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Chap1 Atomistique UNH L1ST

Le cours de chimie générale, dirigé par le Pr. Dr. Barthélémy KABANGE NUMBI, couvre divers chapitres allant de l'atomistique à l'électrochimie, totalisant 60 heures d'enseignement. Les objectifs incluent le développement de compétences en sciences chimiques, la résolution de problèmes et la communication scientifique. Les étudiants apprendront à comprendre la matière à différentes échelles et à se familiariser avec les concepts fondamentaux de la chimie.

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Chap1 Atomistique UNH L1ST

Le cours de chimie générale, dirigé par le Pr. Dr. Barthélémy KABANGE NUMBI, couvre divers chapitres allant de l'atomistique à l'électrochimie, totalisant 60 heures d'enseignement. Les objectifs incluent le développement de compétences en sciences chimiques, la résolution de problèmes et la communication scientifique. Les étudiants apprendront à comprendre la matière à différentes échelles et à se familiariser avec les concepts fondamentaux de la chimie.

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UNIVERSITE NOUVEAUX

HORIZONS

Cours de chimie générale


Pr. Dr. Barthélémy KABANGE NUMBI
Professeur

UNILU/Faculté des Sciences/Département de Chimie/

Pr. Barthélémy KABANGE NUMBI 1


Plan du cours
CHAPITRE I : Atomistique et série périodique (6 heures)
CHAPITRE II : Nature des liaisons chimiques et géométrie moléculaire
(6 heures)
CHAPITRE III : Réactions chimiques (4 heures)
CHAPITRE IV : Etats de la matières : Gaz, liquide et solides (4 heures)
CHAPITRE V: Thermodynamique (12 heures)
CHAPITRE VI: Cinétique chimique (4 heures)
CHAPITRE VII: Equilibres acide-base et notions de pH (10 heures)
CHAPITRE VIII : Equilibre de précipitation (4 heures)
CHAPITRE IX: Electrochimie (4 heures)

Pr. Barthélémy KABANGE NUMBI 2


Programme

Heures de présence en cours Cours théorique 4 semaines (5 48 heures


théorique séances) × 12 h /semaine y
compris une interrogation
Heures de présence en TD 1 Séances d'exercices de 4 h 12 heures
/semaine-12 heures pour
l’ensemble
Heures de travail personnel 30 heures non comptabilisées pour les TPE.
(TPE)
Total 60 heures

Pr. Barthélémy KABANGE NUMBI 3


Descriptif du cours
Ce cours traite de la matière et une compréhension à différentes
échelles de la matière et de ses transformations, à une bonne
compréhension de la nature microscopique et macroscopique de la
matière. Il permet aux étudiants de se familiariser avec les éléments du
tableau périodique et leur réactivité, les principales propriétés de la
matière. Ceci inclut entre autres les différents états de celle-ci, les
transitions de phase des corps purs et mélanges, les transformations
chimiques (équilibre et cinétique).

Pr. Barthélémy KABANGE NUMBI 4


Objectifs du cours
A l'issue de cette unité d'enseignement, l’étudiant sera capable de :
• Constituer, entretenir et développer des connaissances en sciences
chimiques et les mettre en perspectives avec les autres disciplines
scientifiques propres à sa formation
• Agir en acteur expert scientifique autonome dans des résolutions de
problèmes
• Communiquer dans un langage clair et rigoureux, adapté au
contexte et au public
• Se développer professionnellement dans un souci du respect des
questions éthiques liées à son domaine d’expertise

Pr. Barthélémy KABANGE NUMBI 5


CHAPITRE I : ATOMISTIQUE
Quels sont les concepts-clés? La matière est constitué d’atomes. La
théorie de la matière est appelée mécanique quantique, dans laquelle
les propriétés des particules et des ondes se confondent, permet de
comprendre la structure des atomes.

Pourquoi avons-nous besoin de savoir cela? Les atomes sont les


éléments de construction fondamentaux de la matière. Ils sont la
monnaie de la chimie dans la mesure où toutes les explications des
phénomènes chimiques s’expriment en termes d’atomes. Ce chapitre
explore les variation périodiques des propriétés atomiques et montre
comment on utilise la mécanique quantique pour expliquer les
structures et par conséquent les propriétés des atomes.

Qu’avons-nous besoin de savoir maintenant? Nous devons être


familiarisés avec le modèle nucléaire de l’atome et avec le plan général
du tableau périodique. Nous avons également besoin des concepts
d’énergie cinétique et potentielle.
1. Structure de l’atome
a) Expériences ayant conduit à la détermination de la structure interne de l’atome

Expérience de [Link] Expérience de Mullikan

Les électrons sont


constitués d’une
charge négative.

C
 Les atomes ont une charge globalement neutre.

- Rayons cathodiques = faisceaux des On considère que cette valeur - est une « unité
particules chargées négativement. de » charge négative, et que est une « unité » de
- Mêmes particules quel que soit le métal charge positive.
utilisé. On a calculé la masse de l’électron en combinant
- Particules appelées électrons ( cette valeur avec le rapport mesuré par
Thomson et on a trouvé kg.
Expérience de Geiger et Marsden

 Les atomes sont constitués d’un noyau très dense, chargé positivement, entouré
d’électrons (charge électrique négative).
 Le noyau est constitué de deux types de particules (protons et neutrons)
appelées nucléons.
Nucléons Charge électrique Masse
Proton C
Noyau neutron 0
Electron C kg.

Un nucléide est une espèce atomique symbolisée par :


Il est défini par :

- Z : numéro atomique = nombre de protons


- A : nombre de masse = nombre de nucléons
0

D’où le nombre de neutrons :

2
• Des nucléides ayant le même nombre de protons (même Z) correspondent
au même élément. Ils portent le même nom. Exemple : Magnésium
: , et

• Les isotopes d’un élément sont des nucléides ayant le même numéro
atomique Z, mais des nombres de masse A différents.

Exemple : : hydrogène et : deutérium


• Masse atomique réelle cest la masse d’un atome réel : s’exprime en kg
ou en u.m.a. (u) (unité de masse atomique). L’isotope de sert de
référence : on postule qu’un atome réel qui pèse 1,99625.10-26 kg
correspond à 12 u exactement.
 1 u = 1,66054.10-27 kg
1 u  mp  mn
La spectrométrie de masse a été utilisée pour determiner les masses de
tous les élements.
La masse d’un atome d’hydrogène est de 1,67.10-27 kg et celle de l’atome
de carbone 1,99.10-26 kg.
Spectromètre de masse On utilise le spectromètre de masse pour
mesurer la masse des atomes. Les électrons
sortent du canon à électrons, sont accélérés par
une différence de potentielle et traversent un
champ magnétique. Lorsque la force du champ
magnétique varie, la trajectoire des ions
accélérés passe de A à C. Lorsque la trajectoire
est B, le détecteur d’ions envoie un signal à
l’enregistreur. La masse de l’ion est
proportionnelle à la force du champ
magnétique.

Exercices :
Si nous connaissons la masse d’un Combien y a-t-il d’atomes dans un échantillon
atome, nous pouvons déterminer le de 10,0 g de carbone?
nombre de ces atomes ( ) dans une
masse donnée de l’élément en divisant
simplement la masse de l’échantillon
par la masse d’un atome.
,
,
atomes
• La mole ( )
Il difficile d’imaginer est mal commode de se référer à de grand nombres d’atomes,
comme 5,03.1023, exactement comme un grossiste trouve mal commode de se référer à
des articles individuels plutôt qu’à des douzaines (12) ou de grosses (144). Pour suivre à
la trace les énormes nombres d’atomes, d’ions ou de molécules, nous avons besoin d’un
moyen efficace de déterminer et d’indiquer ces nombres. Les chimiste donnent le nombre
d’atomes, d’ions ou de molécules dans une unité appelée la mole.

Une mole d’objet contient le même nombre d’objets qu’il y a d’atomes dans
exactement 12 g de carbone-12.

Nombre d’Avogadro NA : NA = 12.10-3 [Link]-1/ 1,99625.10-26 kg= 6,022.1023 mol-1

1 mol d’objets signifie 6,022.1023 objets.

Exemple : supposez qu’on sache qu’un échantillon de vitamine C contient


1,29.1024 atomes d’hydrogène (ou d’autres sortes d’atomes). Quelle est la quantité
chimique (en moles) d’atomes d’hydrogène dans l’échantillon?
• Masse atomique moyenne d’un élément : masse de cet élément en u.m.a. en tenant
compte de ses isotopes.

, ,…, : % (abondance des différents isotopes de l’élément)


, M2, ... Mn leurs masses atomiques respectives

Exemple : le chlore naturel contient 75 % de l’isotope 35Cl et 25 % de l’isotope 37Cl.

La masse atomique moyenne est : M = 35,5 u.m.a


Masse molaire d’un élément = masse d’une mole (symbole : mol) de cet élément :
mol = ensemble de NA = 6,022.l023 entités identiques (atomes, molécules, particules ..)

Exemple : Masse atomique réelle de l’atome du nucléide l4N = 14 u

Masse molaire de l mol de l4N, c’est à dire la masse de 6,022.l023 atomes de l4N = 14 [Link]-1

La masse molaire (d’une mol) d’un nucléide exprimée en [Link]-1 est exactement égale
à la masse atomique (d’un atome réel de ce nucléide) exprimée en u.m.a. 4
Masse molaire d’une molécule = somme des masses molaires des atomes qui constituent
la molécule : Ex : M (H2O) = (l x 2) + 16 = 18 [Link]-1

2. Modèle de Bohr. Cas de l’atome H


2.1. Objectif : Répartition des électrons autour du noyau - Détermination de l’énergie.
2.2. Energie dans un état stationnaire donné.
- L’électron décrit une orbite circulaire centrée sur le noyau immobile.
- L’électron est soumis à la force d’attraction coulombienne :

(permitivité du vide) ; r = rayon de l’orbite.


Comme l’électron est soumis à la force centrifuge, alors F2 
A l’équilibre :
F1 = F2 (1)

Energie totale = Energie potentielle + Energie cinétique

Energie potentielle :

Energie cinétique :

Energie totale :
2.3. Hypothèses de Bohr

 L’électron ne peut se situer que sur certaines orbites bien précises ou permises, de telle
sorte que son énergie reste constante.
 Lorsque l’électron absorbe ou émet de l’énergie, il change d’orbite ou de niveau d’énergie.

Orbites permises <=> orbites stationnaires <=> ( )


=>

- Louis de Broglie : A toute particule en mouvement (de masse m et de vitesse v) on


associe une radiation de longueur d’onde :
(3)

On a alors : ; soit

En remplaçant par sa valeur dans l’équation (1), on détermine le rayons des orbites

 𝑛 2 
6
2.4. Transitions entre niveaux électroniques

Spectres atomiques : nous allons utiliser les propriétés du rayonnement électromagnétiques


pour voir comment elles fournissent des informations sur la structure atomiques.

D’après la seconde hypothèse de Bohr, le passage d’un e- d’une orbite définie par n à une
orbite définie par nf , se fait par un échange d’un quantum d’énergie :

: fréquence de la radiation; : longueur d’onde; : vitesse de la


lumière : c = 3.108 m.s-1; : constante de Planck : = 6,626.10-34 J.s

7
Or, pour l’atome H :
 L’écart d’énergie entre deux niveaux ni et nf s’écrit

=
( ) (Å) (Å)

Avec : =
( )
= constante de Rydberg; sa valeur est de 3,29.1015 Hz
La série de Balmer est l’ensemble des raies pour
lesquelles n1 = 2 ( et n2 = 3,4,5,…). Pour la série de
Lyman, un ensemble de raies dans l’ultraviolet, n1= 1 (et
n2 = 2,3,…)
3. Description quantique de l’atome H.
3.1. Nombres quantiques.
L’état d’un électron dans un atome, c’est-à-dire : son énergie, ses
mouvements autour du noyau, la forme de l’orbitale, est défini par 4
paramètres appelés nombres quantiques.
1) Le nombre , nombre quantique principal :
- quantifie l’énergie de l’électron,
- définit une couche électronique ou un niveau d’énergie.
 couche K ;  couche L ;  couche M ; etc...
2) Le nombre , nombre quantique secondaire, avec : 0 < l < ,l
caractérise la "forme" de l’orbitale; il définit une sous-couche électronique,
ou un sous-niveau d’énergie.

l = 0  sous-couche s l = 1  sous-couche p
l = 2  sous-couche d l = 3  sous-couche f 9
3) Le nombre 𝒍 nombre quantique magnétique, avec :
𝒍 définit l’orientation de l’orbitale :

l=0 𝒍 = 0  1 seule orientation  1 orbitale s  1 case quantique


l=1 𝒍= -1; 0 ; 1  3 orientations  3 orbitales p de même énergie
 3 cases quantiques

4) Le nombre quantique de spin s, avec s = + 1/2


dû à la rotation de l’électron sur lui-même.
Deux orientations sont possibles : ms = +1/2 10

( ) et ms = -1/2 ( )
Résumé
Nombre quantique des électrons dans les atomes
Nom Symbole Valeurs Caractérise Indique
Principal La couche La taille
azimutal La sous couche : La forme

magnétique 𝑙 Les orbitales de la sous couche L’orientation


Magnétique 𝑠 -1/2; +1/2 L’état de spin La direction
de spin du spin
3.2. Fonction d’onde

ψ est une fonction purement mathématique :


- elle n’a pas de signification physique,
- elle est fonction des coordonnées de l’électron,
- elle est définie par les 3 nombres quantiques : , et 𝒍:

Exemple : l’orbitale 2s est représentée par la fonction d’onde : ψ2,0,0

Equation de Schrödinger

- Equation fondamentale de la mécanique ondulatoire :


- Elle permet de calculer ψ
3.3. Densité de probabilité.

L’électron est caractérisé par :

 son état énergétique,


 sa probabilité de présence à un endroit donné.

- Probabilité de présence

La probabilité de trouver l’électron dans un volume dV au point M (x, y, z) s’écrit :

La notion classique de position est remplacée par la notion de densité de


probabilité de présence :

: densité volumique de probabilité de présence ou densité électronique

- Condition de normalisation : Probabilité de trouver l’e− dans tout l’espace = 1


4. Représentation graphique des fonctions

4.1. Description de l’orbitale « s ».

La condition implique
Ces fonctions d’onde s’écrivent : , , ou

Pour les orbitales , la densité de probabilité de présence de l’électron à la


surface d’une sphère de rayon est la même dans toutes les directions de
l’espace, mais elle varie avec . L’orbitale est dite de symétrie sphérique.

Remarque : le signe +
indiqué à l’intérieur
de la sphère est le
signe de la fonction
d’onde
x

Orbitale "1s" 12
4.2. Densité de probabilité radiale :

C’est la probabilité de trouver l’électron dans le volume dV d’une pellicule


sphérique d’épaisseur dr à une distance r du noyau.

volume compris entre


deux sphères de rayon
r et r + dr

Cette surface représente la probabilité de trouver l’électron entre 0 et r du noyau

a0 = rayon de l’atome de Bohr = 0,53


Pour r = a0 = 0,53  on a 33 % de chance de trouver l’e- à l’intérieur de la sphère.
Pour r = 4,2 a0, P = 99 % et pour r ~ 6 a0, P = 99,9 %
4.3. Description des orbitales « p ».

Les orbitales p (l = 1) peuvent être représentées par deux lobes à peu


près sphériques, accolés, ayant pour axes de symétrie les axes x, y et z
du trièdre de référence. On les appelle donc "npx", "npy" et "npz" selon la
valeur de mz (n > 2).

z z

A A

y y

x
x

Remarque : le signe + ou – indiqué dans chaque lobe est le signe de ψ.


4.4. Description des orbitales « d ».
l = 2 ml = -2, -1, 0, 1, 2 (n 3).

4.4. Description des orbitales « f ».

l = 3 ml = -3,-2, -1, 0, 1, 2,3 (n 4).


5. Structure électronique des atomes.
5.1. Diagrammes d’énergie.

Hydrogène et hydrogénoïdes (hydrogénoïde : UN


seul électron; Z ≠ 1)
Exemple : 2He+

E ne dépend que de n : ( )

Il y a dégénérescence d'énergie pour les sous couches


s, p, d, f d'une même couche électronique

Atomes polyélectroniques : E dépend de n et de l : il


y a levée de la dégénérescence des sous-couches s, p,
d, f d’une même couche électronique.
5.2. Répartition des électrons ou configuration électronique
1) Principe de Pauli
Deux électrons d'un même atome ne peuvent pas avoir leurs quatre
nombres quantiques identiques.

Deux électrons dans une même orbitale atomique doivent se différentier


par leur nombre quantique de spin, qui ne peut prendre que deux valeurs,
ms = +1/2 (↑) ou –1/2 (↓).

Une orbitale atomique ne peut "contenir" au maximum que 2 électrons


qui dans ce cas auront des spins opposés : ils sont antiparallèles ou
appariés ↑↓. 17
Si l'orbitale ne contient qu'un électron, celui-ci est dit non-apparié ou
célibataire.

Une orbitale vide constitue une lacune électronique.

Toute espèce qui possède une case vide sera considérer comme un
acide (acide de Lewis).
2) Principe de stabilité.
- A l'état fondamental, un atome se trouve dans son état énergétique le
plus stable correspondant à l'énergie la plus basse.
- Les électrons commencent par saturer les niveaux de plus basse
énergie, dans l'ordre : "1s", "2s", "2p", "3s", "3p"... c’est la règle dite
du « (n + l) minimal »

Pour des niveaux ayant le même


la première sous-couche à remplir est celle qui a la somme (n + l) la plus petite.
- La règle de Klechkowski :
EXERCICES
!! : cas des sous-couches 4s et 3d :
4s : n = 4 ; l = 0 n + l = 4

3d : n = 3 ; l = 2 n+l=5

(n + l)4s < (n + l)3d E4s < E3d


Les électrons occupent d'abord le
niveau "4s" avant le niveau "3d", de
même entre les niveaux "5s" et "4d"
Exemples :

Structure électronique ou configuration électronique à l’état fondamental :


8O (8 électrons à placer) : 1s2 / 2s2, 2p4  électrons de cœur / électrons de
valence
27Co : 1s2, 2s2, 2p6, 3s2, 3p6 / 4s2, 3d7
Il est préférable d’écrire : 1s2, 2s2, 2p6, 3s2, 3p6 / 3d7, 4s2

Exceptions à la règle de Klechkowski.


Exemples :
 le chrome : 24Cr : 1s2, 2s2,2p6 3s2, 3p6 / 3d5, 4s1 et non pas : 3d4, 4s2
 le cuivre : 29Cu : 1s2, 2s2, 2p6, 3s2, 3p6 / 3d10, 4s1 et non pas : 3d9, 4s2

Les électrons de valence sont responsables des propriétés chimiques des


éléments.
3) Règle de Hund (règle du spin maximal).
Lorsque des orbitales atomiques ont même énergie (dégénérées), les
électrons se répartissent avec un nombre maximum de spins parallèles.

Utilisation des cases quantiques symbolisant chacune une orbitale atomique.

Pour 8O :

Pour 27Co :
Pour écrire la structure électronique d’une espèce ionisée positivement :

 Cas général : on enlève d’abord les électrons les plus externes


(ceux qui correspondent à n le plus grand).
 Dans le cas des métaux de transition, on enlève donc d’abord les
électrons « s ».
6. La classification périodique des éléments.
6.1. La classification de Mendeleïev (1869).
- Basée initialement par Mendeleïev sur le classement des éléments par
masse atomique croissante, la classification moderne est basée sur le
classement des éléments par numéro atomique Z croissant, donc s’appuie
sur la structure électronique des atomes.
- Elle est constituée de 7 lignes appelées "périodes" et de 18 colonnes
appelées "familles".
- Le numéro atomique croît de gauche à droite dans une période et de
haut en bas dans une colonne.
- Les éléments d’une même période ont la même valeur du nombre
quantique principal maximal .
- Les éléments appartenant à une même colonne ont généralement la
même structure électronique externe, donc souvent des propriétés
chimiques ou physiques voisines (attention : ne pas généraliser !).

23
Colonne ou famille

Période
La classification périodique est divisée en 4 blocs en fonction de la
structure électronique externe des éléments :
Bloc s : ns1 ou ns2 ; colonnes 1 et 2.
Bloc p : ns2, npx (avec : ) ; colonnes 13 à 18.
Remarque :

2He (configuration : 1s2) est classé dans la colonne 18, en raison de la


similitude de ses propriétés avec celles des éléments de cette colonne
(gaz inertes).

Bloc d : (n-1)dx, nsy (avec : et ) ; colonnes 3 à


12 : "métaux de transition".
Bloc f : (n-2)fx, (n-1)dy, ns2 (avec n = 6 ou 7, ; y = 0 ou 1 ou
exceptionnellement 2 pour 90Th).

Les éléments pour lesquels n = 6 sont appelés "Lanthanides"; ceux pour


lesquels n = 7 sont appelés "Actinides" (ces derniers sont tous
radioactifs).
6.2. Propriétés physiques des éléments.
Trois catégories :

Les métaux

- Ils sont situés à gauche et au centre de la classification périodique : blocs s (hormis H),
d, f et une moitié du bloc p (en bleu-clair ou gris-clair sur la figure du tableau périodique :
ex. Al, Sn, Pb, Bi, Po ...).
- Ils sont tous solides à température ambiante (25°C), excepté le mercure (80Hg) qui est
liquide.
- Ils sont bons conducteurs de la chaleur et de l'électricité.
Les non-métaux
- Ils sont situés à droite dans la classification périodique : seconde moitié du bloc p (en
bleu-vert ou gris-foncé sur la figure du tableau périodique : ex. F, O, N, C, P ...).
- Ils sont solides ou gazeux à 25°C, exceptionnellement liquide (le dibrome, Br2).
- Ils sont mauvais conducteurs de la chaleur et ce sont des isolants électriques.
(sauf le carbone qui est isolant (diamant) ou conducteur (graphite)).
Les semi-métaux
A la frontière des deux catégories précédentes, ils se comportent comme des semi-
conducteurs (composés dont la conductivité augmente avec la température, par exemple le
Silicium ( 14Si) et le Germanium (32Ge) utilisés en électronique).

Remarque : L'hydrogène est un cas à part : c'est un gaz moléculaire (H2) à 25°C. Il peut
donner un ion positif (H+), mais aussi l'ion hydrure (H-).
Trois grandes catégories d’éléments
Non métaux

Métalloïdes
Métaux de transition

Vrais métaux

Métaux de transition interne


Métaux : tous solides, sauf le Hg
46
6.3. Les familles (colonnes)
Colonne 1 : les alcalins
La structure électronique externe est : ns1

 ils donnent des cations monovalents : Na+, K+ ...


 ils donnent des oxydes basiques : Na2O + H2O 2 NaOH

Colonne 2 : les alcalino-terreux


La structure électronique externe est : ns2
 ils donnent des cations bivalents : Mg2+, Ca2+ ...
 ils donnent des oxydes basiques : CaO + H2O  Ca(OH)2
Colonnes 3 à 12 : les métaux de transition
Leur structure électronique externe est : (n-1)dx, ns2 (ns1 ou ns0) avec .
ils donnent des cations à valences multiples : Fe2+, Fe3+, Cu+, Cu2+ ...
Colonne 13 : la famille du bore
La structure électronique externe de ces éléments est : ns2, np1
Colonne 14 : la famille du carbone
La structure électronique externe est : ns2, np2
Ils forment principalement des liaisons de covalence.
Colonne 15 : la famille de l’azote
La structure électronique externe est : ns2, np3
ils donnent principalement des liaisons de covalence
ils donnent des oxydes acides (N2O3, N2O5, P2O5 ...) : N2O5 + H2O  2 HNO3
Colonne 16 : la famille de l’oxygène ou chalcogènes

Leur structure électronique externe est : ns2, np4


ils donnent des anions bivalents : O2-, S2- ...
ils donnent des oxydes acides (SO2, SO3 ...) : SO3 + H2O  H2SO4
Colonne 17 : les halogènes

Leur structure électronique externe est : ns2, np5


- ils donnent des anions monovalents : F-, Cl-, Br- ...
Colonne 18 : les gaz rares

La structure électronique externe est : ns2, np6, sauf pour He (1 s2)


La configuration de gaz rare correspond à la saturation de la couche électronique externe :
- ils présentent une grande inertie chimique, mais leur réactivité augmente avec Z, ainsi le
Xénon (54Xe) donne des composés stables lorsqu'il se combine avec des atomes très
électronégatifs comme F et O (XeF2, XeF4, XeOF4, XeO3).
6.4. Séries atomiques : Propriétés atomiques

6.4.1. Energie d’ionisation.


L’énergie de première ionisation, EI1s est l'énergie minimale qu'il faut fournir à un atome
isolé, A(g) (état gazeux), pour lui arracher un électron selon la réaction :

L’énergie de nième ionisation EIn correspond à la réaction :


Variation de l’énergie d’ionisation EI dans le tableau périodique.
a) Dans une colonne, lorsque Z augmente (en allant de haut en bas) :

 le nombre de couches augmente,

 la distance noyau - électron périphérique augmente (le rayon atomique


augmente) « effet distance »,

 la force d’attraction noyau - e- périphérique diminue (e- de plus en plus libre),


 l’énergie d’ionisation diminue.

Effet distance : EI1(Rb) < EI1(Li) EI1(Rb) = 402 [Link]-1 ; EI1(Li) = 520 [Link]-1
b) Dans une période, lorsque Z augmente (en allant de gauche à droite) :
 le nombre de couches est le même; mais Z augmente (le nombre de charges +
dans le noyau augmente)  « effet de charge »,
 la force d’attraction noyau - e- périphérique augmente,
 la distance noyau - électron périphérique diminue (le rayon atomique
diminue)
l’énergie d’ionisation augmente.

Effet de charge : EI1(F) > EI1(Li)


EI1(F) = 1681 [Link]-1 ; EI1(Li) = 520 [Link]-1 31
Résumé :
6.4.2. Affinité électronique, AE. Energie de fixation électronique Efix.
L’affinité électronique : AE, est l’opposé « en signe » de l’énergie de fixation Efix d’un
électron sur un atome isolé A(g) : AE = - Efix.

Contrairement à l'énergie d'ionisation, l’affinité électronique peut être positive ou


négative.
Si AE > 0 : A-(g) a alors une énergie plus faible que A(g) : l’ion A- (g) est plus stable
que A(g)
6.4.3. Rayon atomique (rayon de covalence) rc.
Définition basée sur l’expérience. Le rayon atomique d’un atome est égal à
la moitié de la distance qui sépare les 2 noyaux d’une molécule diatomique
homonucléaire liés par une liaison de covalence simple.

Remarque : Pour déterminer le rayon atomique de O on prendra la moitié de la


distance O-O dans H2O2(g) (dO-O = 148 pm) et non pas dans O2(g) (dO=O = 121 pm)
On observe que :

a) rc diminue dans une période


b) rc augmente dans une colonne

6.4.4. Rayon ionique .


Le rayon ionique d’un élément est sa part de la distance entre deux ions voisins d’un
solide ionique. La distance entre les centres d’un cation et d’un anion voisins est la
somme de leurs rayons ioniques.
6.4.5. Electronégativité « EN ».

C'est une grandeur qui mesure l’aptitude d’un élément à attirer vers lui les électrons au sein
d’une liaison de covalence  apparition de charges partielles.

(B est plus électronégatif que A)


Echelles d’électronégativité.

- Echelle de Mulliken.

L'électronégativité d'un élément dans l'échelle de Mulliken est égale à la moyenne


arithmétique de l'énergie de première ionisation, EI1, et de l'affinité électronique, AE.
- Echelle de Pauling.

Elle est basée sur les énergies de dissociation des liaisons de molécules diatomiques
simples : E A-A, EB-B et EA-B : énergies en [Link]-1 pour rompre les liaisons A-A, B-B et
A-B. La différence d'électronégativité entre les éléments B et A est donnée par :

Comme : 1eV équivaut à 96,48 [Link]-1 ; (96,48)-1/2 = 0,102


L’échelle de Pauling est une échelle relative : « EN » de F = 4,0 (en eV1/2 )
Application : cas de HF (fluorure d’hydrogène) :
Quelques valeurs des électronégativités dans l’échelle
1/2
de Pauling
(valeurs indiquées en eV )

EN augmente :

de gauche à droite dans une période


Et 37

de bas en haut dans une colonne.

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