPa) rupture (kPa)

3,2 Supérieure 40 47 1 50 45 31 plan dilatant 47

3,83 Supérieure 48 150 1 155 150 38 plan dilatant

3,93 Supérieure 49 250 1 251 246 39 baril dilatant

5,94 Supérieure 72 72 1 75 70 58 plan dilatant 53

9,67 Supérieure 114 64 1 74 69 95 plan dilatant

10,21 Supérieure 119 200 1 201 196 100 baril dilatant

10,32 Supérieure 120 120 1 129 124 101 plan dilatant 127

10,32 Supérieure 120 250 1 254 249 101 plan dilatant

14,22 Supérieure 160 160 1 165 160 140 baril dilatant 86

19,07 Inférieure 206 206 1 192 187 187 baril contractant 77

57
Tous les échantillons présentent un comportement dilatant mis à part l’échantillon de
l’unité inférieure à 19,07 m qui montre un comportement contractant. Le su à 5 % est plus
faible pour les deux premiers échantillons (47 et 53 kPa), puis il augmente à 127 kPa à
une profondeur de 10,32 m. L’échantillon à 14,22 m présente un su de 86 kPa. Finalement,
l’échantillon à 19,07 m de l’unité inférieure a une résistance au cisaillement non drainée
au pic de 77 kPa.

Figure 4-5 : Sommaire des 10 essais triaxiaux à Trois-Pistoles.


La Figure 4-6 présente la synthèse des résultats pour les échantillons entre 3,20 et 3,93
m de profondeur et des 4 essais entre 9,67 et 10,32 m. L’enveloppe de rupture tracée
avec les échantillons près de 3,5 m de profondeur témoigne que le sol a une cohésion
effective nulle et un angle de frottement effectif de 27,7°. À noter que l’échantillon à 3,83
m n’a pas eu le temps de cisailler, puisqu’un problème informatique est survenu à environ
4 % de déformation, mais le cheminement de contraintes de cet échantillon permet quand
même une comparaison avec les 2 autres échantillons. Pour les échantillons vers 10 m,
les résultats sont étalés, mais ils permettent tout de même l’obtention d’une ligne d’état
critique moyenne avec un angle de frottement effectif de 26,0° et une cohésion effective
de 11,1 kPa. Il faut tenir compte que ces paramètres ont été déterminés sur des sols
consolidés dans le domaine surconsolidé.

58
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure 4-6 : Angles de frottement et cohésion effective de 2 horizons à Trois-Pistoles.


4.3.2.4 Contrainte effective et contrainte de préconsolidation
Les pressions interstitielles ont été prises à 11 reprises à Trois-Pistoles après la mise en
place des piézomètres entre le 15 juillet 2021 et le 23 février 2023 (voir Annexe B2). Les
résultats piézométriques ont permis de déterminer que la pression interstitielle est en
condition hydrostatique dans ce dépôt. Ces pressions sont nulles à la surface et elles
augmentent constamment jusqu’à 307 kPa au refus à 31,31 m de profondeur.

Selon les essais œdométriques, les masses volumiques moyennes sont de 21 kN/m3 pour
l’unité supérieure et de 19,3 kN/m3 dans l’unité inférieure. La contrainte verticale effective
au refus est de 323 kPa.

Les données au piézocône peuvent être prises en compte pour estimer la contrainte de
préconsolidation avec un NσT 3,6 à la Figure 4-3. Cette valeur sera discutée plus en détail
au Chapitre 7. Dans les 4,07 premiers mètres, la contrainte de préconsolidation augmente
jusqu’à 1 260 kPa et le sol est très surconsolidé. Il y a ensuite diminution graduelle jusqu’à
un σ’p d’environ 260 kPa dans le bas de l’unité inférieure. Ces résultats indiquent une
surconsolidation dans le haut de l’unité inférieure et un sol légèrement à normalement
surconsolidé dans le bas de l’unité.

59
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Au total, 7 essais œdométriques ont été réalisés à plusieurs profondeurs au site de Trois-
Pistoles. Les 4 premiers essais ont été faits dans l’unité supérieure et les 3 autres dans
l’unité inférieure. Le Tableau 4-2 présente les principaux résultats obtenus des essais
œdométriques et le sommaire des courbes œdométriques se trouve à la Figure 4-7.
L’Annexe B4 présente les résultats pour chaque essai.

60
Tableau 4-2 : Sommaire des essais œdométriques à Trois-Pistoles

Critère de
Profondeur σ'v0 σ'p (Casagrande, σ'p (min, σ'p (max,
Unité OCR e0 Cs Cc Cs d-r Lunne Évaluation
(m) (kPa) kPa) kPa) kPa)
(1997)
Très bon à
3,32 Supérieure 41 489 204 1487 11,9 0,85 0,05 0,20 0,10 0,03
bon
Très bon à
5,24 Supérieure 65 418 221 1610 6,4 0,70 0,03 0,17 0,06 0,03
bon
9,72 Supérieure 114 434 189 1374 3,8 0,68 0,05 0,15 0,05 0,06 Mauvais
14,32 Supérieure 161 196 73 672 1,2 0,85 0,04 0,20 0,07 0,12 Mauvais
18,54 Inférieure 201 356 149 924 1,8 0,95 0,09 0,36 0,09 0,13 Mauvais
Mauvais à
25,18 Inférieure 262 259 100 452 1,0 0,98 0,05 0,29 0,09 0,14
très mauvais
Très
28,28 Inférieure 292 85 57 418 0,3 0,72 0,05 0,18 0,05 0,18
mauvais

61
Dans l’unité supérieure, l’intervalle des résultats pour les trois premiers essais est de 418
à 489 kPa. Les courbes ont des formes arrondies, ce qui rend difficile l’obtention d’un
résultat précis. Le OCR, dans cette unité, varie entre 3,8 et 11,9. La forme arrondie fait
également en sorte que l’intervalle min-max est important pour ces échantillons, ce qui
montre une importante incertitude dans les résultats σ’p dans l’unité supérieure. Par la
suite, un essai à 14,32 m montre un 𝜎′𝑝 de 196 kPa et le OCR est de 1,22. Ainsi, le sol
composant l’unité supérieure est initialement très surconsolidé, et il est plutôt légèrement
surconsolidé dans le bas de l’unité. Dans son cas, l’unité inférieure montre une contrainte
de préconsolidation de 356 kPa à 18,54 m et une valeur plus faible de 85 kPa à 28,28 m.
La forme est plus typique, mais elle ne montre pas clairement le passage de la pression
de préconsolidation. Les OCR ont des valeurs entre 0,29 et 1,77 dans l’unité inférieure.
Le résultat inférieur à 1 est toutefois étrange, puisqu’il indique que l’argile est sous-
consolidée à cette profondeur, ce qui n’est définitivement pas le cas à Trois-Pistoles. Cet
échantillon présente donc un fort remaniement qui vient affecter le résultat. Les autres
données de l’unité inférieure témoignent d’un sol légèrement surconsolidé à normalement
consolidé.

Figure 4-7 : Courbes œdométriques à Trois-Pistoles.

62
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

4.3.2.5 Module œdométrique et indices de compression et de recompression


Les modules œdométriques ont été déterminés à l’aide des graphiques contraintes-
modules de la Figure 4-8 et de la Figure 4-9 (pour la contrainte semi-log). Les figures
individuelles sont présentées à l’Annexe B4. Les modules œdométriques de l’unité
supérieure sont entre 3,1 et 10,8 MPa. Dans l’unité inférieure, ils varient entre 4,8 et 7,1
MPa.

L’indice Cs varie entre 0,02 et 0,03 et l’indice de compression entre 0,17 et 0,21 dans
l’unité supérieure. Pour l’unité inférieure, l’indice Cs se situe entre 0,02 et 0,07 et l’indice
Cc entre 0,18 et 0,36. Dans son cas, l’indice de recompression Cs d-r est situé entre 0,05
et 0,10 dans l’unité supérieure. Les 2 premiers échantillons de l’unité inférieure ont, de
leur côté, un Cs d-r de 0,09. Ce paramètre descend à 0,05 pour l’échantillon à 28,28 m. Il
est possible également d’observer que l’indice Cs est plus faible que le Cs d-r.

Figure 4-8 : Modules œdométriques à Trois-Pistoles.

63
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure 4-9 : Modules œdométriques à Trois-Pistoles (semi-log).


4.3.2.6 Module triaxial
Le module triaxial Eu a été déterminé avec les échantillons consolidés aux contraintes en
place. Les données varient entre 22 et 72 MPa sur les 4 échantillons de l’unité supérieure.
Pour le seul échantillon de l’unité inférieure, le module Eu est de 65 MPa. L’argile très
surconsolidée présente des modules Eu plus faibles que l’argile moins surconsolidée, ce
qui diffère des attentes.

4.3.2.7 Pressiomètre
Le Tableau 4-3 présente les 9 essais pressiométriques qui ont été réalisés sur le site.
Dans son cas, la Figure 4-4 montre les valeurs de module pressiométrique en fonction de
la profondeur.

64
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Tableau 4-3 : Essais pressiométriques à Trois-Pistoles.


Profondeur
EM (MPa) PL (kPa) EM/PL Méthode de forage
(m)
3,0 2663 349 7,6 Tricône (petit renflement) + eau
3,0 3762 697 5,4 Tricône (petit renflement) + eau
4,9 2961 494 6,0 Tricône (petit renflement) + eau
10,0 5361 751 7,1 Tricône (petit renflement) + eau
12,0 10012 751 13,3 Tricône (petit renflement) + eau
14,0 2955 596 5,0 Tricône (petit renflement) + eau
16,0 7614 657 11,6 Tricône (petit renflement) + eau
17,8 10121 679 14,9 Tricône (petit renflement) + eau
25,0 14117 863 16,4 Tricône (petit renflement) + eau

Dans l’unité supérieure, les 7 essais réalisés présentent un module pressiométrique entre
2 663 et 10 012 kPa. Les pressions limites, dans cette unité, varient de 349 à 751 kPa.
Selon le tableau 4.7 du Manuel Canadien d’Ingénierie des Fondations (4e Édition, 2013),
les pressions limites obtenues se trouvent dans l’intervalle typique des argiles ferme à
raide ou des silts. Les modules pressiométriques sont très faibles dans l’unité supérieure.
Le ratio Em/PL varie entre 5 et 7,6, mise à part une mesure à 13,3. Dans l’unité inférieure,
les modules pressiométriques sont respectivement de 10 121 et 14 117 kPa et les
pressions limites sont de 679 kPa à 17,8 m et de 863 kPa à 25 m. Le sol est donc
également défini comme une argile ferme à raide et le rapport Em/PL, entre 14,9 et 16,4,
est typique d’une argile raide. Sur l’ensemble du dépôt, les valeurs de pression limite sont
relativement constantes. Toutefois, les modules pressiométriques sont beaucoup plus
faibles dans l’unité supérieure que dans l’unité inférieure. Comme mentionné à la section
3.3.2.7, les valeurs plus faibles obtenues dans l’unité supérieure sont tout de même
cohérentes avec les valeurs de Vs et de modules triaxiaux qui se sont avérées également
plutôt faibles dans cette couche. Bien que le module pressiométrique soit davantage
affecté par le remaniement de l’avant-trou, les valeurs de pression limite ne sont pas
autant affectées par celui-ci. Les pressions limites sont plutôt constantes sur l’ensemble
du dépôt. Ces résultats pour l’unité supérieure témoignent d’un sol raide, mais qui est à
la fois compressible.

4.3.3 Propriétés hydrauliques


Le Tableau 4-4 présente les résultats des 2 essais de perméabilité réalisés en cellule
triaxiale. Les échantillons ont été taillés à un diamètre de 5,08 cm et ils ont été consolidés
respectivement à leur contrainte verticale effective en place (σ’v0 = 122,0 kPa; 10,44 et
10,54 m de profondeur). Les deux essais ont donné des valeurs de conductivité

65
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

hydraulique assez similaires de 1,53x10-10 m/s et 1,26x10-10 m/s. Ces valeurs sont dans
le même ordre de grandeur que les résultats obtenus à Saint-Anaclet-de-Lessard.

Tableau 4-4 : Résultats des essais de perméabilité réalisés en cellule triaxiale pour l’unité
supérieure de Trois-Pistoles.

Profondeur Conductivité hydraulique (K)


Site Échantillon Unité
(m) (m/s)

TM57 10,44 supérieure 1,53E-10


Trois-Pistoles
TM57 10,54 supérieure 1,26E-10

4.4 Sommaire du site de Trois-Pistoles


Le dépôt de 31 m est situé sous une mince couche organique et il est composé des deux
unités stratigraphiques suivantes. L’unité supérieure est la première retrouvée sur le site
et celle-ci a une épaisseur d’environ 17 m. Les essais de granulométrie et de
sédimentométrie indiquent que le sol est un argile et silt avec traces de sable et gravier.
Les multiples teneurs en eau varient généralement entre 22 et 30 %. Quant à eux, les
indices de liquidité sont faibles avec des valeurs entre -0,12 et 0,32. Cinq essais au
scissomètre ont été réalisés à partir de 10,5 mètres. Les deux premiers résultats sont de
122 et 102 kPa à 10,5 et 11 m respectivement, puis les résistances diminuent de moitié à
environ 56 kPa pour les essais à 15,16 et 17m. Pour leur part, les essais triaxiaux ont été
réalisés en majorité dans l’unité supérieure et le comportement du sol est dilatant pour les
9 essais. La résistance au cisaillement est déterminée à une déformation de 5 % et celle-
ci atteint son maximum de 127 kPa à 10,32 m de profondeur, puis elle baisse à 86 kPa
pour l’échantillon du bas de l’unité à 14,22 m. Les courbes œdométriques sont distinguées
par une forme arrondie ne montrant pas un changement net au passage de la contrainte
de préconsolidation, sauf l’essai à 14,32 m où la forme est un peu plus typique. L’essai
de perméabilité, mesurée en cellule triaxiale sur deux échantillons, a donné des valeurs
de conductivité hydraulique verticale de 1,53x10-10 m/s et 1,26x10-10 m/s.

Comme il a été mentionné auparavant, rien n’indique précisément la présence d’une unité
intermédiaire à Trois-Pistoles puisque le profil du piézocône diminue graduellement à
partir de 4 m. Toutefois, le manque de tube entre 14,61 et 18,24 m rend difficile la
confirmation de cette théorie. En effet, les données générales semblent différer
légèrement du reste à partir de 14 m. Le manque d’information fait en sorte que la portion
entre 14,6 et 17,0 m est considérée dans l’unité supérieure.

66
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

L’unité inférieure complète le profil géotechnique à Trois-Pistoles. Celle-ci débute à 17 m


et elle se termine au refus à 31,31 m de profondeur. L’unité inférieure est également
décrite comme un argile et silt gris avec traces de sable et gravier. Les teneurs en eau
sont stables entre 30 et 35 %. Les indices de liquidité ont des valeurs générales entre
0,51 et 0,61 et elle diminue à 0,31 sur un échantillon à 27 m. La résistance au cisaillement
non drainé suV est d’en moyenne 60,8 kPa de 17 à 21 m, puis elle augmente graduellement
jusqu’à atteindre 166 kPa à 26 m de profondeur. Dans son cas, l’essai triaxial montre un
sol dont le comportement est contractant et la résistance au cisaillement non drainée est
de 77 kPa. La contrainte de préconsolidation diminue de 356 kPa à 85 kPa selon la
profondeur, ce qui est similaire à la tendance du qt. L’essai œdométrique à 28,28 m de
profondeur indique toutefois un sol sous-consolidé, ce qui est probablement causé par un
remaniement important de l’échantillon.

67
CHAPITRE 5 : PRICE
Ce chapitre présente les principales caractéristiques du site de Price. La première section
du chapitre fait un survol des données obtenues par le piézocône. La section suivante
discute de la stratigraphie retrouvée sur le site de Price. Les résultats du profil
géotechniques sont ensuite présentés, suivis des essais au pressiomètre. Les données
discutées dans ce chapitre seront analysées beaucoup plus globalement au chapitre 7.

5.1 Piézocône
Le piézocône CPTu-07 a été réalisé préalablement aux travaux de terrain à Price lors de
la campagne de 2020 et les données sont présentées à la Figure 5-1.

Le paramètre qt varie grandement sur la totalité du profil au piézocône entre 1 318 et 24


359 kPa. Cette variation est particulièrement importante sur les 14 premiers mètres, puis
le qt diminue graduellement entre 14 et 16,80 m avant d’être constant jusqu’à 20,5 m. La
pression interstitielle générée derrière le cône est négative jusqu’à 15,59 m. Les données
augmentent ensuite dans le mètre qui suit avant de se stabiliser à 650-850 kPa sur le
reste du profil. Le frottement varie entre 240 et 400 kPa sur les 9 premiers mètres. Il
diminue ensuite à environ 100 kPa entre 10 et 12,5 m. Le frottement augmente par la suite
jusqu’à 420 kPa en moyenne entre 13 et 14,6 m. Il devient constant à 16,8 m, entre 5 et
20 kPa, et ce jusqu’au refus. Le paramètre Bq est inférieur à 0 sur les 16,09 premiers
mètres de profondeur et il augmente graduellement à 0,75 jusqu’au refus.

68
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure 5-1 : Profil au piézocône à Price.

5.2 Stratigraphie
La Figure 5-2 présente les images Ct-Scan en fonction de la profondeur à Price. Une
première unité de sable et gravier est située à la surface et celle-ci a une épaisseur
d’environ 3,65 m. Par la suite, un sol composé de silt argileux avec des traces de sable
d’une épaisseur de 14-15 m se trouve sous la couche de sable et gravier. Les 4 premiers
tubes de la Figure 5-2 montrent la présence de strates avec un angle variable. Par la suite,
les tubes à 8,20-8,80 et 8,80-9,40 m témoignent d’une matrice massive avec un peu de
gravier. La présence de strate potentielle est de nouveau notée dans les tubes entre 10,60
et 11,80 m. Vers 13,70 m, les tubes sont constitués d’un sol massif à texture homogène.
Bien que celle-ci ne soit pas la première unité retrouvée sur le site, cette unité à Price
correspond à l’unité supérieure identifiée dans cette étude. Le sol composant l’unité
supérieure est gris foncé avec des taches noires et il est de consistance très raide.
L’alternance entre l’argile massive et stratifiée concorde bien avec les pics de résistance
identifiés au piézocône. L’unité suivante est composée d’une mince unité de 4-5 m de silt
et argile avec traces de sable à partir de 16,8 m. Cette unité est située par-dessus le Till

69
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

et comme pour Hébert et coll. (2016), elle est identifiée comme étant l’unité inférieure. Le
sol est ferme à raide d’une couleur gris foncé à noir et des lits subhorizontaux sont visibles
au Ct-Scan. En vue des résultats au piézocône et au Ct-Scan, la stratigraphie de Price
est composée des unités supérieure et inférieure notées par Hébert et coll. (2016).
L’appellation « unité supérieure » est conservée dans ce chapitre, mais la nature de cette
unité sera discutée dans le Chapitre 7, car elle présente des différences par rapport aux
unités supérieures rencontrées ailleurs dans ce projet.

Figure 5-2 : Présentation des Ct-Scan dans le profil de qt à Price.

5.3 Propriétés géotechniques


Le profil géotechnique synthèse à Price est montré à la Figure 5-3. Le profil des modules
est, de son côté, présenté à la Figure 5-4. L’élévation à la surface du sol est de 80,77 m
à Price.

70
Figure 5-3 : Profil géotechnique à Price.

71
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure 5-4 : Profil des modules du sol du site de Price.

72
5.3.1 Caractéristiques physicochimiques
Dans l’unité supérieure, le pourcentage d’argile est constant entre 18 et 20 % jusqu’à 10,2
m de profondeur. La proportion de silt est ici d’environ 75 % et le sable est retrouvé entre
3,5 et 7 %. De 10,2 à 18 m, l’argile est décelée en plus grande proportion, soit entre 31,9
et 40,1 %. La granulométrie silteuse diminue du même coup vers un intervalle de 58-65
%. Le sable est toujours présent, mais dans des proportions inférieures à 3 %. La
granulométrie de l’unité inférieure est principalement composée de silt à environ 56 % et
d’argile à 42,5 %. Le sable est également décelé avec des proportions qui varient entre
0,5 et 3,5 % et la présence de gravier n’a pas été notée dans cette unité.

La salinité est concentrée dans un intervalle de 0,15 à 0,22 g/L dans les 11,5 premiers
mètres. À 14,76 m, elle augmente à 0,57 g/L. La salinité diminue finalement dans le bas
de l’unité supérieure à 0,28 g/L, puis elle augmente légèrement à 0,36 g/L pour le seul
échantillon de l’unité supérieure.

De 3,65 à 10,2 m, la teneur en eau (w) varie entre 15 et 18,5 %, puis celle-ci augmente
entre 15,5 et 20,5 % sur les 6,6 prochains mètres. Dans l’unité inférieure, la teneur en eau
se situe entre 22 et 27,5 %.

La Figure 5-3 présente les limites d’Atterberg déterminées au site de Price. Dans l’unité
supérieure, la limite de plasticité est assez constante, entre 4 et 12 %. La limite de
plasticité wP augmente dans l’unité inférieure avec une moyenne de 10 %. Les limites de
liquidité (wL) varient entre 22 et 32 % dans l’unité supérieure avec une moyenne de 25%
et celles-ci restent relativement similaires entre 25 et 32 avec une moyenne de 29 % dans
l’unité inférieure. Les indices de plasticité varient entre 4 et 12 dans l’unité supérieure et
entre 6 et 13 dans l’unité inférieure. L’indice de liquidité est plus petit que 0,2 dans l’unité
supérieure. Les deux premiers échantillons de l’unité inférieure ont un IL de -0,13 et 0,08,
puis les données augmentent entre 0,41 et 0,91 pour le reste de cette couche. Ces faibles
indices de liquidité pourraient indiquer que la couche inférieure commence plus bas.
Toutefois, le rapport Bq est positif à partir de 16 m. Il est possible que la zone entre 16 et
18 m de profondeur soit une zone de transition (unité intermédiaire).

5.3.2 Propriétés mécaniques


Cette section résume les propriétés mécaniques présentées à la Figure 5-3.

73
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

5.3.2.1 Indice de pénétration standard


Dans l’unité supérieure, de 4,88 à 15,55 m, les indices N60 varient entre 14 et 59. Il y a
ensuite diminution jusqu’à 47 à 16,31 m soit la fin de l’unité supérieure. Dans l’unité
inférieure, l’indice N60 diminue avec la profondeur et la moyenne est de 17. À noter que le
facteur CE est de 1,26 en moyenne au site de Price, ce qui diffère des sites de Saint-
Anaclet et de Trois-Pistoles (1,35), mais qui est semblable à celui du site de Saint-Ulric-
de-Matane (1,27).

5.3.2.2 Vitesse des ondes de cisaillement et module de cisaillement à petite


déformation
Des essais sismiques de type « downhole » et « crosshole » ont été réalisés sur le site de
Price. Les résultats de ces deux essais permettent de tracer le profil de Vs à la Figure 5-
3.

Pour l’essai sismique de type « downhole », la vitesse de propagation des ondes


sismiques de cisaillement varie entre 197 et 316 m/s sur tout le profil. Dans l’unité
supérieure, la vitesse des ondes sismiques de cisaillement est d’en moyenne 246 m/s et
elle augmente légèrement à 260 m/s pour l’unité inférieure. L’essai sismique de type «
crosshole » permet également de déterminer les Vs. De 1 à 3 mètres, les résultats de Vs
au « crosshole » exhibent des valeurs inférieures à 200 m/s. Les données sont ensuite
très stables dans les deux unités avec un Vs moyen de 241 m/s et un écart-type de 24
m/s. Dans l’ensemble, les vitesses de cisaillement obtenues de l’essai « crosshole » sont
légèrement plus faibles que celles obtenues de l’essai « downhole ».

Les modules de cisaillement à petite déformation (Go) calculés à partir des Vs mesurés
avec l’essai sismique de type « downhole » sont présentés à la Figure 5-4. Initialement,
les données entre 1,5 et 5,5 m sont d’environ 100 MPa. Par la suite, un pic de 170 MPa
est trouvé à 8,5 m, ce qui concorde bien avec le pic du profil de qt. Les données
descendent à 100 MPa vers 10,5 m avant d’atteindre la valeur maximale de 218 MPa du
profil à 12,5 m. Finalement, les données varient entre 152 et 177 MPa sur les 6 m suivants
et Go atteint 117 MPa à la fin du profil.

5.3.2.3 Résistance au cisaillement et angle de frottement effectif


Les essais au scissomètre ont été réalisés, majoritairement, dans l’unité inférieure avec
un essai dans l’unité supérieure à 11,5 m de profondeur. La résistance au cisaillement
non drainée, dans l’unité supérieure, est de 102 kPa. Dans l’unité inférieure, le premier

74
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

essai a une résistance au cisaillement non drainée de 164 kPa et les 5 autres essais
donnent des résultats suV variant de 78 à 90 kPa.

Les résistances au cisaillement à l’état intact et remanié, déterminées au cône, sont


présentées à la Figure 5-3. Entre 5,3 et 11,5 m, la résistance est de 295 kPa en moyenne.
Par la suite, l’échantillon à 14,7 m témoigne de la plus grande résistance à 1 151 kPa. Le
dernier résultat dans le bas de l’unité supérieure, à 16,35 m de profondeur, est de 252
kPa. La diminution des valeurs continue dans l’unité inférieure où la résistance au
cisaillement su est de 61 kPa à une profondeur de 17,9 m et la résistance au cisaillement
remanié suR est ici de 0,6 kPa. Les autres résultats de suR dans l’unité inférieure ne
semblent pas démontrer de tendance et leur moyenne est de 13,9 kPa.

La résistance au cisaillement non drainée, estimée au piézocône, est montrée à la Figure


5-3 avec un NkT de 18. L’utilisation de ce paramètre est discutée en détail au Chapitre 7.
Dans l’unité supérieure, les données varient grandement entre 120 et 850 kPa. Pour
l’unité inférieure, la résistance au cisaillement non drainée est stable et les valeurs sont
de 80 kPa en moyenne.

Un sommaire des résultats des essais triaxiaux est présenté à la Figure 5-5. À des
profondeurs de 10,8 et 14,6 m, trois essais ont été réalisés respectivement dans l’objectif
de déterminer l’état critique du sol. Un sommaire des données est présenté au Tableau
5-1.

75
Tableau 5-1 : Sommaire des essais triaxiaux à Price.

Profondeur σ'v0 Contrainte σ'1 σ'3 u Type de su ε=5%


Unité K0 Comportement
(m) (kPa) effective ciblée (kPa) (kPa) (kPa) rupture (kPa)

5,16 Supérieure 99 99 1 104 99 211 plan dilatant 426

10,83 Supérieure 168 168 1 171 166 184 baril dilatant 256

10,93 Supérieure 169 50 1 54 49 152 plan dilatant

10,93 Supérieure 169 250 1 254 248 249 baril dilatant

14,61 Supérieure 209 100 1 105 100 180 baril dilatant

14,63 Supérieure 209 209 1 209 204 182 plan dilatant 268

15,14 Supérieure 214 250 1 250 245 155 plan dilatant

17,81 Inférieure 241 241 1 244 239 182 plan dilatant 194

76
Un comportement dilatant est noté sur les 8 échantillons. À 5,16 m de profondeur, la
résistance au cisaillement non drainée à 5 % de déformation est de 426 kPa. Elle diminue
par la suite à 256 kPa sur l’échantillon à 10,83 m. Le dernier échantillon de l’unité
supérieure, à 14,73 m, a un su de 268 kPa. L’échantillon de l’unité inférieure, à 17,81 m,
témoigne d’une résistance au cisaillement non drainée à 194 kPa.

Les essais réalisés au site de Price montrent tous un comportement dilatant (Figure 5-5).
Cependant, pour certains essais (TM-24 à 10,93 m, TM-34 à 14,61 m et TM-35 à 15,14
m), la pression interstitielle augmente vers la fin de l’essai. Ce comportement est
surprenant et pourrait peut-être être causé par la grande variabilité du sol, tel qu’observé
sur le Ct-Scan (Figure 5-2). Cette particularité n’est observée qu’à des déformations plus
élevées que 7 % et les essais où celle-ci est observée sont très cohérents avec les autres
essais de ce site. Ces essais sont considérés comme valides. Il faut également tenir
compte que ces paramètres ont été déterminés sur des sols consolidés dans le domaine
surconsolidé.

Figure 5-5 : Sommaire des 8 essais triaxiaux à Price.


La Figure 5-6 montre les 2 horizons : 10,83 à 10,93 m et 14,73 à 15,14 m. L’angle de
frottement effectif est constant à 33,7°. Les essais entre 10,78 et 10,98 m ont une

77
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

cohésion effective de 21,6 kPa et celle-ci est nulle pour les échantillons entre 14,73 et
15,14 m.

Figure 5-6 : Angles de frottement et cohésion effective de 2 horizons à Price.


5.3.2.4 Contrainte verticale effective et contrainte de préconsolidation
Les données de piézomètres ont été prises à 4 reprises entre le 18 mai 2022 et le 23
février 2023 sur des piézomètres à 3,5; 8; 13,5 et 20,5 m de profondeur et elles sont
présentées à la Figure 5-3 et à l’Annexe C2. Les pressions interstitielles sont initialement
nulles jusqu’à 3,4 m, correspondant à la couche de sable, et elles augmentent ensuite
graduellement jusqu’à environ 100 kPa au piézomètre à 13,5 m. Le piézomètre situé à
20,5 m de profondeur, dans l’unité inférieure, montre quant à lui des valeurs d’environ 100
kPa également.

Pour l’unité supérieure, la masse volumique est de 21,2 kN/m3. La masse volumique
diminue ensuite à 20,7 kN/m3 dans l’unité inférieure. Au refus, la contrainte verticale
effective est donc de 285,4 kPa.

L’estimation des contraintes de préconsolidation a été réalisée selon un NσT de 3,6. Une
discussion sur ce paramètre est présentée au Chapitre 7. Au haut de l’unité supérieure,
le σ’p est de 4 000 kPa, puis il diminue à un intervalle de 1 500 et 2 300 kPa entre 6 et 8

78
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

m de profondeur. À 9,13 m, un pic de 3 813 kPa est décelé et les valeurs diminuent ensuite
pour atteindre environ 700 kPa. Une dernière augmentation à environ 1 950 kPa est
ensuite observée entre 12 et 15 m de profondeur. Dans le reste de l’unité supérieure et
dans l’unité inférieure, la contrainte de préconsolidation diminue graduellement vers des
valeurs de 350 kPa à 20 m de profondeur. En somme, le sol à Price est très surconsolidé
dans l’unité supérieure et légèrement surconsolidé dans l’unité inférieure.

À Price, 5 essais œdométriques ont été réalisés sur la totalité du profil : quatre dans l’unité
supérieure et un dans l’unité inférieure. Le Tableau 5-2 présente le sommaire des essais
œdométriques et un rassemblement des courbes œdométriques est fait à la Figure 5-7 et
à l’Annexe C4.

79
Tableau 5-2 : Sommaire des essais œdométriques à Price.

Critère de
Profondeur σ'v0 σ'p (Casagrande, σ'p (min, σ'p (max,
Unité OCR e0 Cs Cc Cs d-r Lunne Évaluation
(m) (kPa) kPa) kPa) kPa)
(1997)
5,72 Supérieure 110 379 83 1300 3,4 0,36 0,02 0,06 0,01 0,12 Très mauvais
7,7 Supérieure 131 514 112 1077 3,9 0,39 0,01 0,07 0,02 0,08 Mauvais
14,69 Supérieure 209 357 140 1250 1,7 0,63 0,03 0,15 0,05 0,09 Mauvais
16,49 Supérieure 228 300 125 150 1,3 0,51 0,04 0,14 0,04 0,16 Très mauvais
17,71 Inférieure 240 353 113 743 1,5 0,65 0,09 0,15 0,04 0,11 Mauvais

80
Pour l’unité supérieure, la contrainte de préconsolidation est entre 300 et 514 kPa et le
OCR est respectivement de 1,3 et 3,9. La contrainte de préconsolidation, dans l’unité
inférieure, est de 353 kPa et le OCR est de 1,5. Ce résultat se situe à l’intérieur de
l’intervalle de l’unité supérieure, ce qui montre une similitude de contrainte de
préconsolidation entre les unités. De façon générale, le sol est légèrement surconsolidé
à très surconsolidé. Les essais œdométriques montrent également une forme arrondie,
tel qu’observé aux autres sites d’étude et les valeurs de contrainte de préconsolidation
sont donc difficiles à définir, ce qui augmente grandement l’incertitude des résultats.

Figure 5-7 : Courbes œdométriques à Price.


5.3.2.5 Module œdométrique et indices de compression et de recompression
Les résultats pour tous les échantillons sont présentés à l’Annexe C4, et le sommaire est
présenté à la Figure 5-8 et à la Figure 5-9 (pour la contrainte semi-log). Les modules
œdométriques varient entre 11,6 et 15 MPa dans l’unité supérieure. Dans l’unité
inférieure, l’essai montre un Moed de 13 MPa.

Les indices de compression et de recompression ont également été déterminés pour tous
les échantillons. Les indices de recompression pour les deux premiers essais, 5,72 et 7,70

81
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

m de profondeur, sont de 0,02 et 0,01 respectivement. À 14,71 m, l’indice de


recompression est de 0,03 et celui-ci augmente pour les échantillons à 16,49 et 17,71 m
de profondeur (Cs = 0,04 et 0,09 respectivement). L’indice de compression Cc présente
une tendance similaire sur le profil. Entre 5,72 et 7,70 m, le cc est d’en moyenne 0,065 et
celui-ci va plus que doubler par la suite à 0,145 pour les 2 échantillons à la fin de l’unité
supérieure. Dans l’unité inférieure, le Cc reste similaire à 0,14. Finalement, dans l’unité
supérieure, les indices Cs d-r passent de 0,02 à 0,05. Entre 17,66 et 17,76 m, le Cs d-r est
de 0,04. Nous notons ici la différence importante de valeurs entre les indices Cs et Cs d-r.

Figure 5-8 : Modules œdométriques à Price.

82
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure 5-9 : Modules œdométriques à Price (semi-log).


5.3.2.6 Module triaxial
Dans l’unité supérieure, les modules Eu varient entre 31 et 81 MPa pour les 3 essais
triaxiaux. Il y a ensuite augmentation à 77 MPa pour l’échantillon à 17,81 m dans l’unité
inférieure.

5.3.2.7 Pressiomètre
Les modules pressiométriques et les pressions limites sont présentés au Tableau 5-3. Les
modules pressiométriques sont également présentés en profil à la Figure 5-4.

83
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Tableau 5-3 : Essais pressiométriques à Price.


Profondeur
EM (MPa) PL (kPa) EM/PL Méthode de forage
(m)
3,45 4844 575 8,4 Tricône (petit renflement) + eau
5,60 4065 737 5,5 Tricône (petit renflement) + eau
8,70 3940 1093 3,6 Tricône (gros renflement) + eau
Tricône (petit renflement) + eau + tube
10,75 2948 491 6
mince
13,75 13875 1458 9,5 Tubage BW avec rotation à sec
Tricône (petit renflement) + eau + tube
16,30 6889 1052 6,5
mince
Tricône (petit renflement) + eau + tube
18 12154 829 14,7
mince

Les modules pressiométriques varient entre 2 948 et 13 875 kPa pour tous les essais de
l’unité supérieure. Selon Briaud (2013), les résultats correspondent à une argile de rigidité
moyenne, ce qui est faible considérant la forte résistance apparente de l’unité supérieure.
Les valeurs de pression limite varient entre 491 et 1 458 kPa. Dans l’unité inférieure, un
module de 12 154 kPa est déterminé à 18,00 m, pour une pression limite de 829 kPa.
Selon le Manuel Canadien d’Ingénierie des Fondations (4e édition, 2013), cet intervalle
est typique d’une argile ferme à raide ou d’un silt et les résultats corrèlent bien avec le
profil géotechnique. Tel que pour les deux sites précédents, le rapport Em/PL est plutôt
faible dans l’unité supérieure, avec des valeurs entre 3,6 et 9,5, tandis que le rapport
obtenu dans l’unité inférieure est plus élevé, avec une valeur de 14,7. Les valeurs plus
faibles obtenues dans l’unité supérieure sont tout de même cohérentes avec les valeurs
de Vs et de modules triaxiaux qui se sont avérées également plutôt faibles dans cette
couche. Bien que le module œdométrique soit davantage affecté par le remaniement de
l’avant-trou, les valeurs de pression limite ne sont pas autant affectées par celui-ci et sont
donc davantage cohérentes avec ces autres résultats montrant une résistance plus faible
dans la partie supérieure de l’unité supérieure.

5.3.3 Propriétés hydrauliques


Le Tableau 5-4 présente le résultat de l’essai de perméabilité réalisé en cellule triaxiale.
L’échantillon a été taillé à un diamètre de 5,08 cm et il a été consolidé à la contrainte
verticale effective en place (σ’v0 = 159,3 kPa; 10,24 m de profondeur). L‘essai a donné
une valeur de conductivité hydraulique de 2,3x10-10 m/s. Ces valeurs sont dans le même
ordre de grandeur que les résultats obtenus à Saint-Anaclet-de-Lessard et Trois-Pistoles.

84
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Tableau 5-4 : Résultats des essais de perméabilité réalisés en cellule triaxiale pour l’unité
supérieure de Price.

Profondeur Conductivité hydraulique (K)


Site Échantillon Unité
(m) (m/s)

Price TM23 10,24 supérieure 2,34E-10

5.4 Sommaire du site de Price


Un dépôt de 18,3 m de silt argileux/silt et argile est retrouvé sous une couche de sable et
gravier sur le site d’étude de Price. Ce dépôt est divisé en 2 unités stratigraphiques dont
les caractéristiques géotechniques sont les suivantes.

La première unité d’argile du site est appelée unité supérieure. Celle-ci varie entre 3,65 et
16,80 m de profondeur et elle est composée d’un silt argileux. Contrairement aux autres
sites, l’unité supérieure semble composée de différents horizons, correspondant à
différents épisodes, ou phases, d’avancée et de réavancée glaciaire dans le secteur. Ceci
est observable sur les images Ct-Scan, où l’on observe une succession de couches
homogènes et sans laminations, et de couches avec stratifications. Pour les autres sites,
les essais ont été réalisés sur le sol homogène et sans stratifications apparentes, tandis
qu’à Price, les essais ont été faits sur ces deux types de couches, amenant des variations
importantes dans les résultats. De 3,65 à 10,20 m, la teneur en eau varie entre 15,1 à
18,4 % et il y a une légère augmentation entre 17,7 et 20,3 % dans le reste de l’unité. Des
valeurs négatives d’indice de liquidité sont retrouvées dans l’unité supérieure et tous les
résultats sont inférieurs à 0,2. Pour les essais triaxiaux dans l’unité supérieure, la
résistance au cisaillement non drainée à 5 % de déformation axiale est de : 426 kPa à
5,16 m, 256 kPa à 10,83 m et 268 kPa à 14,63 m. Les courbes œdométriques présentent
une forme « arrondie ». La conductivité hydraulique verticale mesurée en cellule triaxiale
est de 2,34x10-10 m/s.

La seconde unité argileuse/silteuse est nommée « unité inférieure ». L’unité inférieure


débute à 16,8 m et elle termine à 21,99 m. La granulométrie de l’unité inférieure est
principalement composée de silt à environ 56 % et d’argile à 42,4 %. Le sable est
également décelé avec des proportions variantes entre 0,3 et 3,6 %. La teneur en eau,
dans cette unité, se situe entre 21,9 et 27,5 %. Pour l’indice de liquidité, les 2 premiers
échantillons de l’unité ont un IL de -0,13 et 0,08 respectivement, puis les données

85
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

augmentent entre 0,41 et 0,91 pour le reste de cette couche. Dans cette unité, le premier
essai au scissomètre à une résistance au cisaillement non drainée de 164 kPa et les
autres essais ont des suV entre 78 à 90 kPa. Dans son cas, l’échantillon à 17,81 m de
l’unité inférieure témoigne d’une résistance au cisaillement non drainée à 5 % de
déformation de 193,7 kPa selon l’essai triaxial. La contrainte de préconsolidation, dans
l’unité inférieure, est de 353 kPa et le OCR est de 1,5. Le sol est ici considéré comme
légèrement surconsolidé.

86
CHAPITRE 6 : SAINT-ULRIC-DE-MATANE
Ce chapitre présente les principales caractéristiques du site de Saint-Ulric-de-Matane. La
première section du chapitre fait un survol des données obtenues avec le piézocône. La
section suivante discute de la stratigraphie retrouvée sur le site de Saint-Ulric-de-Matane.
Les résultats du profil géotechniques sont ensuite présentés, suivis des essais au
pressiomètre. Les données présentées dans ce chapitre seront discutées au chapitre 7.

6.1 Piézocône
Le piézocône CPTu-08 a été réalisé préalablement aux travaux de terrain à Saint-Ulric-
de-Matane lors de la campagne de 2020 et les données sont présentées à la Figure 6-1.

Le profil montre que le site de Saint-Ulric-de-Matane est principalement composé par


l’unité supérieure jusqu’à une profondeur de 19,20 m. Le dernier mètre du profil
correspond à l’unité inférieure, où une diminution marquée est observable dans la
résistance en pointe mesurée (qt). Dans l’unité supérieure, le paramètre qt est relativement
constant sur la totalité du profil au piézocône. Trois zones plus ou moins distinctes se
distinguent, soit entre 3 et 9 m (qt entre 2 et 3 000 kPa), entre 9 et 15 m (qt entre 3 et 4
000 kPa) et entre 15 et 19 m de profondeur (qt à environ 3 000 kPa). Ces zones sont
intercalées par des horizons de matériaux granulaires, qui sont reconnus par les pics de
résistance en pointe observés à 5 m, 9,5m et 17 m de profondeur. La pression interstitielle
générée derrière le cône est principalement négative jusqu’à environ 10 m de profondeur,
puis augmente légèrement en oscillant entre des valeurs négatives et environ 850 kPa.
L’unité est également identifiable par le Bq qui est nul jusqu’à environ 10,50 m de
profondeur, puis oscille entre 0 et 0,25 jusqu’à la fin de l’unité supérieure à 19,20 m de
profondeur. Le frottement Fs varie entre 50 et 140 kPa dans l’unité supérieure, mis à part
les valeurs plus élevées associées aux horizons de matériaux granulaires discutés
précédemment.

Les unités supérieure et inférieure sont séparées par un horizon de matériaux granulaires
de 29 cm d’épaisseur entre 18,98 et 19,27 m, identifiable par le pic en qt ainsi que par une
baisse des pressions interstitielles générées ainsi que par le paramètre Bq qui redevient
nul. L’unité inférieure est donc présente de 19,27 m jusqu’à 20,03 m, avant le refus à
20,23 m. Celle-ci est identifiable par la résistance en pointe plus faible que dans l’unité
supérieure (entre 1 500 et 900 kPa), une génération positive de pressions interstitielles

87
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

de l’ordre de 1 000 kPa, une nette diminution dans la friction sur les tiges, ainsi qu’une
forte augmentation du paramètre Bq autour de 0,75.

Figure 6-1 : Profil au piézocône à Saint-Ulric-de-Matane.

6.2 Stratigraphie
La Figure 6-2 présente les images Ct-Scan en fonction de la profondeur à Saint-Ulric-de-
Matane. Les profondeurs d’échantillonnage ont été sélectionnées afin d’éviter les horizons
de sol granulaire observés au piézocône par les pics de résistance en pointe. Un premier
horizon de sable et gravier de 2,90 m d’épaisseur est observé sur le profil. Par la suite, un
silt argileux avec traces de sable et présence de plusieurs graviers de plusieurs
centimètres de diamètre compose la majorité du dépôt de sol, de 2,90 à 19,20 m de
profondeur. Les tubes récupérés témoignent d’une matrice argileuse homogène et sans
laminations, typique de l’unité supérieure retrouvée aux autres sites lors de ce projet, tel
que noté par Hébert (2016). La consistance du sol est très raide. Le profil au piézocône
montre toutefois la présence de plusieurs horizons de matériaux granulaires, tel
qu’observables à 5,50, 9,50, 12,50, 15,00, 17,00 et 19,00 m de profondeur par la

88
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

résistance en pic (qt). Comme mentionné précédemment, ces horizons n’ont pas été
échantillonnés. À 19 m de profondeur, un horizon de matériaux granulaires marque la fin
de l’unité supérieure. L’unité suivante ne fait que 1 m d’épaisseur, et n’a donc pas été
échantillonnée. Elle est composée d’un silt argileux de consistance ferme à raide, et dont
la matrice semble homogène, tout comme le reste du dépôt. Le sol ne présente pas de
laminations particulières. Elle représente ici l’unité inférieure du dépôt. Le dernier tube
récupéré, entre 19,00 et 19,60 m, se trouve à la limite entre l’unité supérieure et l’unité
inférieure. Cette unité est située par-dessus le till (refus au piézocône à 20,20 m de
profondeur).

Figure 6-2 : Présentation des Ct-Scan dans le profil de qt à Saint-Ulric-de-Matane.

89
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

6.3 Propriétés géotechniques


Le profil géotechnique synthèse à Saint-Ulric-de-Matane est montré à la Figure 6-3. Le
profil des modules est présenté à la Figure 6-4. L’élévation à la surface du sol est de 77,25
m à Saint-Ulric-de-Matane.

6.3.1 Caractéristiques physicochimiques


Les caractéristiques décrites ci-dessous font référence au profil géotechnique présenté à
la Figure 6-3.

Dans l’unité supérieure, le pourcentage d’argile augmente très légèrement avec la


profondeur, passant de 33 % à 3,05 m à 44 % à 19,20 m. La proportion de silt varie donc
entre 57 et 49 %, et le sable entre 6 et 14 % selon les échantillons. Dans l’unité inférieure,
la granulométrie effectuée sur le seul échantillon donne un pourcentage d’argile de 42,3
%, pour un pourcentage de silt, sable et gravier respectif de 50,1 %, 6,4 % et 1,2 %.

Les 4 valeurs de salinité obtenues d’échantillons dans l’unité supérieure sont inférieures
à 1 g/l.

La teneur en eau varie peu dans l’unité supérieure, avec des valeurs augmentant
légèrement avec la profondeur entre 18,8 % et 24,2 %. Dans l’unité inférieure, la teneur
en eau mesurée est de 22,4 %. Dans l’unité supérieure, la limite de plasticité wP est assez
constante, entre 16 et 21 %. Elle est de 20 % dans l’unité inférieure. Les limites de liquidité
(wL) varient entre 23 et 33 % dans l’unité supérieure avec deux valeurs extrêmes à 38 et
36 % dans les parties supérieures et inférieures de l’unité supérieure, pour une moyenne
d’environ 30 %. La valeur de limite de liquidité est de 32 % dans l’unité inférieure. Les
indices de plasticité varient entre 9 et 19 dans l’unité supérieure et sont de 12 dans l’unité
inférieure. L’indice de liquidité est entre 0,1 et 0,2 dans la partie supérieure de l’unité
supérieure, puis varie entre 0,05 et 0,72 dans le reste de l’unité. Dans l’unité inférieure, la
valeur d’indice de liquidité obtenue est de 0,2. Dans l’ensemble, il y a relativement peu de
différence dans l’entièreté du dépôt du point de vue des caractéristiques
physicochimiques.

6.3.2 Propriétés mécaniques


La section suivante se voit être un sommaire des propriétés mécaniques présentées au
profil géotechnique (Figure 6-3).

90
Figure 6-3 : Profil géotechnique à Saint-Ulric-de-Matane.

91
Figure 6-4 : Profil des modules du sol du site de Saint-Ulric-de-Matane.

92
6.3.2.1 Indice de pénétration standard
Dans l’unité supérieure, les indices N60 varient entre 6 et 33. La valeur extrême de 33 est
toutefois associée à l’horizon de matériaux granulaires à 2,60 m de profondeur. Les
valeurs sont donc assez constantes et la moyenne est de 18. Un pic de résistance est
observé à 10,97 m de profondeur, où une valeur de N60 de 30 a été obtenue. Les seules
mesures obtenues dans l’unité inférieure sont à 19,35 m (N60 = 17) et à 20,12 m (N60 =
22). À noter que le facteur CE est de 1,27 en moyenne au site de Saint-Ulric-de-Matane,
ce qui diffère de Saint-Anaclet-de-Lessard et de Trois-Pistoles, mais qui est près de celui
du site de Price (1,26).

6.3.2.2 Vitesse des ondes de cisaillement et module de cisaillement à petite


déformation
Les essais sismiques de type « downhole » ont été faits à tous les intervalles de 1 m entre
0,5 et 19,5 mètres de profondeur. Le profil de vitesse des ondes sismiques de cisaillement
Vs sont présentées à la Figure 6-3. Jusqu’à environ 6,5 m, le Vs se situe entre 155 et 182,8
m/s, avec une moyenne de 173 m/s. Pour le reste du dépôt, le Vs se situe entre 211 et
340 m/s, avec une moyenne de 242 m/s, en excluant la valeur finale de 340 m/s qui est
due à l’horizon de matériaux granulaire à cette profondeur et à la proximité avec le till à la
base du dépôt. La tendance générale du profil de Vs montre que la partie supérieure du
dépôt présente des vitesses de cisaillement plus faibles que la partie inférieure. Il n’est
pas possible de déduire une valeur de Vs pour l’unité inférieure dans ce cas-ci.

Le module de cisaillement à petite déformation (Go) du sol à Saint-Ulric-de-Matane selon


la profondeur est présenté à la Figure 6-4. Jusqu’à 6,5 m de profondeur, la valeur
moyenne de Go est de 63 MPa, tandis qu’elle est de 125 MPa pour le reste du dépôt,
toujours en excluant la valeur finale à 19,5 m de profondeur. La partie initiale de l’unité
supérieure présente donc des modules de cisaillement 2 fois plus faibles que le reste du
dépôt.

6.3.2.3 Résistance au cisaillement et angle de frottement effectif


Pour ce site, il a été possible de réaliser plusieurs essais scissométriques dans l’unité
supérieure. Les essais au scissomètre ont été réalisés uniquement dans cette unité, étant
donné que l’épaisseur de l’unité inférieure est inférieure à 1 m. Des mesures ont été prises
entre 4 et 7 m de profondeur, puis entre 11 et 17 m de profondeur. La résistance au
cisaillement non drainée tend à diminuer avec la profondeur. Entre 4 et 7 m, elle varie

93
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

entre 198 et 141 kPa (3 mesures et 1 refus). Entre 11 et 17 m, la résistance varie plutôt
entre 162 et 98 (6 mesures et 1 refus).

Les résistances au cisaillement à l’état intact et remanié, déterminées au cône, sont


présentées à la Figure 6-3. Les valeurs de résistance mesurées ont tendance à diminuer
avec la profondeur. Dans les 8 premiers mètres, la résistance au cisaillement moyenne
est de 177 kPa. Plus en profondeur, la résistance moyenne diminue et se situe autour de
98 kPa. Vers la base de l’unité supérieure, la résistance moyenne est de 77 kPa. Pour ce
qui est de la mesure à la limite entre l’unité supérieure et inférieure, la valeur mesurée est
de 85 kPa. Pour ce qui est des valeurs de résistance au cisaillement à l’état remanié, la
consistance très raide du sol fait en sorte qu’il est difficile de bien la mesurer. Les plus
faibles valeurs obtenues sont d’environ 9,5 kPa (à 10,3 m), mais des valeurs aussi élevées
que 176,4 kPa (à 18,6 m) ont été mesurées.

La résistance au cisaillement non drainée, estimée au piézocône avec un coefficient NkT


de 19, est montrée à la Figure 6-3. L’utilisation de ce paramètre est discutée en détail au
Chapitre 7. Comme discuté dans la section 6.1, trois zones plus ou moins distinctes se
distinguent, soit entre 3 et 9 m (su d’environ 125 kPa), entre 9 et 15 m (su d’environ 150
kPa) et entre 15 et 19 m de profondeur (su d’environ 150 kPa également). Ces zones sont
intercalées d’horizons de matériaux granulaires qui montrent des pics de résistance plus
élevée. La résistance au cisaillement tend toutefois à diminuer avec la profondeur. Pour
l’unité inférieure, la résistance au cisaillement non drainée diminue légèrement avec la
profondeur et les valeurs de résistance au cisaillement varient environ entre 60 et 30 kPa.

Un sommaire des résultats des essais triaxiaux est présenté au Tableau 6-1. Tous les
essais ont été réalisés dans l’unité supérieure. La Figure 6-5 présente la synthèse globale
de tous ces essais. Aux profondeurs d’environ 7,20 et 13,80 m, trois essais ont été réalisés
respectivement dans l’objectif de déterminer les paramètres de résistance du sol. Un 4e
essai à une profondeur de 13,93m a également été effectué. De plus, le Tableau 6-2
donne les valeurs de résistance au cisaillement pour une valeur de déformation de 5 %
pour les essais consolidés aux contraintes verticales effectives en place. La Figure 6-6
présente uniquement les 7 essais réalisés aux environs de 7,20 et 13,80 m.

94
Tableau 6-1 : Sommaire des essais triaxiaux à Saint-Ulric-de-Matane
Profondeur Contrainte
σ'p Type Su @ ε
moyenne σ'v0 σ'p (oedo) effective σ'3 σ'1 u
Échantillon Unité (CPTu,NσT=3,6) Ktriax de Comportement =5%
du scellé (kPa) (kPa) ciblée (kPa) (kPa) (kPa)
(kPa) rupture (kPa)
(m) (kPa)
TM-02* Sup 4,08 68,34 358,4 582,8 1,0 68 67,3 72,3 208,7 baril dilatant 69,5
TM-04 Sup 7,34 99,63 642,7 1,0 50 48,6 53,6 239,4 baril dilatant 68,6
TM-04* Sup 7,04 96,32 708,5 1,0 96 93,3 98,3 153,7 baril dilatant 80,2
TM-04 Sup 7,23 98,42 686,1 1,0 200 201,1 206,1 238,9 baril dilatant 192,0
TM-08* Sup 13,82 171,85 326,1 754,5 1,0 172 151,7 159,9 112,3 baril dilatant 119,3
TM-08 Sup 13,93 173,07 326,1 648,9 1,0 50 49,9 54,9 153,1 baril dilatant 50,4
TM-02 Sup 13,93 173,06 326,1 648,9 1,0 173 173,0 173,0 119,9 baril dilatant 107,4
TM-02 Sup 13,82 171,85 326,1 754,5 1,0 100 99,5 104,5 183,5 baril dilatant 92,0
TM-11* Sup 16,01 195,96 204,7 720,8 1,0 196 185,9 196,2 159,1 baril dilatant 111,6

*Consolidés aux contraintes en place

95
Figure 6-5 : Sommaire des 9 essais triaxiaux à Saint-Ulric-de-Matane.
Un comportement dilatant est observé sur les 9 échantillons. Le Tableau 6-2 présente les
résistances au cisaillement non drainé, à 5 % de déformation, obtenues des 5 essais
triaxiaux consolidés isotropiquement à la contrainte verticale en place.

Tableau 6-2 : Résistance au cisaillement non drainé à 5 % de déformation à Saint-Ulric-de-


Matane.

Profondeur
Su @ ε=5%
Échantillon moyenne du
(kPa)
scellé (m)
TM-02* 4,08 69,5
TM-04* 7,04 80,2
TM-08* 13,82 119,3
TM-02* 13,93 107,4
TM-11* 16,01 111,6

Selon ces résultats, les essais réalisés sur les échantillons prélevés dans la partie initiale
de l’unité supérieure (4,08 m et 7,04 m) montrent une résistance au cisaillement plus faible
que pour les échantillons situés à 13,93 m et 16,01 m.

96
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

La Figure 6-6 montre les deux horizons : 7,04 à 7,34 m et 13,82 à 13,93 m. La plupart des
essais permettent de déterminer un ϕ’ minimum de 29,2°, pour une cohésion effective
nulle. Toutefois, les essais TM-08 (13,82 m) et TM-04 (7,23 m) donnent une enveloppe
de rupture dont les paramètres effectifs de résistance sont de 31,4° pour ϕ’ et d’une
cohésion effective c’ de 18,9 kPa. Une moyenne de ces essais donnerait un angle de
frottement ϕ’ de 30° pour une cohésion effective d’environ 10 kPa. Il faut tenir compte que
ces paramètres ont été déterminés sur des sols consolidés dans le domaine surconsolidé.

Figure 6-6 : Plage de valeurs pour les paramètres effectifs de résistance pour 2 horizons
différents à Saint-Ulric-de-Matane (environ 7,20 et 13,80 m de profondeur).
6.3.2.4 Contrainte verticale effective et contrainte de préconsolidation
Les données de piézomètre ont été prises à trois reprises entre le 9 juin 2022 et le 3
novembre 2022 sur des piézomètres à 3,5; 7,0; 13,5 et 20,2 m de profondeur et elles sont
présentées à la Figure 6-3 et à l’Annexe D2.

Les pressions interstitielles sont initialement nulles jusqu’à 1,4 m, correspondant à la


couche de sable, et elles augmentent ensuite graduellement jusqu’à 192,18 kPa au refus
à 21,0 m de profondeur. Les conditions d’eau souterraine se rapproche de la condition
hydrostatique.

97
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Pour l’unité supérieure, la masse volumique varie entre 20,67 et 20,84 kN/m3 pour
l’ensemble de la couche, selon les résultats des 4 essais œdométriques. Aucune donnée
n’est disponible pour l’unité inférieure. Au refus, la contrainte verticale effective est de
234,06 kPa.

L’estimation des contraintes de préconsolidation a été réalisée selon un Nσt de 3,6. Une
discussion sur ce paramètre est présentée au Chapitre 7. Dans l’ensemble du profil, les
valeurs de contraintes de préconsolidation varient entre 500 et 750 kPa. Les pics
observables dans le profil sont dus aux horizons de matériaux granulaires observables à
5,50, 9,50, 12,50, 15,00, 17,00 et 19,00 m de profondeur. Les valeurs de σ’p dans l’unité
inférieure sont d’environ 250 kPa, entre 19,20 m et environ 20,20 m.

À Saint-Ulric-de-Matane, 4 essais œdométriques ont été réalisés dans l’unité supérieure,


à 4,18, 13,23, 16,45 et 17,71 m. Aucun essai n’a été fait dans l’unité inférieure, car aucun
tube Shelby n’y a été récupéré. Le Tableau 6-3 présente le sommaire des essais
œdométriques et un rassemblement des courbes œdométriques est fait à la Figure 6-7 et
à l’Annexe D4.

98
Tableau 6-3 : Sommaire des essais œdométriques à Saint-Ulric-de-Matane.
Critère de
Profondeur σ'v0 σ'p (Casagrande, σ'p (min, σ'p (max,
Unité OCR e0 Cs Cc Cs d-r Lunne Évaluation
(m) (kPa) kPa) kPa) kPa)
(1997)
4,18 Supérieure 60 358 90 1302 6,0 0,37 0,02 0,12 0,03 0,10 Mauvais
13,23 Supérieure 160 326 100 580 2,0 0,61 0,01 0,17 0,05 0,11 Mauvais
16,45 Supérieure 195 205 72 576 1,0 0,67 0,03 0,18 0,06 0,11 Mauvais
17,71 Supérieure 209 382 77 577 1,8 0,65 0,06 0,21 0,07 0,11 Mauvais

99
Pour l’unité supérieure, la contrainte de préconsolidation varie entre 212 et 428 kPa en
utilisant la technique de Casagrande. Les valeurs d’OCR varient grandement dans l’unité,
avec une valeur de 6,0 à 4,18 m jusqu’à 1,0 à 16,45 m. Les essais œdométriques montrent
une forme arrondie, comme observé aux autres sites d’étude, et les valeurs de contrainte
de préconsolidation sont donc difficiles à définir, ce qui augmente grandement l’incertitude
des résultats. Les valeurs de contrainte de préconsolidation minimales et maximales
déterminées à partir de ces courbes témoignent également de cela (Tableau 6-3).

Figure 6-7 : Courbes œdométriques à Saint-Ulric-de-Matane.


6.3.2.5 Module œdométrique et indices de compression et de recompression
Les résultats pour tous les échantillons sont présentés à l’Annexe D4, et le sommaire est
présenté à la Figure 6-8 et à la Figure 6-9 (pour la contrainte semi-log).

Les modules œdométriques varient entre 5,8 et 6,5 MPa pour les trois premiers essais
dans l’unité supérieure, et est de 12,1 MPa pour le dernier essai à 17,71 m. Les indices
de compression et de recompression ont également été déterminés pour tous les
échantillons. Les indices de recompression pour les deux premiers essais, 4,18 et 13,23
m de profondeur, sont de 0,02 et 0,01 respectivement. À 16,45 m, l’indice de
recompression est de 0,03 et celui-ci augmente à 0,06 pour l’échantillon à 17,71 m de

100
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

profondeur. L’indice de compression Cc varie entre 0,12 et 0,21 pour ces 4 essais.
Finalement, dans l’unité supérieure, les indices Cs d-r passent de 0,03 à 0,07.

Figure 6-8 : Modules œdométriques à Saint-Ulric-de-Matane.

101
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure 6-9 : Modules œdométriques à Saint-Ulric-de-Matane (semi-log).


6.3.2.6 Module triaxial
Dans l’unité supérieure, les modules Eu varient entre 28 et 233 MPa pour les 5 essais
triaxiaux. Ces modules sont présentés à la Figure 6-4.

6.3.2.7 Pressiomètre
Les modules pressiométriques et les pressions limites sont présentés au Tableau 6-4. Les
modules pressiométriques sont également présentés en profil à la Figure 6-4.

102
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Tableau 6-4 : Essais pressiométriques à Saint-Ulric-de-Matane.


Profondeur
EM (MPa) PL (kPa) EM/PL Méthode de forage
(m)
3,65 3083 726 4,2 Carottier NQ à sec
6,40 2126 590 3,6 Carottier NQ à sec + tricône avec eau
Tricône avec eau + tubage NQ sans
8,04 6787 747 9,1
rotation
Tricône avec eau + tubage NQ sans
11,25 9365 908 10,3
rotation
Tricône avec eau + tubage NQ sans
14,05 6272 834 7,5
rotation
Tricône avec eau + tubage NQ sans
15,86 6186 786 7,9
rotation

Les essais réalisés dans la partie initiale de l’unité supérieure, à 3,65 m et 6,40 m,
montrent des valeurs anormalement faibles de module pressiométrique (3 083 et 2 126
kPa) par rapport aux autres essais et pour le type de sol raide rencontré. Les valeurs de
pression limite sont de 726 et 590 kPa, ce qui correspond à des sols de consistance raide.
Pour les 4 autres essais, les modules pressiométriques varient entre 6 186 et 9 365 kPa,
avec des valeurs de pression limite associées de 747 à 908 kPa. Selon Briaud (2013), les
résultats des deux premiers essais correspondent à une argile de rigidité moyenne et les
4 autres résultats correspondent à une argile de consistance raide. Selon le Manuel
Canadien d’Ingénierie des Fondations (4e édition, 2013), cet intervalle est typique d’une
argile ferme à raide ou d’un silt et les résultats corrèlent bien avec le profil géotechnique.
Dans l’ensemble, les valeurs de pression limite sont assez constantes dans tout le dépôt.
Le rapport Em/PL varie entre 3,6 et 10,3 sur l’ensemble de l’unité. Aucun essai n’a été
réalisé dans l’unité inférieure. Tel que pour les trois sites précédents, les valeurs plus
faibles obtenues dans l’unité supérieure sont tout de même cohérentes avec les valeurs
de Vs et de modules triaxiaux qui se sont avérées également plutôt faibles dans cette
couche. Bien que le module pressiométrique soit davantage affecté par le remaniement
de l’avant-trou, les valeurs de pression limite ne sont pas autant affectées par celui-ci et
sont donc davantage cohérentes avec ces autres résultats montrant une résistance plus
faible dans la partie supérieure de l’unité supérieure.

6.3.3 Propriétés hydrauliques


Le Tableau 6-5 présente le résultat de l’essai de perméabilité réalisé en cellule triaxiale.
L’échantillon a été taillé à un diamètre de 5,08 cm et il a été consolidé à la contrainte
verticale effective en place (σ’v0 = 160,0 kPa; 13,25 m de profondeur). L‘essai a donné

103
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

une valeur de conductivité hydraulique de 1,19x10-10 m/s. Ces valeurs sont dans le même
ordre de grandeur que les résultats obtenus aux autres sites.

Tableau 6-5 : Résultats des essais de perméabilité réalisés en cellule triaxiale pour l’unité
supérieure de Saint-Ulric-de-Matane.

Profondeur Conductivité hydraulique (K)


Site Échantillon Unité
(m) (m/s)

Saint-Ulric-de-
TM1 13,25 supérieure 1,19E-10
Matane

6.4 Sommaire du site de Saint-Ulric-de-Matane


En surface, le site de Saint-Ulric-de-Matane est composé d’une couche de sable et gravier
d’environ 2,90 m d’épaisseur. Celle-ci recouvre un dépôt de sol argileux d’une épaisseur
de 16,30 m identifié comme étant l’unité supérieure. Dans cette unité, plusieurs horizons
de sable et gravier sont identifiables sur le profil du piézocône à des profondeurs de 5,50,
9,50, 12,50, 15,00, 17,00 et 19,00 m. L’unité inférieure n’est observable que sur une
épaisseur d’environ 1 mètre, soit entre 19,20 et 20,20 m.

Les essais de granulométrie et de sédimentométrie indiquent que le sol est un silt et argile
avec traces de sable et gravier. Les multiples teneurs en eau varient généralement entre
18,8 % et 24,2 %. En moyenne, les indices de plasticité sont de 12. Les indices de liquidité
sont faibles avec une valeur moyenne d’environ 0,3 dans toute l’unité, mais où certaines
valeurs plus élevées peuvent être observées, telles que 0,72 vers 8 m de profondeur. Les
indices de liquidité sont légèrement plus élevés vers la base de l’unité.

Contrairement aux autres sites, des essais au scissomètre ont pu être réalisés dans toute
l’unité supérieure. Un total de 9 mesures a été fait, pour des valeurs qui varient entre 98
et 198 kPa. Aucun essai scissométrique n’a été fait dans l’unité inférieure. Les essais
triaxiaux ont tous été réalisés dans l’unité supérieure et le comportement du sol est dilatant
pour les 9 essais. Pour les essais où le sol a été consolidé à la contrainte verticale
effective, la résistance au cisaillement non drainée, déterminée à une déformation de 5
%, atteint son maximum de 119,3 kPa à 13,82 m de profondeur. Dans l’ensemble, les
valeurs varient entre 69,5 et 119,3 kPa. Les deux essais situés à des profondeurs de 4,08
et 7,04 m donnent les résistances au cisaillement non drainé les plus faibles de l’unité
(69,5 et 80,2 kPa. Les courbes œdométriques sont distinguées par une forme arrondie ne
montrant pas un changement net au passage de la contrainte de préconsolidation. La
conductivité hydraulique verticale mesurée en cellule triaxiale est de 1,19x10-10 m/s.

104
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Rien n’indique très clairement la présence d’une unité intermédiaire à Saint-Ulric-de-


Matane. Le profil du piézocône montre une diminution de la résistance en pointe sur
quelques dizaines de centimètres, puis un horizon de sable et gravier, et finalement le
début de l’unité inférieure.

Comme mentionné précédemment, l’unité inférieure ne mesure qu’un mètre d’épaisseur.


Aucun échantillon intact n’y a été récupéré, et donc les seules données disponibles
proviennent des essais sur la cuillère fendue obtenue vers 20,1 m. Les données
géotechniques sont semblables à celles obtenues dans l’unité supérieure, avec un IP de
12, et un IL de 0,2 avec une teneur en eau de 22,4 %. L’essai de sédimentométrie a donné
un résultat également similaire.

105
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

CHAPITRE 7 : DISCUSSION SUR LES PROPRIÉTÉS GÉOTECHNIQUES DES


ARGILES ÉTUDIÉES
Ce chapitre débute par une analyse des paramètres permettant de distinguer les unités
rencontrées aux divers sites d’étude présentés aux chapitres précédents (unité
supérieure, unité de transition/intermédiaire et unité inférieure). Une section discute aussi
brièvement de l’hypothèse sur la formation de ces unités. Des corrélations entre les
propriétés géotechniques des argiles des sites étudiés sont ensuite présentées et
discutées. Ces corrélations sont présentées dans l’ordre suivant : propriétés des sols à
l’état remanié, propriétés des sols à l’état intact et propriétés caractéristiques au passage
de l’état intact à l’état déstructuré. Dans ce chapitre, les deux sites étudiés par Hébert et
coll. (2016) sont combinés aux quatre sites d’étude présentés aux chapitres précédents.
Dans certains cas, les données du site de Price sont présentées dans les figures, mais
sont exclus des corrélations étant donné qu’ils divergent davantage des autres sites
d’étude. En fait, l’unité supérieure à cet endroit semble composée de différentes couches,
correspondant à différents épisodes, ou phases, d’avancée et de réavancée glaciaire
dans le secteur. Ceci est observable sur les images Ct-Scan, où l’on observe une
succession de couches homogènes et sans laminations, et de couches avec
stratifications. Pour les autres sites, les essais ont été réalisés sur le sol homogène et
sans stratifications apparentes, tandis qu’à Price, les essais ont été faits sur ces deux
types de couches, amenant des variations importantes dans les résultats. Pour ce site,
les essais n’ont pas été séparés préalablement selon ces deux types de couches.

7.1 Identification des unités stratigraphiques


Trois outils ont été utilisés afin de délimiter les différentes unités rencontrées aux sites
d’étude. Il s’agit du piézocône, de l’indice de liquidité et de la tomodensitométrie (Ct-Scan).

Dans l’unité supérieure, la résistance en pointe corrigée (qt) obtenue au piézocône est
élevée (valeurs supérieures à 2 500 kPa) et très variable pour un site donné et entre les
sites eux-mêmes. Il s’avère donc difficile de déterminer un intervalle de valeurs de qt pour
distinguer cette unité. S’il existe une unité intermédiaire, ou zone de transition, comme
c’est le cas à Saint-Anaclet-de-Lessard, celle-ci est caractérisée par une diminution
graduelle du qt. Cette unité fait une transition entre les valeurs élevées de qt de l’unité
supérieure et les valeurs plus faibles de l’unité inférieure. Pour l’unité inférieure, le qt est
généralement inférieur à 2 500 kPa et les variations de ce paramètre, dans le profil, sont
minimes.

106
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Un autre paramètre obtenu du piézocône, le Bq, est aussi utile pour distinguer les unités.
Le Bq est inférieur à 0 dans l’unité supérieure, ce qui est typique d’un sol dilatant et de
l’unité supérieure comme démontré aux chapitres précédents. Toutefois, à Trois-Pistoles,
le paramètre Bq est plus élevé que 0 dans une portion de l’unité supérieure. Le Bq à lui
seul ne peut donc pas être utilisé afin de délimiter les différentes unités. Dans l’unité
intermédiaire, le Bq augmente de façon graduelle et devient supérieur à 0, avant de se
stabiliser dans l’unité inférieure et de rester relativement constant sur le reste du profil. En
général, les données au piézocône (qt et Bq) sont de bons indicateurs pour une distinction
préliminaire des unités des sites étudiés.

L’indice de liquidité (IL) est également utilisé dans la délimitation des unités
stratigraphiques. Pour l’unité supérieure, la teneur en eau se situe généralement près de
la limite de plasticité ou légèrement en dessous donnant des indices de liquidité
généralement plus faible que 0,4 et variant généralement entre 0.1 et 0.2, avec des
valeurs pouvant même être négatives. Dans l’unité intermédiaire/zone de transition, les
valeurs de IL augmentent légèrement et sont positives. L’unité inférieure est caractérisée
par des indices de liquidité se situant entre 0,5 et 1,0, valeurs supérieures à celles de
l’unité supérieure. En somme, la différence marquée entre les intervalles d’indice de
liquidité peut être un indicateur des différentes unités.

L’observation de la stratigraphie du sol à partir des images obtenues du Ct-Scan permet


aussi de différencier les unités. Les images Ct-Scan dans l’unité supérieure montrent un
sol avec une matrice homogène et massive. La présence de strates n’a pas été notée
dans cette unité. Dans l’unité intermédiaire, des strates onduleuses sont aperçues sur les
Ct-Scan au site de Saint-Anaclet-de-Lessard. Celles-ci ne sont toutefois pas vues dans
l’unité intermédiaire d’Hébert et coll. (2016). L’imagerie Ct-Scan, à elle seule, n’est donc
pas une bonne alternative pour l’unité intermédiaire, puisqu’il existe des différences
majeures de cette unité entre les sites. Les strates deviennent pratiquement horizontales
voir complètement horizontales dans l’unité inférieure. Ces caractéristiques sont
malheureusement invisibles lors de l’observation à l’œil nu des échantillons, ce qui rend
essentielle l’utilisation de la tomodensitométrie pour les visualiser.

En somme, la combinaison des données du piézocône, des indices de liquidité et de la


tomodensitométrie a permis de délimiter les différentes unités rencontrées dans les sites
à l’étude.

107
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

7.2 Hypothèse sur la formation des dépôts


Dans le rapport final de la première phase du projet, Hébert et coll. (2016) proposent une
explication sur la formation des différents dépôts étudiés. L’ajout de nouveaux résultats
dans la région vient appuyer cette explication quant à la formation des différentes unités
stratigraphiques de la région du Bas-Saint-Laurent.

Initialement, un dépôt d’argile marine stratifiée, mais donc les stratifications ne sont pas
visibles à l’œil nu, aurait été formé dans le bassin sédimentaire de la mer Goldthwait.
Celle-ci a été identifiée comme « argile massive » par Locat (1978) et correspondant à
l’unité inférieure de cette étude. Selon Hétu (1998), lors d’une récurrence glaciaire dans
la région entre 12 400 et 12 000 ans B.P., une grande quantité de sols aurait été perturbée
et déplacée par les glaciers présents dans la région. Hébert et coll. (2016) mentionnent
que l’argile raide aurait été délestée par le glacier flottant sur les sédiments marins
existants de l’unité inférieure. Ces auteurs mentionnent l’hypothèse que le glacier aurait
été semi-flottant, expliquant pourquoi l’unité inférieure est légèrement surconsolidée, voire
normalement consolidée. Cette hypothèse expliquerait la présence d’une couche sans
stratification (possiblement dû au processus de perturbation et de délestage), à faible
indice de liquidité et très raide (unité supérieure) sur une couche stratifiée (mais
uniquement visible à la tomodensitométrie) moins raide et dont la résistance se serait
adaptée à cette nouvelle surcharge sédimentaire rapide. Le gel aurait également pu
pénétrer le sol en surface lors de la réavancée glaciaire, un mécanisme qui pourrait aussi
expliquer une teneur en eau plus faible et, ultimement, les faibles IL observés dans l’unité
supérieure. Dans tous les cas, l’analyse nous permet de proposer que le sol de l’unité
supérieure aurait hérité ses caractéristiques physiques particulières de l’effet des masses
glaciaires et du délestage, préalablement à sa déposition sur le dépôt sous-jacent. La
résistance et la contrainte de préconsolidation de l’unité supérieure auraient donc été
acquises au contact des glaciers préalablement à la mise en place actuel.

Dans l’unité intermédiaire, Hébert et coll. (2016) notent un comportement dilatant pour ces
sites, ce qui n’est pas observé au site de Saint-Anaclet-de-Lessard. Selon ces auteurs,
cette unité pourrait correspondre à l’endroit où l’effet du gel aurait commencé à diminuer
graduellement. Ceci pourrait expliquer la variation graduelle des différents paramètres
dans l’unité intermédiaire à ce site. Pour la granulométrie, l’unité intermédiaire est
composée d’un sol similaire à l’unité inférieure et à l’unité supérieure. Celle-ci est notée
sur les sites de Notre-Dame-des-Neiges, Isle-Verte et Saint-Anaclet-de-Lessard, et

108
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

possiblement au site de Trois-Pistoles. La variabilité des couches intermédiaires témoigne


d’un lien possiblement plus complexe avec le mode de mise en place de la couche
supérieure.

Pour l’unité inférieure, celle-ci semble correspondre à l’argile massive observée par Locat
(1978) dans la région de Baie-des-Sables – Trois-Pistoles. Cette argile se serait déposée
dans la mer de Goldthwait. Le mode et le contexte géologique de déposition seraient donc
semblables à celui des autres argiles de l’est du Canada. Toutefois, comme indiqué aux
chapitres précédents, les IL sont généralement inférieurs à 1, et l’unité inférieure au Bas-
Saint-Laurent est beaucoup moins sensible que l’argile des autres bassins de
sédimentation de l’est du Canada. Ceci est probablement dû au fait que cette argile s’est
fait recouvrir par l’unité supérieure très tôt dans son histoire et est devenue normalement
consolidée à une charge supérieure réduisant donc d’autant son indice de liquidité avant
le lessivage. La salinité de cette unité varie entre 0,36 et 28,6 g/L selon le niveau de
lessivage, et les suR sont supérieurs à 1 kPa. À cet effet, Locat (1976, p. 131-135),
comparant l’argile de Rimouski à celle de St-Urbain (argile marine stratifiée très sensible),
a montré à l’aide de l’analyse du Tritium et du Deutérium contenus dans l’eau interstitielle,
que l’aspect massif de l’argile de Rimouski pouvait avoir ralenti le processus de lessivage
par rapport à des argiles plus stratifiées comme on le retrouve dans le cas d’argiles très
sensibles.

L’unité supérieure du site de Price (Chapitre 5) présente des caractéristiques


géotechniques qui diffèrent des autres sites. Ce sol est beaucoup plus silteux et les
indices de plasticité sont nettement plus faibles. De plus, les images Ct-Scan montrent la
présence de strates à plusieurs intervalles de profondeur, dans l’unité supérieure, entre
des couches plus massives. Cette alternance indique un mode de déposition qui diffère
probablement de celui des autres sites. Les strates concordent généralement bien avec
les valeurs plus faibles au piézocône, mais elles présentent tout de même un Bq négatif
et un comportement dilatant. De plus, les résultats de l’essai de pénétration standard et
de l’essai sismique de type « downhole » concordent généralement mal avec les données
au piézocône. Il est donc considéré que l’unité supérieure du site à Price diffère de celles
étudiées par Hébert et coll. (2016) et ceux de la présente étude. Les résultats de l’unité
supérieure du site de Price sont présentés sur les différents graphiques pour des fins
d’information et de comparaison, mais ne sont pas pris en compte lors de l’établissement
de corrélations discutées dans les sections suivantes.

109
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Les incertitudes qui persistent quant au mode de déposition de l’unité supérieure et du


moment où cela s’est produit pourraient éventuellement être précisées par une analyse
des microfossiles et la datation de coquillages obtenus lors des forages.

7.3 Corrélations entre les propriétés géotechniques


La section 7.3 présente les différentes corrélations étudiées dans le cadre de ce projet. À
noter que les données de l’unité intermédiaire ne sont pas utilisées dans les sections 7.3
et 7.4, puisque les propriétés mécaniques diffèrent de celles des unités inférieure et
supérieure.

7.3.1 Propriétés des sols à l’état remanié


7.3.1.1 Relation entre le contenu en argile et l’indice de plasticité
La Figure 7-1 présente l’indice de plasticité en fonction du contenu en argile des sites
d’étude du Bas-Saint-Laurent. L’activité (Ac) d’un sol correspond au rapport entre l’indice
de plasticité et le contenu en argile d’un sol. Les sols étudiés présentent un pourcentage
d’argile variant entre 15 et 65 % et des indices de plasticité se situant entre 2,5 et 30 %,
correspondant à des activités variantes entre 0,12 et 0,58. De façon générale, les points
s’encrent bien entre les limites d’activité de 0,25 à 0,75 définies par Leroueil et coll. (1983)
pour les argiles sensibles de l’est du Canada. Quelques résultats sont cependant sous
cette limite, dont les résultats des sites de Notre-Dame-des-Neiges, de Price, et de Saint-
Ulric-de-Matane. La faible activité pourrait être causée par une plus grande quantité de
farine de roche dans la fraction argileuse (c.-à-d. présence de minéraux non argileux
comme le quartz, le feldspath potassique, le plagioclase, etc.), tel qu’observé pour les
argiles de l’est du Canada (Leroueil et coll., 1983; Locat et St-Gelais, 2013).

110
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure 7-1 : Activité (Ac) des argiles des sites du Bas-Saint-Laurent.


7.3.1.2 Relation entre la limite de liquidité et l’indice de plasticité
La Figure 7-2 présente la relation entre la limite de liquidité et l’indice de plasticité. Les
sites d’études au Bas-Saint-Laurent présentent des limites de liquidité variant entre 21 et
55 % et des indices de plasticité entre 2,5 et 30. Les valeurs se situent entre les lignes A
de Casagrande et la limite supérieure définie par Leroueil et coll. (1983) pour les argiles
de l’est du Canada et suivent la moyenne définie par Garneau et Le Bihan (1977) pour les
argiles de la mer de Champlain (Figure 7-2). Les propriétés remaniées des sols des sites
d’étude au Bas-Saint-Laurent se situent donc dans les limites attendues pour les argiles
de l’est du Canada, ce qui indiquerait une composition minéralogique similaire, et ce, pour
toutes unités confondues.

111
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure 7-2 : Relation entre la limite de liquidité et la limite de plasticité des sites au Bas-
Saint-Laurent avec les limites de Leroueil et coll. (1983) et la moyenne de Garneau et Le
Bihan (1977).
7.3.1.3 Relation entre la résistance au cisaillement à l’état remanié et l’indice de
liquidité
La relation entre la résistance au cisaillement à l’état remaniée et l’indice de liquidité est
présentée à la Figure 7-3. Celle-ci ne tient compte que des essais réalisés sur le sol des
unités inférieures. Les indices de liquidité sont généralement inférieurs à 1 et les
résistances suR se situent entre 3 et 36,5 kPa. Les données des sites du Bas-Saint-Laurent
suivent cependant bien la courbe de Leroueil et coll. (1983) définie pour les autres argiles
de l’est du Canada. Toutefois, les résistances au cisaillement non drainé à l’état remanié
supérieures à 1 kPa et les faibles IL (moins de 0,5) sont moins fréquemment observées
dans les argiles sensibles étudiées par Leroueil et coll. (1983) dont l’indice de liquidité est
le plus souvent supérieur à 1,0.

112
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure 7-3 : Résistance au cisaillement non drainé remanié de l’unité inférieure des sites au
Bas-Saint-Laurent en relation avec l’indice de liquidité et l’équation de Leroueil et coll.
(1983).
7.3.1.4 Relation entre l’angle de frottement à grande déformation et l’indice de
plasticité
Les angles de frottement à grande déformation et les indices de plasticité sont mis en
relation à la Figure 7-4 pour les sites du Bas-Saint-Laurent. Cette figure est tirée et
modifiée de celle de Leroueil et coll. (1983) pour les argiles de l’est du Canada. L’angle
de frottement varie entre 26 et 34 ° pour des indices de plasticité variant entre 4 et 30. Les
angles de frottement diminuent avec l’augmentation de l’indice de plasticité, et les
données suivent assez bien la courbe moyenne de Bjerrum et Simons (1960), comme
c’est le cas pour les autres argiles de l’est du Canada dans le domaine normalement
consolidé (Leroueil et coll., 1983), sauf pour le site de Trois-Pistoles, où les résultats se
trouvent à être en-dessous de la courbe de tendance. À noter cependant que, considérant
la forte résistance de ces argiles, les données sur les sites du Bas-Saint-Laurent ont été
définies dans le domaine surconsolidé.

113
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure 7-4 : Relation entre l’angle de frottement et l’indice de plasticité des argiles. Modifiée
de Leroueil et coll. (1983).
7.3.2 Propriétés des sols à l’état intact
7.3.2.1 Résistance au cisaillement non drainé du sol intact
La Figure 7-5 présente les profils de résistance au cisaillement non drainé du sol intact
des sites d’étude et le sommaire des différentes corrélations discutées dans cette section
obtenues du piézocône, du SPT (N60), de la mesure du Vs (Go) et du pressiomètre
(pression limite PL).

Dans l’unité supérieure, les essais triaxiaux en compression et l’essai au cône suédois
sont les seuls essais réalisés dans le cadre de ce travail qui permet de mesurer une
résistance au cisaillement non drainé du sol, à l’exception du site de Saint-Ulric-de-
Matane, où des mesures de scissomètre de chantier ont pu être réalisées dans cette unité.
Le comportement dilatant du sol, rencontré aux divers sites d’étude, ne permet cependant
pas l’obtention d’une résistance bien définie, comme pour les sols contractants. En effet,

114
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

la résistance maximale du sol, lors des essais triaxiaux, est atteinte à la fin de l’essai, vers
15% de déformation axiale. 15% n’est cependant peut-être pas une déformation que
l’ingénieur souhaite voir mobilisée dans ses ouvrages. La déformation choisie pour définir
la résistance devrait donc dépendre du problème considéré et du jugement de l’ingénieur.
Par exemple, la déformation à considérer dans des conditions de poussée active devrait
être bien plus faible que celle à considérer dans des conditions de poussée passive. Pour
ce projet de recherche,, il a été décidé de considérer la résistance au cisaillement non
drainé mobilisée à une déformation axiale de 5 % lors des essais triaxiaux présentant une
dilatance. Cette valeur, arbitraire est utilisée afin d’établir les corrélations pour l’unité
supérieure à des fins de recherche. À la Figure 7-5, la résistance au cisaillement non
drainé à une déformation axiale de 10 % est également présentée pour fins de
comparaison. Les données présentées dans cette figure seront décrites dans les sections
suivantes.

Étant donné le faible nombre d’essais triaxiaux dans l’unité inférieure, la résistance au
cisaillement non drainé obtenue au scissomètre est utilisée pour définir la résistance dans
cette unité.

Les sections suivantes présentent les différentes corrélations considérées dans cette
étude afin de déterminer la résistance au cisaillement non drainé des sites d’étude à partir
des divers outils utilisés, soit le piézocône (NkT), l’essai de pénétration standard, le
scissomètre de chantier (uniquement pour le site de Saint-Ulric-de-Matane), le
pressiomètre et la mesure du Vs.

115
Figure 7-5 : Profil de différentes estimations de su pour les 6 sites d’étude.

116
7.3.2.1.1 Résistance en pointe du piézocône corrigée avec u2 et σv0 (qnet)
Aucun ensemble de mesures de résistance au scissomètre de chantier (suV) n’a été
obtenue dans l’unité supérieure. En conséquence, la corrélation entre le suV et la
résistance en pointe corrigée du piézocône via le paramètre Nkt n’est pas possible dans
cette couche. Mais pour les besoins de recherche, l’exercice a quand même été effectué
et présenté dans ce rapport, en se basant sur les valeurs de Nkt obtenues dans la couche
inférieure. À la Figure 7-6, la résistance au cisaillement non drainé (suV et su triax ε=5%) est
donc mise en relation avec la résistance en pointe nette (qnet = qt-σvo). La Figure 7-6a
présente des qnet variants de 2 550 à 4 850 kPa et des su triax ε=5% variants entre 47 et 220
kPa pour l’unité supérieure. Ainsi, les limites de NkT (NkT = qt-σvo / Su) varient de 8 à 88 et il
existe une variabilité non négligeable du paramètre NkT entre les résultats. Ces limites
sont nettement supérieures à celles des argiles de l’est du Canada (entre 11 et 18
déterminées avec la résistance au scissomètre selon Leroueil (1997)) et trop variables
pour que l’utilisation du NkT à lui seul puisse être utilisé pour définir la résistance au
cisaillement non drainé de cette unité.

Pour l’unité inférieure, les qnet sont inférieures à 2 000 kPa et la résistance obtenue des
essais scissométriques varie entre 30 et 200 kPa (Figure 7-6b). Les NkT des sites d’études
pour cette unité se situent principalement entre 11 et 22, ce qui est légèrement plus élevé
que les limites de 11 à 18 de Leroueil (1997) pour les argiles sensibles. La variabilité du
NkT dans cette unité est cependant beaucoup plus faible que dans l’unité supérieure. Les
données de l’unité supérieure de Saint-Ulric-de-Matane sont également présentées à la
figure 7-6b, étant donné que des essais au scissomètre de chantier ont pu être réalisés
dans cette unité. La valeur de qnet supérieure à 3 000 kPa pour ce site est due à la
proximité d’un horizon de sol granulaire dans le dépôt et n’est donc possiblement pas
représentative par rapport aux autres données. La valeur se situant sur la ligne « NkT =
22 » se trouve à 18 m de profondeur dans le dépôt, donc dans un horizon argileux. Le
reste des points donne des valeurs de NkT variant environ entre 13 et 16.

Il a été démontré que les valeurs du coefficient NkT* pour un sol chargé sous un remblai
sont plus élevées que pour le même sol à l’état intact (Demers, 2000; Leroueil et coll.,
2001). La Figure 7-7, tirée de l’article de Leroueil et coll. (2001) et basée sur la thèse de
doctorat de Demers (2000), montre que le rapport NkT/NkT*, où NkT* correspond à la valeur
pour les sols sous remblais, est inférieur à 1. Les valeurs de NkT plus élevées obtenues
dans les unités inférieures pour les sites du Bas-Saint par rapport aux autres argiles de

117
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

l’est du Canada sont cohérentes avec les résultats de cette étude puisque l’unité inférieure
a été surchargée au-delà de sa pression de préconsolidation comme une couche sous un
remblai, ce dernier étant l’unité supérieure.

À noter ici que plusieurs essais au piézocône ont été réalisés à Notre-Dame-des-Neiges,
et que ceux-ci présentent une importante variabilité (voir Hébert et coll., 2016). Le
piézocône CM-05 utilisé à la Figure 7-6b donne les plus faibles valeurs de NkT, mais c’est
peut-être parce qu’il ne correspond pas au scissomètre.

Le profil de résistance obtenu selon un NkT moyen (18, 19 ou 22 selon le site) corrélé avec
le suV de l’unité inférieure est présenté à la Figure 7-5 pour chacun des sites étudiés.

Figure 7-6 : Relation entre qt-σv0 et a) la résistance au cisaillement non drainé au triaxial à 5
% de déformation de l’unité supérieure; b) la résistance au cisaillement non drainé au
scissomètre de l’unité inférieure (l’unité supérieure de Saint-Ulric-de-Matane est également
incluse).

118
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure 7-7 : Rapport de NkT déterminé sur l’argile intacte et de NkT* déterminé sous un
remblai, en fonction du IP (tiré de Demers, 2000).
7.3.2.1.2 Frottement latéral au piézocône (fs)
La Figure 7-8 présente la relation entre la résistance au cisaillement non drainé
déterminée à 5 % de déformation axiale à l’essai triaxial, et le frottement latéral (fs) obtenu
des sondages au piézocône et la résistance au scissomètre (Figure 7-8b). À partir des
échantillons de données considérés ici, les données sont très variables et il n’est pas
possible d’affirmer qu’il existe un lien entre ces deux paramètres.

119
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure 7-8 : Frottement latéral (fs) au piézocône en fonction de la résistance au cisaillement


non drainé obtenu aux essais triaxiaux déterminée à une valeur de déformation axiale de 5
% (a) et de la résistance au cisaillement non drainé obtenu de l’essai scissométrique (b).
7.3.2.1.3 Indice N60 de l’essai de pénétration standard
La Figure 7-9 présente la relation entre l’indice N60 obtenu des essais de pénétration
standard et la résistance au cisaillement non drainé (su triax ε=5%) pour l’unité supérieure
uniquement. Pour les sites du Bas-Saint-Laurent, les indices N60 se situent entre 11 et 49
et les résistances au cisaillement non drainé varient entre 47 et 210 kPa. Les indices N60
inférieurs à 10 ne sont pas utilisés, puisque ces données présentent une variabilité lors
de la prise de données. La Figure 7-9 montre les limites pour des rapports su/N60 de 5 et
6, basée sur les travaux de Stroud (1974) pour lesquels le rapport entre su et N60 se situait
entre 4 et 6 et est fonction de l’indice de plasticité pour les argiles non sensibles (Figure
7-10). Compte tenu de la dispersion observée sur la Figure 7.9, il est difficile de conclure
que la relation est applicable aux sites étudiés. udiés.

Les profils de résistance, obtenus selon un ratio su/N60 de 6, sont présentés à la Figure 7-
5. Il est possible d’observer que cette relation surestime la résistance au cisaillement non
drainé dans l’unité supérieure, même celle mobilisée à une déformation axiale de 10 %.
Cependant, une similitude semblerait exister entre la résistance obtenue avec un rapport

120
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

su/N60 de 6 et celle obtenue avec le NkT, considérant les limitations mentionnées à la


section précédente, il est difficile de statuer sur la qualité et la pertinence de ces résultats.

Dans l’unité inférieure, il n’est pas pertinent d’utiliser une relation entre le su et le N60,
puisque les indices N60 sont trop faibles.

Figure 7-9 : Relation entre l’indice N60 et la résistance au cisaillement non drainé au triaxial
à 5 % de déformation axiale pour l’unité supérieure.

121
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure 7-10 : Corrélation entre l’indice de plasticité et le rapport SuUU/N60 (Stroud, 1974).
7.3.2.1.4 Pression limite du pressiomètre
La relation entre la résistance au scissomètre suv et la pression limite nette (PL-σv0) pour
l’unité inférieure des sites du Bas-Saint-Laurent est montrée à la Figure 7-11 (modifiée de
Leroueil et coll., 1983). Seules les données des unités inférieures sont présentées par
manque de suV pour les sols de l’unité supérieure, à l’exception du site de Saint-Ulric-de-
Matane, où des mesures de scissomètres ont pu être faites. De plus, deux essais ont été
faits dans l’unité intermédiaire de Saint-Anaclet-de-Lessard et ont été ajoutés sur cette
figure. Les sols de l’unité inférieure de Saint-Anaclet-de-Lessard et de Trois-Pistoles
présentent des pressions limites nettes variant entre 300 et 400 kPa et des résistances
suV se situant entre 50 et 60 kPa. En utilisant un ꞵ’ (ꞵ’ = PL-σv0 /su) de 8,5, les quelques
résultats semblent bien concorder avec la relation des argiles de l’est du Canada (Leroueil
et coll., 1983) pour les pressions nettes sous 400 kPa. Ceci s’applique également à un
des essais de l’unité intermédiaire, mais pas pour celui réalisé à 14 m de profondeur.
Toutefois, cet essai donne des valeurs très faibles de module pressiométrique et de
pression limite et il n’est pas nécessairement représentatif de l’unité intermédiaire. Pour
ce qui est des résultats de l’unité supérieure à Saint-Ulric-de-Matane, les résultats ne
s’accordent pas du tout avec les relations présentées à la Figure 7-11. La pression limite
nette (PL-σv0) varie en effet entre 456 et 650 kPa, pour des résistances au cisaillement
non drainé (suv) variant entre 98 et 198 kPa. La valeur de ꞵ’ devrait être beaucoup plus
faible, autour de 3,5 pour s’ajuster avec ces résultats. Il en va de même pour le seul essai
réalisé à Price, qui suit environ la même tendance. Il est à noter cependant qu’il y a une
discordance allant jusqu’à 1 m entre les profondeurs d’essais pour les essais
scissométriques et les essais pressiométriques, ce qui pourrait expliquer ces résultats.

122
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Les profils de su avec ꞵ’=8,5 sont présentés pour 5 des 6 sites du Bas-Saint-Laurent à la
Figure 7-5. Ceux-ci indiquent que la relation estime mal la résistance au cisaillement non
drainé dans l’argile raide de l’unité supérieure mesurée au triaxial, ainsi qu'au scissomètre
de chantier uniquement au site de Saint-Ulric-de-Matane, et la relation présentée par
Leroueil et coll. (1983) ne permet donc pas d’estimer le su de cette unité selon les données
actuelles.

Figure 7-11 : Corrélation entre Pl-σv0 et suV pour l’unité inférieures des sites du Bas-Saint-
Laurent. Modifiée de Leroueil et coll. (1983).
7.3.2.1.5 Module de cisaillement à petite déformation déterminé à partir du V s
À la Figure 7-12, la vitesse de propagation des ondes sismiques de cisaillement est mise
en relation avec la résistance au cisaillement non drainé (suV et su triax ε=5 %) et la relation

123
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

développée par L’Heureux et Long (2017), pour les argiles norvégiennes ayant des
similitudes avec les argiles de l’est du Canada. Les Vs proviennent des essais de type
« downhole », sauf pour les sites de Notre-Dame-des-Neiges et de l’Isle-Verte où le
SCPTu a été utilisé.

La Figure 7-12a présente des résistances au cisaillement non drainé (su triax ε=5 %) variant
de 47 à 220 kPa et des Vs se situant entre 188 et 388 m/s. Sur cette figure, la relation
pour les sites étudiés est légèrement supérieure à celle de L’Heureux et Long (2017) à
partir de Vs ≥ 140 m/s. L’équation de la tendance donne un coefficient de détermination
de 0,47, indiquant un faible niveau de corrélation, probablement dû au faible nombre de
données (n = 17) dans l’unité supérieure. L’équation prend toutefois une forme similaire à
celle de L’Heureux et Long (2017) et un plus grand nombre d’essais triaxiaux dans l’unité
supérieure permettrait probablement de préciser cette corrélation. Il faut toutefois tenir
compte que cette relation a été définie pour des argiles sensibles sédimentaires.

La corrélation entre la résistance mesurée au scissomètre (suV) et le Vs de l’unité inférieure


est présentée à la Figure 7-12b. La résistance au cisaillement non drainé (suV) varie entre
45 et 134 kPa et la vitesse de propagation des ondes de cisaillement varie entre 145 et
332 m/s. L’équation suivante indique une bonne corrélation (R2 = 0,72) entre les 2
paramètres, selon les 38 données :

𝑠𝑢𝑉 = 0,14𝑉𝑠1,16 (7.1)

Dans l’unité inférieure, les résultats suivent généralement bien la tendance des argiles
norvégiennes (L’Heureux et Long, 2017), mais elle diffère pour quelques données à Notre-
Dame-des-Neiges.

Aucun essai scissométrique n’a été fait dans l’unité inférieure de Saint-Ulric-de-Matane,
mais des valeurs ont été obtenues dans l’unité supérieure. Il y a beaucoup de dispersion
dans ces données et celles-ci ne sont pas prises en compte dans la relation présentée
dans la Figure 7-12b.

124
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure 7-12 : Relation entre la vitesse de cisaillement et a) la résistance au cisaillement non


drainé à 5% de déformation obtenue au triaxial pour l’unité supérieure; b) la résistance au
cisaillement non drainé du scissomètre pour l’unité inférieure.
Comme la relation entre le module Go et la résistance est toutefois plus logique que celle
avec le Vs, la Figure 7-13 présente donc la relation entre la résistance au cisaillement non
drainé (suV et su triax ε=5 %) et le module de cisaillement à petite déformation.

Pour l’unité supérieure (Figure 7-13a), la résistance au cisaillement non drainé (su triax ε=5
%) varie entre 47 et 220 kPa et le Go entre 80 000 et 280 000 kPa. Le R2 est de 0,50, et
tout comme pour le Vs, le faible nombre de données (n = 17) diminue probablement ce
coefficient.

Dans l’unité inférieure, les résistances suV se situent entre 45 et 134 kPa et les Go varient
entre 40 000 et 220 000 kPa (Figure 7-13b). La Figure 7-13b montre un regroupement
des données par sites et celles-ci sont plus faibles à Saint-Anaclet et Trois-Pistoles, puis
elles augmentent à l’Isle-Verte, Price et Notre-Dame-des-Neiges. En général, les points
présentent une faible variabilité et suivent bien la courbe de tendance. Aucun essai
scissométrique n’a été fait dans l’unité inférieure de Saint-Ulric-de-Matane, mais des
valeurs ont été obtenues dans l’unité supérieure. Il y a beaucoup de dispersion avec ces

125
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

données et celles-ci ne sont pas prises en compte dans la relation présentée dans la
Figure 7-13b. Les résultats présentent une bonne corrélation (R2 = 0,74 avec n=38) entre
les 2 paramètres selon l’équation suivante :

𝑠𝑢𝑉 = 0,14𝐺𝑜0,54 (7.2)

L’équation de la Figure 7-13b, basée sur les données de l’unité inférieure, est utilisée afin
de définir des profils de résistance en fonction de la profondeur pour les cinq sites d’étude
à la Figure 7-5. Graphiquement, le profil de su (estimé avec Go) permet une corrélation
avec les données su triax ε=5 % de l’unité supérieure des sites de Saint-Anaclet-de-Lessard,
Trois-Pistoles et Isle-Verte, mais il sous-estime les valeurs à Notre-Dame-des-Neiges.

Malgré tout, considérant les résultats présentés aux figures 7.12 et 7.13, les relations
entre le Vs et le Go et la résistance au cisaillement de la couche supérieure semblent
incertaines et ne sont donc pas recommandées pour l’instant.

Figure 7-13 : Relation entre le module de cisaillement à petite déformation et a) la résistance


au cisaillement non drainé à 5 % de déformation axiale obtenue au triaxial pour l’unité
supérieure (incluant Saint-Ulric-de-Matane); b) la résistance au cisaillement non drainé du
scissomètre pour l’unité inférieure (excluant Saint-Ulric-de-Matane).

126
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

7.3.2.2 Contrainte de préconsolidation


Selon la formation géologique atypique de l’unité supérieure, telle que décrite plus haut
dans ce chapitre (voir section 7.2), la contrainte de préconsolidation aurait été acquise au
contact des glaciers et du délestage, avant la déposition, et n’aurait pas la même
signification que dans un sol formé par sédimentation. De plus, les courbes œdométriques
de l’unité supérieure, discutées dans les sections résultats, présentent une forme «
arrondie », rendant difficile la détermination précise du passage de l’état surconsolidé à
l’état normalement consolidé. L’unité supérieure n’est donc pas utilisée pour les relations
avec la contrainte de préconsolidation de cette section. Pour cette unité, il est plutôt
d’intérêt de définir les modules de déformation, comme discuté plus loin dans ce chapitre.

Pour l’unité inférieure, les courbes œdométriques montrent une limite séparant les
domaines surconsolidé et normalement consolidé. Celle-ci n’est toutefois pas aussi nette
que généralement notée dans les échantillons de grande qualité des argiles de l’est du
Canada et une variabilité sur la détermination de la contrainte de préconsolidation est
aussi présente, mais moins grande que pour la couche supérieure. Ceci est en partie dû
au fait que ce dépôt d’argile a subi le chargement de l’unité supérieure, en excès de sa
contrainte de préconsolidation d’alors. De plus, selon le critère de Lunne et coll. (1997),
les échantillons de l’unité inférieure ont subi du remaniement, que ce soit à
l’échantillonnage ou à la manipulation lors des essais, augmentant ainsi la déformabilité
dans le domaine surconsolidé (Leroueil et coll. 1983). Le remaniement a pour
conséquence d’apporter une incertitude quant aux valeurs de contrainte de
préconsolidation dans l’unité inférieure. Tout de même, quelques relations sont analysées
pour cette unité dans cette section, afin de réaliser un comparatif avec des corrélations
préexistantes. Aussi, les données œdométriques avec un OCR < 1 ne sont pas utilisés.

7.3.2.2.1 Résistance en pointe du piézocône corrigée avec u2 et σv0 (qnet)


La relation entre la résistance en pointe qnet et la contrainte de préconsolidation est
analysée dans l’unité inférieure, afin de déterminer un paramètre NσT (NσT = qt-σvo / σ’p).
En se fiant au profil de contrainte verticale effective des différents sites à l’étude, un NσT
de 3,6 semble être adéquat pour analyser la tendance générale des profils σ’p de l’unité
inférieure des sites étudiés comme il est vu aux Figures 3-3, 4-3, 5-3 et 6-3. L’utilisation
d’une valeur supérieure aurait pour conséquence d’amener la contrainte de
préconsolidation sous le σ’v0 (argile sous-consolidée). Cette valeur est légèrement
supérieure à la moyenne de 3,4 des argiles de l’est du Canada tout en demeurant dans

127
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

la plage typique de 3,1 à 3,7 (Demers et Leroueil, 2002), et des données d’Hébert et coll.
(2016), mais permet d’estimer grossièrement les σ’p (œdomètre) sans atteindre le
domaine sous-consolidé. Notons que l’utilisation d’un NkT de 3,4 indiquerait une petite
surconsolidation de la couche inférieure, ce qui est probable, compte tenu de la
consolidation secondaire et de la structuration vécue au cours des 12 000 dernières
années.

7.3.2.2.2 Module de cisaillement à petite déformation déterminé à partir du V s


La Figure 7-14 présente la relation entre la vitesse de propagation des ondes sismiques
de cisaillement et la contrainte de préconsolidation dans l’unité inférieure. Les contraintes
de préconsolidation varient entre 183 et 1 000 kPa et les Vs se situent entre 153 et 382
m/s. Les résultats suivent généralement la relation de L’Heureux et Long (2017), sauf à
Price et Notre-Dame-des-Neiges. Le nombre d’essais est toutefois faible et la variabilité
des essais amène une incertitude non négligeable dans la relation. Aucun essai
œdométrique n’a été fait dans l’unité inférieure de Saint-Ulric-de-Matane.

Figure 7-14 : Relation entre la vitesse de propagation des ondes de cisaillement et la


contrainte de préconsolidation pour l’unité inférieure des sites du Bas-Saint-Laurent.

128
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

La Figure 7-15 montre la relation entre le module de cisaillement à petite déformation et


la pression de préconsolidation pour les données de l’unité inférieure des sites du Bas-
Saint-Laurent. L’unité inférieure présente des contraintes de préconsolidation variant
entre 183 et 1 000 kPa et des modules Go variant entre 40 000 et 175 000 kPa. L’équation
suivante est obtenue des données :

𝜎′𝑝 = 0,0026𝐺𝑜 (7.3)

Les points montrent une forte variation, possiblement causée par le remaniement des
échantillons, mais suivent relativement bien la tendance. Le faible nombre d’essais (n =
7) ne permet pas d’obtenir un R2 satisfaisant, et la réalisation d’essais supplémentaires
pourrait permettre l’obtention d’une plus forte relation entre les paramètres. Aucun essai
œdométrique n’a été fait dans l’unité inférieure de Saint-Ulric-de-Matane.

Figure 7-15 : Relation entre le module de cisaillement à petite déformation et la contrainte


de préconsolidation pour l’unité inférieure des sites du Bas-Saint-Laurent.

129
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

7.3.2.2.3 Rapport suV/σ’p avec l’indice de plasticité


La Figure 7-16 montre la relation entre le rapport suV/σ’p et l’indice de plasticité pour les
données de l’unité inférieure avec 𝜎′𝑝 correspondant à celui obtenu d’une corrélation avec
le piézocône utilisant un NσT de 3,6. L’indice de plasticité varie entre 12 et 25 et le rapport
suV/σ’p est environ de 0,2 pour les sites du Bas-Saint-Laurent. Les points moyens se
situent sous la tendance des argiles de l’est du Canada (Leroueil et coll., 1983) montrée
à la Figure 7-16, mais le faible nombre de données rend cette relation incertaine. Aucun
essai œdométrique n’a été fait dans l’unité inférieure de Saint-Ulric-de-Matane.

Figure 7-16 : Variation du rapport suV/σ’p avec l'indice de plasticité pour l’unité inférieure du
Bas-Saint-Laurent en relation avec l’équation de Leroueil et coll. (1983).
7.3.2.3 Modules de cisaillement
7.3.2.3.1 Relation entre le module non drainé (Eu) et le module de cisaillement à
petite déformation (Go)
À la Figure 7-17, le Emax obtenu du Go (Emax = 3Go) est mis en relation avec le module Eu
mesuré au triaxial en conditions non drainées. Dans l’unité supérieure, les Eu se situent
entre 22 et 118 kPa et les Emax varient entre 230 et 830 MPa. Bien qu’aucune tendance
ne puisse être décelée avec les résultats, un écart important entre les deux paramètres
peut être observé. Comme le module de cisaillement à petite déformation est un
paramètre obtenu à de très faibles déformations (< 0,001 %) et le module non drainé Eu
est calculé au triaxial selon un intervalle de déformation beaucoup plus important (entre
0,1 – 0,5 % pour cette étude), la différence entre les données pourrait être expliquée en
partie par la dégradation du module triaxial avec la déformation. Évidemment, des essais
supplémentaires permettraient de mieux caractériser la courbe de dégradation (G/G o –

130
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

logγ) dans les unités stratigraphiques du projet. Le remaniement des échantillons est
aussi probablement un facteur qui explique la grande différence qu’il y a entre Emax = 3Go
et Eu.

Figure 7-17 : Module Eu mis en relation avec le module élastique maximum (3G o) pour les
argiles du Bas-Saint-Laurent.
7.3.2.3.2 Relation entre le module œdométrique (Moed) et le module de cisaillement
à petite déformation (Go)
À la Figure 7-18, les modules œdométriques, tels que mesurés aux contraintes en place,
sont présentés en fonction des modules de cisaillement à petite déformation pour les sites

131
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

du Bas-Saint-Laurent (Figure 7-18a). Les modules œdométriques se situent entre 2,5 et


21,7 MPa et les Go entre 40 et 400 MPa. La relation montre une bonne corrélation entre
les paramètres avec un R2 de 0,63 selon l’équation suivante :

𝑀𝑜𝑒𝑑 = 𝛼𝐺𝑜 = 0,07𝐺𝑜 (7.4)

Le paramètre α est de 0,07, et il se situe entre l’intervalle de 0,05 et 0,2 défini par Mayne
(2007) pour les argiles et les silts (Figure 7-18b).. La relation théorique élastique entre les
2 paramètres pour un même domaine de déformation serait :

𝑀𝑜𝑒𝑑
𝐺 = 2(1+𝑣 ′) (7.5)

où υ’ est le coefficient de Poisson. Le facteur 0,07 est donc très faible, comme dans le cas
de la corrélation entre Emax et Go (Section 7.3.2.3.1), et reflète probablement la
dégradation et le remaniement.

Figure 7-18 : Rapport entre le module œdométrique et le module de cisaillement à petite


déformation : a) pour les sites au Bas-Saint-Laurent; b) pour plusieurs types de sol (tirée de
Mayne, 2007).

132
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

7.3.2.3.3 Module pressiométrique


Les modules pressiométriques (Em) ont été mis en relation avec différents modules
obtenus dans le cadre du projet (Go, Moed et Eu), les intervalles typiques de Briaud (2013)
et les valeurs du Manuel canadien d’Ingénierie des Fondations (2013). En comparaison
avec le module œdométrique et le module non drainé, les Em sont très faibles dans l’unité
supérieure. Ceci est étonnant, puisque la déformation mobilisée au courant des essais
pressiométriques est généralement inférieure à celle mobilisée lors des mesures de Eu et
de Moed. Il est vrai que le module pressiométrique est fortement influencé par la mode de
préparation du trou de l’essai (Leroueil et coll., 1983) et le remaniement du sol dans
l’avant-trou a probablement affecté les résultats de cet essai. Les résultats des essais
pressiométriques sur tous les sites montrent donc que l’unité supérieure présente des
modules pressiométriques faibles pour des pressions limites typiques d’un sol raide, et
qui sont relativement constants sur l’ensemble du dépôt. Les résultats des essais dans
l’unité inférieure montrent des modules pressiométriques plus élevés que dans l’unité
supérieure, et ce pour des valeurs de pression limite toujours typiques d’un sol raide. Les
deux paramètres obtenus de l’essai pressiométrique (module pressiométrique et pression
limite) caractérisent deux aspects différents du sol. Le module pressiométrique caractérise
la déformabilité, tandis que la pression limite caractérise la résistance au cisaillement
mobilisée. Le sol de l’unité supérieure semble donc à la fois compressible et raide, ce qui
est difficile à expliquer.

7.3.2.4 Propriétés hydrauliques


Les résultats des essais de perméabilité réalisés en cellule triaxiale sont présentés au
Tableau 7-1. Au site de Saint-Anaclet-de-Lessard, les valeurs de conductivité hydraulique
obtenues des deux essais à 8,18 et 8,08 m de profondeur sont de 1,06x10-10 m/s. Au site
de Trois-Pistoles, les deux essais à 10,44 et 10,54 m de profondeur ont donné des valeurs
de conductivité hydraulique respectives de 1,53x10-10 et 1,26x10-10 m/s. Au site de Price
et de Saint-Ulric-de-Matane, un seul essai par site a été effectué. À Price, la conductivité
hydraulique mesurée est de 2,34x10-10 m/s à 10,24 m de profondeur. À Saint-Ulric-de-
Matane, la valeur mesurée est de 1,19x10-10 m/s à 13,25 m de profondeur. Ces résultats
sont environ 1 ordre de grandeur plus faible que les conductivités hydrauliques des argiles
sédimentaires de l’est du Canada, qui montrent une conductivité hydraulique d’environ
1x10-9 m/s (Leroueil et coll., 1983), mais sont cohérents avec le fait que l’indice de liquidité
est beaucoup plus faible. Notons que Hébert et coll. (2016) avaient mesuré des valeurs

133
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

de 1,4x10-9 m/s et 8,5x10-10 m/s sur l’argile de Notre-Dame-des-Neiges et de 5,1x10-11


m/s sur l’argile de l’Isle-Verte. Si cette dernière valeur est cohérente avec celles mesurées
dans la dernière phase du projet, celle mesurée sur l’argile de Notre-Dame-des-Neiges
est plus caractéristique d’une argile sédimentaire. Ces essais ont été faits pendant les
essais œdométriques, et la valeur plus élevée au site de Notre-Dame-des-Neiges est
possiblement due à un écoulement préférentiel le long des parois de l’échantillon.

Tableau 7-1 : Résumé des essais de perméabilité réalisés sur les sites de Saint-Anaclet-de-
Lessard et de Trois-Pistoles.

Profondeur Conductivité hydraulique (K)


Site Échantillon Unité
(m) (m/s)

Saint-Anaclet- TM55 8,18 supérieure 1,06E-10


de-Lessard TM55 8,08 supérieure 1,06E-10
TM57 10,44 supérieure 1,53E-10
Trois-Pistoles
TM57 10,54 supérieure 1,26E-10
Price TM23 10,24 supérieure 2,34E-10
Saint-Ulric-de-
TM1 13,25 supérieure 1,19E-10
Matane

7.3.3 Propriétés caractéristiques au passage de l’état intact à déstructuré


7.3.3.1 Corrélation entre l’indice des vides et le Cc
L’indice des vides initial et l’indice de compression (Cc) sont mis en relation à la Figure 7-
19. L’indice des vides initial varie de 0,35 à 1,25 et les valeurs de Cc varient de 0,10 à
0,22 pour l’unité supérieure et de 0,13 à 0,42 pour l’unité inférieure. On note une
augmentation de l’indice de compression avec l’indice des vides. L’équation suivante relie
le Cc en fonction de l’indice des vides initial :

𝐶𝑐 = 0,38𝑒0 − 0,07 (7.6)

Le coefficient de détermination R2 de 0,89 indique ici que la régression linéaire est forte.
Cette corrélation est basée sur les travaux de Leroueil et coll. (1983) et des modifications
apportées par Hébert et coll. (2016). Le Cc est toutefois obtenu à grande contrainte qui,
dans notre cas, n’est pas toujours mobilisée lors d’un problème de tassement.

134
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure 7-19 : Corrélation entre l’indice des vides initial (e0) et l’indice de compression (Cc).
La Figure 7-20 présente la relation Cc-e0 des sites à l’étude dans un diagramme plus
général établi pour les argiles sédimentaires de l’est du Canada et prenant en compte la
sensibilité de l’argile (Leroueil et coll., 1983). Les données se situent entre les limites de
faible sensibilité pour les différentes unités et les résultats sont cohérents avec les faibles
sensibilités mesurées en laboratoire. En somme, le lien entre l’indice des vides naturel
(e0) et l’indice de compression (Cc) pour les argiles du Bas-Saint-Laurent est bon et les
données sont cohérentes avec celles obtenues par Leroueil et coll. (1983).

135
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure 7-20 : Corrélation entre l’indice des vides naturel, l’indice de compression et la
sensibilité des argiles.

7.4 Synthèse des corrélations entre les propriétés géotechniques


Les propriétés géotechniques à l’état remanié ont été comparées avec celles des autres
argiles de l’est du Canada (Leroueil et coll., 1983). Cette comparaison permet de conclure
que les relations de Leroueil et coll. (1983) à l’état remanié semblent en général bien
corréler avec les argiles des sites du Bas-Saint-Laurent et indiquerait sous preuve de
vérification que la composition minéralogique des sols de la région à l’étude serait
similaire. Cependant, considérant la forte résistance de la couche supérieure, toutes les
corrélations à l’état remanié n’ont pas pu être testées dans ce projet.

Dans l’unité supérieure, l’essai au cône suédois et les essais triaxiaux ont permis d’obtenir
une mesure de la résistance non drainée, à l’exception du site de Saint-Ulric-de-Matane
où il a été possible d’utiliser le scissomètre de chantier. Des essais triaxiaux en conditions
non drainées ont été réalisés à la contrainte verticale effective en place. Les résultats
montrent que le sol présente un comportement dilatant, rendant difficile la détermination
d’une résistance de cette argile. Une résistance au cisaillement non drainé a donc été

136
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

déterminée à une déformation axiale de 5 % pour des fins de recherche pour ce projet.
Les principales conclusions résultant de l’analyse des corrélations liant la résistance non
drainée aux autres propriétés géotechniques de l’unité supérieure sont les suivantes :

• Les valeurs de NkT obtenues dans l’unité supérieure sont supérieures à celles des
argiles de l’est du Canada (entre 11 et 18 déterminées avec la résistance au
scissomètre selon Leroueil (1997)) et trop variables pour que l’utilisation du NkT à
lui seul puisse être utilisé pour définir la résistance au cisaillement non drainé de
cette unité.
• La corrélation avec l’indice N60 obtenu du SPT (su/N60 = 5) s’applique mal à la
résistance non drainée mesurée au triaxial.
• La relation entre la vitesse de propagation des ondes sismiques de cisaillement
(ou le Go) et la résistance au cisaillement non drainée mesurée au triaxial semble
présenter une forme similaire à celle de L’Heureux et Long (2017), développée
pour les argiles sensibles. Cette relation semble donc intéressante à préciser dans
une suite du projet portant sur le comportement à petite déformation de ce sol.
Cependant, considérant le faible coefficient de détermination obtenu, cette relation
est difficilement applicable à la couche supérieure avec les connaissances
actuelles.

La résistance au cisaillement non drainé obtenue au scissomètre a été utilisée pour


étudier les relations dans l’unité inférieure. Le paramètre NkT varie typiquement entre 11
et 22 pour les sites du Bas-Saint-Laurent, ce qui est légèrement supérieur aux limites
entre 11 et 18 observées dans les argiles de l’est du Canada (Leroueil, 1997). Les travaux
de Demers (2000) et de Leroueil & coll. (2001) ont toutefois montré que le paramètre NkT
est typiquement plus élevé pour un sol se trouvant sous un remblai que pour un sol intact.
Le sol de l’unité inférieure étudiée ici a été chargée par la couche supérieure et se trouve
donc à être dans une situation similaire à une argile sous un remblai, et il est donc logique
de retrouver des valeurs de NkT supérieures à celles d’un sol intact.

Pour les quelques résultats au pressiomètre dans l’unité inférieure des sites de Saint-
Anaclet-de-Lessard et de Trois-Pistoles, ceux-ci corrèlent bien avec les conclusions de
Leroueil et coll. (1983) pour les pressions limites nettes sous 400 kPa et un ꞵ = 8,5. Par
contre, les résultats d’essais pressiométriques obtenus dans l’unité supérieure à Saint-
Ulric-de-Matane montrent qu’ils ne sont pas cohérents avec ces conclusions de Leroueil

137
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

et coll. (1983) et la résistance déduite de ces essais sous-estime probablement la


résistance au cisaillement non drainé du sol.

La résistance au cisaillement non drainé dans l’unité inférieure peut également être
corrélée avec la vitesse de propagation des ondes de cisaillement et du module de
cisaillement à petite déformation, mais les données de résistance sont généralement plus
faibles que celles de L’Heureux et Long (2017) pour les argiles norvégiennes.

Il semblerait que l’unité supérieure n’ait pas été formée par un processus de sédimentation
typique, mais plutôt par l’action des glaciers présents dans cette région qui aurait remanié
et déplacé le sol formant l’unité supérieure. La contrainte de préconsolidation et l’origine
de la forte résistance de cette unité ne peuvent pas être expliquées par un processus de
surconsolidation géologique. De plus, la forme arrondie des courbes de compression rend
l’estimation de la contrainte de préconsolidation par la méthode de Casagrande difficile.
Les modules de l’unité supérieure ont été mesurés à l’œdomètre (Moed), au triaxial (Eu) et
au pressiomètre (Em). De façon générale, les modules déterminés sur le sol de l’unité
supérieure sont plus faibles que dans l’unité inférieure. Ceci a surtout été remarqué pour
les modules pressiométriques (Em) et les modules non drainé (Eu), tandis que les modules
déterminés aux essais œdométriques sont plutôt constants sur l’ensemble du dépôt.
L’unité supérieure présenterait une forte dégradation des modules, tel que l’indique les
faibles Eu et Moed. Cette dégradation serait moins importante dans l’unité inférieure. Les
principales conclusions résultant de l’analyse des corrélations liant les modules de
déformation aux autres propriétés géotechniques de l’unité supérieure sont les suivantes :

• La relation entre le module œdométrique (Moed) et le module de cisaillement à


petite déformation (Go) se situe entre des intervalles définis par Mayne (2007) pour
les argiles et les silts (α = 0,05 à 0,2), malgré une grande variation des données.
Cette relation semble intéressante à préciser dans une prochaine étude portant
sur le comportement à petite déformation de ce sol. Cependant le coefficient de
0,07 est très faible et reflète probablement la dégradation des modules avec la
déformation, et le remaniement des échantillons.
• Le module mesuré au triaxial (Eu) ne corrèle pas bien avec le module de
cisaillement à petite déformation (Go). Ceci pourrait s’expliquer par le fait que ces
deux modules sont mesurés à des déformations différentes.
• Les modules pressiométriques (Em) ont été mis en relation avec différents modules
obtenus dans le cadre du projet (Go, Moed et Eu), les intervalles typiques de Briaud

138
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

(2013) et les valeurs données par le Manuel canadien d’Ingénierie des Fondations
(2013). En comparaison au module œdométrique et au module non drainé, les Em
sont faibles dans l’unité supérieure. Ces faibles valeurs pourraient être dues au
remaniement créé lors de la préparation de l’avant-trou. Toutefois, les essais
sismiques ont montré que les modules Go sont également faibles dans l’unité
supérieure, et ce pour l’ensemble des sites étudiés. Il est donc possible que les
valeurs faibles de Em soient caractéristiques du sol.

Dans l’unité inférieure, les courbes œdométriques montrent une limite entre le domaine
surconsolidé et normalement consolidé qui n’est pas aussi nette que celle notée dans les
argiles de l’est du Canada. Tout de même, des corrélations ont été étudiées avec la
pression de préconsolidation obtenue dans l’unité inférieure. L’utilisation d’un paramètre
NσT de 3,6 permet une bonne estimation des profils de pression de préconsolidation. Cette
valeur est légèrement supérieure au résultat moyen de 3,4 d’Hébert et coll. (2016) pour la
phase I du projet et de Demers et Leroueil (2002) pour les argiles de l’est du Canada,
mais demeure à l’intérieur de la plage typique de 3,1 à 3,7 pour celles-ci. La relation entre
la contrainte de préconsolidation et la vitesse de propagation des ondes de cisaillement
suit la courbe de tendance des argiles norvégiennes (L’Heureux et Long, 2017) pour les
sites de Saint-Anaclet-de-Lessard et Trois-Pistoles, mais les valeurs sont inférieures à la
relation pour les sites de Notre-Dame-des-Neiges, Isle-Verte et Price. Cependant, le
nombre de données est faible et ne permet pas d’obtenir une corrélation très précise. Le
rapport suV/σ’p (CPTu) est d’en moyenne 0,2 pour les sites étudiés et est légèrement inférieur
aux valeurs trouvées pour les argiles de l’est du Canada, pour les mêmes indices de
plasticité (Leroueil et coll., 1983). Ceci est cependant cohérent avec les observations
faites par Leroueil et al. (2001) pour des argiles sous des remblais.

Pour l’unité inférieure, la relation entre le module œdométrique et le module de


cisaillement à petite déformation se situe dans les intervalles définis par Mayne (2007)
pour les argiles et les silts (α = 0,05 à 0,2), tel qu’observé pour l’unité supérieure. Peu
d’essais triaxiaux ont été réalisés sur des échantillons de l’unité inférieure et les modules
obtenus de ces essais (Eu) corrèlent mal avec le module de cisaillement à petite
déformation (Go), comme pour la couche supérieure. Selon Briaud (2013), les valeurs de
modules pressiométriques (Em) obtenus dans l’unité inférieure correspondent à une argile
raide.

139
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Finalement, la relation entre l’indice des vides naturel (e0) et l’indice de compression (Cc)
pour les unités supérieure et inférieure des cinq sites du Bas-Saint-Laurent (excluant le
site de Price) est en bon accord avec la relation proposée par Leroueil et coll. (1983). Le
Cc est toutefois obtenu à grande contrainte qui, dans notre cas, n’est pas toujours
mobilisée lors des problèmes d’ingénierie.

Au site de Price, la variabilité plus importante lors de la mise en place de l’unité supérieure
(différentes phases d’avancées et de réavancées glaciaires) fait en sorte que deux
couches différentes sont présentes dans cette unité supérieure (homogène sans
stratifications, et avec stratifications). Les résultats montrent donc une importante
variabilité qui fait en sorte que les caractéristiques géotechniques diffèrent passablement
de celles des autres sites étudiés. Les données du site de Price ne sont donc pas utilisées
lors de l’établissement de corrélations dans ce projet. Le site de Saint-Ulric-de-Matane
montre également beaucoup de variabilité et plusieurs horizons de sable, ce qui peut
expliquer certaines disparités dans les résultats. De plus, l’unité inférieure de ce site ne
mesure qu’environ 1 m d’épaisseur, ce qui n’a pas permis de l’échantillonner et d’ajouter
des données supplémentaires aux différentes corrélations. Cependant, considérant les
résultats du scissomètre dans les deux unités de ce site, il pourrait être un site intéressant
à exploiter davantage dans une future étude.

140
CHAPITRE 8 : PORTÉE DE L’ÉTUDE
Ce projet de recherche a permis d’approfondir les connaissances des propriétés physico-
chimiques et mécaniques de six sites au Bas-Saint-Laurent. Cette étude a mis en lumière,
pour la première fois, l’existence d’un horizon argileux d’origine glaciaire délesté sur des
sédiments marins argileux. Avec les deux phases d’investigation, le grand nombre de
données cumulé indique que la couche supérieure présente un comportement atypique
et une grande variabilité, affectant les corrélations obtenues, et cela pour des propriétés
géotechniques largement obtenues de sa formation sous le glacier. Cette grande
variabilité dans les résultats pour la couche supérieure est probablement due à divers
facteurs tels que :

• la variabilité des propriétés de l’unité supérieure est déjà importante sur un même
site;
• le comportement dilatant des sols (absence de résistance bien définie, sauf à
Saint-Ulric-de-Matane);
• la forme des courbes œdométriques (difficulté de définir la contrainte de
préconsolidation);
• un certain remaniement des échantillons;
• le faible nombre d’essais aux contraintes en place;
• lors de la planification des travaux de terrain et de laboratoire, une attention
particulière a été portée afin que les mesures de terrain et les essais de laboratoire
soient réalisés aux mêmes profondeurs. Malgré cette attention, certaines
propriétés qui ont été corrélées entre elles n’ont pas été mesurées à la même
profondeur, ce qui peut ajouter à la variabilité des résultats obtenus.

L’hypothèse que cette étude nous permet de faire est que l’unité supérieure présentera
toujours de fortes variabilités des propriétés géotechniques à cause de son mode de
formation qui pourrait varier beaucoup d’un site à l’autre dépendant du rôle plus ou moins
important du glacier et des caractéristiques sédimentaires de la zone de délestage en
milieu marin. Quant à la couche inférieure, formée par sédimentation, les corrélations sont
plus précises. Considérant cette grande variabilité, les corrélations présentées dans ce
rapport sont préliminaires et seraient difficilement applicables à toutes les argiles de la
région de Bas-Saint-Laurent, pour le moment. Ces corrélations développées pour les deux
unités peuvent cependant servir à caractériser, d’une façon préliminaire, d’autres sites de
la région. Afin d’appliquer les résultats et observations de cette étude à la région du Bas-

141
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Saint-Laurent, il faudra d’abord déterminer l’étendue et l’épaisseur de cette couche raide


(ou de ces couches) dans la zone côtière.

Il est aussi important de noter que des contradictions sont observées dans certaines des
propriétés géotechniques déterminées dans l’unité supérieure. Les valeurs de contraintes
de préconsolidation estimées des essais œdométriques et du piézocône, la forte
résistance au cisaillement non drainée déduite du piézocône (résistance en pointe et
frottement latéral) et du SPT, et le comportement dilatant de l’argile indiquent que le sol
de l’unité supérieure est raide et a un comportement surconsolidé. Cependant, les
résultats des essais triaxiaux montrent que les résistances au cisaillement déterminées
avec cet essai sont plus faibles que celles déduites du piézocône, en utilisant le NkT basé
sur la résistance au scissomètre de la couche inférieure. De plus, les valeurs de vitesse
des ondes de cisaillement, et donc du module Go, et les modules de déformation
déterminés à partir des essais triaxiaux et œdométriques sont également plus faibles que
ce à quoi on peut s’attendre d’après les résultats au piézocône et le SPT. Ceci est
également remarqué dans les résultats des modules pressiométriques qui sont faibles
dans l’unité supérieure des différents sites d’étude. Cette différence entre ces propriétés
reste difficile à expliquer, mais comme elle est observée aux six sites d’études, elle ne
semble pas venir d’une anomalie méthodologique. Ces informations indiqueraient donc
que le sol de cette unité est raide, mais tout en étant relativement compressible Il reste
donc plusieurs aspects à mieux comprendre. Ces difficultés d’interprétation viennent
vraisemblablement de son mode de formation particulier.

142
CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS
Ce rapport se veut être la conclusion de la phase II du projet de recherche
« Caractérisation géotechnique des propriétés des argiles du Bas-Saint-Laurent (R729.2)
» et il fait suite aux rapports d’étape 01 (Hébert & Locat, 2021) et 02 (Hébert et coll., 2022),
ainsi qu’aux travaux réalisés lors de la phase I et qui ont été présentés par Hébert et coll.
(2016). Les objectifs spécifiques de ce projet de recherche sont :

• La caractérisation géotechnique des différentes unités géologiques de 4 sites


supplémentaires dans la région d’étude, de façon à pouvoir identifier rapidement les unités
présentes dans un rapport de sondage.

• L’établissement de relations, facteurs de corrélations et/ou abaques permettant un


meilleur contrôle de la qualité des données obtenues dans les essais in situ et en
laboratoire lors d’étude sur les argiles du Bas-St-Laurent, donc une plus grande efficacité
et des économies dans les campagnes de sondages.

Des travaux de terrain et de laboratoire ont été réalisés sur les sites de Saint-Anaclet-de-
Lessard, Trois-Pistoles, Price et Saint-Ulric-de-Matane. Ceux-ci ont ultimement permis la
réalisation de 4 profils géotechniques détaillés. La méthodologie de l’investigation est
présentée au chapitre 2. Ces sites présentent des unités stratigraphiques généralement
similaires à celles de l’Isle-Verte et de Notre-Dame-des-Neiges (Hébert et coll., 2016). Ils
sont composés d’une couche de sol argileux très raide (unité supérieure) reposant sur
une couche argileuse ferme à raide (unité inférieure). Ces unités ont été délimitées en
utilisant les paramètres qt, Bq, IL et les images au Ct-Scan. Sur les images de
tomodensitométrie, l’unité supérieure présente une matrice massive, tandis que l’unité
inférieure présente des stratifications subhorizontales. Les indices de liquidité se situent
entre -0,1 et 0,72 dans l’unité supérieure et les essais triaxiaux indiquent que le sol
possède un comportement dilatant. Les propriétés géotechniques de ces six sites ont été
présentées en détail aux chapitres 3 à 6 de ce rapport et permettent de distinguer les
propriétés de l’unité supérieure et inférieure. La section 7.1 résume la méthode
d’identification de l’unité supérieure et inférieure. Ces propriétés ont ensuite été mises en
relation afin de développer des corrélations entre les propriétés (Chapitre 7). Ces
corrélations ont ensuite été comparées aux relations développées pour les argiles de l’est
du Canada et pour d’autres sols similaires d’autres régions du monde. La section 7.4
présente une synthèse des corrélations dans laquelle sont identifiés les essais ou

143
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

techniques qui fonctionnent bien et ceux qui fonctionnent moins. La portée de cette étude
est discutée au chapitre 8. Pour le moment, les corrélations présentées dans ce rapport
sont préliminaires et seraient difficilement applicables à l’étendue des argiles de la région
de Bas-Saint-Laurent. Les corrélations entre les caractéristiques mécaniques ne sont pas
très probantes et vont demander davantage de réflexion, et peut-être plus de données,
éventuellement sur d’autres sites de la région. Lors d’investigations futures, les
corrélations présentées ici peuvent cependant servir à identifier l’unité supérieure et
inférieure et à valider, d’une façon préliminaire, les relations entre les propriétés
géotechniques définies pour chacune de ces unités à des sites similaires aux sites
d’études de ce rapport.

En sommes, ce travail a contribué à :

• confirmer que dans la région du Bas-Saint-Laurent, on retrouve une couche


argileuse homogène raide au-dessus d’une couche sédimentaire à peu près
normalement consolidée et mettre en lumière, pour la première fois, son origine
glaciaire délestée sur des sédiments marins argileux;
• fournir les caractéristiques générales de ces deux couches, ce qui permet de les
caractériser;
• démontrer que l’origine de la couche supérieure fait en sorte que les corrélations
développées pour l’unité supérieure sont très variables et que celles-ci pourraient
varier beaucoup d’un site à l’autre dépendant du rôle plus ou moins important du
glacier et des caractéristiques sédimentaires de la zone de délestage en milieu
marin;
• accroître la banque de données actuellement disponible au ministère ainsi que la
caractérisation géotechnique générale des argiles du Bas-Saint-Laurent, moins
étudiées que celle de la mer de Champlain;
• vérifier si les corrélations propres aux argiles de la mer de Champlain s’appliquent
à celles des argiles du Bas-Saint-Laurent ou s’il faut déterminer des corrélations
qui leur sont propres.

À la suite des deux phases du projet de recherche « Caractérisation géotechnique des


propriétés des argiles du Bas-Saint-Laurent », les conclusions suivantes sont avancées :

• L’utilisation d’une combinaison d’outils est recommandée afin de distinguer les


unités stratigraphiques. Ces outils sont principalement : les paramètres qt et Bq,

144
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

l’indice de liquidité et les images Ct-Scan. La distinction des unités est importante
puisque les propriétés mécaniques des unités sont nettement différentes.
• La réalisation des essais triaxiaux, et de scissomètre de chantier lorsque possible,
permettent une mesure de la résistance au cisaillement non drainé dans l’unité
supérieure. Dans le cadre de ce projet, la résistance est déterminée arbitrairement
à 5 % de déformation axiale. Cette valeur, arbitraire, permet d’obtenir une
résistance pour les besoins du présent projet de recherche afin d’établir les
corrélations pour l’unité supérieure à des fins de recherche. Cette définition de la
résistance n’est certainement pas adéquate pour tous les projets.
• Les essais au scissomètre permettent d’obtenir des résistances convenables dans
l’unité inférieure. La variation du NkT diffère toutefois des limites de Leroueil et coll.
(1983), les valeurs obtenues étant typiquement plus élevées que pour les autres
dépôts d’argiles de la mer de Champlain.
• Étant donné que la couche très raide aurait hérité de ses propriétés mécaniques
dues à l’action des glaciers (surcharge et température) et préalablement à sa
déposition sur la couche moins raide, le principe de contrainte de préconsolidation
pour les sols de l’unité supérieure diffère de celui pour un sol formé par un
processus de sédimentation.
• Les relations de L’Heureux et Long (2017), entre le Vs et la résistance des argiles,
et celle de Mayne (2007), entre le Go et le module œdométrique, seraient
intéressantes à préciser davantage. Cependant, considérant le faible coefficient
de détermination obtenu, cette relation est difficilement applicable à la couche
supérieure avec les connaissances actuelles.
• Les essais pressiométriques réalisés dans la couche supérieure donnent des
valeurs de modules pressiométriques et de pressions limites plus faibles que
celles de l’unité inférieure. Les rapports Em/PL obtenus des essais montrent que le
sol de l’unité supérieure est raide, mais tout en étant relativement compressible.
Une recherche sur la méthodologie de cet essai dans des sols raides similaire
permettrait probablement d’améliorer la méthode pour être utilisée plus
efficacement aux sites du Bas-Saint-Laurent.

Pour ce qui est des essais de terrain et de laboratoire, les actions suivantes sont
recommandées :

145
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

• S’assurer, lors d’investigations futures, de mesurer les propriétés géotechniques


in situ et de réaliser l’échantillonnage aux mêmes profondeurs afin de réduire la
variabilité des résultats.
• La réalisation d’essais triaxiaux en condition drainée et à faibles contraintes, selon
la méthode décrite par Lefebvre (1981), pourrait servir à définir les paramètres de
résistance effectifs à utiliser lors des analyses de stabilité de talus dans l’unité
supérieure.

Afin de préciser les données recueillies dans les deux phases de ce projet et d’améliorer
notre connaissance sur la présence de la couche raide dans la région du Bas-Saint-
Laurent, les actions suivantes sont recommandées :

• Établir un programme de reconnaissance utilisant le piézocône et quelques


forages afin de déterminer l’étendue de la couche raide dans la région du Bas-
Saint-Laurent et préciser son mode de mise en place.
• Réaliser un CPTu, un essai scissométrique, un essai de mesure de la vitesse de
propagation des ondes sismiques de cisaillement (essai de type « downhole » ou
SCPTu) au même endroit au site de Notre-Dame-des-Neiges afin de clarifier les
corrélations à ce siteé
• Refaire le scissomètre de chantier à Trois-Pistoles, car les résultats de celui qui a
été effectué dans le cadre de ce projet ne sont pas satisfaisants.
• Valider la méthodologie de l’essai pressiométrique et refaire cet essai sur les sites
d’étude afin de confirmer l’utilité de cet essai dans ce type d’argile.
• Échantillonner en continu à Saint-Anaclet-de-Lessard entre 10 et 14 m de
profondeur, et à Trois-Pistoles entre 14 et 19 m afin de déterminer le contact entre
les différentes unités et pour préciser les limites entre les unités et leur mode de
déposition.
• Échantillonner de nouveau aux sites d’étude afin de réaliser d’autres essais
triaxiaux et œdométriques et de préciser la résistance non drainée et les modules
de déformation.
• Investiguer un nouveau site, possiblement le site de l’ancien glissement de
Rimouski, afin d’ajouter des données et valider et mieux comprendre les
corrélations avancées dans cette 2e phase du projet.

146
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

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CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

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152
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

ANNEXES

Les Annexes A, B, C et D permettent une séparation des différents sites d’études. Dans
ces annexes, les rapports de sondage et les différents essais de laboratoire sont
présentés pour les 4 sites de la phase II. L’Annexe E contient différentes corrélations
analysées lors de l’étude et qui n’ont pas été abordées au chapitre 7.

153
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Annexe A : Saint-Anaclet-de-Lessard

Annexe A1 : Rapport de sondage


Figure A1-1 : Rapport de sondage FSZ-06.................................................................. 155
Figure A1-2 : Rapport de sondage FSZ-06 (suite). ...................................................... 156
Figure A1-3 : Rapport de sondage FSZ-06 (suite). ...................................................... 157
Figure A1-4 : Rapport de sondage FSZ-06A. .............................................................. 158
Figure A1-5 : Rapport de sondage FSZ-06A (suite)..................................................... 159
Figure A1-6 : Rapport de sondage FSZ-06B. .............................................................. 160
Figure A1-7 : Rapport de sondage FSZ-06B (suite)..................................................... 161
Figure A1-8 : Rapport de sondage FSZ-06C. .............................................................. 162
Figure A1-9 : Rapport de sondage FSZ-06C (suite). ................................................... 163

154
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure A1-1 : Rapport de sondage FSZ-06.

155
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure A1-2 : Rapport de sondage FSZ-06 (suite).

156
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure A1-3 : Rapport de sondage FSZ-06 (suite).

157
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure A1-4 : Rapport de sondage FSZ-06A.

158
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure A1-5 : Rapport de sondage FSZ-06A (suite).

159
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure A1-6 : Rapport de sondage FSZ-06B.

160
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure A1-7 : Rapport de sondage FSZ-06B (suite).

161
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure A1-8 : Rapport de sondage FSZ-06C.

162
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure A1-9 : Rapport de sondage FSZ-06C (suite).

163
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Annexe A2 : Terrain
Figure A2-1 : Piézocône préliminaire de Saint-Anaclet-de-Lessard. ............................ 165
Figure A2-2 : Résultats de l’analyseur de battage à Saint-Anaclet-de-Lessard............ 166
Figure A2-3 : Piézomètres à Saint-Anaclet-de-Lessard. .............................................. 167
Figure A2-4 : Résultats de l’essai sismique de type « downhole » à Saint-Anaclet-de-
Lessard. ...................................................................................................................... 168

164
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

.
Figure A2-1 : Piézocône préliminaire de Saint-Anaclet-de-Lessard.

165
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure A2-2 : Résultats de l’analyseur de battage à Saint-Anaclet-de-Lessard.

166
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure A2-3 : Piézomètres à Saint-Anaclet-de-Lessard.

167
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure A2-4 : Résultats de l’essai sismique de type « downhole » à Saint-Anaclet-de-


Lessard.

168
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Annexe A3 : Essais triaxiaux


Figure A3-1 : Sommaire des 3 essais triaxiaux réalisés entre 8,16 et 8,91 m à Saint-
Anaclet-de-Lessard. .................................................................................................... 170
Figure A3-2 : Sommaire des 3 essais triaxiaux réalisés entre 14,20 et 14,53 m à Saint-
Anaclet-de-Lessard. .................................................................................................... 171
Figure A3-3 : Sommaire des essais triaxiaux réalisés aux contraintes en place à Saint-
Anaclet-de-Lessard. .................................................................................................... 172
Figure A3-4 : Module Eu lors de l’essai triaxial de 8,18 à 8,28 m. ................................ 173
Figure A3-5 : Module Eu lors de l’essai triaxial de 9,69 à 9,79 m. ................................ 174
Figure A3-6 : Module Eu lors de l’essai triaxial de 14,20 à 14,30 m. ............................ 175
Figure A3-7 : Module Eu lors de l’essai triaxial de 17,14 à 17,25 m. ............................ 176

169
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure A3-1 : Sommaire des 3 essais triaxiaux réalisés entre 8,16 et 8,91 m à Saint-Anaclet-
de-Lessard.

170
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure A3-2 : Sommaire des 3 essais triaxiaux réalisés entre 14,20 et 14,53 m à Saint-
Anaclet-de-Lessard.

171
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure A3-3 : Sommaire des essais triaxiaux réalisés aux contraintes en place à Saint-
Anaclet-de-Lessard.

172
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure A3-4 : Module Eu lors de l’essai triaxial de 8,18 à 8,28 m.

173
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure A3-5 : Module Eu lors de l’essai triaxial de 9,69 à 9,79 m.

174
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure A3-6 : Module Eu lors de l’essai triaxial de 14,20 à 14,30 m.

175
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure A3-7 : Module Eu lors de l’essai triaxial de 17,14 à 17,25 m.

176
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Annexe A4 : Essais œdométriques


Figure A4-1 : Essai œdométrique à Saint-Anaclet-de-Lessard à 8,83 m de profondeur.
.................................................................................................................................... 178
Figure A4-2 : Déformation-contrainte de l’essai œdométrique à 8,83 m à Saint-Anaclet-
de-Lessard. ................................................................................................................. 179
Figure A4-3 : Contrainte - module œdométrique de l’essai à 8,83 m à Saint-Anaclet-de-
Lessard. ...................................................................................................................... 180
Figure A4-4 : Essai œdométrique à Saint-Anaclet-de-Lessard à 9,77 m de profondeur.
.................................................................................................................................... 181
Figure A4-5 : Déformation-contrainte de l’essai œdométrique à 9,77 m à Saint-Anaclet-
de-Lessard. ................................................................................................................. 182
Figure A4-6 : Contrainte - module œdométrique de l’essai à 9,77 m à Saint-Anaclet-de-
Lessard. ...................................................................................................................... 183
Figure A4-7 : Essai œdométrique à Saint-Anaclet-de-Lessard à 14,16 m de profondeur.
.................................................................................................................................... 184
Figure A4-8 : Déformation-contrainte de l’essai œdométrique à 14,16 m à Saint-Anaclet-
de-Lessard. ................................................................................................................. 185
Figure A4-9 : Contrainte - module œdométrique de l’essai à 14,16 m Saint-Anaclet-de-
Lessard. ...................................................................................................................... 186
Figure A4-10 : Essai œdométrique à Saint-Anaclet-de-Lessard à 17,34 m de profondeur.
.................................................................................................................................... 187
Figure A4-11 : Déformation-contrainte de l’essai œdométrique à 17,34 m à Saint-Anaclet-
de-Lessard. ................................................................................................................. 188
Figure A4-12 : Contrainte - module œdométrique de l’essai à 17,34 m à Saint-Anaclet-de-
Lessard. ...................................................................................................................... 189
Figure A4-13 : Essai œdométrique à Saint-Anaclet-de-Lessard à 23,40 m de profondeur.
.................................................................................................................................... 190
Figure A4-14 : Déformation-contrainte de l’essai œdométrique à 23,40 m à Saint-Anaclet-
de-Lessard. ................................................................................................................. 191
Figure A4-15 : Contrainte - module œdométrique de l’essai à 23,40 m à Saint-Anaclet-de-
Lessard. ...................................................................................................................... 192
Figure A4-16 : Essai œdométrique à Saint-Anaclet-de-Lessard à 27,90 m de profondeur.
.................................................................................................................................... 193
Figure A4-17 : Déformation-contrainte de l’essai œdométrique à 27,90 m à Saint-Anaclet-
de-Lessard. ................................................................................................................. 194
Figure A4-18 : Contrainte - module œdométrique de l’essai à 27,90 m à Saint-Anaclet-de-
Lessard. ...................................................................................................................... 195

177
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure A4-1 : Essai œdométrique à Saint-Anaclet-de-Lessard à 8,83 m de profondeur.

178
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure A4-2 : Déformation-contrainte de l’essai œdométrique à 8,83 m à Saint-Anaclet-de-


Lessard.

179
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure A4-3 : Contrainte - module œdométrique de l’essai à 8,83 m à Saint-Anaclet-de-


Lessard.

180
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure A4-4 : Essai œdométrique à Saint-Anaclet-de-Lessard à 9,77 m de profondeur.

181
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure A4-5 : Déformation-contrainte de l’essai œdométrique à 9,77 m à Saint-Anaclet-de-


Lessard.

182
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure A4-6 : Contrainte - module œdométrique de l’essai à 9,77 m à Saint-Anaclet-de-


Lessard.

183
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure A4-7 : Essai œdométrique à Saint-Anaclet-de-Lessard à 14,16 m de profondeur.

184
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure A4-8 : Déformation-contrainte de l’essai œdométrique à 14,16 m à Saint-Anaclet-de-


Lessard.

185
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure A4-9 : Contrainte - module œdométrique de l’essai à 14,16 m Saint-Anaclet-de-


Lessard.

186
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure A4-10 : Essai œdométrique à Saint-Anaclet-de-Lessard à 17,34 m de profondeur.

187
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure A4-11 : Déformation-contrainte de l’essai œdométrique à 17,34 m à Saint-Anaclet-de-


Lessard.

188
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure A4-12 : Contrainte - module œdométrique de l’essai à 17,34 m à Saint-Anaclet-de-


Lessard.

189
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure A4-13 : Essai œdométrique à Saint-Anaclet-de-Lessard à 23,40 m de profondeur.

190
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure A4-14 : Déformation-contrainte de l’essai œdométrique à 23,40 m à Saint-Anaclet-de-


Lessard.

191
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure A4-15 : Contrainte - module œdométrique de l’essai à 23,40 m à Saint-Anaclet-de-


Lessard.

192
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure A4-16 : Essai œdométrique à Saint-Anaclet-de-Lessard à 27,90 m de profondeur.

193
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure A4-17 : Déformation-contrainte de l’essai œdométrique à 27,90 m à Saint-Anaclet-de-


Lessard.

194
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure A4-18 : Contrainte - module œdométrique de l’essai à 27,90 m à Saint-Anaclet-de-


Lessard.

195
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Annexe B : Trois-Pistoles

Annexe B1 : Rapport de sondage


Figure B1-1 : Rapport de sondage FSZ-01.................................................................. 197
Figure B1-2 : Rapport de sondage FSZ-01 (suite). ...................................................... 198
Figure B1-3 : Rapport de sondage FSZ-01 (suite). ...................................................... 199
Figure B1-4 : Rapport de sondage FSZ-01B. .............................................................. 200
Figure B1-5 : Rapport de sondage FSZ-01B (suite)..................................................... 201
Figure B1-6 : Rapport de sondage FSZ-01B (suite)..................................................... 202
Figure B1-7 : Rapport de sondage FSZ-01C. .............................................................. 203
Figure B1-8 : Rapport de sondage FSZ-01C (suite). ................................................... 204
Figure B1-9 : Rapport de sondage FSZ-01D. .............................................................. 205
Figure B1-10 : Rapport de sondage FSZ-01D (suite). ................................................. 206
Figure B1-11 : Rapport de sondage FSZ-01D (suite). ................................................. 207

196
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure B1-1 : Rapport de sondage FSZ-01.

197
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure B1-2 : Rapport de sondage FSZ-01 (suite).

198
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure B1-3 : Rapport de sondage FSZ-01 (suite).

199
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure B1-4 : Rapport de sondage FSZ-01B.

200
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure B1-5 : Rapport de sondage FSZ-01B (suite).

201
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure B1-6 : Rapport de sondage FSZ-01B (suite).

202
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure B1-7 : Rapport de sondage FSZ-01C.

203
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure B1-8 : Rapport de sondage FSZ-01C (suite).

204
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure B1-9 : Rapport de sondage FSZ-01D.

205
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure B1-10 : Rapport de sondage FSZ-01D (suite).

206
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure B1-11 : Rapport de sondage FSZ-01D (suite).

207
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Annexe B2 : Terrain
Figure B2-1 : Piézocône préliminaire de Trois-Pistoles. .............................................. 209
Figure B2-2 : Résultats de l’analyseur de battage à Trois-Pistoles. ............................. 210
Figure B2-3 : Piézomètres à Trois-Pistoles. ................................................................ 211
Figure B2-4 : Résultats de l’essai sismique de type « downhole » à Trois-Pistoles. .... 212

208
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure B2-1 : Piézocône préliminaire de Trois-Pistoles.

209
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure B2-2 : Résultats de l’analyseur de battage à Trois-Pistoles.

210
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure B2-3 : Piézomètres à Trois-Pistoles.

211
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure B2-4 : Résultats de l’essai sismique de type « downhole » à Trois-Pistoles.

212
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Annexe B3 : Essais triaxiaux


Figure B3-1 : Sommaire des 3 essais triaxiaux réalisés entre 3,14 et 3,98 m à Trois-
Pistoles. ...................................................................................................................... 214
Figure B3-2 : Sommaire des 3 essais triaxiaux réalisés entre 9,62 et 10,37 m à Trois-
Pistoles. ...................................................................................................................... 215
Figure B3-3 : Sommaire des essais triaxiaux réalisés aux contraintes en place à Trois-
Pistoles ....................................................................................................................... 216
Figure B3-4 : Module Eu lors de l’essai triaxial de 3,15 à 3,25 m. ................................ 217
Figure B3-5 : Module Eu lors de l’essai triaxial de 5,88 à 5,98 m. ................................ 218
Figure B3-6 : Module Eu lors de l’essai triaxial de 10,27 à 10,37 m. ............................ 219
Figure B3-7 : Module Eu lors de l’essai triaxial de 14,15 à 14,25 m. ............................ 220
Figure B3-8 : Module Eu lors de l’essai triaxial de 19,02 à 19,12 m. ............................ 221

213
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure B3-1 : Sommaire des 3 essais triaxiaux réalisés entre 3,14 et 3,98 m à Trois-Pistoles.

214
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure B3-2 : Sommaire des 3 essais triaxiaux réalisés entre 9,62 et 10,37 m à Trois-Pistoles.

215
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure B3-3 : Sommaire des essais triaxiaux réalisés aux contraintes en place à Trois-
Pistoles

216
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure B3-4 : Module Eu lors de l’essai triaxial de 3,15 à 3,25 m.

217
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure B3-5 : Module Eu lors de l’essai triaxial de 5,88 à 5,98 m.

218
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure B3-6 : Module Eu lors de l’essai triaxial de 10,27 à 10,37 m.

219
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure B3-7 : Module Eu lors de l’essai triaxial de 14,15 à 14,25 m.

220
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure B3-8 : Module Eu lors de l’essai triaxial de 19,02 à 19,12 m.

221
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Annexe B4 : Essais œdométriques


Figure B4-1 : Essai œdométrique à Trois-Pistoles à 3,32 m de profondeur. ................ 223
Figure B4-2 : Déformation-contrainte de l’essai œdométrique à 3,32 m à Trois-Pistoles.
.................................................................................................................................... 224
Figure B4-3 : Contrainte - module œdométrique de l’essai à 3,32 m à Trois-Pistoles. . 225
Figure B4-4 : Essai œdométrique à Trois-Pistoles à 5,24 m de profondeur. ................ 226
Figure B4-5 : Déformation-contrainte de l’essai œdométrique à 5,24 m à Trois-Pistoles.
.................................................................................................................................... 227
Figure B4-6 : Contrainte - module œdométrique de l’essai à 5,24 m à Trois-Pistoles. . 228
Figure B4-7 : Essai œdométrique à Trois-Pistoles à 9,72 m de profondeur. ................ 229
Figure B4-8 : Déformation-contrainte de l’essai œdométrique à 9,72 m à Trois-Pistoles.
.................................................................................................................................... 230
Figure B4-9 : Contrainte - module œdométrique de l’essai à 9,72 m à Trois-Pistoles. . 231
Figure B4-10 : Essai œdométrique à Trois-Pistoles à 14,32 m de profondeur. ............ 232
Figure B4-11 : Déformation-contrainte de l’essai œdométrique à 14,32 m à Trois-Pistoles.
.................................................................................................................................... 233
Figure B4-12 : Contrainte - module œdométrique de l’essai à 14,32 m à Trois-Pistoles.
.................................................................................................................................... 234
Figure B4-13 : Essai œdométrique à Trois-Pistoles à 18,54 m de profondeur. ............ 235
Figure B4-14 : Déformation-contrainte de l’essai œdométrique à 18,54 m à Trois-Pistoles.
.................................................................................................................................... 236
Figure B4-15 : Contrainte - module œdométrique de l’essai à 18,54 m à Trois-Pistoles.
.................................................................................................................................... 237
Figure B4-16 : Essai œdométrique à Trois-Pistoles à 25,18 m de profondeur. ............ 238
Figure B4-17 : Déformation-contrainte de l’essai œdométrique à 25,18 m à Trois-Pistoles.
.................................................................................................................................... 239
Figure B4-18 : Contrainte - module œdométrique de l’essai à 25,18 m à Trois-Pistoles.
.................................................................................................................................... 240
Figure B4-19 : Essai œdométrique à Trois-Pistoles à 28,28 m de profondeur. ............ 241
Figure B4-20 : Déformation-contrainte de l’essai œdométrique à 28,28 m à Trois-Pistoles.
.................................................................................................................................... 242
Figure B4-21 : Contrainte - module œdométrique de l’essai à 28,28 m à Trois-Pistoles.
.................................................................................................................................... 243

222
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure B4-1 : Essai œdométrique à Trois-Pistoles à 3,32 m de profondeur.

223
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure B4-2 : Déformation-contrainte de l’essai œdométrique à 3,32 m à Trois-Pistoles.

224
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure B4-3 : Contrainte - module œdométrique de l’essai à 3,32 m à Trois-Pistoles.

225
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure B4-4 : Essai œdométrique à Trois-Pistoles à 5,24 m de profondeur.

226
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure B4-5 : Déformation-contrainte de l’essai œdométrique à 5,24 m à Trois-Pistoles.

227
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure B4-6 : Contrainte - module œdométrique de l’essai à 5,24 m à Trois-Pistoles.

228
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure B4-7 : Essai œdométrique à Trois-Pistoles à 9,72 m de profondeur.

229
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure B4-8 : Déformation-contrainte de l’essai œdométrique à 9,72 m à Trois-Pistoles.

230
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure B4-9 : Contrainte - module œdométrique de l’essai à 9,72 m à Trois-Pistoles.

231
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure B4-10 : Essai œdométrique à Trois-Pistoles à 14,32 m de profondeur.

232
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure B4-11 : Déformation-contrainte de l’essai œdométrique à 14,32 m à Trois-Pistoles.

233
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure B4-12 : Contrainte - module œdométrique de l’essai à 14,32 m à Trois-Pistoles.

234
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure B4-13 : Essai œdométrique à Trois-Pistoles à 18,54 m de profondeur.

235
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure B4-14 : Déformation-contrainte de l’essai œdométrique à 18,54 m à Trois-Pistoles.

236
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure B4-15 : Contrainte - module œdométrique de l’essai à 18,54 m à Trois-Pistoles.

237
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure B4-16 : Essai œdométrique à Trois-Pistoles à 25,18 m de profondeur.

238
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure B4-17 : Déformation-contrainte de l’essai œdométrique à 25,18 m à Trois-Pistoles.

239
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure B4-18 : Contrainte - module œdométrique de l’essai à 25,18 m à Trois-Pistoles.

240
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure B4-19 : Essai œdométrique à Trois-Pistoles à 28,28 m de profondeur.

241
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure B4-20 : Déformation-contrainte de l’essai œdométrique à 28,28 m à Trois-Pistoles.

242
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure B4-21 : Contrainte - module œdométrique de l’essai à 28,28 m à Trois-Pistoles.

243
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Annexe C : Price

Annexe C1 : Sondages
Figure C1-1 : Rapport de sondage FSZ-07. ................................................................ 245
Figure C1-2 : Rapport de sondage FSZ-07 (suite). ...................................................... 246
Figure C1-3 : Rapport de sondage FSZ-07A. .............................................................. 247
Figure C1-4 : Rapport de sondage FSZ-07A (suite). ................................................... 248
Figure C1-5 : Rapport de sondage FSZ-07B. .............................................................. 249
Figure C1-6 : Rapport de sondage FSZ-07B (suite). ................................................... 250
Figure C1-7 : Rapport de sondage FSZ-07C. .............................................................. 251
Figure C1-8 : Rapport de sondage FSZ-07C (suite). ................................................... 252

244
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure C1-1 : Rapport de sondage FSZ-07.

245
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure C1-2 : Rapport de sondage FSZ-07 (suite).

246
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure C1-3 : Rapport de sondage FSZ-07A.

247
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure C1-4 : Rapport de sondage FSZ-07A (suite).

248
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure C1-5 : Rapport de sondage FSZ-07B.

249
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure C1-6 : Rapport de sondage FSZ-07B (suite).

250
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure C1-7 : Rapport de sondage FSZ-07C.

251
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure C1-8 : Rapport de sondage FSZ-07C (suite).

252
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Annexe C2 : Terrain
Figure C2-1 : Piézocône à Price. ................................................................................. 254
Figure C2-2 : Résultats de l’analyseur de battage à Price. ......................................... 255
Figure C2-3 : Piézomètres à Price............................................................................... 256
Figure C2-4 : Résultats de l’essai sismique de type « downhole » et « crosshole » à Price.
.................................................................................................................................... 257

253
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure C2-1 : Piézocône à Price.

254
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure C2-2 : Résultats de l’analyseur de battage à Price.

255
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure C2-3 : Piézomètres à Price.

256
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure C2-4 : Résultats de l’essai sismique de type « downhole » et « crosshole » à Price.

257
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Annexe C3 : Essais triaxiaux


Figure C3-1 : Sommaire des 3 essais triaxiaux réalisés entre 10,78 et 10,98 m à Price.
.................................................................................................................................... 259
Figure C3-2 : Sommaire des 3 essais triaxiaux réalisés entre 14,55 et 15,20 m à Price.
.................................................................................................................................... 260
Figure C3-3 : Sommaire des essais triaxiaux aux contraintes en place à Price. .......... 261
Figure C3-4 : Module Eu lors de l’essai triaxial de 5,11 à 5,21 m (Price). ..................... 262
Figure C3-5 : Module Eu lors de l’essai triaxial de 10,78 à 10,88 m (Price). ................. 263
Figure C3-6 : Module Eu lors de l’essai triaxial de 14,58 à 14,68 m (Price). ................. 264
Figure C3-7 : Module Eu lors de l’essai triaxial de 17,76 à 17,86 m (Price). ................. 265

258
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure C3-1 : Sommaire des 3 essais triaxiaux réalisés entre 10,78 et 10,98 m à Price.

259
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure C3-2 : Sommaire des 3 essais triaxiaux réalisés entre 14,55 et 15,20 m à Price.

260
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure C3-3 : Sommaire des essais triaxiaux aux contraintes en place à Price.

261
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure C3-4 : Module Eu lors de l’essai triaxial de 5,11 à 5,21 m (Price).

262
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure C3-5 : Module Eu lors de l’essai triaxial de 10,78 à 10,88 m (Price).

263
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure C3-6 : Module Eu lors de l’essai triaxial de 14,58 à 14,68 m (Price).

264
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure C3-7 : Module Eu lors de l’essai triaxial de 17,76 à 17,86 m (Price).

265
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Annexe C4 : Essais œdométriques


Figure C4-1 : Essai œdométrique à Price à 5,72 m de profondeur. ............................. 267
Figure C4-2 : Déformation-contrainte de l’essai œdométrique à 5,72 m à Price. ......... 268
Figure C4-3 : Contrainte - module œdométrique de l’essai à 5,72 m à Price. .............. 269
Figure C4-4 : Essai œdométrique à Price à 7,70 m de profondeur. ............................. 270
Figure C4-5 : Déformation-contrainte de l’essai œdométrique à 7,70 m à Price. ......... 271
Figure C4-6 : Contrainte - module œdométrique de l’essai à 7,70 m à Price. .............. 272
Figure C4-7 : Essai œdométrique à Price à 14,69 m de profondeur. ........................... 273
Figure C4-8 : Déformation-contrainte de l’essai œdométrique à 14,69 m à Price. ....... 274
Figure C4-9 : Contrainte - module œdométrique de l’essai à 14,69 m à Price. ............ 275
Figure C4-10 : Essai œdométrique à Price à 16,49 m de profondeur. ......................... 276
Figure C4-11 : Déformation-contrainte de l’essai œdométrique à 16,49 m à Price. ..... 277
Figure C4-12 : Contrainte - module œdométrique de l’essai à 16,49 m à Price. .......... 278
Figure C4-13 : Essai œdométrique à Price à 17,71 m de profondeur. ......................... 279
Figure C4-14 : Déformation-contrainte de l’essai œdométrique à 17,71 m à Price. ..... 280
Figure C4-15 : Contrainte - module œdométrique de l’essai à 17,71 m à Price. .......... 281

266
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure C4-1 : Essai œdométrique à Price à 5,72 m de profondeur.

267
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure C4-2 : Déformation-contrainte de l’essai œdométrique à 5,72 m à Price.

268
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure C4-3 : Contrainte - module œdométrique de l’essai à 5,72 m à Price.

269
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure C4-4 : Essai œdométrique à Price à 7,70 m de profondeur.

270
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure C4-5 : Déformation-contrainte de l’essai œdométrique à 7,70 m à Price.

271
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure C4-6 : Contrainte - module œdométrique de l’essai à 7,70 m à Price.

272
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure C4-7 : Essai œdométrique à Price à 14,69 m de profondeur.

273
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure C4-8 : Déformation-contrainte de l’essai œdométrique à 14,69 m à Price.

274
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure C4-9 : Contrainte - module œdométrique de l’essai à 14,69 m à Price.

275
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure C4-10 : Essai œdométrique à Price à 16,49 m de profondeur.

276
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure C4-11 : Déformation-contrainte de l’essai œdométrique à 16,49 m à Price.

277
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure C4-12 : Contrainte - module œdométrique de l’essai à 16,49 m à Price.

278
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure C4-13 : Essai œdométrique à Price à 17,71 m de profondeur.

279
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure C4-14 : Déformation-contrainte de l’essai œdométrique à 17,71 m à Price.

280
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure C4-15 : Contrainte - module œdométrique de l’essai à 17,71 m à Price.

281
Annexe D : Saint-Ulric-de-Matane

Annexe D1 : Sondages
Figure D1-1 : Rapport de sondage FSZ-08. ................................................................ 283
Figure D1-2 : Rapport de sondage FSZ-08A. .............................................................. 284
Figure D1-3 : Rapport de sondage FSZ-08A (suite). ................................................... 285
Figure D1-4 : Rapport de sondage FSZ-08B. .............................................................. 286
Figure D1-5 : Rapport de sondage FSZ-08C. .............................................................. 287
Figure D1-6 : Rapport de sondage FSZ-08D. .............................................................. 288

282
Figure D1-1 : Rapport de sondage FSZ-08.

283
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure D1-2 : Rapport de sondage FSZ-08A.

284
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure D1-3 : Rapport de sondage FSZ-08A (suite).

285
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure D1-4 : Rapport de sondage FSZ-08B.

286
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure D1-5 : Rapport de sondage FSZ-08C.

287
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure D1-6 : Rapport de sondage FSZ-08D.

288
Annexe D2 : Terrain
Figure D2-1 : Piézocône à Saint-Ulric-de-Matane. ...................................................... 290
Figure D2-2 : Résultats de l’analyseur de battage à Saint-Ulric-de-Matane. ................ 291
Figure D2-3 : Piézomètres à Saint-Ulric-de-Matane. ................................................... 292
Figure D2-4 : Résultats de l’essai sismique de type « downhole » à Saint-Ulric-de-Matane.
.................................................................................................................................... 293

289
Figure D2-1 : Piézocône à Saint-Ulric-de-Matane.

290
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure D2-2 : Résultats de l’analyseur de battage à Saint-Ulric-de-Matane.

291
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure D2-3 : Piézomètres à Saint-Ulric-de-Matane.

292
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure D2-4 : Résultats de l’essai sismique de type « downhole » à Saint-Ulric-de-Matane.

293
Annexe D3 : Essais triaxiaux
Figure D3-1 : Sommaire des 3 essais triaxiaux réalisés entre 7,04 et 7,34 m à Saint-Ulric-
de-Matane. .................................................................................................................. 295
Figure D3-2 : Sommaire des 4 essais triaxiaux réalisés entre 13,82 et 13,93 m à Saint-
Ulric-de-Matane........................................................................................................... 296
Figure D3-3 : Sommaire des essais triaxiaux aux contraintes en place à Saint-Ulric-de-
Matane. ....................................................................................................................... 296
Figure D3-4 : Module Eu lors de l’essai triaxial de 4,08 m (Saint-Ulric-de-Matane). ..... 297
Figure D3-5 : Module Eu lors de l’essai triaxial de 7,04 m (Saint-Ulric-de-Matane). ..... 298
Figure D3-6 : Module Eu lors de l’essai triaxial de 13,82 m (Saint-Ulric-de-Matane). ... 299
Figure D3-7 : Module Eu lors de l’essai triaxial de 13,93 m (Saint-Ulric-de-Matane). ... 300
Figure D3-8 : Module Eu lors de l’essai triaxial de 16,01 m (Saint-Ulric-de-Matane). ... 301

294
Figure D3-1 : Sommaire des 3 essais triaxiaux réalisés entre 7,04 et 7,34 m à Saint-Ulric-de-
Matane.

295
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure D3-2 : Sommaire des 4 essais triaxiaux réalisés entre 13,82 et 13,93 m à Saint-Ulric-
de-Matane.

Figure D3-3 : Sommaire des essais triaxiaux aux contraintes en place à Saint-Ulric-de-
Matane.

296
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure D3-4 : Module Eu lors de l’essai triaxial de 4,08 m (Saint-Ulric-de-Matane).

297
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure D3-5 : Module Eu lors de l’essai triaxial de 7,04 m (Saint-Ulric-de-Matane).

298
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure D3-6 : Module Eu lors de l’essai triaxial de 13,82 m (Saint-Ulric-de-Matane).

299
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure D3-7 : Module Eu lors de l’essai triaxial de 13,93 m (Saint-Ulric-de-Matane).

300
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure D3-8 : Module Eu lors de l’essai triaxial de 16,01 m (Saint-Ulric-de-Matane).

301
Annexe D4 : Essais œdométriques
Figure D4-1 : Essai œdométrique à Saint-Ulric-de-Matane à 4,18 m de profondeur. ... 303
Figure D4-2 : Déformation-contrainte de l’essai œdométrique à 4,18 m à Saint-Ulric-de-
Matane ........................................................................................................................ 304
Figure D4-3 : Contrainte - module œdométrique de l’essai à 4,18 m à Saint-Ulric-de-
Matane ........................................................................................................................ 305
Figure D4-4 : Essai œdométrique à Saint-Ulric-de-Matane à 13,23 m de profondeur. . 306
Figure D4-5 : Déformation-contrainte de l’essai œdométrique à 13,23 m à Saint-Ulric-de-
Matane ........................................................................................................................ 307
Figure D4-6 : Contrainte - module œdométrique de l’essai à 13,23 m à Saint-Ulric-de-
Matane ........................................................................................................................ 308
Figure D4-7 : Essai œdométrique à Saint-Ulric-de-Matane à 16,45 m de profondeur. . 309
Figure D4-8 : Déformation-contrainte de l’essai œdométrique à 16,45 m à Saint-Ulric-de-
Matane ........................................................................................................................ 310
Figure D4-9 : Contrainte - module œdométrique de l’essai à 16,45 m à Saint-Ulric-de-
Matane ........................................................................................................................ 311
Figure D4-10 : Essai œdométrique à Saint-Ulric-de-Matane à 17,71 m de profondeur.
.................................................................................................................................... 312
Figure D4-11 : Déformation-contrainte de l’essai œdométrique à 17,71 m à Saint-Ulric-de-
Matane ........................................................................................................................ 313
Figure D4-12 : Contrainte - module œdométrique de l’essai à 17,71 m à Saint-Ulric-de-
Matane ........................................................................................................................ 314

302
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure D4-1 : Essai œdométrique à Saint-Ulric-de-Matane à 4,18 m de profondeur.

303
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure D4-2 : Déformation-contrainte de l’essai œdométrique à 4,18 m à Saint-Ulric-de-


Matane

304
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure D4-3 : Contrainte - module œdométrique de l’essai à 4,18 m à Saint-Ulric-de-Matane

305
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure D4-4 : Essai œdométrique à Saint-Ulric-de-Matane à 13,23 m de profondeur.

306
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure D4-5 : Déformation-contrainte de l’essai œdométrique à 13,23 m à Saint-Ulric-de-


Matane

307
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure D4-6 : Contrainte - module œdométrique de l’essai à 13,23 m à Saint-Ulric-de-Matane

308
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure D4-7 : Essai œdométrique à Saint-Ulric-de-Matane à 16,45 m de profondeur.

309
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure D4-8 : Déformation-contrainte de l’essai œdométrique à 16,45 m à Saint-Ulric-de-


Matane

310
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure D4-9 : Contrainte - module œdométrique de l’essai à 16,45 m à Saint-Ulric-de-Matane

311
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure D4-10 : Essai œdométrique à Saint-Ulric-de-Matane à 17,71 m de profondeur.

312
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure D4-11 : Déformation-contrainte de l’essai œdométrique à 17,71 m à Saint-Ulric-de-


Matane

313
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure D4-12 : Contrainte - module œdométrique de l’essai à 17,71 m à Saint-Ulric-de-Matane

314
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Annexe E : Estimation de la vitesse de propagation des ondes sismiques de


cisaillement
Figure E-1 : Estimation de la vitesse de propagation des ondes sismiques de cisaillement
selon les données au piézocône à Saint-Anaclet-de-Lessard...................................... 316
Figure E-2 : Estimation de la vitesse de propagation des ondes sismiques de cisaillement
selon les données au piézocône à Trois-Pistoles. ....................................................... 317
Figure E-3 : Estimation de la vitesse de propagation des ondes sismiques de cisaillement
selon les données au piézocône à Price. .................................................................... 318
Figure E-4 : Estimation de la vitesse de propagation des ondes sismiques de cisaillement
selon les données au piézocône à Saint-Ulric-de-Matane. .......................................... 319

Les Figures E-1, E-2, E-3 et E-4 présentent des relations tirées de la littérature permettant
d’estimer la vitesse de propagation des ondes sismiques de cisaillement. Parmi les 5
relations présentées sur ces figures, celle de Robertson (2012) corrèle le mieux avec
l’unité supérieure à Saint-Anaclet-de-Lessard et Trois-Pistoles. Les données suivent très
bien les 2 profils de Vs. À Price, les 5 relations surestiment le Vs à plusieurs profondeurs
dans l’unité supérieure et ces relations sont inadéquates pour ce site. À Saint-Ulric-de-
Matane, les relations d’Andrus (2007), de l’Heureux et Long (2017) et de Salsabili et coll.
(2022) suivent bien les résultats de l’essai « downhole », tandis que la relation de
Robertson (2012) sous-estime le Vs dans la partie supérieure du dépôt et celle de Mayne
(2007) le surestime.

Pour l’unité inférieure, à Saint-Anaclet-de-Lessard, les relations de Mayne (2007) et


Robertson (2012) sous-estiment le Vs à partir de 19 m. Les autres relations (Andrus, 2007;
L’Heureux et Long, 2017; Salsabili et coll., 2022) ne permettent pas une bonne estimation
du Vs de l’unité inférieure à Saint-Anaclet-de-Lessard. Pour le site de Trois-Pistoles,
l’équation de Robertson corrèle bien au profil de l’unité inférieure jusqu’à 24 m. Cette
relation va ensuite sous-estimer le profil de vitesse de propagation des ondes sismiques
de cisaillement. Les 4 autres relations ne corrèlent pas avec le profil de Vs à Trois-Pistoles.
À Price, aucune relation ne permet l’estimation du profil de Vs.

315
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure E-1 : Estimation de la vitesse de propagation des ondes sismiques de cisaillement


selon les données au piézocône à Saint-Anaclet-de-Lessard.

316
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure E-2 : Estimation de la vitesse de propagation des ondes sismiques de cisaillement


selon les données au piézocône à Trois-Pistoles.

317
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure E-3 : Estimation de la vitesse de propagation des ondes sismiques de cisaillement


selon les données au piézocône à Price.

318
CARACTÉRISATION GÉOTECHNIQUE DES PROPRIÉTÉS DES ARGILES DU BAS-SAINT-LAURENT

Figure E-4 : Estimation de la vitesse de propagation des ondes sismiques de cisaillement


selon les données au piézocône à Saint-Ulric-de-Matane.

319

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