Rapport de Stage
Rapport de Stage
INTRODUCTION
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Rapport de stage présenté par KOUAME Kouadio Jean Marc
EVALUATION DU RENDEMENT DES PRODUCTEURS DE CACAO DANS LE DEPARTEMENT DE SEGUELA
PREMIERE PARTIE :
ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE
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« Le succès de ce pays repose sur l’agriculture » plus qu’un slogan, une véritable
politique de développement dès l’accession à l’indépendance de la Cote d’Ivoire.
Dans le cadre de la mise en œuvre du programme National d’Appui aux services
Agricole (PNASA) conduit par la banque mondiale (BM), suite au décret N° 93-777,
l’ANADER fut créée le 29 Septembre 1993. Elle est la fusion de la CIDV
(Compagnie Ivoirienne pour le Développement des cultures Vivrières), la
SATMACI (Société d’Assistance Technique pour la Modernisation Agricole de la
Cote d’Ivoire) qui s’occupait des cultures pérennes.et la SODEPRA (Société pour le
Développement de la Production Animale). A l’époque cette politique sectorielle a eu
un succès et les résultats mondialement reconnus. L’avènement de l’ANADER a
apporté une nouvelle approche et un nouveau dynamisme au secteur agricole.
Désormais, aucune décision concernant le domaine n’est prise unilatéralement par les
techniciens mais plutôt avec l’avis des exploitants d’où la méthode participative et la
responsabilité des exploitants dans la conduite de la politique agricole.
Société économique mixte de type particulier à sa création, avec 90,3 % des 500
millions du capital détenu par l’Etat de Côte d’Ivoire, l’ANADER va muer le 16 avril
1998 en une société anonyme (S.A) à participation minoritaire de l’Etat (35%), le
reste des actions étant réparti entre les familles professionnelles (33%) et le secteur
privé (32%).
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La Zone ANADER de Séguéla est dirigée par un Chef de Zone (CZ). Il gère
l’ensemble de la zone et coordonne toutes activités et projets exécutés sur le territoire
de la zone. La zone est composée d’un pool administratif qui comprend un CZ, un
Assistant Administratif et Comptable( AAC) et une secrétaire et un pool technique
qui comprend un Equipiers de Planification Locale (EPL), un Technicien Spécialisé
en Elevage (TSE), un Technicien Spécialisé en Cultures Annuelles(TSCA), un
Technicien Spécialisé en Cultures Pérennes (TSCP), un Technicien Spécialisé en
Organisations Professionnelles Agricoles (TSOPA), un enquêteur, et des Animateurs
de Développement Rural (ADR) .Il convient de faire remarquer la présence d’un
chauffeur au sein de la zone. L’organisation de l’ANADER de Séguéla se présente
comme suit :
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1.2.2.2. Secrétaire
Elle est chargée d’assister la direction. A cet titre, elle prépare et envoie les courriers
de la structure et reçoit les courriers des partenaires et collaborateurs. Elle s’occupe
de tous les documents de la zone (passation de service, permission, les programmes
des congés du personnel, etc.).En ce qui concerne les réunions, elle est chargée
d’informer tout le personnel de la zone.
Ils sont au nombre de quatre catégories que sont : les techniciens spécialisés en
élevage (TSE), les techniciens spécialisés en cultures pérennes (TSCP), Techniciens
spécialisés en cultures annuelles (TSCA), et les techniciens spécialisés en
organisations professionnelles agricoles (TSOPA). Ils sont chargés de cordonner tous
les programmes de la zone en formant les exploitants en salle ou in situ à travers les
champs-écoles, et unités de démonstration.
1.2.2.6. Enquêteur
Il est chargé de la collecte des informations quantitative et qualitative et de leur
capitalisation dans la base des données de la zone. Il a aussi la charge de la pose des
carrés de rendement (CDR), de densité (CDD).
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1.4.2.1. Relief
1.4.2.2. Climat
Le département de Séguéla est situé dans la partie centre ouest du pays, son climat est
de type soudanien. Ce climat est rythmé par deux(2) saisons que : sont une saison
sèche de Novembre à Avril et une saison pluvieuse de Mai à Octobre. Avec une
température maximale de 35°C et minimale de 24°C. Cette température est favorable
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Janvier 00 00
Février 00 00
Mars 04 128
Avril 07 57,7
Mai 12 181,5
Juin 07 44
Juillet 10 122,5
Aout 15 231
Septembre 17 266,2
Octobre 09 107,5
Novembre 03 48
Décembre 00 00
Total 84 1186,4
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Le mois le plus pluvieux en 2016 était le mois de Mars avec 32 mm de pluie par jour
sur quatre jours contre 00 mm dans les mois de Janvier, Février et Décembre.
1.4.2.3. La végétation
En raison de sa pluviométrie et du type de sols (ferralitique à texture sablo-argileuse)
le département de Séguéla offre des conditions favorables à la formation d'un couvert
végétal. Elle est située dans la zone de transition entre la forêt et la savane. Elle offre
de nombreuses potentialités agricoles, pour l’année 2016, on peut citer parmi tant
d’autres : l’anacarde 53 270,473T, le coton 11320, 95T, le cacao 18420T, le maïs
2375,6T. La végétation, dans son ensemble, est constituée de savanes boisées et de
forêts claires entrecoupées de galeries forestières. A ces différentes espèces, viennent
s'ajouter les différents vergers d'anacardiers, de cacaoyer, plantés et entretenus par les
producteurs pour des fins économiques. C'est une localité à grande potentialité de
production fruitière.
2 - REVUE DE LA LITTERATURE
2.1. Le cacaoyer
2.1.1 - Origine et dispersion
Le cacaoyer (Théobroma cacao L) est un arbre originaire du bassin amazonien, dans
les forêts tropicales humides d’Amérique où on le rencontre à l’état naturel
(Braudeau, 1969). D’après Mossu (1990) le cacaoyer était initialement cultivé au
Mexique par les Mayas, dont les fèves étaient utilisées à la fois comme aliment et
monnaie d’échange. Après la conquête du Mexique par les Espagnols, les variétés de
cacaoyer d’Amérique centrale, ont été introduites d’abord dans les Caraïbe et au
Venezuela, puis aux Philippines, en Indonésie, en Inde et à Madagascar (Albetus et
al.., 1997). Dès la fin du XVIe siècle, le cacaoyer est cultivé dans la plupart des
régions tropicales d’Amérique centrale et du Sud ainsi que dans les Antilles. Les
premières exportations du cacao vers l’Europe sont effectuées en 1585 au départ de
Veracruz à destination de Cadix d’Espagne, l’usage du cacao se répand ensuite en
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Europe par les cours royales, en Italie, France, Hollande, Angleterre et en Allemagne
(Mossu, 1990). En 1887 les allemands ont installé les premières plantations
cacaoyères à Limbe puis sur les pentes du Mont Cameroun (Assoumou, 1977). Son
extension a continué dans les plaines côtières du Littoral ensuite le long du fleuve
Moungo et du Wouri et de là, le cacao culture fut diffusé vers l’intérieur du pays
(Mbondji, 2010).
Depuis plus de deux siècles, le cacao marchand s’est imposé comme un secteur de
grande importance mondiale. De nos jours, l’importance du cacao est telle qu’il
occupe la troisième place après le sucre et le café, dans le marché mondial des
matières premières (Solorzano, 2007). La fève de cacao, après fermentation et
séchage de la graine fraîche constitue la matière première dans les industries de
chocolaterie, biscuiterie, pâtisserie. Les sous-produits du cacao tels que les coques,
matières grasses extraites des coques et des fèves peuvent être utilisés pour
l’alimentation du bétail, la fabrication d’engrais, les produits pharmaceutiques et la
savonnerie (Mossu, 1990).La production de cacao est répartie entre les pays tropicaux
d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et d’Amérique latine. La production mondiale de cacao
est estimée actuellement à 3,942millions de tonnes dont 71,5% provient de l’Afrique.
Le premier producteur mondial de cacao est la Côte d’Ivoire avec une production de
1,449 millions de tonnes, le Cameroun occupe la cinquième place avec une
production de 225 000 tonnes en 2013 (ICCO, 2014).
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été proposée par Morris (1882) et Cheesman (1944) en référence à trois groupes
morpho-géographiques de cacaoyers traditionnellement cultivés dans le monde, il
s’agit de Criollo, Forastero etTrinitario. Bien que les groupes Criollo, Forastero et
Trinitario aient servi de base à la première classification du cacaoyer, ces groupes ne
reflètent plus actuellement la vraie dimension, structuration et diversité génétique de
cette espèce (Bartley, 2005).La taxonomie du cacaoyer est la suivante:
Règne: Végétal
Embranchement : Spermaphytes
Tribu : Byttnériées
Ordre : Malvales
Famille: Malvacée
Genre: Théobroma
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Les pluies doivent être abondantes mais aussi et surtout bien reparties tout au long de
l’année (Mossu, 1990). La saison sèche ne doit pas dépasser deux à trois mois, une
durée plus longue conduisant la plante dans les terrains moyennement fertiles à
souffrir considérablement (Baudeau, 1969). L’humidité de l’air doit être élevée avec
l’optimum de 85%, en effet au-delà de ce seuil (85%) et avec les précipitations
supérieures à 2500mm, les maladies fongiques trouveraient des conditions idéales
pour leur développement (Memento de l’Agronome, 1991). Selon Mossu (1990) le
cacaoyer exige une température relativement élevée, avec une moyenne annuelle
située entre 30-32°C au maximum et 18-21°C au minimum. La moyenne mensuelle
des minima quotidien doit être supérieure à 15°C et le minimum absolu est de 10°C.
Le cacaoyer peut se développer sur des sols d’origines très diverses, ceux avec une
fertilité moyennement élevée sont préférables. En général, il se développe bien sur les
sols profonds, perméables, riches en éléments minéraux et en matière organique. Le
cacaoyer préfère les sols à pH proche de la neutralité, pH compris entre 5 et 8, avec
un optimum se situant entre 6 et 7,5 (Wood et Lass, 1987) Le cacaoyer est une plante
ombrophile, mais requiert un minimum d’énergie solaire pour l’assimilation. Un
ombrage provisoire est indispensable pendant les premières années de culture des
jeunes cacaoyers. Cet ombrage provisoire doit être relativement dense, ne laissant
passer que 50% de la lumière totale au moins pendant deux années après la
plantation. Il sera diminué progressivement au fur et à mesure du développement du
cacaoyer, mais jamais avant la formation bien établie des couronnes (Mossu, 1990).
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mois de son existence. Elle rentre ensuite en phase de sénescence, devient cassante et
tombe après une vie moyenne d'une année. L’arbre porte toujours des feuilles d’âges
différents issus de quatre à cinq poussées foliaires annuelles. Les feuilles exposées à
la lumière sont plus fortes et plus épaisses que les feuilles ombragées (Mossu,
1990).Les inflorescences sont portées sur le tronc (cauliflorie) ou sur les branches
maitresses (ramiflorie), les fleurs sont groupées en inflorescences. Elles se forment à
l’aisselle d’anciennes cicatrices foliaires développer en ‘’coussins floraux’’ où vont
se développer successivement des boutons floraux, des fleurs et enfin des fruits. La
fleur de cacaoyer est de petite taille son diamètre varie de 0,5 à 1 cm et elle est
supportée par un pédicelle de 1 à 3 cm de long, elle est hermaphrodite (Mossu, 1990).
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Ce dessèchement des jeunes fruits est un mécanisme induit par une régulation de la
plante elle-même qui tend ainsi à limiter le nombre de fruits à un niveau
physiologiquement supportable par l'arbre (Mossu, 1990). Les chérelles flétries
peuvent être dû aux piqûres d’insectes (mirides) (Badegana, 2005) et à d’autres
facteurs externes Les chérelles croissent puis deviennent des cabosses. Lorsque les
cabosses ont leur taille définitive, elles atteignent la maturité après 5 à 6 mois selon
les origines. La cabosse, avant maturité peut être soit verte, soit rouge-violet plus ou
moins foncé, soit verte partiellement pigmentée de rouge-violet. La cabosse est reliée
à la plante par un pédoncule ligneux de 2cm de long environ, sa forme et ses
dimensions varient selon la variété de cacaoyer. Le fruit du cacaoyer est une baie
indéhiscente et volumineuse, il peut contenir en moyenne 15 à 50 graines ou fèves de
cacao enveloppées d’une pulpe mucilagineuse épaisse sucrée et acidulée, serrées les
unes contre les autres en cinq rangées groupées autour du placenta central (Mossu,
1990).
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Forastero (Jaune)
Ce cacao est considéré comme l’ancêtre de toutes les variétés de cacao. Sa robustesse
garantie de très grand fort rendement. Il représente ainsi environ 80% de la culture
mondiale. Le Forastero se caractérise par sa très forte saveur de cacao, peut
aromatique et légèrement amer ou aigre.
Trinitario (Vert)
Le trinitario associe les bonnes qualités de résistances du cacao de consommation aux
agréables qualités gustatives du cacao noble. Le cacao Trinitario présente un gout de
cacao puissant et riche en arome et une très légère acidité.
Criollo (violet)
Le criollo est considéré comme le plus raffiné des cacaos nobles. Peu acide, très
faiblement amer, il possède en plus d’un cacao très doux, des arômes secondaires
prononcés. Le criollo étant dépendant des champignons et des parasite, son
rendement est moindre et ses fruits par conséquent plus précieux.
De toutes les maladies du cacao dans le monde, la pourriture brune des cabosses
causée par Phytophthora spp provoque de grandes pertes de productions. Les pertes
annuelles peuvent aller de 20 à 30% de la production mondiale (Nyassé, 1993). Au
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2.2.2 -Moniliose
La moniliose est une maladie causée par le champignon Moniliophthora roreri. Cette
maladie est courante dans les zones cacaoyères d’Amérique centrale et du sud où elle
constitue potentiellement la plus grande menace à la production du cacao (Janny. G,
Barbara, Ritchie et Flood J ; 2003). Elle n’affecte que les tissus méristématiques : les
cabosses adultes présentant le plus souvent avant la maturité des taches brunes aux
contours sineux et recouvertes d’un revêtement sporifère blanc, nacre à l’intérieur du
fruit, les graines sont amalgamées en masse brune plus ou moins liquéfiée et ce avant
même l’apparition extérieure des symptômes. Les cabosses sèchent sur l’arbre et
laissent échapper au moindre contact et sous l’effet du vent un nuage de spores. Les
pertes des récoltes dues à cette maladie peuvent dépasser 70%. La lutte
prophylactique contre cette maladie consiste au retrait des cabosses momifiées avant
chaque période de nouaison, faire la récolte sanitaire hebdomadaire, à réduire
l’humidité ambiante et à régler l’ombrage. La lutte chimique consiste en l’application
d’oxyde de cuivre chaque semaine en période de floraison-nouaison puis tous les 10 à
12 jours (Mossu, 1990). L’utilisation des agents de lutte biologique du genre
Trichoderma, les bactéries de souche Bacillus et Pseudomonas permet de réduire les
pertes dues à cette maladie (Janny et al.., 2003).
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Cette maladie est causée par un champignon appelé Moniliopthora perniciosa, autre
fois appelé Crinipellis perniciosa. Il attaque toute la plante, cause une croissance
anormale et des lésions sur les racines, branches et fruits (Wilbert. P., et al.., 2009).
Les cabosses restent naines prenant une forme atrophiée, sèchent et pourrissent sur
l’arbre sans jamais atteindre la maturité. A ces symptômes sur les cabosses sont
associés des symptômes beaucoup plus spectaculaires sur les rameaux, jeunes
pousses et coussinets floraux où la maladie provoque une poussée hypertrophique des
bourgeons, qui se développe en balai de sorcière. Cette maladie entraine des pertes
considérables de cabosses (jusqu’à 90%). (Mossu, 1990). La lutte prophylactique
contre cette maladie consiste au maintien d’un ombrage sur la plantation, la taille
sanitaire, l’incinération des tissus malades (Mossu, 1990). La lutte chimique consiste
à l’application de l’oxyde cuivreux ou hydroxyde de cuivre qui réduisent la maladie
de presque86% et 79% respectivement (Asha et al.., 2006). Les travaux sont
effectués sur l’utilisation des agents de lutte biologique tels que Trichoderma
stromaticum pour le contrôle de cette maladie (Samuel et al.., 2000).
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Ordre : Hémiptère
Famille : Miridae
Tribu : Odoniellini
Genre : Sahlbergella
2.3.1.3 -Morphologie
L’œuf de S. singularis mesure 1,6 mm à 1,9 mm de forme cylindrique et légèrement
incurvé. La partie antérieure est carénée et portant deux appendices blancs de
longueurs différentes, le plus court ayant 0,6 mm L’œuf est de couleur blanchâtre à la
ponte, devenant rosée peu de temps avant l’éclosion. La larve est de couleur rose
foncé puis marron, de forme générale arrondie, globuleuse. Une ébauche d’ailes dans
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Les essais de nouvelles molécules se poursuivent dans les années 70 et 80, dans le but
d’identifier des produits plus spécifiques et moins toxiques, et de contourner
d’éventuelles résistances aux nouvelles matières actives (Decazy, 1979). Les
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b. Lutte agronomique
La lutte agronomique regroupe l’ensemble des méthodes culturales permettant de
créer des conditions défavorables au développement des populations d’insectes
ravageurs. Pour les mirides, il s’agit :
· D’éliminer des cacaoyers les pousses orthotropes (gourmands) sur lesquelles les
mirides pondent et s’alimentent, surtout en période d’absence de cabosses ;
· De supprimer des plantations les plantes hôtes alternatives des mirides et
notamment le colatier (Malvacée) régulièrement associé aux cacaoyères ;
· De tailler les cacaoyers de manière à éliminer les branches endommagées, tout en
veillant à ce que les frondaisons restent jointives;
· D’entretenir un ombrage homogène au-dessus de la cacaoyère, par la plantation
d’arbres à croissance rapide (Babin, 2009).La gestion de l’ombrage des cacaoyères
est un exercice complexe car un ombrage excessif peut favoriser le développement
des maladies fongiques telles que la pourriture brune des cabosses. La gestion de
l’ombrage est souvent considérée comme une stratégie efficace de lutte contre les
ravageurs (mirides) du cacaoyer. L’existence d’une relation entre l’ombrage de la
cacaoyère et les dégâts dus aux attaques de mirides est un fait établi, ainsi il a été
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c. Lutte génétique
La lutte variétale contre les mirides consiste à remplacer les variétés de cacaoyers
traditionnellement cultivées par les planteurs par des variétés plus résistantes et/ou
plus tolérantes aux attaques (Babin, 2009). Ce moyen de lutte apparaît aujourd’hui
comme un axe majeur de la lutte intégrée contre de nombreux bios agresseurs et pour
la plupart des cultures (Mariau, 1996). Les mécanismes impliqués dans la
résistance/tolérance du cacaoyer aux mirides n’ont pas encore été décrits. Toutefois,
une étude a montré que la présence de composés phénoliques, de la famille des
flavonols, apportant une teinte jaune aux jeunes feuilles de cacaoyer, a été décelée de
manière systématique chez les clones particulièrement sensibles aux mirides (Cros et
al.., 1996). L’implication de ces composés dans l’attractivité des génotypes vis-à-vis
des mirides reste à démontrer.
c. La lutte biologique
Cette méthode de lutte repose sur « l’utilisation d’organismes vivants pour prévenir
ou réduire les dégâts causés par des ravageurs ». Pour les mirides, elle est
traditionnellement basée sur l’utilisation d’insectes ou d’arthropodes entomophages
(exo parasites, endoparasites ou prédateurs) (Lavabre, 1977). Toutefois, le terme de
lutte biologique est souvent employé en opposition à la lutte chimique, pour toute
méthode de lutte ne faisant pas usage de produits chimiques (Babin ; 2009). Dans le
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cas des insectes, les organismes vivants utilisés sont des insectes parasitoïdes, des
prédateurs, des nématodes ou des acariens parasites, des champignons
entomopathogènes, des bactéries ou des virus. Les parasitoïdes de S. singularis sont
peu nombreux et les taux de parasitisme enregistrés dans la nature sont insuffisants
pour envisager de les utiliser en lutte biologique (Lavabre, 1977).
Les prédateurs, malgré leur diversité, ne semblent pas suffisamment spécifiques pour
présenter un intérêt en lutte biologique. Toutefois, une attention particulière a été
portée sur le rôle que pourraient jouer les fourmis dans la lutte contre les mirides. En
effet, les fourmis sont extrêmement nombreuses et diversifiées dans les cacaoyères.
Elles représenteraient au moins 80 % de la biomasse animale dans les écosystèmes
tropicaux (Babin, 2009). Leur impact sur les maladies et ravageurs du cacaoyer a été
étudié de manière assez approfondie et le potentiel des espèces dominantes comme
agents de lutte biologique a été évalué en Asie et en Amérique latine (Khoo et Chung,
1989 ; Way et Khoo, 1989 ; Graham, 1991 ; Way etKhoo,1991 ; Way et Khoo, 1992 ;
Majer et Delabie, 1993). Oecophylla longinoda (Latr.) et Macromischoides
aculeatus(Mayr) (Tetramorium aculeatum), et certaines espèces des genres
Camponotus, Crematogaster et Polyrachis sont considérées à la fois comme des
espèces dominantes dans les plantations du Ghana et comme des prédateurs de D.
théobroma. Au Cameroun, Bruneau de Miré (1969) a étudié une technique
d’assainissement des plantations contre les insectes ravageurs développée par certains
producteurs de cacao de la région de Kribi en utilisant une fourmi venimeuse
Wasmannia auropunctata Roger, encore appelée « petite fourmi de feu ». Cette
espèce prolifère dans les cacaoyères et elle est agressive envers les insectes
phytophages, en particulier les mirides.
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certaines forêts d’Afrique centrale (Wetterer et al.., 1999). Elle est donc à exclure de
tout programme de lutte biologique contre les mirides. L’utilisation de champignons
entomopathogènes est en cours d’expérimentation au Ghana et au Cameroun (Padi et
al.., 2001 ; Mahot et al.., 2006). Cependant, aucun résultat témoignant de l’efficacité
des mycoinsecticides contre les mirides n’a été publié (Babin, 2009).
d. Autres ravageurs
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DEUXIEME PARTIE :
MATERIELS ET METHODES
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II - MATERIELS
Le matériel utilisé dans le cadre de notre étude est le matériel biologique, technique et
humain.
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Enfin, il a été utilisé des bottes, des blousons qui ont servi à la protection du corps au
cours de l’enquête.
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II- METHODES
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Le département de Séguéla comprend deux cent treize (213) localités (village) aussi
distantes les unes des autres. Pour ce faire, le choix des localités, pour l’étude, s’est
d’abord focalisé sur le critère de distance et de la production moyenne. Ainsi, de
façon aléatoire les localités situées à moins de trente(30) kilomètres ont été retenu,
distant de la ville afin de résoudre les contraintes de moyen de déplacement, au
regard de l’écartement des localités et de l’état des voies. Le volet production
permettra de mieux s’informer sur la pratique culturale des producteurs. C’est ainsi
que dix (10) localités ont été retenu sur les deux cents treize (213). En effet l’étude
portera sur 10% des producteurs, faisant partie du programme d’encadrement des
producteurs de cacao, de chaque localité retenue.
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TROISIEME PARTIE :
RESULTATS ET DISCUSSIONS
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I- RESULTATS
Au sorti de notre enquête nous avons constatés que tous les producteurs étaient
analphabètes. Les producteurs enquêtés étaient tous de sexe masculin et tous
propriétaires de plantation.
Caractéristiques du verger
Rendement moyen
Localités enquêtées Nombres d’hectares
(tonnes)
Bernakro 26,5 17,25
N’zikro 23,5 14,6
Kaloukro 30 10,5
Leonkro 16,5 5
Yankadi 2 0,5
Siakasso 9 2,6
Kamalo 22 8,1
seydoukro 20 8
krokodjouba 55,5 21,5
Sonigbè 78 41,7
Total 283 129,75
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II- DISCUSSION
La mise en place d’un champ de cacaoyer n’est pas chose facile pour certains paysans
dans le département de Séguéla.
La mise en place de la culture proprement dite se fait de façon hasardeuse car les
normes techniques et les pratiques culturales ne sont pas respectées comme prévu par
le CNRA.
Les planteurs de cacao s’inquiètent toujours du facteur le plus limitant qui est L’eau
qui se caractérise par le manque de pluie.
L’ignorance des bonnes pratiques agricoles favorisent les mauvais rendements pour
certains producteurs dans les localités enquêtés.
L’utilisation des produits phytosanitaires n’est pas maitrisée par les paysans car
l’itinéraire ou étape de la culture se fait de façon hasardeuse.
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III- SUGGESTIONS
Il convient de proposer des aides adaptés aux besoins de chacun pour favoriser tous
les planteurs. Néanmoins, les plus vulnérables restent les jeunes agriculteurs qui
souhaitent s’installer en créant leur première cacaoyère sélectionnée.
Assainir donc le marché des plants chez les pépiniéristes privés est devenu un
impératif moyen pour limiter la création de plantation tout-venants.
Pour y remédier, la recherche a mise au point des variétés améliorées permettant aux
paysans d’espérer vu homogénéité génétique du matériel végétal et les connaissances
déjà acquises, arrivé à des résultats significatifs a moins termes.
Pour obtenir de bons rendements, exploitant devra non seulement suivre mais
surtout maitriser l’itinéraire technique du cacaoyer.
Une connaissance plus fine des besoins nutritionnels des plantations devrait conduire
à une amélioration sensible de leur gestion à une meilleure adaptation des techniques
culturales [fertilisation, travail du sol…]
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CONCLUSION
Au terme de notre travail, nous pouvons dire que les planteurs installés dans le
département de Séguéla fournissent assez d’effort pour booster leurs rendements.
Cependant, l’effort de tous s’adhère nécessaire vu le rang qu’occupe le cacao dans le
développement de la Côte d’ivoire. Le thème choisi qui est l’évolution du rendement
des producteurs de cacao dans le département de Séguéla, nous a permis de nous
former davantage et de connaitre aussi les atouts et difficultés qu’ont les producteurs
de cacao dans le département de Séguela.
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ANNEXES
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