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Ept An 05

Ce document traite de la résolution numérique des équations non linéaires, en se concentrant sur des méthodes telles que la dichotomie et les points fixes. Il présente des théorèmes fondamentaux, des algorithmes et des conditions de convergence pour garantir l'existence de solutions. Des exemples illustrent l'application des méthodes discutées pour trouver des zéros de fonctions continues.

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Résolution numérique des équations

non linéaires
[email protected]
Yassine Hachaïchi
Smart Electricity & ICT ; ENICarthage
Résolution numérique des équations non
linéaires
Position du problème Le problème est de calculer les zéros d’une
fonction continue f, c’est-à-dire les x points tels que f(x) = 0.
Exemples :
𝑥 2 − 2 = 0 on a 𝑥 = ± 2 ≈ ± 1,41 · · ·
𝑒 −𝑥 − 𝑥 = 0 on peut justifier l’existence d’un zéro par 𝑓(0) =
1
1 > 0 et 𝑓 1 = − 1 < 0.
𝑒
Algorithme de la Dichotomie
• Informellement, on construit deux suites 𝑢𝑛 𝑛 et 𝑣𝑛 𝑛 , telles
que
lim 𝑢𝑛 = lim 𝑣𝑛 = 𝑐 𝑒𝑡 ∀𝑛 ∈ 𝑁; 𝑢𝑛 ≤ 𝑐 ≤ 𝑣𝑛 .
𝑛→∞ 𝑛→∞
• Cette méthode repose sur le théorème des valeurs intermédiaires :
Théorème (TVI) Soit f continue sur [a; b] telle que
𝑓(𝑎)𝑓(𝑏) < 0, 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 ∃𝑐 ∈]𝑎; 𝑏[; 𝑓(𝑐) = 0
Précondition : Soit une fonction f continue, telle qu’il existe
𝑎 < 𝑏 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑓(𝑎)𝑓(𝑏) < 0, on sait par le TVI qu’il existe au
moins un zéro de f dans l’intervalle ]a; b[.
On construit les suites 𝑢𝑛 𝑛 , 𝑣𝑛 𝑛 et 𝑥𝑛 𝑛 comme suit.
𝑢0 = 𝑎; 𝑣0 = 𝑏
𝑢𝑛 +𝑣𝑛
et pour tout 𝑛 ∈ 𝑁 on pose 𝑥𝑛 = ;
2
Si 𝑓(𝑥𝑛 ) = 0 on a notre valeur et on arrête.
Sinon si 𝑓(𝑥𝑛 )𝑓(𝑢𝑛 ) < 0 alors 𝑢𝑛+1 = 𝑢𝑛 𝑒𝑡 𝑣𝑛+1 = 𝑥𝑛
Sinon 𝑢𝑛+1 = 𝑥𝑛 𝑒𝑡 𝑣𝑛+1 = 𝑣𝑛 .
Pour 𝑥𝑛 , on peut s ’arrêter une
étape avant !!
𝒏 ≥ 𝟑 × 𝐥𝐨𝐠 𝟐 𝟏𝟎 ≈ 𝟗. 𝟗𝟔𝟔
Méthodes du point fixe
On dit que 𝛼 est un point fixe d’une fonction f si f(𝛼) = 𝛼.
Si f est continue, une méthode consiste en la construction d’un
suite convergente 𝑢𝑛+1 = 𝑓(𝑢𝑛 ), celle si converge vers un point
fixe de f.
Réduction de problème : Chercher un zéro d’une fonction
continue g, peut se réduire à la recherche d’un point fixe d’une
fonction continue f, par exemple :
𝑔 𝑥 = 0 ⇐⇒ 𝑓 𝑥 = 𝑥 + 𝜆 𝑥 𝑔 𝑥 = 𝑥; 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝜆 𝑥 ≠ 0
Par exemple
3 3
1
𝑥 − 𝑥 − 1 = 0 ⇐⇒ 𝑥 − 1 = 𝑥 ⇐⇒ 2 = 𝑥
𝑥 − 1
On va commencer par donner des préconditions afin de garantir
l’existence d’un point fixe d’une fonction continue, ensuite les
conditions de convergence d’une méthode vers ce point fixe.
Théorème Soit f continue de [a; b] dans R.
Si 𝑓([𝑎; 𝑏]) ⊂ [𝑎; 𝑏] alors f admet un point fixe.
Preuve : 𝑓(𝑎) ∈ [𝑎; 𝑏] alors 𝑓(𝑎) − 𝑎 ≥ 0.
𝑓(𝑏) ∈ [𝑎; 𝑏] alors 𝑓(𝑏) − 𝑏 ≤ 0.
En utilisant le TVI pour 𝑓(𝑥) − 𝑥, on a
∃𝑐 ∈ [𝑎; 𝑏]; 𝑓(𝑐) − 𝑐 = 0.
Théorème Soit 𝑓 ∶ [𝑎; 𝑏] → 𝑅 une fonction continue. On
suppose que les hypothèses suivantes soient satisfaites :
H1. L'image de [a; b] par f est un sous-ensemble de [a; b] (c.-a-d.
𝒇([𝒂; 𝒃]) ⊆ [𝒂; 𝒃]) ;
H2. il existe K < 1 tel que
∀𝒙; 𝒚 ∈]𝒂; 𝒃[; |𝒇(𝒙) − 𝒇(𝒚)| ≤ 𝑲|𝒙 − 𝒚|
on dit que f est contractante.
Il existe alors un unique 𝛼 ∈ [𝑎; 𝑏] tel que 𝑓(𝛼) = 𝛼 , appelé
point fixe de f, et la suite (𝑢𝑛 ) définie par :
𝑢0 ∈]𝑎; 𝑏[ 𝑒𝑡 𝑢𝑘+1 = 𝑓(𝑢𝑘 ) converge vers 𝛼.
Estimation du nombre d’itérations en fonction
de l'erreur tolérée
Pour chercher 𝛼 ∈ [𝑎; 𝑏] tel que 𝑓(𝛼) = 𝛼 à 𝜀 près par une
méthode de point fixe, il suffit que
𝑲𝒏 |𝒖𝟎 − 𝜶 | ≤ 𝑲𝒏 |𝒃 − 𝒂| ≤ 𝜺.
𝒂+𝒃 𝑲𝒏 𝒃 − 𝒂
Si 𝒖𝟎 = , 𝑲𝒏 𝒖𝟎 − 𝜶 ≤ ≤ 𝜺.
𝟐 𝟐
𝑎+𝑏
Pour une incertitude de 𝜀, et en prenant 𝑢0 = , on pose
2
𝟐𝜺
𝒍𝒐𝒈
𝒃−𝒂
𝑵𝜺 = 𝑬 + 𝟏
𝐥𝐨𝐠 𝑲
Exemple.
1
Soit la fonction 𝑓 𝑥 = 𝑥 − (𝑥 2 − 2).
5
Montrez que la suite 𝑥0 ∈ [1; 2] 𝑒𝑡 𝑥𝑛+1 = 𝑓(𝑥𝑛 ) converge vers 2.
′ 2
f est clairement de classe C . 𝑓 𝑥 = 1 − 𝑥, alors pour 1 ≤ 𝑥 ≤
1
5
1 ′ 3
2, 𝑜𝑛 𝑎 0 ≤ ≤ 𝑓 𝑥 ≤ < 1.
5 5
6
f est croissante, alors pour 1 ≤ 𝑥 ≤ 2, on a 1 < 𝑓 1 = ≤ 𝑓 𝑥 ≤
5
8
𝑓 2 = < 2. On peut appliquer le théorème :
5
3 1
𝑥0 = 𝑒𝑡 𝑥𝑛+1 = 𝑥𝑛 − (𝑥𝑛2
− 2) converge vers l’unique point fixe de
2 5
f dans [1; 2].
1 2
𝑙− 𝑙 − 2 = 𝑙 ⇐⇒ 𝑙 2 − 2 = 0 ⇐⇒ 𝑙 = ± 2.
5
? 𝑁 ; 𝑢𝑁 = 2 ± 10−3
𝑛
3
𝑢𝑛 − 2 < 𝑏 − 𝑎 < 10−3
5
𝑛
5
103 <
3
0,0013060694016=0.6^(13)
Théorème (de convergence locale) Soit 𝑓 ∶ 𝐼 → 𝑅 telle que f
est de classe 𝐶 1 sur un ouvert I et ∃𝛼 ∈ 𝐼; 𝑓(𝛼) = 𝛼.
1. Si |𝑓′(𝛼)| < 1 alors il existe un voisinage 𝛼 ∈ 𝑉 ⊂ 𝐼 tel
que : ∀𝑥0 ∈ 𝑉 ; 𝑥𝑛+1 = 𝑓(𝑥𝑛 ); converge vers 𝛼
On dit que 𝛼 est un point fixe attractif.
2. Si |𝑓′(𝛼)| > 1 alors ∀𝑥0 ∈ 𝐼 ; 𝑥𝑛+1 = 𝑓(𝑥𝑛 ); diverge.
Sauf si 𝒙𝒏 = 𝜶 pour 𝒏 ∈ 𝑵. On dit que 𝛼 est un point fixe
répulsif.
3. Si 𝑓 ′ 𝛼 = 1 on ne peut rien décider.
Preuve :
1. Si 𝑓 ′ 𝛼 = 𝑙 < 1 alors il existe
𝑙+1
𝜀 > 0 ∶ ∀𝑥 ∈ 𝛼 − 𝜀, 𝛼 + 𝜀 ; 𝑓′ 𝑥 < < 1
2
puisque f′ est continue. Or par le théorème des accroissements finis :
𝑙+1
𝑥−𝛼 ≤𝜀 → 𝑓 𝑥 −𝑓 𝛼 ≤ 𝑥 − 𝛼 ≤ 𝑥 − 𝛼 ≤ 𝜀 alors
2
𝑓 𝑥 ∈ 𝛼 − 𝜀, 𝛼 + 𝜀
On peut alors appliquer le théorème du point fixe sur l’intervalle 𝛼 − 𝜀, 𝛼 + 𝜀 .
2. Si 𝑓 ′ 𝛼 = 𝑙 > 1 alors
𝑙 + 1
𝑓 𝑥𝑛 − 𝑓 𝛼 ≥ 𝑥𝑛 − 𝛼 > 𝑥𝑛 − 𝛼 > 𝜀
2
on déborde à chaque fois de l’intervalle
Cas convergents
Cas divergents
Définition (Application contractante) Soient (𝑋, 𝑑) un espace métrique et
𝑓 ∶ 𝑋 → 𝑋 une application. On dit que f est contractante s’il existe une
constante 0 < 𝑘 < 1 telle que
∀𝑥, 𝑦 ∈ 𝑋, 𝑑 𝑓 𝑥 , 𝑓 𝑦 ≤ 𝑘 𝑑(𝑥, 𝑦).
Théorème (Théorème du point fixe de Picard-Banach) Soient (𝑋, 𝑑) un
espace métrique complet et 𝑓 ∶ 𝑋 → 𝑋 une application k-contractante.
Alors
1. f admet un unique point fixe 𝑎 ∈ 𝑋,
2. pour tout 𝑥0 ∈ 𝑋, la suite des itérées de 𝑥0 par f, définie par 𝑥𝑛 ∶= 𝑓 𝑛 𝑥0
pour tout 𝑛 ∈ 𝑁, converge vers a,
𝑘𝑛
3. ∀𝑛 ∈ 𝑁, 𝑑 𝑥𝑛 , 𝑎 ≤ 𝑑 𝑥1 , 𝑥0 .
1−𝑘
Algorithme de Newton
L’algorithme de Newton est une méthode de point fixe pour rechercher le zéro d’une
1 𝑓 𝑥𝑛
fonction de classe 𝐶 tel que : 𝑥𝑛+1 = 𝑥𝑛 − ′
𝑓 𝑥𝑛
L’idée est de chercher 𝜆(𝑥) telle que : 𝑔(𝑥) = 𝑥 + 𝜆(𝑥)𝑓(𝑥) soit nulle en 𝛼 tel
que f(𝛼) = 0.
𝑔′(𝑥) = 1 + 𝜆′(𝑥)𝑓(𝑥) + 𝜆(𝑥)𝑓′(𝑥), en posant 𝑔′(𝛼) = 0, on a λ(𝛼)f′(𝛼) = −1.
On peut montrer que 𝑥𝑛+1 est le point d’intersection de la tangente à la courbe de f
au point 𝑥𝑛 (d’équation [𝑦 = 𝑓′(𝑥𝑛 )(𝑥 − 𝑥𝑛 ) + 𝑓(𝑥𝑛 )]) et l’axe des abscisse
(Ox)
(c’est-à-dire la racine de l’équation [0 = 𝑓′(𝑥𝑛 )(𝑥𝑛+1 − 𝑥𝑛 ) + 𝑓(𝑥𝑛 )]).
𝑓 𝑥
On pose alors 𝑥𝑛+1 = 𝑔(𝑥𝑛 ) avec 𝑔 𝑥 = 𝑥 − . En cas de convergence,
𝑓′ 𝑥
𝑓 𝑙 𝑓 𝑙
𝑔 𝑙 =𝑙 − = 𝑙 ⇐⇒ = 0 ⇐⇒ 𝑓 𝑙 = 0
𝑓′ 𝑙 𝑓′ 𝑙
Newton • [𝒚 = 𝒇′(𝒙𝒏 )(𝒙 − 𝒙𝒏 ) + 𝒇(𝒙𝒏 )]
• [𝟎 = 𝒇′(𝒙𝒏 )(𝒙𝒏+𝟏 − 𝒙𝒏 ) + 𝒇(𝒙𝒏 )]
Théorème (Newton locale) Soit 𝑓 ∶ [𝑎; 𝑏] → 𝑅 une fonction
de classe 𝐶 1 . On suppose que ∃𝛼 ∈]𝑎; 𝑏[; 𝑓(𝛼) =
0 𝑒𝑡 𝑓′(𝛼) ≠ 0 (racine simple). Alors il existe un voisinage V
de tel que la suite 𝑥𝑛 définie par :
𝒇 𝒙𝒏
𝒙𝟎 ∈ 𝑽 ; 𝒙𝒏+𝟏 = 𝒙𝒏 − ′ converge vers 𝛼.
𝒇 𝒙𝒏
𝑓 𝑥
Preuve : Soit 𝑔 𝑥 = 𝑥 − , on a alors : 𝑓 𝛼 = 0 ⇒
𝑓′ 𝑥
g 𝛼 =𝛼
𝑓′ 𝑥 2 −𝑓 𝑥 𝑓′′ 𝑥 𝑓 𝑥 𝑓′′ 𝑥
𝑔′(𝑥) = 1 − = , d’où g’ 𝛼 = 0.
𝑓′ 𝑥 2 𝑓′ 𝑥 2
Par le théorème du point fixe, il existe un voisinage V de tel
que ∀𝑥0 ∈ 𝑉; 𝑥𝑛+1 = 𝑔(𝑥𝑛 ) converge vers 𝛼.
Théorème (Newton globale) Soit 𝑓 ∶ [𝑎; 𝑏] → 𝑅 une fonction de classe 𝐶 2 . On
suppose que les hypothèses suivantes soient satisfaites :
H1. 𝑓(𝑎) · 𝑓(𝑏) < 0 ;
H2. 𝑓′(𝑥) ≠ 0; ∀𝑥 ∈]𝑎; 𝑏[.
H3. 𝑓′′(𝑥) ≠ 0; ∀𝑥 ∈]𝑎; 𝑏[.
Alors la suite 𝑥𝑛 définie par :
𝑓 𝑥𝑛
𝑥0 ∈ 𝑉 𝑡𝑒𝑙 𝑞𝑢𝑒 𝑓 𝑥0 𝑓 ′′ 𝑥0 > 0 ; 𝑥𝑛+1 = 𝑥𝑛 − ′ converge vers l’unique
𝑓 𝑥𝑛
𝛼 ∈ 𝑎, 𝑏 ; 𝑓 𝛼 = 0.

La démonstration peut être faite pour le cas (H2); 𝑓′(𝑥) > 0 et (H3); 𝑓′′(𝑥) > 0.
On montre dans ce cas que 𝑥𝑛 est décroissante minorée par 𝛼.
Ordre d'une méthode
Soit 𝑥𝑛 une suite qui converge vers 𝛼 (une méthode). On dit que est
d’ordre (au moins) 𝑝 > 0 ⇐⇒
𝑥𝑛+1 − 𝛼
𝑥𝑛 − 𝛼 𝑝
est bornée.
Cet indicateur nous donne un comparaison entre les méthodes. Plus
l’ordre p est grand, plus la méthode converge rapidement vers le point
fixe. Algorithmiquement, pour une incertitude fixée 𝜀 , le nombre
d’itérations N𝜀 est plus petit.
La dichotomie et la fausse position sont d’ordre 1.
Théorème Soit g de classe 𝐶 𝑝 au voisinage de la limite 𝛼 = 𝑔(𝛼). Si
𝑔 𝑘 (𝛼) = 0, 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑘 = 1; · · · ; 𝑝 − 1 et 𝑔 𝑝 (𝛼) ≠ 0, alors la suite
𝑥𝑛+1 = 𝑔(𝑥𝑛 ) est d'ordre exactement p.
Preuve : Soit le développement limité de g au voisinage de 𝛼 :
𝑔 𝑘 𝛼 𝑔 𝑝 𝛼
𝑝−1
𝑔 𝑥 = 𝑔 𝛼 + Σ𝑘=1 𝑥−𝛼 𝑘+ 𝑥 − 𝛼 𝑝 + 𝑜( 𝑥 − 𝛼 𝑝 )
𝑘! 𝑝!
𝑔𝑝 𝛼
⇐⇒ 𝑔(𝑥) − 𝑔(𝛼) = 𝑥 − 𝛼 𝑝 + 𝑜( 𝑥 − 𝛼 𝑝 )
𝑝!
On a alors
𝑔𝑝 𝛼 𝑝 𝑝
𝑥𝑛+1 − 𝛼 = 𝑔(𝑥𝑛 ) − 𝑔(𝛼) = 𝑥𝑛 − 𝛼 + 𝑜 𝑥𝑛 − 𝛼 ⇐⇒
𝑝!
𝑥𝑛+1 −𝛼 𝑔𝑝 𝛼
→ ≠0
𝑥𝑛 −𝛼 𝑝 𝑝!
Proposition Soit 𝑓 ∶ [𝑎; 𝑏] → 𝑅 une fonction de classe 𝐶 1 .
On suppose que ∃𝛼 ∈]𝑎; 𝑏[; 𝑓(𝛼) = 0 𝑒𝑡 𝑓′(𝛼) ≠ 0
(racine simple). , alors la méthode de Newton est d'ordre au
moins 2.
Il suffit de voir la preuve de la méthode de Newton où on a
𝛼 = 𝑔(𝛼) et 𝑔′ (𝛼) = 0

Soit a > 0 un réel, écrire l’algorithme de Newton pour


approcher 𝑎. Prenez a = 3 et effectuez les 4 premières
itérations. Comparez avec 3
Systèmes d'équations à plusieurs variables
On peut aussi utiliser la méthode de Newton pour résoudre un système
de n équations (non linéaires) à n inconnues 𝑥 = (𝑥1 , … , 𝑥𝑛 ), ce qui
revient à trouver un zéro d'une fonction F de ℝ𝑛 dans ℝ𝑛 , qui devra être
différentiable et dont la différentielle est inversible.
Il faut multiplier par l'inverse de la matrice jacobienne J𝐹 (𝑥𝑘 ) au lieu de
diviser par 𝑓 ′ (𝑥𝑘 ). Évidemment, pour économiser du temps de calcul,
on ne calculera pas l'inverse de la jacobienne, mais on résoudra le
système d'équations linéaires suivant
J𝐹 𝑥𝑘 𝑥𝑘+1 − 𝑥𝑘 = −𝐹 𝑥𝑘

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