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Rapport de Stage

La Côte d'Ivoire, premier producteur mondial de cacao, représente 40% de la production mondiale, avec une culture majoritairement traditionnelle. Le document présente l'ANADER, créée pour soutenir le secteur agricole, et décrit son organisation, ses missions, et ses réalisations. La région de Séguéla, avec un climat favorable et une végétation propice, est un centre important pour la production de cacao et d'autres cultures.

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La Côte d'Ivoire, premier producteur mondial de cacao, représente 40% de la production mondiale, avec une culture majoritairement traditionnelle. Le document présente l'ANADER, créée pour soutenir le secteur agricole, et décrit son organisation, ses missions, et ses réalisations. La région de Séguéla, avec un climat favorable et une végétation propice, est un centre important pour la production de cacao et d'autres cultures.

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EVALUATION DU RENDEMENT DES PRODUCTEURS DE CACAO DANS LE DEPARTEMENT DE SEGUELA

INTRODUCTION

La Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial de cacao, devant le


Ghana, avec 40% de la production mondiale. Ce secteur représente 10% du PIB.
Première source de devises du pays, les exportations de cacao fèves et cacao
transformé représentaient près de 45% des recettes d’exportation du pays en 2003,
soit près de 2,1 milliards EUR. Toutefois, seul 25% du cacao est aujourd’hui broyé
localement.

Avec une surface cultivée de 2 M ha environ, en partie sud du pays, la


production cacaoyère occupe près 700 000 planteurs et fait vivre 4 M de personnes,
soit 25% de la population ivoirienne. La culture du cacao est restée majoritairement
traditionnelle, caractérisée par le vieillissement des vergers et un faible recours aux
engrais et pesticides.

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EVALUATION DU RENDEMENT DES PRODUCTEURS DE CACAO DANS LE DEPARTEMENT DE SEGUELA

PREMIERE PARTIE :

ETUDE BIBLIOGRAPHIQUE

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EVALUATION DU RENDEMENT DES PRODUCTEURS DE CACAO DANS LE DEPARTEMENT DE SEGUELA

I - PRESENTATION DE LA STRUCTURE D’ACCUEIL

1.1 - Historique et statuts juridique de la structure d’accueil


1.1.1- Historique de la structure d’accueil

« Le succès de ce pays repose sur l’agriculture » plus qu’un slogan, une véritable
politique de développement dès l’accession à l’indépendance de la Cote d’Ivoire.
Dans le cadre de la mise en œuvre du programme National d’Appui aux services
Agricole (PNASA) conduit par la banque mondiale (BM), suite au décret N° 93-777,
l’ANADER fut créée le 29 Septembre 1993. Elle est la fusion de la CIDV
(Compagnie Ivoirienne pour le Développement des cultures Vivrières), la
SATMACI (Société d’Assistance Technique pour la Modernisation Agricole de la
Cote d’Ivoire) qui s’occupait des cultures pérennes.et la SODEPRA (Société pour le
Développement de la Production Animale). A l’époque cette politique sectorielle a eu
un succès et les résultats mondialement reconnus. L’avènement de l’ANADER a
apporté une nouvelle approche et un nouveau dynamisme au secteur agricole.
Désormais, aucune décision concernant le domaine n’est prise unilatéralement par les
techniciens mais plutôt avec l’avis des exploitants d’où la méthode participative et la
responsabilité des exploitants dans la conduite de la politique agricole.

1.1.2 - Statuts juridique de la structure d’accueil

Société économique mixte de type particulier à sa création, avec 90,3 % des 500
millions du capital détenu par l’Etat de Côte d’Ivoire, l’ANADER va muer le 16 avril
1998 en une société anonyme (S.A) à participation minoritaire de l’Etat (35%), le
reste des actions étant réparti entre les familles professionnelles (33%) et le secteur
privé (32%).

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EVALUATION DU RENDEMENT DES PRODUCTEURS DE CACAO DANS LE DEPARTEMENT DE SEGUELA

1.2- Organisation et fonctionnement de l’ANADER de Séguéla

1.2.1 -Organigramme de l’ANADER de Séguéla

La Zone ANADER de Séguéla est dirigée par un Chef de Zone (CZ). Il gère
l’ensemble de la zone et coordonne toutes activités et projets exécutés sur le territoire
de la zone. La zone est composée d’un pool administratif qui comprend un CZ, un
Assistant Administratif et Comptable( AAC) et une secrétaire et un pool technique
qui comprend un Equipiers de Planification Locale (EPL), un Technicien Spécialisé
en Elevage (TSE), un Technicien Spécialisé en Cultures Annuelles(TSCA), un
Technicien Spécialisé en Cultures Pérennes (TSCP), un Technicien Spécialisé en
Organisations Professionnelles Agricoles (TSOPA), un enquêteur, et des Animateurs
de Développement Rural (ADR) .Il convient de faire remarquer la présence d’un
chauffeur au sein de la zone. L’organisation de l’ANADER de Séguéla se présente
comme suit :

Figure 1 : Organigramme de l'ANADER Séguéla

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1.2.2- Fonctionnement de l’ANADER de Séguéla

Description du rôle des personnels de l’ANADER de Séguéla

1.2.2.1. Chef de Zone

Il est le manager et le coordonnateur de toutes les activités et projets au niveau de la


zone. Il est le principal artisan de la réussite de tous les programmes dans sa zone
d’intervention. Il organise des rencontres, des réunions de travail afin d’assurer le
suivi des projets.

1.2.2.2. Secrétaire
Elle est chargée d’assister la direction. A cet titre, elle prépare et envoie les courriers
de la structure et reçoit les courriers des partenaires et collaborateurs. Elle s’occupe
de tous les documents de la zone (passation de service, permission, les programmes
des congés du personnel, etc.).En ce qui concerne les réunions, elle est chargée
d’informer tout le personnel de la zone.

1.2.2.3. Assistant administratif et comptable


Celui-ci est chargé de la gestion du personnel et des finances de la zone. Il contrôle
toutes dépenses émises pour l’exécution des activités, l’achat du matériel, les bons
de caisses, etc. Il gère toute la logistique au niveau de la zone (matériel roulant,
bureautique, informatique,…).

1.2.2.4. Equipier de Planification Locale


Ils ont pour rôle de réaliser les monographies des zones cibles et d’appuyer les
communautés à formaliser les organes communautaires, ils assistent les couches
vulnérables et les jeunes à monter et planifier les microprojets. Ils réalisent les études
diagnostics dans la mise en œuvre des microprojets et appuient les communautés
dans la mise en place de plans de développement, et les collectivités décentralisées,
etc.
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1.2.2.5. Techniciens Spécialisés

Ils sont au nombre de quatre catégories que sont : les techniciens spécialisés en
élevage (TSE), les techniciens spécialisés en cultures pérennes (TSCP), Techniciens
spécialisés en cultures annuelles (TSCA), et les techniciens spécialisés en
organisations professionnelles agricoles (TSOPA). Ils sont chargés de cordonner tous
les programmes de la zone en formant les exploitants en salle ou in situ à travers les
champs-écoles, et unités de démonstration.

1.2.2.6. Enquêteur
Il est chargé de la collecte des informations quantitative et qualitative et de leur
capitalisation dans la base des données de la zone. Il a aussi la charge de la pose des
carrés de rendement (CDR), de densité (CDD).

1.2.2.7. Animateurs de Développement Rural


Les Animateurs de Développement Rural (ADR) ont chacun un champ d’intervention
appelé centre de vulgarisation (CV) où ils agissent en première ligne, c’est à dire
directement avec les populations des différentes localités dans le suivi des activités
agricoles.

1.3 - Mission et réalisation de la structure d’accueil


1.3.1. Mission de la structure d’accueil
L’ANADER a pour mission de « contribuer à l’amélioration des conditions de vie du
monde rural par la professionnalisation des exploitants et des organisations
professionnelles agricoles en concevant et en mettant en œuvre des outils et
approches appropriés, des programmes adaptés pour assurer un développement
durable et maîtrisé »

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1.3.2. Réalisation de la structure d’accueil

Il y a quelques réalisations de la structure d’accueil depuis 1993, l’ANADER apporte


un appui et un encadrement technique aux producteurs agricoles financé par l’Etat de
Côte d’Ivoire.
2013-2014 l’ANADER sensibilise les populations contre la prévention du paludisme
financé par CARE INTERNATIONAL
2014-2017 conseils agricoles dédiés aux producteurs d’anacarde financé par le
Conseil Coton Anacarde (CCA).

1.4 - Situation géographique et la monographie de Séguéla


1.4.1 - Situation géographique de Séguéla
Le département de Séguéla est un département de la région du Worodougou situé au
Centre-Ouest de la Côte d’Ivoire. Avec une superficie de 11427 Km², elle est limitée
au Nord par le département de Kani, la région du KABADOUGOU et celle de la
BAGOUE, à l’EST par la région de BERE, à l’OUEST par la région du BAFING et
au sud par la région du HAUT SASSANDRA.

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Figure 2: La carte de la région du Worodougou

1.4.2 - Monographie de Séguéla

1.4.2.1. Relief

Le relief est généralement constitué de plateaux. Il est parsemé de collines, de


granite. La végétation généralement considérée comme une savane arborée avec des
forets galeries, permet aujourd’hui la culture de l’anacarde, du cacao. L’exploitation
forestière y est pratiquée.

1.4.2.2. Climat

Le département de Séguéla est situé dans la partie centre ouest du pays, son climat est
de type soudanien. Ce climat est rythmé par deux(2) saisons que : sont une saison
sèche de Novembre à Avril et une saison pluvieuse de Mai à Octobre. Avec une
température maximale de 35°C et minimale de 24°C. Cette température est favorable

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aux différentes cultures tropicales. La quantité de pluie tombée dans ledit


département est représentée dans le tableau ci-dessous :

Tableau 1: la pluviométrie de 2016

MOIS NOMBRE DE JOURS QUANTITE DE


PLUIE TOMBEE
(mm)

Janvier 00 00

Février 00 00

Mars 04 128

Avril 07 57,7

Mai 12 181,5

Juin 07 44

Juillet 10 122,5

Aout 15 231

Septembre 17 266,2

Octobre 09 107,5

Novembre 03 48

Décembre 00 00

Total 84 1186,4

SOURCE : ANADER 2016

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Le mois le plus pluvieux en 2016 était le mois de Mars avec 32 mm de pluie par jour
sur quatre jours contre 00 mm dans les mois de Janvier, Février et Décembre.

1.4.2.3. La végétation
En raison de sa pluviométrie et du type de sols (ferralitique à texture sablo-argileuse)
le département de Séguéla offre des conditions favorables à la formation d'un couvert
végétal. Elle est située dans la zone de transition entre la forêt et la savane. Elle offre
de nombreuses potentialités agricoles, pour l’année 2016, on peut citer parmi tant
d’autres : l’anacarde 53 270,473T, le coton 11320, 95T, le cacao 18420T, le maïs
2375,6T. La végétation, dans son ensemble, est constituée de savanes boisées et de
forêts claires entrecoupées de galeries forestières. A ces différentes espèces, viennent
s'ajouter les différents vergers d'anacardiers, de cacaoyer, plantés et entretenus par les
producteurs pour des fins économiques. C'est une localité à grande potentialité de
production fruitière.

2 - REVUE DE LA LITTERATURE
2.1. Le cacaoyer
2.1.1 - Origine et dispersion
Le cacaoyer (Théobroma cacao L) est un arbre originaire du bassin amazonien, dans
les forêts tropicales humides d’Amérique où on le rencontre à l’état naturel
(Braudeau, 1969). D’après Mossu (1990) le cacaoyer était initialement cultivé au
Mexique par les Mayas, dont les fèves étaient utilisées à la fois comme aliment et
monnaie d’échange. Après la conquête du Mexique par les Espagnols, les variétés de
cacaoyer d’Amérique centrale, ont été introduites d’abord dans les Caraïbe et au
Venezuela, puis aux Philippines, en Indonésie, en Inde et à Madagascar (Albetus et
al.., 1997). Dès la fin du XVIe siècle, le cacaoyer est cultivé dans la plupart des
régions tropicales d’Amérique centrale et du Sud ainsi que dans les Antilles. Les
premières exportations du cacao vers l’Europe sont effectuées en 1585 au départ de
Veracruz à destination de Cadix d’Espagne, l’usage du cacao se répand ensuite en

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Europe par les cours royales, en Italie, France, Hollande, Angleterre et en Allemagne
(Mossu, 1990). En 1887 les allemands ont installé les premières plantations
cacaoyères à Limbe puis sur les pentes du Mont Cameroun (Assoumou, 1977). Son
extension a continué dans les plaines côtières du Littoral ensuite le long du fleuve
Moungo et du Wouri et de là, le cacao culture fut diffusé vers l’intérieur du pays
(Mbondji, 2010).

2.1.2 - Importance, utilisation et production du cacao

Depuis plus de deux siècles, le cacao marchand s’est imposé comme un secteur de
grande importance mondiale. De nos jours, l’importance du cacao est telle qu’il
occupe la troisième place après le sucre et le café, dans le marché mondial des
matières premières (Solorzano, 2007). La fève de cacao, après fermentation et
séchage de la graine fraîche constitue la matière première dans les industries de
chocolaterie, biscuiterie, pâtisserie. Les sous-produits du cacao tels que les coques,
matières grasses extraites des coques et des fèves peuvent être utilisés pour
l’alimentation du bétail, la fabrication d’engrais, les produits pharmaceutiques et la
savonnerie (Mossu, 1990).La production de cacao est répartie entre les pays tropicaux
d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et d’Amérique latine. La production mondiale de cacao
est estimée actuellement à 3,942millions de tonnes dont 71,5% provient de l’Afrique.
Le premier producteur mondial de cacao est la Côte d’Ivoire avec une production de
1,449 millions de tonnes, le Cameroun occupe la cinquième place avec une
production de 225 000 tonnes en 2013 (ICCO, 2014).

2.1.3 - Classification du cacaoyer


Autrefois classé dans la famille des Sterculiacée, le cacaoyer a été reclassé
récemment dans la famille des Malvacée (Whitlock et al. 1992). Le genre Théobroma
comporte une vingtaine d’espèces dont une seule est largement cultivée à savoir
Théobroma cacao. La classification de la diversité génétique de l’espèce T. cacao a

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été proposée par Morris (1882) et Cheesman (1944) en référence à trois groupes
morpho-géographiques de cacaoyers traditionnellement cultivés dans le monde, il
s’agit de Criollo, Forastero etTrinitario. Bien que les groupes Criollo, Forastero et
Trinitario aient servi de base à la première classification du cacaoyer, ces groupes ne
reflètent plus actuellement la vraie dimension, structuration et diversité génétique de
cette espèce (Bartley, 2005).La taxonomie du cacaoyer est la suivante:

Règne: Végétal

Embranchement : Spermaphytes

Tribu : Byttnériées

Ordre : Malvales

Famille: Malvacée

Sous famille: Sterculiacée

Genre: Théobroma

Espèce: Théobroma cacao L.

2.1.4 - Ecologie du cacaoyer

Le cacaoyer a besoin de certaines conditions climatiques et édaphiques pour une


croissance et un développement optimal. Les conditions optimales pour sa culture se
situent entre les 10e parallèle Nord et Sud (Braudeau, 1969). La variabilité des
rendements d’une année à l’autre est de loin liée à la pluviosité que par tout autre
facteur climatique. Le cacaoyer est très sensible à une déficience hydrique (Mossu,
1990). Il exige une pluviométrie moyenne annuelle comprise entre 1500 et 2500 mm
de pluies. Dans les sols riches et profonds il peut cependant végéter correctement
avec seulement 1100 et 1200 mm (Braudeau, 1969).

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Les pluies doivent être abondantes mais aussi et surtout bien reparties tout au long de
l’année (Mossu, 1990). La saison sèche ne doit pas dépasser deux à trois mois, une
durée plus longue conduisant la plante dans les terrains moyennement fertiles à
souffrir considérablement (Baudeau, 1969). L’humidité de l’air doit être élevée avec
l’optimum de 85%, en effet au-delà de ce seuil (85%) et avec les précipitations
supérieures à 2500mm, les maladies fongiques trouveraient des conditions idéales
pour leur développement (Memento de l’Agronome, 1991). Selon Mossu (1990) le
cacaoyer exige une température relativement élevée, avec une moyenne annuelle
située entre 30-32°C au maximum et 18-21°C au minimum. La moyenne mensuelle
des minima quotidien doit être supérieure à 15°C et le minimum absolu est de 10°C.

Le cacaoyer peut se développer sur des sols d’origines très diverses, ceux avec une
fertilité moyennement élevée sont préférables. En général, il se développe bien sur les
sols profonds, perméables, riches en éléments minéraux et en matière organique. Le
cacaoyer préfère les sols à pH proche de la neutralité, pH compris entre 5 et 8, avec
un optimum se situant entre 6 et 7,5 (Wood et Lass, 1987) Le cacaoyer est une plante
ombrophile, mais requiert un minimum d’énergie solaire pour l’assimilation. Un
ombrage provisoire est indispensable pendant les premières années de culture des
jeunes cacaoyers. Cet ombrage provisoire doit être relativement dense, ne laissant
passer que 50% de la lumière totale au moins pendant deux années après la
plantation. Il sera diminué progressivement au fur et à mesure du développement du
cacaoyer, mais jamais avant la formation bien établie des couronnes (Mossu, 1990).

2.1.5 -Morphologie et biologie du cacaoyer


Le cacaoyer est un arbre pouvant atteindre 12 à 15 m de haut à l’état sauvage, mais
lorsqu’il est cultivé, sa taille est maintenue entre 4 et 7 m afin de faciliter la récolte.
Le cacaoyer est constitué d’une part, d’un pivot pénétrant profondément dans le sol
qui atteint jusqu’à 2 m de profondeur et d’autre part d’une couronne de racines
latérales superficielles. La plus grande partie du système radiculaire reste néanmoins

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confinée aux 50 premiers centimètres du sol et dans un rayon de 5 à 6 m de l’arbre


(Mossu, 1990). La partie aérienne du cacaoyer se constitue à partir du tronc, qui se
développe d’abord en un axe vertical (orthotropie), dont la croissance en hauteur
s’effectue par poussées successives jusqu’à l’âge de 18 mois environ (Jagoret, 2011).
Elle est alors interrompue par la dégénérescence du bourgeon terminal, sous lequel
apparaissent simultanément les premières ramifications, sous forme d’un verticille de
cinq rameaux à développement subhorizontal (plagiotropie).
Le développement des ramifications latérales est assuré par des poussées foliaires
successives, séparées par des périodes de repos de 8 à 10 semaines. Ces rameaux
deviendront les branches charpentières de la frondaison, qui constitueront avec les
ramifications secondaires auxquelles elles donneront naissance, la couronne du
cacaoyer. La croissance des branches de la couronne indéfinie et discontinue, se fait
par des poussées foliaires successives (« flushes »), en général au nombre de quatre à
cinq par an, séparées par des périodes de dormance des bourgeons terminaux. Au
moment de l’apparition de la couronne, le tronc atteint une hauteur moyenne de 1,5
mètre, souvent considérée comme définitive Par ailleurs, d’autres bourgeons
axillaires, situés à l’aisselle d’une feuille ou d’une cicatrice foliaire, ou sous les
branches de la couronne, peuvent, si l’agriculteur les maintient, se développer et
donner naissance à des rejets orthotropes qui se comporteront exactement comme le
tronc initial (Jagoret, 2011).Les feuilles du cacaoyer sont persistantes caractérisées
par une grande taille, une forme simple, lancéolée ou oblongue selon le génotype,
pointue et penninerve (Charrier, 1969). Elles mesurent 20 à 30 cm de long et 7 à 12
cm de large et de couleur vert foncé à maturité (Wood, 1973). Les jeunes feuilles qui
apparaissent lors de la croissance du tronc ou des poussées foliaires sont très souvent
pigmentées. Leur couleur peut varier, selon les arbres, du vert pâle plus ou moins rosé
au violet foncé. De consistance molle, ces jeunes feuilles sont pendantes. Au cours de
leur maturation, les feuilles prennent une couleur vert foncé et acquièrent une rigidité
qui leur permet de se maintenir selon un port sub-horizontal. La période d'activité
photosynthétique de la feuille est à son optimum durant les quatre à cinq premiers

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mois de son existence. Elle rentre ensuite en phase de sénescence, devient cassante et
tombe après une vie moyenne d'une année. L’arbre porte toujours des feuilles d’âges
différents issus de quatre à cinq poussées foliaires annuelles. Les feuilles exposées à
la lumière sont plus fortes et plus épaisses que les feuilles ombragées (Mossu,
1990).Les inflorescences sont portées sur le tronc (cauliflorie) ou sur les branches
maitresses (ramiflorie), les fleurs sont groupées en inflorescences. Elles se forment à
l’aisselle d’anciennes cicatrices foliaires développer en ‘’coussins floraux’’ où vont
se développer successivement des boutons floraux, des fleurs et enfin des fruits. La
fleur de cacaoyer est de petite taille son diamètre varie de 0,5 à 1 cm et elle est
supportée par un pédicelle de 1 à 3 cm de long, elle est hermaphrodite (Mossu, 1990).

Figure 3 : fleurs et cherelles du cacaoyer

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Le cacaoyer est une plante diploïde avec 2n = 20 chromosomes et


essentiellement allogame. Sa pollinisation est principalement assurée par les insectes.
Près de 60% des fleurs produites par le cacaoyer ne sont pas pollinisées et tombent au
bout de quarante-huit heures. Environ 5% seulement des fleurs pollinisées reçoivent
un nombre de grains de pollens nécessaire et suffisant pour féconder l’ovule (Mossu,
1990). On rencontre de nombreux cas d’incompatibilité chez les fleurs du cacaoyer :
auto incompatibilité et même incompatibilité entre clones d’un même groupe
génétique. La fécondation d’une fleur de cacaoyer donne lieu à la formation du fruit
du cacaoyer appelé chérelle, même si la fécondation par le pollen a été suffisante,
près de 90 % des chérelles peuvent également disparaître avant l'âge de trois mois.
Elles se dessèchent et noircissent tout en restant attachées à l'arbre. Ce phénomène est
appelé "cherelle flétrie".

Ce dessèchement des jeunes fruits est un mécanisme induit par une régulation de la
plante elle-même qui tend ainsi à limiter le nombre de fruits à un niveau
physiologiquement supportable par l'arbre (Mossu, 1990). Les chérelles flétries
peuvent être dû aux piqûres d’insectes (mirides) (Badegana, 2005) et à d’autres
facteurs externes Les chérelles croissent puis deviennent des cabosses. Lorsque les
cabosses ont leur taille définitive, elles atteignent la maturité après 5 à 6 mois selon
les origines. La cabosse, avant maturité peut être soit verte, soit rouge-violet plus ou
moins foncé, soit verte partiellement pigmentée de rouge-violet. La cabosse est reliée
à la plante par un pédoncule ligneux de 2cm de long environ, sa forme et ses
dimensions varient selon la variété de cacaoyer. Le fruit du cacaoyer est une baie
indéhiscente et volumineuse, il peut contenir en moyenne 15 à 50 graines ou fèves de
cacao enveloppées d’une pulpe mucilagineuse épaisse sucrée et acidulée, serrées les
unes contre les autres en cinq rangées groupées autour du placenta central (Mossu,
1990).

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2.1.6 -Les variétés de cacao

On distingue trois grandes variétés de cacao .Nous avons le cacao de consommation


Forastero et le cacao nobles Trinitario et criollo.

Forastero (Jaune)
Ce cacao est considéré comme l’ancêtre de toutes les variétés de cacao. Sa robustesse
garantie de très grand fort rendement. Il représente ainsi environ 80% de la culture
mondiale. Le Forastero se caractérise par sa très forte saveur de cacao, peut
aromatique et légèrement amer ou aigre.
Trinitario (Vert)
Le trinitario associe les bonnes qualités de résistances du cacao de consommation aux
agréables qualités gustatives du cacao noble. Le cacao Trinitario présente un gout de
cacao puissant et riche en arome et une très légère acidité.
Criollo (violet)
Le criollo est considéré comme le plus raffiné des cacaos nobles. Peu acide, très
faiblement amer, il possède en plus d’un cacao très doux, des arômes secondaires
prononcés. Le criollo étant dépendant des champignons et des parasite, son
rendement est moindre et ses fruits par conséquent plus précieux.

2.2 - LES MALADIES DU CACAOYER


La pourriture brune des fruits du cacaoyer, la moniliose et le balai de sorcière sont les
principales maladies du cacaoyer responsables des pertes annuelles estimées à plus de
40 % de la production mondiale (Flood et al.., 2004)

2.2.1 - La pourriture brune

De toutes les maladies du cacao dans le monde, la pourriture brune des cabosses
causée par Phytophthora spp provoque de grandes pertes de productions. Les pertes
annuelles peuvent aller de 20 à 30% de la production mondiale (Nyassé, 1993). Au

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Cameroun Muller(1981) chiffre le niveau moyen de dommage de Phytophthora à


50% pouvant atteindre 90% dans certaines conditions favorables de la maladie. La
pourriture brune des cabosses du cacaoyer est causée par plusieurs espèces de
phytophthora. Il s’agit de Phytophthora palmivora présent dans les zones tropicales
et subtropicales, de P.megakarya présent seulement en Afrique centrale et de l’ouest,
du P. capsici et P. citrophthora présent dans les régions tropicales et subtropicales
(Janny. C et al. ; 2003). Les symptômes causés par les différentes espèces de
Phytophthora sur les cabosses de cacao sont tous similaires. La maladie commence
avec l’apparition des taches translucides près de deux jours après l’infection, les
taches deviennent brun chocolat puis noircissent et se répandent rapidement jusqu’à
ce que la cabosse soit entièrement couverte. En quatorze jours environ, la cabosse
devient complètement noire et tous les tissus internes même les fèves se dessèchent
pour former les cabosses momifiées (Janny et al.., 2003). Actuellement pour
combattre cette maladie, la lutte intégrée est envisagée elle inclut les pratiques
culturales, la sélection des variétés résistantes et l’utilisation des antagonistes contre
Phytophthora spp (Mpika. J, 2009).

Les méthodes culturales de lutte consistent à empêcher le champignon de s’étendre à


travers la plantation (Janny et al.., 2003). La récolte sanitaire, le désherbage, la taille
sont des opérations qui contribuent à réduire la propagation de la maladie (Ndoumbé-
Nkeng et al. 2004). La lutte chimique consiste à l’’emploi des fongicides, il donne de
meilleurs résultats en association avec les méthodes culturales dans une approche
intégrée (Janny et al. 2003). L’utilisation de l’oxyde de cuivre a entraîné une
réduction notable des taux des attaques de Phytophthora spp sur les cabosses de
cacaoyer et d’avantage lorsque l’oxyde de cuivre est associé au métalaxyl (Pohe. J,
Pohe. S, Okou stealle. F ; 2013).

La lutte génétique consiste à sélectionner des cacaoyers moins sensibles à la


pourriture brune cette méthode de lutte reste une priorité vue l’importance des pertes
occasionnées par cette maladie d’une part et des contraintes liées à l’utilisation des

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pesticides d’autre part. Malgré le fait que l’évaluation de la résistance du cacaoyer à


partir des organes autres que les cabosses ait réduit le temps de sélection et ait accru
l’amélioration génétique de la plante, il n’existe pas des cacaoyers totalement
résistants, tandis que d’autres échappent à la pourriture parce que leur cycle de
fructification se situe en dehors de la période favorable au développement de la
maladie (Mpika et al.., 2009).Lutte biologique consiste à utiliser de micro-
organismes antagonistes surtout les espèces du genre Trichoderma fait l’objet d’un
axe de recherche depuis quelques années dans de nombreux pays (Hildago et al..,
2003 ;Samuels et Hebbar, 2005 ; Tondje et al.., 2005 ; Bateman et al.., 2005 ;Holmes
etal., 2006; Mpika e tal., 2009 ; Krauss et al.., 2010).

2.2.2 -Moniliose
La moniliose est une maladie causée par le champignon Moniliophthora roreri. Cette
maladie est courante dans les zones cacaoyères d’Amérique centrale et du sud où elle
constitue potentiellement la plus grande menace à la production du cacao (Janny. G,
Barbara, Ritchie et Flood J ; 2003). Elle n’affecte que les tissus méristématiques : les
cabosses adultes présentant le plus souvent avant la maturité des taches brunes aux
contours sineux et recouvertes d’un revêtement sporifère blanc, nacre à l’intérieur du
fruit, les graines sont amalgamées en masse brune plus ou moins liquéfiée et ce avant
même l’apparition extérieure des symptômes. Les cabosses sèchent sur l’arbre et
laissent échapper au moindre contact et sous l’effet du vent un nuage de spores. Les
pertes des récoltes dues à cette maladie peuvent dépasser 70%. La lutte
prophylactique contre cette maladie consiste au retrait des cabosses momifiées avant
chaque période de nouaison, faire la récolte sanitaire hebdomadaire, à réduire
l’humidité ambiante et à régler l’ombrage. La lutte chimique consiste en l’application
d’oxyde de cuivre chaque semaine en période de floraison-nouaison puis tous les 10 à
12 jours (Mossu, 1990). L’utilisation des agents de lutte biologique du genre
Trichoderma, les bactéries de souche Bacillus et Pseudomonas permet de réduire les
pertes dues à cette maladie (Janny et al.., 2003).

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EVALUATION DU RENDEMENT DES PRODUCTEURS DE CACAO DANS LE DEPARTEMENT DE SEGUELA

2.2.3 -Balai de sorcière

Cette maladie est causée par un champignon appelé Moniliopthora perniciosa, autre
fois appelé Crinipellis perniciosa. Il attaque toute la plante, cause une croissance
anormale et des lésions sur les racines, branches et fruits (Wilbert. P., et al.., 2009).
Les cabosses restent naines prenant une forme atrophiée, sèchent et pourrissent sur
l’arbre sans jamais atteindre la maturité. A ces symptômes sur les cabosses sont
associés des symptômes beaucoup plus spectaculaires sur les rameaux, jeunes
pousses et coussinets floraux où la maladie provoque une poussée hypertrophique des
bourgeons, qui se développe en balai de sorcière. Cette maladie entraine des pertes
considérables de cabosses (jusqu’à 90%). (Mossu, 1990). La lutte prophylactique
contre cette maladie consiste au maintien d’un ombrage sur la plantation, la taille
sanitaire, l’incinération des tissus malades (Mossu, 1990). La lutte chimique consiste
à l’application de l’oxyde cuivreux ou hydroxyde de cuivre qui réduisent la maladie
de presque86% et 79% respectivement (Asha et al.., 2006). Les travaux sont
effectués sur l’utilisation des agents de lutte biologique tels que Trichoderma
stromaticum pour le contrôle de cette maladie (Samuel et al.., 2000).

2.3 -Les ravageurs du cacaoyer


La culture du cacaoyer est soumise aux attaques de nombreux ravageurs dont ceux
causant le plus de dégâts économique sont des insectes ; parmi ceux-ci les mirides ou
capsides demeurent les plus importants (Badegana et al.., 2005).

2.3.1 -Sahlbergella singularis: espèce la plus préjudiciable en côte d’ivoire


2.3.1.1 -Distribution géographique
Sahlbergella singularis est une espèce de la zone forestière d’Afrique de l’Ouest et
Afrique centrale son aire de distribution s’étend de la Sierra Leone à la République
Démocratique du Congo (RDC). À l’est, elle ne dépasse pas la république
Centrafricaine cette espèce est également présente sur l’île de Bioko (Guinée

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Équatoriale) qui se situe à une trentaine de Km du Littoral du Cameroun (Entwistle,


1972). Les principaux pays producteurs de cacao concernés par ce ravageur sont la
Sierra Leone, le Libéria, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo, le Nigeria et le
Cameroun (Babin, 2009).

2.3.1.2 - Position taxonomique


Sahlbergella singularis fût décrite pour la première fois en 1895 par Haglund à partir
d’un spécimen provenant du Congo français (Entwisle, 1972). La position
systématique de S. singularis au sein des Hémiptères est la suivante :

Ordre : Hémiptère

Sous ordre: Heteroptera

Infra ordre: Cimicomorpha

Super famille : Incertaesedis

Famille : Miridae

Sous famille: Bryocorinae

Tribu : Odoniellini

Genre : Sahlbergella

Espèce: singularis Haglund 1895

2.3.1.3 -Morphologie
L’œuf de S. singularis mesure 1,6 mm à 1,9 mm de forme cylindrique et légèrement
incurvé. La partie antérieure est carénée et portant deux appendices blancs de
longueurs différentes, le plus court ayant 0,6 mm L’œuf est de couleur blanchâtre à la
ponte, devenant rosée peu de temps avant l’éclosion. La larve est de couleur rose
foncé puis marron, de forme générale arrondie, globuleuse. Une ébauche d’ailes dans

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les derniers stades larvaires, segments abdominaux marqués de gros tubercules


arrondis, disposés transversalement sur chaque segment. Le thorax et l’écusson
chagrinés. Les antennes présentant les mêmes caractères que ceux de l’adulte (Kumar
et al.1974)

2.3.1.4 - Dégâts causés par Sahlbergella singularis


Sahlbergella singularis comme tous les Hémiptères, est un insecte piqueur suceur.
Lors d’une piqûre alimentaire, l’enfoncement du stylet est suivi d’un important
prélèvement de sève. L’insecte injecte sous haute pression une salive phytotoxique
contenant des enzymes digestives (Badegana et al. 2005). Les dégâts occasionnés à la
plante sont dus d’une part aux blessures causées par l’intrusion des pièces buccales et
d’autre part, à la lyse des cellules sous l’effet des enzymes salivaires. Ces dégâts se
matérialisent par des décolorations des feuilles (chloroses), la déformation des fruits,
des feuilles, des bourgeons, des jeunes rameaux et des lésions parfois graves des
tissus de la plante (Wheeler, 2000). Quant aux dégâts occasionnés aux chérelles, ils
peuvent entraîner des déformations importantes des fruits en cours de croissance voir
le dessèchement du fruit si le pédoncule est atteint Sur la cabosse, la zone de piqûre
prend une forme d’un bouchon noir de tissus mort nettement différentiable des tissus
sains des alentours. En cas de piqûres multiples ces zones peuvent se rejoindre pour
former des crevasses dans le cortex (Williams, 1953). Toutefois, la plus grande part
des pertes de production due aux attaques des mirides en Afrique est due aux attaques
sur les rameaux et les branches. Les piqûres infligées aux rameaux provoquent la
nécrose des tissus et des pertes importantes de feuillage qui se dessèche du fait de
l’arrêt de l’approvisionnement des tissus en sève.
En outre, les blessures évoluent en chancres sous l’action combinée de champignons
parasites. Les chancres s’accumulent sur les branches des arbres et les fragilisent de
manière irréversible à tel point qu’ils deviennent improductifs en quelques années et
sont fréquemment envahis par des champignons parasites de faiblesse qui entraînent
finalement leur mort (Williams, 1953). Lorsque les mirides s’attaquent aux rameaux

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verts, les lésions entraînent généralement la destruction des vaisseaux conducteurs et


une rupture brutale et définitive de l’alimentation en sève de la partie terminale des
branches, qui se dessèche (Williams, 1953). Les jeunes feuilles brunissent mais
restent accrochées plusieurs semaines aux branches. Dans les plantations fortement
infestées, ce type de dégâts peut être observé sur de grandes superficies. Ces piqûres
de mirides sont aussi les portes d’entrées des champignons de faiblesses tels que
Calonectria rigidiuscula. De plus il n’y a pas formation des fleurs à l’endroit de la
piqûre ce qui peut être irréversible (Badegana et al. 2005).

2. 3.1.4 -Méthodes de lutte contre les mirides


a. Lutte chimique
L’utilisation d’insecticides a toujours été et reste encore aujourd’hui la méthode la
plus employée pour la lutte contre les mirides du cacaoyer (Lavabre, 1977). En effet,
ces ravageurs se sont montrés globalement très sensibles aux différentes matières
actives utilisées notamment, le DDT, le lindane, d’autres matières actives de la
famille des organochlorés, dont l’aldrine et dieldrine ont été testées. Mais ces
molécules ne rencontrent pas le même succès que le lindane à cause de leur forte
toxicité (Nguyen Ban, 1977)).Dès le début des années 60, des problèmes de
résistance au lindane sont rapportés au Ghanapour l’espèce D. théobromaet au
Nigeria pour l’espèce S. singularis (Youdeowei, 1971;Entwistle,1972).Ensuite, de
nouvelles familles d’insecticides sont explorées et les carbamates notamment le
Boygon et le sevin (carbaryl), montrent des propriétés insecticides proches voir
supérieures au lindane. Un autre carbamate, le processus et certaines molécules
appartenant à la famille des organochlorés sont proposés au Nigéria comme des
insecticides alternatifs au lindane (Lavabre et al.., 1965).

Les essais de nouvelles molécules se poursuivent dans les années 70 et 80, dans le but
d’identifier des produits plus spécifiques et moins toxiques, et de contourner
d’éventuelles résistances aux nouvelles matières actives (Decazy, 1979). Les

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pyréthrinoïdes de synthèse se montrent généralement moins efficaces que les


carbamates et les organophosphorés et ils ne sont généralement pas retenus pour la
lutte anti mirides (Owusu-Manu, 1984). Depuis quelques années, des matières actives
de la famille des néonicotinoïdes, notamment le thiametoxam et l’imidaclopide, sont
arrivées sur le marché des pesticides destinés au cacao culture. Très récemment,
l’Union Européenne, principal acheteur de cacao a mis en place une nouvelle
règlementation sur les pesticides utilisés en cacao culture et a fixé les limites
maximales de résidus (LMR) dans les fèves de cacao. Cette mesure, qui est en
vigueur au Cameroun depuis septembre 2008, interdit certaines matières actives
comme l’endosulfan et le diazinon, qui étaient encore recommandées et largement
utilisées par les planteurs dans un passé récent (Anon, 2008).

b. Lutte agronomique
La lutte agronomique regroupe l’ensemble des méthodes culturales permettant de
créer des conditions défavorables au développement des populations d’insectes
ravageurs. Pour les mirides, il s’agit :
· D’éliminer des cacaoyers les pousses orthotropes (gourmands) sur lesquelles les
mirides pondent et s’alimentent, surtout en période d’absence de cabosses ;
· De supprimer des plantations les plantes hôtes alternatives des mirides et
notamment le colatier (Malvacée) régulièrement associé aux cacaoyères ;
· De tailler les cacaoyers de manière à éliminer les branches endommagées, tout en
veillant à ce que les frondaisons restent jointives;
· D’entretenir un ombrage homogène au-dessus de la cacaoyère, par la plantation
d’arbres à croissance rapide (Babin, 2009).La gestion de l’ombrage des cacaoyères
est un exercice complexe car un ombrage excessif peut favoriser le développement
des maladies fongiques telles que la pourriture brune des cabosses. La gestion de
l’ombrage est souvent considérée comme une stratégie efficace de lutte contre les
ravageurs (mirides) du cacaoyer. L’existence d’une relation entre l’ombrage de la
cacaoyère et les dégâts dus aux attaques de mirides est un fait établi, ainsi il a été

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démontré que les parcelles dépourvues d’ombrage étaient généralement plus


attaquées que celles ombragées. Les dégâts de mirides sont plus sévères dans « les
trous de lumière » provoquées par une interruption de la canopée d’ombrage (Babin
et al.., 2010). Il convient par conséquent de trouver l’équilibre entre un ombrage
relativement homogène et une bonne aération de la plantation qui peut réduire
l’impact de la pourriture brune (Lass, 1985). Les arbres forestiers fournissent un
ombrage plus homogène que les arbres fruitiers, il est par conséquent probable que
leur présence dans les cacaoyères limite l’apparition des trous de lumière et de poches
mirides (Babin, et al.., 2010).

c. Lutte génétique
La lutte variétale contre les mirides consiste à remplacer les variétés de cacaoyers
traditionnellement cultivées par les planteurs par des variétés plus résistantes et/ou
plus tolérantes aux attaques (Babin, 2009). Ce moyen de lutte apparaît aujourd’hui
comme un axe majeur de la lutte intégrée contre de nombreux bios agresseurs et pour
la plupart des cultures (Mariau, 1996). Les mécanismes impliqués dans la
résistance/tolérance du cacaoyer aux mirides n’ont pas encore été décrits. Toutefois,
une étude a montré que la présence de composés phénoliques, de la famille des
flavonols, apportant une teinte jaune aux jeunes feuilles de cacaoyer, a été décelée de
manière systématique chez les clones particulièrement sensibles aux mirides (Cros et
al.., 1996). L’implication de ces composés dans l’attractivité des génotypes vis-à-vis
des mirides reste à démontrer.
c. La lutte biologique
Cette méthode de lutte repose sur « l’utilisation d’organismes vivants pour prévenir
ou réduire les dégâts causés par des ravageurs ». Pour les mirides, elle est
traditionnellement basée sur l’utilisation d’insectes ou d’arthropodes entomophages
(exo parasites, endoparasites ou prédateurs) (Lavabre, 1977). Toutefois, le terme de
lutte biologique est souvent employé en opposition à la lutte chimique, pour toute
méthode de lutte ne faisant pas usage de produits chimiques (Babin ; 2009). Dans le

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cas des insectes, les organismes vivants utilisés sont des insectes parasitoïdes, des
prédateurs, des nématodes ou des acariens parasites, des champignons
entomopathogènes, des bactéries ou des virus. Les parasitoïdes de S. singularis sont
peu nombreux et les taux de parasitisme enregistrés dans la nature sont insuffisants
pour envisager de les utiliser en lutte biologique (Lavabre, 1977).
Les prédateurs, malgré leur diversité, ne semblent pas suffisamment spécifiques pour
présenter un intérêt en lutte biologique. Toutefois, une attention particulière a été
portée sur le rôle que pourraient jouer les fourmis dans la lutte contre les mirides. En
effet, les fourmis sont extrêmement nombreuses et diversifiées dans les cacaoyères.
Elles représenteraient au moins 80 % de la biomasse animale dans les écosystèmes
tropicaux (Babin, 2009). Leur impact sur les maladies et ravageurs du cacaoyer a été
étudié de manière assez approfondie et le potentiel des espèces dominantes comme
agents de lutte biologique a été évalué en Asie et en Amérique latine (Khoo et Chung,
1989 ; Way et Khoo, 1989 ; Graham, 1991 ; Way etKhoo,1991 ; Way et Khoo, 1992 ;
Majer et Delabie, 1993). Oecophylla longinoda (Latr.) et Macromischoides
aculeatus(Mayr) (Tetramorium aculeatum), et certaines espèces des genres
Camponotus, Crematogaster et Polyrachis sont considérées à la fois comme des
espèces dominantes dans les plantations du Ghana et comme des prédateurs de D.
théobroma. Au Cameroun, Bruneau de Miré (1969) a étudié une technique
d’assainissement des plantations contre les insectes ravageurs développée par certains
producteurs de cacao de la région de Kribi en utilisant une fourmi venimeuse
Wasmannia auropunctata Roger, encore appelée « petite fourmi de feu ». Cette
espèce prolifère dans les cacaoyères et elle est agressive envers les insectes
phytophages, en particulier les mirides.

Certains planteurs ont su en profiter en l’introduisant avec succès dans leur


cacaoyère. Wasmannia auropunctata est une espèce originaire du Nouveau Monde,
introduite accidentellement au Gabon dans les années 1920 et qui est considérée
aujourd’hui comme une espèce envahissante mettant en péril la biodiversité de

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certaines forêts d’Afrique centrale (Wetterer et al.., 1999). Elle est donc à exclure de
tout programme de lutte biologique contre les mirides. L’utilisation de champignons
entomopathogènes est en cours d’expérimentation au Ghana et au Cameroun (Padi et
al.., 2001 ; Mahot et al.., 2006). Cependant, aucun résultat témoignant de l’efficacité
des mycoinsecticides contre les mirides n’a été publié (Babin, 2009).

d. Autres ravageurs

Il existe d’autres insectes ravageurs du cacaoyer notamment la punaise pentatomide


(Bathycoelia ovalis), les cochenilles, les cicadelles et les lépidoptères défoliateurs, les
psylles (Mesohomotamo tessmanni), les chenilles mineurs de troncs, de branches et
cabosses, les thrips, les foreurs de cabosses, les foreurs de tiges de cacaoyer. À ces
derniers s’ajoutent les rats, les écureuils et les singes qui rongent les cabosses et
peuvent entraîner la perte de plus de la moitié de la production.

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DEUXIEME PARTIE :

MATERIELS ET METHODES

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II - MATERIELS

Le matériel utilisé dans le cadre de notre étude est le matériel biologique, technique et
humain.

2.1 -Matériels biologiques

Le matériel biologique utilisé est le cacaoyer

Figure 4 : Pépinière de cacaoyer produit par les paysans

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EVALUATION DU RENDEMENT DES PRODUCTEURS DE CACAO DANS LE DEPARTEMENT DE SEGUELA

Figure 5 : Plantation de cacaoyer

2.2. Matériels techniques


Le matériel technique utilisé est composé d’équipement de terrain, d’appareils
informatique et des locaux de la structure.

2.2.1 -Equipements de terrain


L’équipement de terrain est composé d’une moto qui a permis le déplacement sur la
zone de l’étude, d’un casque, des gants qui ont permis la protection de tout le corps
tout au long du trajet à moto. Aussi, des blocs notes ont servi aux prises de note, les
fiches ont permis d’administrer des questions aux producteurs de cacao.

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Enfin, il a été utilisé des bottes, des blousons qui ont servi à la protection du corps au
cours de l’enquête.

2.2.2 -Appareils informatiques


Pour l’appareil informatique, il a été utilisé un appareil photo numérique (portable itel
1502) pour les prises de vues, un ordinateur portable Hewlett-Packard(HP) qui a
permis le traitement de nos données.

2.2.3 - Locaux de la structure


Ces locaux ont été les endroits appropriés pour toutes les réunions, séances de travail
avec le personnel de la structure. Ils ont aussi été les lieux de synthèse de nos travaux
et toutes tâches liées à la rédaction du rapport.

2.3 - Matériels humains


Le matériel humain considéré dans cette étude est l’ensemble des producteurs de
cacao présents dans la zone d’étude.

Figure 6 : Champ école paysanne

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II- METHODES

II.1. Recherche documentaire


La documentation constitue la matière première de la recherche, elle représente
l'ensemble des données qui permettent objectivement d'apprécier la véracité de la
recherche. En d’autres termes, elle représente l’ensemble des données qui permettent
d’approfondir notre recherche et mieux cerner le sujet. Dans le souci de renforcer les
connaissances sur le thème, le recours à certains ouvrages sur le cacao au sein de la
structure d’accueil a été indispensable. En témoigne la diversité des documents dans
les différentes structures comme le ministère de l’agriculture de Séguéla, le Conseil
de café et de cacao (CCC) de Séguéla. Aussi, avons-nous eu recours à l’internet pour
des compléments d’information sur notre sujet. L’introduction de la culture de cacao
a été bénéfique aux producteurs. Cependant, il existe encore des insuffisances ou des
faiblesses quant à la pratique de cette culture. Cet exercice a continué tout au long du
stage, afin de recenser le maximum d’informations utiles.
II.2. Questionnaire

Le questionnaire élaboré comporte une liste de questions fermées. Ces questions


fermées répondent à un souci de concision et de précision des réponses. Aussi, il a
pour but de faciliter le traitement des informations recueillies.
Ce questionnaire comporte également des variables quantitative et qualitative qui
permettront de cerner les pratiques culturales des producteurs de l’anacarde et
l’impact de ces pratiques sur leurs rendements. IL s’articule autour des axes suivants:
o Identification des producteurs enquêtés,
o Caractéristiques du verger ;
o Rendement.

II.3. Délimitation de la zone

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EVALUATION DU RENDEMENT DES PRODUCTEURS DE CACAO DANS LE DEPARTEMENT DE SEGUELA

La région de Worodougou compte deux départements que sont le département de


Séguéla et celui de Kani. Dans le cadre de la présente étude, le département de
Séguéla a été choisi.
II.4. Echantillonnage

Le département de Séguéla comprend deux cent treize (213) localités (village) aussi
distantes les unes des autres. Pour ce faire, le choix des localités, pour l’étude, s’est
d’abord focalisé sur le critère de distance et de la production moyenne. Ainsi, de
façon aléatoire les localités situées à moins de trente(30) kilomètres ont été retenu,
distant de la ville afin de résoudre les contraintes de moyen de déplacement, au
regard de l’écartement des localités et de l’état des voies. Le volet production
permettra de mieux s’informer sur la pratique culturale des producteurs. C’est ainsi
que dix (10) localités ont été retenu sur les deux cents treize (213). En effet l’étude
portera sur 10% des producteurs, faisant partie du programme d’encadrement des
producteurs de cacao, de chaque localité retenue.

Nombre de Effectif des producteurs


Localité
producteurs enquêtés
Bernakro 100 10
Nzikro 73 7
Kaloukro 52 5
Leonkro 36 4
Yankadi 10 1
Siakasso 50 5
Kamalo 101 10
Seydoukro 92 9
Sonigbè 100 10
krokodjouba 77 8

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Tableau 2 : listes des localités enquêtées

II.5. Enquête de terrain


Avant l’enquête proprement dite une pré-enquête a été menée afin de peaufiner le
questionnaire, ce qui a conduit à sa validation pour la grande enquête. Cette action
avait pour mode opératoire de supprimer les redondances, de reformuler et/ou
simplifier certaines questions en vue d’une meilleure compréhension pour les
populations étudiées et d’établir la liste des producteurs de chaque localité.
L'enquête du terrain s'est réalisée (01/02/2017 au 02/03 /2017) dans la région de
Worodougou plus précisément dans le département de Séguéla. Elle s’est étendue sur
dix(10) villages dudit département que sont (Bernakro, Nzikro, Kaloukro, Leonkro,
Yankadi, Siakasso, kamalo, seydoukro, Sonigbè, krokodjouba). Cette enquête a
permis de collecter les données auprès de tous les producteurs faisant partis de
l’échantillon retenu pour l’étude.

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TROISIEME PARTIE :

RESULTATS ET DISCUSSIONS

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I- RESULTATS

Identités des producteurs

Au sorti de notre enquête nous avons constatés que tous les producteurs étaient
analphabètes. Les producteurs enquêtés étaient tous de sexe masculin et tous
propriétaires de plantation.

Caractéristiques du verger

La superficie totale des exploitations enquêtes est de 283 hectares.

Rendement des producteurs enquêtés

Le rendement de la production de cacao dans les localités enquêtées est le suivant:

Rendement moyen
Localités enquêtées Nombres d’hectares
(tonnes)
Bernakro 26,5 17,25
N’zikro 23,5 14,6
Kaloukro 30 10,5
Leonkro 16,5 5
Yankadi 2 0,5
Siakasso 9 2,6
Kamalo 22 8,1
seydoukro 20 8
krokodjouba 55,5 21,5
Sonigbè 78 41,7
Total 283 129,75

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Tableau 3 : rendement des producteurs enquêtés

NB : la localité la plus productive est la zone de sonigbè avec un rendement de 41,7T

II- DISCUSSION

La mise en place d’un champ de cacaoyer n’est pas chose facile pour certains paysans
dans le département de Séguéla.

La mise en place de la culture proprement dite se fait de façon hasardeuse car les
normes techniques et les pratiques culturales ne sont pas respectées comme prévu par
le CNRA.

Le cacaoyer est une plante à valeur économique. Sa production doit nécessairement


requérir un milieu ayant toutes les conditions écologiques favorables à son bon
épanouissement.

Les conditions d’implantation du cacaoyer et de conduite en phase juvénile


déterminent les limites de production dans les cacaoyers devenus adultes.

Les planteurs de cacao s’inquiètent toujours du facteur le plus limitant qui est L’eau
qui se caractérise par le manque de pluie.

L’ignorance des bonnes pratiques agricoles favorisent les mauvais rendements pour
certains producteurs dans les localités enquêtés.

L’utilisation des produits phytosanitaires n’est pas maitrisée par les paysans car
l’itinéraire ou étape de la culture se fait de façon hasardeuse.

Les paysans se plaignent de la longue période de sécheresse dans le département de


Séguéla ce qui empêche les cherelles de se développer normalement.

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III- SUGGESTIONS

Pour réussir la culture du cacaoyer en milieu tropical plusieurs paramètres doivent


être pris en compte.

Il convient de proposer des aides adaptés aux besoins de chacun pour favoriser tous
les planteurs. Néanmoins, les plus vulnérables restent les jeunes agriculteurs qui
souhaitent s’installer en créant leur première cacaoyère sélectionnée.

Assainir donc le marché des plants chez les pépiniéristes privés est devenu un
impératif moyen pour limiter la création de plantation tout-venants.

Pour y remédier, la recherche a mise au point des variétés améliorées permettant aux
paysans d’espérer vu homogénéité génétique du matériel végétal et les connaissances
déjà acquises, arrivé à des résultats significatifs a moins termes.

Pour obtenir de bons rendements, exploitant devra non seulement suivre mais
surtout maitriser l’itinéraire technique du cacaoyer.

Une connaissance plus fine des besoins nutritionnels des plantations devrait conduire
à une amélioration sensible de leur gestion à une meilleure adaptation des techniques
culturales [fertilisation, travail du sol…]

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Rapport de stage présenté par KOUAME Kouadio Jean Marc
EVALUATION DU RENDEMENT DES PRODUCTEURS DE CACAO DANS LE DEPARTEMENT DE SEGUELA

CONCLUSION

Au terme de notre travail, nous pouvons dire que les planteurs installés dans le
département de Séguéla fournissent assez d’effort pour booster leurs rendements.
Cependant, l’effort de tous s’adhère nécessaire vu le rang qu’occupe le cacao dans le
développement de la Côte d’ivoire. Le thème choisi qui est l’évolution du rendement
des producteurs de cacao dans le département de Séguéla, nous a permis de nous
former davantage et de connaitre aussi les atouts et difficultés qu’ont les producteurs
de cacao dans le département de Séguela.

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Rapport de stage présenté par KOUAME Kouadio Jean Marc
EVALUATION DU RENDEMENT DES PRODUCTEURS DE CACAO DANS LE DEPARTEMENT DE SEGUELA

ANNEXES

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Rapport de stage présenté par KOUAME Kouadio Jean Marc

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