Analyser Et Améliorer La Performance D'une Organisation Aux Enjeux Commerciaux
Analyser Et Améliorer La Performance D'une Organisation Aux Enjeux Commerciaux
SAÉ 3. MCMO.01
Introduction 01
Situation Professionnelle 02
Droit de l’entreprise 03
Expression et communication 04
Ressources Humaines 05
Sources 06
01 - INTRODUCTION
Face à l'essor du marché de la seconde main, nous observons un recul dans les ventes de vêtements
neufs. Ce phénomène est amplifié par la crise économique actuelle ainsi que par des normes de la
mode souvent perçues comme trop coûteuses et excessives. Les consommateurs adoptent désormais
une réflexion plus raisonnée dans leurs choix d'achat.
Partant de ce constat, nous nous sommes interrogés sur l'évolution du marché de l'habillement de
détail dans un contexte marqué par des tendances en constante mutation. Une question centrale en
est ressortie : comment Pimkie, marque appartenant au groupe DURAMODE, pourrait-elle survivre et
se réinventer face à un marché en plein bouleversement ?
Pour aborder cette problématique, nous avons structuré notre analyse autour de plusieurs axes
principaux :
-La réalisation d’une étude globale sur Duramode et le marché de vêtements de détail
-La communication responsable des enseignes Les actions responsables d’une entreprise
02 – SITUATION PROFESSIONNELLE
Depuis quelques années, un nouveau mode de consommation et de production voit le jour, fondé sur
la volonté de développer une mode éthique et durable : on appelle cela la slow fashion. Cela passe
par des pratiques telles que la location de vêtements, les circuits courts de production et de
distribution, ou encore la promotion du « Made in France » et du « Made in Europe ».
Ces initiatives sont autant d'exemples de pratiques associées à cette nouvelle façon de penser la
mode.
Du côté des consommateurs, cet intérêt croissant pour les marques et produits engagés se traduit par
des intentions d’achat. Par exemple, 64 % des Français se déclarent prêts à acheter des vêtements
contenant des fibres naturelles, recyclées ou labellisées, tandis que 65 % estiment que l’engagement
des marques en matière de développement durable est un critère important dans leurs décisions
d’achat.
La filière mode et luxe est d’une importance capitale pour l’économie française. La France est le
premier acteur mondial dans ce secteur, qui se développe rapidement sur un marché international à
la croissance soutenue et aux nombreuses opportunités. Cependant, le segment haut de gamme de
l’habillement est celui qui souffre le plus de la crise, subissant de plein fouet la concurrence de la fast
fashion. De son côté, le rapport qualité-prix du milieu de gamme a perdu de son attractivité face à
une multiplicité de concurrents, renforcée par la prolifération des acteurs sur le marché de
l’habillement.
Depuis plusieurs années, la France a également été frappée par une vague de désindustrialisation,
marquée notamment par la délocalisation de la production textile en Asie. Selon l’Insee, en 1990, la
valeur de la production textile s’élevait à 38,3 milliards d’euros contre 16,4 milliards en 2015.
Pourtant, l’industrie textile française parvient à tirer son épingle du jeu, notamment grâce aux
marchés de la mode, du luxe et des textiles techniques. En 2022, elle représentait 2 200 entreprises,
63 000 emplois et générait un chiffre d’affaires de 15,5 milliards d’euros, selon les chiffres de l’Union
des industries du textile.
Par ailleurs, la baisse du pouvoir d’achat des consommateurs français, contraints de faire des
arbitrages budgétaires au détriment des vêtements, ainsi que la forte concurrence de l’ultra fast
fashion, incarnée par des plateformes de vente en ligne telles que Shein et Temu, ont porté un coup
sévère au marché de l’habillement.
Avec une valeur ajoutée d’environ 67 milliards d’euros, le secteur du textile et de l’habillement
représente 2,7 % du PIB français. D’après l’INSEE, on dénombrait, en 2020, 45 917 entreprises dans le
secteur du commerce de détail d’habillement en magasin spécialisé. Par ailleurs, en 2021, le chiffre
d’affaires total du secteur atteignait 26,249 milliards d’euros. Avec 40 % des parts de marché en
France, le commerce succursaliste occupe la position de chef de file dans la vente de textile-
habillement. Selon les données de l’Observatoire prospectif du commerce pour l’année 2020, ce type
de commerce regroupe 633 entreprises (chacune exploitant au moins 5 magasins), emploie 107 000
salariés équivalents temps plein (ETP), dont 82 % de femmes et 87 % en contrat à durée indéterminée
(CDI). En 2020, près de la moitié des points de vente se trouvaient dans des centres commerciaux. La
région Île-de-France concentre à elle seule un tiers des effectifs salariés de la branche, soit 33 %.
Selon une étude récente de l’Institut Français de la Mode (IFM), la mode génère un chiffre d’affaires
direct de 154 milliards d’euros. Ce chiffre inclut les contributions directes de secteurs tels que le prêt-
à-porter, les accessoires, les chaussures et le luxe. En termes de valeur ajoutée, l’industrie contribue
directement à hauteur de 37,5 milliards d’euros et indirectement pour 31,4 milliards d’euros. Ces
résultats positionnent la mode comme un secteur clé de l’économie française, dépassant des
industries emblématiques comme l’aéronautique ou l’automobile.
L’impact de la mode ne se limite pas à sa contribution au PIB : elle emploie directement 616 000
personnes et, en incluant les emplois indirects, soutient environ 1 million d’emplois sur tout le
territoire français. Les grandes marques de luxe, ainsi que des enseignes de distribution telles que
Decathlon ou Kiabi, jouent un rôle crucial dans ce dynamisme économique, en favorisant les
exportations et en générant des recettes importantes pour le pays.
Le secteur fait face à plusieurs défis majeurs, notamment la montée des coûts de production, la
concurrence accrue de la fast fashion et l’essor du commerce en ligne. Malgré ces difficultés, les
vêtements techniques et durables affichent une certaine résilience dans un contexte marqué par une
demande inégale.
Entre 2000 et 2020, l’emploi dans l’industrie textile française a chuté de 40 %, passant de près de 200
000 à environ 100 000 emplois. Cette décroissance a été aggravée par la fermeture de nombreuses
usines, particulièrement dans certaines régions comme le Nord-Est. Ces zones ont connu un fort taux
de chômage structurel, principalement attribué à la perte de compétitivité des usines françaises face
à la montée en puissance des industries textiles asiatiques.
Dans certaines zones industrielles, le chômage reste supérieur à la moyenne nationale, atteignant
parfois des taux de 12 à 15 %. Ce phénomène a engendré des conséquences non seulement
économiques, mais aussi sociales. La fermeture des usines textiles a entraîné un appauvrissement des
territoires concernés. Les bassins d’emploi locaux ont perdu leur dynamisme, provoquant une baisse
de la consommation locale et, par ricochet, la fermeture de nombreux commerces.
Les enseignes internationales comme Zara (Inditex), H&M, et Primark dominent les ventes grâce à
leur modèle reposant sur le renouvellement rapide des collections. À leurs côtés, des enseignes
françaises telles que Kiabi, Camaïeu (avant sa liquidation en 2022) et Etam restent des acteurs clés du
marché.
Parallèlement, le secteur du sportswear connaît une croissance soutenue, portée par des acteurs
comme Decathlon, Intersport, ainsi que des marques internationales telles que Nike et Adidas.
Les plateformes de revente comme Vinted ont bouleversé le marché en répondant à une demande
croissante de vêtements d’occasion et durables. Le marché de l’occasion en France est estimé à 7
milliards d’euros, avec une croissance annuelle de 10 %.
Problématiques et transformations.
Depuis 2010, les dépenses des Français pour les vêtements ont diminué de 15 % en termes réels,
marquant une recherche accrue des prix bas. La fermeture de plusieurs enseignes historiques,
comme Tati ou André, illustre les difficultés structurelles auxquelles le secteur est confronté.
Parallèlement, les ventes en ligne représentent désormais environ 20 % du marché, portées par des
acteurs majeurs tels que Zalando et Amazon Mode.
En pleine mutation, le marché de l’habillement français voit une montée en puissance des segments
éthiques et circulaires. Les enseignes doivent innover pour répondre aux attentes de consommateurs
de plus en plus exigeants et soucieux de l’impact écologique de leurs achats.
Le marché de l’habillement est vaste et se divise en plusieurs segments : prêt-à-porter, luxe, fast
fashion, vêtements d’occasion, sportswear, et vêtements techniques.
Les revenus générés par l’habillement féminin sont nettement supérieurs à ceux de l’habillement
masculin ou pour enfants. Par exemple, aux États-Unis, le marché des vêtements pour femmes a
généré plus de 133 milliards de dollars de recettes, soit davantage que les marchés pour hommes et
enfants réunis.
La taille du marché mondial de l’habillement est estimée à 1,36 million de dollars en 2024 et devrait
atteindre 1,78 million de dollars d’ici 2029, avec une croissance annuelle de 4,63 % sur la période de
prévision (2024-2029).
L’augmentation du revenu par habitant, ainsi que le changement des préférences vers des produits de
marque, devraient stimuler la demande pour les vêtements de luxe. Par ailleurs, le segment des
vêtements pour femmes connaît une croissance rapide, alimentée par le nombre croissant de
femmes actives dans le milieu professionnel. Bien qu’il s’agisse d’un marché mature, les évolutions
des tendances de la mode et les transformations du paysage de la vente au détail entre les marques
constituent des facteurs déterminants pour la croissance continue du secteur.
Dans ce contexte, la concurrence reste intense, poussant les entreprises de vêtements à établir des
alliances pour renforcer leur position sur le marché. De plus, des stratégies publicitaires efficaces et
une attention particulière portée à des besoins spécialisés permettent aux entreprises de maximiser
leurs revenus et de maintenir leur compétitivité.
Taux d'évolution de la valeur du marché de l'habillement en France sur l'année
2023, par segment.
Propriétaire de Gucci, Saint Laurent et Bottega Veneta, Kering réalise environ 20 milliards d'euros de
chiffre d'affaires annuel, se positionnant comme le deuxième acteur français du luxe.
Réputé pour ses produits artisanaux (notamment ses sacs Birkin), Hermès affiche des revenus
supérieurs à 13 milliards d'euros, avec une forte croissance organique et des marges exceptionnelles.
Leader dans le secteur de la beauté de luxe, le segment luxe de L'Oréal représente une part
importante de ses 40 milliards d'euros de chiffre d'affaires global.
Mais aussi par l’attrait du luxe français pour les consommateurs chinois et américains, principaux
moteurs de la croissance.
Enfin par un savoir-faire historique et une intégration verticale qui garantit qualité et exclusivité.
En résumé, le luxe français n’est pas seulement une industrie florissante mais aussi un pilier
stratégique de l’économie nationale, consolidant la place de la France comme leader mondial du
secteur.
Nike était cependant la marque de vêtements la plus valorisée en 2021 avec une valorisation
s'élevant à plus de 83,7 milliards de dollars, très loin devant son concurrent direct Adidas. Les revenus
du marché des vêtements de sport sont un secteur important du marché de la mode. Parmi ses
revenus, 30 % provient de la vente de baskets.
Inditex, maison mère de Zara réalisait un chiffre d'affaires de 23,4 milliards de dollars en 2020, soit 3
milliards de plus que son principal concurrent en Europe dans le secteur de la fast-fashion : H&M. Ces
dernières années ont également vu l'apparition de l'hyper fast-fashion avec des marques comme
Shein dont l'application avait été téléchargé plus de 11,9 millions de fois en 2020, un boom
considérable comparé aux années précédentes.
Les ressources
La mode, terrain d’innovation et d’excellence en France, dévoile une multitude de métiers fascinants.
Le secteur du prêt-à-porter en France occupe une place cruciale dans l’économie nationale et
représente un marché dynamique avec environ 40 000 magasins et plus de 155 000 salariés.
Les ventes physiques en ligne
Cependant, de nouveaux acteurs font leur apparition sur ce marché, des entreprises qui ont la
particularité de ne pas avoir de boutiques physiques, mais d’opérer uniquement en ligne. Il s’agit
d’une part, d’acteurs proposant une mode toujours plus rapide et moins couteuse, telle que proposée
par le géant chinois Shein, et d’autre part, du marché de la seconde main en ligne, qui a explosé ces
dernières années, porté par des plateformes de vente entre particuliers comme Vinted. La part des
ventes en ligne dans l’habillement était retombée à 18% en 2022, selon l’IFM, contre 14,7% en 2019,
qui reste l’année de référence pré-crise sanitaire.
Lors de la crise sanitaire de la covid-19, le gouvernement a établi une distinction entre « biens
essentiels » et « biens non essentiels ». L’habillement faisant partie des « biens non essentiels », les
magasins physiques ont été contraints de fermer et les grandes surfaces ont condamné leurs rayons «
non essentiels ». Cette politique de fermeture des commerces qualifiés de « non essentiels » a
entraîné une chute de 15 % des ventes globales de textile en 2020. Victimes du confinement, les
acheteurs n’ont eu alors d’autres choix que de commander en ligne. Cette pratique fait désormais
partie de leurs habitudes. Le commerce électronique est sorti « gagnant » du confinement. Selon
Kantar (leader mondial de la data, des études et du Conseil), le commerce électronique représente
désormais plus de 20 % du marché français de l’habillement contre 6 % en 2009.
LA DEMANDE
En 2023, le secteur du prêt-à-porter en France a enregistré une baisse de chiffre d’affaires de 3,5 % :
Les outlets (magasin d’usine proposant les invendus à prix réduit) profitent d’une augmentation de 2
% par rapport à 2022 et 13 % depuis 2019.
Cela démontre les tendances changeantes des consommateurs. On peut remarquer que les ventes en
ligne en augmenter comparer à celle en ligne.
Les tendances sont différentes d’une personne à une autre 30 % des Français repèrent les vêtements
en magasin avant de les acheter en ligne, alors que 37 % repèrent les produits en ligne avant de les
acheter en magasin. Le prix reste le critère le plus important pour 78 % d'entre eux. La qualité et le
style suivent aussi, intéressant plus de la moitié des acheteurs. Cependant, seulement 27 % se
préoccupent vraiment de l'impact environnemental des produits qu'ils choisissent.
9 français sur 1 sont attirés par les promotions, ils peuvent dépenser jusqu’à 400 € pendant les soldes
et sont plus à même de faire des achats impulsifs. En moyenne, les Français sont attachés à 2
marques. Ce sont les moins de 24 ans qui dépensent davantage dans le prêt-à-porter. Les 25-44 ans
sont plus dépensiers en achats de seconde main (58 % des dépenses totales).
E-commerce en France en 2021 : les Français ont dépensé 129 milliards d’euros en ligne En 2021, la
pandémie a poussé les Français à acheter davantage en ligne (un achat en ligne par acheteur par
semaine en moyenne en 2021). Valeur moyenne d’achat : 60 €.
-Caractéristiques : Fortement influencés par les réseaux sociaux, les influenceurs et les tendances
pop-culture.
-Comportement d'achat : Achat impulsif, préférence pour des marques accessibles et branchées
(Zara, Nike, Shein).
-Comportement d'achat : Recherchent un équilibre entre style, qualité et prix, avec un intérêt
croissant pour la mode durable.
-Comportement d'achat : Fidèles aux marques traditionnelles, achètent moins souvent mais
investissent dans la qualité.
Consommateurs budget-friendly :
-Caractéristiques : Sensibles aux prix bas, aux promotions, et aux enseignes discount.
-Comportement d'achat : Privilégient les marques de fast-fashion ou de seconde main (Kiabi, Shein,
Vinted).
Classe moyenne :
-Caractéristiques : Recherchent un bon rapport qualité-prix, apprécient les marques accessibles mais
stylées.
-Comportement d'achat : Achètent dans des enseignes comme Mango, Uniqlo, ou des plateformes en
ligne (Asos).
-Comportement d'achat : Achat réfléchi, souvent dans des boutiques de créateurs ou des maisons de
luxe (Chanel, Hermès).
Caractéristiques : Orientés par les soldes, les ventes privées et les produits déstockés.
Caractéristiques : Achètent peu mais investissent dans des pièces durables et intemporelles.
Caractéristiques : Cherchent des vêtements uniques ou personnalisés pour refléter leur style
personnel.
Seconde main et vintage : De plus en plus populaire grâce à des plateformes comme Vinted ou
Vestiaire Collective.
Durabilité et éthique : Les consommateurs cherchent des alternatives responsables, privilégiant des
marques engagées.
Digitalisation : L’achat en ligne, via des applications et plateformes, connaît une forte croissance.
Mode unisexe : Le style genderless attire une clientèle plus large, en particulier parmi les jeunes.
Ce graphique met en évidence les critères prioritaires des consommateurs lors de l'achat de
vêtements. Le prix arrive en tête, suivi de la qualité. Cette tendance s'explique principalement par la
diminution du pouvoir d'achat des ménages, qui incite les consommateurs à privilégier les options
économiques tout en recherchant des produits durables pour maximiser leur investissement.
Le prix, le manque d’informations et le manque de confiance sont des freins majeurs à l’achat de
vêtements durables. Aujourd’hui, les consommateurs se montrent de plus en plus exigeants et
souhaitent rester fidèles à leurs valeurs. Ils attendent des entreprises qu’elles respectent des critères
sociaux et environnementaux tout en adoptant une démarche éthique.
Parmi ces attentes, trois critères ressortent particulièrement : une fabrication respectueuse de
l’environnement (60%), des conditions de travail décentes avec des employés justement rémunérés
(60%), et des vêtements contenant moins de substances toxiques (54%).
Cependant, pour les personnes qui ne s’intéressent pas aux engagements des marques, plusieurs
obstacles subsistent. Tout d’abord, 34% d’entre elles estiment que le prix des vêtements durables est
trop élevé, ce qui rend le rapport qualité/prix déterminant dans leur décision d’achat.
Ensuite, le manque de confiance envers les marques constitue un autre frein majeur : 25% des
consommateurs n’accordent pas de crédit aux affirmations des entreprises qui se disent engagées. Ce
manque de transparence renforce leur scepticisme et limite leur intérêt pour la mode durable.
Face à ces constats, il devient essentiel pour les marques de travailler sur la transparence,
l’accessibilité des prix et une communication claire pour répondre aux attentes et surmonter les
obstacles identifiés.
IMAGE
Le secteur de l’habillement fait face à de nombreux obstacles notamment, une inflation galopante,
une concurrence accrue, une réduction drastique de la consommation des ménages, des
changements dans les habitudes et les comportements des consommateurs.
Le marché de la seconde main : Le marché de la seconde main, estimé à 6 milliards d’euros en 2022,
est en plein essor en raison de la baisse du pouvoir d’achat et des préoccupations environnementales.
Selon une étude d’Opinion Way publiée en septembre 2021, 41 % des Français achètent des articles
d’occasion sur internet et 40 % dans les boutiques physiques d’occasion.
la mode ultra rapide est une mode interchangeable et jetable qui consiste à produire et à mettre en
ligne de nouvelles collections en un temps record. Le groupe chinois Stein s’est imposé en quelques
années comme le fer de lance de la mode ultra rapide avec des méthodes très discutées. Le
développement de la mode ultra rapide a entraîné une déferlante de prix bas qui répond au pouvoir
d’achat des Français
Adeptes des soldes, des petits prix, de la seconde main, de la location de vêtements, les Français
continuent de réduire leur budget consacré à l’habillement selon une étude d’Eurostat, les Français
font moins de shopping à cause du pouvoir d’achat qui a diminué.
L’OFFRE
Le secteur du prêt-à-porter en France est dominé par les enseignes spécialisées comme Zara, H&M,
etc. Elles réalisent environ 60 % des ventes avec les indépendants multimarques et les chaînes de
grande diffusion comme Kiabi, La Halle, Primark.
Les boutiques physiques, les ventes physiques ont progressés (+ 2,4 % entre début 2019 et début
2023) et restent un pilier de la distribution du prêt-à-porter. De nombreux consommateurs préfèrent
toucher les tissus, essayer les vêtements et bénéficier de conseils personnalisés. Ce qui fonctionne le
mieux : les boutiques de rue en centre-ville et les centres commerciaux.
Le commerce en ligne :
Les ventes en ligne explosent (+ 37,8 % depuis 2019) et deviennent un canal de distribution
incontournable. Plusieurs acteurs du marché (plateformes multi-marques comme ASOS ou Zalando,
géants du e-commerce comme Amazon) se partagent une part croissante du marché. Avec l’achat en
ligne, les consommateurs peuvent faire leurs achats n’importe quand et n’importe où, tout en
comparant facilement les prix des produits.
La vente directe :
La vente directe par le biais de pop-up stores, de marchés ou de salons de mode permet aux marques
de créer une expérience personnalisée pour les consommateurs tout en réduisant les intermédiaires.
Ce canal représente une plus petite part du marché global mais elle permet aux créateurs
indépendants de se démarquer en créant un engagement direct avec leur clientèle.
Etude de l’offre : Quels sont les produits ou les services proposés sur le marché ?
Le marché des vêtements est vaste et en constante évolution, offrant une large gamme de produits et
de services adaptés aux divers besoins des consommateurs. Le prêt-à-porter désigne la production et
la vente de vêtements conçus et fabriqués en série pour être vendus en tailles standardisées. Ce
secteur s’adresse à un large public et propose une grande variété de styles à des prix accessibles.
Les vêtements de sport : Conçus pour les activités physiques, les vêtements de sport gagnent du
terrain. L’industrie du vêtement de sport est en plein essor, avec des revenus estimés pour les
produits destinés aux femmes, hommes et enfants qui devraient atteindre près de 6,5 milliards
d'euros d’ici 2028.
Uniformes et vêtements adaptés à des métiers spécifiques. De plus en plus de secteurs d'activité
proposent ou nécessitent des vêtements de travail professionnels. Ces vêtements sont conçus pour
offrir un confort optimal tout en répondant aux exigences de sécurité propres à chaque métier.
La mode éthique et la seconde main connaissent une tendance croissante vers des choix plus
durables. Les vêtements de seconde main : Acheter des vêtements d'occasion est devenu une
tendance très populaire ces dernières années, perçue comme une mode éthique, durable et unique.
Ce choix est particulièrement apprécié des jeunes, séduits par son côté économique et écologique.
Les chaînes de grande diffusion (Kiabi, La Halle, Gémo…) : implantées en périphérie des
agglomérations sur des surfaces commerciales importantes, elles proposent une offre très large de
produits à prix attractifs. Les spécialistes de la vente à distance : les pures players généralistes et
spécialisés sont de plus en plus présents sur le marché de l’habillement. On assiste aujourd’hui à la
montée en puissance d’enseignes de l’ultra fast fashion (Shein notamment) au sein de l’e-commerce.
Les circuits non spécialisés : ils sont composés d’acteurs hétérogènes tels que des grands magasins,
des discounters (Action, Centrakor, Gifi, etc.), des magasins de sport, des grandes surfaces
alimentaires, des commerces ambulants... Ils réalisent près de 30 % du chiffre d’affaires du marché de
l’habillement.
L’ENVIRONEMENT
Le marché de la seconde main connaît une croissance dynamique depuis plusieurs années et a atteint
un chiffre d’affaires de 14 Md€ en France en 2023. Ce succès repose notamment sur l’engouement
des ménages pour les petits prix et l’opportunité d’améliorer leur pouvoir d’achat en revendant des
biens d’occasions. Les ménages voient également dans la seconde main l’opportunité de limiter
l’empreinte environnementale de leurs achats, un critère certes secondaire mais qui pèse de plus en
plus lourd dans les comportements d’achat des Français. Enfin, il n’a jamais été aussi facile de se
procurer des biens d’occasion ou reconditionnés.
Les enseignes d'achat-vente / dépôt-vente et de friperie : business model, classements, chiffres clés
et audience en ligne des enseignes d'achat-revente et de friperie, axes de développement des
magasins dédiés à la seconde main
Développement durable :
Les consommateurs accordent de plus en plus d’importance à la durabilité, tandis que les entreprises
se voient contraintes de suivre un nombre croissant de réglementations dans ce domaine. Pour que le
commerce au détail reste à la pointe des tendances, il est nécessaire qu’il intègre un objectif de
développement durable. Abordons le thème de durabilité en entreprise. Des consommateurs sont
prêts à dépenser plus pour des produits respectueux de l’environnement. Bien que l’intention du
consommateur soit louable, le coût ne devrait pas entraver son engagement. C’est ainsi que naît la
pratique de l’acquisition et de la revente en seconde main dans le monde du commerce de détail.
Nouvelle technologie :
En ce qui concerne les achats, la majorité des consommateurs placent Internet en tête de liste. Les
jeunes générations sont même disposées à payer des frais supplémentaires pour une livraison
immédiate. Selon une enquête de GWI, 59 % des consommateurs préfèrent acheter en ligne plutôt
que de se rendre en magasin. Mais la vente physique reste d’actualité. En effet, 40 consommateurs
sur 100 indiquent préférer faire leurs achats en personne. Parmi les jeunes de la génération Z, seuls 2
acheteurs sur 5 préfèrent l’expérience d’achat en magasin. Cela souligne la nécessité de s’orienter
vers le « phycite ».
Intelligence Artificielle :
Bien que les nouvelles sur l’intelligence artificielle aient suscité de nombreuses inquiétudes, les
jeunes générations semblent l’accueillir avec optimisme. GWI rapporte que 65 % des jeunes sont
enthousiastes quant à ses avancées et estiment qu’elle contribuera au bien-être de la société. Le
secteur du commerce de détail doit saisir cette nouvelle opportunité en intégrant cette intelligence
sous différentes formes, aussi bien en ligne que dans les points de vente physiques.
Seuls les Outlets, proposant des collections passées à prix attractifs, bénéficient d’une performance
favorable avec une augmentation de 13% de leur activité depuis 2019.
2024 s’est défini comme une année incertaine et complexe pour les acteurs de la mode Les enseignes
on fait face en 2024 à une équation compliquée marquée par :
-Des hausses de charges importantes : +11,6% d’augmentation de l’indexation des loyers en deux ans,
entre 2021 et 2023, multiplication par 5 du coût du transport maritime depuis le mois d’octobre.
-Une concurrence accrue sur Internet avec la forte montée en puissance des plateformes
internationales, notamment chinoises.
Le marché de l’habillement a perdu 3,5% de sa valeur entre 2022 et 2023 selon le panel Retail Int.
Pour l’Alliance du Commerce. Cette perte s’explique notamment par :
La baisse de -0,6% du chiffre d’affaires en magasin à périmètre constant. Alors que les points de vente
ont connu un premier semestre dynamique (+2,4% au cumul à fin juillet grâce aux périodes de
soldes), le décrochage de la consommation à compter du mois d’août a fortement pénalisé la fin de
l’année 2023. La faible augmentation des ventes en ligne (+2%) qui ne compense plus la baisse des
ventes en magasin. Après avoir connu une hausse importante durant la crise sanitaire, les ventes en
ligne se stabilisent à un niveau d’environ 80% supérieur à celui de 2019. Les défaillances d’enseignes
et les fermetures de points de vente. Au moins 4 000 emplois ont été supprimés en 2023. Au global,
le marché ne retrouve pas son niveau d’avant la crise sanitaire et enregistre une perte de 9% depuis
2019.
On peut voir une opportunité sur le marché de la seconde main. D’après une étude menée par
l’Observatoire Natixis Payments, les achats de seconde main dans le secteur de la mode ont
progressé de 140% en l’espace de 2 ans. En permettant aux consommateurs de faire de bonnes
affaires et d’avoir une démarche plus écoresponsable, le marché de la seconde main en croissance
haute et rapide pourrait bien faire de l’ombre au marché de la fast fashion. Les grands groupes,
enseignes et marques de mode ont bien compris l’enjeu avec le succès de Vinted.
BENCHMARKET
La stratégie de repositionnement de PIMKIE s'inscrit dans une volonté de redynamiser son image
de marque et de répondre aux nouvelles attentes des consommateurs, notamment dans un
contexte où le marché de la mode est dominé par des acteurs tels que Zara, H&M, et Shein.
La marque mise fortement sur le commerce en ligne, avec une refonte de son site web et une
présence renforcée sur les réseaux sociaux. Le e-commerce devient un canal prioritaire pour
atteindre une clientèle jeune, mobile et habituée à des parcours d'achat fluides. Cela inclut :
PIMKIE adapte son offre en proposant des collections plus tendances et accessibles, inspirées de la
mode rapide. La stratégie consiste à offrir des produits adaptés aux attentes des jeunes
consommateurs tout en s'alignant sur les standards de rapidité et d'innovation des leaders du
secteur.
Comme beaucoup d'autres marques, PIMKIE investit dans des pratiques responsables, avec le
lancement de lignes écoresponsables utilisant des matériaux durables. L'accent est mis sur une
transparence accrue et des initiatives pour réduire l'empreinte écologique de la production.
Nouvelle gouvernance et synergies
En 2022, PIMKIE a été reprise par un consortium d'entreprises familiales (Lee Cooper France, Kindy et
Ibisler Tekstil), ce qui marque un tournant dans sa gestion. Cette nouvelle gouvernance cherche à
capitaliser sur les synergies avec d'autres marques et à renforcer sa compétitivité sur le marché
européen.
Cette stratégie vise à redonner à PIMKIE une identité forte, moderne et connectée, tout en
renforçant sa compétitivité face à des acteurs plus agiles. Les premiers résultats sont visibles dans
le digital, mais la marque doit encore prouver que sa transition peut être pérenne.
Analyse interne
Positionnement jeune et tendance : Pimkie est reconnue pour ses vêtements abordables et destinés
à une clientèle jeune (adolescents et jeunes adultes), ce qui la place dans une niche claire.
Présence historique : Avec une forte notoriété en Europe, Pimkie bénéficie d’un ancrage solide sur le
marché de la mode féminine.
Large réseau de boutiques : Un réseau physique important, qui peut être exploité pour des
expériences clients immersives (événements, pop-ups).
Accessibilité des prix : Les tarifs sont compétitifs face à des marques comme Zara ou Mango, ce qui
attire une clientèle sensible au rapport qualité/prix.
Début d’efforts écoresponsables : Pimkie a commencé à intégrer des matériaux durables dans ses
collections (coton bio, produits recyclés), ce qui répond aux attentes croissantes des consommateurs.
Faible digitalisation : Expérience e-commerce perfectible : navigation parfois complexe, lenteur des
livraisons par rapport à SHEIN ou Asos. Faible engagement sur les réseaux sociaux par rapport à des
marques qui dominent TikTok ou Instagram.
Image de marque vieillissante : Malgré un public jeune ciblé, l’image de Pimkie n’est pas perçue
comme "cool" ou innovante face à des marques comme Zara ou H&M, qui suivent de très près les
tendances.
Faible perception de qualité : Les clientes associent parfois Pimkie à des produits de qualité moindre
par rapport à des concurrents directs.
CONCLUSION
Enjeux clés :
Zara excelle dans le suivi des tendances et l’innovation rapide. ¨Pimkie peut s’inspirer de cette
stratégie en réduisant le temps de mise sur le marché de ses collections et en lançant plus
fréquemment des éditions capsules pour séduire la “Génération Z”.
Mango attire une clientèle légèrement plus agéé avec un positionnement axé sur l’élégance et la
qualité. Pimkie pourrait élargir sa cible en proposant des collections plus intemporelles tout en
renforçant sa gamme durable pour capter une clientèle sensible à l’éco-responsabilité.
Pimkie reste exposée à la pression des acteurs low-cost comme SHEIN, qui domine le digital avec une
des offres massives, des prix plus bas et une forte présence dur les réseaux sociaux.
PIMKIE doit moderniser son image digitale pour rivalise avec ses concurrents. Renforcer ses initiatives
éco-responsables afin de capter la clientèle sensible à la durabilité. Et enfin innover dans ses
collections et l’expérience clients afin de se différencier.
En s’adaptant à ces enjeux, Pimkie pourra non seulement rester compétitive face à Zara et Mango,
mais également reconquérir son positionnement auprès des jeunes consommateurs.
PESTEL
Politique :
Opportunités - Les entreprises vendeurs de vêtements peuvent profiter des évolutions politiques en
s’engageant dans la transition écologique, soutenue par des subventions européennes, en
développant des collections écoresponsables et des services de recyclage. La relocalisation de la
production en Europe permettrait de réduire les délais d’approvisionnement tout en bénéficiant
d’incitations fiscales. Enfin, en anticipant les nouvelles normes européennes sur la sécurité des
produits, Pimkie pourrait renforcer sa crédibilité et répondre aux exigences en matière de santé et
sécurité. Ces actions permettraient à la marque de s’adapter durablement au marché.
Menaces - Interdiction de la publicité sur la fast fashion à partir du 1er janvier, l'incertitude
géopolitique qui perturbe les chaînes de grande distribution et augmentant les délais de livraison, Le
25 avril 2023, a été adopté le projet de règlement UE par le Parlement Européen et le Conseil relatif à
la sécurité générale des produits abrogeant la directive 2001/95/CE et modifiant le règlement
1025/2012. Un régime unique de surveillance du marché sera applicable à tous les produits de textile
cette activité est menée par les autorités pour s’assurer que les produits sur le marché sont
conformes aux lois et règlements applicables et respectent les exigences de l’UE en matière de santé
et de sécurité
Economique :
Menaces - Les entreprises de vente en ligne de mode jetable devront afficher, selon l'article L941-9-
11, des messages sensibilisant à l'impact environnemental de leurs produits. Cela offre à Pimkie
l’opportunité de se positionner comme une marque responsable. La diminution du pouvoir d’achat a
entraîné une baisse de -2,8 % de la fréquentation des points de vente entre 2022 et 2023, offrant à
Pimkie une opportunité de renforcer son e-commerce. Les fluctuations du tourisme affectent
également la fréquentation des magasins, surtout dans les grandes villes, incitant la marque à se
concentrer sur des canaux de vente numériques. L’augmentation des coûts de production (matières
premières et énergie) permettrait à Pimkie de repenser ses processus de fabrication en privilégiant
des matériaux durables. Enfin, l'inflation des prix du textile et l'essor de la seconde main ouvrent la
voie à des produits d’occasion ou recyclés, répondant ainsi aux nouvelles attentes des
consommateurs.
Sociologique :
Opportunités - Le marché de la seconde main connaît un essor mondial important, soutenu par une
prise de conscience environnementale croissante. Ce marché représente une opportunité pour les
entreprises de vêtements de se positionner sur cette tendance en proposant des produits d’occasion,
ou en développant des initiatives circulaires. De plus, les nouvelles générations sont de plus en plus
attirées par ce modèle, privilégiant des produits durables et éthiques. En réponse aux évolutions
sociales, qui modifient les attentes des consommateurs, il est possible pour les entreprises de
changer leur modèle de production pour intégrer des pratiques plus responsables, telles que
l’utilisation de matériaux recyclés ou l’adoption d’une mode éco-responsable. Ces changements
peuvent ainsi devenir des leviers de développement tout en répondant aux attentes d’une clientèle
plus consciente de l'impact écologique de ses achats.
Menaces - Les Français passent de moins en moins de temps à faire du shopping en magasin et
préfèrent de plus en plus renouveler leur garde-robe en ligne. Cette évolution des habitudes de
consommation est alimentée par la praticité, la commodité et la rapidité offertes par les achats en
ligne. Les consommateurs peuvent comparer facilement les prix, profiter de la livraison à domicile et
éviter les contraintes physiques des magasins. Cette tendance représente une menace pour le
développement des boutiques physiques, car elles risquent de perdre une part importante de leur
clientèle qui se tourne vers des alternatives en ligne plus accessibles et flexibles.
Technologique :
Menaces - Les nouvelles technologies ont permis de réduire considérablement les barrières à l'entrée
du marché, rendant l’industrie de la mode plus compétitive. Désormais, de nombreuses startups et
petites entreprises peuvent lancer des marques en ligne avec des coûts de production et de
distribution relativement faibles. Cette démocratisation de l’accès au marché entraîne une
augmentation du nombre de nouveaux entrants, souvent agiles et capables de s'adapter rapidement
aux attentes des consommateurs. Cette évolution crée une pression concurrentielle accrue pour les
entreprises de vente de vêtements établies, qui doivent se différencier non seulement par la qualité
de leurs produits, mais aussi par leur capacité à innover et à s’adapter rapidement aux nouvelles
tendances technologiques et aux comportements d'achat des consommateurs.
Environnemental :
Opportunités - Développer des collections de seconde main représente une opportunité stratégique
pour les entreprises de mode, car cela a un impact positif sur l'industrie en réduisant les déchets
textiles et les émissions de gaz à effet de serre, tout en économisant des ressources naturelles telles
que l'eau et l'énergie. Adopter la Slow Fashion, axée sur une mode durable et éthique, permettrait
d’élargir la clientèle, notamment celle de consommateurs de plus en plus attirés par des pratiques
responsables. La loi Anti-gaspillage de 2020, qui introduit un bonus à la réparation des produits, et la
loi Climat et résilience de 2021, qui impose un Eco-score environnemental, sont des leviers
réglementaires qui favorisent l'économie circulaire et offrent un avantage concurrentiel aux
enseignes françaises. Ces initiatives sont particulièrement importantes face à la concurrence de
géants de la fast fashion comme l'entreprise chinoise Shein, qui propose en moyenne 7 200 nouveaux
modèles de vêtements par jour et plus de 470 000 produits différents, soit 900 fois plus que les
enseignes françaises traditionnelles. Cette situation met en lumière l'importance pour les entreprises
locales de se différencier par des engagements forts en matière de durabilité et de transparence
environnementale pour rester compétitives.
Menaces - Le renforcement du malus écologique oblige les entreprises étrangères vendant en France
à désigner un mandataire pour respecter les obligations de la Responsabilité Élargie du Producteur
(REP). La production textile reste nocive pour l'environnement, représentant environ 20 % de la
pollution de l'eau à cause des produits chimiques et de l'utilisation excessive d'eau. De plus,
l'industrie génère une forte émission de CO2, une pollution des sols par les déchets textiles et une
consommation excessive de ressources naturelles, comme le coton. Ces défis environnementaux
exercent une pression sur les entreprises pour qu’elles adoptent des pratiques plus durables et
réduisent leur impact écologique.
Cadre de positionnement.
La carte de positionnement des enseignes de vêtements au détail illustre une segmentation claire du
marché selon deux axes : le prix (de faible à élever) et le niveau de gamme (de bas à haut de gamme).
PIMKIE occupe une position centrale, avec une offre équilibrée tant au niveau des prix que de
la gamme, ce qui indique qu'elle cible une clientèle large, sans s'orienter vers le bas de
gamme ni le luxe.
NAF-NAF et Etam se situent dans le quadrant des prix élevés et du haut de gamme,
soulignant un positionnement plus premium, axé sur une clientèle à la recherche de produits
plus qualitatifs.
À l'inverse, des marques comme KIABI, Jennyfer, Cache-Cache, et La Halle sont positionnées
dans la zone des prix bas et du bas de gamme, visant une clientèle plus sensible aux prix et
cherchant des articles abordables.
En résumé, la carte met en lumière des stratégies de positionnement variées dans le prêt-à-porter,
avec PIMKIE adoptant une position intermédiaire, tandis que d'autres enseignes se concentrent soit
sur le luxe, soit sur l'accessibilité.
Intensité concurrentielle
Certaines entreprises, comme Zara, se démarquent grâce à des designs uniques et une production
rapide répondant aux tendances
Le marché en valeur décroît sensiblement en France (-1,3%), malgré une inflation plus
modérée qui pourrait redonner du pouvoir d'achat aux consommateurs
L'émergence de nouveaux acteurs internationaux très agressifs, comme le site de fast-fashion
chinois Temu, intensifie encore la concurrence
Face à cette intensité concurrentielle, les entreprises doivent constamment s'adapter et
innover pour maintenir leur position sur ce marché dynamique et en évolution rapide.
Pouvoir de négociation des clients : On y retrouve des Opportunités mais aussi des menaces
Opportunités - La rareté des enseignes proposant des productions durables et éthiques crée un
avantage stratégique pour les marques pionnières dans ce domaine. Les clients à la recherche de
modèles de production plus éthiques et respectueux de l'environnement sont moins enclins à
négocier les prix, étant donné la faible concurrence actuelle. La diversification des produits et le
renforcement de l'image de marque éco-responsable peuvent fidéliser une clientèle de plus en plus
sensible aux enjeux environnementaux. Les partenariats avec des stylistes ou des célébrités engagés
dans le développement durable permettent de créer une différenciation forte et d'attirer les
consommateurs conscients. L'adoption précoce de pratiques durables offre la possibilité de s'imposer
comme leader sur un marché en pleine évolution, avant que la majorité des enseignes ne s'y
convertissent. Une marque éthique et durable peut potentiellement générer des bénéfices plus
importants grâce à des clients prêts à payer un premium pour des produits responsables. Cette
approche permet non seulement de répondre à une demande croissante, mais aussi de se
positionner avantageusement sur un segment de marché encore peu saturé, offrant ainsi des
perspectives de croissance prometteuses.
Menaces - Les enseignes ont un faible pouvoir de négociation face aux clients, qui sont en position de
force et nombreux. La facilité pour les clients de passer d'une enseigne à une autre augmente leur
pouvoir de négociation et réduit la fidélité à la marque. Les enseignes en position instable sur le
marché sont plus susceptibles d'accepter des négociations de prix venant des clients, ce qui peut
éroder les marges. Le marché ultra-concurrentiel offre de nombreuses alternatives aux
consommateurs, renforçant leur position. L'émergence du e-commerce et des plateformes de revente
en ligne comme Vinted augmente encore le pouvoir des clients en élargissant leurs options d'achat.
La facilité de comparaison des prix et des produits en ligne renforce la position des consommateurs
dans les négociations. Les clients se dirigent vers des marques qui correspondent à leurs valeurs et
attentes en matière de produits, ce qui oblige les enseignes à constamment s'adapter. Les attentes
croissantes des clients en matière de durabilité et d'éthique influencent les stratégies des entreprises
et peuvent entraîner des coûts supplémentaires.
Cette analyse souligne la position dominante des clients dans le secteur du vêtement, obligeant les
enseignes à être particulièrement attentives à leurs besoins et préférences pour rester compétitives.
Pouvoir de négociation des fournisseurs : On y retrouve des Opportunités mais aussi des menaces
Le grand nombre de fournisseurs et leur dispersion en Asie, particulièrement en Chine, limitent leur
capacité à négocier, donnant un avantage aux enseignes
Les enseignes peuvent s'approvisionner facilement en matières premières ou en produits finis prêts à
la vente, grâce à la diversité et à la capacité de production des fournisseurs chinois
La main-d'œuvre qualifiée et bon marché en Chine contribue à maintenir des prix bas pour les
vêtements importés
La concurrence saine entre les fournisseurs et les fabricants chinois permet aux enseignes de
négocier des conditions favorables
Les relations à long terme avec les fournisseurs peuvent conduire à des partenariats stratégiques,
offrant des avantages mutuels et une meilleure flexibilité dans la production
Menaces - Concentration des fournisseurs
Le coton biologique est marqué par une concentration des fournisseurs dans quelques pays
comme l'Inde et la Chine.
Cette concentration limite les alternatives pour les marques, augmentant mécaniquement le
pouvoir de négociation des fournisseurs.
Coûts de changement
Les matériaux spécifiques, notamment dans le luxe, impliquent des coûts de changement de
fournisseurs élevés. Ces coûts contraignent les marques à maintenir des relations avec certains
fournisseurs spécialisés.
Luxe
Fast-fashion
Malgré ces facilités d'entrée, les nouveaux acteurs font face à des défis importants :
Concurrence intense, notamment de la part des géants de la "fast fashion" et de l'ultra-fast
fashion comme Shein
Difficulté à se démarquer dans un marché saturé avec de nombreuses enseignes établies
Pression sur les marges due à la concurrence des prix bas
Évolution du marché
Le secteur connaît une crise importante, avec une baisse du chiffre d'affaires global de 9% en
quatre ans
4 000 emplois ont été supprimés en 2023, indiquant un marché en contraction
En conclusion, bien que l'entrée sur le marché soit relativement aisée, la pérennisation de l'activité
représente le véritable défi pour les nouveaux entrants, face à une concurrence féroce et un marché
en difficulté.
La menace des produits de substitution s'est effectivement intensifiée ces dernières années sur le
marché du vêtement en France et dans le monde entier Essor de la seconde main :
Le marché de la seconde main était évalué à 7 milliards d'euros en 2022 en France, soit
environ 27% du marché total de l'habillement (26 milliards d'euros)
Les 18-24 ans sont particulièrement adeptes de plateformes comme Vinted, se détournant du
prêt-à-porter traditionnel pour un mode d'achat perçu comme plus responsable et
économique
Nouvelles alternatives :
Les ventes d'articles entre particuliers se développent via les réseaux sociaux et des sites
spécialisés, menaçant l'équilibre du marché traditionnel à long terme
Les friperies s'installent partout, offrant une seconde vie aux vêtements avec des
caractéristiques similaires aux produits neufs.
Même les enseignes traditionnelles commencent à s'adapter à cette tendance, bien qu'avec
réticence
Cette évolution représente une menace réelle pour le secteur du prêt-à-porter classique, les
consommateurs ne voyant souvent aucun inconvénient à se tourner vers ces alternatives.
Perspectives :
La part de marché de la seconde main est amenée à croître davantage dans les années à
venir
Cette tendance s'inscrit dans une évolution plus large des comportements de consommation,
privilégiant des options perçues comme plus durables et économiques.
Bien que les vêtements restent un besoin fondamental sans substitut direct, ces nouvelles options de
consommation transforment profondément le paysage du marché de l'habillement, obligeant les
acteurs traditionnels à repenser leurs modèles économiques.
CONCLUSION
Le secteur de l'habillement en France est caractérisé par une intensité concurrentielle extrêmement
élevée, marquée par la présence de nombreuses enseignes internationales et locales. Cette
concurrence féroce est exacerbée par l'essor du e-commerce et l'émergence de nouveaux acteurs
agressifs comme les sites de fast-fashion.
Le pouvoir de négociation des clients est considérable, renforcé par la facilité de comparaison des
prix en ligne et la multiplication des options d'achat. Cependant, une opportunité se dessine pour les
marques proposant des produits durables et éthiques, répondant à une demande croissante de
consommateurs conscients.
Concernant les fournisseurs, leur pouvoir de négociation varie selon les segments du marché. Si la
fast-fashion bénéficie d'un large choix de fournisseurs, notamment en Asie, le segment du luxe fait
face à un pouvoir plus élevé des fournisseurs spécialisés.
La menace de nouveaux entrants reste significative en raison des faibles barrières à l'entrée.
Néanmoins, la pérennisation de l'activité constitue un défi majeur dans un marché saturé et en
contraction.
Enfin, la menace des produits de substitution s'intensifie, principalement avec l'essor du marché de la
seconde main. Ce segment représentait déjà 27% du marché total de l'habillement en 2022, une
tendance appelée à se renforcer.
Face à ces défis, les acteurs du secteur doivent constamment innover, s'adapter aux nouvelles
attentes des consommateurs et repenser leurs modèles économiques pour rester compétitifs dans un
marché en pleine mutation à repenser leurs modèles économiques.
Pimkie est une marque française de prêt-à-porter féminin fondée en 1971 à Lille. Elle s'est
rapidement imposée comme un acteur majeur de la mode accessible pour les jeunes femmes. Depuis
sa création, Pimkie a su innover et suivre les tendances pour proposer des collections modernes et
abordables.
STRUCTURE ET DIRECTION
Ancienne filiale du Groupe Mulliez, Pimkie faisait partie d'un vaste conglomérat d'entreprises
spécialisées dans la distribution, avant que la marque ne prenne son indépendance.
Le Groupe Mulliez est également propriétaire de marques telles que Auchan, Leroy Merlin et
Decathlon.
Aujourd'hui, Pimkie est dirigée par Yann Hinsinger, qui occupe le poste de CEO international.
Sous sa direction, Pimkie cherche à redéfinir son modèle économique face aux défis actuels de
l'industrie de la mode.
1971
Fondation de Pimkie à Lille. La marque cible principalement une clientèle jeune avec des vêtements
modernes et abordables.
1988
2006
Lancement de la vente en ligne, élargissant son accessibilité à une clientèle plus large.
2011
Pimkie poursuit son expansion numérique en lançant des sites marchands en Espagne et en Italie.
2014
2009
Lors d'un comité d'entreprise tenu le 19 décembre, la direction annonce son intention de signer un
accord de rupture conventionnelle collective, sans préciser le nombre d'emplois concernés. Cette
annonce marque le début d'une période de restructuration.
Confrontée à des difficultés financières, la marque doit fermer plusieurs magasins en France,
entraînant la suppression de 208 postes.
2020 Pimkie affiche un chiffre d'affaires de 194 millions d'euros malgré les défis économiques.
2021 La filiale belge dépose le bilan, et en décembre, la filiale suisse est également déclarée en
faillite, aboutissant au licenciement de tout le personnel sans versement des salaires de décembre.
2023 : La société annonce la fermeture progressive de 64 magasins en France sur une période de
quatre ans, renforçant ses mesures de restructuration.
2024 : Pimkie est placée en procédure de sauvegarde par le tribunal de commerce de Lille le 27 mai,
marquant un tournant dans la gestion de ses difficultés financières.
Le 29 mars 2023, via un communiqué, Pimkie annonce la fermeture de 64 magasins sur une période
de quatre ans, entraînant la suppression de 257 postes. L'enseigne déclare :
« (…) des leviers pour réduire le nombre de fermetures seront étudiés avec attention, à chaque fois
que cela sera possible, notamment aux côtés des partenaires bailleurs de Pimkie. »
La famille Mulliez, actuel propriétaire de Pimkie se sépare de la marque française. Une trentaine de
magasins Pimkie avaient déjà fermés en 2018. Des difficultés financières accrues, bien qu'aucun
chiffre officiel n'ait été publié, les estimations parlent d'une réduction supplémentaire en dessous de
150 millions d'euros.
Années 2000 : Pimkie faisait partie des marques de prêt-à-porter en pleine croissance avec une
expansion internationale significative. Son chiffre d'affaires était alors estimé à environ 500 millions
d'euros.
2015 : Le chiffre d'affaires de Pimkie commence à diminuer en raison de la concurrence accrue dans
le secteur de la fast fashion et des premiers signes de difficultés financières. Il est alors autour de 450
millions d'euros.
2017 : Pimkie enregistre une nouvelle baisse, avec un chiffre d'affaires de l'ordre de 300 millions
d'euros, marquant le début d'une série de fermetures de magasins et de restructurations.
2023 : Le chiffre d'affaires continue de baisser, en partie à cause des fermetures de magasins
planifiées et
POSITIONEMENT ACTUEL
Pimkie tente aujourd'hui de se réinventer face à la concurrence accrue dans le secteur du prêt-à-
porter. Les marques de fast fashion telles que Zara, H&M ou encore des plateformes en ligne comme
Shein ont bouleversé le marché, forçant Pimkie à adapter sa stratégie, à la fois sur le plan des prix et
de l'expérience client.
Un pilotage de la transformation de Pimkie a été mis en place, avec un plan en trois axes :
- Redevenir la marque accessible préférée des jeunes femmes, avec un travail en profondeur sur le
niveau de prix pour répondre parfaitement aux besoins des clientes en cette période d'inflation ;
- Construire un modèle scalable et résilient aux crises, visant 40 % de proche import d'ici 2025, avec
un modèle d'organisation qui s'appuiera sur l'optimisation des processus clés, l'agilité et l'innovation ;
- Devenir un acteur d'une consommation plus durable pour tous, avec une politique RSE fondée sur
des initiatives et un engagement à ce que 100 % des principales collections soient éco-conçues
(fashion score supérieur à 60).
Réduire sa dette et réorganiser ses finances pour sortir de cette situation critique. La procédure de
sauvegarde permet à Pimkie de suspendre les créances et actionnaires pendant une période, mais
cela nécessite la mise en place d'un plan de redressement rigoureux.
Mode durable : Adopter des pratiques écoresponsables et sensibiliser les consommateurs à ces
initiatives.
Optimisation des magasins : Fermer les points de vente non rentables et moderniser les magasins
restants.
Concurrence et prix : Maintenir des prix compétitifs tout en innovant en matière de collections.
Attirer la génération Z : Proposer des produits et des campagnes en accord avec les valeurs
d’inclusivité et d’éthique.
CONCLUSION
En conclusion, Pimkie, une marque historique de prêt-à-porter féminin, fait face à des défis majeurs
après des années de succès. Placée en procédure de sauvegarde en 2024, elle doit restructurer ses
finances tout en se réinventant dans un marché en pleine transformation
BUYER PERSONA
Conclusion :
Nos produits doivent répondre aux critères et au style de vie de notre Buyer Persona, nous avons
conclu que Lou Ferra incarne le profil d'une jeune consommatrice moderne, dynamique et soucieuse
de l'impact de ses choix. Son mode de vie urbain, marqué par des études exigeantes et un emploi du
temps chargé, oriente ses décisions vers des solutions pratiques et rapides.
Sensible à la qualité, à la nouveauté et aux valeurs éco-responsables, elle privilégie les achats en
ligne, influencée par les promotions et les recommandations des réseaux sociaux. Comprendre ses
attentes et répondre a ses besoins spécifiques permettrait de capter son attention et de bâtir une
relation durable avec elle en tant que cliente.
Les personnes âgées de 18-25 ans sont très soucieuse de l’impact environnemental qu’ils vont laisser
derrière eu. Ce Buyer Personnae d’écrit le client idéal pour Pimkie, d’une part parce que ce sont les
clients sur lesquels elle envisage de consacrer sa marque, et on peut y voir un développement et une
opportunité
Préconisations :
En tenant compte de ces observations, Pimkie attire des clients de 18-25 ans. C’est pour cela que
l’enseigne doit évoluer et faire vivre ses vêtements avec son temps. Afin d’améliorer ses ventes, il
serait nécessaire de réfléchir à un plan de développement pour attirer de nouveaux clients potentiels
ou simplement pour garder sa clientèle de base.
Tout d’abord, Pimkie doit améliorer sa communication en se démarquant avec des partenariats
rémunérés. Cela pourrait faire connaître davantage la marque et la mettre en avant sur les réseaux
sociaux. Pimkie pourrait fidéliser ses clients en envoyant chaque mois les nouveautés afin d’attirer sa
clientèle de base à consommer dans leurs boutiques ou sur internet, ainsi qu’en envoyant une
enquête de satisfaction dès qu’un client effectue un achat en ligne ou en boutique, qui aurait pour
objectif d’améliorer leurs prestations. Afin d’attirer de nouveaux clients, je fais référence à la nouvelle
génération, plus soucieuse du développement durable et qui prête davantage attention à son
empreinte écologique. Pimkie pourrait mettre en place une collection éco-responsable en reprenant
les vêtements déjà utilisés afin de leur donner une seconde vie, soit en boutique, soit directement sur
leur site en ligne.
Il y a une rude concurrence sur internet. Pimkie pourrait davantage actualiser ses réseaux sociaux en
postant ses offres promotionnelles. Ainsi, une marque visant ce type de consommateur doit soigner
sa présence sur les réseaux sociaux, proposer des promotions attractives et mettre en avant des
produits innovants. L'enseigne n'avait pas, ou peu, de concurrence. Aujourd'hui, elle évolue sur un
marché atomisé, sur lequel nous pensons qu'elle a une place, mais il faut retravailler son approche.
La plateforme de style garde une notion d'accessibilité, diversifie l'offre et vise d'autres catégories de
produits.
Cette fiche d’identité nous permet d’en apprendre davantage sur l’entreprise Pimkie et son activité.
Nous avons réalisé un tableau dans le but de regrouper des informations essentielles sur Pimkie. Il
nous présente une vue d'ensemble claire et concise des caractéristiques principales de l'entité en
question.
https://annuaire-entreprises.data.gouv.fr/entreprise/diramode-pimkie-301571931
https://www.societe.com/societe/promotion-du-pret-a-porter-477280846.html
Pimkie est confrontée à de graves difficultés financières, ayant vu disparaître 500 magasins ces
dernières années. Placée en procédure de sauvegarde à la fin du mois de mai 2024, l’entreprise
cherche à sécuriser son avenir et à accélérer sa restructuration. Pimkie s’est également engagé à
honorer 100 % de ses créances sans délai, afin de restaurer la confiance de ses partenaires. Malgré
cette situation critique, le chiffre d’affaires de Pimkie atteignait encore 196 millions d’euros en 2023,
témoignant de son potentiel à rebondir si les bonnes mesures sont mises en place. Pimkie a réussi à
améliorer certains aspects financiers en 2023, notamment une marge brute en progression (42,1 %)
et une trésorerie solide (70,2 M€), ce qui renforce son autonomie financière avec des fonds propres
positifs. Cependant, l’entreprise reste confrontée à des défis majeurs, tels qu’une forte baisse du
chiffre d’affaires (-15,5 % en 2023). Les ventes à l’international ont chuté drastiquement, passant de
89,5 M€ en 2020 à 16 M€ en 2023.
L’équipement :
L’entreprise a traversé deux plans de sauvegarde de l’emploi (PSE), le premier annoncé en mars 2023
et le second en janvier 2024. Ces plans prévoient, à eux deux, la fermeture d’une centaine de
magasins et la suppression de près de 500 postes. Fin juillet 2024, Pimkie, qui s’adresse
principalement à une clientèle féminine jeune, comptait encore 1 300 salariés.
Au cours des dix dernières années, Pimkie a traversé de nombreuses turbulences, avec six directeurs
généraux et deux plans de redressement (en 2010 et 2018). Aujourd’hui, l’enseigne s’engage dans un
plan de transformation ambitieux visant à instaurer une nouvelle culture d’entreprise axée sur
l’excellence opérationnelle et la créativité, afin de gagner en performance et en agilité. Pour piloter
cette transformation, Salih Halassi a été nommé président-directeur général, accompagné d’Élodie
Chelles au poste de directrice générale adjointe. Afin de répondre aux enjeux actuels, Pimkie redéfinit
son modèle d’organisation pour accroître sa rapidité et son efficacité. L’entreprise mise désormais sur
un sourcing « proche import », à la fois plus réactif et plus responsable, avec l’objectif d’atteindre 40
% de sourcing en proche import d’ici 2025. La transformation culturelle de l'entreprise est un aspect
incontournable de cette relance. Pimkie encourage une culture d’agilité, où les décisions sont prises
rapidement et de manière proactive. Cela passe par une réduction des couches hiérarchiques et une
organisation plus flexible. En adoptant des méthodes de travail plus proches de celles d’une start-up,
l’entreprise est plus réactive face aux évolutions du marché et aux attentes des consommateurs. La
transformation des équipes chez Pimkie s’opère actuellement par la mise en place d’une culture de
l’innovation continue, où chaque collaborateur est responsabilisé et encouragé à proposer de
nouvelles idées.
La technologie :
Pimkie rencontre des difficultés, notamment des problèmes de gestion interne et des difficultés à
s’imposer dans le domaine du numérique. Aujourd’hui, Pimkie possède une application mobile où
l’on retrouve tous les produits et services proposés par l’enseigne. Pimkie possède des droits d’auteur,
notamment sur les textes, l'architecture générale, les images animées ou non, les graphismes et les
sons, et plus généralement sur l'ensemble du contenu du site.
L’image de marque :
Pimkie souhaite revitaliser son image afin de redevenir la marque de référence pour les femmes. Pour
cela, elle prévoit d’ajuster et de recentrer ses collections afin de mieux répondre aux attentes de ses
consommatrices. Pimkie semble désavouée par ses clientes, qui ne retrouvent ni l’esthétique
attendue ni la qualité recherchée dans ses collections.
L’enseigne a fait de la réduction de son empreinte environnementale une priorité. Elle intègre
progressivement des matières recyclées dans ses collections, avec l’objectif d’augmenter cette
proportion chaque année. Les invendus, quant à eux, sont soit donnés à des associations venant en
aide aux personnes vulnérables, soit revendus à des soldeurs afin d’éviter tout gaspillage. Depuis
2019, Pimkie a remplacé les sacs en plastique par des sacs en papier 100 % recyclé et fabriqués en
France, tout en cherchant continuellement des alternatives encore plus respectueuses de
l’environnement.
Pimkie est également membre de l’ICS (Initiative for Compliance and Sustainability) depuis 2012.
Cette organisation réunit plus de 60 marques qui œuvrent ensemble pour améliorer les conditions de
travail dans les usines. Avant toute collaboration, les fournisseurs de Pimkie doivent passer un audit
social rigoureux, basé sur les standards ICS et des codes de conduite alignés avec les principes
directeurs de l’OCDE, les réglementations de l’OIT et les lois nationales les plus favorables aux
employés.
En matière d’utilisation des fibres animales, Pimkie montre un engagement fort pour le respect du
bien-être animal et la durabilité. L’enseigne privilégie la laine recyclée et a exclu des matériaux tels
que le cuir, l’angora, la vraie fourrure, la nacre, les plumes et le duvet de ses collections. En 2019, les
fibres animales représentaient moins de 1 % des matières utilisées, confirmant l’engagement de
Pimkie à réduire leur impact sur l’environnement.
Enfin, Pimkie propose des alternatives responsables à ses clientes, comme des tote bags
confectionnés en France à partir de coton et de polyester recyclés provenant de t-shirts et de
bouteilles plastiques. Ces initiatives, combinées à une volonté constante d’amélioration, démontrent
l’engagement de l’entreprise à évoluer vers un modèle plus durable et respectueux des attentes
sociétales. À travers ces actions, Pimkie affirme sa volonté de concilier mode et responsabilité, en
répondant aux défis environnementaux et sociaux actuels.
SWOT
Malgré ces obstacles, Pimkie conserve des atouts indéniables, un chiffre d’affaires toujours significatif,
une volonté affirmée de transformation et d'innovation, ainsi qu’un engagement marqué en matière
de durabilité et d'éthique. Le plan de transformation initié, incluant une nouvelle organisation et un
sourcing plus responsable, constitue une base solide pour tenter de redresser la situation.
Pour garantir sa survie et redevenir un acteur compétitif du prêt-à-porter féminin, Pimkie devra
s’appuyer sur ses ressources existantes tout en ajustant ses stratégies pour mieux répondre aux
attentes des consommateurs. Cela implique une revitalisation de l’offre, une accélération dans la
transition numérique, et une communication renforcée autour de ses engagements éthiques.
Pouvoir des clients : c’est une Opportunité mais aussi une menace.
Opportunités - L'évolution des tendances dans le domaine de la mode offre à Pimkie une véritable
opportunité de se repositionner sur le marché. Les consommateurs sont de plus en plus nombreux à
rechercher des vêtements qui allient style, durabilité, et accessibilité.
Menaces - Les clients, aujourd'hui, ont une grande facilité à changer de magasin ou d’enseigne pour
répondre à leurs attentes. Ils sont de plus en plus exigeants et attentifs aux valeurs portées par les
marques. Une tendance forte se dessine, les consommateurs privilégient les entreprises qui adoptent
des pratiques durables et responsables. Ce qui peut être une menace pour Pimkie si elle ne s’aligne
pas aux nouvelles tendances, elle perdra des clients
Pouvoir des fournisseurs : c’est une Opportunité mais aussi une menace.
Opportunités - Les fournisseurs dans le secteur de la mode sont nombreux et répartis à travers le
monde, ce qui offre à Pimkie une opportunité stratégique. Cette diversité permet à l’enseigne de
sélectionner des partenaires en fonction de ses besoins spécifiques. Pimkie peut ainsi tirer parti de
cette situation pour négocier des conditions avantageuses, notamment en termes de prix, de délais
de livraison, ou de qualité des matières premières. Cette capacité à ajuster ses partenariats peut
également contribuer à renforcer sa compétitivité tout en s’alignant sur des pratiques plus
responsables, en choisissant des fournisseurs engagés dans des démarches durables et éthiques.
Menaces - Il existe beaucoup de fournisseur mais pour la plupart ne sont pas conforme aux
réglementations et leurs activités ont un impact direct sur l’environnement, si Pimkie souhaite ce
dirigé vers des pratiques plus durables il faut prendre en considération que ces fournisseurs la sont
peu sur le marché ce qui laisse peu de pouvoir de négociation à Pimkie. Cette rareté limite le pouvoir
de négociation de l’enseigne, car la demande pour ces fournisseurs est élevée.
Menace des produits de substitution : C’est une opportunité mais aussi une menace
Opportunités - Le marché de la mode reste un secteur porteur, avec un fort potentiel de croissance à
l’avenir. Les consommateurs sont toujours en quête d’innovation, de personnalisation et de
durabilité, ce qui ouvre des opportunités pour les enseignes capables de s’adapter et de se réinventer.
Pimkie peut se démarquer en introduisant de nouvelle idée
Menaces - Le marché de la mode fait face à une concurrence croissante provenant des services de
substitution, tels que la vente de seconde main et les plateformes de revente en ligne comme Vinted.
Ces alternatives, de plus en plus populaires, répondent à la volonté des consommateurs de limiter
leur consommation et de favoriser la durabilité. Les friperies, les sites de revente ou encore les
marques qui adoptent des pratiques circulaires (comme la location ou la réparation de vêtements)
proposent des solutions à la fois écologiques et économiques.
Afin de se différencier, Pimkie doit également adapter sa stratégie en intégrant des pratiques
responsables, en s’appuyant sur des partenariats solides avec des fournisseurs conformes aux normes
éthiques, et en innovant face aux nouveaux entrants et aux produits de substitution. En combinant
adaptation et innovation, Pimkie peut espérer surmonter ses difficultés et retrouver une trajectoire
de croissance.
Politique :
Opportunités - La stabilité politique française offre un terrain propice aux investissements
stratégiques dans le secteur de la mode. Les politiques gouvernementales de soutien aux entreprises
en difficulté, comme les procédures de sauvegarde, permettent aux marques comme Pimkie de
traverser des périodes économiques complexes. Les initiatives de promotion de l'industrie de la mode
française créent un environnement favorable au développement des entreprises du secteur.
Menaces - Interdiction de la publicité sur la fast fashion à partir du 1er janvier, l'incertitude
géopolitique qui perturbe les chaînes de grande distribution et augmentant les délais de livraison, Le
25 avril 2023, a été adopté le projet de règlement UE par le Parlement Européen et le Conseil relatif à
la sécurité générale des produits abrogeant la directive 2001/95/CE et modifiant le règlement
1025/2012. Un régime unique de surveillance du marché sera applicable à tous les produits de textile
cette activité est menée par les autorités pour s’assurer que les produits sur le marché sont
conformes aux lois et règlements applicables et respectent les exigences de l’UE en matière de santé
et de sécurité
Economique :
Menaces - Parallèlement, La baisse du pouvoir d'achat, accentuée par des facteurs économiques
comme l'inflation, pousse certains ménages à se tourner vers des produits de substitution comme le
marché de la seconde main (Vinted ou les friperie) Pimkie doit s’aligné aux tendances.
Sociologique :
Opportunités - Sur le marché de l'habillement, la diversité des consommateurs offre à Pimkie une
grande flexibilité en matière de stratégie de ciblage. En effet, l'enseigne peut s'adresser à une large
gamme de catégories socioprofessionnelles, allant des jeunes actifs aux étudiants, en passant par les
familles et les consommateurs plus âgés.
Menaces - Les Français consacrent de moins en moins de temps au shopping en magasin et préfèrent
passer davantage de temps en ligne pour renouveler leur garde-robe. Cette évolution des habitudes
de consommation est alimentée par la praticité, ce qui peut être une menace au développement des
boutique de Pimkie
Technologique :
Menaces - La e-réputation peut être une menace pour Pimkie car elle peut effectivement constituer
une menace pour Pimkie, car elle joue un rôle crucial dans l'image de la marque et dans la confiance
des consommateurs. Une mauvaise e-réputation peut rapidement se propager sur les réseaux
sociaux, forums et autres plateformes en ligne.
Environnemental :
Opportunités - Pimkie pourrait envisager de modifier sa manière de produire afin de ne plus être
perçue comme une marque de fast fashion, mais plutôt comme un acteur du slow fashion. Cette
transition permettrait de réduire son impact écologique et environnemental tout en attirant une
nouvelle clientèle plus sensible aux valeurs de durabilité et de responsabilité. En adoptant cette
approche, Pimkie pourrait non seulement se repositionner sur le marché, mais également se
démarquer de ses concurrents en répondant aux attentes croissantes des consommateurs en matière
de respect de l’environnement.
Menaces - Les Français sont de plus en plus préoccupés par les enjeux environnementaux, ce qui
influence leurs habitudes d'achat et les incite à adopter une consommation plus durable et réfléchie,
loin de la surconsommation. Le secteur de l’habillement illustre bien ce défi, il génère chaque année
4 milliards de tonnes de CO₂, soulignant l'impact environnemental de la fast fashion. Face à cette
réalité, de nombreux Français s’interrogent sur la manière de consommer de manière plus éthique et
responsable.
Légal :
Opportunités - Le cadre légal du prêt-à-porter offre des opportunités stratégiques pour les
entreprises innovantes. En dépassant les exigences réglementaires, les marques peuvent se
différencier en adoptant des normes éthiques strictes. Les labels et certifications deviennent des
outils de communication puissants, valorisant les démarches responsables. L'adaptation rapide aux
nouvelles réglementations permet aux entreprises de se positionner en précurseurs sur un marché en
mutation. En transformant les contraintes légales en opportunités, les marques du prêt-à-porter
peuvent construire une image forte, réduire leurs risques juridiques et gagner un avantage
concurrentiel significatif.
Menaces - La loi AGEC oblige les entreprise à inscrire des mention obligatoire sur leur étiquette,
Pimkie doit ce plié à ces instructions sur l'obligation de traçabilité des produits, c’est une loi mis en
place par l’état pour permettra au consommateur de connaître, selon les catégories de produits et
pour chaque modèle, leur proportion de matière recyclée, leur recyclabilité, la présence de
substances dangereuses, de métaux précieux ou de terres rares, ou encore leur compostabilité ou
leur caractère réemployable. C’est une menace pour Pimkie car si elle n’a pas une production éthique
et responsable les consommateurs pourrons être informé, sachant qu’aujourd’hui le consommateur
cherche une information transparente sur ce qu’il consomme.
Les concurrents indirects de Pimkie sont des enseignes qui se positionnent exclusivement sur
internet. Avec l'évolution des habitudes de consommation, les Français se tournent de plus en plus
vers le commerce en ligne pour leurs achats. En avril 2021, internet représentait 28 % des
transactions effectuées sur le marché de la mode. Pimkie doit donc rivaliser avec ces enseignes qui
distribuent leurs produits uniquement en ligne.
Les concurrents directs de Pimkie sont les enseignes présentes à la fois sur le e-commerce et dans les
magasins physiques. Ces entreprises proposent des produits ou services similaires, voire identiques, à
ceux de Pimkie. Il s'agit donc de marques concurrentes opérant dans le même secteur et ciblant une
clientèle comparable, ce qui oblige Pimkie à se démarquer en termes d’offre, de prix et d’expérience
client.
-Les réseaux sociaux = Utilisés pour promouvoir les produits, créer de l’engagement avec la
communauté et générer des ventes via des publicités ciblées ou des collaborations avec des
influenceurs.
-Les magasins physiques = Offrant une expérience d’achat immersive avec la possibilité
d’essayer les articles, de recevoir des conseils personnalisés, et d’acheter immédiatement
sans délai de livraison.
-Les applications = Proposant une expérience pratique et fluide pour les clients, avec des
fonctionnalités comme la géolocalisation des magasins, les offres exclusives, ou encore les
programmes de fidélité.
-E-commerce = Permettant de vendre directement via un site internet, accessible à tout
moment, offrant une large gamme de produits et des options de livraison adaptées
Pimkie fait face à une concurrence de plus en plus féroce, dominée par des acteurs historiques
comme H&M et Zara, qui ont contribué à moderniser l’industrie en reléguant au second plan des
marques telles que Camaïeu et Pimkie. À cette pression s’ajoute l’arrivée de nouveaux challengers,
tels que Boohoo et Shein, qui bouleversent encore davantage le marché en pratiquant des prix ultra-
compétitifs et en accélérant le rythme de production, redéfinissant ainsi les attentes des
consommateurs et les standards de l’industrie.
Le contexte économique actuel, marqué par une inflation élevée, constitue un frein important au
développement de Pimkie. Cette situation économique a directement impacté les ventes et les
résultats financiers de l'entreprise. De plus, la baisse de fréquentation des boutiques physiques
complique davantage la situation. Aujourd'hui, Pimkie peine à s'adapter aux nouvelles tendances du
marché. Les consommateurs se tournent de plus en plus vers des marques responsables,
transparentes et éthiques, répondant à des exigences croissantes en matière de durabilité et de
respect des valeurs sociales et environnementales. Actuellement, Pimkie ne parvient pas à répondre
efficacement à ces attentes, ce qui affaiblit sa position face à la concurrence
Les nouvelles tendances de consommation se caractérisent par une recherche de bons plans, des
achats moins impulsifs avec un panier moyen réduit, et une orientation vers des produits durables,
reflétant une envie croissante de consommer de manière plus responsable. De plus l’e-commerce
représente quasiment 160 milliards d’euros de CA réalisé en 2023 (+10, 5 % vs. 2022), le e-commerce
est une tendance d’achat solide. Les consommateurs achètent via la boutique e-commerce d’une
marque ou depuis les marketplaces (Amazon ou marketplaces spécialisées). Pimkie a du mal à
développé son e-commerce et perd en popularité.
CONCLUSION
PIMKIE, acteur historique du prêt-à-porter féminin, a su s’imposer comme une référence pour les
jeunes femmes recherchant des vêtements abordables, tendance et accessibles. Cependant, dans un
marché de plus en plus concurrentiel, marqué par l’essor du fast fashion, le développement des
plateformes de seconde main et une exigence croissante des consommateurs envers des marques
engagées, PIMKIE se retrouve confrontée à plusieurs défis structurels et stratégiques.
1. Une érosion de la notoriété perçue : Bien que toujours reconnue, l’image de PIMKIE souffre
parfois d’un manque de modernité face à des concurrents tels que Zara, H&M ou encore des
marques digitales comme Shein.
2. Des enjeux d’écoresponsabilité : Les consommateurs, particulièrement les plus jeunes, sont
de plus en plus sensibles aux démarches éthiques et environnementales des marques.
PIMKIE, bien qu’ayant amorcé certains efforts, peine à se positionner comme un acteur
engagé.
1. 3.Une digitalisation en progrès mais perfectible : Si l’e-commerce de PIMKIE a gagné en
visibilité, il reste encore des marges d’amélioration pour offrir une expérience client fluide et
compétitive.
2. 4.Un modèle physique à repenser : La fréquentation des boutiques physiques diminue,
notamment dans les centres commerciaux, ce qui oblige à réinventer ces espaces pour les
rendre plus attractifs.
Cependant, tout n’est pas négatif. La marque dispose encore de nombreux atouts, une clientèle
fidèle, des prix accessibles, une offre régulièrement renouvelée et une forte implantation en France
et dans d’autres pays européens. Ces éléments constituent une base solide pour relever les défis du
marché et renforcer son positionnement.
En synthèse, PIMKIE se trouve à un tournant stratégique crucial. La marque doit faire preuve d’agilité
et d’innovation pour répondre aux attentes des consommateurs tout en capitalisant sur son héritage
et ses forces. Une transformation réfléchie, articulée autour de l’expérience client, de
l’écoresponsabilité et d’une communication percutante, pourrait non seulement préserver mais
également redynamiser la marque à long terme.
PRÉCONISATIONS
Pour redynamiser la marque et s’adapter au marché actuel, voici quelques axes stratégiques :
2. Accentuer la digitalisation :
-Améliorer l’expérience client sur le site e-commerce et l’application mobile (livraison rapide,
essayage virtuel).
-Développer une stratégie omnicanale pour mieux connecter les points de vente physiques et
en ligne (click-and-collect, retours simplifiés).
-Proposer une ligne "eco-friendly" avec des matières responsables (coton bio, polyester
recyclé).
-Mettre en place un programme de recyclage ou d’échange en magasin (ex. : ramener un
vêtement contre un bon d’achat).
-Renforcer la présence sur les réseaux sociaux avec des campagnes interactives et
engageantes.
-Collaborer avec des influenceurs ou micro-influenceurs pour cibler directement les
communautés pertinentes.
Ces recommandations permettront à PIMKIE de répondre aux nouvelles attentes des consommateurs
tout en renforçant sa position sur le marché compétitif du prêt-à-porter.
DROIT DE L’ENTREPRISE
LA RUPTURE CONVENTIONNELLE
Deux cas sont proposés :
La rupture conventionnelle collective c’est le fait de rompre le contrat d’un commun accord.
L’employeur entame des négociations avec les syndicats ou les représentants du personnel et conclut
avec eux un accord d’entreprise qui peut être refusé, il faut aussi l’accord de la direction du travail.
C’est l’accord de l’entreprise qui détermine les conditions qui permette de rompre le contrat.
C’est la possibilité pour l’entreprise de négocier un départ collectif des salariés volontaires, comme
compensation les salariés ont le droit à des indemnités et le droit à l’assurance chômage, Elle se
présente comme une alternative au licenciement.
C’est un dispositif permettant aux entreprises de supprimer des postes par des départs volontaires,
sans recourir aux licenciements pour motif économique. Mais attention, la RCC ne peut pas être
utilisée pour contourner les obligations liées aux licenciements économiques.
Comme c’est volontaire, l’entreprise n’a donc pas besoin de faire des licenciements et échappe à ces
contraintes. Ce dispositif permet à l’entreprise de le faire sans qu’elleit à prouver qu’elle est en
difficulté financière ou économique. C’est un outil de flexibilité, cela peut permettre de créer des
emplois. Pour le cas de Pimkie, on peut voir un cas d’abus lié aux difficultés financières, la direction a
été motivée par les facilités réglementaires du dispositif. C’est pour cela qu’il indique que c’est un PSE
caché (licenciement).
Un entretien avec le salarié, le salarié peut être assisté d’une personne de l’entreprise ou par un
conseiller. L’employeur, lui aussi, peut être assisté si le salarié prend la décision d’être assisté. Cet
entretien permet de discuter des modalités de la rupture de contrat. La rupture conventionnelle se
voit signée et rédigée. Il n’y a aucun préavis, il faut attendre le délai de rétractation. La validation de
la convention
INFORMER LES SALARIÉS SUR LA RUPTURE CONVENTIONNELLE, JUSTIFIER LEURS
AVANTAGES ET LEUR INCONVÉNIENT .
Objet : Initiation à la rupture Conventionnelle
L’entreprise souhaite vous sensibiliser à un dispositif souvent méconnu mais très utile : la rupture
conventionnelle individuelle. Ce mode de rupture du contrat de travail permet, dans le cadre d’un
CDI, de mettre un terme à un contrat de travail entre un employeur et son salarié par un accord
mutuel.
Cette procédure offre plusieurs avantages. Contrairement à une démission ou un licenciement, elle
vous permet de définir ensemble les modalités de départ, comme la date de fin de contrat et le
montant de l’indemnité. De plus, elle inclut un délai de rétractation de 15 jours, durant lequel
chacune des parties peut changer d’avis. À noter qu’elle ne comporte pas de préavis obligatoire, ce
qui facilite une transition rapide.
Pour autant, ce dispositif est encadré par des règles précises. Il est réservé aux salariés en CDI hors
période d’essai et ne peut pas être utilisé de manière abusive, par exemple pour éviter un
licenciement économique.
Un entretien préalable, durant lequel les modalités de la rupture sont discutées. Le salarié,
comme l’employeur, peut se faire accompagner d’un conseiller.
La rédaction et la signature de la convention qui formalise l’accord.
La validation de cette convention, après un délai de rétractation de 15 jours.
Si vous envisagez une rupture conventionnelle, il est essentiel de bien préparer vos arguments pour
démontrer en quoi cette solution peut être bénéfique à la fois pour vous et pour l’entreprise. Si vous
souhaitez plus d’informations ou si vous avez des questions, n’hésitez pas à contacter le service des
ressources humaines, qui pourra vous accompagner dans cette démarche.
Cordialement,
On peut affirmer que les solutions envisagées par Pimkie, notamment le Plan de Sauvegarde de
l'Emploi (PSE), la Rupture Conventionnelle Collective (RCC) et le Plan de Départ Volontaire,
s'inscrivent dans le cadre de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE).
Voici comment :
Les mesures d'accompagnement, telles que le soutien au reclassement et les formations, montrent
un engagement envers le bien-être des employés. Cela reflète une approche responsable, même
dans un contexte difficile.
Les discussions avec les syndicats illustrent une volonté de dialogue social, essentiel pour respecter
les droits des travailleurs et prendre en compte leurs préoccupations.
Ces options permettent de gérer les départs de manière plus humaine et moins traumatisante,
contrairement à des licenciements secs. Cela contribue à maintenir un climat social positif et à
préserver la dignité des salariés.
En mettant en place des plans de départ volontaire et d'autres solutions alternatives, l'entreprise
tente de minimiser le nombre de licenciements, ce qui est un principe fondamental de la RSE.
En résumé, les mesures envisagées par Pimkie s’inscrivent dans une démarche de RSE en intégrant
des préoccupations sociales et éthiques dans la gestion des ressources humaines. Cela montre une
volonté de l'entreprise de protéger au mieux ses employés tout en cherchant des solutions pour faire
face à ses difficultés économiques.
Pour le volet social, plusieurs options pourraient être envisagées afin de mieux accompagner les
salariés et de minimiser les impacts négatifs des mesures envisagées par Pimkie.
EXPRESSION ET COMMUNICATION
LE « GREENWASHING »
Le greenwashing est une méthode de marketing qui consiste, pour les entreprises, à utiliser
l’argument écologique auprès du public afin de se donner une image écoresponsable, alors que la
réalité est tout autre et leurs pratiques loin d’être à la hauteur des allégations. Qui fait du
greenwashing met donc en place une communication trompeuse qui peut être, dans de nombreux
cas, assimilée à de la publicité mensongère. À savoir que le greenwashing a comme objectif pour une
entreprise de faire valoir sa crédibilité auprès du grand public. Les entreprises adaptent leur
communication et usent d’une imagerie environnementale. On va parler de L’imagerie
environnementale, cela signifie qu’ils se servent de l’utilisation de couleurs associées instinctivement
à l’écologie ainsi qu’à la nature, telles que le vert, Tons neutres et éléments naturels sont donc
exploités comme une manière de se donner une dimension éthique et environnementale.
Les entreprises utilisent aussi des mots pour détourner le consommateur avec le fameux « made in »
qui indique le pays de production, avec des expressions telles que « designed in ». De nombreux
acteurs luttent chaque jour contre cette pratique frauduleuse afin d’éclairer les consommateurs. On
retrouve l’Agence de la transition écologique qui publie des ouvrages sur les entreprises et les
associations utilisant le greenwashing comme outil de communication. On retrouve notamment
l’ADEME et l’ARPP qui ont fait un bilan qui nous permet de voir le taux de non-conformité des
publicités. Celui-ci a augmenté. Élevé par rapport aux règles de déontologie / Remise en cause de
techniques publicitaires
Plusieurs recours pour lutter contre le greenwashing, Les citoyens peuvent déposer plainte au JDP
pour non-respect des recommandations environnementales. Reconnu comme de la publicité
trompeuse, c’est reconnu par la loi, c’est de la réglementation pure. L’action des ONG, qui dénoncent
de plus en plus activement les stratégies de communication des marques soupçonnées de
greenwashing, est renforcée par des réglementations à l’échelle nationale et européenne. Une règle
est entrée en vigueur : le règle du 1ᵉʳ janvier 2023. Les entreprises, avant de pouvoir communiquer
sur une prétendue neutralité carbone, devront prouver ce qu’elles ont bien mis en place pour
atteindre cette neutralité. Des ONG, déposent aussi des recours pour pratiques commerciales
trompeuses.
L’état à prit des mesures afin de limités le Greenwashing, depuis le 1er janvier 2023, l’allégation «
neutre en carbone » ou toute formulation équivalente dans une publicité pour un produit ou un
service n’est possible que si cette affirmation est sérieusement étayée, et l’information publique et
mise à disposition de tous, par :
Un bilan d’émissions de gaz à effet de serre du produit ou service sur l’ensemble de son cycle
de vie
Une démarche destinée à éviter, réduire, et enfin compenser les émissions ;
Une trajectoire de réduction des émissions de CO2 sur au moins 10 ans, actualisée tous les 5
ans
La compensation des émissions résiduelles par des projets respectant des standards
minimaux définis dans le code de l’environnement.
Les manquements à cette obligation pourront faire l’objet d’une amende allant de 20 000 € pour une
personne physique à 100 000 € pour une personne morale, voire jusqu’à la totalité des dépenses
consacrées à l’opération illégale.
EXEMPLE DE GREENWASHING :
La marque Volvic (appartenant l’ « Entreprise Mission » Danone) a affirmé qu’une de ses bouteilles
était en Plastique « d’origine végétale ». Hors Seulement 20% de la bouteille l'était réellement. De
plus, les ingrédients chimiques de la molécule issue du végétal sont exactement les mêmes que ceux
du plastique habituellement utilisé.
La communication responsable s’entend à la fois sur le fond et sur la forme. Sur le fond, il s’agit d’une
communication qui tend à valoriser les engagements de l’entité communicante dans les domaines
environnementaux ou sociaux, ainsi qu’à responsabiliser les destinataires du message
(consommateurs, citoyens…). La communication responsable vise aussi à développer une
communication plus écologique et responsable sur la forme : supports de communication éco-conçus
par exemple, communication inclusive…
La Publicité verte est un type de publicité qui met en avant les aspects écologiques d'un produit ou
d'une marque. L’objectif étant d'attirer des consommateurs soucieux de l'environnement. La
Communication verte inclut toute communication qui parle d’enjeux environnementaux et de
durabilité. C’est souvent utilisé pour sensibiliser les gens sur des sujets comme le changement
climatique ou la pollution.
Objectifs similaires :
Sensibilisation environnementale :
La communication responsable vise à être "plus sensible aux enjeux écologiques, davantage à
l'écoute du Vivant"
La publicité verte et la communication verte cherchent à attirer l'attention sur les aspects écologiques
des produits ou services.
Changement comportemental :
Éco-conception :
Évaluation d'impact :
La mesure des émissions de GES et l'évaluation des actions entreprises sont cruciales pour toutes ces
formes de communication
Gouvernance inclusive :
Ces approches nécessitent d'impliquer toutes les parties prenantes et d'encourager le dialogue
Greenwashing :
Le risque majeur pour ces trois concepts est de tomber dans le greenwashing, qui peut nuire à la
crédibilité de toute communication environnementale
Cohérence :
Il est essentiel de maintenir une cohérence entre les messages communiqués et les actions réelles de
l'entreprise
Communiquer sur des sujets environnementaux complexes de manière claire et accessible reste un
défi commun.
Évolution et interdépendance :
Cadre réglementaire :
Innovation conjointe :
Les avancées dans l'une de ces approches bénéficient souvent aux autres, créant un cercle vertueux
d'amélioration continue
En conclusion, bien que distinctes dans leurs applications spécifiques, la communication responsable,
la publicité verte et la communication verte sont profondément interconnectées. Elles forment un
écosystème communicationnel orienté vers la durabilité, où chaque élément renforce et influence les
autres, contribuant collectivement à une communication plus éthique et écologiquement
responsable.
Ressources Humaines
Le GEPP, C’est une démarche qui anticipe les besoins en compétences d’une entreprise, c’est-à-dire
avoir les bonnes compétences au bon endroit aux bons moments. C’est un dispositif qui est mis en
place en temps de crise par les entreprises, il remplace l’accord de GPEC, accord collectif qui permet
aux entreprises à moyen terme d’adapter les emplois et les effectifs aux modifications qui peuvent
intervenir dans l’environnement sur le marché dans lequel elles évoluent et aussi d’adapter la
stratégie de l’entreprise en fonction de ces besoins. C’est une cartographie des métiers qui existent
aujourd’hui dans une entreprise, et on essaye d’avoir une vision, un regard sur 2-3 ans. Le but est de
regarder l’évolution, et à ce moment-là, il faut déterminer les besoins futurs, quels sont les métiers à
risque et les métiers qui vont avoir besoin de se réadapter.
Après ce diagnostic, ce sont les mesures d’accompagnement des salariés qui doivent être mises en
place, par exemple les formations pour adapter les compétences des salariés, ou l’on retrouve aussi le
congé mobilité, qui est un système par lequel le salarié peut rompre son contrat à l’amiable ; à cela
peut s’ajouter un accompagnement à la recherche d’emploi.
Cela peut passer pour les salariés par des entretiens d’évaluation, de formation professionnelle, de
délégation, de recrutement. Ça sert aussi dans la gestion de carrière des salariés à les faire évoluer au
sein de l’entreprise, elle anticipe la formation du personnel. La GEPP oblige l’entreprise à répondre à
l’obligation légale, c’est-à-dire à la cohésion, ainsi qu’à être transparente avec la stratégie de
l’entreprise pour les parties prenantes Elle améliore les performances et l’attractivité de l’entreprise,
elle permet de déterminer les besoins futurs de celle-ci, mais pas que : grâce au GEPP, elle permet
une meilleure gestion des effectifs de l’entreprise qui se voit vieillir afin d’anticiper la gestion des
effectifs futurs.
La réforme du Code du travail marquée par les ordonnances Macron de 2017 a entraîné des
transformations significatives en termes de gestion de l’emploi et notamment le remplacement de la
GPEC par la gestion des emplois et parcours professionnels, ou GEPP. GPEC et GEPP : leurs différences
? Les deux outils sont obligatoires pour les entreprises dont les effectifs dépassent 300 salariés, mais
peuvent aussi trouver place dans des entreprises de taille inférieure. Elles sont toutes deux soumises
à une négociation triennale entre les forces vives de l’entreprise. Néanmoins, la GEPP se veut un
prolongement de l’ex-GPEC dans le sens où elle ne se limite plus à simplement anticiper des
évolutions à venir.
La mise en place d’un plan GEPP passe par plusieurs étapes clés :
Identification des besoins : Comprendre les besoins actuels et futurs de l’entreprise en termes
d’emplois et de compétences.
Évaluation des ressources existantes : Examiner les compétences et les ressources humaines
actuellement disponibles au sein de l’entreprise.
Élaboration d’une stratégie : Développer une stratégie pour combler les lacunes et optimiser les
ressources existantes.
Planification : Établir un calendrier et un plan d’action détaillé pour la mise en œuvre de la stratégie.
Exécution : Mettre en œuvre les actions planifiées, telles que la formation, le recrutement ou la
mobilité interne.
Évaluation : Mesurer l’efficacité des actions mises en place et ajuster la stratégie en conséquence.
Ces étapes doivent être constamment révisées et adaptées pour tenir compte de l’évolution des
besoins de l’entreprise et des changements dans l’environnement externe.
Avantages de la GEPP :
Elle permet d’identifier les compétences clés nécessaires pour le futur et de mettre en place des
programmes de formation et de développement pour les employés.
Elle permet d’identifier les compétences clés nécessaires pour le futur et de mettre en place des
programmes de formation et de développement pour les employés.
En planifiant de manière proactive les besoins en personnel, les entreprises peuvent optimiser leur
structure de coûts en évitant des embauches ou des licenciements coûteux.
La GEPP donne au salariés une meilleure prise en compte de leur parcours professionnel
Définir un plan de GEPP permet aux dirigeants de l’entreprise d’ouvrir un dialogue avec les
partenaires sociaux concernant la vision stratégique de l’entreprise, mais également la ligne de
conduite à suivre. La GEPP permet un regard plus précis pour adapter l’entreprise au marché et
anticiper les évolutions.
Le mal-être au travail est une réalité croissante. Pourtant, accompagner efficacement les salariés en
souffrance est essentiel pour leur bien-être et pour la performance de l'entreprise.
Face au licenciement collectif, certains employés voient ce licenciement comme une opportunité.
Certains y verront même une chance de réaliser des projets professionnels laissés de côté depuis
longtemps ou nouvellement identifiés, tandis que d’autres pourront éprouver des difficultés à faire
face.
Un plan social est souvent synonyme de grande fragilité psychologique. En effet, les salariés de
l’entreprise concernée peuvent traverser une période de stress intense, avec l’apparition de risques
psychosociaux. Faire face à un reclassement ou à un licenciement collectif, c’est se confronter à un
bouleversement total des repères professionnels.
Pour accompagner les salariés pendant un plan social, il est essentiel de leur proposer un soutien
ponctuel, incluant un accompagnement psychologique et des formations.
Pimkie peut mettre en place une cellule d’écoute afin d’accompagner les salariés
Pimkie peut aussi mettre en place un reclassement interne des collaborateurs au sein de l’entreprise
c’est-à-dire en ayant recours à la mobilité interne pour permettre de faire évoluer les employés
concernés vers d’autres opportunités professionnelles au sein même de votre entreprise !
L’entreprise Pimkie a la capacité de proposer des formations adaptées aux mutations technologiques,
ce qui favoriserait le maintien de ses salariés au sein de l'organisation et contribuerait à leur
développement professionnel.
L’entreprise lors d’un PSE met en place une cellule psychologique qui aide à trouver des emplois,
l’entreprise donne aussi de leur temps et de leur argent, Les salariés se voient accorder du temps
pour leur recherche d’emploi. Ce système est mis en place par le service des ressources humaines.
C’est un salarié qui a commencé comme vendeur en 2019 et qui grâce à son engagement à ses
compétences, a évolué jusqu’à devenir manager de boutique en 2022. Très impliqué, il a contribué à
la formation des équipes et au développement de la performance commerciale. Ce salarié apprend
que sa boutique est concernée par le Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE), qui entraînera sa
fermeture et la suppression de son poste. Cette situation engendre une incertitude professionnelle et
un impact émotionnel important.
Un accompagnement professionnel
Bilan de compétences : Organisation d’un bilan pour identifier ses forces, compétences transférables
et aspirations professionnelles.
Groupes de soutien : Organisation de groupes de discussion avec d’autres salariés touchés pour
échanger et trouver du soutien mutuel.
Indemnités : Proposition d’indemnités adaptées, incluant les avantages liés à son ancienneté et à son
rôle de manager.
Aide à la recherche d’emploi : Mise en relation avec des cabinets de recrutement ou des plateformes
spécialisées dans le secteur du commerce et du retail.
Droits et aides : Assistance pour accéder aux dispositifs publics, comme l’allocation chômage, et
conseils sur les démarches administratives à effectuer.
De la reconnaissance et de la valorisation
Lettre de recommandation : Fourniture d’une lettre valorisant son parcours et ses réussites.
Cérémonie d’au revoir, Organisation d’un moment d’échange pour reconnaître son engagement et ses
contributions à l’entreprise.
Avec ces mesures, le salarié peut se sentir soutenu et valorisé malgré la perte de son poste. Ces
actions visent à transformer une période difficile en une opportunité pour rebondir, que ce soit en
interne ou dans une autre entreprise, tout en préservant l’image de Pimkie comme employeur
soucieux de ses salariés.
Sources