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Première Guerre Mondiale : Origines et Conflits

Le document traite des causes et des événements ayant conduit à la Première Guerre mondiale, débutant par l'assassinat de l'héritier du trône d'Autriche-Hongrie en 1914, qui a déclenché une escalade des tensions en Europe. Il décrit la guerre comme un conflit mondial impliquant des troupes coloniales et de nouvelles technologies militaires, ainsi que l'enlisement sur le front occidental et l'ouverture de nouveaux fronts. Enfin, le texte souligne l'impact des alliances et des nationalismes sur l'extension du conflit au-delà de l'Europe.

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Première Guerre Mondiale : Origines et Conflits

Le document traite des causes et des événements ayant conduit à la Première Guerre mondiale, débutant par l'assassinat de l'héritier du trône d'Autriche-Hongrie en 1914, qui a déclenché une escalade des tensions en Europe. Il décrit la guerre comme un conflit mondial impliquant des troupes coloniales et de nouvelles technologies militaires, ainsi que l'enlisement sur le front occidental et l'ouverture de nouveaux fronts. Enfin, le texte souligne l'impact des alliances et des nationalismes sur l'extension du conflit au-delà de l'Europe.

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H9 - LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE :

UN EMBRASEMENT MONDIAL ET SES GRANDES ÉTAPES

Séance 1 : 1 heure

Introduction
Doc. vidéoprojeté : « L’Europe au bord de la guerre »
Doc. vidéoprojeté : « Un conflit mondial et moderne »
• Dans les années 1910, de nombreux dirigeants politiques et intellectuels s’inquiètent de la course
aux armements et de la montée des nationalismes (affirmation de la supériorité des droits et des
valeurs de sa nation sur ceux des autres peuples). Le 28 juin 1914, l’héritier du trône d’Autriche-
Hongrie et son épouse sont assassinés à Sarajevo par un nationaliste serbe. Le bellicisme de nombreux
pays européens et le jeu des alliances conduisent à une escalade diplomatique au cours du mois de
juillet 1914. Début août, l’Europe bascule dans la guerre.
• L’illusion d’une guerre courte se dissipe rapidement : la guerre s’enlise, implique des troupes
coloniales, se diffuse à de multiples fronts sur plusieurs continents, mobilise des armes nouvelles, sur
terre, dans les airs et sur mer. La « Grande guerre », qui dure quatre ans, devient donc mondiale.
• Problématique : Comment une crise qui a éclaté dans les Balkans à l’été 1914 est très vite devenue
un conflit d’abord européen puis mondial ?
Point méthode : Choisir un plan pour une question problématisée en Histoire
- un plan chronologique : ses parties correspondent à des phases dans le temps
I. De telle année à telle année ; II. De telle année à telle année…
- un plan thématique : ses parties correspondent à des thèmes
I. Thème 1 (ex : politique) ; II. Thème 2 (ex : économique) ; III. Thème 3 (ex : social)
- un plan analytique : ses parties consistent à analyser un phénomène ou un événement
I. Causes ; II. Déroulement ; III. Conséquences
- un plan dialectique : ses parties consistent à discuter une proposition
I. Oui… ; II. … mais ou bien I. Non… ; II. mais…

I. 1914 : Le déclenchement de la guerre


A. Une guerre aux causes nombreuses
Doc. 1 page 236 : « L’Europe en 1914 »
Doc. 4 page 237 : « La course aux armements » (document inséré sur la carte de l’Europe)
• Au début du XXème siècle, la concurrence économique et les convoitises territoriales attisent
les tensions entre pays européens. Ces tensions entraînent une montée des nationalismes mais
aussi une course aux armements et la constitution de deux systèmes d’alliance hostiles : la Triple
Alliance (Allemagne, Autriche-Hongrie, Italie) et la Triple Entente (France, Royaume-Uni, Russie).
En 1912 et 1913, la Serbie, le Monténégro, la Grèce et la Bulgarie se disputent les territoires de
l’Empire ottoman. Ces guerres balkaniques préfigurent la Première Guerre mondiale.
Doc. 5 page 237 : « L’attentat de Sarajevo »
Doc. vidéoprojeté « L’embrasement européen »
• Le 28 juin 1914, un nationaliste serbe, Gravilo Prinzip, assassine François-Ferdinand de
Habsbourg, héritier de la couronne d’Autriche-Hongrie, et sa femme Sophie, en visite à Sarajevo
(Bosnie). Ce territoire est alors revendiqué par les nationalistes serbes qui souhaitent créer une
« Grande Serbie » au détriment de l’Autriche-Hongrie. Cette-dernière, appuyée par l’Allemagne,
fait le choix d’une escalade diplomatique avec la Serbie et lui déclare la guerre le 28 juillet 1914.
• Les grandes puissances européennes sont motivées par leurs alliances et la certitude de leur
supériorité militaire. Elles se lancent dans une course à la mobilisation militaire et se précipitent
dans une guerre de mouvement (offensives et contre-offensives entraînant un déplacement de
la ligne de front) très meurtrière à partir du mois d’août 1914.

1
Séance 2 : 1 heure

B. Les illusions d’une guerre courte


Doc. vidéoprojeté : « Le départ des soldats depuis la gare de Dunkerque en août 1914 »
Doc. vidéoprojeté : « Les forces en présence et les plans de guerre en 1914 »
• Les dirigeants politiques et les opinions publiques sont convaincus que la guerre sera courte
et victorieuse grâce aux plans élaborés par les chefs militaires. Côté allemand, le plan Schlieffen
prévoit de vaincre la France en un mois, avant de se retourner contre les Russes, en comptant
sur la lenteur de leur mobilisation (regroupement des troupes et des armes pour préparer une
guerre). Côté français, le plan XVII projette d’attaquer l’Allemagne par l’Alsace et la Moselle.
Point de passage et d’ouverture 1 : 1914 : Tannenberg et la Marne (pages 240-241)
Consigne : Vous comparerez les batailles de Tannenberg et de la Marne en suivant ce plan :
1. Deux fronts européens : un à l’Est et un à l’Ouest de l’Europe
2. La stratégie militaire employée par chacune des deux armées ennemies
3. Le bilan humain, moral et militaire de chacune de ces deux batailles
• En août 1914, la Russie attaque l’Allemagne à l’Est et l’Allemagne attaque la France à l’Ouest.
Les batailles de Tannenberg et de la Marne peuvent être comparées dans ce tableau :
Bataille de Tannenberg Bataille de la Marne
- Opérations sur le front de l’Est, à la - Opérations sur le front de l’Ouest au
Deux fronts frontière russo-allemande niveau de la Belgique et de France
européens - Bataille qui oppose l’armée russe à - Bataille opposant les armées
l’armée allemande allemande, française et britannique
- Offensive russe du 17 au 25 août - Offensive allemande du 4 août au 5
1914 : avancée éclair russe au cœur septembre 1914 : l’Allemagne balaie
du territoire allemand en direction de la défense belge. Le Nord-Est de la
la mer Baltique sur 150 kilomètres France est envahi et l’ennemi est aux
La stratégie - Contre-offensive allemande du 26 portes de Paris le 5 septembre ;
militaire août au 15 septembre 1914 : - Contre-offensive française du 6 au
acheminement de soldats et emploi 12 septembre, appuyée par des
de l’artillerie lourde : la percée russe renforts britanniques : elle stoppe
est stoppée lors de la bataille de l’avancée allemande le 12 septembre
Tannenberg puis repoussée. et les repousse plus au Nord.
- Pertes russes : 30 000 morts et - Pertes humaines : 84 000 morts
blessés et 92 000 prisonniers, prise allemands, 105 000 morts français,
de matériel de guerre ; 80000 morts britanniques.
Le bilan des
- La Prusse orientale reste totalement - La Belgique et le Nord-Est de la
batailles
sous contrôle allemand ; France sont envahis par l’Allemagne.
- La victoire incarnée par un chef : le - La victoire est incarnée par un chef :
général allemand Hindenburg. le général français Joffre.
Doc. 1 pages 238-239 : « L’Europe et la Méditerranée en guerre (1914-1917) »
Doc. vidéoprojeté : « Le creusement d’une tranchée au début de l’année 1915 »
• Après la victoire française, les deux armées tentent sans succès de se prendre à revers jusqu’à
la Manche : c’est l’échec de la « course à la mer ». Dès novembre 1914, les armées manquent
de munitions et creusent des tranchées (excavations longues et étroites creusées dans le sol)
pour consolider leurs positions. La guerre de position (stabilisation du front par un système
défensif de tranchées, qui bloquent les offensives de l’ennemi) vient alors de débuter. Le front
(ligne de plusieurs dizaines voire centaines de kilomètres sur laquelle s’affrontent les armées
ennemies) de l’Ouest se stabilise le long d’une ligne de 700 km qui court de la frontière suisse à
la mer du Nord. Cette phase de la guerre dure jusqu’en 1918. Sur le front de l’Est, l’immensité
des espaces rend plus difficile la consolidation et contribue à une plus grande mobilité du front.

2
C. La mondialisation de la guerre
Doc. 1 page 246 : « Le recrutement de soldats dans les empires coloniaux »
Doc. vidéoprojeté : « L’extension mondiale du conflit (1914-1918) »
• Dès 1914, l’engagement des empires coloniaux se fait sentir. Le Royaume-Uni et la France
mobilisent des soldats (600 000 pour la France et 2,7 millions pour le Royaume-Uni) et des
ressources venus de leur empire colonial situé en Afrique, en Asie et en Océanie.
• Très rapidement, des combats ont lieu hors d’Europe. Dès août 1914, les troupes britanniques
et françaises occupent une colonie allemande en Afrique : le Togo. En mer, les Britanniques
mettent en place un blocus naval (déploiement d’une flotte pour bloquer l’accès aux côtes d’un
pays) des côtes allemandes à partir de novembre 1914 : plusieurs combats navals opposent les
flottes britanniques et allemandes lors de la première « bataille de l’Atlantique ».
• Des États extra-européens entrent en guerre. En août 1914, le Japon entre en guerre aux côtés
de la Triple Entente pour mettre la main sur les colonies allemandes en Asie-Pacifique. En
novembre 1914, l’Empire ottoman s’engage avec les Empires centraux pour s’emparer des îles
de la mer Égée et récupérer les territoires perdus lors des guerres balkaniques de 1912-1913. Le
sultan ottoman Mehmet V appelle tous les musulmans au djihad (guerre sainte) : il espère
fragiliser ses ennemis franco-britanniques en suscitant des soulèvements dans leurs colonies.

3
Séance 3 : 1 heure

II. 1915-1917 : L’enlisement de la guerre


A. L’ouverture de nouveaux fronts
Doc. vidéoprojeté : « Le bombardement de Varsovie par un dirigeable allemand (1914) »
Doc. vidéoprojeté : « La guerre sous-marine à outrance menée par l’Allemagne »
• Les belligérants s’attaquent au potentiel économique et au moral de sa population. Dès 1915,
les sous-marins allemands torpillent des navires civils pour répondre au blocus naval. Par
ailleurs, les Allemands et les Français bombardent des villes avec des ballons dirigeables et des
avions : ces premiers bombardements stratégiques entraînent les civils dans la guerre totale
(guerre dans laquelle les armées mobilisent toutes leurs ressources pour anéantir l’ennemi).
Point de passage et d’ouverture 2 : 1915 : l’opération des Dardanelles (pages 242-243)
Consigne : Vous présenterez l’opération des Dardanelles en suivant ce plan :
1. Un nouveau front : situation, raisons, acteurs
2. Les deux phases de l’opération et les difficultés rencontrées
3. Le bilan matériel, humain et politique de l’opération
• L’opération des Dardanelles (1915) peut être analysée dans le tableau ci-dessous :
L’opération des Dardanelles
- Un nouveau front sur le détroit des Dardanelles, dans l’Empire ottoman, où
se battent les armées française, britannique et ottomane dès 1915
Un nouveau
- Opération proposée par Winston Churchill, premier lord de l’Amirauté, pour
front
s’emparer du détroit des Dardanelles, et disposer d’une porte de sortie pour
les ports russes de la mer Noire vers la Méditerranée.
- Première phase : passage de quatre navires alliés dans le détroit, ouvrant la
Les deux voie aux suivants, chargés de troupes. Mais les quatre premiers sont coulés.
phases de - Seconde phase compliquée : le débarquement de plusieurs centaines de
l’opération milliers d’hommes sur le littoral ottoman, très accidenté et bien défendu.
- Conditions de vie déplorables : pas d’eau douce, diffusion du choléra…
- Bilan humain : 264 000 morts et blessés (autant du côté des Ottomans)
- Bilan territorial : évacuation des soldats au bout de 10 mois, sans gain
Le bilan de
territorial, laissant sur place de nombreuses pièces d’artillerie…
l’opération
- Bilan politique : la Royal Navy a été défaite par l’armée ottomane. Les
stratèges britanniques ont échoué et Churchill doit démissionner.
• En mai 1915, l’Italie change de camp : elle entre en guerre aux côtés de la Triple Entente. Elle
veut s’emparer des « Terres irrédentes », ce qui oblige l’Autriche-Hongrie à redéployer ses
forces. L’échec des assauts italiens à la frontière italo-slovène ouvre un nouveau front.
B. La guerre dans les tranchées
Doc. vidéoprojeté : « Des fantassins britanniques à l’assaut d’une tranchée allemande »
Doc. vidéoprojeté : « De nouvelles armes meurtrières »
• La zone de feu consiste en un no man’s land (espace séparant les deux premières lignes de
tranchées ennemies) de quelques dizaines voire centaines de mètres. Ce réseau est constitué
des lignes de tranchées parallèles, reliées entre elles par des boyaux de communication.
• Le système défensif des tranchées constitue une forteresse qu’il faut prendre. L’attaque est
précédée d’un intense bombardement d’artillerie visant à affaiblir la première ligne ennemie.
Puis les soldats sont lancés à l’assaut sous les obus et les tirs des mitrailleuses ennemies. Enfin,
les barbelés disposés devant les tranchées constituent souvent un piège mortel.
• L’artillerie joue un rôle majeur et provoque 75% des pertes. Des canons de très gros calibre
sont utilisés pour anéantir les tranchées ennemies. Les belligérants utilisent aussi les gaz
toxiques à partir de 1915. L’attaque tue ou intoxique 4 000 soldats britanniques. En réponse, les
combattants sont équipés d’un casque d’acier et d’un masque à gaz.

4
Séance 4 : 1 heure

C. Une guerre qui s’éternise trop


Doc. 1 pages 238-239 : « L’Europe et la Méditerranée en guerre (1914-1917) »
Doc. vidéoprojeté : « Une tranchée canadienne en Picardie en 1915 »
• Sur le front de l’Ouest, le général Joffre lance des offensives inutiles et meurtrières en 1915 en
Artois et en Champagne (392 000 soldats français morts ou disparus). Sur le front de l’Est, les
Empires centraux progressent de 350 km en s’emparant de la Galicie, de la Pologne russe et de
la Lituanie sans pour autant obtenir de succès décisif. Les adversaires s’enlisent dans une guerre
d’usure (offensives de la guerre de position visant à affaiblir les capacités de résistance
matérielles, humaines et morales de l’ennemi).
Point de passage et d’ouverture 3 : 1916 : la bataille de la Somme (pages 244-245)
Consigne : Vous présenterez la bataille de la Somme en suivant ce plan :
1. La bataille : situation, armées en présence, raisons
2. Les moyens mis en œuvre et la façon de combattre
3. Le bilan humain, territorial et matériel de la bataille
• En février 1916, les Allemands attaquent les Français à Verdun. En juillet, les Britanniques
attaquent les Allemands dans la Somme, pour soulager leurs alliés français. La bataille de la
Somme peut être analysée dans le tableau ci-dessous :
La bataille de la Somme
En juin 1916, alors que les Poilus (nom donné aux soldats français) se battent
à Verdun contre les Allemands depuis le mois de février sans pouvoir
La bataille de
l’emporter, le général britannique Douglas Haig, en coordination avec l’État-
la Somme
Major français, décide d’engager ses troupes lors d’une grande bataille sur
la Somme, afin de soulager ses alliés.
Les moyens mis en œuvre lors de la bataille de la Somme sont colossaux.
Des centaines de kilomètres de routes, de voies de chemin de fer, de canaux
Les moyens et
sont aménagés pour transporter les troupes, le matériel militaire et
la façon de
l’approvisionnement. La première semaine de la bataille, les Britanniques
combattre
ont disposé 1 437 canons (soit un tous les 18 mètres) pilonnant jour et nuit
les positions allemandes, à raison de près de 8 000 obus par heure.
Le bilan humain est terrible : 445 000 morts et disparus (dont la moitié côté
britannique) et 600 000 blessés (dont la moitié côté allemand).
Le bilan de
Le bilan territorial est maigre pour ne pas dire inexistant : en novembre
la bataille
1916, sur une bande de 35 kilomètres de large, l’avancée maximale des
troupes alliées est de 10 kilomètres en profondeur.
• La bataille de Verdun (février-novembre 1916) et la bataille de la Somme (juillet-novembre
1916) sont les deux plus grandes offensives de la Première Guerre mondiale. Malgré les
gigantesques moyens déployés, elles s’enlisent pendant plusieurs mois et provoquent un très
lourd bilan humain sans résultat décisif : 300 000 morts à Verdun entre février décembre 1916 ;
plus d’un million de morts pour la bataille de la Somme entre juillet et novembre 1916.
Doc. vidéoprojeté : « Tract anonyme de mutins en 1917 »
Doc. vidéoprojeté : « Exécution d’un soldat pour l’exemple »
• L’usure des combattants se fait massivement ressentir à partir de 1917 avec les mutineries. La
lassitude face aux sacrifices inutiles provoque les premières mutineries (actes collectifs de
désobéissance et de rébellion des soldats contre leurs chefs) russes et françaises. Après l’échec
meurtrier de l’offensive du Chemin des Dames en avril 1917, près de 60 000 français refusent
de remonter en première ligne. Sous l’autorité du général Pétain, la discipline est restaurée. Les
conseils de guerre prononcent des condamnations à mort. Pétain gagne pourtant la réputation
d’un chef « humain » en améliorant le quotidien du soldat et en cessant les grandes offensives.

5
III. 1917-1918 : Le dénouement de la guerre
A. L’entrée en guerre des États-Unis
Dossier pages 250-251 : « L’entrée en guerre des États-Unis »
Consigne : En vous aidant des documents, construisez un schéma fléché sur les causes et les
conséquences de l’entrée en guerre des États-Unis.
• Le 6 avril 1917, le président états-unien Woodrow Wilson déclare la guerre à l’Allemagne. Le
schéma fléché ci-dessous résume les causes et les conséquences de cette entrée en guerre.
Causes Conséquences

Recrutement et formation
7 mai 1915 :
de citoyens états-uniens
Choc de l’opinion après le
(d’abord volontaires puis par
torpillage du Lusitania
voie de conscription)

1er février 1917 :


L’Allemagne déclare une 6 avril 1917 :
Les États-Unis déclarent Aide logistique,
« guerre sous-marine à économique, financière et
outrance » menaçant les la guerre à l’Allemagne
production de matériel de
intérêts états-uniens guerre pour l’Entente

23 février 1917 :
Le télégramme du Ministre Envoi de 2 millions de
allemand Zimmermann soldats états-uniens sur les
montre le risque élevé fronts d’Europe de l’Ouest
d’une guerre sur le sol (essentiellement en France)
des États-Unis

• La participation des États-Unis à la guerre européenne propulse le pays au rang de grande


puissance, qui entend redéfinir les buts de guerre de ses alliés. Le 8 janvier 1918, Wilson énonce
ses « Quatorze points », c’est-à-dire des principes qui devront contribuer aux traités de paix et
à l’instauration d’un nouvel ordre international : droits des peuples à disposer d’eux-mêmes,
libre-échange, liberté des mers, respect des nationalités (sentiment d’identité commune d’un
peuple aspirant à se constituer politiquement en un État indépendant), sécurité collective.

6
Séance 5 : 1 heure

B. La désintégration de l’Empire russe


Doc. 1 page 248 : « Une manifestation de femmes en février 1917 »
Doc. vidéoprojeté : « L’effondrement militaire de la Russie »
Doc. vidéoprojeté : « Le choix de la paix séparée avec l’Allemagne »
• En février 1917, la révolution de février éclate à Saint-Pétersbourg, suite aux difficultés
militaires et aux pénuries. Après la création du soviet (assemblée d’ouvriers, de paysans et de
soldats acquis aux idées révolutionnaires), le tsar Nicolas II abdique en mars 1917.
• Un gouvernement provisoire est mis en place et il décide de continuer la guerre. Cette décision
mécontente une partie des soldats et des paysans influencés par les bolcheviks (communistes
russes partisans de Lénine). Lénine revient en Russie, où il publie ses « thèses d’avril » : il
réclame la paix immédiate, tout le pouvoir au soviet et toute la terre aux paysans. En juillet 1917,
l’échec de l’offensive russe en Galicie fragilise encore plus le gouvernement provisoire.
• Dans la nuit du 25 au 26 octobre 1917, les bolcheviks et les marins de la flotte de guerre
attaquent le Palais d’Hiver, siège du gouvernement provisoire : la révolution d’octobre est un
coup d’état qui met les bolcheviks au pouvoir. Lénine et les bolcheviks tentent d’instaurer une
dictature communiste en Russie. Le pays s’enfonce dans la guerre civile. Les négociations entre
le gouvernement bolchevique et les Empires centraux aboutissent à la signature d’un armistice
en décembre 1917 puis de la paix de Brest-Litovsk en mars 1918.
C. La victoire des forces de l’Entente
• La paix séparée avec la Russie permet à l’Allemagne de transférer une partie de son armée
vers le front de l’Ouest. Mais elle doit maintenir des soldats à l’Est pour garder les territoires
qu’elle a conquis sur la Russie. Les Allemands peuvent désormais profiter de leur supériorité
numérique provisoire avant que les troupes des États-Unis ne soient prêtes à combattre.
Point de passage et d’ouverture 4 : 1918 : la dernière offensive allemande (pages 252-253)
Consigne : Présentez la dernière offensive allemande en suivant ce plan :
1. L’offensive allemande : situation, description
2. La contre-offensive alliée : raisons, situation, description
3. Le bilan humain, politique et militaire de l’offensive
• Entre mars et mai 1918, le général Ludendorff déclenche une grande offensive sur la Somme.
Cette dernière offensive allemande peut être analysée dans le tableau ci-dessous :
La dernière offensive allemande
- Une vague d’offensives est lancée par l’Allemagne au printemps 1918 : en
mars en Picardie, en avril dans les Flandres et en mai en Champagne.
L’offensive
- Cette étape, jusque début juillet, tourne largement à l’avantage de l’armée
allemande
allemande : gains territoriaux conséquents, pertes militaires infligées à
l’ennemi, prisonniers alliés par milliers.
- De juillet à novembre 1918 : des contre-offensives menées par les armées
alliées font reculer le front sur près de 200 km et repoussant les armées
La contre-
allemandes dans l’intérieur de la Belgique et vers la frontière allemande.
offensive
- Cette avancée s’explique par l’épuisement et les pertes humaines des
alliée
armées allemandes et par la supériorité humaine (apport de 2 millions de
soldats venus des États-Unis) et matérielle (utilisation des chars) des Alliés.
- En octobre 1918, l’armée allemande est dans une situation
catastrophique (700 000 morts entre avril et octobre).
Le bilan de - Des négociations de paix sont engagés. Suite à l’abdication de l’empereur
l’offensive Guillaume II, le 9 novembre 1918, un armistice (convention signée mettant
fin à des combats) est signé à Rethondes le 11 novembre 1918 : l’armistice
met fin aux combats sur le front de l’Ouest.

7
Conclusion
• En 1914, deux systèmes d’alliances opposés divisent l’Europe. Dans ce contexte, l’attentat de
Sarajevo met le feu aux poudres et tous les États européens sont en guerre en août 1914. Après l’échec
de la guerre de mouvement, la guerre s’enlise sous la forme d’une guerre de position au fond des
tranchées. La guerre s’étend en dehors de l’Europe. L’année 1917 marque le tournant du conflit avec
l’entrée en guerre des États-Unis et la sortie de guerre de la Russie. En 1918, l’Allemagne lance une
dernière offensive qui échoue : elle signe un armistice le 11 novembre 1918.
• Plusieurs facteurs ont contribué à faire d’une guerre balkanique un conflit européen puis mondial :
le jeu des alliances, la mobilisation des empires coloniaux et la guerre sous-marine.
• Pour autant, la signature de l’armistice, le 11 novembre 1918 ne signifie pas la fin officielle de la
guerre : il faut attendre la signature des traités de paix entre 1919 et 1921.

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