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Expose Physiopathologie

Le document traite de la physiopathologie du système nerveux, en abordant l'organisation générale du système nerveux central et périphérique, ainsi que la description des cellules nerveuses. Il explore également les maladies neurodégénératives, leurs causes, symptômes, diagnostics et traitements, ainsi que des conditions spécifiques comme l'épilepsie et les accidents vasculaires cérébraux. Enfin, il souligne l'importance de la régulation des fonctions corporelles par le système nerveux et les implications des maladies neurologiques sur la santé.

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Mamadou siré Sow
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Expose Physiopathologie

Le document traite de la physiopathologie du système nerveux, en abordant l'organisation générale du système nerveux central et périphérique, ainsi que la description des cellules nerveuses. Il explore également les maladies neurodégénératives, leurs causes, symptômes, diagnostics et traitements, ainsi que des conditions spécifiques comme l'épilepsie et les accidents vasculaires cérébraux. Enfin, il souligne l'importance de la régulation des fonctions corporelles par le système nerveux et les implications des maladies neurologiques sur la santé.

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PAGE DE GARDE

PLAN DU COURS
RAPPEL SUR LA PHYSIOPATHOLOGIE NORMAL DU SYSTEME NERVEUX

I- ORGANISATION GENERALE
1-SYSTEME NERVEUX CENTRAL
2- SYSTEME NERVEUX PERIPHERIQUE

II- DESCRIPTION DU SYSTEME NERVEUX CENTRAL ET


PERIPHERIQUE

III- DESCRIPTION DES CELLULES NERVEUSES


 LE NEURONE
 LES CELLULES GLIALES

IV- LES MALADIES NEURODEGENERATIVES


a-LES PRINCIPALES MALADIES NEURODEGENERATIVES
b-CAUSES DES MALADIES NEURODEGENERATIVES
c-SYMPTÖME GENERAUX
d-DIAGNOSTIC
e-TRAITEMENT

 L’EPILEPSIE
 CAUSES
 TYPE
 DIAGNOSTIC
 TRAIEMENT

 ACCIDENT VASCULAIRE CEREBRAL (AVC)


 TYPES D’AVC
 SYMPTOMES D’AVC
 CAUSES ET FACTEURS DE RISQUE
 DIAGNOSTIC
 PRISE EN CHARGE
 PREVENTION DES AVC
LE SYSTÈME NERVEUX CENTRAL ET PERIPHERIQUE

I- Organisation générale
Le système nerveux partage avec le système endocrinien la tâche du maintien de l'équilibre
interne, appelé homéostasie. Le système nerveux émet des messages électriques rapides, les
influx nerveux, au moyen des nerfs et des terminaisons nerveuses. Le système endocrinien,
quant à lui, secrète des hormones (le conduit d'une glande endocrine qui est libéré dans le sang
et transporté par ce dernier vers les cellules cibles. Les hormones jouent un rôle de Messagers
chimiques et règlent les fonctions physiologiques de l'organisme dans le sang). Ces hormones
voyagent dans le sang afin d'atteindre les cellules dont l'activité doit être stimulée ou diminuée,
ce qui explique le délai entre la sécrétion de l'hormone dans le sang et son action sur les cellules
cibles.

Afin de faciliter l'étude et la compréhension du système nerveux, on reconnaît qu'il y a deux


niveaux d'organisation dans le système nerveux : le système nerveux central et le système
nerveux périphérique. Chaque système a un rôle qui lui est propre et est composé de différentes
parties.

1. système nerveux central (SNC):

Rôle : centre de régulation et d'interprétation du système nerveux.

Composantes : l'encéphale et la moelle épinière.


Le système nerveux central est le grand patron du système nerveux. Il reçoit des messages
(l'information sensorielle), il l'analyse et répond par des messages moteurs.

2. système nerveux périphérique (SNP):


Rôle : assurer la communication entre le SNC et toutes les parties de l'organisme.

Composantes : constituer des nerfs crâniens (12 paires) et des nerfs rachidiens (31 paires).
Les nerfs crâniens sont la voie de communication entre l'encéphale et les diverses parties du
corps et ce, dans les deux directions.

Les nerfs rachidiens, quant à eux, véhiculent les influx nerveux de la moelle épinière aux diverses
parties du corps et vice versa.

 Le système nerveux fonctionne grâce à des voies nerveuses qui permettent la


transmission des informations entre le cerveau, la moelle épinière et les différentes
parties du corps. Ces voies se classent généralement en trois grandes catégories :
1. Les voies motrices (efférentes)
Ces voies transportent des commandes motrices du système nerveux central (SNC) vers les
muscles ou les glandes pour générer une action :

 Voies somatiques : contrôlent les mouvements volontaires en agissant sur les


muscles squelettiques.
 Voies autonomes (ou végétatives) : contrôlent les fonctions involontaires
comme la digestion, la respiration, ou le rythme cardiaque. Elles se subdivisent en :

a-Système sympathique (réponse au stress : "fuir ou combattre"),

b-Système parasympathique (repos et digestion).

2. Les voies sensitives (afférentes)


Ces voies transmettent des informations sensorielles des organes sensoriels (peau, yeux, oreilles,
etc.) vers le SNC pour analyse.

 Voies somatosensorielles : captent des stimuli externes (douleur, toucher, température).


 Voies proprioceptives : renseignent sur la position et le mouvement du corps.
 Voies spéciales : dédiées à la vision, l’ouïe, l’odorat et le goût.

3. Les voies intégratives


Elles sont responsables du traitement des informations au niveau du cerveau, permettant
l’analyse, la mémoire et la prise de décision.

Chaque voie est composée de neurones et de circuits bien organisés qui travaillent ensemble
pour assurer une coordination rapide et précise des fonctions corporelles.XI.

II- Description :
A. le système nerveux central
 Encéphale : toute la partie du SN situé dans la boîte crânienne.
 le cerveau : 2 hémisphères qui sont séparés par une profonde scissure sagittale :
scissure médiane.

Chaque hémisphère projette sur le côté opposé du corps. Ces deux hémisphères sont constitués
du cortex (substance grise) et d'une substance blanche. Chaque hémisphère est divisé en quatre
(4) lobes par des scissures et des sillons.
 Le tronc cérébral: il est constitué
Du bulbe (jonction avec la moelle épinière) et de la protubérance annulaire ; les pédoncules

En arrière, on trouve le 4ieme ventricule (situé entre le tronc cérébral et le cervelet.) Le tronc
cérébral est le siège de nombreux centres :

-noyaux des nerfs crâniens

-substance noire (locus niger-maladie de parkinson)

Le tronc cérébral ; Régule et contrôle la respiration, le cœur, les vaisseaux et le sommeil.

 le cervelet: Une sorte de petit cerveau situe à la face postérieure du tronc cérébral.

Il a un rôle fonctionnel important dans

 l'équilibration, (cervelet est régulateur)


 la régulation du tonus de postur
 la coordination des mouvements volontaires.
 la moelle épinière:
Attention, à ne pas confondre avec la moelle osseuse qui fabrique les globules et autres cellules
sanguines! La moelle épinière est constituée de trois éléments :

 le canal de l'épendyme central


 substance grise médiane, en forme de H
 substance blanche périphérique.

 La moelle épinière est :


 Par sa substance grise un centre réflexe
 par sa substance blanche un organe conducteur, élément de liaison entre l'encéphale et le
reste du corps.
 le liquide céphalo-rachidien :
Le cerveau et le cervelet baigne dans un liquide stérile appelé le liquide céphalo-rachidien (LCR).
C'est un liquide clair sécrété par les cavités situées dans les ventricules.

Il circule dans l'espace sous arachnoïdien à la surface du SNC.

Il a pour rôle de protection et de soutien du tissu nerveux.

B. système nerveux périphérique


Composition :
 Nerfs rachidiens ou périphériques qui naissent de la moelle épinière, au nombre de 31
paires.
 Nerfs crâniens qui naissent des noyaux du tronc cérébral, au nombre de 12 paires.

Plusieurs paires se regroupent ensemble et forment alors des plexus :

plexus cervical

plexus brachial

plexus lombaire

plexus sacré

De ces plexus, naissent les troncs nerveux du corps

C- Le système nerveux végétatif


IL n'est pas soumis à la volonté Il est constitué par des centres nerveux végétatifs disposés le
long de la moelle, au niveau des viscères et du cerveau (tronc cérébral et l'hypothalamus) et des
nerfs. Parmi les membres motrices, certaines conduisent les impulsions vers des organes comme
l'estomac et l'intestin, le cœur ou diverses glandes, l’ensemble de ces fibres constitue le système
nerveux autonome ou végétatif et divisé en deux entités ayant des fonctions plus ou moins
antagonistes.

 Ce système nerveux contribue à la régulation des fonctions :


 Respiratoires
 circulatoires,
 digestives
 urogénitales.

III- Description de la cellule nerveuse


le système nerveux est formé de milliards de cellules nerveuses intimement collées les unes aux
autres représentant 80% du système, alors que le 20% restant consiste en des espaces entre les
cellules. On distingue donc deux grands types de cellules :

 Les neurones
 Les cellules gliales ou gliocytes qui se subdivisent à leur tour en :
Astrocytes ;
Microglies ;
Épendymocytes ;
Oligodendrocytes ;
Cellules satellites ou gliocytes ganglionnaires
Cellules de Schwann ou neurolemmocytes.

Voyons maintenant de plus près ce qui caractérise chacune des cellules :

 les neurones
Les neurones sont des cellules très spécialisées qui ont pour fonction de produire, de conduire et
d'acheminer, d'une façon bien particulière des messages, les influx nerveux, entre les diverses
parties du corps.

On a évalué leur nombre jusqu'à environ quatorze milliards. Il possède plusieurs caractères qui
les distinguent des autres types de cellules :

 Ils ont une morphologie et une anatomie bien particulière ;


 Ils sont des cellules excitables
 la grande majorité des neurones n'ont pas la capacité de se reproduire. Cela
amène un bien fâcheux résultat : lorsqu'un neurone est détruit, il n'est pas
remplacé.
 chaque neurone possède une fonction spécifique et participe à un circuit nerveux
fermé de chaînes de neurones.
 les neurones peuvent atteindre une taille considérable jusqu'à un mètre de
longueur.
 Ils doivent être constamment et abondamment nourris en oxygène. Ceci explique
par la lourde tâche qui leur incombe. Quelques minutes sans oxygène, et c'est la
mort des neurones qui ont été prives.

 les cellules gliales


Les cellules gliales sont de petites cellules qui entourent les neurones. Il existe 6 types : quatre au
niveau du système nerveux central et deux au niveau du système nerveux périphérique.

Chacune d'entre elles a une forme et une fonction spécifique mais, de façon générale, elles
servent de soutien aux neurones et les aident à se nourrir. Le terme névroglie est souvent utilisé
au lieu de cellules gliales. Ce mot signifie ensemble de cellules non nerveuses (à l'exception des
microglies) qui font contact avec les neurones ou leurs prolongements.

Il est possible de classer les neurones suivant leur structure ou selon la façon dont ils propagent
les influx nerveux. Nous allons aborder la classification structurale des neurones. Dans ce type
de classification, nous retrouvons trois types de neurones:

 les neurones unipolaires : possèdent deux prolongements d'un aspect semblable


confondu sur une partie de leur longueur. Exemple : les cellules des ganglions spinaux.
 les neurones bipolaires : ils ne possèdent qu'une seule dendrite et un seul axone
Exemple : les grosses cellules du cervelet.
 les neurones multipolaires : ils possèdent nombreuses dendrites et un seul axone
Exemple : les neurones de la moelle épinière.

IV- Les maladies neurodégénératives


Les maladies neurodégénératives regroupent un ensemble de pathologies
caractérisées par une dégénérescence progressive des cellules nerveuses (neurones)
dans le système nerveux central ou périphérique. Elles entraînent un déclin des
fonctions cognitives, motrices ou les deux, et leur progression est généralement
irréversible.

a-Principales maladies neurodégénératives :


 Maladie d'Alzheimer :
Affecte principalement la mémoire, le langage et les capacités cognitives.

Symptômes : troubles de la mémoire à court terme, désorientation, troubles du langage et de


la reconnaissance.Liée à l'accumulation de plaques amyloïdes et de protéines taux anormales
dans le cerveau.

 Maladie de Parkinson :
Affecte principalement le contrôle moteur.

Symptômes : tremblements, rigidité musculaire, lenteur des mouvements, troubles de


l'équilibre.

Associée à une perte de neurones produisant de la dopamine.

 Sclérose latérale amyotrophique (SLA) ; Appelée aussi


maladie de Charcot.
Symptômes : faiblesse musculaire, paralysie progressive, atteinte des fonctions respiratoires.
Liée à la dégénérescence des motoneurones.

 Maladie de Huntington :Maladie héréditaire.


Symptômes : mouvements incontrôlés (chorée), troubles cognitifs et psychiatriques.Associée
à une mutation génétique sur le gène HTT.

 Ataxies cérébelleuses :Affectent la coordination et l'équilibre.


Symptômes : troubles de la marche, de l'élocution et des mouvements fins.
Sclérose en plaques (SEP) (parfois classée parmi les maladies neurodégénératives) :

 Maladie auto-immune ciblant la myéline du


système nerveux central.
Symptômes : faiblesse musculaire, troubles visuels, fatigue, douleurs.

b- Causes des maladies neurodégénératives

 Facteurs génétiques : certaines formes sont héréditaires (ex. maladie de


Huntington).
 Facteurs environnementaux : exposition à des toxines, traumatismes crâniens,
infections.
 Stress oxydatif et inflammation : liés à la mort cellulaire.
 Vieillissement : principal facteur de risque.

c- Symptômes généraux
Déclin progressif des fonctions cognitives (mémoire, langage, raisonnement).

Troubles moteurs (tremblements, rigidité, faiblesse).

Troubles émotionnels ou psychiatriques (dépression, anxiété, apathie).

d- Diagnostic
Le diagnostic repose sur :

 Imagerie médicale : IRM, TEP pour observer les structures cérébrales.


 Tests neuropsychologiques : évaluation des fonctions cognitives.
 Analyses biologiques : recherche de marqueurs spécifiques (ex. liquide
céphalorachidien).

e-Traitements
Actuellement, il n'existe pas de traitements curatifs pour ces maladies, mais des approches
permettent de ralentir leur progression ou d'atténuer les symptômes :

Médicaments :
Inhibiteurs du cholinestérase pour Alzheimer.

L-Dopa pour Parkinson.

Riluzole pour la SLA.

Thérapies non pharmacologiques :


Rééducation (physiothérapie, orthophonie).

Stimulation cognitive.

Activité physique régulière.


Régime alimentaire équilibré (riche en antioxydants et acides gras oméga-3).

Maintien d'une stimulation cognitive (lecture, jeux, apprentissage).

Réduction des facteurs de risque (hypertension, diabète, obésité).

 l’Epilepsie
L’épilepsie est une maladie neurologique chronique caractérisée par des crises épileptiques
récurrentes, causées par une activité électrique anormale dans le cerveau. Ces crises peuvent
varier en intensité et en manifestations, allant de légers troubles sensoriels à des convulsions
généralisées. L’épilepsie peut toucher des personnes de tout âge et constitue l’une des affections
neurologiques les plus fréquentes.

 Les causes de l’épilepsie


L’épilepsie peut avoir diverses origines, parfois combinées, mais dans certains cas, la cause reste
inconnue (épilepsie idiopathique).

Causes génétiques :
Prédispositions héréditaires.

Mutations génétiques affectant l’activité neuronale.

Causes structurelles :
Lésions cérébrales (traumatismes crâniens, AVC, tumeurs).

Malformations cérébrales congénitales.

Infections cérébrales (méningites, encéphalites).

Causes métaboliques :
Troubles métaboliques comme l’hypoglycémie ou les carences en vitamines.

Déséquilibres électrolytiques.

Causes liées à l’environnement :


Exposition à des substances toxiques.

Privation de sommeil, stress ou consommation excessive d’alcool.

 Types d’épilepsie et de crises


Les crises d'épilepsie sont classées selon leur origine dans le cerveau et leurs manifestations.

1. Crises focales (ou partielles) :

Débutent dans une région spécifique du cerveau.

Focales simples : pas de perte de conscience, mais symptômes sensoriels ou moteurs


(fourmillements, mouvements involontaires).

Focales complexes : altération de la conscience, comportements automatiques.

2. Crises généralisées :Impliquent tout le cerveau dès le début


Types :

Crises tonicocloniques (grand mal) : convulsions, raideur musculaire, perte de conscience.

Absences (petit mal) : brèves pertes de conscience, souvent chez l’enfant.

Crises myocloniques : secousses musculaires brusques.

Crises atoniques : perte soudaine du tonus musculaire.

3. Syndrome épileptique :
Certaines formes sont associées à des syndromes spécifiques (ex. syndrome de West, syndrome
de Lennox-Gastaut).

Symptômes associés

 Avant la crise : certains patients ressentent une aura (signes avant-coureurs tels que des
hallucinations sensorielles, des nausées ou des sentiments étranges).
 Pendant la crise : manifestations motrices, sensorielles, cognitives ou
comportementales selon le type.
 Après la crise (phase post-critique) : confusion, fatigue, maux de tête.

 Diagnostic de l’épilepsie
Historique médical : description des crises (durée, fréquence, symptômes).

Examen neurologique : recherche de signes sous-jacents.

Examens complémentaires :

Électroencéphalogramme (EEG) : enregistrement de l’activité cérébrale.

Imagerie cérébrale : IRM ou scanner pour détecter des anomalies structurelles.

Analyses biologiques : identification de troubles métaboliques ou génétiques.

 Traitements
1. Traitements médicamenteux :
Les médicaments antiépileptiques (MAE) sont le traitement principal.

Objectif : prévenir les crises en stabilisant l’activité électrique du cerveau.

Exemples : valproate, lamotrigine, lévétiracétam.

2. Chirurgie :
Indiquée lorsque l’épilepsie est résistante aux médicaments et que la région cérébrale
responsable peut être retirée sans risque.

Exemple : lobectomie temporale.

3. Stimulation nerveuse :
Stimulation du nerf vague : implantation d’un dispositif pour réguler l’activité cérébrale.

Stimulation cérébrale profonde.

4. Thérapies complémentaires :
Gestion du stress, amélioration du sommeil.

Approches psychologiques pour accompagner les patients.

Vivre avec l’épilepsie


Impact au quotidien : restrictions dans certaines activités (conduite, sports à risque), gestion des
crises imprévisibles.

Précautions :
Identifier et éviter les facteurs déclencheurs (fatigue, stress, lumière clignotante).

Porter un bracelet médical pour signaler l’épilepsie en cas de crise.

Soutien psychologique : pour gérer l’anxiété ou l’isolement social.

Épilepsie et enfants
L’épilepsie infantile est fréquente et peut parfois disparaître avec l’âge (épilepsies bénignes de
l’enfant).

Importance d’un suivi spécialisé pour assurer un développement normal.

Pronostic
Avec un traitement approprié, environ 70 % des patients parviennent à contrôler leurs crises.
Certaines formes d’épilepsie, cependant, peuvent être résistantes au traitement (épilepsie
réfractaire).

Recherche et innovations :Les efforts actuels portent sur :


Le développement de nouveaux médicaments mieux tolérés.

Les technologies d’intelligence artificielle pour anticiper les crises.

Les thérapies géniques et cellulaires pour traiter les formes sévères.

L’épilepsie, bien que complexe, peut être gérée efficacement dans la majorité des cas grâce à un
suivi médical adapté et une prise en charge globale.

 Accident Vasculaire Cérébral (AVC) :


Définition :Un AVC est une urgence médicale causée par une interruption soudaine de la
circulation sanguine vers une partie du cerveau, entraînant des lésions cérébrales. Les
conséquences varient selon la zone du cerveau touchée et la rapidité de la prise en charge.

 Types d'AVC :
AVC ischémique (80 % des cas) :
Provoqué par une obstruction d’un vaisseau sanguin cérébral (caillot ou plaque d’athérome).

Sous-types :

Thrombotique (formation d’un caillot sur une plaque d’athérome).

Embolique (migration d’un caillot depuis une autre partie du corps).

AVC hémorragique (20 % des cas) :

Causé par la rupture d’un vaisseau sanguin, entraînant un saignement dans le cerveau.

Causes fréquentes : hypertension artérielle, anévrismes, malformations vasculaires.

Accident ischémique transitoire (AIT) :

Interruption temporaire de la circulation sanguine, réversible en quelques minutes ou heures.

Précurseur possible d’un AVC majeur.

 Symptômes d’un AVC


Les signes apparaissent soudainement et doivent être pris très au sérieux. Le moyen
mnémotechnique FAST (en anglais) est utile :

 Face (visage) : paralysie ou affaissement d’un côté du visage.


 Arm (bras) : faiblesse ou paralysie d’un bras.
 Speech (parole) : troubles de la parole ou incohérence.
 Time (temps) : agir rapidement.

Autres symptômes possibles :


Perte de vision soudaine.

Vertiges, déséquilibre ou troubles de la coordination.

Maux de tête intenses, surtout dans les AVC hémorragiques.

 Causes et facteurs de risque


Causes :
Ischémique : athérosclérose, formation de caillots.

Hémorragique : rupture d’un vaisseau sanguin causée par l’hypertension ou une malformation.

Facteurs de risque :
Modifiables :

Hypertension artérielle (facteur principal).

Diabète, obésité.

Tabac, alcool, drogues (cocaïne, amphétamines).

Dyslipidémie (excès de cholestérol).

Sédentarité et stress.

Non modifiables :

Âge avancé (plus fréquent après 55 ans).

Antécédents familiaux d’AVC ou de maladies cardiovasculaires.

Sexe (plus fréquent chez les hommes, mais plus mortel chez les femmes).

 Diagnostic de l’AVC
Évaluation clinique :

Identification rapide des symptômes (examen neurologique).

Imagerie cérébrale :

Scanner cérébral : différencie AVC ischémique et hémorragique.

IRM : plus précise pour détecter les lésions ischémiques précoces.

Examens complémentaires :

Analyse sanguine (recherche de troubles de la coagulation).

Échographie des artères carotides pour détecter des plaques.

ECG ou Holter : recherche d’une fibrillation auriculaire (cause de caillots).

 Prise en charge
1. Urgence médicale (appel au 15 en France) :
La prise en charge précoce (< 4,5 heures après les premiers symptômes) est cruciale pour limiter
les lésions cérébrales.

2. Traitement immédiat :
AVC ischémique :

Thrombolyse : injection d’un médicament pour dissoudre le caillot (si réalisé dans les 4,5
heures).

Thrombectomie mécanique : extraction du caillot via un cathéter.

AVC hémorragique :

Contrôle de la pression artérielle.

Intervention chirurgicale pour arrêter le saignement ou retirer l’hématome.

3. Réhabilitation et suivi :
Kinésithérapie pour récupérer la mobilité.

Orthophonie pour les troubles de la parole.

Soutien psychologique.

 Prévention des AVC


Adopter un mode de vie sain :

Alimentation équilibrée (réduction du sel, des graisses saturées).

Activité physique régulière.

Arrêt du tabac et modération de l’alcool.

Surveillance médicale :

Contrôle de la tension artérielle.

Traitement des maladies cardiovasculaires (diabète, cholestérol).

Suivi en cas de fibrillation auriculaire.

Médication préventive :

Antiagrégants plaquettaires (aspirine) ou anticoagulants, selon le risque.

La prise en charge rapide, associée à une prévention active, reste la clé pour réduire l’impact des
AVC sur la vie des patients et leurs familles.

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