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Convention Sur La Lutte Contre La Désertification: Nations Unies

Le document présente une analyse préliminaire de l'objectif stratégique 2 de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification, visant à améliorer les conditions de vie des populations touchées. Il synthétise les données fournies par les pays parties sur des indicateurs liés à la pauvreté, à l'accès à l'eau potable et à l'exposition à la dégradation des terres, tout en proposant des recommandations pour le Comité d'examen de la mise en œuvre. Les conclusions indiquent des progrès dans la réduction de la pauvreté, bien que des inégalités persistent selon les régions.

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Convention Sur La Lutte Contre La Désertification: Nations Unies

Le document présente une analyse préliminaire de l'objectif stratégique 2 de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification, visant à améliorer les conditions de vie des populations touchées. Il synthétise les données fournies par les pays parties sur des indicateurs liés à la pauvreté, à l'accès à l'eau potable et à l'exposition à la dégradation des terres, tout en proposant des recommandations pour le Comité d'examen de la mise en œuvre. Les conclusions indiquent des progrès dans la réduction de la pauvreté, bien que des inégalités persistent selon les régions.

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Nations Unies ICCD/CRIC(21)/3

Convention sur la lutte Distr. générale


9 août 2023
contre la désertification Français
Original : anglais

Comité chargé de l’examen de la mise en œuvre


de la Convention
Vingtième et unième session
Samarcande, Ouzbékistan, 13-17 novembre 2023
Point 2 de l’ordre du jour provisoire
Évaluation de la mise en œuvre : objectifs stratégiques 1 à 4

Analyse préliminaire concernant l’objectif stratégique 2 :


améliorer les conditions de vie des populations touchées

Note du secrétariat

Résumé
Dans sa décision 7/COP.13, la Conférence des Parties à la Convention des
Nations Unies sur la lutte contre la désertification a adopté le Cadre stratégique de la
Convention (2018-2030).
Le présent document contient une synthèse et une analyse préliminaire des
informations communiquées par les pays parties sur l’objectif stratégique 2 de ce cadre
(Améliorer les conditions de vie des populations touchées). On y trouvera une analyse
globale ainsi qu’une analyse par région des données fournies par les pays parties sur les
indicateurs de progrès relatifs à la pauvreté, à l’accès à l’eau potable et à l’exposition de
la population à la dégradation des terres. On y trouvera également une analyse des cibles
nationales volontaires se rapportant à l’objectif stratégique 2 et une compilation des
indicateurs supplémentaires utilisés au niveau national.
Le présent document contient en outre des conclusions sur l’état d’avancement des
activités liées à l’objectif stratégique 2 et des recommandations destinées à être examinées
par le Comité chargé de l’examen de la mise en œuvre de la Convention.

GE.23-15448 (F) 110923 140923


ICCD/CRIC(21)/3

Table des matières


Paragraphes Page
I. Introduction ............................................................................................................. 1−6 3
II. Pauvreté et inégalités de revenus............................................................................. 7−22 4
A. Proportion de la population vivant en dessous du seuil
international de pauvreté ................................................................................. 9−15 5
B. Inégalités de revenus (indice de Gini) ............................................................ 16−22 6
III. Accès à l’eau potable............................................................................................... 23−33 7
IV. Proportion de la population exposée à la dégradation des terres,
ventilée par sexe ...................................................................................................... 34−44 9
V. Indicateurs supplémentaires utilisés au niveau national .......................................... 45−46 10
VI. Cibles volontaires .................................................................................................... 47−51 11
VII. Résumé et recommandations ................................................................................... 52−58 11
Annexe
Tableaux et chiffres .......................................................................................................................... 16

2 GE.23-15448
ICCD/CRIC(21)/3

I. Introduction
1. Dans sa décision 7/COP.13, la Conférence des Parties à la Convention des
Nations Unies sur la lutte contre la désertification a adopté le Cadre stratégique de la
Convention (2018-2030). L’objectif stratégique 2 de ce cadre consiste à améliorer les
conditions de vie des populations touchées.
2. Les indicateurs utilisés pour rendre compte de l’application du Cadre stratégique de
la Convention (2018-2030) sont ceux que les Parties ont définis dans les décisions 22/COP.11
et 11/COP.15. Pour l’objectif 2 en particulier, les indicateurs de progrès et les paramètres de
mesure associés sont :
a) L’évolution de la population vivant sous le seuil de pauvreté relatif et/ou des
inégalités de revenus dans les zones touchées, que les pays parties peuvent mesurer à l’aide
de celui des paramètres ci-après qui convient le mieux à leur situation : i) la « proportion de
la population vivant en dessous du seuil international de pauvreté », calculée selon la
méthode définie par la Banque mondiale pour l’indicateur 1.1.1 des objectifs de
développement durable (ODD) ; ou ii) les « inégalités de revenus (indice de Gini) », calculées
selon la méthode définie par la Banque mondiale pour l’indice de Gini ;
b) L’évolution de l’accès à l’eau potable dans les zones touchées, mesurée en se
basant sur la « proportion de la population utilisant des services d’alimentation en eau potable
gérés en toute sécurité », qui est calculée selon la méthode définie par le Programme commun
de suivi de l’approvisionnement en eau, de l’assainissement et de l’hygiène de l’Organisation
mondiale de la Santé et du Fonds des Nations Unies pour l’enfance. Cet indicateur sert de
base à la communication d’informations sur l’indicateur 6.1.1 des ODD ;
c) L’évolution de la proportion de la population exposée à la dégradation des
terres, ventilée par sexe, mesurée en se basant sur la « proportion des femmes exposées à la
dégradation des terres », sur la « proportion des hommes exposés à la dégradation des terres »
et sur la « proportion de la population totale exposée à la dégradation des terres ». Cet
indicateur a été adopté à titre provisoire dans la décision 11/COP.15.
3. Conformément à la décision 22/COP.11 et afin de faciliter la communication
d’informations par les pays parties, le secrétariat a fourni à ces derniers, par l’intermédiaire
du système d’examen des résultats et d’évaluation de la mise en œuvre (PRAIS), des
estimations nationales des paramètres de mesure susmentionnés basées sur les sources de
données disponibles. Les Parties ont été invitées à vérifier ces estimations ou à les remplacer
par des données recueillies ou calculées au niveau national ou local. Les sources des données
par défaut1 fournies aux pays parties étaient les suivantes :
a) La base de données et le répertoire de métadonnées sur les indicateurs des
ODD de la Division de statistique (indicateur 1.1.1) ;
b) Les estimations de l’indice de Gini établies par la Banque mondiale ;
c) La base de données et le répertoire de métadonnées sur les indicateurs des
ODD de la Division de statistique (indicateur 6.1.1) ;
d) L’ensemble de données mondiales de WorldPop sur la répartition de la
population, la démographie et les dynamiques de population et les estimations par défaut de
l’indicateur 15.3.1 des ODD (pourcentage de la surface émergée du globe occupée par des
terres dégradées), calculées à l’aide des sources de données par défaut énumérées dans le
document ICCD/CRIC(21)/2.

1 Les données par défaut sont les ensembles de données qui ont été fournis aux pays parties en vue de
l’établissement des rapports qu’ils soumettront au titre de la Convention et qui sont énumérés
ci-dessus.

GE.23-15448 3
ICCD/CRIC(21)/3

4. Au 28 février 2023, date limite de présentation des rapports, 126 rapports nationaux
avaient été soumis. Dix-sept pays parties ont soumis un rapport national mais n’y ont pas
inclus d’informations sur l’objectif stratégique 22. Huit des pays parties qui ont fourni des
informations sur cet objectif ne sont pris en compte que dans l’analyse globale car ils ne
relèvent pas d’une annexe concernant la mise en œuvre de la Convention au niveau régional3.
Par conséquent, dans le présent document, le terme « global » renvoie à l’ensemble des
données communiquées par les 109 pays parties qui ont fait rapport sur l’objectif
stratégique 2 avant la date limite, tandis que le terme « régional » fait référence aux annexes
concernant la mise en œuvre de la Convention au niveau régional.
5. Le présent document contient une synthèse et une analyse préliminaire des
informations communiquées par les pays parties sur l’objectif stratégique 2. On y trouvera
une analyse globale ainsi qu’une analyse par région des indicateurs de progrès et des
paramètres de mesure associés. On y trouvera également une analyse des cibles nationales
volontaires se rapportant à l’objectif stratégique 2 et une compilation des indicateurs
supplémentaires utilisés au niveau national.
6. Le présent document contient des conclusions préliminaires sur l’état d’avancement
des activités liées à l’objectif stratégique 2 et certaines recommandations destinées à être
examinées par le Comité chargé de l’examen de la mise en œuvre de la Convention.

II. Pauvreté et inégalités de revenus


7. Quatre-vingt-deux pays parties ont communiqué des informations quantitatives sur la
proportion de la population vivant en dessous du seuil international de pauvreté ou sur les
inégalités de revenus (indice de Gini) pour au moins une année : 46 ont indiqué le
pourcentage de leur population vivant sous le seuil international de pauvreté et 36 ont rendu
compte des inégalités de revenus. Les rapports couvrant plusieurs années portaient sur des
périodes différentes et contenaient un nombre variable d’observations. La figure 1 montre
dans quelle proportion chaque paramètre de mesure a été utilisé dans les différentes régions.
Il a été demandé aux Parties de déterminer, sur la base des données quantitatives fournies,
quelle était l’évolution prédominante de l’indicateur, et d’indiquer quels facteurs directs et
indirects étaient à l’origine des changements observés.
8. Les pays parties ont utilisé des ensembles de données différents pour fournir des
données, ce qui a causé des problèmes de comparabilité du fait que les méthodes employées,
le nombre de points sur lesquels des informations ont été communiquées et les dates et la
durée des périodes couvertes ne correspondaient pas. Les changements en matière de
pauvreté et d’inégalités de revenus et leur ampleur ont toutefois été déduits à chaque fois que
c’était possible. Cependant, les périodes couvertes par les rapports ne concordant pas, on n’a
pu regrouper les données que par « année la plus ancienne » et « année la plus récente »,
lesquelles, sur l’ensemble des pays qui ont communiqué des données sur l’indicateur
concerné, étaient les années 2000 et 2020. Un nombre plus réduit de pays ayant rendu compte
des inégalités pour plusieurs années, l’analyse des variations de l’indice de Gini est présentée
par pays.

2 Allemagne, Antigua-et-Barbuda, Australie, Autriche, Belgique, Bolivie (État plurinational de),


Cambodge, Chine, Costa Rica, Estonie, Indonésie, Jordanie, Libéria, Pologne, République arabe
syrienne, République de Corée, Viet Nam.
3 Canada, États-Unis d’Amérique, Finlande, Lituanie, Pays-Bas, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et
d’Irlande du Nord, Suisse, Tchéquie.

4 GE.23-15448
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A. Proportion de la population vivant en dessous du seuil


international de pauvreté

9. Au total, 46 pays parties représentant environ 14,3 % de la surface émergée du globe


et 15,8 % de la population mondiale4 ont fourni des informations quantitatives sur la
proportion de la population vivant en dessous du seuil international de pauvreté (voir
tableau 1) : parmi eux figuraient 26 pays d’Afrique, 9 pays d’Asie, 6 pays d’Amérique latine
et des Caraïbes et 3 pays d’Europe centrale et orientale. Aucun pays de la Méditerranée
septentrionale n’a fourni d’informations à ce sujet.
10. Un peu plus de deux tiers des pays parties ayant fait rapport sur ce paramètre ont
utilisé des sources d’information autres que les données par défaut issues de la base de
données sur les indicateurs des ODD (indicateur 1.1.1) qui leur ont été fournies dans le cadre
du processus d’établissement des rapports (voir tableau 1).
11. Les informations communiquées par les Parties portaient sur des périodes différentes.
Quarante-quatre des 46 pays parties ont fourni des données pour plusieurs années, mais pas
pour les mêmes périodes. La période la plus longue était de vingt ans et la plus courte de trois
ans, avec une moyenne de 14,9 ans.
12. Le pourcentage de la population vivant en dessous du seuil international de pauvreté
pendant l’année la plus récente, selon les informations communiquées par les pays parties,
est illustré à la figure 2. Les chiffres correspondants pour l’année la plus ancienne et l’année
la plus récente (qui varient selon les pays), regroupés par région et à l’échelle mondiale, sont
présentés dans le tableau 2.
13. Les périodes couvertes par les rapports varient d’un pays à l’autre, et il n’est possible
d’apprécier les changements que pour les Parties qui ont fourni des informations sur la
pauvreté pour plusieurs années5. Pendant l’année la plus ancienne, 644 850 900 personnes
sur 1 609 990 000, soit 40,1 % de la population totale des pays parties qui ont rendu compte
de l’évolution de la pauvreté au titre de l’objectif stratégique 2, vivaient sous le seuil de
pauvreté (voir tableau 2). Pendant l’année la plus récente, ce nombre était de
385 415 600 personnes sur 1 929 560 000, soit 20 % de la population totale considérée. Il en
ressort que 259 435 000 personnes sont sorties de la pauvreté entre l’année la plus ancienne
et l’année la plus récente. Cela représente une diminution de 40,2 % du nombre de
personnes vivant dans la pauvreté dans les pays parties qui ont rendu compte de
l’évolution de la situation à cet égard au titre de l’objectif stratégique 2. La présentation
des données par région (voir tableau 2) tend à indiquer que cette diminution est
attribuable aux pays parties d’Amérique latine et des Caraïbes, d’Asie et d’Europe
centrale et orientale, les pays d’Afrique ayant pour leur part enregistré une
augmentation de la pauvreté (55 063 600 personnes de plus).
14. L’évolution de la pauvreté signalée entre l’année la plus ancienne et l’année la plus
récente, par région et par pays, est illustrée aux figures 3 et 4. Les pays parties qui ont
communiqué des informations pour une seule année n’ont pas été pris en compte dans ces
figures, et la Méditerranée septentrionale n’a pas été prise en compte dans la figure 3 vu
qu’aucun pays de cette région n’a fait rapport sur la question. Dans toutes les régions, en
particulier en Amérique latine et dans les Caraïbes, comme indiqué ci-dessus (voir fig. 3 et 4),
on a observé principalement une diminution de la pauvreté. Environ un tiers des pays
d’Afrique et d’Europe centrale et orientale et un peu plus de 10 % des pays d’Asie ayant
fourni des informations sur la pauvreté ont rendu compte d’une augmentation de ce
phénomène. L’Asie et l’Amérique centrale et les Caraïbes sont les seules régions dans
lesquelles des pays ont indiqué que la pauvreté n’avait pas évolué entre l’année la plus

4 Données basées sur les estimations de la population mondiale en 2019 établies par la Division de la
population du Département des affaires économiques et sociales du Secrétariat de l’ONU (2023),
disponibles sur le portail de données en ligne (ONU, New York) à l’adresse
https://population.un.org/DataPortal/ (date de consultation : 22 mai 2023).
5 Ces résultats montrent l’évolution de la pauvreté et de la population mais doivent être considérés en
tenant compte des limites des données communiquées, en particulier du fait que l’année la plus
ancienne et l’année la plus récente pour cet indicateur varient selon les pays parties.

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ancienne et l’année la plus récente : un tiers des pays d’Asie et 17 % des pays d’Amérique
latine et des Caraïbes ont fait un tel constat.
15. D’après les Parties, les facteurs directs et indirects de l’augmentation du pourcentage
de la population vivant en dessous du seuil international de pauvreté étaient la COVID-19 et
le ralentissement économique associé, les crises financières, l’instabilité économique
mondiale, l’inflation, les conflits, les changements climatiques et les événements climatiques
tels que l’ouragan Sandy. Les facteurs directs et indirects liés à la diminution du pourcentage
de la population vivant dans la pauvreté étaient, selon les Parties, les réformes relatives au
travail et à l’enseignement, les programmes de protection sociale, la diversification
économique, les réformes agricoles et les mesures d’incitation économiques telles que
l’investissement étranger direct.

B. Inégalités de revenus (indice de Gini)

16. En ce qui concerne les inégalités de revenus, il a été demandé aux pays parties de
donner une estimation de l’indice de Gini pour chaque année entre 2000 et 2019, de décrire
l’évolution prédominante de ce paramètre au cours de cette période et d’indiquer quels
facteurs directs et indirects étaient à l’origine des changements observés en matière
d’inégalités de revenus.
17. Au total, 36 pays parties, répartis de manière relativement homogène entre les régions
et représentant environ 14,1 % de la surface émergée du globe et 10,3 % de la population
mondiale, ont communiqué des informations quantitatives sur les inégalités de revenus (voir
tableau 3)6.
18. La majorité des pays parties qui ont fait rapport sur ce paramètre (80 %, soit 29 pays
parties) ont utilisé des sources de données autres que les données par défaut (voir tableau 3).
Sept pays parties (19 %) ont utilisé les données par défaut de la Banque mondiale.
19. Les Parties ont fait rapport sur des périodes différentes. Elles ont toutes fourni des
données pour plusieurs années, mais pas pour les mêmes périodes. La période la plus longue
était de vingt ans et la plus courte de cinq ans, avec une moyenne de 15,6 ans (voir tableau 4).
20. Globalement, la plupart des pays (88 %) ont communiqué des valeurs de l’indice
de Gini comprises entre 11 et 63 pour l’année la plus récente (voir tableau 4 et fig. 5). Sur
une échelle de 0 (égalité parfaite) à 100 (inégalité absolue), 5 Parties (14 % des Parties ayant
fourni des données sur le sujet) ont communiqué des valeurs inférieures à 11, 6 Parties (17 %)
des valeurs comprises entre 11 et 30, 21 Parties (58 %) des valeurs comprises entre 30 et 50
et 4 Parties (11 %) des valeurs supérieures à 50. La valeur la plus basse (inégalités les plus
faibles) communiquée pour l’année la plus récente était 0,32 tandis que la plus élevée était 63.
21. Les pays parties ayant rendu compte de l’indice de Gini pour des périodes différentes,
il est difficile de comparer directement l’évolution des inégalités de revenus. Il est néanmoins
possible d’évaluer l’ampleur et les tendances des changements entre l’année la plus ancienne
et l’année la plus récente pour la période allant de 2000 à 2020. Dans l’ensemble, 72 % des
Parties qui ont communiqué des valeurs de l’indice de Gini (26 pays) ont signalé une
baisse de ces valeurs (plus d’égalité). Les 28 % restants (10 pays parties) ont quant à eux
fait état d’une augmentation (plus d’inégalités) (voir tableau 4). L’évolution des inégalités de
revenus signalée, par région et par pays, est illustrée aux figures 6 et 7. Au niveau régional,
dans les pays d’Afrique et d’Europe centrale et orientale qui ont fourni des informations sur
ce paramètre, l’indice de Gini a généralement diminué (plus d’égalité), tandis que dans les
pays des régions Asie et Amérique latine et Caraïbes, il est resté stable et a diminué à parts
égales (fig. 6). Il a augmenté (plus d’inégalités) plus rarement qu’il a diminué ou est resté
stable. De toutes les régions, c’est l’Europe centrale et orientale qui affiche la hausse la plus
importante (43 %, contre moins de 22 % dans les autres régions). Cela tend à indiquer que

6 Données basées sur les estimations de la population mondiale en 2019 établies par la Division de la
population du Département des affaires économiques et sociales du Secrétariat de l’ONU (2023),
disponibles sur le portail de données en ligne (ONU, New York) à l’adresse
https://population.un.org/DataPortal/ (date de consultation : 22 mai 2023).

6 GE.23-15448
ICCD/CRIC(21)/3

les inégalités augmentent dans près de la moitié des pays de cette région qui ont rendu compte
de ce paramètre.
22. D’après les Parties, les facteurs directs et indirects de l’augmentation des inégalités
de revenus étaient les crises sociales et politiques, la récession économique, les politiques
budgétaires et la répartition inégale des ressources ainsi que divers facteurs
socioéconomiques et technologiques. Les Parties ont indiqué que ces facteurs pouvaient
s’influencer les uns les autres et qu’ils avaient des effets complexes et multiples sur les
inégalités de revenus. Les facteurs directs et indirects de la diminution des inégalités de
revenus étaient liés à l’augmentation des salaires, à la modification des systèmes d’imposition
et à une distribution plus équitable des avantages, ainsi qu’à des politiques et des programmes
publics plus favorables et inclusifs.

III. Accès à l’eau potable


23. Les pays parties ont été invités à fourni des renseignements quantitatifs sur
l’indicateur intitulé « Évolution de l’accès à l’eau potable dans les zones touchées », en
utilisant comme paramètre de mesure la « proportion de la population utilisant des services
d’alimentation en eau potable gérés en toute sécurité ». Afin de simplifier la formulation du
présent rapport, l’expression « accès à l’eau potable » est utilisée pour désigner cet indicateur
et ce paramètre.
24. Au total, 102 pays parties (représentant 59,3 % de la surface émergée du globe et
52,1 % de la population mondiale7) ont fourni des informations quantitatives sur l’accès à
l’eau potable (voir tableau 5) : parmi eux figuraient 37 pays d’Afrique, 25 pays d’Asie,
14 pays d’Amérique latine et des Caraïbes, 9 pays de la Méditerranée septentrionale et
10 pays d’Europe centrale et orientale.
25. Environ la moitié des pays parties susmentionnés (51 %) ont utilisé les données par
défaut issues de la base de données sur les indicateurs des ODD (indicateur 6.1.1) qui leur
ont été fournies dans le cadre du processus d’établissement des rapports (voir tableau 5). Les
autres (49 %) ont utilisé d’autres sources, notamment des données nationales établies par
leurs soins.
26. Les Parties ont fait rapport sur des périodes différentes, mais ces périodes couvraient
toutes plusieurs années. La plus longue période entre l’année la plus ancienne et l’année la
plus récente était de vingt ans et la plus courte de quatre ans, avec une moyenne de 17,6 ans.
27. Étant donné que les informations sur la population humaine et celles sur l’accès à
l’eau potable portaient sur des périodes différentes, il n’a pas toujours été possible de faire
correspondre l’année la plus ancienne des deux ensembles de données. Dans les cas extrêmes,
l’année la plus ancienne pour laquelle des informations sur la population humaine avaient été
fournies était antérieure de quinze ans à celle pour laquelle des informations sur l’accès à
l’eau avaient été communiquées. Cinq ans ou plus séparaient les années les plus anciennes
des deux ensembles de données présentés par 19 pays parties. Il en résulte inévitablement des
inexactitudes dans le calcul du nombre absolu de personnes ayant accès à l’eau potable
pendant l’année la plus ancienne (voir tableaux 6, 7 et 8), mais, pour conserver un échantillon
suffisamment important pour l’analyse, il a été décidé de ne pas exclure les pays concernés.
L’écart entre les années les plus récentes n’était pas aussi important, un maximum de trois
ans séparant l’année la plus récente d’un ensemble de données et celle de l’autre dans deux
pays seulement.

7 Données basées sur les estimations de la population mondiale en 2019 établies par la Division de la
population du Département des affaires économiques et sociales du Secrétariat de l’ONU (2023),
disponibles sur le portail de données en ligne (ONU, New York) à l’adresse
https://population.un.org/DataPortal/ (date de consultation : 22 mai 2023).

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28. Globalement, dans les pays parties ayant fourni des informations, le pourcentage
de la population ayant accès à l’eau potable est passé de 63,5 % pendant l’année la plus
ancienne à 66,3 % pendant l’année la plus récente (voir tableau 6 et fig. 8). Compte tenu
de la croissance démographique, cela donne une augmentation de 41,2 %, ce qui signifie que
400 523 700 personnes ont gagné accès à l’eau potable pendant la période considérée (voir
tableau 6 et fig. 9).
29. Dans les zones urbaines, le pourcentage de la population ayant accès à l’eau
potable a augmenté, passant de 68,1 % pendant l’année la plus ancienne à 69,3 % pendant
l’année la plus récente ; cela représente une augmentation de 39,8 %, ce qui signifie que
366 623 400 personnes ont gagné accès à l’eau potable dans les zones urbaines (voir
tableau 7 et fig. 10 et 11).
30. Globalement, le pourcentage de la population ayant accès à l’eau potable a aussi
augmenté dans les zones rurales, passant de 35,4 % pendant l’année la plus ancienne à
52 % pendant l’année la plus récente. Ainsi, plus de la moitié de la population rurale des
pays ayant fait rapport sur ce paramètre a maintenant accès à l’eau potable. Compte
tenu de la croissance démographique, il en résulte que le nombre de personnes ayant accès à
l’eau potable a augmenté de 532 834 700 (78,1 %) (voir tableau 8 et fig. 12 et 13). Aux
niveaux mondial et régional, les populations rurales ont nettement moins accès à l’eau potable
que les populations urbaines, bien que cette différence soit marginale en Méditerranée
septentrionale (voir fig. 14, 15, 16 et 17).
31. Au niveau régional, c’est en Afrique que le pourcentage de la population ayant accès
à l’eau potable était le plus faible : il s’établissait à 40,8 % pendant l’année la plus récente,
contre 32,1 % pendant l’année la plus ancienne, ce qui représente une augmentation de
130 082 700 du nombre de personnes ayant accès à l’eau potable (voir tableau 6). À l’inverse,
la Méditerranée septentrionale affichait le pourcentage le plus élevé : 98,4 % pendant l’année
la plus récente, ce qui représente une augmentation de 2,7 % par rapport à l’année la plus
ancienne (voir tableau 6). Toutes les autres régions avaient aussi enregistré une forte
augmentation de la proportion de leur population ayant accès à l’eau potable (voir fig. 15).
32. Dans toutes les régions, la proportion de la population urbaine et de la population
rurale ayant accès à l’eau potable a augmenté (voir tableaux 7 et 8). Toutefois, les populations
rurales sont relativement désavantagées sur ce plan par rapport aux populations urbaines,
mais cette différence est marginale en Méditerranée septentrionale, où aucun pays n’a signalé
une diminution de l’accès à l’eau potable de la population rurale (fig. 14 et 17). La proportion
de la population rurale ayant accès à l’eau potable a le plus augmenté en Europe centrale et
orientale (72,8 % pendant l’année la plus récente contre 49,7 % pendant l’année la plus
ancienne, soit 8 415 600 personnes de plus) et en Asie (52 % pendant l’année la plus récente
contre 31,9 % pendant l’année la plus ancienne, soit 358 958 500 personnes de plus), mais,
si l’on tient compte de la croissance de cette population entre l’année la plus ancienne et
l’année la plus récente, c’est l’Afrique qui a enregistré l’évolution la plus importante en
pourcentage (133 %, soit 101 782 500 personnes de plus) (voir tableau 8). Une évolution
similaire a été observée en ce qui concerne la population urbaine ; c’est en Afrique, en Asie
et en Amérique latine et dans les Caraïbes que le pourcentage de la population urbaine ayant
accès à l’eau potable a le plus augmenté (voir tableau 7 et fig. 16).
33. D’après les Parties, les facteurs directs et indirects de l’augmentation de l’accès des
populations urbaine, rurale et totale à l’eau potable étaient l’action des pouvoirs publics en
matière de normes et de règlements, de construction d’infrastructures destinées à améliorer
l’assainissement et l’accès à l’eau et de campagnes de sensibilisation, l’assistance des
organisations non gouvernementales internationales et l’adoption d’un plan d’action mondial
axé sur la mise en œuvre de politiques et fondé sur les objectifs internationaux relatifs à
l’accès à l’eau potable. Les facteurs directs et indirects de la diminution de l’accès à l’eau
potable cités par les Parties étaient les pénuries d’eau liées aux changements climatiques, la
mauvaise gouvernance, la croissance démographique et l’urbanisation rapide ainsi que le
manque d’investissement dans l’infrastructure hydraulique.

8 GE.23-15448
ICCD/CRIC(21)/3

IV. Proportion de la population exposée à la dégradation


des terres, ventilée par sexe
34. L’indicateur intitulé « Évolution de la proportion de la population exposée à la
dégradation des terres, ventilée par sexe » a été élaboré comme suite à la décision 11/COP.14
afin d’harmoniser le processus d’établissement des rapports concernant les objectifs
stratégiques 1 à 5 avec les indicateurs et les lignes directrices tenant compte des questions de
genre et de faire en sorte que les aspects de la dégradation des terres liés au genre soient pris
en considération. Il a été adopté à titre provisoire par les Parties (décision 11/COP.15). C’est
la première fois que des informations sont communiquées au titre de cet indicateur.
35. L’indicateur permet d’estimer la proportion de la population exposée à la dégradation
des terres, ventilée par sexe, première étape pour combler le manque de données par sexe
dans les rapports établis au titre de la Convention. La méthode appliquée consiste à analyser
la répartition géographique de la population ou d’un groupe de population (les femmes ou les
hommes, par exemple) pour en déterminer l’exposition à la dégradation des terres, les terres
dégradées étant déterminées par l’indicateur 15.3.1 des ODD. Les paramètres utilisés pour
mesurer cet indicateur sont les suivants :
• Proportion des femmes exposées à la dégradation des terres ;
• Proportion des hommes exposés à la dégradation des terres ;
• Proportion de la population totale exposée à la dégradation des terres.
36. D’une manière générale, un indicateur des populations exposées à la dégradation des
terres sur lesquelles elles vivent peut donner des estimations prudentes du nombre de
personnes touchées par la dégradation de ces terres, ce phénomène ayant des répercussions
non seulement pour les populations locales, mais aussi − par le jeu des liens
environnementaux, économiques et sociaux − pour les populations plus éloignées.
37. Au total, 96 pays parties (représentant 37,2 % de la surface émergée du globe et
27,2 % de la population mondiale8) ont fourni des informations quantitatives sur cet
indicateur (voir tableau 9) : parmi eux figuraient 38 pays d’Afrique, 21 pays d’Asie, 18 pays
d’Amérique latine et des Caraïbes, 6 pays de la Méditerranée septentrionale et 10 pays
d’Europe centrale et orientale.
38. Environ deux tiers (62,5 %) des pays parties susmentionnés ont utilisé les données par
défaut issues de l’ensemble de données mondiales de WorldPop et des données par défaut
relatives à l’indicateur 15.3.1 des ODD qui leur ont été fournies dans le cadre du processus
d’établissement des rapports (voir tableau 9). Les autres (37 %) ont utilisé d’autres sources,
notamment des données nationales établies par leurs soins. Il est intéressant de constater que
les pays de la Méditerranée septentrionale ont principalement utilisé des sources de données
autres que les données par défaut.
39. Globalement, 1 226 490 000 personnes, soit 25 % de la population des pays
parties ayant fait rapport sur l’indicateur en question, étaient exposées à la dégradation
des terres au cours de la période considérée (voir tableau 10). Entre 2015 et 2019,
6 802 000 personnes supplémentaires ont été exposées à la dégradation des terres, ce qui
représente une augmentation de 0,6 %.
40. Au niveau régional, c’est en Amérique latine et dans les Caraïbes que le pourcentage
de la population exposée à la dégradation des terres pendant la période considérée était le
plus élevé (41,6 %, soit 539 212 000 personnes). Cependant, entre 2015 et 2019, le nombre
de personnes exposées aurait diminué de 21,7 %, ce qui représente 149 606 000 personnes
de moins. La Méditerranée septentrionale et l’Europe centrale et orientale ont aussi enregistré
une diminution de la population exposée (respectivement, 14,7 % et 9,1 %). Une
augmentation du pourcentage de la population exposée à la dégradation des terres a été

8 Données basées sur les estimations de la population mondiale en 2019 établies par la Division de la
population du Département des affaires économiques et sociales du Secrétariat de l’ONU (2023),
disponibles sur le portail de données en ligne (ONU, New York) à l’adresse
https://population.un.org/DataPortal/ (date de consultation : 22 mai 2023).

GE.23-15448 9
ICCD/CRIC(21)/3

observée en Asie (augmentation de 36,7 %, soit 117 478 000 personnes de plus) et en Afrique
(augmentation de 34,3 %, soit 48 097 000 personnes de plus) (voir tableau 10).
41. Globalement, le pourcentage des hommes exposés à la dégradation des terres était
légèrement supérieur (de 0,2 %) au pourcentage des femmes exposées pendant la période de
référence, mais légèrement inférieur (de 0,1 %) pendant la période considérée (voir
tableau 11). Il ressort de la ventilation des données par région que ce léger changement est
attribuable aux pays parties d’Amérique latine et des Caraïbes, dont les estimations
indiquaient que les hommes étaient 0,4 % plus nombreux que les femmes à être exposés à la
dégradation des terres pendant la période de référence, tandis que les femmes étaient 0,2 %
plus nombreuses que les hommes à être exposées pendant la période considérée.
42. Au niveau national, le pourcentage de la population totale exposée à la dégradation
des terres variait fortement d’un pays à l’autre : l’exposition maximale et minimale étaient
respectivement de 64,2 % et 1,1 % de la population pendant la période de référence et de
49,3 % et 1,2 %, pour les mêmes pays, pendant la période considérée (voir tableau 12 et
fig. 18 et 19). La différence d’exposition maximale entre les femmes et les hommes, tous
pays confondus, était de 5 % (plus d’hommes que de femmes) pendant la période de référence
et de 3 % (plus de femmes que d’hommes) pendant la période considérée (voir tableau 12).
43. La population a naturellement fluctué pendant la période considérée pour cet
indicateur. Il convient d’en tenir compte lors du calcul de l’exposition pour garantir que les
augmentations et les diminutions de l’exposition observées ne sont pas dues à la croissance
ou au déclin démographique.
44. D’après les Parties, les facteurs directs de l’augmentation de la proportion de la
population exposée à la dégradation des terres étaient l’urbanisation, le surpâturage, la
déforestation et la production de charbon de bois ainsi que la mauvaise gestion des sols, tandis
que les facteurs indirects étaient la croissance démographique, la pauvreté, les changements
climatiques, la surexploitation des ressources naturelles et l’accès limité à la technologie et
aux connaissances connexes. S’agissant de la diminution de la proportion de la population
exposée, les facteurs directs et indirects cités étaient le déplacement des populations vers des
zones non dégradées du pays, l’application de stratégies de gestion durable des terres et de
conservation et le déclin démographique général.

V. Indicateurs supplémentaires utilisés au niveau national


45. Les pays parties ont été invités à fournir des informations sur tout autre indicateur
présentant un intérêt pour l’objectif stratégique 2 qu’ils utiliseraient aux niveaux national ou
infranational. De tels indicateurs peuvent aider à interpréter et à comprendre les indicateurs
utilisés au niveau mondial et à garantir que l’amélioration des conditions de vie des
populations touchées est évaluée en tenant compte des contextes nationaux et locaux.
46. Six pays − deux pays d’Asie, deux pays d’Afrique, un pays de la Méditerranée
septentrionale et un pays d’Europe centrale et orientale − ont indiqué utiliser au total
13 indicateurs supplémentaires présentant un intérêt pour l’objectif stratégique 2 (voir
tableau 13). Il s’agissait notamment d’indicateurs démographiques tels que : i) le taux de
croissance annuelle de la population et la part de la population rurale dans la population
totale ; ii) des indicateurs de revenus et de conditions de vie, comme la proportion de la
population vivant au-dessous du seuil national de pauvreté (indicateur 1.2.1) et le taux de
croissance annuelle du produit intérieur brut réel par personne pourvue d’un emploi
(indicateur 8.2.1) ; iii) des indicateurs de l’égalité des sexes. Un pays a indiqué le nombre
d’habitants par zone en fonction de l’indice d’aridité. Des informations sur des indicateurs
relatifs au bétail ont aussi été communiquées.

10 GE.23-15448
ICCD/CRIC(21)/3

VI. Cibles volontaires


47. Il a été demandé aux pays parties de fournir des informations sur les cibles volontaires
qu’ils s’étaient fixées pour améliorer les conditions de vie des populations touchées en
fonction des circonstances et des priorités de développement nationales, et d’indiquer
pendant quelle année et à quel niveau (par exemple, national ou infranational) ces cibles
devraient être atteintes. Pour faciliter l’évaluation des informations communiquées en
réponse à cette question ouverte, il a été procédé à une analyse du contenu de chaque rapport
de pays partie. Cela a permis d’organiser les cibles volontaires mentionnées par thème, en
fonction de leurs liens avec l’un des 17 ODD. Au total, 13 thèmes ont été définis.
48. Globalement, 59 pays parties ont fait état de 156 cibles volontaires nationales et
infranationales devant permettre d’améliorer les conditions de vie des populations touchées
(voir tableaux 14 et 15). Il s’agissait de 131 cibles nationales, de 23 cibles infranationales et
de 2 cibles dont il n’a pas été précisé à quel niveau elles devaient être atteintes.
49. D’un point de vue régional, ce sont les pays parties d’Afrique qui ont défini le plus de
cibles volontaires en vue d’améliorer les conditions de vie des populations touchées (58 %
du nombre total de cibles), suivis des pays d’Europe centrale et orientale (16 %), des pays
d’Asie (13 %), des pays d’Amérique latine et des Caraïbes (12 %) et des pays de la
Méditerranée septentrionale (1 %) (voir tableaux 14 et 15).
50. Sur les 156 cibles volontaires citées, 50 (32,1 %) se rapportaient au thème « Gestion
des terres » (voir tableau 15), ce qui fait de celui-ci le thème auquel correspondent le plus de
cibles volontaires définies par les Parties en vue d’atteindre l’objectif stratégique 2. Viennent
ensuite « Eau et assainissement » (36 cibles volontaires, soit 23,1 %), « Nature et
biodiversité » (14 cibles volontaires, soit 9 %), « Élimination de la pauvreté » (12 cibles
volontaires, soit 7,7 %) et « Action climatique » (11 cibles volontaires, soit 7,1 %). Les
thèmes restants étaient « Énergie » (8 cibles volontaires, soit 5,1 %), « Emploi et croissance
économique » (6 cibles volontaires, soit 3,8 %), « Villes et communautés » (5 cibles
volontaires, soit 3,2 %), « Sécurité alimentaire et nutrition » (5 cibles volontaires, soit 3,2 %),
« Réduction des inégalités » (4 cibles volontaires, soit 2,6 %), « Santé et bien-être » (2 cibles
volontaires, soit 1,3 %), « Partenariats en faveur du développement durable » (2 cibles
volontaires, soit 1,3 %) et « Éducation » (1 cible volontaire, soit 0,6 %).
51. Globalement, il a été indiqué que 84 % des cibles mentionnées étaient en cours, 8 %
avaient été atteintes intégralement ou partiellement et 5 % n’avaient pas été atteintes ou
avaient été prolongées. Il n’a pas été précisé dans quelle mesure les autres cibles avaient été
atteintes (voir tableau 16).

VII. Résumé et recommandations


52. La présente analyse porte essentiellement sur les informations relatives à la
pauvreté, aux inégalités de revenus, à l’accès à l’eau potable et à l’exposition de la
population à la dégradation des terres que les pays parties ont communiquées au titre
des indicateurs de progrès et des paramètres de mesure se rapportant à la Convention.
Elle s’appuie sur les données fournies à ce sujet par, respectivement, 46, 36, 102 et
96 pays parties (représentant respectivement 14,3 %, 14,1 %, 59,3 % et 37,2 % de la
surface émergée du globe).
53. Des statistiques régionales et globales représentatives des informations soumises
par les pays parties ont été établies à partir des données reçues. Les quatre indicateurs
et paramètres de mesure susmentionnés dressent un tableau uniforme des progrès
accomplis dans l’amélioration des conditions de vie des populations touchées.
54. Au total, 156 cibles volontaires liées à l’objectif stratégique 2 ont été définies par
59 des pays parties qui ont soumis un rapport. Ces cibles correspondent
thématiquement à 13 des ODD, le thème le plus représenté étant « Gestion des terres ».

GE.23-15448 11
ICCD/CRIC(21)/3

55. Bien que les paramètres proposés pour mesurer les indicateurs de progrès
relatifs à l’objectif stratégique 2 soient liés à des sources de données internationales bien
établies, la plupart des pays parties ont utilisé d’autres sources de données, dont des
sources de données nationales, pour rendre compte de la pauvreté et des inégalités, ce
qui témoigne de l’importance de la prise en main par les pays de cet aspect de
l’établissement des rapports. Environ la moitié des pays parties qui ont communiqué
des informations sur l’accès à l’eau ont utilisé les sources de données par défaut. La
majorité des pays parties ont également utilisé les sources de données par défaut pour
estimer l’exposition de la population à la dégradation des terres, peut-être parce que
l’indicateur correspondant est nouveau et qu’il n’y a pas encore d’autres sources
disponibles dans la plupart des pays.
56. Les données agrégées montrent que des progrès ont été accomplis pour ce qui est
d’améliorer les conditions de vie des populations touchées. Cependant, les différences
dans la portée, le degré de détail et la nature des ensembles de données communiqués
empêchent de tirer des conclusions catégoriques quant au rythme ou à l’ampleur de
cette amélioration et aux facteurs qui en sont à l’origine. En outre, il n’a été rendu
compte de la pauvreté, des inégalités de revenus, de l’accès à l’eau potable et de
l’exposition à la dégradation des terres que pour, respectivement, 15,8 %, 10,3 %,
52,1 % et 27,2 % de la population mondiale. Par conséquent, on a une image incomplète
de la situation et de l’évolution de ces indicateurs et paramètres de mesure aux niveaux
mondial et régional et il convient d’interpréter les données avec prudence.
57. Les principaux constats résultant de l’analyse des données communiquées sur
l’objectif stratégique 2 sont présentés ci-dessous pour chaque indicateur de progrès et
paramètre de mesure :
Évolution de la pauvreté et des inégalités de revenus
a) Une analyse de l’évolution du nombre de personnes vivant en dessous du
seuil international de pauvreté a révélé une diminution de 40,2 % du nombre de
personnes en situation de pauvreté dans les pays parties qui ont fourni des informations
à ce sujet ;
b) La diminution susmentionnée est due en grande partie aux résultats
signalés par les pays parties d’Amérique latine et des Caraïbes, d’Asie et d’Europe
centrale et orientale. L’Afrique, pour sa part, a rendu compte d’une augmentation de
la pauvreté. Aucun pays de la Méditerranée septentrionale n’a fait rapport sur ce
paramètre, ce qui donne à penser que la pauvreté n’est pas un problème aussi important
que les inégalités de revenus pour ces pays, ce que conforte le fait que sept pays de la
région ont rendu compte de l’indice de Gini ;
c) En ce qui concerne les inégalités de revenus, 72 % des pays parties qui ont
communiqué des valeurs de l’indice de Gini ont fait état d’une évolution vers plus
d’égalité. Les inégalités de revenus dans les autres pays parties n’avaient pas évolué ou
s’étaient accentuées ;
d) Au niveau régional, l’indice de Gini a généralement diminué (plus
d’égalité). Il a augmenté le plus fortement en Europe centrale et orientale (plus
d’inégalités), la région affichant une hausse de 43 %, contre moins de 22 % dans les
autres régions ;
e) Si des facteurs socioéconomiques ont généralement été cités comme des
éléments déterminants de l’augmentation et de la diminution de la pauvreté et des
inégalités, la distribution inégale des ressources de la terre et l’accès inégal à l’emploi
suscitaient également des préoccupations, ce qui laisse supposer que, bien qu’il puisse
y avoir des facteurs économiques généraux en jeu, la gestion durable des terres, la
distribution des ressources de la terre et les moyens de subsistance influencent la
pauvreté et les inégalités ;

12 GE.23-15448
ICCD/CRIC(21)/3

f) Par conséquent, des efforts doivent encore être déployés pour promouvoir
l’application de solutions fondées sur la terre pour réduire les inégalités de revenus et
faire en sorte que toutes les Parties qui soumettent des rapports se dirigent vers plus
d’égalité ;
g) Les facteurs indirects de l’augmentation et de la diminution de la pauvreté
et des inégalités qui ont été cités touchaient les politiques et les programmes publics, les
changements démographiques, les changements climatiques, l’accès à l’éducation,
l’occupation des terres et la gouvernance, ce qui montre qu’il importe de créer un
environnement favorable à l’application de mesures visant à remédier à la dégradation
des terres pour améliorer les conditions de vie des populations touchées ;
Évolution de l’accès à l’eau potable
h) Globalement, le pourcentage de la population qui a accès à l’eau potable
augmente, bien que faiblement. Pendant l’année la plus récente pour laquelle des pays
parties ont fourni des informations, un tiers de la population de ces pays n’avait
toutefois pas accès à l’eau potable ;
i) Compte tenu de la croissance démographique, la proportion de la
population des pays parties ayant fait rapport qui a accès à l’eau potable a augmenté
d’un peu plus de 40 % ;
j) Si l’on décompose l’analyse par population urbaine et population rurale,
on constate que l’accès à l’eau potable s’est légèrement amélioré dans les zones
urbaines, à l’instar de ce qui a été observé au niveau mondial, et s’est grandement
amélioré dans les zones rurales, même si, proportionnellement, la population rurale a
moins accès à l’eau potable que la population urbaine ;
k) L’expansion des surfaces artificielles signalée au titre de l’objectif
stratégique 1 tend à indiquer que les zones urbaines s’étendent rapidement et que la
population urbaine totale augmentera dans la même mesure, comme le montre
également la présente analyse. Cela se traduira par une augmentation de l’empreinte
écologique des zones urbaines, notamment de la consommation d’eau potable.
L’approvisionnement en eau potable doit donc augmenter et suivre le rythme de la
demande dans les zones urbaines en constante expansion si l’on veut améliorer
progressivement l’accès à l’eau potable, en particulier dans les zones urbaines ;
l) Si l’évolution de cet indicateur est généralement encourageante,
d’importantes disparités subsistent entre les régions, en particulier entre la
Méditerranée septentrionale et l’Afrique. Ainsi, d’après les informations
communiquées, plus de 90 % de la population urbaine et rurale de la Méditerranée
septentrionale avait accès à l’eau potable pendant les deux périodes considérées, contre
moins de 50 % de la population de l’Afrique ;
m) Des facteurs politiques, climatiques et écologiques ont été cités comme des
éléments moteurs de la diminution et de l’augmentation de la proportion de la
population ayant l’accès à l’eau potable. Il semble que des objectifs clairs en matière
d’action publique ainsi que des politiques publiques et une aide extérieure visant à
faciliter la réalisation des cibles liées à l’eau contribuent sensiblement à l’amélioration
de l’accès à l’eau potable. À l’inverse, le manque d’investissement et l’expansion
démographique réduisent l’approvisionnement en eau potable tout en augmentant la
demande de cette ressource. Les effets néfastes des changements climatiques ont aussi
été cités comme des facteurs de la diminution des ressources en eau disponibles et de
l’accès à l’eau ;
Évolution de la proportion de la population exposée à la dégradation des terres,
ventilée par sexe
n) Un quart de la population considérée était directement exposée à la
dégradation des terres en 2019, ce qui représente une légère augmentation par rapport
à la période de référence. Cela signifie que 1,22 milliard de personnes vivaient sur des
terres dégradées et auront subi les conséquences de cette dégradation ;

GE.23-15448 13
ICCD/CRIC(21)/3

o) Bien que cet indicateur ne permette pas d’estimer le nombre de personnes


indirectement exposées à la dégradation des terres, on peut supposer que la population
touchée est bien plus importante que ce qui est indiqué dans le présent document, la
dégradation des terres ayant de graves conséquences sur la population humaine,
notamment pour ce qui est de la production alimentaire, des effets des changements
climatiques et de la perte de moyens de subsistance. En outre, les informations
communiquées ne portent que sur 37 % de la surface émergée du globe et 27 % de la
population mondiale, ce qui donne à penser que la superficie des terres dégradées et le
nombre de personnes exposées à la dégradation des terres estimés dans le présent
document sont nettement inférieurs à la réalité. En ce qui concerne les groupes de
population, l’évolution de l’exposition est la même que pour la population totale ;
p) La méthode proposée pour évaluer l’exposition respective des femmes et
des hommes à la dégradation des terres représente une première tentative de
comprendre les répercussions de cette dégradation sur le bien-être des êtres humains.
Globalement, la proportion de femmes exposées à la dégradation des terres pendant la
période considérée était légèrement supérieure à celle des hommes, ce qui est dû
principalement aux chiffres communiqués par les pays d’Amérique latine et des
Caraïbes. Alors que l’indicateur montre que plus d’un milliard de personnes pourraient
être touchées par la dégradation des terres, les paramètres de mesure proposés ne
révèlent pas de disparité appréciable entre l’exposition des femmes et celle des hommes.
Cela peut être dû à l’utilisation d’ensembles de données qui ne tiennent pas compte des
derniers changements démographiques, vu que des recensements et des enquêtes auprès
des ménages ne sont pas réalisés tous les ans dans tous les pays. Pour produire
annuellement des ensembles de données démographiques détaillés sur le plan
géographique, on applique des techniques de modélisation avancées aux ensembles de
données actuels, en s’appuyant sur des perspectives démographiques hypothétiques. Il
pourrait donc être nécessaire d’améliorer encore la méthode et les ensembles de
données utilisés pour mieux comprendre les effets de la dégradation des terres sur le
bien-être des êtres humains ;
q) Les facteurs directs et indirects de l’augmentation et de la diminution du
pourcentage de la population exposée à la dégradation des terres qui ont été cités se
rapportaient à la double influence des changements démographiques et de la
dégradation des terres. La croissance démographique entraînant la surexploitation des
ressources et l’intensification de l’utilisation des terres a été citée comme une des causes
de l’augmentation de l’exposition. À l’inverse, le déclin démographique et la migration
associés à la gestion durable des terres entraînent une diminution directe de l’exposition
à la dégradation des terres. Aucun facteur précis n’a été mentionné en ce qui concerne
l’exposition des femmes et des hommes, car on n’a pas observé de différence nette à ce
sujet.
58. Les Parties voudront peut-être, à la vingt et unième session du Comité chargé de
l’examen de la mise en œuvre de la Convention, examiner le présent résumé et les
recommandations formulées ci-après en vue d’engager rapidement des consultations
sur les projets de décision qui seront transmis à la Conférence des Parties à sa seizième
session :
Recommandation visant à soutenir les efforts déployés pour améliorer les conditions de vie
des populations touchées
a) Encourager les Parties à redoubler d’efforts pour appliquer la
décision 26/COP.14 sur l’occupation des terres dans le but d’atténuer la pauvreté, de
réduire les inégalités et de garantir l’accès à l’eau potable ;
Recommandations visant à poursuivre l’amélioration des procédures et systèmes de
présentation des rapports
b) Demander au secrétariat de la Convention d’améliorer les flux
d’information afin d’accroître la cohérence avec les rapports sur les ODD, de réduire

14 GE.23-15448
ICCD/CRIC(21)/3

la charge de travail que représente l’établissement des rapports et d’éviter la double


validation des données :
i) En adoptant les normes d’échange de données et de métadonnées
statistiques pour permettre le transfert des données et des métadonnées les plus
récentes sur les indicateurs des ODD entre la plateforme PRAIS et la base de
données sur les indicateurs des ODD de la Division de statistique des
Nations Unies ;
ii) En veillant à ce que les données sur la « proportion de la population vivant
en dessous du seuil international de pauvreté » et la « proportion de la population
utilisant des services d’alimentation en eau potable gérés en toute sécurité » qui
proviennent de la base de données sur les indicateurs des ODD de la Division de
statistique et ont été validées par les bureaux de statistiques nationaux soient
directement importées dans le PRAIS aux fins de l’établissement des rapports
nationaux, sans devoir être vérifiées une nouvelle fois par les Parties ;
iii) En collaborant plus étroitement avec les organismes responsables des
indicateurs des ODD dont il est rendu compte au titre de l’objectif stratégique 2
afin d’établir la synthèse des données communiquées ;
Recommandations visant à continuer d’améliorer la compréhension des effets
socioéconomiques de la dégradation des terres et de la sécheresse
c) Inviter les Parties à adopter pleinement l’indicateur intitulé « Évolution
de la proportion de la population exposée à la dégradation des terres, ventilée par
sexe » ;
d) Demander au secrétariat de la Convention de continuer d’améliorer les
indicateurs et les paramètres de mesure relatifs à l’objectif stratégique 2 afin de mieux
comprendre les effets socioéconomiques de la dégradation des terres et de la sécheresse
sur les différents groupes de population :
i) En ventilant par âge et par zone géographique (urbaine/rurale et type de
couverture terrestre) les données se rapportant à l’« évolution de la proportion
de la population exposée à la dégradation des terres, ventilée par sexe » ;
ii) En continuant d’explorer les possibilités qui s’offrent en matière
d’indicateurs socioéconomiques et démographiques tenant compte du genre qui
pourraient venir compléter les indicateurs relatifs à l’objectif stratégique 2, si
nécessaire, afin de réaliser des analyses par sexe ;
iii) En réfléchissant aux moyens de combiner les ensembles de données
géospatiales communiqués au titre des objectifs stratégiques 1 et 3 pour estimer
les effets cumulés de la dégradation des terres et de la sécheresse sur les
conditions de vie des populations touchées, lorsque c’est possible.

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ICCD/CRIC(21)/3

Annexe
[Anglais seulement]

Tables and figures

I. Introduction
1. This annex contains the tables and figures relevant to the parent document
“Preliminary analysis – strategic objective 2: To improve the living conditions of affected
populations” prepared for the twenty-first session of the Committee for the Review of the
Implementation of the Convention.
2. The tables and figures herein are presented under section headings that mirror those
found in the main document and are numbered according to their appearance in the main
document.

II. Poverty/income inequality

A. Proportion of the population below the international poverty line

Figure 1
Percentage of use of each metric in each region to report poverty/income inequality

Abbreviations: CEE = Central and Eastern Europe, LAC = Latin America and the Caribbean, NMED
= Northern Mediterranean.

16 GE.23-15448
ICCD/CRIC(21)/3

Table 1
Number of country Parties that reported on trends in population living below the international poverty line, sources of
information used for reporting and associated total land area reported

Reports total Default data Other data sources Total land area reported

Region Number of Number of Percentage of Number of Percentage of Land area Percentage of


countries that countries that the total that countries that the total that (1000s the total land
reported reported reported reported reported km2) area

Africa 26 7 26.9 19 73.1 11 500.9 38.9


Asia 9 3 33.3 6 66.7 5 384.5 14.2
LAC 6 2 33.3 4 66.7 1 683.4 8.3
NMED 0 0 0 0 0 0 0
CEE 3 0 0 3 100 258.7 1.4
Global 46 13 28.3 33 71.7 18 934.1 14.3
Abbreviations: CEE = Central and Eastern Europe, LAC = Latin America and the Caribbean, NMED = Northern Mediterranean.
Notes: “Default data” refers to the data sets which were provided to countries Parties for their consideration for reporting under the
United Nations Convention to Combat Desertification. “Other data sources” may include other data sourced/computed
nationally/locally.

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18

ICCD/CRIC(21)/3
Figure 2
Proportion of population living below the international poverty line in the latest reported year
GE.23-15448
ICCD/CRIC(21)/3

Table 2
Total population and population living below the poverty line, aggregated per region and globally
for the earliest and latest reported year
Percentage
change in
Percentage of number of
People in Change in people in Percentage of people in
Population, poverty, People in number of poverty, people in poverty, earliest
earliest earliest Population, poverty, latest people in earliest poverty, latest vs. latest
reported year reported year latest reported reported year poverty reported year reported year reported year
Region (1000s) (1000s) year (1000s) (1000s) (1000s) (%) (%) (%)

Africa 286 212 152 591.5 499 523 207 655.2 55 063.6 53.3 41.6 36.1
Asia 1 272 136 484 509 1 362 324 174 402.6 -310 107 38.1 12.8 -64
LAC 29 184 3 315.1 42 068 2 245.3 -1 069.8 11.4 5.3 -32.3
NMED - - - - - - - -
CEE 12 249 4 351.7 14 772 1 091 -3 260.6 35.5 7.4 -74.9
Global 1 609 990 644 850.9 1 929 560 385 415.6 -259 435 40.1 20 -40.2
Abbreviations: CEE = Central and Eastern Europe, LAC = Latin America and the Caribbean, NMED = Northern Mediterranean.
Notes: Here, the total number of people in poverty was calculated per country, per year, and aggregated per region for the earliest and
latest reported years. From these categories, the total change in the number of people below the international poverty line as well as
the percentage of people in poverty in the earliest and latest reported periods is provided. Finally, the percentage change is calculated
by dividing the change in number of people in poverty by the number of people in poverty in the earliest reported year.

Figure 3
Occurrence of changes in the proportion of population living below the international
poverty line as reported by countries and summarized by regions between the earliest
and latest reported year

Abbreviations: CEE = Central and Eastern Europe, LAC = Latin America and the Caribbean.
Notes: Countries of the Northern Mediterranean region used the alternative metric (i.e. Gini Index)
and are therefore not displayed in this chart.

GE.23-15448 19
20

ICCD/CRIC(21)/3
Figure 4
Direction of change in the proportion of population living below the international poverty line between the earliest and latest reported year
GE.23-15448
ICCD/CRIC(21)/3

A. Gini Index

Table 3
Number of country Parties that reported on income inequality (Gini Index), sources of information used for reporting and
associated total land area reported

Reports total Default data Other data sources Total land area reported
Region Number of Number of Percentage of Number of Percentage of Land area Percentage
countries that countries that the total that countries that the total that (1000s of the total
reported reported reported reported reported km2) land area
Africa 9 2 22.2 7 77.8 6 614 22.3
Asia 7 1 14.3 6 85.7 4 984.3 13.1
LAC 6 0 0 6 100 5 194.1 25.5
NMED 7 1 14.3 6 85.7 1 415.6 69.5
CEE 7 3 42.9 4 57.1 417.2 2.2

Global 36 7 19.4 29 80.6 18 625.2 14.1


Abbreviations: CEE = Central and Eastern Europe, LAC = Latin America and the Caribbean, NMED = Northern Mediterranean.
Notes: “Default data” refers to the data sets which were provided to countries Parties for their consideration for reporting under the
United Nations Convention to Combat Desertification. “Other data sources” may include other data sourced/computed
nationally/locally.

GE.23-15448 21
ICCD/CRIC(21)/3

Table 4
Income inequality by reporting Party showing earliest and latest reporting years with the respective Gini Index
and direction and magnitude of change
Earliest Earliest Latest Latest Gini
Region Country Party year Gini Index year Index Change
Africa
Botswana 2002 57.1 2015 52.2 -4.9
Côte d’Ivoire 2002 41.3 2018 37.2 -4.1
Mali 2001 39 2020 38 -1
Mauritius 2002 37.1 2017 40 +2.9
Morocco 2000 40.6 2020 39.4 -1.2
Namibia 2003 63.3 2020 56 -7.3
South Africa 2000 57.8 2014 63 +5.2
Sudan 2009 35.4 2014 34.2 -1.2
Tunisia 2000 40.4 2015 36.5 -3.9
Asia
Bangladesh 2000 33.4 2018 11.3 -22.1
Bhutan 2003 0.42 2017 0.38 -0.04
Kazakhstan 2001 36 2020 29.1 -6.9
Malaysia 2002 46.1 2020 41.1 -5
Mongolia 2010 0.33 2020 0.32 -0.01
Sri Lanka 2002 40.2 2019 42 +1.8
State of Palestine 2004 34 2016 33.7 -0.3
CEE
Bosnia and Herzegovina 2001 30 2011 33 +3
Bulgaria 2006 35.7 2018 41.3 +5.6
Georgia 2000 40.5 2019 35.9 -4.6
Montenegro 2005 25.9 2020 32.9 +7
Republic of Moldova 2000 36.4 2020 32.3 -4.1
Serbia 2012 39.9 2020 34.5 -5.4
Slovakia 2004 27.1 2019 23.2 +3.9
LAC
Chile 2000 52.8 2020 51.04 -1.76
Colombia 2002 52.6 2018 48.5 -4.1
Haiti 2001 0.52 2012 0.6 +0.08
Mexico 2000 52.6 2019 46.5 -6.1
Paraguay 2000 0.55 2020 0.44 -0.11
Venezuela (Bolivarian Republic of) 2000 0.48 2020 0.39 -0.09
NMED
Greece 2000 33 2019 31 -2
Hungary 2004 27.6 2020 27.7 +0.1
Italy 2003 33.3 2020 33.5 +0.2
Malta 2005 27 2020 30.3 +3.3
Portugal 2003 37.8 2020 33 -4.8
Slovenia 2004 24.8 2018 24.6 -0.2
Türkiye 2002 41.4 2020 41 -0.4
Notes (1): A Gini Index of 0 represents perfect equality; 100 represents perfect inequality.
Notes (2): A negative change (far right column) in the Gini Index values translates into a trend towards greater
equality, while a positive change suggests a trend towards greater inequality.

22 GE.23-15448
GE.23-15448

Figure 5
Gini Index in the latest reported year

Note: Here the Gini Index is expressed on a fractional scale from 0 to 1. A Gini Index of 0 represents perfect equality; 1 represents perfect inequality.

ICCD/CRIC(21)/3
23
ICCD/CRIC(21)/3

Figure 6
Occurrence of changes in the Gini Index as reported by countries and summarized by
regions between the earliest and latest reported year

Abbreviations: CEE = Central and Eastern Europe, LAC = Latin America and the Caribbean, NMED
= Northern Mediterranean.
Notes: Here the Gini Index is expressed on a fractional scale from 0 to 1. A Gini Index of 0 represents
perfect equality; 1 represents perfect inequality.

24 GE.23-15448
GE.23-15448

Figure 7
Direction of change in the Gini Index between the earliest and latest reported year

ICCD/CRIC(21)/3
25
ICCD/CRIC(21)/3

III. Access to safe drinking water


Table 5
Number of country Parties that reported on trends in access to safe drinking water, sources of information used
for reporting and associated total land area reported

Reports total Default data Other data sources Total land area reported

Number of Number of Percentage of Number of Percentage of Land area Percentage of


countries that countries that the total that countries that the total that (1000s the total land
Region reported reported reported reported reported km2) area
Africa 37 18 48.6 19 51.4 17 592.7 59.4
Asia 25 15 60 10 40 30 706.7 80.8
LAC 14 2 14,3 12 85.7 7 233.9 35.6
NMED 9 5 55,6 4 44.4 1 942.1 95.4
CEE 10 5 50 5 50 675.9 3.6
Global 102 52 51 50 49 78 349.3 59.3
Abbreviations: CEE = Central and Eastern Europe, LAC = Latin America and the Caribbean, NMED = Northern Mediterranean.
Notes: “Default data” refers to the data sets which were provided to countries Parties for their consideration for reporting under the
United Nations Convention to Combat Desertification. “Other data sources” may include other data sourced/computed
nationally/locally.

Table 6
Total population and total population living with access to safe drinking water, aggregated per region
for the earliest reported year versus the latest reported year
Percentage
of total Percentage
Total people Change in number of of total Percentage
with access Total people total number people with number of of change in
to safe with access of people access to people with total number
Total drinking Total to safe with access safe drinking access to of people
population, water, population, drinking to safe water, safe drinking with access
earliest earliest latest water, latest drinking earliest water, latest to safe
reported reported reported reported water reported reported drinking
Region year (1000s) year (1000s) year (1000s) year (1000s) (1000s) year (%) year (%) water (%)
Africa 354 943 113 759.8 597 704 243 842.5 130 082.7 32.1 40.8 114.3
Asia 431 958 204 200.7 588 760 312 584.6 108 383.9 47.3 53.1 53.1
LAC 194 474 142 168.6 239 309 199 395.7 64 074.5 73.1 83.3 45.1
NMED 187 401 179 270.9 205 415 202 126.3 22 855.3 95.7 98.4 12.7
CEE 46 686 34 455.1 46 683 37 648.1 3 193.1 73.8 80.6 9.3
Global 1 528 708 971 246.3 2 058 065 136 4923 400 523.7 63.5 66.3 41.2
Abbreviations: CEE = Central and Eastern Europe, LAC = Latin America and the Caribbean, NMED = Northern Mediterranean.
Notes: Here, the number of people with access to safe drinking water was calculated per country, per year, and aggregated per region
for the earliest and latest reported years. The change in the number of people with access to safe drinking water as well as the
percentage of people in the earliest and latest reported periods is provided from these categories. Finally, the percentage change is
calculated by dividing the change in number of people with access to safe drinking water by the number of people with access to safe
drinking water in the earliest year.

26 GE.23-15448
GE.23-15448

Figure 8
Proportion of total population with access to safe drinking water in the latest reporting year

ICCD/CRIC(21)/3
27
28

ICCD/CRIC(21)/3
Figure 9
Change in proportion of total population with access to safe drinking water between the earliest and latest reported year

Notes: Change in percentage was only calculated for Parties that also reported human population because the method used to compute this change is based on the population count in the initial
year.
GE.23-15448
ICCD/CRIC(21)/3

Table 7
Total urban population and urban population living with access to safe drinking water, aggregated
per region for the earliest reported year versus the latest reported year
Urban Percentage
people with Change in of urban Percentage Percentage
access to Urban number of people with of urban of change in
safe people with urban access to people with the urban
drinking access to people with safe access to number of
Urban water, Urban safe access to drinking safe people with
population, earliest population, drinking safe water, drinking access to
earliest reported latest water, latest drinking earliest water, latest safe
reported year reported reported water reported reported drinking
Region year (1000s) (1000s) year (1000s) year (1000s) (1000s) year (%) year (%) water (%)
Africa 355 513 161 563.8 600 467 318 906.6 157 342.8 45.4 53.1 97.4
Asia 438 621 238 308.8 575 556 324 519.5 86 210.7 54.3 56.4 36.2
LAC 191 887 171 331.6 239 217 216 834.6 50 495.2 89.3 90.6 29.5
NMED 58 756 57 953 68 907 68 324.6 10 371.6 98.6 99.2 17.9
CEE 33 987 28 986.4 34 946 32 152.7 3 166.3 85.3 92 10.9
Global 1 352 997 921 284.8 1 851 185 1 282 916 366 623.4 68.1 69.3 39.8
Abbreviations: CEE = Central and Eastern Europe, LAC = Latin America and the Caribbean, NMED = Northern Mediterranean.
Notes: Here, the number of people with access to safe drinking water was calculated per country, per year, and aggregated per region
for the earliest and latest reported year. The change in the number of people in urban areas with access to safe drinking water as well
as the percentage of people in the earliest and latest reported period is provided from these categories. Finally, the percentage change
is calculated by dividing the change in number of people in urban areas with access to safe drinking water by the number of people
with access to safe drinking water in the earliest year.

GE.23-15448 29
30

ICCD/CRIC(21)/3
Figure 10
Proportion of urban population with access to safe drinking water in the latest reported year
GE.23-15448
GE.23-15448

Figure 11
Change in proportion of urban population with access to safe drinking water between the baseline and the reporting period

Notes: Change in percentage was only calculated for Parties that also reported human population because the method used to compute this change is based on the population count in the initial

ICCD/CRIC(21)/3
year.
31
ICCD/CRIC(21)/3

Table 8
Total rural population and rural population living with access to safe drinking water, aggregated per
region for the earliest reported year versus the latest reported year
Percentage
Rural of rural Percentage Percentage
people with Rural Change in people with of rural of change in
access to people with number of access to people with the number
safe access to rural people safe access to of rural
Rural drinking Rural safe with access drinking safe people with
population, water, population, drinking to safe water, drinking access to
earliest earliest latest water, latest drinking earliest water, latest safe
reported reported reported reported water reported reported drinking
Region year (1000s) year (1000s) year (1000s) year (1000s) (1000s) year (%) year (%) water (%)
Africa 299 888 76 453.7 502 235 178 236.2 101 782.5 25.5 35.5 133.1
Asia 1 400 664 446 728.6 1 549 961 805 687.1 358 958.5 31.9 52 80.4
LAC 137 583 86 781.5 173 252 135 627.5 52 532.5 63.1 78.3 60.5
NMED 58 756 55 788 68 907 66 933.6 11 145.7 94.9 97.1 20
CEE 33 406 16 609.2 34 379 25 024.8 8 415.6 49.7 72.8 50.7
Global 1 930 297 682 361.1 232 8734 1 211 509 532 834.7 35.4 52 78.1
Abbreviations: CEE = Central and Eastern Europe, LAC = Latin America and the Caribbean, NMED = Northern Mediterranean.
Notes: Here, the number of people with access to safe drinking water was calculated per country, per year, and aggregated per region
for the earliest and latest reported year. The change in the number of people in rural areas with access to safe drinking water as well
as the percentage of people in the earliest and latest reported period is provided from these categories. Finally, the percentage change
is calculated by dividing the change in number of people in rural areas with access to safe drinking water by the number of people
with access to safe drinking water in the earliest year.

32 GE.23-15448
GE.23-15448

Figure 12
Proportion of rural population with access to safe drinking water in the latest reporting year

ICCD/CRIC(21)/3
33
34

ICCD/CRIC(21)/3
Figure 13
Change in proportion of rural population with access to safe drinking water between the baseline and the reporting period

Notes: Change in percentage was only calculated for Parties that also reported human population because the method used to compute this change is based on the population count in the initial
year.
GE.23-15448
ICCD/CRIC(21)/3

Figure 14
Temporal fluctuation in proportion of urban and rural population with access to safe drinking water across
regions and globally

Abbreviations: CEE = Central and Eastern Europe, LAC = Latin America and the Caribbean, NMED = Northern Mediterranean.

GE.23-15448 35
ICCD/CRIC(21)/3

Figure 15
Occurrences of changes in total population with access to drinking water across regions
between the baseline and the reporting period

Abbreviations: CEE = Central and Eastern Europe, LAC = Latin America and the Caribbean, NMED
= Northern Mediterranean.

Figure 16
Occurrences of changes in urban population with access to drinking water across
regions between the baseline and the reporting period

Abbreviations: CEE = Central and Eastern Europe, LAC = Latin America and the Caribbean, NMED
= Northern Mediterranean.

36 GE.23-15448
ICCD/CRIC(21)/3

Figure 17
Occurrences of changes in rural population with access to drinking water across regions
between the baseline and the reporting period

Abbreviations: CEE = Central and Eastern Europe, LAC = Latin America and the Caribbean, NMED
= Northern Mediterranean.

GE.23-15448 37
ICCD/CRIC(21)/3

IV. Population exposed to land degradation


Table 9
Number of country Parties that reported on population exposed to land degradation, sources of information used
for reporting and associated total land area reported

Reports total Default data Other data sources Total land area reported

Region Number of Number of Percentage of Number of Percentage of Land area Percentage of


countries that countries that the total that countries that the total that (1000s the total land
reported reported reported reported reported km2) area
Africa 38 22 57.9 16 42.1 19 285.8 65.2
Asia 21 14 66.7 7 33.3 11 640 30.6
LAC 18 12 66.7 6 33.3 5 571.3 27.4
NMED 6 2 33.3 4 66.7 1 788.7 87.8
CEE 10 7 70 3 30 675.9 3.6
Global 96 60 62.5 36 37.5 49 081 37.2
Abbreviations: CEE = Central and Eastern Europe, LAC = Latin America and the Caribbean, NMED = Northern Mediterranean.
Notes: “Default data” refers to the data sets which were provided to countries Parties for their consideration for reporting under the
United Nations Convention to Combat Desertification. “Other data sources” may include other data sourced/computed
nationally/locally.

Table 10
Total population exposed to land degradation, aggregated per region for the baseline and reporting periods

Percentage
People exposed change in
People exposed to land number of
to land Population, degradation, Change in Percentage of Percentage of people exposed,
Population, degradation, reporting reporting number of people exposed, people exposed, baseline vs.
baseline period baseline period period period people exposed baseline period reporting reporting
Region (1000s) (1000s) (1000s) (1000s) (1000s) (%) period (%) period (%)

Africa 731 114 140 225 819 256 188 322 48 097 19.2 23.0 34.3
Asia 1 954 127 319 882 2 111 211 437 360 117 478 16.4 20.7 36.7
LAC 1 169 247 688 818 1 297 331 539 212 -149 606 58.9 41.6 -21.7
NMED 562 366 54 576 575 920 46 535 -8 041 9.7 8.1 -14.7
CEE 46 505 6 901 46 765 6 273 -628 14.8 13.4 -9.1
Global 4 509 685 1 219 688 4 898 959 1 226 490 6 802 27.0 25.0 0.6
Abbreviations: CEE = Central and Eastern Europe, LAC = Latin America and the Caribbean, NMED = Northern Mediterranean.
Notes: Here the total number of people exposed to land degradation per country in the baseline and reporting periods was aggregated
per region. From these categories, the total change in the number of people exposed to land degradation as well as the percentage of
the total population that are exposed in the baseline and reporting periods is provided. Finally, the percentage change is calculated by
dividing the change in number of people exposed by the number of people exposed in the earliest year.

38 GE.23-15448
ICCD/CRIC(21)/3

Table 11
Proportion of male, female and total population exposed to land degradation at regional and global level for the
baseline and reporting period

Baseline Reporting

Male Female per


Region Total per cent per cent cent Total per cent Male per cent Female per cent
Africa 19.2 19.3 19.1 23 23 23
Asia 16.4 14.7 14.7 20.7 20.5 20.6
LAC 58.9 57.8 57.4 41.6 41.5 41.7
NMED 9.7 9.7 9.7 8.1 8 8.1
CEE 14.8 14.9 14.8 13.4 13.4 13.4
Global 27 26.1 25.9 25 24.9 25
Abbreviations: CEE = Central and Eastern Europe, LAC = Latin America and the Caribbean, NMED = Northern Mediterranean.

Table 12
Proportion of male, female and total population exposed to land degradation in the baseline and reporting period
by country

Baseline Reporting

Percentage of Percentage of
total Male Female Female/male total Male Female Female/male
Country population percentage percentage difference population percentage percentage difference
Algeria 16.5 16.4 16.6 0.2 16.5 16.4 16.6 0.2
Armenia 28.3 28.3 28.3 0 28.6 28.6 28.5 -0.1
Azerbaijan 29.6 29.5 29.6 0.1 27.8 27.7 27.8 0.1
Bangladesh 23.9 23.8 23.9 0.1 13.8 13.8 13.8 0
Belize 9.2 9.4 9 -0.4 28.9 29 28.7 -0.3
Benin 14.7 14.7 14.7 0 9.2 9.1 9.2 0.1
Bhutan 40.1 40.3 39.8 -0.5 40.1 40.3 39.8 -0.5
Bosnia and
Herzegovina 3.6 3.7 3.5 -0.2 9.8 10 9.7 -0.3
Botswana 6.2 6.2 6.2 0 12.5 12.5 12.6 0.1
Bulgaria 55.6 53.3 58.1 4.8 53 51.6 54.4 2.8
Burkina Faso 7.1 7.1 7.1 0 10.8 10.8 10.8 0
Burundi 37.3 37.6 37.1 -0.5 12.9 13.1 12.6 -0.5
Cameroon 30.9 31.6 30.2 -1.4 20.4 21.2 19.6 -1.6
Canada 32.4 31.7 33.1 1.4 37.4 37 37.8 0.8
Central African
Republic 23.6 23.7 23.5 -0.2 18.1 18.2 18 -0.2
Chad 7.6 7.5 7.6 0.1 5.8 5.9 5.8 -0.1
Chile 5.4 5.5 5.3 -0.2 23.3 23.5 23.2 -0.3
Colombia 16.7 16.6 16.9 0.3 20.6 20.5 20.7 0.2
Czechia 5 5.2 4.9 -0.3 9.7 9.7 9.6 -0.1
Côte d'Ivoire 11.2 11.2 11.2 0 18.9 18.9 18.9 0
Dominica 11.8 11.8 11.8 0 10.4 10.3 10.6 0.3
Dominican
Republic 1.9 1.9 1.9 0 2.3 2.3 2.3 0
Ecuador 64.2 64.1 64.4 0.3 49.3 49.2 49.4 0.2

GE.23-15448 39
ICCD/CRIC(21)/3

Baseline Reporting

Percentage of Percentage of
total Male Female Female/male total Male Female Female/male
Country population percentage percentage difference population percentage percentage difference
Equatorial
Guinea 50.6 50.5 50.8 0.3 33.4 33.2 33.6 0.4
Eritrea 23.4 23.4 23.5 0.1 37.5 37.8 37.1 -0.7
Eswatini 8.6 8.6 8.6 0 41.9 41.9 41.9 0
Ethiopia 8.5 8.5 8.5 0 24.2 24.2 24.1 -0.1
Gabon 16.4 16.3 16.6 0.3 19.9 20 19.9 -0.1
Gambia 17 17.1 16.9 -0.2 36.6 37 36.3 -0.7
Georgia 8.2 8.3 8.1 -0.2 17.4 17.1 17.6 0.5
Ghana 12.9 12.9 12.9 0 14.5 14.4 14.6 0.2
Grenada 10.5 10.4 10.5 0.1 18.6 18.5 18.7 0.2
Guinea 1.1 1.1 1.2 0.1 1.2 1.1 1.2 0.1
Guinea-Bissau 14.1 14.3 14 -0.3 19 18.9 19.1 0.2
Guyana 16.2 16.4 15.9 -0.5 26.6 26.7 26.4 -0.3
Haiti 25.1 25.1 25.1 0 14.8 14.7 14.9 0.2
Hungary 63 62.7 63.4 0.7 36.8 36.5 37.1 0.6
India 11.2 11.2 11.1 -0.1 17.4 17.5 17.4 -0.1
Iraq 13.1 14 14.1 0.1 18.4 21.3 21.2 -0.1
Italy 16.9 16.9 16.9 0 16 16 16 0
Jamaica 5.2 5.2 5.2 0 2.9 2.9 2.9 0
Kazakhstan 9.5 9.5 9.5 0 14.3 14.1 14.4 0.3
Kuwait 32.8 32.7 32.9 0.2 31.7 31.7 31.7 0
Kyrgyzstan 23.6 22.4 25.5 3.1 19.1 18 20.9 2.9
Latvia 47.5 46.7 48.2 1.5 35.5 34.6 36.3 1.7
Lebanon 25.2 25.3 25.1 -0.2 12.1 12.2 12 -0.2
Lesotho 39.8 39.8 39.8 0 31.9 31.9 31.9 0
Libya 38.3 38.2 38.3 0.1 36.4 36.4 36.4 0
Lithuania 9.4 9.4 9.4 0 14.9 14.9 14.9 0
Madagascar 7.6 7.6 7.7 0.1 30.9 30.8 31.1 0.3
Malawi 8.4 8.5 8.2 -0.3 29.1 29.2 28.9 -0.3
Malaysia 21.1 21.1 21.1 0 30 29.9 30 0.1
Mali 25.5 25.6 25.5 -0.1 31.1 31.1 31.1 0
Mauritania 20.2 20.5 20 -0.5 35.8 35.4 36.1 0.7
Mauritius 15.1 15.1 15 -0.1 11.3 11.3 11.3 0
Mexico 62.9 47.5 52.5 5 7.9 7.8 8.1 0.3
Mongolia 34.6 34.5 34.7 0.2 38.5 38.4 38.5 0.1
Montenegro 7.1 7.1 7.1 0 6.9 6.9 6.9 0
Namibia 15.1 15.6 14.5 -1.1 22.4 23.2 21.5 -1.7
Nepal 8.4 8.4 8.3 -0.1 16.1 16 16.1 0.1
Nigeria 14.4 14.5 14.3 -0.2 22.3 22.5 22.2 -0.3
Oman 5 5.1 4.8 -0.3 5.3 5.4 5.1 -0.3
Pakistan 22 22.2 21.8 -0.4 17.3 17.5 17 -0.5
Palau 4.4 4.3 4.4 0.1 0.5 0.5 0.5 0
Panama 32.4 33.2 31.6 -1.6 11.6 12.1 11 -1.1
Philippines 46.6 41.5

40 GE.23-15448
ICCD/CRIC(21)/3

Baseline Reporting

Percentage of Percentage of
total Male Female Female/male total Male Female Female/male
Country population percentage percentage difference population percentage percentage difference
Portugal 22.8 22.9 22.8 -0.1 14.6 14.7 14.6 -0.1
Qatar 19.9 19.9 20 0.1 10.5 10.5 10.5 0
Republic of
Moldova 18.7 18.7 18.6 -0.1 9.3 9.3 9.3 0
Rwanda 47.5 47.8 47.2 -0.6 40 40.5 39.4 -1.1
Saint Kitts and
Nevis 11.4 11.4 11.4 0 7.9 7.8 8 0.2
Saint Lucia 2.3 2.3 2.3 0 2.9 2.9 2.9 0
Saint Vincent
and the
Grenadines 4.1 4.1 4.1 0 3.2 3.2 3.2 0
Sao Tome and
Principe 7.1 7.1 7 -0.1 26.7 26.7 26.7 0
Senegal 7 7.1 7 -0.1 15.5 15.6 15.4 -0.2
Serbia 10.9 10.8 11 0.2 10.3 10.2 10.4 0.2
Sierra Leone 52.3 52.4 52.1 -0.3 42.5 42.6 42.4 -0.2
Slovakia 8.6 8.6 8.6 0 17.5 17.6 17.5 -0.1
Slovenia 17.6 17.6 17.6 0 34.8 34.8 34.9 0.1
Somalia 11.3 11.4 11.2 -0.2 22.8 22.7 22.9 0.2
South Africa 37.7 37 38.7 1.7 25.5 24.6 26.5 1.9
Spain 21.3 21.3 21.3 0 22.4 22.4 22.4 0
Sri Lanka 26.5 26.4 26.6 0.2 14 13.9 14.1 0.2
State of Palestine 29.8 29.8 29.8 0 35.1 35.1 35.1 0
Sudan 18.4 18.4 18.5 0.1 12 12.1 12 -0.1
Suriname 16.4 16.3 16.5 0.2 27.3 27 27.5 0.5
Togo 11.2 11.1 11.3 0.2 28.2 28.1 28.4 0.3
Trinidad and
Tobago 35.7 35.4 36 0.6 20.6 20.4 20.8 0.4
Tunisia 23.5 23.6 23.4 -0.2 22.3 22.4 22.1 -0.3
Turkmenistan 33.7 33.5 33.9 0.4 30.4 30.3 30.5 0.2
Türkiye 11 11 11 0 15.5 15.5 15.6 0.1
Uganda 5.8 5.7 5.8 0.1 20.3 20.2 20.4 0.2
Uzbekistan 30.1 30 30.1 0.1 29.2 29.2 29.2 0
Venezuela
(Bolivarian
Republic of) 14 14 14.1 0.1 24.9 24.8 25 0.2
Yemen 12.8 13 12.5 -0.5 20.8 21.1 20.4 -0.7
Zimbabwe 12.5 12.7 12.4 -0.3 10.4 10.6 10.3 -0.3

GE.23-15448 41
42

ICCD/CRIC(21)/3
Figure 18
Proportion of total population exposed to land degradation in the baseline period
GE.23-15448
GE.23-15448

Figure 19
Proportion of total population exposed to land degradation in the reporting period

ICCD/CRIC(21)/3
43
ICCD/CRIC(21)/3

V. Additional nationally relevant indicators tables


Table 13
Additional indicators relevant to strategic objective 2

Total
Region countries Total indicators

Africa 2 6
Asia 2 4
LAC 0 0
NMED 1 1
CEE 1 2
Global 6 13
Abbreviations: CEE = Central and Eastern Europe, LAC = Latin America and the Caribbean, NMED
= Northern Mediterranean.

VI. Voluntary targets related to strategic objective 2 tables


Table 14
Number of countries which have set voluntary targets and total targets by level of
application

Subnational
Region Number of countries Total targets National targets targets No level

Africa 30 90 82 7 1
Asia 11 21 13 8 -
LAC 9 19 15 4 -
NMED 1 1 1 -
CEE 8 25 20 4 1
Global 59 156 131 23 2
Abbreviations: CEE = Central and Eastern Europe, LAC = Latin America and the Caribbean, NMED
= Northern Mediterranean.

44 GE.23-15448
ICCD/CRIC(21)/3

Table 15
Voluntary targets set by reporting country Parties to improve the living conditions of
affected populations (grouped thematically based on correspondence to one of the
Sustainable Development Goals)

Target themes Africa Asia LAC NMED CEE Total

Cities and communities 3 1 1 - 5


Climate action 7 - 4 11
Education - 1 1
Energy 6 1 - 1 8
Food security and nutrition 2 1 2 - 5
Health and well-being 1 - 1 2
Land management 40 8 1 - 1 50
Nature/biodiversity 7 2 4 - 1 14
Partnerships for sustainable
development - 2
Poverty eradication 6 1 2 - 2 12
Reduced inequality 3 3 - 1 4
Water and sanitation 15 5 - 11 36
Work and economic growth 3 5 1 2 6
Total 90 21 19 1 25 156
Abbreviations: CEE = Central and Eastern Europe, LAC = Latin America and the Caribbean, NMED
= Northern Mediterranean.

Table 16
Status of target achievement per region

Total
voluntary Partially
Region targets Ongoing Achieved achieved Not achieved Extended Not reported

Africa 90 80 - 3 6 - 1
Asia 21 15 5 1 - - -
LAC 19 18 1 - - - -
NMED 1 1 - - - -
CEE 25 18 3 - - 2 2
Global 156 132 9 4 6 2 3
Abbreviations: CEE = Central and Eastern Europe, LAC = Latin America and the Caribbean, NMED
= Northern Mediterranean.

GE.23-15448 45

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