PLAIDOIRIE MSENYIBWA APELE JANVIER : « La sauvegarde de l’intérêt
supérieur de l’enfant ».
Votre honneur, nous acceptons de
comparaitre volontairement pour
régulariser la procédure.
Merci de la parole nous accordée ;
Monsieur le Président, nous avons
l’honneur de saluer votre
composition au nom de la foi
chrétienne bien que les
institutions judiciaires soient
laïques. Nous vous saluons et
vous souhaitons meilleurs vœux
et b on nouvel an.
Oui, dans la présente action: Nous
avons un moyen exceptionnel à
soulever: l’immaturité de l’action.
L’immaturité parce que la partie
demanderesse a saisi le Tripaix,
votre Tribunal en violation de
l’article 460 du code de la
Famille, qui veut qu’il y ait, avant
saisine de votre Tribunal, la
tentative de conciliation dans la
Figure 1. Plaidoirie inspirée d'une affaire inscrite sous R.C 910 au famille, chose non faite. Il s’agit
Tribunal de Paix de Fizi, le 11 janvier 2022, Me. DE GAUL, Conseil
de la partie défenderesse. LUNDI, LE 28 MARS 2022 donc ici d’une prématurité de
l’action.
QUANT AU FOND :
C’est une immense joie, pour cette première fois de l’année 2O22, d’ouvrir votre Tribunal de
Paix de Fizi appelé dans le cas présent, café juridique appelé, par cette cause. Voilà pourquoi
nous vous promettons d’être différent de l’autre coté de la bar qui tend à vous induire en
erreur. Et donc défendre ma cliente dans la vérité, votre honneur.
Monsieur le Président, dans la présente cause, le demandeur , notre époux FREDDY
LUSUMBECHA a saisi le tribunal de céans pour qu’il soit accordé le pouvoir de prendre
décision sur l’immeuble qu’il voudrait mettre en location sans concours de volonté avec sa
femme BEATRICE MUZUNGU que nous avons l’honneur de défendre, sous prétexte qu’il
aurait emprunté de l’argent à une tierce personne jusqu’à présent non connue ni présentée par
devant votre auguste Tripaix et sans pour autant en déterminer le montant. Allez-y
comprendre quelque chose.
Sémantiquement, votre Tribunal de Paix de Fizi n’est là que pour nous apporter la paix là où
règnent les contestations comme dans la situation actuelle entre ma cliente et son Malheureux
époux Freddy (le président, par la demande de la défense, m’exigera de retirer la parole).OUI,
oui, pour le respect de la dignité humaine, nous retirons cette parole. Et donc, nous croyons
que, votre tribunal fera de son mieux afin de pallier ce présent différend.
Pour ce qui est DE L’INEXISTENCE DE LA PRETENDUE DETTE.
L’intervenante volontaire est coutumièrement mariée au demandeur et, ceci est largement
corroboré par le demandeur dans sa requête introductive de la présente action.
Qu’en espèce, l’article 379 du code de la famille telle que modifie et complété par la loi
No16/008 du 15 juillet 2016 dispose que sans préjudice des disposition de l’article 330 de la
présente loi, le mariage célébré en famille sort tous ses effets à la date de sa célébration,
même en l’absence d’enregistrement.
Le tribunal de céans va se raviser qu’à l’audience du 11/01/2022 lors de l’instruction de la
présente cause, le juge a posé la question de savoir si réellement le demandeur serait débiteur
d’une tierce personne, aucune réponse n’a été fournie et ce silence laisse croire qu’il s’agit
d’une situation monté de toute pièce dans l’unique but d’induire le tribunal de céans en erreur
et de porter atteinte à l’intérêt supérieur des enfants. Il s’agit d’une dette fictive ou imaginaire,
votre honneur.
Même dans l’hypothèse impossible où il aurait réellement une dette, votre tribunal
comprendrait finalement que cette dette aurait été conclue en violation flagrante de la loi.
En effet, le législateur congolais, pour l’intérêt du ménage et pour éviter la prodigabilité de
certains compatriotes congolais notamment FREDDY LUSUMBECHA, nous n’avons peur de
le dire, a prévu à l’article 499 al 4 du code de la famille que :Quels soient le régime
matrimonial et les modalités de la gestion de ce régime, l’accord des deux époux est
nécessaire pour : « Contracter un emprunt de plus de 150 000 francs congolais sur les biens
communs ou propre de l’un des époux ».
Votre Tripaix devrait encore se souvenir, lors de l’instruction, que toutes les parties ont
confirmé avoir cohabité ensemble. Ce qui traduit l’implication de la gestion commune du
ménage.
Et d’ailleurs, pour le pouvoir d’exercice commun du ménage, il est prévu que le code de la
famille remplace la gestion maritale par une gestion conjointe ou concurrente pour tous les
actes de disposition les plus importants. Il y a alors gestion conjointe lorsque l’intervention de
deux époux est ici exigée pour tous les actes posés.
Dans ce cas, la solidarité des époux trouve son expression dans le règlement de dettes
contractées par l’un des époux pour l’intérêt du ménage, l’a dit le Professeur Eddy MWANZO
cours de droit civil : les personnes, famille et incapacité, 3éméEd, 2014, pp118-119.
Allez-y donc comprendre que la soit disant dette prétendument ventée par le demandeur n’est
pas connue par nous BEATRICE MUZUNGU et elle n’a rien apporté comme contribution
dans le ménage. De surcroit, son créancier et même le montant de ladite dette ne sont pas
déterminés. Que le demandeur n’induise pas, par sa ruse, votre sagesse en erreur, votre
honneur.
Est-ce que votre tribunal va mettre de coté la fameuse contribution de ce grand Doctrinaire,
Mr le président ?
Et même si nous devrions, à l’impossible, être convaincue de l’existence de cette dette, le
tribunal de céans constaterait la violation manifeste de l’article 477 al 2 du code de la famille
qui dispose que : Les conjoints répondent solidairement des dettes ainsi contractées. Cette
solidarité n’a pas lieu lorsque les dépenses ainsi réalisées par l’un des conjoints présentent
un caractère manifestement exagéré par rapport au train de vie du ménage ou lorsqu’elles
ont été contractées avec un tiers de mauvaise foi.
Nous tenons à vous rappeler que le demandeur LUSUMBECHA et l’intervenante volontaire
se sont engagés depuis l’année 2008, ils vivaient dans une maison composée d’une seule
chambre et un salon avec 7 enfants dont 4 garçons et 3 filles. Me diriez-vous, les conditions
sont difficiles pour une meilleure éducation de nos enfants. S’il fallait consommer le mariage,
danser la Rumba congolaise Sans kilo d’amour parce qu’on aime jusqu’ à présent d’un amour
immesurable, nous devrions attendre qu’ils aient dormi d’abord. En effet, pour jouir de tous
nos droits avec S, nous étions donc en insécurité totale et sentinelles de nos gosses pourtant
c’était chez-nous. Et nous exposions nos enfants à des risques si dangereux dans ce monde
Androïde parce qu’ils dormaient tous sur le même lit. Vous comprenez ce que ca pourrait
produire, votre honneur : A votre place, je dirais l’inceste.
C’est pourquoi le tribunal dira recevable mais non fondé la présente action tendant à vous
solliciter la mise en location de notre propre maison. Faire cela est épargner les enfants
d’une mauvaise éducation et sauvegarder leur intérêt supérieur.
Pour ce qui est DU NON FONDEMENT DE LA PRESENTE ACTION
Monsieur le Président, franchement, nous n’aurions pas tort si nous disions qu’il est, nous
nous excusons, Malheureux. Comprenez la sécheresse des mots. Le demandeur a saisi le
tribunal de Paix de Fizi, votre Tribunal, en invoquant et interprétant erronément l’article 501
du code de la famille qui dispose « un époux peut être autorisé par le président du tribunal de
paix, précisément de Fizi, à passer seul ou à se voir ratifié un acte pour lequel le concours de
l’autre conjoint était nécessaire, si le refus de ce dernier n’est justifié par l’intérêt du ménage
ou s’il est hors d’état de manifester sa volonté. Le président du tribunal de paix autorise le
demandeur à représenter son conjoint et fixe les conditions dans lesquelles l’acte sera passé
ou ratifié.
L’acte passé dans les conditions prévues par autorisation de justice est opposable à l’époux
dont le concours fait défaut », votre honneur.
Qu’en principe cette hypothèse serait démisse si est seulement si, la procédure énoncée par les
articles 460 et 463 du code sous- examen était scrupuleusement suivie. Ils disposent
respectivement que « lorsque l’un des époux prétend que l’autre a manqué à ses devoirs, il
peut, après plusieurs tentatives d’harmonisation, exercer un recours devant le tribunal de
paix » et le si l’un des époux manque gravement à ses devoirs, le président de paix de la
dernière résidence conjugale ordonne, sur requête verbale ou écrite de l’autre époux, les
mesures urgentes et provisoires qu’exige l’intérêt de ce dernier et des enfants, votre attention
ET DES ENFAENTS. Nous insistons là-dessus.
Les pièces justificatives, s’il y en a, sont jointes à la requête.
Les époux sont convoqués par le greffier devant le président qui statut dans les quinze jours
de la requête.
La convocation mentionne l’objet de la requête.
L’ordonnance rendue en vertu des aléas précédents est, à la diligence de l’époux qui l’a
obtenue, notifiée par le greffier à l’autre époux »
De ce qui précède, le demandeur n’a pas pu respecter la procédure prévue par la loi. Ce qui,
irrefragablement, justifie le non fondement de la présente action.
Parce que Mr Freddy appelé par son conseil un homme bien qui aurait, nous l’ignorons
effectivement, aidé tout territoire de Fizi en particulier Baraka, prétend affirmer qu’il a acheté
et construit sur cette parcelle une maison ayant plusieurs chambres pour location dans le seul
objectif de s’acquitter de ses dettes que nous ne connaissons pas. Souvenez-vous qu’à l
’audience du 11/01/2022 lors de la comparution du pasteur JOHN KASATI ayant comme
interprète le Stagiaire venant de l’UNDT APELE JANVIER, avait affirmé devant le tribunal
qu’il avait été invité par le requérant dans la présent pour aller prier dans la maison afin de
chasser les mauvais esprits avant de s’y installer, et que donc le tribunal conclura avec
l’intervenante volontaire qu’il y avait un programme bien déterminé entre eux de pouvoir
déménager et pour preuve le requérant avait donné de l’argent à l’intervenante volontaire pour
acheter des meubles, en l’occurrence les chaises marque salon toutes neuves et la chèvre pour
organiser une fête à l’occasion de cet heureux évènement. Le tribunal de céans comprendra
avec beaucoup de souplesse que Cet homme qualifié Bien par son conseil, notre confrère et
précéant Me. Trésor BASUBI LULU, était prêt à déménager mais suite à un petit problème
surgissant entre lui et son épouse, nous Béatrice, Mr le président, a motivé en dernières
munîtes notre chéri Epoux à prendre décision contraire. C’est pourquoi, pour motiver sa
décision unilatérale, oubliant qu’elle doit être collective, il est entrain de chercher des
échappatoires, en nous faisant croire qu’il a d’énormes dettes. Nous disons, c’est une dette
montée de toute pièce pour trouver de motif.
Monsieur le Président, le conseil du demandeur a hautement souligné que Freddy est un
homme bien qui aide les autres, donc un homme riche. Est-ce vrai ? Pourquoi il veut alors
que sa famille continue à vivre dans cette petite maison où ils sont en insécurité maritale ? Un
bon samaritain doit en premier satisfaire ses propres besoin avant de pallier ceux des autres,
Mr le Président.
Ahhhhhhh, nous réalisons que le requérant vous fait inutilement perdre votre temps alors que
vous avez beaucoup de devoirs à exécuter. Vous veniez de l’écouter ses prétentions comme
quoi l’intervenante volontaire Béatrice aurait pris une décision unilatérale pour déménager.
Nous affirmons non. Il s’agit d’une pure forme de machinassions, pour preuve, l’article 460
du code de la famille n’a pas été respecté.
D’ailleurs, afin de vous prouver réellement que ce n’est pas nous qui avions pris seule cette
décision, c’est que notre mari, au cours du mois d’octobre 2021 dans la ville et commune de
baraka, quartier Matata sans précision de date certaine, avait organisé une réunion à laquelle
avaient participé plusieurs membres de sa propre famille et ceux de l’intervenante volontaire,
nous voici, le principal but était me confier la parcelle de baraka comme notre domicile avec
les enfants issus notre union. En présence, de tous, notre époux a dit, permettez : MWENYE
IKO NA MWILI IKO PIA NA KIFO, PIA NISHASHINDWA KIHISHI MUBUPANGAI. Et
plusieurs renseignant ont défilé devant le tribunal de céans en confirmant cela.
Ainsi, le tribunal de céans se ravisera qu’ipso facto, le requérant est sensé respecter l’article
33 du code civil congolais livre III ;
Et pour précision, il a été écrit qu’une convention est un accord de deux ou plusieurs volontés
individuelles en vue de produire un effet de droit, lexique de termes juridiques 2017-2018.
Même le professeur KALOMBO MBIKAYI, dans son ouvrage droit civil les obligations tome
I, p 35, il a écrit que la convention est tout engagement formé par l’accord de deux ou
plusieurs volontés individuelles en vue de faire quelque chose.
Par ces causes et motifs :
Nous pensons que laisser la famille ou lui permettre de continuer à vivre dans la parcelle
faisant objet du litige, parce que nous y sommes installé déjà avec les enfants, sauf que notre
mari ne veut pas venir cohabiter avec nous, sera capital pour la sécurité de notre foyer sur
tous les plans et donnera à nos enfants une bonne éducation car MATATA, là où nous
logions, est un quartier ayant toute sorte d’enfants et de gens délinquants. Le droit coutumier
est assez claire en ce qui concerne l’attribution du nom, ce quartier est plus que Matata, Mr le
Président.