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Introduction à la Comptabilité Générale

Le document présente les notions de base de la comptabilité générale, en mettant l'accent sur l'importance de l'entreprise et de son bilan. Il décrit les flux économiques, leur classification, ainsi que l'analyse comptable des transactions en termes de ressources et d'emplois. Enfin, il aborde la définition et l'étude du bilan, en expliquant la distinction entre actif et passif, ainsi que la notion de situation nette.

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Introduction à la Comptabilité Générale

Le document présente les notions de base de la comptabilité générale, en mettant l'accent sur l'importance de l'entreprise et de son bilan. Il décrit les flux économiques, leur classification, ainsi que l'analyse comptable des transactions en termes de ressources et d'emplois. Enfin, il aborde la définition et l'étude du bilan, en expliquant la distinction entre actif et passif, ainsi que la notion de situation nette.

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CABINET VISION CONSEILS

I. Partie : les opérations courantes


Chap. 1 LES NOTIONS DE BASE DE LA COMPTABILITES GENERALE
La pratique de la comptabilité nécessite la maitrise d’un certain nombre d’éléments. L’entreprise apparait
comme un premier élément en comptabilité, laquelle ne peut pas se constituer sans patrimoine précis c’est-à-
dire le bilan. La maitrise du bilan n’est comprise que si toutes les transactions l’affectant sont acceptées, et son
étude complète ne sera faite qu’après analyse de ses éléments, c’est-à-dire les comptes.
SECTION 1 : l’entreprise, ses flux et leurs enregistrements
A- La notion d’entreprise
Toute activité économique précise quant à son objectif s’exerce dans un cadre bien précis. Pour des activités à
but lucratifs ou social, ce cadre est l’entreprise.
Communément, le terme entreprise désigne certaine organisation ayant une activité bien précise (transport,
maintenance, travaux public).
Il existe à cet effet une multitude de définitions de l’entreprise, ainsi on met l’accent sur l’aspect lucratif, on dira
que l’entreprise est : « un organisme disposant d’une autonomie financière et produisant pour le marché des
biens et des services. »
Chaque entreprise réalise un certain nombres de transactions avec d’autres firmes. Transactions qui prennent
la forme de flux économiques.
B- Les flux économiques
La vie de l’entreprise est faite de multiples opérations qu’on peut classer en opérations d’investissements,
financement et opérations d’exploitations. Ces opérations en vue de leur analyse comptable doivent être
étudiées de façon détaillée par une décomposition en flux.
1- Définition du flux
Sous l’angle économique ou comptable le flux désigne un mouvement de valeur à l’intérieur de l’entreprise ou
entre l’entreprise et d’autres. La valeur mouvementée pouvant être soit un bien ou un service, soit un moyen
de payement. Il se pose le problème de la classification des flux.
2- Typologie des flux économiques
Les flux économiques peuvent être suivant leur origine –destination ou suivant la nature
de la valeur mouvementée.
a) Suivant l’origine- destination
A ce niveau, on distinguera les flux internes des flux externes. Un flux est dit interne lorsque son point de départ
et son point d’arrivée sont dans la même entreprise,
Exemple : retrait de 8 cartons de champagne du magasin pour la salle d’exposition ;
Par contre, un flux est dit externe lorsque le point de départ est dans une entreprise et le point d’arrivée dans
une autre.
Exemple : remise d’un chèque de 10.000Fcfa à un fournisseur pour règlement de sa dette.
Congelcam livre 18kg de poisson à l’hôtel Uriel.

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b) Selon la nature de la valeur mouvementée
Dans ce cas on distingue les flux réels des flux financiers. Un flux est réel lorsque la valeur mouvementée porte
sur un bien ; soit sur un service.
Exemple : congelcam livre 18kg à l’hôtel Uriel.
Un flux sera financier ou monétaire lorsque la valeur mouvementée porte sur un moyen de
payement (monnaie).
Exemple : remise d’un chèque de 10.000Fcfa à un fournisseur pour règlement de sa dette.
Remarque : un flux, qu’il soit réel ou financier peut être soit interne ou soit externe.
3- Schéma des flux économiques
a) Schéma du flux interne
Hôtel Uriel
Magasin 10 caisses de champagnes salle d’exposition
b) Schéma
du flux externe
18kg de poisson(1) congelcam
Hotel Uriel

Espèce de 50.000 (2)

(1) Flux réel externe


(2) Flux financier externe
Exercice 1 : retrouvez dans votre environnement proche :
- Deux flux externes
- Deux flux internes réels
- Trois flux externes financiers
- Un flux interne financier
Exercice 2 : la boutique SIMO vend à TUKI 5 paires de chaussures à 100.000Fcfa réglée en espèce ; TUKI les
revend à DOUMBE à 150.000Fcfa réglé par chèque bancaire après avoir bénéficier du gardiennage à mr AKONO
à qui il a remis un chèque de 20.000Fcfa.
Dessinez un schéma qui résume les transactions ci-dessus en utilisant les flèches en trait continu pour les flux
réels et en trait discontinues pour les flux financiers.

C- Analyse comptable des flux économiques


Pour matérialiser de façon comptable chaque transaction effectuée par l’entreprise, il convient de trouver son
origine (point de départ) et sa destination (point d’arrivée) qui, pour des commodités comptables s’appelle
ressource et emploi.

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En d’autres termes, analyser un flux, une transaction ou une opération revient à identifier son point de départ
(ressources) et son point d’arrivée (emploi).
1- La notion de ressource
La ressource désigne le moyen, c’est-à-dire ce qui a rendu possible la transaction.
Exemple : achat d’un terrain de 8millions de Fcfa régler par chèque bancaire est une opération dont la ressource
est : chèque bancaire
2- L’emploi
Il représente l’utilisation de la ressource (ce qu’on a fait de la ressource)
Exemple : achat de terrain 8.000.000 Fcfa par chèque bancaire est une opération dont l’emploi est terrain.
Nous aurons dont fréquemment à répondre aux questions QUOI ? (ce qu’on a fait), COMMENT (avec quel
moyen). De façon esthétique, cette analyse en terme de ressource emploi peut se faire dans un tableau dont le
tracé est le suivant :
Ressources Emploi
Date Libellé
Nature Montant Nature montant
Achat terrain Banque 80.000.000 Terrain 80.000.000
25/09
Total 80.000.000 80.000.000

Remarque 1 : chaque opération doit ouvrir au moins 1 emploi et au moins 1 ressource


Remarque 2 : par respect du principe de la partie double, on doit vérifier pour chaque opération que les sommes
portées en ressources soit égales à celles portées en emploi.
Exemple d’application
Analyser en terme de ressource emploi les opérations ci-dessous réalisées par SARL DIMITRI :
- Facture N°V 0048 du fournisseur ESSO, montant 500.000 pour achat de marchandises réglé par chèque
bancaire
- Chèque retrait N° V000725 sur SGBC pour alimenter la caisse de l’entreprise : 400.000
- Facture N 00172 au client Bouba pour vente de marchandise de 200.000 Fcfa, règlement sous- huitaine
- Pièce de caisse N° 63, motif : payement de la quittance d’électricité, montant : 25.000Fcfa
- Achat d’un terrain valant 12.000.000Fcfa dont 4.000.000 réglé au comptant en espèce (pièce de caisse
N° 64 et le reste par chèque postale N° 11010)
- Pièce de caisse N° 65, motif : encaissement de la créance sur Bouba
- Facture N° 1804 au client Samba pour vente de marchandise réglé par lettre d’échange N°04, échéance
24 /12 montant: 400.000Fcfa
NB : chaque opération est réalisée par jour et dans l’ordre ci-dessus, la première ayant eu lieu le 15
septembre 2009
SOLUTION

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Section 2 : le bilan
1- Genèse
L’entreprise, pour réaliser son objectif a besoin de réunir en son sein un certain nombre d’éléments ; il s’agit
entre autre des biens matériels (bâtiment, brevet et licence, équipement, marchandise, liquidité…)
L’obtention de ces biens n’est possible que grâce aux apports des propriétaires de l’entreprise, aux dettes
contractées sous quelques formes que ce soit (dettes auprès des établissements financiers, dettes auprès des
fournisseurs).
Ces biens et ces dettes constituent le patrimoine de l’entreprise et doivent être consignés dans un tableau
appelé bilan.

1. Définition du bilan

Le bilan d’une entreprise : est un tableau, un état qui retrace à un moment donné la situation patrimoniale de
l’entreprise, situation résumée en termes de biens et de dettes.

Les biens et les dettes doivent être rangés au bilan dans un ordre précis d’où la maîtrise de la structure du bilan.

2. Etude du bilan

Le bilan comporte deux parties : l’actif à gauche et le passif à droite.

a) Le passif du bilan : les ressources

Le passif exprime à la date de l’établissement du bilan, l’origine des diverses ressources se trouvant à la
disposition de l’entreprise. Ainsi, ces ressources peuvent être :

 Fournies par le ou les propriétaires de l’entreprise et maintenues de façon durable : le capital


 Fournies par des tiers (préteurs, fournisseurs) et doivent être remboursés à +ou- longues échéances :
les dettes
 Crée par l’entreprise elle-même à la suite de son activité passée et laissé à sa propre disposition : les
réserves
 Fournies par l’état ou d’autres organisations sous formes d’aides non remboursables : les subventions

Tel que décrites ci-dessus les ressources peuvent être soient internes, soient externes : ressources internes sont
celles générées par l’entreprise elle-même alors que les ressources externes viennent de l’extérieur soit en
termes de capital soit en termes de dettes

b) L’actif du bilan : les emplois

L’actif du bilan exprime l’utilisation des ressources c’est-à-dire leur emploi. En termes d’emploi, on distingue 2
types :

 Les emplois provisoires ils représentent des ressources utilisées pour acquérir des biens devant servir à
l’exploitation ou à la vie de l’entreprise c’est-à-dire des biens utilisables de façon durables ou des biens
transformables durant le cycle d’exploitation
m exemple : les immobilisations, les stocks
 Les emplois définitifs : ils traduisent toutes transactions qui concourent à une perte de valeur d’un
élément de l’actif
exemple : payement de salaire, de loyer

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NB : seuls les emplois provisoires figurent à l’actif du bilan alors que les emplois définitifs serviront dans le
compte du résultant. Le bilan de l’entreprise doit être établi de telle sorte qu’il y’ait égalité entre les deux
groupes d’éléments constituant le patrimoine.

c) L’égalité actif-passif

Etant donné qu’emploi et ressource traduisent deux aspects d’une même entité économique, l’actif et le passif
doivent avoir des totaux égaux c’est-à-dire total actif=total passif or l’actif correspond aux biens et le passif au

capital + les dettes. Biens=capital + dettes. Si à un moment donné cette égalité n’est pas vérifiée, la différence
constitue le résultat c’est-à-dire résultat=bien- (capital + dettes). Résultat= biens-passif

Etant donné que le total du bilan se mesure par rapport à l’ensemble de ces biens, on cherchera à ramener le
total du passif à celui de l’actif :

 Soit en lui ajoutant le résultat lorsqu’il est positif (biens supérieurs au capital + dettes)
 Soit en lui retranchant le résultat (biens inférieurs au capital + dettes) lorsqu’il est négatif

d) Présentation générale du bilan-comptable

Conformément aux systèmes normaux du plan comptable OHADA, le bilan doit faire apparaître des masses ou
rubrique tant à l’actif qu’au passif. C’est ainsi que nous aurons :

Actif bilan de…………………………………. Au 31/12………. Passif

POSTES MONTANT POSTES MONTANT


ACTIF IMMOBILISE CAPITAUX PROPRES
Immobilisations incorporelles
Immobilisations corporelles DETTES FINANCIERS
Immobilisations financières

ACTIF CIRCULANT PASSIF CIRCULANT


-Stock
-Créance

TRESORERIE- ACTIF
TRESORERIE-PASSIF
TOTAL ACTIF TOTAL PASSIF
Pour une présentation détaillée du bilan, confère plan des comptes du système OHADA

Exemple d’application

Les éléments suivants vous sont fournis pour établir le bilan de la S.A POJER

 Stock de marchandises : 2.500.000


 Subvention d’investissement : 1.000.000
 Clients ; effets à recevoir :700.000
 Réserves : 2.000.000
 Capital : illisible
 Provisions financières pour risques et charges : 4.500.000
 Fournisseurs d’exploitation : 3000.000
 Bâtiment : 12.000.000

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 Banque : 700.000
 Titre de placement : 2.000.000
 Découvert bancaire : 500.000
 Titre de participation : 3.000.000
 Résultat : illisible
 Matériel informatique : 6.000.000
 Espèces en caisse : 300.000
 Client : 1.700.000

Après recherche on se rend compte que le résultat est le 1/9e du capital

Travail à faire

Après à avoir déterminer le capital et le résultat, présentez le bilan de cette entreprise conformément aux
dispositions du plan comptable OHADA.

SOLUTION

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5- la notion de situation nette


La notion de situation nette dans un bilan financier (bilan établi compte tenue
des réévaluations des éléments de l’actif) est différente de la situation nette par
rapport à un bilan comptable. Dans l’un ou l’autre cas, la situation nette représente ce
qui reviendrait au(x) propriétaire(s) de l’entreprise si celle-ci parvenait à être cédée et
les dettes payées.
A partir d’un bilan comptable on peut calculer la situation nette de deux façons :
- Méthode addictive : SN= capital
+ Reserve
+ R.A.N
+Subvention d’investissement
- Charges immobilisées

-Méthode soustractive : SN= Actif réel – passif exigible


Ou SN= (total actif – charges immobilisées) – (DF + PC + TA)

ACTIF PASSIF

CP
AI
DF
AC
PC

TA TP

Exemple d’application
A partir du bilan de l’exemple ci-dessus, calculez de 2 manières la situation nette de
l’entreprise

SECTION 3 : Le compte

A- Définition
Le compte est un tableau à deux parties permettant l’enregistrement des opérations
comptables. la partie de gauche est appelé débit et la partie de droite crédit.

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B- Classification des comptes


Le pan comptable range les comptes dans 9 classes dont 8 retiennent notre attention.
Celle-ci est groupée en deux : les comptes de bilan et les comptes de gestion.
1- Les comptes de bilan
Encore appelé comptes patrimoniaux, les comptes du bilan enregistre les emplois
provisoire de l‘entreprise. Ils vont de la classe 1 à la classe 5 et se subdivisent en
compte de l’actif et en compte du passif
- les comptes de l’actifs : ils comprennent la classe 2, la classe 3, certains comptes de
la classe 4 et certains comptes de la classe 5. Ils ont pour spécificité d’augmenter du
côté gauche (quand ils sont débités) et diminué du côté droite (quand ils sont
crédités).
- les comptes du passif : ce sont les comptes de la classe 1, certains de la classe 4 et
certains de la classe 5. Leur fonctionnement est inverse à celui de l’actif c’est-à-dire
diminue au débit et augmente au crédit.
Ainsi défini le bilan en terme de classe et de compte peut se présenté comme suite :

ACTIF PASSIF

Classe2 CLASSE1

CLASSE3 CLASSE 4

CLASSE 4 CLASSE 5

CLASSE 5

2- Les comptes de gestion


Ils permettent de présenter le compte de résultat de l’entreprise on y trouve des
comptes allant de la classe 6 à la classe 8 et se subdivisent en :
- Les comptes de charge (classe 6) : ils enregistrent les emplois définitifs c’est à
dire des éléments ayant une valeur économique négative (qui appauvrissent
l’entreprise). Leur fonctionnements est similaire à celui des comptes de l’actif du
bilan c’est à dire augmentation au débit et diminution au crédit.
- Les comptes de produit (classe7) : il enregistre les éléments enrichissent
l’entreprise (augmentation du résultat). Leur fonctionnement est similaire à
celui des comptes du passif c’est à dire diminution au débit et augmentation au
crédit.

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- Les comptes des autres charges et autres produits (classe 8)


L’entreprise peut effectuer des transactions qui n’entrent pas dans l’habitude de son
activité ce sont alors des transactions dites hors activité ordinaire, transaction pouvant
occasionner soit des charges, soit des produits qui serons notés dans les comptes de la
classe 8.
Ainsi défini le compte de résultat peut se schématiser comme suite :

Débit (charge) Crédit (produit)

Classe6 Classe7

Classe8 Classe8

REMARQUE :
RQ1 : Débiter un compte consiste à inscrire une somme du côté gauche de ce compte
alors que créditer un compte revient à porter une somme du coté droit.
RQ2 : Lors d’une transaction ou opération, si un compte est cité au départ(en
ressource) on doit le créditer alors que s’il est plutôt cité à l’arrivée (l’emploi) on doit le
débiter
Point de départ = origine =ressource = compte à créditer
Point d’arrivée = destination = emploi = compte à débiter
RQ3 : pour chaque opération, deux comptes au moins doivent intervenir pour son
analyse : un débité pour designer l’emploi et l’autre crédité pour désigner la
ressource ; la somme portée au débit d’un compte lors d’une opération doit être égale
à celle portée au crédit d’un autre compte lors de la même opération
C – le solde compte
A un moment donné, le solde d’un compte représente la différence entre le total débit
et le total crédit ou inversement. Ce solde peut être de trois natures :
- Créditeur : (total crédit supérieur au total débit)
- Débiteur : (total crédit inférieur au total débit)
- Nul : (total débit est égale au total crédit)

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REMARQUE : les comptes de l’actif et les comptes de charge sont par essence des
comtes à solde Débiteur alors que les comptes du passif et les compte de produit
sont des comptes à solde Créditeur.
D –le tracé du compte
Le compte peut être tracé de plusieurs manières.
1-le compte schématique
il est simple à tracer car il prend la forme d’un T c’est à dire

D Numéro et intitulé C

Malgré sa simplicité, ce compte à l’inconvénient d’être moins explicite car en dehors du montant de la
transaction, aucune autre information (date, référence, libellé) n’est fourni

2-le compte à colonnes séparées

Contrairement au compte précédent, celui-ci à l’avantage d’être explicite car en plus du montant de chaque
opération on précise sa nature et sa date de réalisation d’où le tracé suivant :

DATE LIBELLE MONTANT DATE LIBELLE MONTANT

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3-les comptes à colonnes jumelées ou mariées tenu avec cumul et
colonne pour solde
En plus d’être plus explicite que le précèdent, ce compte à l’avantage
d’occuper moins d’espace car une seule est prévu pour la date, une seule
colonne pour les libelles, qu’il s’agisse des opérations au débit ou au
crédit ; de même ce compte permet d’avoir le solde après chaque
opération d’où le tracé suivant :

LIBELLE SOMME CUMMUL SOLDE


DATE D C D C D C
10/09 Vente à 500000 _ 500000 _ 500000
crédit
15/09 Règlement _ 300000 500000 300000 200000
de bouba
Exple : 10/09/2008 vente de marchandise à crédit à BOUBA : 500000

15/09/2008 règlement des espèces de BOUBA: 300000

E- la réciprocité de compte
Deux comptes sont dits réciproques lorsque tenus dans deux comptabilités différentes
à la suite des mêmes opérations, et pendant la même période, ils présentent les
mêmes soldes mais de sens opposé (débiteur dans une comptabilité et créditeur dans
l’autre)
F- Virement comptable(V.C)
Le virement comptable est une opération qui consiste à transférer une somme d’un ou
plusieurs comptes vers un ou plusieurs autres comptes (soient du débit vers le débit,
soient du crédit vers le crédit). Il permet (V.C) soit d’opérer une ventilation, soit de
faire un regroupement, ou de rectifier une erreur
La ventilation consiste à partir d’un compte global vers plusieurs autres comptes alors
que le regroupement est l’inverse.

EXERCICE PRO

Pendant la 1ere semaine de novembre 2007 le service comptable de la S.A POJER vous a remis les documents
suivants : numérotés de 1 à 7
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Type : PC N° 52 Type : PC N° 02

Date : 05 novembre Date : 02 novembre

Montant : 500 000 Montant : 300 000

Motif : versement en banque Motif : Règlement au fournisseur

Type : facture N° V04 Type :PC N° 06

Date : 04 novembre Date : 06 NOV

Montant: 300 000 Montant : 90 000

Motif: vente de marchandises contre espèce Motif: reglement d’un client

Type : chèque N° 045 Type : facture N° V07

Date : 03 NOV Date : 07 NOV

Montant : 400 000 Montant: 700 000

Motif : paiement des dividendes Motif: vente de marchandises à crédit

Type : PC N° 08

Date : 08 NOV

Montant : 70 000

Motif: encaissement des dividendes

TAF

1) analyser dans un tableau en termes de ressource-emploi les opérations que traduisent les documents ci-
dessus

2) étant donné que le 1er nov. la caisse de la S.A POJER était pourvue de 1.200.000, présentez ce compte en
utilisant le tracé à colonnes jumelées tenu avec cumul et solde.

3) pour quelle valeur et de quelle coté ce compte caisse va-t-il se situer au bilan du 08 NOV ?

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