LA PRISE EN CHARGE DES AGENTS DES
FONCTIONS PUBLIQUES EN SOUFFRANCE
AU TRAVAIL
Maître Benoît ARVIS
Avocat en droit public
Ancien membre du CNB
www.arvisavocats.fr
1 – LES PARTICULARITÉS DU DROIT PUBLIC
❖ Les agents des fonctions publiques relèvent d’un droit spécial et d’une
juridiction spéciale : le tribunal administratif (TA), hors du code du travail et
hors du Conseil des Prud’hommes
❖ Les fonctions Publiques: d’Etat, territoriale, hospitalière
❖ Des agents aux statuts différents :
➢ le fonctionnaire titulaire : il relève du droit public
➢ L’agent contractuel : il relève du droit public mais du droit de la sécurité
sociale pour maladie, vieillesse, maternité,
➢ le praticien hospitalier : Il relève du droit public, mais du droit de la
sécurité sociale pour maladie, vieillesse, maternité
20/11/2024 Benoît ARVIS 2
Le fonctionnaire
CODE DU TRAVAIL
4e partie
(santé et sécurité au travail)
Maladie
Code des
Maternité ATMP
pensions
ATMP Invalidité
Fonctionnaire civiles et
Vieillesse
Statut militaires
Code pro. de retraite
général de la
fonction publique Infractions : CODE DE LA
Harcèlement moral, harcèlement sexuel, injures,
dénonciation calomnieuse, violences… SÉCURITÉ SOCIALE
CODE PÉNAL
20/11/2024 Benoît ARVIS 3
Le contractuel
CODE DU TRAVAIL
4e partie
D 15/02/88 Territ.
D 26/01/86 État ATMP CSS
D 08/02/91 Hosp. Maternité
Vieillesse
Contractuel
Statut Invalidité
CGFP Pro.
Infraction
CODE PÉNAL
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Le praticien hospitalier
CODE DU TRAVAIL
4e partie
CSP CODE DE LA
Maladie
Statut SÉCURITÉ
Maternité
Pro. Praticien SOCIALE
Invalidité
hospitalier Vieillesse
ATMP
CGFP
Infractions
CODE PÉNAL
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2 – LA SÉCURISATION FINANCIÈRE EN CAS D’ARRÊT MALADIE SUIVANT LE STATUT
A - LE FONCTIONNAIRE ET LES DIFFÉRENTES MODALITES DE SES ARRÊTS
Modalités de maintien du traitement pendant l’arrêt maladie
➢ LE CMO (CONGÉ MALADIE ORDINAIRE) : Le fonctionnaire bénéficie de 3 mois à
plein traitement puis de 9 mois à mi traitement
➢ LE CLM (CONGÉ LONGUE MALADIE) : Le fonctionnaire bénéficie d’1 an à plein
traitement, puis de 2 ans à mi-traitement
➢ Le CLD (CONGÉ LONGUE DURÉE) : le fonctionnaire bénéficie de 3 ans à plein
traitement puis de 2 ans à mi-traitement
➢ Le CITIS (CONGÉ POUR INVALIDITÉ TEMPORAIRE IMPUTABLE AU SERVICE) : le
fonctionnaire bénéficie du plein traitement sans durée limite
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2 – LA SÉCURISATION FINANCIÈRE EN CAS D’ARRÊT MALADIE SUIVANT LE STATUT
A - LE FONCTIONNAIRE ET LES DIFFÉRENTES MODALITES DE SES ARRÊTS
Comment se présente (et comment est traitée) la demande
➢ LE CMO (CONGÉ MALADIE ORDINAIRE) : Il est demandé par le fonctionnaire et
accordé de plein droit sur présentation de l’arrêt de travail. Il peut être
attribué d’office.
➢ LE CLM (CONGÉ LONGUE MALADIE) : Il est demandé par le fonctionnaire et
accordé sur certificat du médecin et après avis du conseil médical. Il peut
être attribué d’office.
➢ Le CLD (CONGÉ LONGUE DURÉE) : Il est demandé par le fonctionnaire et
accordé sur certificat du médecin et après avis du conseil médical. Il n’est
pas attribué d’office.
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2 – LA SÉCURISATION FINANCIÈRE EN CAS D’ARRÊT MALADIE SUIVANT LE STATUT
A - LE FONCTIONNAIRE ET LES DIFFÉRENTES MODALITES DE SES ARRÊTS
Comment se présente (et comment est traitée) la demande
➢ Le CITIS (CONGÉ POUR INVALIDITÉ TEMPORAIRE IMPUTABLE AU SERVICE) : Il est
demandé par le fonctionnaire : dans les 15 jours suivant l’accident (ou 15
jours suivant l’établissement du certificat attestant de l’imputabilité) ou dans
les 2 ans suivant la date de première constatation de la maladie).
➢ Il doit être présenté par déclaration sur formulaire et avec un certificat
médical.
➢ Il peut donner lieu à une expertise médicale et à une enquête administrative
➢ Il doit être instruit dans un délai d’un mois (accident), deux mois (maladie),
avec délai supplémentaire de trois mois si enquête
➢ Au terme de ces délais : placement en CITIS provisoire
➢ Consultation du conseil médical en formation plénière
➢ Rapport du médecin du travail
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2 – LA SÉCURISATION FINANCIÈRE EN CAS D’ARRÊT MALADIE SUIVANT LE STATUT
A - LE FONCTIONNAIRE ET LES DIFFÉRENTES MODALITES DE SES ARRÊTS
Comment se présente (et comment est traitée) la demande
On peut déclarer l’ESA (ÉTAT DE STRESS AIGU) en AT (AS accident de service)
Charge de la preuve
• En cas d’AS (AT), il y a présomption d’imputabilité au service
• Si l’AS (AT) a lieu en dehors des heures de service, pas de présomption
d’imputabilité
Accident de trajet.
Présomption d’imputabilité
Hors trajet habituel, pas de présomption (détour impondérable,
arrêt imprévu..)
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2 – LA SÉCURISATION FINANCIÈRE EN CAS D’ARRÊT MALADIE SUIVANT LE STATUT
A - LE FONCTIONNAIRE ET LES DIFFÉRENTES MODALITES DE SES ARRÊTS
Comment se présente (et comment est traitée) la demande
Maladie dans les tableaux: il y a présomption d’imputabilité
Maladie hors des tableaux: il n’y a pas de présomption donc passage devant le
conseil médical pour décider, cn séance plénière CMSP (ancienne commission
de réforme)
Le CITIS n’a pas de limite de temps et débouche soit sur la guérison soit sur
l’invalidité.
20/11/2024 Benoît ARVIS 10
2 – LA SÉCURISATION FINANCIÈRE EN CAS D’ARRÊT MALADIE SUIVANT LE STATUT
B - LE CONTRACTUEL ET LES DIFFÉRENTES MODALITÉS D’ARRÊT MALADIE
➢ CMO : Le contractuel bénéficie du maintien de la rémunération, le versement du
traitement est fait par l’administration + IJSS par la Sécurité Sociale.
En fonction de l’ancienneté:
✓ 4 mois d’ancienneté : 1 mois plein traitement + 1 mois à mi traitement
✓ 2 ans d’ancienneté : 2 mois à plein traitement + 2 mois à mi traitement
✓ 3 ans d’ancienneté : 3 mois plein traitement + 3 mois mi traitement
✓ Puis seulement les IJSS
Les IJSS viennent compléter cette rémunération, sous réserve que le cumul ne
dépasse pas le plein-traitement de l’agent.
➢ CGM (CONGÉ GRAVE MALADIE) (équivalent du CLM du fonctionnaire) : Le contractuel
bénéficie du plein traitement
➢ Pas de CLD
➢ Pas de CITIS mais Congé ATMP. : le contractuel bénéficie d’1 mois à plein
traitement puis de 2 mois à mi-traitement, complété par les IJAT (80 % du
traitement). L’issue est soit la guérison et le retour au poste, ou l’invalidité, ou le
décès.
20/11/2024 Benoît ARVIS 11
2 – LA SÉCURISATION FINANCIÈRE EN CAS D’ARRÊT MALADIE SUIVANT LE STATUT
C - LE PRATICIEN HOSPITALIER ET LES DIFFÉRENTES MODALITÉS D’ARRÊT MALADIE
➢ CMO (CONGÉ MALADIE ORDINAIRE)
3 mois à plein traitement
9 mois à 50 %
➢ CLM (CONGÉ LONGUE MALADIE) : 3 ans
1 an à plein traitement
2 ans à 50 %
➢ CLD (CONGÉ LONGUE DURÉE) : 5 ans
3 ans à plein traitement
2 ans à 50 %
➢ ATMP ou plutôt CATMP
(CONGÉ POUR ACCIDENT DU TRAVAIL OU MALADIE PROFESSIONNELLE)
(pas de CITIS)
C’est la CPAM qui se prononce sur la reconnaissance de l’AT ou de la MP
Le CATMP est payée à plein traitement par l’hôpital, maximum 5 ans.
20/11/2024 Benoît ARVIS 12
3 – VERS QUELLES INSTANCES SE TOURNER EN CAS DE SOUFFRANCE AU TRAVAIL ?
1. Le chef de service est chargé de la sécurité et de la santé des agents placés
sous son autorité. L’obligation de sécurité s’applique dans la fonction publique
2. Les assistants de prévention et les conseillers de prévention sont nommés par
le chef de service et constituent le réseau des agents de prévention.
3. Le gestionnaire du registre de santé et de sécurité au travail est parallèle au
DUERP
4. Les ISST (INSPECTEUR SANTÉ ET SÉCURITÉ AU TRAVAIL) sont souvent rattachés à
l’Inspection Générale de chaque Ministre. Les fonctionnaires en difficulté
peuvent s’adresser à ces interlocuteurs
5. L’inspection du travail intervient en cas de RISQUE GRAVE POUR LA SANTÉ ET
LA SÉCURITÉ. Elle peut être saisie par : le chef de service, l’ISST, le CHSCT, le
fonctionnaire Le représentant du personnel du CHSCT peut être saisi
directement en cas de DGI (danger grave imminent)
20/11/2024 Benoît ARVIS 13
3 – VERS QUELLES INSTANCES SE TOURNER EN CAS DE SOUFFRANCE AU TRAVAIL ?
1. Le chef de service est chargé de la sécurité et de la santé des agents placés
sous son autorité. L’obligation de sécurité s’applique dans la fonction publique
« Les chefs de service sont chargés, dans la limite de leurs attributions et dans le
cadre des délégations qui leur sont consenties, de veiller à la sécurité et à la
protection de la santé des agents placés sous leur autorité ».
Conseil d’Etat, 7 février 1936, arrêt JAMART : « Même dans le cas où les ministres
ne tiennent d'aucune disposition législative un pouvoir réglementaire, il leur
appartient, comme à tout chef de service, de prendre les mesures nécessaires au
bon fonctionnement de l'administration placée sous leur autorité »
Il appartient aux autorités administratives, qui ont l'obligation de prendre les
mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et
morale de leurs agents, d'assurer, sauf à commettre une faute de service, la bonne
exécution des dispositions législatives et réglementaires qui ont cet objet.
20/11/2024 Benoît ARVIS 14
3 – VERS QUELLES INSTANCES SE TOURNER EN CAS DE SOUFFRANCE AU TRAVAIL ?
2. Les assistants de prévention et les conseillers de prévention sont nommés
par le chef de service et constituent le réseau des agents de prévention.
La mission des agents mentionnés à l'article 4 est d'assister et de conseiller le chef de service, auprès duquel ils sont placés, dans la
démarche d'évaluation des risques et dans la mise en place d'une politique de prévention des risques ainsi que dans la mise en œuvre des
règles de sécurité et d'hygiène au travail visant à :
- prévenir les dangers susceptibles de compromettre la sécurité ou la santé des agents ;
- améliorer les méthodes et le milieu du travail en adaptant les conditions de travail en fonction de l'aptitude physique des agents ;
- faire progresser la connaissance des problèmes de sécurité et des techniques propres à les résoudre ;
- veiller à la bonne tenue du registre de santé et de sécurité au travail dans tous les services.
Au titre de cette mission, ces agents :
- proposent des mesures pratiques propres à améliorer la prévention des risques ;
- participent, en collaboration avec les autres acteurs, à la sensibilisation, l'information et la formation des personnels ;
- participent, en collaboration avec le chef de service, à l'établissement des déclarations de dérogation prévues à l'article 5-12.
20/11/2024 Benoît ARVIS 15
3 – VERS QUELLES INSTANCES SE TOURNER EN CAS DE SOUFFRANCE AU TRAVAIL ?
3. Le gestionnaire du registre de santé et de sécurité au travail est parallèle au
DUERP
Un registre de santé et de sécurité au travail est ouvert dans chaque service et
tenu par les agents de prévention.
Ce document contient les observations et suggestions des agents relatives à la
prévention des risques professionnels et à l'amélioration des conditions de travail.
Le registre de santé et de sécurité au travail est tenu à la disposition de l'ensemble
des agents et, le cas échéant, des usagers. Il est également tenu à la disposition
des inspecteurs santé et sécurité au travail et des comités d'hygiène, de sécurité et
des conditions de travail.
20/11/2024 Benoît ARVIS 16
3 – VERS QUELLES INSTANCES SE TOURNER EN CAS DE SOUFFRANCE AU TRAVAIL ?
4. Les inspecteurs santé et sécurité au travail
Les fonctionnaires et inspecteurs santé et sécurité au travail contrôlent les
conditions d'application des règles définies aux livres Ier à V de la quatrième partie
du code du travail et proposent au chef de service intéressé toute mesure qui leur
paraît de nature à améliorer l'hygiène et la sécurité du travail et la prévention des
risques professionnels. En cas d'urgence, ils proposent au chef de service concerné,
qui leur rend compte des suites données à leurs propositions, les mesures
immédiates jugées par eux nécessaires. Dans tous les cas, le chef de service
transmet à ses supérieurs hiérarchiques les propositions auxquelles il n'a pas pu
donner suite.
Dans ce cadre, ils ont librement accès à tous les établissements, locaux et lieux de
travail dépendant des services à inspecter et se font présenter les registres prévus
par la réglementation.
20/11/2024 Benoît ARVIS 17
3 – VERS QUELLES INSTANCES SE TOURNER EN CAS DE SOUFFRANCE AU TRAVAIL ?
5. L’inspection du travail
Dans le cas d'une situation de travail présentant un risque grave pour la santé ou la sécurité des agents lors de
l'exercice de leurs fonctions, ou en cas de désaccord sérieux et persistant entre l'administration et le comité
d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail, le chef de service compétent ainsi que le comité d'hygiène
et de sécurité compétent peuvent solliciter l'intervention de l'inspection du travail. Les inspecteurs santé et
sécurité au travail, peuvent également solliciter cette intervention.
Dans le cas d'un désaccord sérieux et persistant, l'inspection du travail n'est saisie que si le recours aux
inspecteurs santé et sécurité au travail n'a pas permis de lever le désaccord.
Peuvent être sollicitées, dans les mêmes conditions, l'intervention d'un membre du corps des vétérinaires
inspecteurs ou du corps des médecins inspecteurs de la santé dans leurs domaines d'attribution respectifs ainsi
que l'intervention du service de la sécurité civile.
L'intervention faisant suite à la procédure prévue aux alinéas 1, 2 et 3 du présent article donne lieu à un
rapport adressé conjointement au chef de service concerné, au comité d'hygiène et de sécurité compétent,
aux inspecteurs santé et sécurité au travail et, pour information, au préfet du département. Ce rapport indique,
s'il y a lieu, les manquements en matière d'hygiène et de sécurité et les mesures proposées pour remédier à la
situation.
20/11/2024 Benoît ARVIS 18
3 – VERS QUELLES INSTANCES SE TOURNER EN CAS DE SOUFFRANCE AU TRAVAIL ?
5. L’inspection du travail
Le chef de service adresse dans les quinze jours au membre du corps de contrôle à l'origine
du rapport une réponse motivée indiquant les mesures immédiates qui ont fait suite au
rapport ainsi que les mesures qu'il va prendre accompagnées d'un calendrier.
Le chef de service communique copie, dans le même délai, de sa réponse au comité
d'hygiène et de sécurité compétent ainsi qu'aux inspecteurs santé et sécurité au travail.
En cas de désaccord du chef de service sur le rapport prévu à l'alinéa 4 du présent article ou
lorsque les mesures indiquées dans la réponse ne sont exécutées, le membre du corps de
contrôle, auteur du rapport, adresse, par la voie hiérarchique, un rapport au ministre
compétent. Celui-ci fait connaître sa réponse dans un délai d'un mois. Le rapport et la
réponse du ministre sont communiquées au comité d'hygiène, de sécurité et des conditions
de travail de proximité et au comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail
d'administration centrale ou, le cas échéant, ministériel compétent pour le service
concerné.
20/11/2024 Benoît ARVIS 19
3 – VERS QUELLES INSTANCES SE TOURNER EN CAS DE SOUFFRANCE AU TRAVAIL ?
LE MÉDECIN DE PREVENTION / DU TRAVAIL et son équipe:
Afin d'assurer la mise en œuvre des compétences médicales, paramédicales, techniques
et organisationnelles nécessaires à la prévention des risques professionnels et à
l'amélioration des conditions de travail, le service de médecine de prévention fait appel,
en tant que de besoin, aux côtés du médecin du travail et des infirmiers en santé au
travail, à des professionnels de la santé au travail ou à des organismes possédant des
compétences dans ces domaines. Il dispose de l'appui d'un secrétariat.
L'équipe pluridisciplinaire ainsi constituée est placée sous la responsabilité du chef de
service et est animée et coordonnée par un médecin du travail. L'indépendance des
personnes et organismes associés extérieurs à l'administration est garantie dans le cadre
d'une convention.
L'autorité administrative détermine les moyens du service de médecine de prévention en
fonction des caractéristiques des services suivis, notamment en termes d'effectifs et
d'exposition aux risques professionnels, après avis du médecin du travail qui anime et
coordonne l'équipe.
20/11/2024 Benoît ARVIS 20
3 – VERS QUELLES INSTANCES SE TOURNER EN CAS DE SOUFFRANCE AU TRAVAIL ?
LE MÉDECIN DE PREVENTION / DU TRAVAIL par rapport aux autres médecins
statutaires :
Le médecin du travail exerce son activité médicale, en toute indépendance et
dans le respect des dispositions du Code de la santé publique. Il agit dans
l'intérêt exclusif de la santé et de la sécurité des agents dont il assure la
surveillance médicale. Le médecin du travail doit être distinct des médecins
agréés chargés d'apprécier les conditions de santé au sens des dispositions de
l'article 20 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986 et des médecins de contrôle.
Les rôles respectifs du médecin du travail et du médecin agréé s'exercent de
façon complémentaire : le médecin agréé vérifie l'aptitude à l'exercice d'un
emploi public ; le médecin du travail vérifie la compatibilité de l'état de santé de
l'agent avec les conditions de travail liées au poste occupé par l'agent.
20/11/2024 Benoît ARVIS 21
3 – VERS QUELLES INSTANCES SE TOURNER EN CAS DE SOUFFRANCE AU TRAVAIL ?
LE MÉDECIN DE PREVENTION / DU TRAVAIL et ses missions :
Rôle de conseiller sur :
1° L'amélioration des conditions de vie et de travail dans les services ;
2° L'évaluation des risques professionnels ;
3° La protection des agents contre l'ensemble des nuisances et les risques
d'accidents de service ou de maladie professionnelle ou à caractère
professionnel ;
4° L'adaptation des postes, des techniques et des rythmes de travail à la
physiologie humaine, en vue de contribuer au maintien dans l'emploi des agents
5° L'hygiène générale des locaux de service ;
6° L'hygiène dans les restaurants administratifs ;
7° L'information sanitaire.
20/11/2024 Benoît ARVIS 22
3 – VERS QUELLES INSTANCES SE TOURNER EN CAS DE SOUFFRANCE AU TRAVAIL ?
LE MÉDECIN DE PREVENTION / DU TRAVAIL et ses missions :
Tenue de la fiche de risques professionnels spécifiques :
Dans chaque service ou établissement public, le médecin du travail établit et met à jour
périodiquement, en liaison avec l’AP ou l’iSST, après consultation du comité d'hygiène et de sécurité
territorialement compétent, une fiche sur laquelle sont consignés les risques professionnels propres
au service et les effectifs d'agents exposés à ces risques.
Le médecin du travail a accès aux informations utiles lui permettant d'établir la fiche des risques
professionnels susévoquée.
Cette fiche est communiquée au chef de service ou d'établissement, qui l'annexe au document
unique d'évaluation des risques professionnels. Elle est tenue à la disposition des AP et ISST. Elle est
présentée au comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail en même temps que le
rapport annuel du médecin du travail.
Les comités d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail sont, en outre, régulièrement informés
de l'évolution des risques professionnels entrant dans leur champ de compétence.
20/11/2024 Benoît ARVIS 23
3 – VERS QUELLES INSTANCES SE TOURNER EN CAS DE SOUFFRANCE AU TRAVAIL ?
LE MÉDECIN DE PREVENTION / DU TRAVAIL et ses missions :
Le médecin du travail signale par écrit, au chef de service, les risques pour la santé des agents
qu'il constate et qui sont en rapport avec le milieu de travail.
le médecin du travail est obligatoirement associé aux actions de formation à l'hygiène et à la
sécurité
Le médecin du travail est obligatoirement consulté sur les projets de construction ou
aménagement importants des bâtiments administratifs et de modifications apportées aux
équipements.
Le médecin du travail est obligatoirement informé, avant toute utilisation de substances ou
produits dangereux, de la composition de ces produits et de la nature de ces substances ainsi
que de leurs modalités d'emploi.
Le médecin du travail doit consacrer à sa mission en milieu de travail au moins un tiers du
temps dont il dispose.
20/11/2024 Benoît ARVIS 24
3 – VERS QUELLES INSTANCES SE TOURNER EN CAS DE SOUFFRANCE AU TRAVAIL ?
LE MÉDECIN DE PREVENTION / DU TRAVAIL et ses missions :
Le médecin du travail peut réaliser, prescrire ou recommander les examens complémentaires
nécessaires :
1° A la détermination de la compatibilité entre le poste de travail et l'état de santé de l'agent,
notamment au dépistage des affections pouvant entraîner une contre-indication à ce poste de travail
2° Au dépistage d'une maladie professionnelle ou à caractère professionnel susceptible de résulter de
l'activité professionnelle de l'agent ;
3° Au dépistage des maladies dangereuses pour l'entourage professionnel de l'agent.
La prise en charge financière des frais occasionnés par ces examens incombe à l'employeur.
Dans le respect du secret médical, le médecin du travail informe l'administration de tous risques
d'épidémie.
20/11/2024 Benoît ARVIS 25
3 – VERS QUELLES INSTANCES SE TOURNER EN CAS DE SOUFFRANCE AU TRAVAIL ?
LE MÉDECIN DE PREVENTION / DU TRAVAIL et ses missions :
Le médecin du travail exerce une surveillance médicale particulière à l'égard :
- des personnes en situation de handicap ;
- des femmes enceintes, venant d'accoucher ou allaitantes ;
- des agents réintégrés après un congé de longue maladie ou de longue durée ;
- des agents occupant des postes définis à l'article 15-1 ci-dessus ;
- et des agents souffrant de pathologies particulières déterminées par le médecin du travail ;
Le médecin du travail définit la fréquence et la nature du suivi que comporte cette surveillance
médicale, dont la périodicité ne peut être supérieure à quatre ans. Une visite intermédiaire est
effectuée par un des professionnels de santé. Ces visites présentent un caractère obligatoire.
20/11/2024 Benoît ARVIS 26
3 – VERS QUELLES INSTANCES SE TOURNER EN CAS DE SOUFFRANCE AU TRAVAIL ?
LE MÉDECIN DE PREVENTION / DU TRAVAIL et ses missions :
Les agents qui ne relèvent pas de l'article 24 bénéficient d'une visite d'information et de prévention
tous les cinq ans.
Cette visite peut être réalisée par le médecin du travail, un collaborateur médecin ou un infirmier
dans le cadre d'un protocole écrit.
La visite d'information et de prévention a pour objet :
1° D'interroger l'agent sur son état de santé ;
2° De l'informer sur les risques éventuels auxquels l'expose son poste de travail ;
3° De le sensibiliser sur les moyens de prévention à mettre en œuvre ;
4° D'identifier si son état de santé ou les risques auxquels il est exposé nécessitent une orientation
vers le médecin du travail ;
5° De l'informer sur les modalités de suivi de son état de santé par le service et sur la possibilité dont
il dispose, à tout moment, de bénéficier d'une visite à sa demande avec le médecin du travail.
20/11/2024 Benoît ARVIS 27
3 – VERS QUELLES INSTANCES SE TOURNER EN CAS DE SOUFFRANCE AU TRAVAIL ?
LE MÉDECIN DE PREVENTION / DU TRAVAIL et ses missions :
Le médecin du travail est seul habilité à proposer des aménagements de poste de travail ou de
conditions d'exercice des fonctions justifiés par l'âge, la résistance physique ou l'état de santé des
agents.
Il peut également proposer des aménagements temporaires de poste de travail ou de conditions
d'exercice des fonctions au bénéfice des femmes enceintes, venant d'accoucher ou allaitantes.
Lorsque ces propositions ne sont pas agréées par l'administration, celle-ci doit motiver par écrit son
refus et le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail doit en être tenu informé.
Le médecin du travail est informé par l'Administration dans les plus brefs délais de chaque accident
de service ou de travail et de chaque maladie professionnelle ou à caractère professionnel.
Un dossier médical en santé au travail est constitué sous la responsabilité du médecin du travail dans
les conditions prévues à l'article L. 4624-8 du code du travail. La tenue de ce dossier garantit le
respect des règles de confidentialité et du secret professionnel.
20/11/2024 Benoît ARVIS 28
3 – VERS QUELLES INSTANCES SE TOURNER EN CAS DE SOUFFRANCE AU TRAVAIL ?
LE CONSEIL MÉDICAL fusionne les anciennes instances du comité médical et de la
commission de réforme :
Le conseil médical en formation restreinte comprend 3 médecins agréés
Le conseil médical en formation plénière comprend 3 médecins agréés, ainsi que 2
représentants du personnel, deux représentants de l’administration.
Le conseil médical restreint est consulté sur : CLM, CLD, réintégration après
congés, DORS, reclassement et contestations d’avis médicaux (sur admission,
congés, TPT)
Le Conseil Médical plénier décide de l’attribution :
✓ du CITIS (CONGÉ POUR INVALIDITÉ TEMPORAIRE IMPUTABLE AU SERVICE),
✓ de la mise en retraite,
✓ de l’invalidité,
20/11/2024 Benoît ARVIS 29
4 – L’AT/MP DANS LA FONCTION PUBLIQUE
Les CONTRACTUELS et les PERSONNELS HOSPITALIERS sont dans le cadre des
CATMP (COMMISSION DES ACCIDENTS DU TRAVAIL ET DES MALADIES PROFESSIONNELLES) dont la
reconnaissance dépend de la CPAM.
Pour le Droit de la Sécurité Sociale, voir le diaporama de Maitre SAADA.
Les FONCTIONNAIRES relèvent du CITIS (CONGÉ POUR INVALIDITÉ TEMPORAIRE IMPUTABLE AU
SERVICE) entré en vigueur par la loi MACRON du 6 août 2015.
✓ 19 janvier 2017. L’ordonnance est adoptée, création du CITIS,
✓ 21 février 2019, décret d’application de l’administration d’État,
✓ 10 avril 2019, décret d’application de la Fonction Publique Territoriale,
✓ 13 mai 2020, décret d’application de la Fonction Publique Hospitalière.
4 cas d’ouverture :
a. Accident de service ou AS
b. Accident de trajet ou AT
c. Maladies Professionnelles sur tableaux MP
d. Maladies Professionnelles hors tableau Maladie contractée
en service
20/11/2024 Benoît ARVIS 30
4 – L’AT/MP DANS LA FONCTION PUBLIQUE
2 FORMULAIRES A UTILISER
✓ Accident du travail (Accident de Service)
✓ Maladie Professionnelle dans et hors tableaux
Ce ne sont pas des Cerfas !
Liens vers les formulaires unifiés :
▪ Accident : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/R53535
▪ Maladie : https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/R53534
on les envoie à qui ?
20/11/2024 Benoît ARVIS 31
4 – L’AT/MP DANS LA FONCTION PUBLIQUE
LES DÉLAIS (1/3)
➢ Déclaration dans les 15 jours pour l’AT/AS ; le certificat initial peut être produit
dans les 2 ans.
➢ Déclaration dans les 2 ans pour MP dans et hors tableau.
LE CITIS
La rémunération est au taux indiciaire, hors prime ( prise en charge à 100% des
soins nécessaires (dont psychothérapie)
Décret 2010-997 du 26 août 2010 : Le bénéfice des primes et indemnités versées aux
fonctionnaires relevant de la loi du 11 janvier 1984 susvisée, aux magistrats de l'ordre
judiciaire et, le cas échéant, aux agents non titulaires est maintenu dans les mêmes
proportions que le traitement en cas de service à temps partiel pour raison thérapeutique,
durant la période de préparation au reclassement et en cas de CITIS, CMO, CLM, congé
maternité (donc sauf CLD)
20/11/2024 Benoît ARVIS 32
4 – L’AT/MP DANS LA FONCTION PUBLIQUE
Allocation Temporaire d’Invalidité :
Le fonctionnaire qui a été atteint d'une invalidité résultant d'un accident de service ayant
entraîné une incapacité permanente d'au moins 10 % ou d'une maladie professionnelle peut
prétendre à une allocation temporaire d'invalidité cumulable avec son traitement dont le
montant est fixé à la fraction du traitement minimal de la grille fixée par décret,
correspondant au pourcentage d'invalidité.
La demande d'allocation doit, à peine de déchéance, être présentée dans le délai d'un an à
partir du jour où le fonctionnaire a repris ses fonctions après la consolidation de la blessure
ou de son état de santé.
Toutefois, lorsque le fonctionnaire n'a pas interrompu son activité ou qu'il a repris son
service avant consolidation ou lorsqu'il atteint la limite d'âge ou est radié des cadres avant de
pouvoir reprendre ses fonctions, le droit à l'allocation peut lui être reconnu si la demande
d'allocation est présentée dans l'année qui suit la date de constatation officielle de la
consolidation de la blessure ou de son état de santé.
RVI
20/11/2024 Benoît ARVIS 33
4 – L’AT/MP DANS LA FONCTION PUBLIQUE
Indemnité journalière :
Art. D 712-12 du code de la sécurité sociale
En cas de maladie, le fonctionnaire qui ne peut bénéficier de l'un des régimes de congé de maladie, de
congé de longue maladie ou de congé de longue durée, mais qui remplit les conditions fixées par le code
de la sécurité sociale pour avoir droit à l'indemnité journalière, a droit à une indemnité égale à la somme
des éléments suivants :
1°) la moitié ou les deux tiers, suivant le cas, du traitement et des indemnités accessoires, à l'exclusion de
celles qui sont attachées à l'exercice des fonctions ou qui ont le caractère de remboursement de frais ;
2°) la moitié ou les deux tiers, suivant les cas, soit de l'indemnité de résidence perçue au moment de
l'arrêt de travail s'il est établi que l'intéressé, son conjoint ou les enfants à sa charge continuent à résider
dans la localité où ledit intéressé exerce ses fonctions, soit, dans le cas contraire, de la plus avantageuse
des indemnités de résidence afférentes aux localités où le fonctionnaire, son conjoint ou les enfants à sa
charge résident depuis l'arrêt de travail, sans que cette somme puisse être supérieure à celle calculée
dans le premier cas ;
3°) la totalité des avantages familiaux.
Toutefois, les maxima prévus par la réglementation du régime général de sécurité sociale sont
applicables dans les cas mentionnés au présent article.
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4 – L’AT/MP DANS LA FONCTION PUBLIQUE
Allocation d’Invalidité Temporaire :
Les fonctionnaires peuvent, sur leur demande, être reconnus en état d'invalidité temporaire
s'ils sont atteints d'une invalidité réduisant au moins des deux tiers leur capacité de travail,
sans pouvoir reprendre immédiatement leurs fonctions ni être mis ou admis à la retraite.
La demande doit être adressée à la caisse primaire d'assurance maladie dans le délai d'un an
suivant, soit la date de l'expiration des droits statutaires à traitement ou du service de
l'indemnité journalière, soit la date de la consolidation de la blessure ou la date de la
stabilisation de l'état de l'intéressé telle qu'elle résulte de la notification qui lui en est faite
par la caisse primaire.
La caisse primaire se prononce sur l'attribution de l'allocation d'invalidité temporaire. En vue
de la détermination du montant de l'allocation, elle classe, le cas échéant, le demandeur
dans un des trois groupes suivants : 1° Invalides capables d'exercer une activité rémunérée ;
2° Invalides absolument incapables d'exercer une profession quelconque ;
3° Invalides qui, étant absolument incapables d'exercer une profession, sont en outre dans
l'obligation d'avoir recours à l'assistance d'une tierce personne pour effectuer les actes
ordinaires de la vie. Elle notifie sa décision à l'agent et en informe l'administration.
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4 – L’AT/MP DANS LA FONCTION PUBLIQUE
RVI
C.E. 16 décembre 2013, Centre hospitalier de Royan, n° 353.798, T. p. 729 : Résumé : Compte tenu des
conditions posées à son octroi et de son mode de calcul, l'allocation temporaire d'invalidité doit être
regardée comme ayant pour objet de réparer les pertes de revenus et l'incidence professionnelle
résultant de l'incapacité physique causée par un accident de service ou une maladie professionnelle.
Pension de retraite pour invalidité : calculée sur la base du dernier traitement du fonctionnaire ; au
moins la moitié du traitement sur l’invalidité est de 60 %.
RVI : accessoire de pension calculé par multiplication du traitement avec le taux d’invalidité.
Cumul possible si pension + RVI < dernier traitement
Cumul pension + RVI = 80 % du dernier traitement lorsque le taux d'invalidité du fonctionnaire est d'au
moins 60 % et qu'il est mis à la retraite : À la suite d'un attentat ; À la suite d'une lutte dans l'exercice de
ses fonctions ; Pour avoir risqué sa vie dans l'exercice normal de ses fonctions ; À la suite d'un acte de
dévouement dans un intérêt public ; Pour avoir risqué sa vie pour sauver la vie d'une ou plusieurs
personnes
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4 – L’AT/MP DANS LA FONCTION PUBLIQUE
Réparation extra forfaitaire des préjudices :
Les dispositions qui instituent ces prestations déterminent forfaitairement la réparation à
laquelle les fonctionnaires concernés peuvent prétendre, au titre de ces chefs de préjudice,
dans le cadre de l'obligation qui incombe aux collectivités publiques de garantir leurs agents
contre les risques qu'ils peuvent courir dans l'exercice de leurs fonctions.
Elles ne font en revanche pas obstacle à ce que le fonctionnaire qui subit, du fait de
l'invalidité ou de la maladie, des préjudices patrimoniaux d'une autre nature ou des
préjudices personnels, obtienne de la personne publique qui l'emploie, même en l'absence
de faute de celle-ci, une indemnité complémentaire réparant ces chefs de préjudice.
Elles ne font pas non plus obstacle à ce qu'une action de droit commun pouvant aboutir à la
réparation intégrale de l'ensemble du dommage soit engagée contre la personne publique,
dans le cas notamment où l'accident ou la maladie serait imputable à une faute de nature à
engager la responsabilité de cette personne ou à l'état d'un ouvrage public dont l'entretien
lui incombait.
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4 – L’AT/MP DANS LA FONCTION PUBLIQUE
Réparation extra forfaitaire des préjudices :
Préjudices extrapatrimoniaux
- Atteinte dans l’intégrité physique
- Souffrances physiques ou morales (souffrances physiques et psychiques, ainsi
que les troubles associés que doit endurer la victime durant la maladie
traumatique, c’est-à-dire du jour de l’accident au jour de sa consolidation)
- Préjudices esthétiques réparer les altérations définitives de l’apparence
physique de la victime. Sont constitutifs d’un tel préjudice des cicatrices, une
modification de la posture ou bien encore une modification de la physionomie.
- Préjudice d'agrément (l’impossibilité pour la victime de pratiquer régulièrement
une activité spécifique, sportive, de loisirs ou associative)
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4 – L’AT/MP DANS LA FONCTION PUBLIQUE
Réparation extra forfaitaire des préjudices :
Préjudices extrapatrimoniaux
- Déficit fonctionnel temporaire (l’invalidité au sens strict, l’atteinte à la qualité de
vie, le préjudice sexuel, les perturbations familiales et l’arrêt de toutes les activités
sociales et personnelles jusqu’à la consolidation de l’état de santé)
- Déficit fonctionnel permanent (réduction définitive du potentiel physique,
psychosensoriel ou intellectuel résultant de l’atteinte à l’intégrité anatomo-
physiologique médicalement constatable, les phénomènes douloureux, les
répercussions psychologiques, et les conséquences habituellement et
objectivement liées à cette atteinte dans la vie de tous les jours)
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4 – L’AT/MP DANS LA FONCTION PUBLIQUE
Réparation extra forfaitaire des préjudices :
- Préjudices patrimoniaux
- Privation d'une chance d'évolution dans sa carrière
- Assistance quotidienne rendue nécessaire par son état de santé, perte de salaire
en raison de l’ admission à la retraite pour invalidité, frais engagés pour la
réalisation d’une expertise indispensable pour établir la nature et la teneur des
préjudices, frais d’adaptation du logement ou du véhicule…
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Maître Benoît ARVIS
avocat en droit public
www.arvisavocats.fr