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Olympe de Gouges : droits des femmes 1791

La Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, publiée par Olympe de Gouges en 1791, vise à revendiquer l'égalité des droits entre les sexes en réponse à la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Bien qu'elle ait été refusée par l'Assemblée nationale et n'ait eu que peu d'impact à l'époque, elle a été redécouverte au XIXe siècle et a inspiré le mouvement féministe. Olympe de Gouges, une figure engagée du XVIIIe siècle, a également dénoncé l'esclavage et plaidé pour des réformes sociales et politiques en faveur des femmes.

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Olympe de Gouges : droits des femmes 1791

La Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, publiée par Olympe de Gouges en 1791, vise à revendiquer l'égalité des droits entre les sexes en réponse à la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Bien qu'elle ait été refusée par l'Assemblée nationale et n'ait eu que peu d'impact à l'époque, elle a été redécouverte au XIXe siècle et a inspiré le mouvement féministe. Olympe de Gouges, une figure engagée du XVIIIe siècle, a également dénoncé l'esclavage et plaidé pour des réformes sociales et politiques en faveur des femmes.

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La Déclaration des droits de la

femmes et de la citoyenne
I - Le contexte l’œuvre
a) Le contexte de publication
Une publication sous forme de brochure.
- Milieu XVIIIe : Beaucoup d’écrits publiés sous la forme d’affiches, de brochures, d’articles,
- la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne est imprimée, en peu d’exemplaires, le 14
septembre 1791 dans la brochure intitulée Les droits de la femme, adressée à la reine Marie-Antoinette. Elle
devait être présentée à l’Assemblée nationale législative le 28 octobre 1791 mais elle a été refusée et n’a
jamais été promulguée. Cette brochure semble n’avoir eu que très peu d’écho à l’époque.
Un échec ?
- Echec de la Déclaration devant l’Assemblée s’explique par : c’est une initiative individuelle sans lien avec
les mouvements collectifs féminins apparus dès 1789.
- Mais c’est une réflexion dans l’air du temps : Condorcet « Sur l’admission des femmes au droit de cité » (3
juillet 1790)
- Une grande partie de l’Assemblée, en majorité des hommes n’était pas prête à admettre une égalité de
droits entre les hommes et les femmes. Mais les idées font leur chemin : Décret sur le divorce, réclamé par
O.D.G., voté le 20 septembre 1792.
Une redécouverte très tardive
- Il faut attendre 1840 pour que des extraits de la déclaration soit publiés
- Redécouverte grâce au mouvement féministe à la fin du XXe siècle ( 1986 : la journaliste Benoîte Groult
révèle l’intégralité du texte)

b) Le contexte historique
Le siècle des Lumières est marqué par une littérature prolifique qui se caractérise par l’engagement
des auteurs quel que soit le genre choisi : des essais pour Montesquieu, des contes philosophiques
pour Voltaire, le théâtre de Marivaux, Beaumarchais ou De Gouges, des articles de l’Encyclopédie …
La littérature devient le lieu de tous les combats. Tous s’emparent des grandes injustices de l’époque
afin de faire évoluer les mentalités en faveur de davantage d’équité, entre les Noirs et les Blancs,
entre les riches et les pauvres, entre toutes les religions, et entre les femmes et les hommes
Le siècle au cours duquel vit Olympe de Gouges est un siècle troublé. La Révolution française éclate
en 1789 suite aux états-généraux organisés par le roi. Les députés du tiers état, l’un des trois ordres
qui composent la société d’alors, se réunissent en Assemblée nationale. Deux mois après, est votée et
publiée la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, le 26 août 1789. Lorsque le roi tente de
fuir en 1791, il est arrêté et fait prisonnier. C’est alors qu’Olympe de Gouges rédige sa Déclaration des
droits de la femme et de la citoyenne et qu’elle écrit un texte adressé à la reine pour la persuader de
rejoindre le combat des femmes pour l’égalité. Une nouvelle étape est franchie quand le palais des
Tuileries est pris et que les révolutionnaires proclament la République. Le roi n’a plus de pouvoir :
son exécution est votée le 21 janvier 1793. La Terreur s’installe alors : les camps révolutionnaires
s’affrontent et procèdent à des exécutions sommaires. Olympe de Gouges fait partie des victimes de
ces procès expéditifs et de ces mises à mort politiques, le 3 novembre 1793.

c) L’auteur
Olympe de Gouges est une autrice du XVIIIe siècle. Née en 1748 à Montauban, elle est la fille bâtarde
d’un noble qui est également auteur de théâtre. Elle est mariée très tôt, à 16 ans, et veuve tout aussi
vite, à 17 ans ! Mère d’un petit garçon, Olympe de Gouges monte à Paris pour mener une vie de
femme de lettres et s’engage dans la Révolution française. Ses œuvres principales sont des pièces de
théâtre et des textes politiques. Elle rédige ainsi le drame Zamore et Mirza (1784) contre l’esclavage
ou encore un plaidoyer pour le droit au divorce en 1790. On lui attribue aujourd’hui 16 pièces de
théâtre et plus de cinquante écrits politiques.
II - Présentation de l’œuvre
a) contenue de l’œuvre
L’épître dédicatoire à Marie-Antoinette = une dédicace à la Reine, O.D.G. s’adresse à Marie-Antoinette
Préambule à la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne
Les dix-sept articles de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne
Le postambule
Forme du contrat social de l’homme et de la femme

b) Résumé de l’œuvre
L’épitre dédicatoire :
Olympe de Gouges rappelle son attachement à la reine, même en des circonstances difficiles pour cette
dernière. La dédicace initiale ne contient pas l’éloge attendu puisqu’Olympe de Gouges ne flatte
nullement la reine. D’emblée, elle insiste sur sa franchise et son honnêteté. Elle se place en conseillère de la
reine. Ainsi elle la met en garde contre le risque qu’elle encourt de devenir une « implacable ennemie des
Français » en refusant la Révolution et en faisant appel aux troupes autrichienne pour
rétablir la monarchie absolue. Elle l’incite au contraire à accepter le changement de régime et la presse
à aider les femmes à obtenir des droits : « Défendez, Madame, une si belle cause ; défendez ce sexe
malheureux ».
Le préambule :
Olympe de Gouges demande que les femmes soient constituées en Assemblée nationale et que la déclaration
rappelle à tous les membres du corps social leurs droits et leurs devoirs vis-à-vis d’elles. Ce petit texte permet
d’introduire les articles qui vont suivre.
La Déclaration :
La Déclaration elle-même est composée de 17 articles qui adoptent la même structure syntaxique que ceux de
la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. La Déclaration d’Olympe de Gouges est donc un
pastiche de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Elle met en exergue les droits dont les
femmes doivent bénéficier au même titre que les hommes.
Les droits suivants y sont proclamés :
L’égalité des droits de l’homme et de la femme (art 1)
La liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression pour les deux sexes (art.2)
La souveraineté qui est la réunion de l’homme et de la femme dans le corps politique (art.3)
La protection des droits de la femme par les lois de la nature et de la raison (art. 4 et 5)
Le droit pour la femme et l’homme de participer à l’élaboration des lois et de prétendre aux dignités selon
leur mérite (art. 6)
L’égalité devant la loi pour les deux sexes, y compris pour les devoirs et les châtiments (art. 7, 8, 9 et 10)
La liberté d’expression pour la femme (art. 10 et 11)
La garantie des droits de la femme (art. 12)
La contribution de la femme à l’impôt et le droit de participer à la distribution des places, des emplois, des
dignités et de l’industrie (art. 13 et 14)
Le droit pour la femme de demander à tout agent public des comptes sur son administration (art 15)
La participation des femmes à la rédaction de la Constitution (art.16)
Le droit à la propriété, « inviolable et sacré » pour les deux sexes (art. 17)
Le Postambule :
Le Postambule commence par un appel à la lutte pour l’égalité : « Femme, réveille-toi ». Olympe de Gouges
constate que malgré la Révolution, les femmes sont toujours méprisées et dédaignées. Elle évoque le rôle
décisif des femmes dans l’Histoire. Mais une fois leur capital de jeunesse et de beauté disparu, ces dernières
perdent leur influence dans la société. C’est pourquoi Olympe de Gouges propose de sécuriser leur situation
juridique par le «partage des fortunes entre les hommes et les femmes, et de l’administration publique ».
Olympe de Gouges s’insurge également contre l’institution du mariage, « tombeau de la confiance et de
l’amour ». Elle souhaite préparer l’émancipation de la femme par l’éducation et les « conventions conjugales
» qui transformeraient les relations conjugales en relations contractuelles. L’auteur demande l’égalité des
sexes au nom de l’intérêt de tous.
Le contrat-social :
ODG rédige un contrat-type qu’elle nomme « acte conjugual » permettant de protéger les droits des
femmes et des enfants dans le cadre des unions hors mariages. Ce contrat doit également protéger « les
veuves et les demoiselles trompées » ainsi que les prostituées. Elle évoque aussi le mariage des prêtres
souhaité par l’auteure et sur les droits des « hommes de couleur ». Le contrat social s’achève sur une
anecdote qui met Olympe de Gouges aux prises avec un juge misogyne
c) Thèmes abordés
1. La révolution
La Révolution bouleverse l'ordre social et politique de la monarchie. Mais les femmes, qui ont pourtant
joué un rôle dans les événements révolutionnaires, sont les oubliés de la déclaration de 1789. Olympe de
Gouges, à travers la Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne, dénonce donc ces injustices.
2. La condition de la femme
Sous l'Ancien Régime, la femme était respectée et pourtant méprisable, elle exerçait cependant
secrètement le pouvoir à tous les échelons. Bien que la révolution ait briser l'ordre ancien, la femme reste
respectable mais méprisée. Elle est dépendante des hommes et subit leur tyrannie. Elles ne possèdent
aucune liberté et ne peuvent accéder à aucune responsabilité publique. Ce thème est donc le principale
dans la Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne
3. L’égalité
Olympe De Gouges rappelle que les femmes font aussi preuve de qualités intellectuelles. Elle soutient
même que, dans les faits, elles sont supérieures aux hommes dans certains domaines. Au nom de la justice
et de l'intérêt de toute la société, l'auteur réclame l'égalité politique et économique. Cette façon de penser
est une vision très moderne pour l’époque qui acceptent la supériorité masculine avec évidence
4. Un réquisitoire contre l’esclavage
L’autrice associe la lutte contre l’esclave a celle pour l’égalité des droits femme homme. Elle dénonce les
horreur des pratiques despotique des colons et veut que les noirs bénéfficie d’une liberté égale a celle des
blancs

III - Le Parcour
a) Définitions des termes : Ecrire et combattre pour l’égalité
Ecrire : Ce mot fait référence à l'acte de mettre des pensées, des idées ou des sentiments en mots. Dans
ce contexte, il peut signifier l'utilisation de l'écriture comme moyen d'expression pour promouvoir
l'égalité.
Et : Ce mot est une conjonction qui sert à lier les mots, les phrases ou les clauses. Ici, il relie les actions
d'écrire et de combattre, suggérant qu'elles sont toutes deux nécessaires dans le parcours vers l'égalité.
Combattre : Ce mot signifie lutter ou se battre contre quelque chose. Dans ce contexte, il peut se référer
à l'action de résister ou de s'opposer activement à l'inégalité.
Pour : Ce mot est une préposition qui indique le but ou l'objectif de l'action. Ici, il montre que l'objectif
des actions d'écrire et de combattre est l'égalité.
L'égalité : Ce mot fait référence à l'état d'être égal, en particulier en termes de droits, de statut ou
d'opportunités. Dans ce contexte, il est l'objectif final du parcours.
En résumé, le parcours "Ecrire et combattre pour l'égalité" implique l'utilisation de l'écriture et de l'action
directe pour promouvoir et atteindre l'égalité.

b) Ecrire, est-ce combattre ?


L'écriture est un outil puissant qui peut être utilisé pour combattre l'injustice, promouvoir l'égalité et
provoquer le changement social. Dans le contexte de la Déclaration des droits de la femme et de la
citoyenne, l'écriture a été utilisée comme une forme de combat pour l'égalité des sexes.
L'écriture comme forme de combat :
Expression des idées : L'écriture permet d'exprimer des idées et des opinions, de critiquer les injustices
et de proposer des solutions. C'est un moyen de faire entendre sa voix et de défendre ses convictions.
Sensibilisation : L'écriture peut servir à sensibiliser le public à une cause ou à un problème. Elle peut
aider à changer les mentalités et à influencer l'opinion publique.
Mobilisation : L'écriture peut inciter à l'action et à la mobilisation. Elle peut inspirer les gens à se battre
pour une cause et à se mobiliser pour le changement.
Olympe de Gouges a utilisé l'écriture comme un outil pour combattre l'inégalité de genre. Voici quelques
exemples concrets:
Révision de la Déclaration des droits de l'homme: De Gouges a repris la Déclaration des droits de
l'homme et du citoyen, en modifiant le texte pour inclure les femmes. Par exemple, l'article 1 de sa
déclaration stipule: "Les femmes naissent libres et demeurent égales aux hommes en droits". C'est une
révision directe de l'article 1 de la Déclaration des droits de l'homme, qui ne mentionne que les
hommes.
Préface adressée à la Reine: De Gouges a adressé sa déclaration à la reine Marie-Antoinette, dans l'espoir
d'obtenir son soutien. C'était une stratégie audacieuse et provocatrice, car elle suggérait que la reine avait
le pouvoir et le devoir de promouvoir l'égalité des sexes.
Appel à l'action: La déclaration de De Gouges ne se contente pas de décrire les droits des femmes, elle
appelle également à l'action. Par exemple, l'article 10 stipule: "La femme a le droit de monter à l'échafaud;
elle doit avoir également celui de monter à la Tribune". C'est un appel clair à l'égalité politique.

c) La place des femmes au XVIIIe siècle


En 1791, Olympe de Gouges, une femme de lettres française et une figure politique, a publié la "Déclaration
des droits de la femme et de la citoyenne". Ce document était une réponse directe à la "Déclaration des droits
de l'homme et du citoyen" de 1789, qui n'incluait pas explicitement les femmes dans ses principes d'égalité et
de liberté.
La déclaration de Gouges visait à exposer les échecs de la Révolution française en matière d'égalité des sexes.
Elle a proposé une série de droits qui devraient être accordés aux femmes, y compris le droit de vote, le droit
à l'éducation et le droit à la participation politique.
Voici quelques points clés de la déclaration :
Article I : La femme naît libre et demeure égale à l'homme en droits.
Article II : Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles
de la Femme et de l'Homme ; ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et surtout la résistance à
l'oppression.
Article X : La Femme a le droit de monter à l'échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la
Tribune.
Cependant, malgré ses efforts, la déclaration de Gouges n'a pas été largement acceptée et n'a pas entraîné de
changements significatifs pour les droits des femmes à l'époque. Gouges elle-même a été exécutée pendant
la Terreur en 1793. Il faudrait attendre encore plusieurs siècles avant que les femmes obtiennent des droits
égaux dans la plupart des sociétés.

d) La place des femmes au XVIIIe siècle


Voici quelques points clés de la déclaration concernant l'éducation des femmes :
Article 10 : "La femme a le droit de monter à l'échafaud; elle doit avoir également celui de monter à la
Tribune." Cela signifie que si les femmes ont le droit d'être punies de la même manière que les hommes,
elles devraient également avoir le droit de participer à la politique et à l'éducation.
Article 11 : "La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de
l'homme: tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement." Cela suggère que les femmes
devraient avoir le droit de s'exprimer librement, ce qui implique un certain niveau d'éducation.
Impact de la déclaration :
Bien que la déclaration n'ait pas eu un impact immédiat sur l'éducation des femmes, elle a jeté les bases des
mouvements ultérieurs pour l'égalité des droits, y compris l'égalité en matière d'éducation. Cependant, il a
fallu beaucoup de temps pour que ces idées soient largement acceptées et mises en œuvre.
Éducation des femmes :
XVIIIe Éducation domestique
XIXe Éducation limitée
XXe Égalité d'éducation
En conclusion, la déclaration des droits de la femme et de la citoyenne a été un pas important vers l'égalité
des droits pour les femmes, y compris le droit à l'éducation. Cependant, il a fallu beaucoup de temps pour que
ces idées soient acceptées et mises en œuvre.

IV- En plus
a) Oeuvres associés
"Vindication of the Rights of Woman" (1792) par Mary Wollstonecraft : Cette œuvre britannique est souvent
considérée comme une réponse à la déclaration de Gouges. Wollstonecraft y défend l'éducation des femmes
et leur droit à participer à la vie politique.
"Le Deuxième Sexe" (1949) par Simone de Beauvoir : Bien que publié plus d'un siècle et demi après la
déclaration de Gouges, ce livre est une extension de ses idées. De Beauvoir y explore la condition féminine
dans une société patriarcale.
b) Citations

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