Maru Stat
Maru Stat
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TITRE : FORME, DENOMINATION, OBJET SOCIAL, SIEGE ET DUREE
Article 1 : Forme
Il est formé entre les soussignés, propriétaires des parts sociales ci-après créées, et de
celles qui pourraient l'être ultérieurement, une coopérative, régie par l'Acte uniforme du 15
décembre 2010 relatif au droit des sociétés coopératives, ainsi que par les présents statuts.
Cette coopérative prend la forme de société coopérative avec conseil d'administration.
Article 2 : Dénomination sociale
La dénomination sociale de la coopérative est SOCIÉTÉ COOPERATIVE AVEC CONSEIL
D’ADMINISTRATION, METIERS ET ARTS UNIVERSELS par abréviation «MARU-
SCOOP-CA».
Dans tous les actes et documents émanant de la société coopérative et destinés aux
tiers, notamment, les lettres, factures, notes de commande, annonces et publications diverses,
la dénomination sociale sera indiquée, précédée ou suivie immédiatement en caractères
lisibles des mots «Société Coopérative avec Conseil d'Administration, et du sigle «MARU-
SCOOP-CA», de l'adresse, de son siège social et de la mention de son numéro
d'immatriculation au Registre des Sociétés Coopératives.
La dénomination sociale peut être modifiée dans les conditions prévues pour la
modification des statuts.
Artide 3 : Objet social
La «MARU-SCOOP-CA» a pour objet de promouvoir le développement de
l'élevage, des produits non ligneux et de l'agriculture au Cameroun en apportant des facilités
aux différents maillons de la chaîne.
Pour atteindre cet objectif, la «MARU-SCOOP-CA» poursuivra les missions
suivantes:
- Faciliter l'acquisition des intrants de qualité pour les activités;
- Promouvoir la solidarité entre les membres;
- Fournir à ses membres et usagés qui le souhaitent, les prestations de service liées à
leurs activités;
- Appuyer les coopérateurs impliqués dans la production agropastorale à la notion de
qualité;
- Organiser en collaboration avec les coopérateurs, les marchés de livraison et vente des
produits agropastoraux.
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Article 4 : Siège social - Territoire
Le siège de la «MARU-SCOOP-CA» est fixé à Lomié, Arrondissement de Lomié,
Département du Haut-Nyong, Région de L’Est en République du Cameroun, tel que énuméré
par les dispositions des articles 22 et 23 de l'Acte Uniforme OHADA sur le droit des sociétés
coopératives.
Le siège de la ««MARU-SCOOP-CA» peut être modifié dans les conditions prévues
par l'article 24 de l'acte uniforme OHADA pour la modification des statuts. Il peut aussi être
transféré en tout autre endroit de la même ville, par simple décision du conseil
d'administration de la société coopérative, sous réserve de ratification de cette décision par la
prochaine assemblée générale ordinaire des associés coopérateurs.
Toute décision de modification du siège social de «MARU-SCOOP-CA» doit être
enregistrée au Registre des Sociétés Coopératives et Communiquée à l'autorité de tutelle par
le conseil d'administration telle que prescrits par l'alinéa 2 de l'article 81 de l'Acte uniforme
OHADA de Lomé 2010.
Les Activités de «MARU-SCOOP-CA» couvrent la région de L’Est; Toutefois des
succursales peuvent être implantées dans d'autres régions et l'espace OHADA.
Article 5 : Durée
La durée de «MARU-SCOOP-CA» est fixée à quatre-vingt-dix-neuf (99) ans, à
compter du jour de son immatriculation au Registre des Sociétés Coopératives, sauf cas de
dissolution anticipée ou de prorogation prévu par les présents statuts selon des dispositions de
l'acte uniforme OHADA.
TITRE II: LIEN COMMUN ET PRINCIPES COOPERATIFS
Article 6 : Lien commun
Les associés coopérateurs de la «FEDY-SCOOP-CA» ont en commun d'être des femmes et
hommes en situation de handicap ou non qui ont le souci de développer des activités
agropastorales.
Article 7 : Respect des principes coopératifs
La société coopérative «MARU-SCOOP-CA» est constituée, organisée, gérée, et
exerce ses activités selon les principes coopératifs universellement reconnus que sont :
- l'adhésion volontaire et ouverte à tous ;
- le pouvoir démocratique exercé par les coopérateurs ;
- la participation économique des coopérateurs ;
- l'autonomie et l'indépendance ;
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- l'éducation, la formation et l'information ;
- la coopération entre organisations à caractères coopératifs ;
- l'engagement volontaire envers la communauté.
Toute discrimination fondée sur le sexe ou sur l'appartenance ethnique, religieuse ou
politique est interdite.
TITRE III : QUALITE D'ASSOCIE COOPERATEUR
Article 8: Conditions et modalités d'adhésion
Peut-être coopérateur à «MARU-SCOOP-CA»:
1- toute personne physique ou morale domiciliée au Cameroun, ayant la qualité de résident
permanent ou travailleur, et qui ne fait l'objet d'aucune incapacité juridique, conformément
aux lois en vigueur ;
2- toute personne physique ou morale possédant, au Cameroun et, particulièrement dans le
département du Haut-Nyong des activités dont les intérêts visent la promotion de l'agriculture
et correspondant à l'objet de «MARU-SCOOP-CA».
Cette personne physique ou morale doit souscrire des parts sociales dont les modalités
d'émission et d'acquisition sont prévues aux articles 19 et 21 des présents statuts, s'engager à
traiter avec la société coopérative pour au moins une période de trois (03) ans renouvelable
(ou pour au moins 20% de ses activités) et payer un droit d'adhésion d'un montant de cinq (5
000) mille franc. Ces frais d'adhésion ne sont pas remboursables.
La demande d'adhésion est adressée au Conseil d'Administration par le biais de son
président. Elle est formulée par écrit, datée et signée par le postulant.
L'adhésion à «MARU-SCOOP-CA» s'opère par décision du Conseil
d'Administration, confirmée par la plus prochaine assemblée générale.
La décision du Conseil d'Administration prend effet à la date de sa réception par le
candidat, sans pouvoir être postérieure à un délai de trois mois, à compter de la réception de
la candidature par la société coopérative.
Toute acceptation d'un nouveau coopérateur à «MARU-SCOOP-CA» donne lieu à
l'établissement par le président du Conseil d'Administration d'une carte de coopérateur
reprenant toutes les informations figurant sur l'acte de candidature, signée par le coopérateur
ou revêtue de son empreinte digitale. Cette carte comporte l'engagement du coopérateur de se
conformer aux dispositions légales réglementaires et statutaires régissant la société
coopérative. Il vaut preuve de la qualité de coopérateur.
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En cas de remise en cause par l'assemblée générale de la décision du conseil
d'administration, ce refus fait rétroactivement perdre au candidat la qualité d'associé
coopérateur, mais ne remet pas en cause les opérations qu'il a pu réaliser avec la société
coopérative entre la date de l'agrément par le conseil d'administration et le rejet de la
candidature par l'assemblée générale; ces opérations sont considérées comme réalisées avec
un tiers.
Article 9 : Registre d'associés coopérateurs
Il est tenu, obligatoirement, au siège de la «MARU-SCOOP-CA» un registre des
membres dans lequel ceux-ci sont inscrits par ordre chronologique de leur adhésion à la
société coopérative, avec mention de leur numéro d'adhésion, leurs nom et prénoms,
référence de la pièce d'identité, adresse, profession, le nombre de parts sociales souscrites et
le nombre de parts libérées.
En cas de retrait, de décès ou de révocation d'un membre, ou de cession de parts, pour
quelque raison que ce soit, le président du conseil d'administration ou un membre du conseil
dûment mandaté, procède, sans délai, à la mise à jour du registre des membres.
Article 10 : Perte de la qualité d'associé coopérateur
La perte de la qualité d'associé coopérateur résulte du retrait, de la suspension, de
l'exclusion, du décès ou de la disparition des conditions qui avaient présidé à son adhésion.
Article 11 : Retrait
Tout associé coopérateur peut se retirer librement de «MARU-SCOOP-CA» après
avoir avisé le conseil d'administration par écrit.
Le retrait prend effet à la date indiquée dans l'avis ou à la date de sa réception si,
celle-ci est postérieure.
Le conseil d'administration de «MARU-SCOOP-CA» constate également, par écrit,
le retrait.
Article 12 : Suspension
Tout associé coopérateur qui ne remplit pas ses engagements et/ou ne respecte pas les
obligations fixées par les présents statuts, ou qui ne se soumet pas aux décisions de
l'assemblée générale ou du conseil d'administration, peut être suspendu par ce dernier, et ce,
en attendant son exclusion dans les conditions visées par l'article 13, ci-dessous.
Article 13 : Exclusion
La «MARU-SCOOP-CA» peut, après un avis écrit adressé à l'associé coopérateur, exclure
celui-ci lorsque :
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- il est une personne morale à l'égard de laquelle une procédure de liquidation des biens
a été ouverte ;
- il ne fait pas volontairement de transactions avec la société coopérative pendant deux
années consécutives ;
- il méconnaît, aussi bien par son comportement que par ses actes, au sein ou en dehors
de la société coopérative, les obligations qu'il a contractées, conformément aux
dispositions de l'Acte uniforme relatif au droit des sociétés coopératives et aux
présents statuts, notamment les obligations de loyauté et de fidélité envers la société
coopérative et préjudicie, de la sorte, aux intérêts de celle-ci.
- L'exclusion est prononcée par le conseil d'administration, lors d'une séance à laquelle
l'associé-coopérateur en cause est invité à venir présenter ses explications. La décision
donne lieu à une résolution spéciale dûment motivée. Cette décision est
communiquée, par écrit, dans les dix jours au coopérateur exclu.
- Elle prend effet à cette date, à moins que la décision ne fixe une date plus éloignée.
L'associé coopérateur dispose, à compter de la réception de la décision d'exclusion,
d'un délai de deux mois pour la contester auprès de l'assemblée générale qui statue
dans les conditions ordinaires, lors de sa plus prochaine réunion. Le recours du
coopérateur suspend la décision du Conseil d'Administration.
Lorsque l'Assemblée Générale fait Droit au recours du membre exclu, la décision du
conseil d'administration ne produit aucun effet. Lorsque l'assemblée générale rejette le
recours contre la décision d'exclusion, celle-ci produit tous ses effets.
Dans les dix jours suivant la date de la résolution spéciale de l'assemblée générale
décidant ou confirmant l'exclusion, la société coopérative notifie au coopérateur un avis écrit
de son exclusion qui en précise les motifs. Cette exclusion prend effet à la date précisée dans
l'avis écrit, mais au plus tard trente jours après sa réception.
La personne exclue ne peut redevenir associé coopérateur de la société coopérative que
par résolution spéciale de l'assemblée générale des coopérateurs.
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L'assemblée générale statue par résolution spéciale sur ce recours dans les conditions
prévues par les présents statuts, en annulant ou en confirmant l'exclusion. L'exclusion
prononcée par l'assemblée générale est, dans tous les cas, faite sans préjudice des voies de
recours de droit commun dont dispose le coopérateur contre la décision d'exclusion.
Article 15 : Droit au remboursement de l'associé coopérateur retrayant ou exclu
Au cours de l'année suivant la date de prise d'effet de la perte de la qualité de membre
d'associé coopérateur, la société coopérative rembourse à celui-ci ou, le cas échéant, à ses
héritiers ou légataires, toutes les parts sociales qu'il détenait, à la valeur nominale, contre
remise du titre.
Lorsqu'il estime que le remboursement des parts sociales de l'associé coopérateur est
de nature à nuire à la santé financière de la société coopérative, le conseil d'administration
peut porter le délai de remboursement à deux ans par décision motivée, susceptible de recours
devant la juridiction compétente.
La «MARU-SCOOP-CA» rembourse également à l'associé coopérateur tous les
prêts, y compris les éventuels intérêts, et les autres sommes portées à son crédit. Toutefois, la
société coopérative n'est pas obligée de verser à l'associé coopérateur, avant l'échéance, le
solde de tout prêt à terme qui lui a été consenti, et qui n'est pas échu.
L'associé coopérateur sortant n'a aucun droit sur les réserves.
L'associé coopérateur qui cesse de faire partie de la société coopérative, à un titre
quelconque, reste solidairement tenu à l'égard de la coopérative des dettes contractées par
celle-ci avant son retrait ou son exclusion, et ce, pendant une durée de cinq (5) ans. Il reste
également tenu de s'acquitter de ses dettes envers la société coopérative.
Article 16 : Sort des droits sociaux de l'associé coopérateur exclu et invisible
Lorsque l'adresse de l'associé coopérateur exclu est inconnue de la «MARU-SCOOP-
CA» malgré tous les efforts raisonnables déployés pour le retrouver, si deux» années se sont
écoulées depuis l'exclusion, la société coopérative est tenue de transférer à lui fonds de
réserve toutes les sommes qui lui sont dues. Ces sommes ne portent plus d'intérêts au-delà
d'un délai de deux (02) ans à compter de leur inscription au fonds de réserve.
Les sommes ainsi transférée sont payées à toutes personnes qui apporte la preuve,
dans un délai de 05 ans à compter du transfert, qu'elle y a droit. Elles sont acquises à titre
précaires à l'état, à l'expiration du délai de cinq ans
Article 17 : Décès de l'associé coopérateur
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En cas de décès de l'associé coopérateur, un ou plusieurs héritiers de celui-ci peuvent
être admis, au sein de «MARU-SCOOP-CA», pour le remplacer, à condition qu'il(s)
partage(nt) le même lien commun.
Le candidat qui remplit les conditions d'admission adresse sa demande, par écrit, au
conseil d'administration qui doit se prononcer dans les trois mois de sa réception. Le silence
du conseil d'administration vaut acceptation.
La décision d'admission ou de rejet doit être notifiée à chaque héritier intéressé, par
tout procédé laissant trace écrite.
Article 18 : Usagers non coopérateurs
La «MARU-SCOOP-CA» peut effectuer des opérations, en vue de la réalisation de
son objet social, avec des usagers non coopérateurs. Toutefois, ces opérations ne pourront
représenter plus de 20% de ses activités.
Le produit des activités réalisées avec ces usagers non adhérents ne peut être compris
dans le calcul des éventuelles ristournes ou intérêts des parts sociales. Il est nécessairement
affecté à la réserve.
Après trois années consécutives d'activité avec la société coopérative, l'usager non
coopérateur peut solliciter son adhésion dans les mêmes conditions que l'héritier d'un associé
décédé.
La société coopérative peut également échanger avec d'autres coopératives des
produits ou des services en vue de réaliser son objet social.
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Les apports en numéraire sont réalisés par le transfert à la société coopérative de la
propriété des sommes d'argent que l'associé coopérateur s'est engagé à lui apporter.
Les parts sociales représentant les apports en numéraire font l'objet de souscription
constatée par un bulletin de souscription établit par les initiateurs ou par l'un d'entre eux, daté
et signé par le souscripteur ou son mandataire, qui écrit en toutes lettres et en chiffres le nom
des titres souscrits.
Le bulletin de souscription est établit en deux (02) exemplaires originaux, l'un pour la
société en formation et l'autre pour le souscripteur.
Ces parts sociales sont libérées, lors de la souscription du capital d'un quart (1/4) au
moins de leur valeur nominale.
La libération du surplus doit intervenir dans un délai de trois ans, à compter de
l’immatriculation de la société coopérative au Registre des Sociétés Coopératives, selon les
modalités déterminés par le conseil d'administration.
Les présents statuts contiennent en une annexe qui en fait partie intégrante, la liste des
apporteurs en numéraires contenants pour chacun d'eux, les informations suivantes : identité,
montant des apports, nombre et valeur des parts sociales remises en contrepartie de chaque
apport.
En cas de retard dans le versement, les sommes restant dues à la société coopérative
portent de plein droit intérêt au taux légal, à compter du jour où le versement aurait dû être
effectué, sans préjudice de dommages et intérêts, s'il y a lieu.
Les apports en numéraire réalisés à l'occasion d'une augmentation collective de capital
de la société coopérative peuvent être réalisés par compensation avec une créance certaine,
liquide et exigible sur celle-ci!
Tant que le Capital social n'est pas entièrement libéré, la société coopérative ne peut
augmenter son capital minimum statutaire, sauf si cette augmentation de capital est réalisée
par des apports en numéraire ou par l'arrivée de nouveaux coopérateurs.
2- Apports en nature
Les apports en nature peuvent consister en un ou plusieurs biens ou droits portant sur
ce(s) bien(s) meubles ou immeubles, corporels ou incorporels.
Ils sont réalisés par le transfert à la société coopérative de ces droits réels ou
personnels correspondant aux biens apportés et par la mise à disposition effective des biens
sur lesquels portent lesdits droits.
Le ou les biens peuvent être apportés en propriété ou en jouissance.
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L'apport d'un bien ou d'un droit soumis à publicité pour son opposabilité aux tiers peut
être publié avant l'immatriculation de la société coopérative. La formalité ne produit d'effets
rétroactifs à la date de son accomplissement qu'à compter de cette immatriculation.
Les apports en nature doivent être libérés intégralement lors de la souscription des
parts sociales correspondantes.
La «MARU-SCOOP-CA» n'est valablement constituée que si les apports en nature
ont été évalués. Cette évaluation est faite sous le contrôle de la société faîtière s'il en existe
une.
L'associé coopérateur, apporteur, évalue les apports en nature avec le conseil
d'administration; il en garantit la valeur.
L'évaluation est faite au frais de rapporteur, à moins que le conseil d'administration ne
décide de mettre les frais à la charge de la société coopérative.
Elle est placée sous le contrôle de l'union ou de la fédération, s'il en existe une, par un
commissaire aux apports désigné par les initiateurs de la société coopérative.
Chaque apport en nature fait l'objet d'un vote spécial de l'assemblée générale
constitutive, comme il est dit à l'article 18 alinéas 2 des présents statuts. Celle-ci approuve ou
désapprouve le rapport du commissaire aux apports ou de la société coopérative faîtière sur
l'évaluation qui a été faite.
L'assemblée générale ne peut réduire la valeur des apports en nature qu'à l'unanimité
des souscripteurs et avec le consentement exprès de rapporteur. Le consentement de
rapporteur doit être mentionné au procès-verbal lorsque la valeur attribuée aux biens apportés
est différentes de celle retenue par le commissaire aux apports.
Les associés coopérateurs et les administrateurs sont solidairement responsables à
l'égard des tiers, pendant cinq (05) ans, de la valeur attribuée aux apports.
Ils sont également responsables, indéfiniment et solidairement, des suites de
l'évaluation inexacte ou frauduleuse ou du défaut d'évaluation des apports en nature.
En cas de nécessité, tout associé coopérateur peut saisir la juridiction compétente et, à
défaut, l'autorité chargée des sociétés coopératives, aux fins de désigner un expert chargé
d'évaluer les apports en nature. Ce dernier établit un rapport annexé au statut.
La rémunération de l'expert chargé d'évaluer les apports en nature incombe aux
associés coopérateurs, sauf reprise par la société coopérative des dépenses ainsi engagées.
Les présents statuts contiennent en annexes l'évaluation des apports en nature faits
lors de la constitution de la société. Cette évaluation est consignée dans un document annexé
aux présents statuts pour les apports qui interviennent eh cours de vie sociale .Le document
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en annexe comprend l'identité des apporteurs en nature ,1a nature et l'évaluation de l'apport
effectué par chacun d'eux ,1e nombre et la valeur des parts sociales remises en contrepartie de
chaque apport, le régime des biens ou valeurs apportées lorsque leur valeur excède celle des
apports exigés .
3- Apport en industrie
Les apports en industrie sont constituées par toutes prestations personnelles, toutes
activités ou toute relation avec des tiers, que l'associé coopérateur apporte à la coopérative, en
raison de ses compétences techniques ou des services qu'il rend, en lui faisant bénéficier d'un
avantage économique ou de son crédit.
Les modalités des apports en industrie sont les suivantes :
- Le coopérateur s'interdit d'exercer directement ou indirectement une activité
concurrente de celle promise à la société coopérative.
- Des apports en industrie sont effectués pour une durée de trois (03) ans à compter de
l'immatriculation de la société coopérative au Registre des Sociétés Coopérative ;
- Ils concourent à la formation du capital social et donne lieu au profit du coopérateur à
l'attribution des parts sociales conférant la qualité d'associé ;
- L'associé coopérateur qui s'est obligé à apporter son industrie à la société coopérative
doit lui rendre compte de tous les gains qu'il a réalisés par l'activité faisant l'objet de
son apport ;
- A défaut de détermination par les statuts, la part qui revient à rapporteur en industrie
est égale à celle de l'associé coopérateur qui a le moins apporté en
Nature ou en numéraire article 43 alinéas 2 de l'Acte Uniforme OHADA.
Article 20 : Parts sociales
1. Représentation des parts sociales
La «MARU-SCOOP-CA» émet et remet aux associés coopérateurs des titres sociaux
dénommés part sociales, en représentation de leurs apports. Chaque part sociale est fixée à
dix mille (10.000) FCFA.
Les parts sociales ne peuvent être émises pour un montant inférieur à leur valeur
nominale.
2. Forme et caractères des parts sociales
Les parts sociales sont nominatives, indivisibles, non négociables, insaisissables et
cessibles de façon limitée. Elles sont librement cessibles entre coopérateurs et, après
obtention d'un agrément du conseil d'administration, au bénéfice de tiers.
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La cession intervient à la valeur nominale des parts. Elles ne peuvent faire l'objet de
nantissement.
Les parts sociales peuvent être rémunérées sous formes d'un intérêt qui ne peut être
supérieur aux taux d'escompte de la banque centrale. Il appartient à l'Assemblée Générale
Ordinaire annuelle, sur proposition du conseil d'administration, d'attribuer cet intérêt aux
parts sociales. Elle en fixe le taux dans les limites statutaires. En présence d'excédents
disponibles, elle ne peut décider de l'absence de tout versement d'intérêts que par une
décision spécialement motivée.
L'intérêt ne peut porter que sur le montant des parts sociales libérées.
Son assiette exclut toute libéralité reçue ou toute subvention.
3. Droits et obligations attachés aux parts sociales
Droits portant sur les parts
Les parts sociales confèrent à leur titulaire :
- Un droit d'information permanent sur les affaires de la société coopérative :
- Un droit de communication qui, préalablement à la tenue des réunions de
l'assemblée générale, porte sur tous les documents susceptibles d'éclairer les
coopérateurs sur la gestion administrative et financière de la société coopérative et
sur les résolutions proposées. Ces documents sont tenus à la disposition des
coopérateurs au siège de celle-ci et, toute clause contraire à ce droit de
communication est réputée non écrite ;
- un droit sur les excédents réalisés par la société coopérative, conformément aux
dispositions des présents statuts ;
- un droit à tous les avantages et prestations de la société coopérative ;
- le droit de participer aux décisions collectives des associés et d'y voter ;
- le droit, en tout état de cause, d'exercer ou de bénéficier des droits attachés à la qualité
d'associé, prévus aux présents statuts.
- Aucun associé coopérateur ne doit détenir plus du cinquième (20%) des parts sociales
de la coopérative.
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L'associé coopérateur a également l'obligation de faire des transactions avec la société
coopérative, conformément à l'objet social de celle-ci.
4. Responsabilité des coopérateurs par rapport aux parts sociales
La responsabilité de chaque associé coopérateur est au minimum égale au montant des
parts sociales dont il est titulaire ou au maximum cinq (05) fois le montant des parts sociales
souscrites.
Les initiateurs de la société coopérative auxquels la nullité de la société est imputable
et les administrateurs en fonction au moment où elle a été encourue peuvent être déclarés
solidairement
Responsables du dommage résultant, pour les coopérateurs ou pour les tiers, de
l'annulation de la société coopérative avec conseil d'administration.
La même solidarité peut être retenue à l'égard des coopérateurs dont les apports n'ont pas été
vérifiés et approuvés.
L'action en responsabilité fondée sur l'annulation de la société coopérative avec
conseil d'administration se prescrit par trois (03) an, à compter du fait dommageable ou, s'il a
été dissimulé, à partir de sa révélation.
Toutefois lorsque le fait a été qualifié crime, l'action se prescrit par 10 ans.
5. Opérations relatives aux parts sociales
Transmission des parts sociales
La transmission des parts sociales ne peut intervenir qu'entre personnes partageant le
lien commun sur la base duquel les associés coopérateurs se sont réunis.
Cession de parts entre vifs
La cession des parts sociales, entre vifs, doit être constatée par tout procédé laissant
trace écrite.
Elle n'est rendue opposable à la société coopérative qu'après dépôt d'un original de
l'acte de cession au siège social contre remise par le conseil d'administration d'une attestation
de ce dépôt.
Elle n'est opposable aux personnes autres que les associés coopérateurs qu'après
l'accomplissement des mêmes formalités et la transcription de la cession intervenue au
Registre des Sociétés Coopératives.
Les parts sociales sont librement cessibles entre associés coopérateurs et entre leurs
conjoints, ascendants et descendants, à condition que ceux-ci partagent le lien commun
réunissant les associés coopérateurs.
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Elles ne peuvent être cédées à des personnes étrangères à la coopérative qu'avec le
consentement de la majorité des associés coopérateurs non cédants, sous réserve que les tiers
concernés partagent le lien commun qui réunit les coopérateurs.
Le projet de cession doit, à cet effet, être notifié par le coopérateur cédant à la société
coopérative. Si cette dernière n'a pas fait connaître sa décision dans le délai de trois (03) mois
à compter de la notification, le consentement à la cession est réputée acquis.
Transmission de parts pour cause de décès
En cas de décès d'un associé coopérateur, la société «MARU-SCOOP-CA» continue
entre les coopérateurs survivants et leurs héritiers, légataires, ou représentants.
La transmission des parts sociales dépendant de la succession de l'associé coopérateur
décédé s'opère, de plein droit, au profil de ses héritiers, de ses ayants droit, ou du conjoint
survivant, à condition qu'ils partagent le lien commun, sans le préalable de l'agrément des
associés coopérateurs survivants.
Mais pour exercer les droits attachés à leur qualité d'associé, lesdits héritiers, ayants
droit ou conjoint survivant, doivent justifier, dans le plus bref délai, de leur identité
personnelle et de leur qualité, par la production de toutes les pièces appropriés, sans préjudice
du droit du conseil d'administration de requérir de tout notaire, la délivrance d'expéditions ou
d'extraits de tous les actes établissant ladite qualité.
L'admission ou le refus d'admission des héritiers du coopérateur décédé doit être
prononcée dans un délai qui ne peut excéder trois (03) mois, à compter de la réception de la
demande y afférente. A défaut de réponse dans le délai imparti, l'admission est réputée
acquise.
Dans tous les cas, lorsqu'une décision d'admission ou de rejet est prononcée, elle doit
être notifiée à chaque héritier ou successeur intéressé par tout procédé laissant trace écrite.
Cette information lui permet, selon le cas, de faire valoir ses droits d'associé ou de contester
à' la décision prise.
6. Réduction du nombre de coopérateurs en dessous du seuil légal.
La réduction, au cours de la vie sociale, du nombre de coopérateurs en dessous du seuil légal
autorisé pour la société coopérative avec conseil. D’administration n'entraîne pas sa
dissolution de plein droit.
Tout intéressé peut demander à la juridiction compétente cette dissolution, si la
situation n'a pas été régularisée dans le délai d'un an.
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La juridiction compétente peut accorder à la société un délai maximal de six mois
pour régulariser la situation ; elle ne peut prononcer la dissolution si, au jour où elle statue sur
le fond, cette régularisation a eu lieu.
Article 21 : Ressources Financières
1. Capital social
Le capital social de «MARU-SCOOP-CA» est fixé, lors de sa constitution, à la
somme de Trois million (3 000 000F) de F CFA, et divisé en cent (100) parts sociales égales
de dix mille (10 000 F) CFA chacune, souscrites en totalité par les associés, et attribuées à
chacun d'eux en proportion de leurs apports respectifs.
Les soussignés déclarent expressément que ces parts sociales ont été réparties entre
eux dans la proportion sus-indiquée et sont toutes entièrement souscrites dont %
effectivement libérées lors de la constitution. La «MARU-SCOOP-CA» dispose de trois (03)
ans pour libérer en totalité les 3/4 restants.
Le montant de ce capital social est variable. Il est susceptible d'augmentation ou de
diminution décidée par l'assemblée générale dans les conditions prévues ci- dessous:
- L'augmentation du capital social par l'assemblée peut être réalisé par la souscription
d'un nombre proportionnel de part;
- La réduction du capital social par l’assemblée générale peut-être réalisée par la
réduction du montant minimal des parts sociales détenues par chaque associé
coopérateur ou par remboursement total ou partiel des apports effectués. En aucun
cas, la variation du capital social ne peut porter atteinte à l'égalité des associés.
2. Autres ressources
Les autres ressources de la société coopérative sont:
- Les droits d'adhésion ;
- les dotations en matériels et équipements ;
- Les produits de ses activités;
- Les apports en compte courant rémunérés selon une convention spéciale conclue entre
la société coopérative et rapporteur, après un avis favorable de l'assemblée générale ;
- Les emprunts légalement admis ;
- Les subventions, dons et legs destinés au développement de ses activités. Ces
subventions, dons et legs ne sont pas pris en compte pour le calcul des intérêts versés
aux parts sociales.
Article 22 : Phases constitutive
La constitution de la «MARU-SCOOP-CA» se déroule selon les étapes suivantes :
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1. Etablissement des bulletins de souscriptions
La souscription des parts sociales représentant les apports en numéraire est constatée
par un bulletin de souscription établi par les initiateurs ou par l’un d’entre eux, daté et signé
par le souscripteur ou par son mandataire, qui écrit en toutes lettres et en chiffres, le nombre
de titres souscrits.
Le bulletin de souscription est établi en deux exemplaires originaux, l'un pour la
société coopérative en formation et, l'autre, pour le souscripteur.
Le bulletin de souscription énonce :
- la dénomination sociale de la société coopérative, à constituer, suivie, le cas échéant,
de son sigle;
- le montant du capital social à souscrire en précisant la part du capital représentée par
des apports en nature et celle à souscrire en numéraire, l'adresse prévue du siège
social;
- le nombre de parts sociales émises et leur valeur nominale ;
- le nom ou la dénomination sociale et l'adresse du souscripteur et le nombre de parts
sociales qu'il souscrit et les versements qu'il effectue, l'indication du dépositaire
chargé de conserver les fonds jusqu'à l'immatriculation de la société coopérative au
Registre des Sociétés Coopératives;
- la mention de la remise au coopérateur d'une copie du bulletin de souscription.
2. Dépôts des fonds de souscription et de versement
Les fonds provenant de la souscription des parts sociales en numéraire ont été déposés
par les personnes qui les ont reçus pour le compte de la «MARU-SCOOP-CA» en
formation, dans une banque habilitée par la loi à recevoir de tel dépôt sur un compte spécial
qui a été ouvert au nom de la société coopérative (Article 274 de l'Acte Uniforme OH AD A).
Le dépositaire est tenu, jusqu’au retrait des fonds, de communiquer la liste visée à
l'alinéa ci-dessus, à tout souscripteur qui, justifiant de sa souscription, en fera la demande.
Le requérant peut en prendre connaissance et obtenir, à ses frais, la délivrance d’une
copie.
Le document en annexe comprend l'identité des apporteurs en nature, la nature et
dévaluation de l'apport effectué par chacun d'eux, le nombre et la valeur des parts sociales
remises en contrepartie de chaque apport, le régime des biens ou valeurs apportés lorsque leur
valeur excède celle des apports exigés.
3. Etablissement des statuts et du règlement intérieur
16
Les statuts de «MARU-SCOOP-CA» sont établis par acte sous seing privé. Pour
cela, il en est autant d'originaux qu'il est nécessaire pour le dépôt d'un exemplaire au siège
social et l'exécution des diverses formalités requises. Un exemplaire des statuts est tenu à la
disposition de tout associé au siège social de la société coopérative.
Ils contiennent les mentions obligatoires prévues à l'article 18 de l'Acte uniforme de
LOME 2010 relatif au droit des sociétés coopératives et peuvent comporter des mentions
facultatives qui ne remettent pas en cause les principes coopératifs, ainsi que les énonciations
facultatives de l'article 276 dudit Acte.
Le règlement intérieur est établi conformément aux articles 67 et 68 de l'Acte
uniforme, tel que rappelé à l'article 22 des présents statuts.
Les modifications ultérieures ou l'établissement du règlement intérieur ne peut s’établir que
par acte notarié ou par acte sous seing privé conformément aux articles 17 et 18 de l'Acte
uniforme OHADA de Lomé 2010 relatif au droit des sociétés coopératives.
4- Retrait des fonds
Le retrait des fonds provenant des souscriptions en numéraire ne peut avoir lieu
qu'après l'immatriculation de la société coopérative au Registre des Sociétés Coopératives.
Le retrait est effectué par le président du conseil d'administration su présentation au
dépositaire du certificat de l'autorité chargée des sociétés coopératives attestant
l'immatriculation de la société coopérative.
5- Evaluation des apports en nature
L'évaluation des apports en nature est faite, ainsi qu'il est dit de l'article 19-2 des
présents statuts et spécifiée à l'article 284 de l'Acte uniforme relatif au droit des sociétés
coopératives visant le vote spécial de l'assemblée générale concernant lesdits apports.
6- Assemblée générale constitutive
La «MARU-SCOOP-CA» est constituée par la validation des documents sociaux,
dans le cadre d'une assemblée générale constitutive (AGC) réunis au 2/3 des coopérateurs.
convocation
L'assemblée générale constitutive est convoquée à la diligence du Président du conseil
d'administration par lettre au porteur contre récépissé ou par tout procédé laissant trace écrite.
La convocation indique l'ordre du jour, le lieu, la date et l'heure de l'assemblée
générale ; elle est adressée à chaque souscripteur, quinze jours au moins avant la date de
l'assemblée.
17
Toute Assemblée Générale Extraordinaire irrégulièrement convoquée peut être
annulée dans les conditions prévues par l'Acte uniforme relatif au droit des sociétés
coopératives.
Toutefois, l'action en nullité n'est pas recevable lorsque tous les coopérateurs étaient
présents ou représentés et ne s'y sont pas opposés.
En tout état de cause, les initiateurs auxquels la nullité est imputable et les
administrateurs en fonction au moment où elle a été encourue, peuvent être déclarés
solidairement responsable du dommage résultant, pour les personnes autres que les
coopérateurs, de l'annulation de la société coopérative.
Quorum et majorité
L'assemblée générale constitutive ne délibère valablement que si les deux tiers (2/3)
au moins des membres initiateurs sont présents.
Séance tenante, l'assemblée désigne son président et son secrétaire, elle statue à la
majorité simple des voix des membres initiateurs associés coopérateurs.
Il n'est pas tenu compte des bulletins blancs pour le calcul de la majorité.
Missions
Au nombre de ses missions, l'assemblée générale constitutive :
- Constate que le capital est entièrement souscrit ;
- adopte les statuts de la société coopérative ;
- nomme les premiers administrateurs ;
- Statue sur les actes accomplis pour le compte de la société coopérative en
formation, au vu d'un rapport établi par les initiateurs ;
- Donne le cas échéant, mandat à un ou plusieurs membres du conseil, de
prendre les engagements pour le compte de la société coopérative avant son
immatriculation au Registre des Sociétés Coopératives dans les conditions
fixées par l'article 97 de l'Actes uniforme relatif au droit des sociétés i
Coopératives.
Procès-verbal
La réunion de l'assemblée générale constitutive donne lieu à l'établissement d'un
procès-verbal qui indique la date et le lieu de la réunion, la nature de l'assemblée, le mode de
convocation, l'ordre du jour, le quorum, les résolutions soumises au vote et, le cas échéant les
conditions de quorum et de vote pour chaque résolution et le résultat des votes pour chacune
d'elles. Le procès-verbal est signé par le président et le secrétaire de séance et est archivé au
siège social avec la feuille de présence et les annexes.
18
Article 23 : Obligations Comptables:
1- Tenue de la comptabilité
L'exercice comptable correspond à l'année civile et s'étend du 1er Janvier au 31
Décembre de chaque année.
La durée de l'exercice est exceptionnellement inférieure à douze pour le premier
exercice débutant au cours du premier semestre de l'année civile. Cette durée peut être
supérieure à douze mois pour le premier exercice commencé au cours du deuxième semestre,
de Tannée. En cas de cessation d'activité, pour quelque cause que ce soit, la durée des
opérations de liquidation est comptée pour un seul exercice, sous réserve de l'établissement
de situations annuelles provisoires.
La comptabilité de la société coopérative est tenue selon les règles du plan comptable
OHADA, conformément à l'article 2 de l'Acte uniforme portant organisation et harmonisation
des comptabilités des entreprises.
19
3- Approbation des états financiers de synthèse annuels
Le conseil d'administration établit un rapport de gestion dans lequel il expose la
situation de la société coopérative durant l'exercice écouté, son évolution prévisible et, en
particulier, les perspectives de continuation de l'activité, l'évolution de la situation de
trésorerie et le plan de financement.
Le conseil d'administration expose, également, dans ce rapport, l'état de promotion
des coopérateurs.
Figurent dans les états financiers de synthèse :
- Un état cautionnements, avals et autres garanties personnelles donnés par la société
coopérative;
- Un état des sûretés réelles consenties par la société coopérative;
Les états financiers de synthèse annuels et le rapport de gestion sont présentés à
l'assemblée générale ordinaire de la société coopérative, statuant sur ces documents, qui doit
obligatoirement se tenir dans les six mois de la clôture de l'exercice. Ces états financiers de
synthèse sont le cas échéant, également adressés à l'organisation faitière immédiate à laquelle
est affiliée la société coopérative, quarante-cinq jours au moins avant la date de l'assemblée
générale ordinaire.
Toute modification dans la présentation des états financiers de synthèse ou dans les
méthodes d'évaluation, d'amortissement ou de provisions conformes à l'Acte uniforme portant
organisation et harmonisation des comptabilités des entreprises doit être signalée dans le
rapport de gestion.
Article 24 : Réserves
La «MARU-SCOOP-CA» dispose de trois réserves, dont deux obligatoires, et une
facultative. Les réserves obligatoires ou légales sont la réserve générale et la réserve destinée
à la formation, à l'éducation, ainsi qu'à la sensibilisation aux principes et techniques de la
coopération. La réserve facultative ou statutaire est une réserve libre de toute affectation.
La réserve générale et la réserve destinée à la formation, à l'éducation, ainsi qu'à la
sensibilisation aux principes et techniques de la coopération doivent être dotée de 20% des
excèdent disponibles jusqu'à ce que leur montant atteigne le montant du capital social le plus
élevé atteint depuis la création de la coopérative. Au-delà de cette limite, les deux réserves
continuent d'être abondées à hauteur d'au moins 10% des excédents [Link] réserve
facultative est aliments par affectation de maximum 20% excédents nets d'exploitation.
Les coopérateurs démissionnaires ou exclus ne peuvent prétendre à aucun droit sur les
sommes affectées à la réserve générale et à la réserve de formation, d'éducation et de
20
sensibilisation. De même, les réserves, même facultatives, ne peuvent pas être réparties entre
les coopérateurs.
Article 25 : Ristournes
Lorsqu'il existe des excédents disponibles, l'assemblée générale attribue aux coopérateurs,
à proportion des opérations réalisées avec la société coopérative, ou des services fournis à
celle-ci, 20% des excédents nets de gestion en tant que ristournes. Le conseil d'administration
se charge de leur répartition qui peut se faire dans le cadre d'un protocole d'accord spécifique
définissant quand, combien et comment ces excédents seront versés.
Aucune somme provenant des activités réalisées avec des tiers ne peut être ristournée. Les
ristournes sont versées dans les trois mois de la délibération de l'assemblée générale. Elles
peuvent être versées, après autorisation de cette dernières, sous forme de parts sociales
d'investissement.
21
Article 28 : Assemblée Générale Ordinaire 1- Convocation
L'assemblée générale des coopérateurs se réunit au siège social ou en tout autre lieu
où se situe le siège social. Elle est convoquée par le président du conseil d'administration ou,
en cas d'empêchement, par toute personne désignée par le conseil d'administration en son
sein.
A défaut, elle peut être convoquée par le conseil de surveillance ou par l'organisation
faitière, deux mois après qu'ils aient vainement requis la convocation par le conseil
d'administration, par lettre au porteur contre récépissé ou par tout autre procédé laissant trace
écrite. Dans ce cas, ils fixent l'ordre du jour et peuvent, pour des motifs déterminants, choisir
un lieu de réunion autre que celui prévu par les statuts, ils exposent les motifs de la
convocation dans un rapport lu à l'assemblée;
- En cas d'urgence, par l'autorité administrative à la demande du quart (1/4) des
coopérateurs;
- Par le liquidateur.
L'assemblée générale est réunie pour le surplus autant qu'il est nécessaire et chaque fois
qu'au moins le quart des membres e fait la demande. Cette demande écrite est adressée par
l'un d'eux, signée par chacun des requérants, au président du conseil d'administration, elle
précise les points qui devront figurer à l'ordre du jour de l'assemblée.
En outre, l'autorité compétente ou, à défaut la juridiction compétente peut, en cas
d'urgence, sur saisine de tout coopérateur, nommer un mandataire chargé de convoquer une
réunion de l'assemblée générale et d'en fixer l'ordre du jour.
L'assemblée générale se réunit au siège social ou en tout autre lieu du siège social.
Pour toute assemblée générale, les coopérateurs sont convoqués quinze jours, au moins,
avant la réunion de l'assemblée, par insertion d'un avis de convocation dans un journal
habilité à recevoir les annonces légales et affiché au siège de la société coopérative.
Cette insertion peut être remplacée par une convocation faite au frais de la société
coopérative par lettre au porteur contre récépissé, par affichage, oralement ou par tout autre
moyen de communication approprié.
La convocation doit indiquer :
- La dénomination sociale de la coopérative ;
- L'adresse du siège social ;
- Le numéro d'immatriculation au registre des sociétés coopératives ;
- La date et l'heure de l'assemblée ;
- Le lieu de la réunion de l'assemblée ;
22
- La nature ordinaire ou extraordinaire de l'assemblée ;
- L'ordre du jour de la réunion.
Toute assemblée irrégulièrement convoquée peut être annulée. Toutefois, l'action en
nullité n'est pas recevable lorsque tous les coopérateurs étaient présents.
Les coopérateurs ne délibèrent valablement que sur un ordre du jour arrêté par l'auteur de
la convocation. Cependant lorsque l'assemblée est convoquée par un mandataire de justice,
l'ordre du jour est fixé par le président de la juridiction compétente qui l'a désigné.
De même les coopérateurs, en se constituant en groupe représentant au moins la moitié en
nombre de ceux-ci, peuvent requérir l'inscription à l'ordre du jour de l'assemblée générale
d'un projet de résolution. Leur demande doit être accompagnée du projet de résolution auquel
est joint un bref exposé des motifs et un document comportant les noms, prénoms, adresses et
la signature des coopérateurs à l'origine du projet de résolution.
Le projet de résolution est adressé au siège social, par lettre au porteur contre récépissé
par télex, ou par télécopie, ou par tout procédé laissant trace écrite, dix (10) jours au moins
avant la tenue de l'assemblée général pour pouvoir être soumis au vote de celle-ci
délibérations de l'assemblées générale sont nulles si les projet de résolutions régulièrement
envoyés ne sont pas soumis au vote.
L'assemblée générale des coopérateurs ne peut délibérer sur une question qui n'est pas
inscrite à son ordre du jour. Cependant, réunie ordinairement, elle peut révoquer un ou
plusieurs membres du conseil d'administration et procédé à leur remplacement.
Tout associé coopérateur a le droit de prendre connaissance des documents, ainsi qu'il, dit
à l'article 20-3 des présents statuts.
Lorsque l'ordre du jour de l'assemblée générale porte sur la présentation de candidats au
poste d'administrateur, il doit être fait mention de leur identité de leurs références
professionnelles et de leurs activités professionnelles au cours des cinq (05) dernières années.
2- Attributions
L'Assemblée Générale ordinaire de la «MARU-SCOOP-CA» prend toutes les
décisions autres que celles qui sont expressément réservées pour les assemblées générales
extraordinaires. Elle est notamment compétente pour :
- Statuer sur les états financiers de synthèse de l'exercice ;
- Décider de l'affectation du résultat ;
- Nommer les membres du conseil d'administration ainsi qu'éventuellement le
commissaire aux comptes,
23
- Approuver ou refuser d'approuver les conventions conclus entre les dirigeants sociaux
et la société coopérative,
- Nommer les membres du conseil de surveillance.
3- Tenue de l'Assemblée
L'Assemblée Générale Ordinaire de la «MARU-SCOOP-CA» se réunit au moins une
fois par an, dans les six mois de la clôture de l'exercice.
La réunion de l'assemblée générale est présidée par le président du conseil
d'administration. En cas d'empêchement de celui-ci, l'assemblée élit le président de séance
parmi les membres du conseil d'administration présents.
Le président de séance est assisté par deux scrutateurs associés coopérateurs, élus par
l'assemblée à la majorité simple des membres présents, et un secrétaire.,
Le secrétaire est nommé par l'assemblée pour établir le procès-verbal des débats. Il
peut être choisi parmi le personnel salarié de la coopérative.
A chaque assemblée, il est tenu une feuille de présence contenant les indications
portant sur les noms, prénoms et domicile de chaque coopérateur présent. Cette feuille de
présence est émargée par les coopérateurs présents au moment de l'entrée en séance. Elle est
certifiée sincère et véritable, sous leur responsabilité, par les scrutateurs.
4- Quorum et majorité
L'Assemblée Générale Ordinaire ne délibère valablement su première convocation,
que si la moitié des coopérateurs de la société coopérative sont présent ; sur deuxième
convocation, la présence d'un quart au moins de ces associés suffit.
L'Assemblée Générale Ordinaire statue à la majorité des voix exprimées, les bulletins
blancs ou nuls n'étant pas considérés comme des voix exprimées.
Les membres du Conseil d'Administration sont élus ou révoqués individuellement aux
conditions normales de majorité. Lorsque le nombre de candidat ayant obtenu la majorité est
supérieur au nombre de postes à pouvoir, sont élus et obtiennent un plus grand nombre de
suffrages
L'Assemblées Générale élit ensuite parmi ses membres, dans les mêmes conditions, le
président du conseil d'administration.
Le vote se fait en principe à main levée. A la demande de tout membres l'assemblée et
pour toute décision relative à l'élection ou révocation des membres conseil d'administration, il
est organisé dans des conditions de nature à garantir le secret, par exemple à bulletin secret
ou par boule noire et boule blanche.
5- Procès-verbaux
24
Il est établit un procès-verbal des délibérations de l'assemblée. Ce procès-verbal
indique la date et le lieu de la réunion, le mode de convocation, l'ordre du jour la composition
du bureau de séance, le quorum, le texte des résolutions soumises au vote de l'assemblée et le
résultat des votes pour chaque résolution, les documents et les rapports présentés à
l'assemblées et un résumé des débats.
Le procès-verbal est signé par les membres du bureau de séance et archivé au siège
social avec la feuille de présence et ses annexes.
Article 29 : Convention entre la société coopérative et l'un de ses dirigeants ou l'un de
ses coopérateurs ou l'un de ses employés.
Convention réglementées
Le président du conseil d'administration avise le conseil de surveillance et le
commissaire aux comptes s'il en existe un, des conventions réglementées dans un délai d'un
mois à compter de la conclusion desdites conventions. Leur examen par l'assemblée générale
ordinaire n'est pas nécessaire lorsque les conventions portent sur des opérations courantes
conclue avec conditions normales.
Les opérations courantes sont celles qui sont effectué par la société coopérative
simplifiée, d'une manière habituelle, dans le cadre de leurs activés.
Le rapport du conseil d'administration énumère les conventions soumises à
l'application de l'assemblée générale et rend compte de leurs modalités. L'assemblée générale
ordinaire se prononce sur les conventions selon les règles habituelles de quorum et de
majorité.
Le coopérateur lié par convention à la coopérative ne prend pas part au vote de la
délibération relative à cette convention, et sa voix n'est pas prise en compte pour le calcul du
quorum et de la majorité.
Les conventions non approuvées par l'assemblée générale produisent, néanmoins,
leurs effets, à charge pour les membres du comité de gestion ou le coopérateur contractant, de
supporter individuellement ou solidairement selon le cas, les conséquences du contrat
préjudiciable à la société coopérative.
Conventions interdites.
A peine de nullité du contrat, il est interdit aux coopérateurs de contracter, sous
quelque forme que ce soit, des emprunts auprès de la société coopérative de se faire consentir
par elle un découvert en compte courant ou autrement, ainsi que de faire cautionner, avaliser
ou garantir par elle leurs engagements envers d'autres personnes. Cette interdiction s'applique
25
également aux conjoints, ascendants et descendants de ces personnes ainsi qu'à toute
personne interposée.
il est interdit aux administrateurs et aux employés ainsi qu'à leurs conjoints,
ascendants ou descendants et aux personnes interposées, de contracter, sous quelque forme
que ce soit, des emprunts auprès de la société coopérative, ainsi que de faire cautionner,
avaliser ou garantir par elle leurs engagements envers d'autres personnes.
Cette interdiction ne s'applique pas aux personnes morales membres du conseil
d'administration.
Article 30 : Assemblée Générale Extraordinaire
L'assemblée générale extraordinaire est convoquée pour adopter des décisions
particulièrement graves pour la coopérative et notamment :
- La modification des statuts ;
- Les fusions, scissions, transformations et apports partiels d'actif ;
- Le transfert du siège social hors de l'Etat d'origine ;
- La dissolution anticipée de la coopérative ou la prorogation de sa durée. L'assemblée
générale extraordinaire ne délibère valablement que si les deux parties des
coopérateurs de la société coopérative sont présents ou représentés et, sur seconde
convocation, la moitié, dans un délai qui ne peut excéder deux (02) mois à compter de
la date fixée par la première convocation. Si le quorum n'est toujours pas atteint, une
troisième assemblée est convoquée pour laquelle aucun quorum n'est requis.
L'assemblée générale extraordinaire statue à la majorité des deux tiers des voix
exprimées, les bulletins blancs n'étant pas considérés comme voix exprimée. Dans le cas de
transfert du siège de la société sur le territoire d'un autre Etat, la décision est prise à
l'unanimité des membres présents ou représentés.
Article 31 : Conseil d'Administration
Le Conseil d'Administration est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir en toutes
circonstances au nom de la société coopérative.
1- Composition
Le Conseil d'Administration est composé de cinq (05) membres au moins et pourra être
porté à douze (12) au plus selon le nombre total des coopérateurs et sur décision de
l'Assemblée Générale. Ces membres sont appelés administrateurs.
Les administrateurs peuvent être des personnes physiques ou morales. Lorsqu'il s'agit
d'une personne morale, lors de sa nomination, elle est tenue de désigner un représentant par
tout procédé laissant trace écrite adressée à la société.
26
Bien que ce représentant permanent ne soit pas personnellement administrateur de la
société coopérative, il est soumis aux même conditions et obligations et encourt les mêmes
responsabilités civiles et pénales que s'il était administrateur en son nom propre. Le
représentant exerce ses fonctions pendant la durée du mandat d'administrateur de la personne
morale qu'il représente.
2- Election et Mandat
Les premiers administrateurs sont élus par l'Assemblée Générale constitutive en cours de
vie sociale, les administrateurs sont élus par l'assemblée générale parmi ses membres à la
majorité simple des coopérateurs présents ou représentés.
Les administrateurs sont élus pour un mandat de trois (03) ans renouvelable Est éligible
tout coopérateur régulièrement inscrit sur le registre des membres, fidèle à sa coopérative
et à jour de ses versements, sachant lire et écrire le français et entretenant des activités
régulière avec la coopérative. Les candidatures peuvent être adressées jusqu'au jour de
l'Assemblée Général.
3- Attributions
Le Conseil d'Administration est investi des pouvoir les plus étendus pour agir en
toutes circonstances au nom de la société coopérative avec conseil d'administration.
Il les exerce dans la limite de l'objet social et sous réserve de ceux expressément
attribués par l'Acte uniforme relatif au droit des sociétés coopératives aux assemblées de
coopérateurs.
Le Conseil d'Administration est chargé, notamment de:
- Préciser les objectifs de la société coopérative et l'orientation qui doit être données à
son administration ;
- Arrêter les comptes de chaque coopérateur ;
- Veiller à l'application des principes coopératifs dans la gestion de la société
coopérative et dans la répartition des résultats de l'entreprise ;
- Arrêter le programme de formation et d'éducation des membres ;
- Veiller à la bonne gestion du président ;
- Etablir le rapport financier et moral de la société coopérative
Les clauses des statuts ou les décisions de l'Assemblée Générale limitant les pouvoir du
Conseil d'Administration sont inopposables aux personnes autres que les coopérateurs qui
sont de bonne foi.
Dans les rapports avec les personnes autres que les coopérateurs, la société coopérative
avec Conseil d'Administration est engagée même par les actes du Conseil d'Administration
27
qui ne relève pas de l'objet social à moins qu'elle ne prouve que celle-ci savaient que l'acte
dépassait cet objet ou qu'elles ne pouvaient l'ignorer compte tenu des circonstances, étant
exclus que la seule publication des statuts suffise à constituer cette preuve.
Le Conseil d'Administration peut conférer à un ou plusieurs de ses membres, tous
mandats spéciaux pour un ou plusieurs objets déterminés.
4- Convocation et tenue des réunions du Conseil d'Administration
Le conseil d'administration est convoqué par son président. Sur décision du conseil
d'administration, la convocation peut se faire par voie électronique. La convocation comporte
l'ordre du jour. Elle intervient au moins une semaine avant la date de la réunion.
Il se réunit aussi souvent que nécessaire et au minimum une fois par trimestre. Toutefois,
les administrateurs constituant le tiers au moins des membres du conseil d'administration,
peuvent en indiquant l'ordre du jour de la séance, convoquer le conseil d'administration, si
celui-ci ne s'est pas réuni depuis plus de deux trimestres.
Les séances du conseil d'administration sont présidées par le président du conseil
d'administration. En cas d'empêchement du président du conseil d'administration et le cas
échéant du vice-président, les administrateurs présents élisent parmi eux un président de
séance.
Le conseil d'administration ne délibère valablement que sur les questions figurant à
Tordre du jour de la convocation, à moins que tous ses membres soient présents et acceptent
de délibérer sur une autre question. Un point peut être ajouté en cas d'urgence.
5- Quorum et majorité
Le Conseil d'Administration de la «MARU-SCOOP-CA» ne délibère valablement que si
au moins la moitié de ses membres sont présents. Toute clause contraire est réputée non
écrite.
Les décisions du Conseil d'Administration sont prises à la majorité simple des membres
présents ou représentés, à moins que les statuts ne prévoient une majorité plus forte.
En cas de partage des voix, la voix du président de séance est prépondérante.
Toute décision prise en violation des dispositions du présent article est nulle.
Les administrateurs, ainsi que toute personne appelée à participer aux réunions du Conseil
d'Administration sont tenus à la discrétion à l'égard des informations présentant un caractère
confidentiel et donnée comme telle par le président de séance.
Chaque administrateur ne peut disposer, au cours d'une même séance, que d'une
procuration.
28
Les séances du Conseil d'Administration sont présidées par le président du conseil
d'administration.
En cas d'empêchement du président du Conseil d'Administration et le cas échéant du vice-
président, les administrateurs présents élisent parmi eux un président de séance.
6- Procès-verbaux du conseil d'administration
Les délibérations du conseil d'administration de la «MARU-SCOOP-CA» sont
constatées par des procès-verbaux. Ces procès-verbaux mentionnent la date et le lieu de la
réunion du Conseil d'Administration et indiquent les noms des administrateurs présents. Ils
font également état de la présence ou de l'absence des personnes convoquées ou ayant assisté
à toute ou partie de la réunion.
7- Fin de mandat d'administrateur
Le mandat des administrateurs prend fin par la démission, la révocation, le décès, la perte
de qualité de coopérateur ou à l'expiration du mandat, en cas de non renouvellement.
En cas de démission, celle-ci ne produit ses effets que trois mois après l'envoi d'une
communication écrite au président du conseil d'administration ou à l'ensemble des
coopérateurs.
Les administrateurs sont révocables par l'assemblée générale, notamment, en cas
d'irrégularité constaté dans la gestion, d'inobservation des principes coopératifs ou de
contravention aux dispositions légales et statutaires, ou en cas de préjudice causé à la société
coopérative.
8- Vacance de siège administrateur
En cas de démission, révocation, décès, retrait ou exclusion d'un ou plusieurs
administrateurs, la vacance de poste entre deux assemblées est constatée.
Un poste peut également être déclaré vacant par le conseil d'administration lorsqu'un
administrateur n'assiste pas à trois (03) réunions successive du conseil d'administration.
Lorsque le nombre d'administrateur est devenue inférieure au minimum statutaire, le
conseil d'administration doit, dans le délai de trois mois à compter du jour ou se produit la
vacance, coopter de nouveau administrateur en vue de compléter son objectif. Les
délibérations du conseil prises durant ce délai demeurent valables, sous réserve de la
confirmation par la plus prochaine réunion ordinaire de l'assemblée générale.
Lorsque le conseil d'administration ne procède aux nominations requissent ou ne
convoque pas l'assemblé général à cet effet, tout intéressé peut demander, par requête adressé
au président de la juridiction compétente, la désignation d'un mandataire chargé de convoquer
29
l'assemblée générale ordinaire, à l'effet de procéder aux nominations prévus ou de les
confirmer.
Lorsque le nombre d'administrateur est devenu inférieure au minimum légal, les
administrateurs restants doivent convoquer immédiatement l'assemblée générale ordinaire en
vue de compléter l'effectif du conseil d'administration.
9- Responsabilités des administrateurs
Etendue de la responsabilité
Les administrateurs sont responsables individuellement ou solidairement le cas envers
la société coopérative ou envers les personnes autres que les coopérateurs, soit des infractions
aux dispositions législative ou réglementaire applicable aux sociétés coopérative avec le
conseil d'administration, soit des violations des statuts, soit des fautes commises dans leur
gestion. .
Exercice de l'action en responsabilité
Outre l'action en responsabilité pénale qui s'exerce selon les règles du Code de procédure
pénale, l'action en responsabilité civile peut être individuelle ou sociale.
L'action individuelle
L'action individuelle est l'action en réparation du dommage subi par un tiers ou par un
associé coopérateur, lorsque celui-ci subit un dommage distinct de celui que pourrait subir la
société coopérative, du fait de la faute commise individuellement ou collectivement, par les
membres du comité de gestion, dans l'exercice de leurs fonctions.
Sans préjudice de la responsabilité éventuelle de la société coopérative, chaque
membre du conseil d'administration est responsable individuellement envers les tiers des
fautes qu'il commet dans l'exercice de ses fonctions.
Si plusieurs d'entre eux ont participé aux mêmes faits, leur responsabilité est solidaire
à l'égard des tiers ou des coopérateurs. Toutefois, dans les rapports entre eux, la juridiction
compétente déterminer la part contributive de chacun dans la réparation du dommage.
La juridiction compétente pour connaître de l'action individuelle est celle dans le
ressort de laquelle est situé le siège de la société coopérative.
L'action individuelle en réparation du dommage subi par un tiers ou un associé
coopérateur se prescrit par trois (03) ans, à compter du fait dommageable ou de la découverte
de ce fait en cas de dissimulation. La prescription est de dix (10) ans si le fait est qualité de
crime.
L'action sociale
30
L'action sociale est l'action en réparation du dommage subi par la société coopérative
du fait de la faute commise par un ou des membres du comité de gestion dans l'exercice de
leur fonction.
Elle est intentée par un ou plusieurs coopérateurs, après une mise en demeure du
conseil d'administration, non suivi d'effet dans le délai de trente (30) jours. Son exercice ne
s'oppose pas à ce qu'un coopérateur exerce contre la société coopérative, l'action en
réparation du préjudice qu'il a personnellement subi.
Les demandeurs sont habilités à poursuivre l'action en réparation du préjudice subi
par la société coopérative. En cas de condamnation, les dommages et intérêts sont alloués à la
société coopérative.
L'exercice de l'action sociale ne peut être subordonné à l'avis préalable ou à
l'autorisation de l'assemblée des coopérateurs. Ceux-ci ne peuvent renonces, par avance, à
l'exercice de ladite action.
Par ailleurs, aucune décision de l'assemblée générale des coopérateurs ou du conseil
d'administration ne peut avoir pour effet d'éteindre une action en responsabilité contre ses
membres pour la faute commise dans l'accomplissement de leur fonction.
La juridiction compétente pour connaître de cette action est celle dans le ressort de
laquelle est situé le siège de la société coopérative.
L'action sociale se prescrit par trois (03) ans, à compter du fait dommageable ou, s'il a
été dissimulé de sa révélation. ;.
L'exercice de l'action sociale ne s'oppose pas à ce qu'un associé coopérateur exerce
contre la société coopérative l'action en réparation du préjudice qu’il a personnellement subi.
Article 32 : Président du Conseil d'Administration
Le Président du conseil d'administration préside les réunions du conseil
d'administration et les assemblées générales. Il veille à leur déroulement normal et s'assure de
la bonne information des membres.
Le Président du Conseil d'administration est le représentant de la coopérative vis-à-vis
des tiers. A ce titre, il conclut tous les contrats nécessaires au fonctionnement de la
coopérative. Seuls les actes extraordinaires ou supérieurs à un montant de 500 000F (cinq
cent mille Francs) CFA requièrent l'autorisation préalable du conseil d'administration.
Il a compétence pour engager ou licencier des salariés, à l'exception du directeur qui
ne peut être ni recruté, ni licencié, qu'après autorisation du conseil d'administration.
Le Président du conseil d'administration est élu par l'Assemblée Générale parmi les
membres du Conseil d'Administration. Le cas échéant, un Vice-président peut être également
31
élu, dans les mêmes conditions que le Président. Le Président et le Vice-président doivent
être des personnes physiques.
Le Président est élu pour un mandat de trois (03) ans renouvelable une fois. Au terme
d'une période de trois (03) ans suivant l'expiration de son second mandat, il peut à nouveau se
porter candidat.
Son mandat n'est pas cumulable avec les fonctions de responsable chargé de la
direction d'une société coopérative.
Nul ne peut exercer simultanément un mandat de Président de conseil d'administration
de société coopérative avec conseil d'administration et en mandat de Président de comité de
gestion de société coopérative simplifiée ayant leur siège social sur le territoire d'un même
Etat partie. De même nul ne peut exercer simultanément plus d'un mandat de Président du
conseil d'administration de société coopérative avec conseil d'administration ou de Président
du comité de gestion de société coopérative simplifiée ayant leur siège social sur le territoire
d'un même Etat partie.
Article 33 : Directeur
Le Conseil d'Administration peut, après consultation du Conseil de Surveillance,
recruter et nommer un responsable chargé de la direction, qualifié de Directeur ou de
Directeur Général, qui doit être une personne physique. Ce responsable ne doit être un
membre du Conseil d'Administration.
Le Directeur est autorisé à recevoir du Président du Conseil d'Administration un
mandat général pour toutes les opérations courantes. A l'égard des tiers, le contreseing du
Président est requis pour tout acte d'un montant supérieur à 500 000F (cinq cent mille Francs)
CFA.
Le Conseil d'Administration peut lui confier tout mandat spécial dont il définit les
contours. Il détermine, à travers le contrat de travail qui lie le Directeur à la société
coopérative, la durée des fonctions, la rémunération et l'étendue des pouvoirs de gestion qui
lui ont délégués.
Le Directeur assiste aux réunions du Conseil d'Administration avec voix consultative.
Article 34 : Conseil de Surveillance
1- Rôle
Le Conseil de Surveillance est l'organe de contrôle de la société coopérative avec
conseil d'administration, à travers une procédure d'alerte. Il agit dans le seul intérêt des
coopérateurs.
32
Il a pour mission de vérifier ou de faire vérifier, à tout moment, la gestion des
dirigeants de la société coopérative. A sa demande, un de ses membres peut assister au
conseil d'administration.
Il se réunit en tant que besoin ou à la demande d'au moins deux de ses membres. Il se
réunit au moins une fois avant l'assemblée générale annuelle à laquelle est adressé un rapport
sur le fonctionnement de la coopérative. Il se réunit pareillement avant toute assemblée
générale extraordinaire et établit un rapport sur les décisions qui sont soumises à celles-ci.
2- Composition
Le conseil de surveillance est composé de trois (03) membres au moins et cinq (05) au
plus, élus par l'assemblée générale parmi les coopérateurs, pour un mandat de trois (03) ans
renouvelable une fois.
Au terme d'une période de trois (03) ans suivant l'expiration de leur second mandat,
les personnes ayant assumé les fonctions de membres de conseil de surveillance peuvent à
nouveau se porter candidats.
3- Incompatibilités — interdictions
Ne peuvent être membres du conseil de surveillance
- les membres du conseil d'administration et les personnes qui leur sont liées;
- les personnes recevant, sous une forme quelconque un salaire ou une rémunération de
la société coopérative ou de ses organisations faîtières.
Sont considérés comme personne liée à un membre du conseil d'administration, aux termes
du présent article :
- le conjoint, les parents au premier degré ou les parents au premier degré du i
conjoint ;
- la personne physique à laquelle il est associé ou la société de personnes dans laquelle
il est associé ;
- la personne morale qui est contrôlée individuellement ou collectivement, par lui par
son conjoint ou par leurs parents au premier degré ;
- la personne morale dont il détient au moins 10% des droits de vote attachés aux
actions qu'elle a émise ou au moins 10% de ces actions.
Le conseil de surveillance a accès à tous les documents sociaux et peut convoquer à ses
réunions tout membre du conseil d'administration ainsi que toute personne dont-elle juge la
présence utile. Il peut se faire communiquer tout document utile à sa mission. Il peut se faire
assister par un représentant d'une instance faîtière.
33
Le conseil de surveillance a le pouvoir de convoquer une assemblée générale qui statue
sur les mesures à prendre. Les décisions du conseil de surveillance sont prises à la majorité
simple de ses membres.
Article 35 : L'expertise de gestion
Les coopérations peuvent, à condition qu'ils atteignent au moins le pourcentage de 25%
des membres de la société coopérative, en se groupant sous la forme qu'ils jugent appropriée,
demander d'un ou de plusieurs experts chargés de présenter un rapport sur une ou plusieurs
opérations de gestion.
S'il est fait droit à la demande, le juge détermine l'étendue de la mission et les pouvoirs
des experts. Les honoraires des experts sont supportés par la société coopérative. Le rapport
est adressé au demandeur et aux organes de gestion de la société coopérative.
Article 36 : Commissariat aux comptes
- La société coopérative avec conseil d'administration est tenue de désigner au moins
un commissaire aux comptes lorsqu'elle remplit les conditions suivantes :
- nombre total de coopérateurs supérieur à 1 000 (mille) ;
- chiffre d'affaire supérieur à 100 000 0000 (cent millions) ;
- total de bilan supérieur à 5 000 000 (cinq millions)
Le commissaire aux comptes est nommé par l'Assemblée Générale pour trois (03)
exercices. Il est choisi parmi les commissaires aux comptes agréés.
Article 37: Gratuité des fonctions électives
Les fonctions d'administrateur et de membre du Conseil de Surveillance ne sont pas
rémunérées. Toutefois, ceux-ci peuvent prétendre au remboursement des frais encourus dans
l'exercice de leurs fonctions, dans la limite d'un plafond annuellement fixé par l'Assemblée
Générale.
34
Article 39: Définition des termes union-fédération-confédération et réseau
1- Union
L'union de sociétés coopératives est le fait pouf deux ou plusieurs sociétés
coopératives ayant les mêmes activités de s'unir pour la gestion de leurs intérêts communs.
Elle est constituée par adoption de ses statuts par l'assemblée générale constitutive réunissant
au moins trois délégués dûment mandatés par chacune des sociétés coopératives membres
fondatrices.
La «MARU-SCOOP-CA» peut adhérer à une union ou former avec d'autre
coopérative une union. La décision d'adhésion ou de création d'une Union est décidée en
Assemblée Générale ordinaire ou extraordinaire.
2- Fédération
La fédération de sociétés coopératives est le regroupement de deux ou plusieurs
unions, même si elles ont des objets différents, de s'unir pour la gestion de leurs intérêts
communs.
Elle peut accepter comme affiliées, les sociétés coopératives se trouvant dans
l'impossibilité de former ou d'adhérer à une union.
La «MARU-SCOOP-CA» peut aussi décidée en Assemblée générale, d'adhérer à une
fédération à condition que cette adhésion soit un avantage comparatif à l'atteinte des missions
et vision de la coopérative.
3- Réseau
Le réseau de sociétés coopératives est le fait pour des sociétés coopératives, leurs
unions, fédérations et confédérations, n'ayant pas le même lien commun, de se regrouper en
réseaux coopératifs de moyens ou d'objectifs ayant pour but exclusif de faciliter ou de
développer l'activité de leurs membres, et promouvoir les principes coopératifs.
Pour le bien-être de ses coopérateurs et pour l'atteinte de ses missions, la «MARU-
SCOOP-CA» peut adhérer à un réseau de coopérative. Toutefois, la décision d'adhésion
doit se faire en assemblée générale ordinaire ou extraordinaire.
Article 40: Missions et fonctionnement des structures faîtières
Les unions, fédérations, confédérations et réseaux de sociétés coopératives sont régis,
pour ce qui est de leurs missions et de leur fonctionnement, par les dispositions susvisées des
articles 133 à 166 de l'Acte uniforme relatif au droit des sociétés coopératives.
TITRE VIII: RESTRUCTURATION
Article 41: Transformation
35
La «MARU-SCOOP-CA» ne peut se transformer qu'en société coopérative
simplifiée. Cette transformation n'entraine pas la création d'une personne morale nouvelle et
ne constitue qu'une modification des statuts et est soumise aux mêmes conditions de formes
et de délai que celle-ci.
La transformation n'est réalisée que si la coopérative a, au moment où elle est
envisagée, des capitaux propres d'un montant au moins égal à son capital social, et si elle a
établi et fait approuver par les coopérateurs les bilans de ses deux derniers exercices.
La transformation de la coopérative ne peut être faite qu'au vu d'un rapport d'expert
choisi par le Président du Conseil d’Administration. Elle est nulle si elle est réalisée au
mépris de ces prescriptions.
La «MARU-SCOOP-CA» peut également se transformer en toute autre forme de
sociétés régie par les Actes Uniformes. Ceci ne peut être fait que sur décision de l'Assemblée
Générale et dans les conditions prévues par les présents statuts.
Article 42: Fusion-scission
1. Définitions
La fusion est l'opération par laquelle deux sociétés se réunissent pour n'en former
qu'une seule, soit par création d'une société nouvelle, soit par absorption de l'une par l'autre.
La «MARU-SCOOP-CA» peut sur décision de l'Assemblée Générale, fusionner avec
une autre société coopérative qui partage son objet.
Il y a scission lorsque le patrimoine d'une société est partagé entre plusieurs sociétés
existantes ou nouvelles.
2. Réalisation
Les opérations de fusion et de scission ne peuvent intervenir qu'entre des sociétés
coopératives régies par l'Acte uniforme relatif au droit des sociétés coopératives.
La fusion et la scission peuvent concerner des sociétés coopératives dont le siège
social n'est pas situé sur le territoire d'un même Etat partie ou traité de l'OHADA. Dans ce
cas, chaque société concernée est soumise aux dispositions de l'Acte uniforme dans l'Etat de
son siège social. Les modalités pratiques de la fusion ou de la scission sont arrêtées par une
convention signée entre les sociétés coopératives concernées, sous le contrôle des
organisations faîtières auxquelles elles sont affiliées.
Toutefois, si l'opération projetée a pour effet d'augmenter les engagements des
coopérateurs, ou de l'une ou de plusieurs sociétés coopératives en cause, elle ne peut être
décidée qu'à l'unanimité desdits coopérateurs ou sociétés coopératives.
36
Lorsque la fusion est réalisée par rapport à une société coopérative nouvelle, celle-ci
peut être constituée sans autre apport que celui des sociétés qui fusionnent.
Si la scission est réalisée par rapport à des sociétés nouvelles, celles-ci peuvent être
constituées sans autre apport que celui de la société scindée.
Dans les deux cas, les coopérateurs des sociétés coopératives qui disparaissent peuvent agir
de plein droit en qualité d'initiateurs des sociétés nouvelles.
3. Date d'effet
La fusion ou la scission prend effet :
- en cas de création d'une ou plusieurs sociétés coopératives nouvelles, à la date de
l'immatriculation, au Registre des Sociétés Coopératives de la nouvelle société
coopérative ou de la dernière d'entre elles ; chacune des sociétés coopératives
nouvelles est constitué selon les règles propres à la forme de la société coopérative
adoptée ;
- dans les autres cas, à la date de la dernière assemblée générale ayant approuvé
l'opération, sauf si la convention visée à l'article précédent prévoit que l'opération
prend effet à autre date, laquelle ne doit être ni postérieure à la date de clôture de
l'exercice en cours de la ou des sociétés coopératives bénéficiaires, ni antérieure à la
date de clôture du dernier exercice clos de la ou des sociétés coopératives qui
transmettent leur patrimoine.
Article 43: Dissolution
1. Causes de dissolution
La «MARU-SCOOP-CA» ne pourra prendre fin que :
- par l'expiration de la durée pour laquelle elle a été constituée ;
- par la réalisation ou l'extinction de son objet ;
- par l'annulation du contrat de société ;
- par décision de coopérateurs aux conditions prévues pour modifier les statuts ;
- par la dissolution anticipée prononcée par la juridiction compétente à la demande d'un
ou plusieurs coopérateurs pour juste motifs, notamment en cas de mésentente entre
associés empêchant le fonctionnement normal de la coopérative ;
- par l'effet d'un jugement ordonnant la liquidation des biens de la société.
- La juridiction compétente peut, en outre, sur saisine de l'autorité administrative
chargée des coopératives ou de toute personne intéressée, dissoudre toute société
coopérative si, selon le cas:
37
a) la société coopérative n'a pas commencé ses opérations dans les deux ans à compter
de son immatriculation ;
b) elle n'a pas exercé ses activités statutaires pendant deux années consécutives ;
c) elle n'a pas observé pendant au moins deux années consécutives les dispositions de
l'Acte uniforme en matière de tenue des assemblées annuelles ;
d) elle a omis, pendant un délai d'un (01) an d'envoyer aux autorités ou institutions
compétentes les avis ou documents exigés par l'Acte uniforme ;
e) lorsque la société coopérative n'est pas organisée ou ne fait pas de transactions selon
les principes coopératifs.
La dissolution demandée sur saisine de toute personne intéressée ou de l'autorité
administrative chargée des coopératives ne peut intervenir sans que celle-ci ou la juridiction
compétente n'ait pris les mesures suivantes :
a) avoir donné à la société coopérative à dissoudre, ainsi qu'au conseil d'administration,
un préavis de cent vingt (120) jours, leur notifiant son intention, et la réversibilité de
la mesure de dissolution en cas de régularisation du manquement constaté ;
b) avoir publié un avis de son intention dans une publication accessible au grand public.
2. Effets de dissolution
La dissolution de la coopérative n'a d'effet à l'égard des personnes autres que les
coopérateurs qu'à compter de son inscription au Registre des Sociétés Coopératives. Elle
entraîne de plein droit sa mise en liquidation.
La personnalité morale de la société subsiste pour les besoins de la liquidation et jusqu'à
la clôture de celle-ci.
D'après dépôt auprès de l'autorité chargée de la tenue du Registre des Sociétés
Coopératives des actes ou procès-verbaux décidant ou constatant la dissolution et l'inscription
de celle-ci au Registre des Sociétés Coopératives, la dissolution est publiée, à l'initiative de
l'autorité précitée, dans un journal habilité à recevoir les annonces légales du lieu du siège
social.
Article 44: Liquidation
La liquidation de la «MARU-SCOOP-CA» peut être organisée à l'amiable par les
coopérateurs, dès lors que l'assemblée générale extraordinaire en prend la décision aux
conditions ordinaires de vote.
L'Assemblée Générale Extraordinaire désigne ainsi un liquidateur parmi les coopérateurs
ou parmi les personnes désignées à cet effet par la faîtière. Elle peut décider, eu égard à
l'importance des opérations de liquidation, de l'indemniser pour le temps passé, ainsi que pour
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tous autres frais qu'il devra engager. Elle décide, si nécessaire, les modalités selon lesquelles
le liquidateur peut se faire assister dans sa mission.
Le liquidateur est investi de tous les pouvoirs nécessaires à l'exécution de sa mission,
notamment le paiement des dettes, l'exercice des actions en justice nécessaires pour le
paiement des créances, les recherches des débiteurs, et tous autres actes utiles. Un mandat
spécial peut lui être confié pour la vente des biens de la coopérative.
L'Assemblée Générale Extraordinaire désigne la ou les coopératives, ou les institutions ou
organismes œuvrant pour la promotion du mouvement coopératif, bénéficiaire du boni de
liquidation. Le liquidateur est chargé de mettre en œuvre cette décision.
Au terme des opérations de liquidation, l'Assemblée Générale Extraordinaire statue sur le
quitus à accorder au liquidateur pour sa mission. Cette même assemblée clôt la liquidation et
désigne parmi ses membres la personne chargée des dernières mesures de publicité requises
par la loi.
Toutefois, sauf consentement unanime des associés coopérateurs, la cession de tout ou
partie de l'actif de la société coopérative en liquidation par une personne ayant eu, dans cette
société, la qualité de membre du conseil d'administration ne peut avoir lieu qu'avec
l’autorisation de la juridiction compétente. Dans tous les cas, cette cession ne peut intervenir
que dans le respect des engagements pris par la coopérative à l'égard de ses partenaires.
Il est interdit de céder tout ou partie de l'actif de la société coopérative en liquidation au
liquidateur, à ses employés ou à leurs conjoints, ascendants ou descendants.
La cession globale de l'actif de la société coopérative ou l'apport de l'actif à une autre
société coopérative, notamment par fusion, est autorisée.
La majorité exigée pour la modification des statuts est indispensable.
TITRE IX: LITIGES ENTRE ASSOCIES COOPERATEURS OU ENTRE UN OU
PLUSIEURS COOPERATEURS ET LA COOPERATIVE
Article 45: Contestations
Tout litige entre associés coopérateurs de la «MARU-SCOOP-CA» ou entre un ou
plusieurs coopérateurs et la société coopérative relève de la juridiction compétente.
Ce litige peut également être soumis à la médiation, à la conciliation ou à l'arbitrage.
Les sociétés coopératives, leurs unions, fédérations, confédérations ou réseaux soumis
aux dispositions de l'Acte uniforme au droit des sociétés coopératives peuvent créer, en leur
sein, des organes d'arbitrage, de conciliation et de médiation, en conformité avec les
dispositions de l'Acte uniforme relatif au droit de l'arbitrage et du droit international de
l'arbitrage, de la conciliation et de la médiation.
39
Toutefois, préalablement à toute instance judiciaire ou arbitrale, les contestations
peuvent être soumises à l'examen du conseil d'administration pour régler le différend.
TITRE X: DISPOSITION DIVERSES ET FINALES
Article 46: Règlement intérieur
Un règlement intérieur sera établi pour l'application des présents statuts. Le règlement
intérieur complète utilement les statuts dont il reprend les dispositions auxquelles s'ajoutent
les prescriptions suivantes énumérées à l'article 68 de l'Acte uniforme relatif au droit des
sociétés coopératives, à savoir :
- les conditions de paiement d'indemnité aux membres du conseil d'administration ou
du conseil de surveillance, définie dans le respect des dispositions des articles 225 et
305 de l'Acte uniforme relatif au droit des sociétés coopératives ;
- la souscription des parts sociales supplémentaires et leur nombre par associé
coopérateur les conditions et suspension des coopérateurs;
- la possibilité d'attribution d'un droit de vote plural dans le cas des unions, fédérations
et confédérations ;
- toutes autres prescriptions jugées nécessaires pour la réalisation de l'objet de la société
coopérative et conformes aux principes coopératifs et aux dispositions impératives du
législateur.
Le règlement intérieur de la «MARU-SCOOP-CA» sera établi par acte notarié ou par
acte seing privé. Dans ce dernier cas, il est dressé en autant d'originaux qu'il est nécessaire
pour le dépôt d'un exemplaire au siège social et l'exécution des diverses formalités requises.
Article 47: Inscriptions modificatives, rectificatives ou complémentaires
Si la situation de la «MARU-SCOOP-CA» subit ultérieurement des modifications
qui exigent la rectification ou le complément des énonciations portées au Registre des
Sociétés Coopératives, celle-ci doit formuler, dans les trente (30) jours de cette modification,
une demande de mention rectificative ou complémentaire.
Toute modification concernant, notamment, les statuts de la société coopérative doit
être mentionnée au Registre des Sociétés Coopératives.
Toute demande d'inscription modificative, rectificative ou complémentaire est signée
par la personne tenue à la déclaration ou sur laquelle est apposée son empreinte digitale, ou
par un mandataire qui doit justifier de son identité et, s'il n'est Avocat, Notaire, Syndic ou
autre auxiliaire de justice habilité à cet effet par la loi, être muni d'une procuration spéciale
signée du mandat ou sur laquelle est apposée l'empreinte digitale de celui-ci.
Article 48: Publicité - pouvoir
40
Pour faire publier les présents statuts, et tous actes ou procès-verbaux les concernant,
tous pouvoirs sont donnés au Président du conseil d'administration ou à toute autres
personnes dûment mandatée à l'effet de procéder aux formalités de publicité prescrites par
l'Acte uniforme relatif au droit des sociétés coopératives.
Article 49: Frais
Les frais, droits et honoraires des présents statuts ainsi que celle de toutes
modifications ultérieures sont à la charge de «MARU-SCOOP-CA».
Article 50: Approbation
Les présents statuts ont été approuvés par les coopérateurs de «MARU-SCOOP-CA»
réunis en Assemblée Générale Constitutive.
Article 51: Entrée en vigueur
Les dispositions des présents statuts entrent en vigueur dès l'immatriculation de
«MARU-SCOOP-CA» auprès des services en charge de la tenue du registre.
VISAS
41
SOCIÉTÉ COOPERATIVE POUR L’AGROPASTORAL AVEC CONSEIL D’ADMINISTRATION
42
La part sociale est de: …………………………………..…FCFA, elle est libérée
en totalité
ENGAGEMENT RECIPROQUE ENTRE LA COOPERATIVE ET SES MEMBRES
ENGAGEMENT DE LA COOPERATIVE
La Coopérative s’engage à:
Mettre à la disposition de ses membres ses installations et ses services.
Accepter la participation des membres aux résultats de fin d’exercice
Permettre aux membres de consulter tous les documents de la Coopérative.
ENGAGEMENT DES MEMBRES
Les membres s'engagent à:
Utiliser les installations et les services de la Coopérative.
Respecter les règlements en vigueur dans la Coopérative.
Payer ses droits d'adhésion.
Souscrire et libérer les parts sociales.
Payer les amandes statutaires en cas de non-respect des statuts, Règlement intérieur
ou des décisions de l'Assemblée Générale.
Participer aux réunions et séances de formation auxquelles ils sont conviés.
«MARU-SCOOP-CA»
PROCES VERBAL DE L’ASSEMBLEE GENERALE CONSTITUTIVE
Réunis à Lomié, le 10 janvier 2025 dans l’intention de constituer une Société
Coopérative dénommée SOCIÉTÉ COOPERATIVE METIERS ET ARTS UNIVERSELS
DE LOMIE «MARU-SCOOP-CA» les membres présents signataires du présent procès-
verbal et fondateurs de la dite coopérative régie par la loi No 92/006 du 14/08/92 et son
décret d’application No 92/455/PM du 23/11/92 modifié et complété par le décret N o
2006/0762/PM du 09/06/2006 de l’article 15 de la des finances N o 98/009 du 01/07/1998 des
décrets No 98/300 /PM du 09/09/1998 et No 2001/023/PM du 29/01/2001 de l’Assemblée
Générale constitutive a adopté les résolutions suivantes:
1ere RESOLUTION
Le 10 Janvier 2025 à Lomié s’est tenue l’Assemblée Générale constitutive de la Société
Coopérative dénommée SOCIÉTÉ COOPERATIVE METIERS ET ARTS DE LOMIE
«MARU-SCOOP-CA».
43
Régie par la loi No 92/006 du 14/08/92 et son décret d’application N o 92/455/PM du 23/11/92
modifié et complété par le décret N o 2006/0762/PM du 09/06/2006 de l’article 15 de la des
finances No 98/009 du 01/07/1998 des décrets No 98/300 /PM du 09/09/1998 et No
2001/023/PM du 29/01/2001.
«MARU-SCOOP-CA» a pour objet de promouvoir le développement socio-économique de
ses adhérents par la création des activités génératrices de revenus.
L’ACTIVITE PRINCIPALE: Elevage
LES ACTIVITES SECONDAIRES:
Agriculture
Transformation des produits agropastoraux et forestiers non ligneux
Prestations de service
Formation
Le ressort territorial ouvre tout le Cameroun
Le siège social de la coopérative est établi à Lomié, Arrondissement de Lomié ,
Départementdu Haut-Nyong, Région de l’Est. Il pourra être transféré en tout autre lieu situé
dans le ressort territorial de l'entreprise coopérative sur décision de l'Assemblée Générale des
coopérateurs.
2eme RESOLUTION
Au cours de l’Assemblée Générale constitutive, les statuts de la «MARU-SCOOP-CA» ont
été adoptés à l’unanimité par les membres présents.
Le droit d’adhésion est fixé à 5000 FCFA pour les personnes physiques et morales et
non remboursables.
La part sociale est de 10000 FCFA, elle est libérée en totalité.
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Les membres s'engagent à:
Utiliser les installations et les services de la Coopérative.
Respecter les règlements en vigueur dans la Coopérative.
Payer ses droits d'adhésion.
Souscrire et libérer les parts sociales.
Payer les amandes statutaires en cas de non-respect des statuts, Règlement intérieur
ou des décisions de l'Assemblée Générale.
Participer aux réunions et séances de formation auxquelles ils sont conviés.
3ème RESOLUTION
Ont été désignés comme membres du Conseil d'Administration:
Président du Conseil d'Administration:
Mr MVOUNDI VENG GABRIEL
1 Président
2 Vice-Président
3 Secrétaire général
4 Secrétaire général
5 Trésorier
6 Conseiller No 1
7 Conseiller No 2
4eme RESOLUTION
Ont été élus au comité de surveillance:
Président de Comité de Surveillance:
Mme
№ Nom et Prénoms Poste Profession Téléphone No CNI
1 Président
2 Rapporteur No 1
3 Rapporteur No 2
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Le rapporteur secrétaire de séance Le facilitateur
FEUILLE DE PRESENCE
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