Module2 4PV02
Module2 4PV02
MODULE 2-
2-4
Optique
Avril 2008
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SOMMAIRE
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUE
BIBLIOGRAPHIQUES
PHIQUES
Physique 1ère et Tale S : Éditions NATHAN
Physique Term S : Éditions HACHETTE ÉDUCATION collection Durandeau
Sites Internet : "web-sciences" et "cours_geogelin"
GLOSSAIRE
Lettres grecques :
• λ : lambda
• ν : nu
1. Nature de la lumière
1.1. Les trois modèles de la lumière
Ces expériences ont permis de déterminer la nature ondulatoire de la lumière. Huygens (1629-
1695) dans son "Traité de la lumière" fut le premier à émettre l'hypothèse de cette nature
ondulatoire en la comparant au son, mais cette comparaison a ses limites puisque le son est
une onde mécanique alors que la lumière est une onde électromagnétique comme ont
permis de l'établir plus tard les travaux de Fresnel, Poisson puis Maxwell et Hertz au XIXème
siècle.
Principe.1. Il existe des rayons lumineux qui restent indépendants les uns des autres (pas
d’interaction entre eux).
Principe.2. Dans un milieu homogène, transparent et isotrope, les rayons lumineux sont
des lignes droites.
Principe.3. `A la surface de séparation de deux milieux, les rayons lumineux obéissent aux
lois de Snell-Descartes.(voir chapitre III)
SOURCE PONCTUELLE
Une source ponctuelle est une source lumineuse sans dimension, elle est donc un objet
purement mathématique. Les étoiles sont parfois considérées comme des sources
ponctuelles à cause de leur petite dimension apparente.
SOURCE ETENDUE
Une source étendue est une source lumineuse possédant des dimensions physiques non
nulles. Toutes les sources lumineuses réelles sont donc des sources étendues.
RAYON LUMINEUX
On appelle rayon lumineux toute courbe suivant laquelle se propage la lumière.
FAISCEAU LUMINEUX
Un faisceau lumineux est constitué d'un ensemble de rayons lumineux. Il peut être :
Divergent : les rayons s'éloignant les uns des autres
dans la direction de propagation de la lumière.
Convergent : les rayons se dirigeant vers un point
commun de l'espace.
Parallèle : les rayons étant alors parallèles.
PINCEAU LUMINEUX
Un pinceau lumineux est un faisceau lumineux étroit.
DIOPTRE
Un dioptre est une surface de séparation entre deux milieux de matériaux différents, qui
laisse passer au moins une partie de la lumière.
Ex : la paroi d'un aquarium est un dioptre séparant l'eau de l'air.
MIROIR
Un miroir est une surface qui réfléchit totalement la lumière reçue.
OBJET LUMINEUX
Tout objet qui est visible pour l'œil émet de la lumière. C'est un objet lumineux.
Rayon lumineux
Objet lumineux
Droite : ou Renversée :
Agrandie : ou Diminuée :
Réelle : ou Virtuelle :
On peut la capter sur un écran. On la voit, à travers le système
L'image est dans l'espace image réel. optique mais impossible de la capter
Il y a concentration d'énergie lumineuse au sur un écran.
niveau de l'image. L'image est dans le plan image virtuel.
La lumière semble provenir de l'image,
mais il n'y a pas concentration
matérielle d'énergie lumineuse.
Systèmes optiques
Syst. LUMIERE
Miroirs Opt.
ESPACE OBJET REEL ESPACE OBJET VIRTUEL
1.2.4. Stigmatisme
C'est la propriété d'un système optique qui associe un seul point image à chaque point objet.
Les systèmes optiques ne sont souvent stigmatiques que pour certains points remarquables ou
dans certaines conditions.
NOTION DE STIGMATISME
Un système optique est rigoureusement stigmatique s’il donne, d’un point objet A, un point
image A’.
Le miroir plan est le seul système optique rigoureusement stigmatique.
En ce qui concerne les lentilles, le stigmatisme ne peut être qu’approché. L’image d’un point est
une petite tache lumineuse.
Milieu homogène :
C'est un milieu de propagation dont l'indice est constant. L'indice d'un milieu est
caractéristique de sa densité. C'est le rapport de la vitesse de propagation de la lumière dans le
c
vide à celle de la lumière dans ce milieu n = ( 1
V
Milieu isotrope :
C'est un milieu de propagation dont les propriétés physiques sont identiques dans toutes les
directions.
REFLEXION
La réflexion est le changement de direction de la lumière lorsqu'elle frappe une
surface, transparente ou non, sans la traverser. (Voir paragraphe II.1)
REFRACTION
La réfraction est la déviation de la lumière lorsqu'elle traverse l'interface entre deux
milieux transparents de densités optiques différentes (voir paragraphe III.1)
DIFFRACTION
La diffraction est la déviation de la lumière qui traverse une fente étroite ou qui
rencontre un obstacle très petit.
DIFFUSION
La diffusion est la dissémination dans toutes les directions de la lumière lorsqu'elle
rencontre un milieu constitué de fines particules ou une surface irrégulière (ex. : il n'est
pas possible de voir clairement ce qui se trouve derrière une vitre dépolie parce qu'elle
diffuse la lumière qui la traverse).
OMBRE ET PENOMBRE
Une ombre est une zone d'obscurité située à l'arrière (par rapport à la source
lumineuse) d'un objet opaque éclairé. Cette zone existe à cause de la propagation
rectiligne de la lumière et reproduit la forme de l'obstacle. La pénombre est une zone
partiellement éclairée située autour de l'ombre qui est présente lorsque la source
lumineuse est étendue.
Ombre et pénombre
EXPERIENCE
Remarques :
Plus l'ouverture est petite, plus le phénomène de
diffraction est marqué.
Le phénomène de diffraction met en défaut le
principe de propagation rectiligne de la lumière
dans un milieu homogène.
Si l'ouverture est une fente, on observe la figure
ci-contre.
INTERPRETATION ONDULATOIRE
Le modèle géométrique ne permet pas d'expliquer ce phénomène.
La lumière émise par le laser peut être décrite comme une onde électromagnétique
sinusoïdale de fréquence donnée.
La lumière naturelle est une superposition d'ondes électromagnétiques de fréquences
différentes.
Dans un milieu matériel transparent d'indice n >1, la vitesse de la lumière est plus faible :
PERIODICITE TEMPORELLE
Période : T en secondes (s)
Fréquence f ou ν en Hertz (Hz)
1
T ν=
T
PERIODICITE SPACIALE
La longueur d'onde dans le vide d'une onde lumineuse monochromatique sera notée λo.
Cette longueur d'onde est inversement proportionnelle à la fréquence de l'onde.
c
λo=
ν
Les longueurs d'onde des ondes lumineuses visibles sont comprises entre λ0 = 400nm (bleu)
et λ0 = 800nm (rouge).
Dans un milieu transparent d'indice n, la longueur d'onde est inférieure à celle du vide ou de
l'air : λ : longueur d'onde dans le vide
λ
λ= o λ)λ0 car n(1 λ0 : longueur d'onde dans le milieu
n n : indice de réfraction du milieu ( voir réfraction )
L'indice de l'air étant considéré comme égal à 1, la longueur d'onde est la même dans l'air et
dans le vide : λair = λ0.
S2
S1
Ce phénomène n'est observable que lorsque les deux sources S1 et S2 sont cohérentes,
c'est-à-dire synchrones, de même fréquence et de déphasage constant.
Sur l'écran, nous pouvons observer une tache de diffraction striée de fines bandes noires
parallèles, équidistantes et de direction perpendiculaire à celle de la droite joignant les deux
trous : (S1S2). L'ensemble des franges alternativement claires et sombres, constitue les
franges d'interférences. La distance entre deux milieux de franges brillantes consécutives
s'appelle l'interfrange.
Quand la lame est soumise au rayonnement lumineux, les électrons sont arrachés au métal :
c'est l'effet photoélectrique. L'électroscope se décharge. L'extraction des électrons nécessite
de l'énergie : celle-ci est fournie par la lumière.
L'interposition d'une lame de verre qui filtre les "U.V." montre que l'extraction n'est possible
qu'avec certaines longueurs d'onde, courtes, plus énergétiques que les autres. Si l'on expose la
plaque aux rayonnements de longueur d'onde plus grande, quelle que soit la durée, les
électrons ne sont pas arrachés.
Éjection de l'électron
e−
Si le photon possède une
énergie suffisante, toute
son énergie est cédée à
e− l'électron qui sort du métal
INCANDESCENCE
L'incandescence est l'émission de lumière par un corps qui est chauffé. La couleur de la
lumière émise est alors caractéristique de la température de ce corps (ex. : un rond de
plaque électrique devient rouge lorsqu'il est porté à haute température, le filament d'une
ampoule incandescente produit de la lumière lorsqu'un courant électrique le traverse).
LUMINESCENCE
La luminescence est l'émission de lumière par un corps non incandescent, donc « froid »,
sous l'effet d'une excitation.
FLUORESCENCE
La fluorescence est l'émission, par luminescence, de lumière instantanée par un corps
soumis à un rayonnement (ex. : encre invisible révélée sous un éclairage ultraviolet).
L'émission de lumière se fait donc pendant l'excitation.
PHOSPHORESCENCE
La phosphorescence est l'émission, par luminescence, de lumière par un corps qui a été
soumis à un rayonnement. L'émission de lumière persiste donc après l'excitation (ex. :
l'écran d'un téléviseur émet une faible lumière pendant quelque temps après qu'on l'ait éteint
car les photophores qui le forment émettent par phosphorescence).
2. Réflexion
2.1. Définitions
2.1.1. Rayon incident
Rayon incident
On appelle rayon incident tout rayon qui "arrive" sur
une surface de réflexion.
Plan d'incidence
r=i
A A'
B A’
A B’
i
r
les miroirs concaves, convergents, pour lesquels la
C O
surface réfléchissante est tournée vers le centre de la
sphère
i
r
O C
les miroirs convexes, divergents, pour lesquels cette
surface est tournée vers l'extérieur.
2.4.1. Focalisation
Un miroir sphérique ne peut focaliser des rayons incidents que s'ils arrivent parallèles à l'axe
optique et proche de l'axe optique. Dans ce cas on considère qu'il y a focalisation en F'. Dans
le cas contraire, on dit qu'il y a aberration de sphéricité.
Pour éviter les aberrations, les miroirs sphériques ont en général un rayon de courbure très
important.
Rayon 1
C F' O
C F' O F O F' C
B B
B'
A'
A C F' O A F O A' F' C
Si AO>CO l'image est réelle, renversée Un miroir convexe ne forme que des
et diminuée. images virtuelles, droites et de taille
Si CO>AO>OF', l'image est réelle, inférieure à celle de l'objet, sauf si le
renversée et agrandie. miroir est utilisé avec d'autres systèmes
Si F'O>AO, l'image est virtuelle, droite et optiques.
agrandie.
La "formule des miroirs" permet de trouver la position d'une image lorsqu'un objet est placé
devant un miroir sphérique :
AO est la mesure algébrique de la distance de l'objet au miroir en mètres,
1 1 2 1 A'O est la mesure algébrique de la distance de l'image
+ = = au miroir en mètres,
AO A'O CO F'O
CO est la mesure algébrique du rayon de courbure du
miroir en mètres,
F'O est la mesure algébrique de la distance focale en
mètres.
Phares de voiture
Et plus généralement, la plupart des systèmes optiques d'observation qui nous entourent.
La lumière blanche, nous l'avons déjà vu, est une superposition d'ondes lumineuses de
longueurs d'ondes différentes.
Les différents matériaux absorbent certaines ondes lumineuses et réfléchissent les autres. La
perception des couleurs que nous avons dépend donc des longueurs d'onde des ondes
réfléchies.
Ainsi la toile de jean absorbe toutes les couleurs sauf la couleur bleue, tandis que le citron
absorbe le bleu, renvoyant ainsi de la lumière jaune.
3. Réfraction
3.1. La Réfraction de la lumière
3.1.1. Le phénomène
Rayon incident
Milieu 1 Milieu 2
i1
Axe optique
i2
r
INDICE DE REFRACTION
Comme nous l'avons vu, au chapitre I paragraphe 3.2, l'indice de réfraction d'un milieu
transparent est le rapport entre la célérité d'une onde se propageant dans le vide et sa
célérité dans le milieu considéré.
n: indice de réfraction du milieu transparent
c c: célérité de l'onde dans le vide (3.108m.s-1)
n=
V V: célérité de l'onde dans le milieu transparent (m.s-1)
DISPERSION DE LA LUMIERE
La lumière blanche étant polychromatique (superposition de plusieurs ondes de longueurs
d'ondes différentes), dans les milieux dispersifs, elle sera décomposée en spectre.
Rayon incident
Milieu 1 Milieu 2
Normale au plan i1 n2>n1 i2< i1
de séparation i2
r
Rayon réfléchi
Rayon réfracté
Si le milieu2 est moins réfringent que le milieu1, le rayon réfracté s'écarte de la normale.
Rayon incident
Milieu 1 Milieu 2
Normale au plan i1 n2<n1 i2> i1
de séparation
r i2
Rayon réfléchi
Rayon réfracté
Il existe donc un angle d'incidence noté λ, appelé angle de réfraction limite, tel que le
rayon réfracté fait un angle de 90° avec la normale au plan de séparation des deux milieux.
Rayon incident
Milieu 1 Milieu 2 n1 . sin λ = n2 . sin 90°
Normale au plan λ
de séparation
r 90° n2
sin λ =
Rayon réfléchi
n1
Rayon réfracté
REFLEXION TOTALE
Au-delà de l'angle de réfraction limite, toute la lumière est réfléchie, le rayon ne traverse plus
la surface de séparation, le rayon réfracté n'existe plus.
Rayon incident
Milieu 1 Milieu 2
λ
Normale au plan
de séparation r
Rayon réfléchi
Exemples :
CONSTITUTION
La fibre optique est constituée
d'un cœur de verre, d'une
gaine de verre d'indice différent
et d'une enveloppe protectrice.
PRICIPE DE FONCTIONNEMENT
nG=1,43
i2 i2 nC=1,46
α i1
Le rayon lumineux pénétrant dans le cœur de la fibre optique se réfracte, puis subit une série
de réflexions totales à la surface de séparation entre le cœur et la gaine, avant de ressortir
en subissant de nouveau une réfraction.
Pour qu'un rayon lumineux puisse se propager dans la fibre, il faut que la valeur de α ne soit
pas trop élevée.
Ce type de fibre optique est dit à saut d'indice. Ce modèle de fibre n'est pas sans
inconvénient : affaiblissement du signal, interférences,…D'autres modèles plus performants
ont été réalisés : fibre à gradient d'indice, fibre monomode.
4. Lentilles
4.1. Caractéristiques des lentilles
4.1.1. Définitions
Une lentille est un milieu transparent (n> 1) limité principalement par deux dioptres sphériques
>
ou un dioptre plan et un dioptre sphérique. Nous nous intéresserons uniquement aux lentilles
dites "minces", c'est-à-dire aux lentilles dont l'épaisseur est faible devant la différence
algébrique des rayons de courbure des dioptres qui les constituent.
Exemple :
Lentilles minces Lentille "épaisse"
R1=25 R2= -25 R1=25 R2= 25
R1-R2= 50 R1-R2= 0
e=1.6<<50 e=1.6>0
Convergentes à bords minces : les bords sont plus minces que le centre
Axe optique
Divergentes à bords épais : les bords sont plus épais que le centre
Axe optique
La droite qui joint les centres des deux dioptres sphériques s’appelle l’axe principal ou axe
optique.
Axe optique
O O
LENTILLE CONVERGENTE
Axe optique
O
Lentille convergente
LENTILLE DIVERGENTE
Axe optique
O
Lentille divergente
Les rayons lumineux divergent et semblent provenir d'un point unique appelé foyer focal
image.
CENTRE OPTIQUE
C'est le centre géométrique de la lentille, il est noté O. Tout rayon passant par le centre
optique n'est pas dévié.
Axe optique
O
Conventions de signes souvent utilisées : la lumière se déplace de gauche à droite et les objets
et images ont une mesure algébrique positive si
A'
OA < OF A O Image : réelle
F F'
renversée
agrandie
B'
Objet : réel
B
OA = OF O
F F' Image : réelle à
A B’ ∞
l'infini
B’ ∞
Objet : réel
B'
B
OF < OA < 0 A' A O F' Image : Virtuelle
F
droite
agrandie
Objet : à l'infini
B∞
B∞
OA →-∞ A'
Les rayons O
F F' Image : Réelle
arrivent
parallèles sur le
B'
foyer
image
Objet : virtuel
B
B'
OA > 0 Image : Réelle
O A' A
F F' droite
diminuée
B'
OA < OF' Image : virtuelle
A A' O
F' F droite
diminuée
Objet : réel
sur le
B foyer objet
B'
OA = OF' Image : virtuelle
A' O
F' F droite
A diminuée
Objet : réel
B
B'
OF' < OA < 0 A A' O Image : virtuelle
F' F
droite
diminuée
B∞ Objet : à l'infini
B∞
B'
OA →-∞
Les rayons
arrivent A' O F Image : virtuelle
F'
parallèles sur le
foyer
image
Objet : virtuel
B'
B
0 < OA < OF Image : réelle
droite
O A A'
F' F agrandie
A'
OA > OF F' O F A
Image : virtuelle
renversée
B' agrandie
B’ ∞ Objet : virtuel
B’ ∞
B
F' O F
OA = OF A Image : réelle
se forme à
l'infini
1 1 1 ou 1 1 1
- = - =
OA' OA OF' p' p f'
p = OA est la mesure algébrique de la distance de l'objet au centre optique en mètres
p’ = OA' est la mesure algébrique de la distance du centre optique à l'image en mètres
f' = OF' est la mesure algébrique de la distance du centre optique au foyer image en mètres
A'B' OA'
γ= =
AB OA
γ : grandissement
A'B' : mesure algébrique de la taille de l'image
AB : mesure algébrique de la taille de l'objet