Applications de la convergence dominée
Applications de la convergence dominée
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[<] Convergence dominée sur intervalle variable (section767.html)[>] Intégration terme à terme (section36.html)
1 𝑥
𝑓𝑛 (𝑥) = ln 1 + .
2 ( )
𝑥 (1 + 𝑥 ) 𝑛
𝑢𝑛 = 𝑓𝑛 (𝑥) d𝑥.
∫
0
Solution
(a) La fonction 𝑓𝑛 est définie et continue par morceaux sur ]0; +∞[.
D’une part,
1
𝑓𝑛 (𝑥) −−−−−→ .
+ 𝑛
𝑥 → 0
D’autre part,
1
𝑓𝑛 (𝑥) = o .
𝑥→+∞
( 2 )
𝑥
(b) Considérons
+∞
𝑛 𝑥
𝑛𝑢𝑛 = ln 1 + d𝑥.
∫ 2 ( )
0 𝑥 (1 + 𝑥 ) 𝑛
𝑛 𝑥 1
𝑔𝑛 (𝑥) ∼ ⋅ −−−−−−→ .
𝑛→+∞ 2 𝑛 𝑛 → +∞ 1 + 𝑥2
𝑥 (1 + 𝑥 )
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1
∣
∣ 𝑔𝑛 (𝑥)∣
∣ ≤ = 𝜑 (𝑥)
2
1 + 𝑥
avec 𝜑 intégrable.
Par convergence dominée,
+∞
d𝑥 𝜋
𝑛𝑢𝑛 −−−−−−→ = .
2
𝑛 → +∞ ∫0 1 + 𝑥 2
On en déduit
𝜋
𝑢𝑛 ∼ .
𝑛→+∞ 2𝑛
+∞ −𝑛𝑡
e 𝑓 (𝑡)
𝑢𝑛 = d𝑡.
∫
0 √𝑡
Solution
Soit 𝑛 ∈ ℕ
∗
. Par le changement de variable 𝑠 = 𝑛𝑡 ,
+∞ −𝑠
1 𝑠 e
𝑢𝑛 = 𝑓 d𝑠.
∫ ( )
√𝑛 0
𝑛 √𝑠
−𝑠 −𝑠
∣ 𝑠 e ∣ e
∀𝑛 ∈ ℕ, ∀𝑠 ∈ ]0; +∞[, ∣𝑓 ∣ ≤ ∥𝑓 ∥∞ = 𝜑 (𝑠)
∣ ( ) ∣
𝑛 √𝑠 √𝑠
avec 𝜑 : ]0; +∞[ → ℝ + continue par morceaux et intégrableu sur ]0; +∞[, il vient
+∞ −𝑠
1 e
𝑢𝑛 ∼ d𝑠
𝑛→+∞ ∫
√𝑛 0 √𝑠
Par le changement de variable 𝑥 = √𝑠 , cette dernière intégrale peut être liée à l’intégrale de Gauss,
+∞ −𝑠 +∞
e −𝑥 2
d𝑠 = 2 e d𝑥 = 𝜋
‾.
√‾
∫ ∫
0 √𝑠 0
On conclut
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√𝜋
‾
‾
𝑢𝑛 ∼ .
𝑛→+∞
√𝑛
Déterminer un équivalent de
𝑛
𝑛
𝑥 ‾
‾‾‾‾‾‾‾‾‾‾‾‾
1 + 1 − d𝑥.
∫ √ ( )
0
𝑛
Solution
Par changement de variable,
𝑛 1
𝑛
‾‾‾‾‾‾‾‾‾‾‾‾
𝑥 ‾ 𝑛
1 + 1 − d𝑥 𝑛 = 𝑛 √‾
1‾‾‾‾
− 𝑢‾ d𝑢.
∫ √ ( ) ∫
0 𝑛 𝑢=1−𝑥/𝑛
0
1
𝑛
√‾
1‾‾‾‾
− 𝑢‾ d𝑢 −−−−−−→ 1
∫ 𝑛 → +∞
0
donc
𝑛
𝑛
𝑥 ‾
‾‾‾‾‾‾‾‾‾‾‾‾
1 + 1 − d𝑥 ∼ 𝑛.
∫ √ ( ) 𝑛→+∞
0 𝑛
+∞ −𝑥/𝑛
e
d𝑥.
∫ 2
0
1 + cos (𝑥)
Solution
La convergence de l’intégrale proposée est facile.
En découpant l’intégrale,
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On remarque
1 𝑛
∼
−𝜋/𝑛 𝑛→+∞
1 − e 𝜋
et
𝜋 −𝑥/𝑛 𝜋
e d𝑥
d𝑥 −−−−−−→
∫ 2 2
0
1 + cos (𝑥) 𝑛 → +∞ ∫0 1 + cos (𝑥)
𝜋 𝜋/2 +∞
d𝑥 d𝑥 d𝑡 𝜋
= 2 = 2 = .
∫ 2 ∫ 2 ∫ 2
0
1 + cos (𝑥) 0
1 + cos (𝑥) 0
2 + 𝑡 √2
‾
Au final,
+∞ −𝑥/𝑛
e 𝑛
d𝑥 ∼ 𝑛 → +∞ .
∫ 2
0
1 + cos (𝑥) ‾
√2
Pour 𝑛 ∈ ℕ , on pose
1 2𝑛+1
𝑥 ln(𝑥)
𝐽𝑛 = d𝑥.
∫ 2
0 𝑥 − 1
1 +∞
𝑥 ln(𝑥) 1 1
d𝑥 = .
∫
0 𝑥
2
− 1 4 ∑ 𝑘2
𝑘=1
Pour 𝑛 ∈ ℕ
∗
, on pose
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+∞
d𝑥
𝐼𝑛 = .
𝑛
∫ (1 + 𝑥 )
3
0
Solution
(a) Soit 𝑛 ∈ ℕ
∗
. Introduisons 𝑢𝑛 : [0; +∞[ → ℝ définie par
1
𝑢𝑛 (𝑥) = .
3 𝑛
(1 + 𝑥 )
1
𝑢𝑛 (𝑥) ∼ avec 3𝑛 > 1.
𝑥→+∞ 3𝑛
𝑥
0 si 𝑥 > 0
𝑢∞ : 𝑥 ↦
{1 si 𝑥 = 0.
Les fonctions 𝑢𝑛 et 𝑢∞ sont continues par morceaux et, pour tout 𝑛 ≥ 1 et tout 𝑥 ,
∈ [0; +∞[
∣ 1 ∣ 1
∣ ∣ ≤ = 𝜑 (𝑥) .
∣ 3 𝑛 ∣ 3
(1 + 𝑥 ) 1 + 𝑥
(c) On remarque 0 ≤ 𝑢𝑛+1 (𝑥) ≤ 𝑢𝑛 (𝑥) pour tout 𝑥 ∈ [0; +∞[ et, par intégration en bon ordre,
𝑛−1
0 ≤ 𝐼𝑛+1 ≤ 𝐼𝑛 . On en déduit que la série ∑ (−1) 𝐼𝑛 est alternée et que son terme général
décroît en valeur absolue vers 0 : la série converge par application du critère spécial.
Pour tout 𝑁 ≥ 1,
𝑁 +∞ 𝑁 𝑛−1
(−1)
𝑛−1
(−1) 𝐼𝑛 = d𝑥
∑ ∑ 𝑛
∫ (1 + 𝑥 )
3
0
𝑛=1 𝑛=1
𝑁
(−1)
+∞ 1 − 𝑁
1 (1+𝑥 3 )
= d𝑥
∫ 3 ( 1 )
0
1 + 𝑥 1 +
1+𝑥 3
+∞ 𝑁 +1
1 (−1)
= 1 + d𝑥.
∫ 3 ( 𝑁 )
0
2 + 𝑥 (1 + 𝑥 )
3
Or
+∞ 𝑁 +1 +∞
∣ 1 (−1) ∣ d𝑥
∣ ⋅ d𝑥∣ ≤ −−−−−−−→ 0
∣∫ 3 𝑁 ∣ ∫ 𝑁 +1
0
2 + 𝑥 (1 + 𝑥 )
3
0 (1 + 𝑥 )
3 𝑁 → +∞
car 2 + 𝑥3 ≥ 1 + 𝑥
3
On en déduit
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𝑁 +∞
d𝑥
𝑛−1
(−1) 𝐼𝑛 −−−−−−−→ .
∑ 3
𝑁 → +∞ ∫0 2 + 𝑥
𝑛=1
1/3
Pour calculer, cette dernière intégrale, on réalise le changement de variable 𝑥 = 2 𝑡 puis la
décomposition en éléments simples
1 2
1 1/3 − 𝑡 +
3 3
= + .
3 𝑡 + 1 2
𝑡 + 1 𝑡 − 𝑡 + 1
+∞ 1/3
2 𝜋
𝑛−1
(−1) 𝐼𝑛 = .
∑
3√ 3
‾
𝑛=1
𝑎 𝑛 + 𝑏𝑛
𝑎 0 = 𝑎, 𝑏0 = 𝑏 et 𝑎 𝑛+1 = , 𝑏𝑛+1 = √‾
𝑎‾‾
𝑛 𝑏‾
𝑛
pour tout 𝑛 ∈ ℕ.
2
(a) Montrer que les suites (𝑎 𝑛 ) et (𝑏𝑛 ) convergent vers une même limite.
(b) On pose
+∞
d𝑢
𝑇 (𝑎, 𝑏) = .
∫ 2 2 2 2
−∞ √‾‾‾‾‾‾‾‾‾‾‾‾‾‾‾‾
(𝑎 + 𝑢 ) (𝑏 + 𝑢 ‾)
Montrer
𝑎 + 𝑏
𝑇 , √ 𝑎𝑏
‾‾
‾ = 𝑇 (𝑎, 𝑏) .
( )
2
1 𝑎𝑏
On pourra utiliser le changement de variable 𝑢 = (𝑡 − 𝑡
) .
2
(c) Montrer
𝜋
𝑇 (𝑎, 𝑏) = .
𝑀 (𝑎, 𝑏)
Solution
Sans perte de généralités, on suppose 𝑎 ≤ 𝑏 .
(a) Les suites (𝑎 𝑛 ) et (𝑏𝑛 ) sont bien définies et à termes positifs. Par l’inégalité 2𝑥𝑦 ≤ 𝑥2 + 𝑦2 , on
obtient 𝑎 𝑛+1 ≤ 𝑏𝑛+1 . On en déduit la croissance de (𝑎 𝑛 ) et la décroissance de (𝑏𝑛 ). Ces suites sont
monotones et bornées donc convergentes. Notons ℓ et ℓ′ leurs limites. Par passage à la limite de la
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On en déduit ℓ = ℓ′ .
(b) L’intégrale définissant 𝑇 (𝑎, 𝑏) est convergente car
1 1
∼ .
2 2 2 2 𝑢→±∞ 2
√‾‾‾‾‾‾‾‾‾‾‾‾‾‾‾‾
(𝑎 + 𝑢 ) (𝑏 + 𝑢 ‾) 𝑢
1 𝑎𝑏
La fonction de changement de variable 𝑡 ↦ 𝑡 − est de classe 𝒞 1 strictement croissante
( )
2 𝑡
sur ]0; +∞[. Après calculs,
+∞
𝑎 + 𝑏 2d𝑡
𝑇 , √ 𝑎𝑏
‾‾
‾ = .
( ) ∫
2 0 √‾‾‾‾‾‾‾‾‾‾‾‾‾‾‾‾
(𝑎
2
+ 𝑡 ) (𝑏 + 𝑡 ‾
)
2 2 2
𝑎 + 𝑏
𝑇 , √ 𝑎𝑏
‾‾
‾ = 𝑇 (𝑎, 𝑏) .
( )
2
(c) On a
𝑇 (𝑎 𝑛+1 , 𝑏𝑛+1 ) = 𝑇 (𝑎 𝑛 , 𝑏𝑛 )
et donc
𝑇 (𝑎 𝑛 , 𝑏𝑛 ) = 𝑇 (𝑎, 𝑏) .
1
𝜑 (𝑢) =
2
𝑎 + 𝑢2
on obtient
+∞ +∞
d𝑢 1 𝑢 𝜋
𝑇 (𝑎 𝑛 , 𝑏𝑛 ) → = arctan =
[ ( )]
𝑛 → +∞ ∫−∞ 𝑀 (𝑎, 𝑏)
2
+ 𝑢2 𝑀 (𝑎, 𝑏) 𝑀 (𝑎, 𝑏) −∞ 𝑀 (𝑎, 𝑏)
1
𝑛
𝐼𝑛 = ln(1 + 𝑡 ) d𝑡.
∫
0
Solution
Soit 𝑛 ∈ ℕ
∗
. Réalisons le changement de variable 𝑥 = 𝑡
𝑛
. Par celui-ci,
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1 𝑛−1
−
𝐼𝑛 = ln(1 + 𝑥)𝑥 𝑛
d𝑥.
𝑛 ∫]0;1]
Introduisons
𝑛−1
−
𝑢𝑛 = ln(1 + 𝑥)𝑥 𝑛
pour 𝑥 ∈ ]0; 1] .
Pour 𝑥 ∈ ]0; 1] ,
𝑛−1
− −1
𝑥 𝑛
−−−−−−→ 𝑥
𝑛 → +∞
et donc
ln(1 + 𝑥)
𝑢𝑛 (𝑥) −−−−−−→ .
𝑛 → +∞ 𝑥
𝑛−1
− 1/𝑛
∣
∣ 𝑢𝑛 (𝑥)∣
∣ ≤ 𝑥 ⋅ 𝑥 𝑛 = 𝑥 ≤ 1 = 𝜑 (𝑥)
1 1
ln(1 + 𝑥)
(𝑛 + 1) 𝐼𝑛 = 𝑢𝑛 (𝑥) d𝑥 −−−−−−→ d𝑥.
∫ 𝑛 → +∞ ∫0 𝑥
0
Ainsi,
1
1 ln(1 + 𝑥)
𝐼𝑛 ∼ d𝑥.
𝑛→+∞
𝑛 ∫0 𝑥
1 2
ln(1 + 𝑥) 𝜋
d𝑥 = .
∫ 𝑥 12
0
1
𝑛
𝐼𝑛 = 𝑓 (𝑥) 𝑥 d𝑥 pour tout 𝑛 ∈ ℕ.
∫
0
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Solution
(a) On peut montrer que la suite (𝐼𝑛 ) est de limite nulle en appliquant le théorème de convergence
dominée ou, plus rapidement, en raisonnant par comparaison. Privilégions cette dernière démarche.
La fonction 𝑓 étant continue sur le segment [0; 1], elle y est bornée par un certain réel 𝑀 . On a alors
1 1
|𝐼𝑛 |
𝑛 𝑛
≤ ∣
∣ 𝑓 (𝑥) 𝑥 ∣
∣ d𝑥 = ∣
∣ 𝑓 (𝑥)∣
∣ 𝑥 d𝑥
∫ ∫
0 0
1 𝑛+1 1
𝑥 𝑀
𝑛
≤ 𝑀 𝑥 d𝑥 = 𝑀 = −−−−−−→ 0.
∫ [ 𝑛 + 1] 𝑛 + 1 𝑛 → +∞
0 0
𝑛+1 1 1
𝑥 1 𝑓 (1) 1 𝑓 (1)
′ 𝑛+1
𝐼𝑛 = 𝑓 (𝑥) − 𝑓 (𝑥) 𝑥 d𝑥 = + o ∼ .
[ ( )
𝑛 + 1] 𝑛 + 1 ∫0 𝑛→+∞ 𝑛 + 1 𝑛 𝑛→+∞
𝑛
0
(c) De retour au cas général ce qui précède invite à étudier la limite de 𝑛𝐼𝑛 ou, parce que cela est
plus commode, celle de (𝑛 + 1) 𝐼𝑛 .
Méthode: On réexprime (𝑛 + 1) 𝐼𝑛 à l’aide d’un changement de variable.
1
1/(𝑛+1)
(𝑛 + 1) 𝐼𝑛 = 𝑓 (𝑡 ) d𝑡.
∫
0
Appliquons alors le théorème de convergence dominée à la suite des fonctions 𝑢𝑛 définies1 sur ]0; 1]
par
1/(𝑛+1)
𝑢𝑛 (𝑡) = 𝑓 (𝑡 ) pour tout 𝑛 ∈ ℕ.
La suite de fonctions (𝑢𝑛 ) converge donc simplement vers la fonction 𝑢 sur ]0; 1]. Les fonctions 𝑢𝑛 et
la fonction 𝑢 sont continues par morceaux sur ]0; 1] et, pour tout 𝑡 ∈ ]0; 1] et tout 𝑛 ∈ ℕ ,
∣
∣ 𝑢𝑛 (𝑡)∣
∣ ≤ 𝑀 = 𝜑 (𝑡) avec 𝜑 intégrable sur ]0; 1] .
1
𝑓 (1)
(𝑛 + 1) 𝐼𝑛 −−−−−−→ 𝑢 (𝑡) d𝑡 = 𝑓 (1) ≠ 0 donc 𝐼𝑛 ∼ .
𝑛 → +∞ ∫0 𝑛→+∞
𝑛
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1
𝑛
𝐼𝑛 = 𝑓 (𝑥) 𝑥 d𝑥 pour tout 𝑛 ∈ ℕ.
∫
0
1
𝑓 (𝑥)
𝐼 = d𝑥.
∫ 1 − 𝑥
0
Solution
(a) On peut montrer que la suite (𝐼𝑛 ) est de limite nulle en appliquant le théorème de convergence
dominée ou, plus rapidement, en raisonnant par comparaison. Privilégions cette dernière démarche.
La fonction 𝑓 étant continue sur le segment [0; 1], elle y est bornée par un certain réel 𝑀 . On a alors
1 1
|𝐼𝑛 |
𝑛 𝑛
≤ ∣
∣ 𝑓 (𝑥) 𝑥 ∣
∣ d𝑥 = ∣
∣ 𝑓 (𝑥)∣
∣ 𝑥 d𝑥
∫ ∫
0 0
1 𝑛+1 1
𝑥 𝑀
𝑛
≤ 𝑀 𝑥 d𝑥 = 𝑀 = −−−−−−→ 0.
∫ [ 𝑛 + 1] 𝑛 + 1 𝑛 → +∞
0 0
𝑛+1 1 1
𝑥 1 𝑓 (1) 1 𝑓 (1)
′ 𝑛+1
𝐼𝑛 = 𝑓 (𝑥) − 𝑓 (𝑥) 𝑥 d𝑥 = + o ∼ .
[ ( )
𝑛 + 1] 𝑛 + 1 ∫0 𝑛→+∞ 𝑛 + 1 𝑛 𝑛→+∞
𝑛
0
𝑓 (𝑥)
(c) La fonction 𝑥 ↦ est définie et continue sur [0; 1[. De plus,
1−𝑥
1
𝑓 (𝑥)
𝑛+1
𝑥 d𝑥 −−−−−−→ 0
∫ 1 − 𝑥 𝑛 → +∞
0
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et l’on conclut
𝑛
𝐼𝑘 −−−−−−→ 𝐼.
∑ 𝑛 → +∞
𝑘=0
Soit 𝑓 une application réelle de classe 𝒞 1 sur [𝑎; 𝑏] avec 0 < 𝑎 < 1 < 𝑏 et 𝑓 (1) ≠ 0 . Soit (𝑓𝑛 ) la
suite de fonctions telle que
𝑓 (𝑥)
𝑓𝑛 (𝑥) = .
𝑛
1 + 𝑥
𝑏 1
1
ln(2)
𝑛−1
𝑡 𝑓𝑛 (𝑡) d𝑡 ∼ 𝑓 (1) .
∫ 𝑛→+∞
𝑛
𝑎
Solution
(a) (𝑓𝑛 ) converge simplement vers la fonction 𝑓 donnée par
𝑓 (𝑥) si 𝑥 ∈ [𝑎; 1[
𝑓 (𝑥) = 𝑓 (1) /2 si 𝑥 = 1
{
0 si 𝑥 ∈ ]1; 𝑏] .
(b) Sachant ∣∣ 𝑓𝑛 (𝑥)∣∣ ≤ ∣∣ 𝑓 (𝑥)∣∣ avec 𝑓 intégrable sur [𝑎; 𝑏], on peut appliquer le théorème de
convergence dominée et l’on obtient directement le résultat proposé.
(c) Par intégration par parties,
1 1 1
1 1
𝑛−1 𝑛 𝑛 ′
𝑡 𝑓𝑛 (𝑡) d𝑡 = ln(1 + 𝑡 )𝑓 (𝑡) − ln(1 + 𝑡 )𝑓 (𝑡) d𝑡.
∫ [ ]
𝑎
𝑛 𝑎 𝑛 ∫𝑎
D’une part,
1 𝑛
1 ln(2) ln(1 + 𝑎 ) ln(2) 1
𝑛
ln(1 + 𝑡 )𝑓 (𝑡) = 𝑓 (1) + 𝑓 (𝑎) = 𝑓 (1) + o
[𝑛 ] ( )
𝑎 𝑛 𝑛 𝑛 𝑛
car ln(1 + 𝑎 𝑛 ) → 0 .
D’autre part,
1 1
∣ 1 𝑛 ′ ∣ 1
′ 𝑛
1 1
∣ ln(1 + 𝑡 )𝑓 (𝑡) d𝑡∣ ≤ ∥𝑓 ∥ ∞ 𝑡 d𝑡 = O = o
∣ 𝑛 ∫ ∣ ∫ ( 2 ) ( )
𝑎
𝑛 0
𝑛→+∞ 𝑛 𝑛
sachant ln(1 + 𝑢) ≤ 𝑢 .
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Au final,
1
ln(2) 1
𝑛−1
𝑡 𝑓𝑛 (𝑡) d𝑡 = 𝑓 (1) + o .
∫ ( )
𝑎
𝑛→+∞ 𝑛 𝑛
Pour 𝑛 ∈ ℕ
∗
et 𝑥 ∈ ℝ , on pose
4
2𝑛
2
𝑛 𝑥
𝑓𝑛 (𝑥) = 1 − .
( 2 )
√𝜋
‾
‾ 2𝑛
Soit 𝑔 une fonction continue sur ℝ et nulle en dehors d’un segment [𝑎; 𝑏].
Montrer que
Solution
L’intégrale
4
𝑛𝑏 2𝑛 +∞
2
1 𝑢
𝑓𝑛 (𝑥) 𝑔 (𝑥) d𝑥 = 1 − 𝑔 (𝑢/𝑛) d𝑢 = ℎ 𝑛 (𝑢) d𝑢
∫ ∫ ( 4 ) ∫
ℝ 𝑛𝑎 √𝜋
‾
‾ 2𝑛 −∞
avec
4
2𝑛
2
1 𝑢
ℎ 𝑛 (𝑢) = 1 − 𝑔 (𝑢/𝑛) 𝜒[𝑛𝑎;𝑛𝑏]
( 4 )
√𝜋
‾
‾ 2𝑛
ℎ𝑛 est continue par morceaux, (ℎ𝑛 ) converge simplement vers ℎ continue par morceaux avec
1 2
−𝑢
ℎ (𝑢) = e 𝑔 (0) .
√𝜋
‾
‾
Pour 𝑛 assez grand de sorte que |𝑎/𝑛| , |𝑏/𝑛| ≤ 1 on a pour tout 𝑢 ∈ [𝑛𝑎; 𝑛𝑏] , ∣∣ 𝑢2 /2𝑛4 ∣∣ ≤ 1/2 < 1 ,
1 4 2 4 1 2
2𝑛 ln(1−𝑢 /2𝑛 ) −𝑢
∣
∣ ℎ 𝑛 (𝑢)∣
∣ = e ≤ e = 𝜑 (𝑢)
√𝜋
‾
‾ √𝜋
‾
‾
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+∞
2
−𝑢
e d𝑢 = 𝜋
‾.
√‾
∫
−∞
Soit 𝐹 une application continue décroissante de ℝ dans ℝ , tendant vers 1 en −∞ et vers 0 en +∞.
Soient deux réels ℎ et 𝛿 vérifiant 0 < ℎ < 𝛿.
(b) On pose
𝑛−1
𝑘 + 1
𝑆𝑛 = 𝐹 𝑛 𝛿 − ℎ .
∑ (√ ( ))
𝑛
𝑘=0
Solution
(a) Appliquons le théorème de convergence dominée.
Posons 𝑓𝑛 : [0; 1] → ℝ définie par
1 si 𝑡 ∈ [0; ℎ/𝛿[
𝑓 (𝑡) = 𝐹 (0) si 𝑡 = ℎ/𝛿
{
0 si 𝑡 ∈ ]ℎ/𝛿; 1] .
Les fonctions 𝑓𝑛 sont continues et la limite simple 𝑓 est continue par morceaux.
Enfin,
∀𝑡 ∈ [0; 1], ∣
∣ 𝑓𝑛 (𝑡)∣
∣ ≤ 1 = 𝜑 (𝑡)
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1 ℎ/𝛿
ℎ
𝐼𝑛 → 𝑓 (𝑡) d𝑡 = 1 d𝑡 = .
∫ ∫ 𝛿
0 0
(𝑘+2)/𝑛 (𝑘+1)/𝑛
1 𝑘 + 1
𝐹 ( 𝑛 (𝛿𝑡 − ℎ)) d𝑡 ≤ 𝐹 𝑛 𝛿 − ℎ ≤ 𝐹 ( 𝑛 (𝛿𝑡 − ℎ)) d𝑡.
√ (√ ( )) √
∫ 𝑛 𝑛 ∫
(𝑘+1)/𝑛 𝑘/𝑛
et
(𝑛+1)/𝑛 1
Par convergence dominée, on obtient la limite de ce terme de façon analogue à ce qui précède et l’on
conclut
ℎ
𝑆𝑛 ∼ 𝑛.
𝑛→+∞
𝛿
1
𝛼 𝑛
𝐼𝑛 (𝛼) = (1 − 𝑥 ) d𝑥.
∫
0
1/𝛼
𝑢𝑛 = ln(𝑛 𝐼𝑛 (𝛼)).
𝐴𝛼
𝐼𝑛 ∼ .
𝑛→+∞ 1/𝛼
𝑛
Solution
(a) Soit 𝑛 ∈ ℕ . Par intégration par parties,
1
𝐼𝑛+1 (𝛼) 1
𝛼 𝑛+1 𝛼 𝛼 𝑛
= [𝑥(1 − 𝑥 ) ]0 + 𝛼 (𝑛 + 1) 𝑥 (1 − 𝑥 ) d𝑥
∫
0
1
𝛼 𝛼 𝑛
= 0 + 𝛼 (𝑛 + 1) (1 + (𝑥 − 1)) (1 − 𝑥 ) d𝑥
∫
0
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On en déduit
𝛼 (𝑛 + 1)
𝐼𝑛+1 (𝛼) = 𝐼𝑛 (𝛼) .
1 + 𝛼 (𝑛 + 1)
(b) Pour 𝑛 ∈ ℕ
∗
, 𝐼𝑛 (𝛼) > 0 en tant qu’intégrale d’une fonction continue positive non identiquement
nulle. On peut donc introduire 𝑢𝑛 = ln(𝑛
1/𝛼
𝐼𝑛 (𝛼)) et, pour 𝑛 ∈ ℕ
∗
,
𝑢𝑛+1 − 𝑢𝑛 1 𝑛 + 1 𝐼𝑛+1 (𝛼)
= ln + ln
( ) ( )
𝛼 𝑛 𝐼𝑛 (𝛼)
1 1 𝛼 (𝑛 + 1)
= ln 1 + + ln
( ) ( )
𝛼 𝑛 1 + 𝛼 (𝑛 + 1)
1 1 1
= ln 1 + + ln 1 −
( ) ( )
𝛼 𝑛 1 + 𝛼 (𝑛 + 1)
1 1 1 1 1
= + O − + O = O .
( 2 ) ( 2 ) ( 2 )
𝑛→+∞ 𝛼𝑛 𝑛 1 + 𝛼 (𝑛 + 1) 𝑛 𝑛
La série télescopique ∑ (𝑢𝑛+1 − 𝑢𝑛 ) est donc absolument convergente. Par le lien suite-série, la
suite (𝑢𝑛 ) 𝑛≥1 converge.
(c) En notant ℓ ∈ ℝ la limite de (𝑢𝑛 ), on obtient par continuité de l’exponentielle
1/𝛼 ℓ
𝑛 𝐼𝑛 (𝛼) −−−−−−→ 𝐴𝛼 = e
𝑛 → +∞
et donc
𝐴𝛼
𝐼𝑛 (𝛼) ∼ .
𝑛→+∞ 1/𝛼
𝑛
1/𝛼
lim 𝑛 𝐼𝑛 (𝛼) .
𝑛→+∞
Pour 𝑛 ≥ 1 ,
1
1/𝛼 𝛼 𝑛 1/𝛼
𝑛 𝐼𝑛 (𝛼) = (1 − 𝑥 ) 𝑛 d𝑥.
∫
0
Introduisons
𝑛
1
𝛼 1/𝛼
1 − 𝑡 si 𝑡 ∈ [0; 𝑛 [
𝑢𝑛 (𝑡) = ( )
𝑛
{ 1/𝛼
0 si 𝑡 ∈ [𝑛 ; +∞[
de sorte que
+∞
1/𝛼
𝑛 𝐼𝑛 (𝛼) = 𝑢𝑛 (𝑡) d𝑡.
∫
0
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Pour 𝑡 ∈ [0; +∞[ , lorsque 𝑛 tend vers l’infini alors, pour 𝑛 assez grand,
𝑛
1 1 𝛼
𝛼 𝛼 −𝑡
𝑢𝑛 (𝑡) = 1 − 𝑡 = exp 𝑛 ln 1 − 𝑡 −−−−−−→ e .
( ) ( ( ))
𝑛 𝑛 𝑛 → +∞
1
𝛼 𝛼
∣
∣ 𝑢𝑛 (𝑡)∣
∣ = exp 𝑛 ln 1 − 𝑡 ≤ exp(−𝑡 ) = 𝜑 (𝑡) .
( ( ))
𝑛
+∞
𝛼
1/𝛼 −𝑡
𝑛 𝐼𝑛 (𝛼) −−−−−−→ e d𝑡.
𝑛 → +∞ ∫0
Ainsi,
+∞
𝛼
−𝑡
𝐴𝛼 = e d𝑡.
∫
0
(a) Rappeler une condition nécessaire et suffisante pour qu’une fonction dérivable sur un intervalle
soit strictement croissante.
(b) Soit 𝑓 : [𝑎; 𝑏] → ℝ+ continue dont l’ensemble des zéros est d’intérieur vide et 𝑛 ∈ ℕ ∗ .
Montrer qu’il existe une unique subdivision (𝑥0 , …, 𝑥𝑛 ) de [𝑎; 𝑏] vérifiant:
𝑥𝑖 𝑏
1
∀𝑖 ∈ ⟦1; 𝑛⟧, 𝑓 (𝑥) d𝑥 = 𝑓 (𝑥) d𝑥.
∫ 𝑛 ∫𝑎
𝑥 𝑖−1
𝑛
1
lim 𝑔 (𝑥𝑖 ) .
𝑛→+∞ 𝑛 ∑
𝑖=1
Solution
(a) Une fonction dérivable sur un intervalle y est strictement croissante si, et seulement si, sa dérivée
est positive et n’est nulle sur aucun sous-intervalle non réduit à un point (l’ensemble des zéros est
d’intérieur vide).
𝑥
(b) L’application 𝐹 : 𝑥 ↦ ∫
𝑎
𝑓 (𝑡) d𝑡 est une bijection continue strictement croissante de [𝑎; 𝑏]
vers [0; 𝐿] avec 𝐿 l’intégrale de 𝑓 sur [𝑎; 𝑏]. Les 𝑥𝑖 sont alors déterminés par
𝑖𝐿
−1
𝑥𝑖 = 𝐹 .
( )
𝑛
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𝑛 𝑛 𝑥𝑖
𝐿
𝑔 (𝑥𝑖 ) = 𝑔 (𝑥𝑖 ) 𝑓 (𝑥) d𝑥.
𝑛 ∑ ∑∫
𝑥 𝑖−1
𝑖=1 𝑖=1
𝑛 𝑥𝑖 𝑏
On écrit
𝑛 𝑥𝑖 𝑏
avec
Les fonctions 𝑔 et ℎ étant continues sur un segment, on peut les borner et il est facile d’acquérir
l’hypothèse de domination. Le plus difficile est d’obtenir la convergence simple…
Soit 𝑥 ∈ [𝑎; 𝑏].
Pour l’indice 𝑖 tel que 𝑥 ∈ [𝑥𝑖−1 ; 𝑥𝑖 [, on a (selon que l’intervalle [𝑥𝑖−1 ; 𝑥𝑖 ] est de longueur
supérieure ou inférieure à 𝛼)
𝑥𝑖
1
𝐿 = 𝑓 (𝑡) d𝑡 ≥ 𝑚 min(𝑥𝑖 − 𝑥𝑖−1 , 𝛼).
𝑛 ∫
𝑥 𝑖−1
𝑏
𝑛
1 ∫ 𝑓 (𝑥) 𝑔 (𝑥) d𝑥
𝑎
lim 𝑔 (𝑥𝑖 ) = .
𝑛→+∞ 𝑛 ∑ 𝑏
𝑖=1 ∫ 𝑓 (𝑥) d𝑥
𝑎
[<] Convergence dominée sur intervalle variable (section767.html)[>] Intégration terme à terme (section36.html)
Édité le 29-08-2023
(http://st.free.fr/)
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