0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
41 vues41 pages

Maths MI s4

Le document présente un cours de mathématiques appliquées dispensé par Dr W. Basile YAMÉOGO et Dr Daouda PARE à l'Université Norbert ZONGO. Il couvre divers sujets tels que les intégrales généralisées, les séries à termes réels ou complexes, les séries de Fourier, et les transformées de Laplace et de Fourier. Chaque section inclut des définitions, des propriétés, des théorèmes, et des applications pratiques.

Transféré par

balbonemazou381
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
41 vues41 pages

Maths MI s4

Le document présente un cours de mathématiques appliquées dispensé par Dr W. Basile YAMÉOGO et Dr Daouda PARE à l'Université Norbert ZONGO. Il couvre divers sujets tels que les intégrales généralisées, les séries à termes réels ou complexes, les séries de Fourier, et les transformées de Laplace et de Fourier. Chaque section inclut des définitions, des propriétés, des théorèmes, et des applications pratiques.

Transféré par

balbonemazou381
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

UNIVERSITÉ NORBERT ZONGO

==========
INSTITUT UNIVERSITAIRE DE
TECHNOLOGIES
==========
COURS DE MATHÉMATIQUES APPLIQUÉES
L2S4 MI et RE-ES
==========

Dispensé par: Dr W. Basile YAMÉOGO et Dr Daouda PARE


Enseignants-Chercheurs; Assistants en mathématiques appliquées
Université Norbert ZONGO

3 janvier 2025
ii

Dr W. B. YAMÉOGO et Dr D. PARE Mathématiques pour MI et RE-ES


Table des matières

1 Intégrales généralisée 1
1.1 Définitions et premières propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
1.1.1 Fonction localement intégrable . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
1.1.2 Cas d’une fonction non bornée sur un intervalle borné . . . . . 1
1.1.3 Cas d’une fonction définie sur un intervalle non borné . . . . . 2
1.1.4 Généralisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.2 Règles de convergence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.2.1 Condition nécessaire de convergence sur [a, +∞[ . . . . . . . . 3
1.2.2 Comparaison de fonctions positives . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.2.3 Équivalence de fonctions positives . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.2.4 Situations de référence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.3 Fonctions sommables . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.4 Travaux Dirigés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4

2 Séries à termes réels ou complexes 5


2.1 Séries numériques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.1.1 Convergence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.1.2 Condition nécessaire de convergence . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.1.3 Espace vectoriel des séries convergentes . . . . . . . . . . . . . 6
2.1.4 Convergence absolue . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.2 Séries à termes positifs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.2.1 Caractérisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.2.2 Comparaison de deux séries . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.2.3 Comparaison d’une série à une intégrale . . . . . . . . . . . . 7
2.3 Séries de référence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.3.1 Séries géométriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.3.2 Séries de Riemann . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.3.3 Série de Bertrand . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.4 Séries alternées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.4.1 Critère spécial des séries alternées . . . . . . . . . . . . . . . . 8
2.5 Travaux Dirigés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8

3 séries entières 9
3.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
3.2 Théorème et définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
3.3 Détermination du rayon de convergence . . . . . . . . . . . . . . . . . 9

Dr W. B. YAMÉOGO et Dr D. PARE Mathématiques pour MI et RE-ES


iv TABLE DES MATIÈRES

3.4 Série dérivée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10


3.5 Développement en série entière de quelques fonctions . . . . . . . . . 10

4 Séries de Fourier 13
4.1 Notions de base . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
4.1.1 Définition et notations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
4.1.2 Cas particuliers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
4.2 Le théorème de Dirichlet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
4.3 Fonctions périodiques de période T . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
4.4 Application à l’étude des signaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
4.4.1 Signal carré . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
4.4.2 Signal triangulaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
4.4.3 Redressement "Mono alternance" . . . . . . . . . . . . . . . . 17
4.4.4 Redressement "double alternance" . . . . . . . . . . . . . . . . 18
4.4.5 Impulsion rectangulaire récurrente . . . . . . . . . . . . . . . . 19

5 Transformée de Laplace et Applications 21


5.1 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
5.2 Principales Propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
5.3 Tableau des transformées usuelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
5.4 Applications à la résolution d’équations différentielles . . . . . . . . . 22
5.4.1 But . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23

6 Transformée de Fourier 25
6.1 Transformée de Fourier des signaux stables . . . . . . . . . . . . . . . 25
6.1.1 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
6.1.2 Transformée de Fourier inverse . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
6.1.3 Transformation de Fourier et dérivation . . . . . . . . . . . . . 26
6.1.4 Transformation de Fourier et produit de convolution . . . . . . 26
6.2 Transformée de Fourier dans L2 (R) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
6.2.1 Tableau de transformée de Fourier usuelles . . . . . . . . . . . 27

7 Transformée en Z et Applications 29
7.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
7.2 Définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
7.2.1 Transformée en Z unilatérale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
7.2.2 Transformée en Z bilatérale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
7.3 Propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
7.3.1 Linéarité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
7.3.2 Signal retardé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
7.3.3 Signal avancé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
7.3.4 Produit par un signal géométrique . . . . . . . . . . . . . . . . 30
7.3.5 Dérivation par rapport à z . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30
7.3.6 Produit de convolution . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
7.4 Formulaire des transformées en Z usuelles . . . . . . . . . . . . . . . . 31
7.5 La transformée en Z inverse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
7.5.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31

Dr W. B. YAMÉOGO et Dr D. PARE Mathématiques pour MI et RE-ES


TABLE DES MATIÈRES v

7.5.2 Méthodes de calcul . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31


7.5.3 Applications . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
7.5.4 Exemples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
7.6 Application . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32

Dr W. B. YAMÉOGO et Dr D. PARE Mathématiques pour MI et RE-ES


vi TABLE DES MATIÈRES

Dr W. B. YAMÉOGO et Dr D. PARE Mathématiques pour MI et RE-ES


Chapitre 1

Intégrales généralisée

1.1 Définitions et premières propriétés


1.1.1 Fonction localement intégrable
Soit f définie sur un intervalle I de R. On dit que f est localement intégrable
sur I si elle est intégrable sur tout segment inclus dans I.

1.1.2 Cas d’une fonction non bornée sur un intervalle borné


Soit f une fonction localement intégrable sur ]a, b] avec a < b. Si la limite
Z b
lim+ f (t)dt
x−→a x

existe, on dit que l’intégrale Z b


f (t)dt
a
converge. Dans le cas contraire, on dit que l’intégrale est divergente.

Remarque 1.1.1. Si f possède une limite à droite en a, il n’y a aucun problème


d’existence pour l’intégrale généralisée.

On définit de manière analogue l’intégrale généralisée


Z b
f (t)dt
a

pour une fonction continue sur [a, b[.

Remarque 1.1.2. Étudier la nature d’une intégrale généralisée (ou impropre), c’est
préciser si elle est convergente ou divergente.

Exercice 1.1.1. Étudier la nature de l’intégrale généralisée suivante


Z 5
1
√ dt.
0 t

Dr W. B. YAMÉOGO et Dr D. PARE Mathématiques pour MI et RE-ES


2 Intégrales généralisée

1.1.3 Cas d’une fonction définie sur un intervalle non borné


Soit f une fonction localement intégrable sur [a, +∞[. Si la limite
Z x
lim f (t)dt
x−→+∞ a
existe, on dit que l’intégrale Z +∞
f (t)dt
a
est convergente. Dans le cas contraire, on dit que l’intégrale est divergente.

On définit de manière analogue l’intégrale généralisée


Z a
f (t)dt
−∞

pour une fonction continue sur ] − ∞, a].


Z +∞ Z +∞
−t ln t
Exercice 1.1.2. Etudier la convergence de e dt et dt
0 1 t

1.1.4 Généralisation
✓ Si f est localement intégrable sur ]a, b[, on pose
Z b Z c Z b
f (t)dt = f (t)dt + f (t)dt
a a c
Z b
avec c ∈]a, b[ quelconque et on dit que f (t)dt converge si, et seulement si,
a
les deux intégrales du second membre convergent.

✓ Si f est localement intégrable sur ]a, +∞[, on pose


Z +∞ Z b Z +∞
f (t)dt = f (t)dt + f (t)dt
a a b
Z +∞
avec b ∈]a, +∞[ quelconque et on dit que f (t)dt converge si, et seule-
a
ment si, les deux intégrales du second membre convergent.

✓ Si f est localement intégrable sur ] − ∞, +∞[, on pose


Z +∞ Z b Z +∞
f (t)dt = f (t)dt + f (t)dt
−∞ −∞ b
Z +∞
avec b ∈] − ∞, +∞[ quelconque et on dit que f (t)dt converge si, et
−∞
seulement si, les deux intégrales du second membre convergent.
Exercice 1.1.3. Étudier la convergence de
Z +∞ Z +∞
|t|
e dt et et dt
−∞ −∞

Dr W. B. YAMÉOGO et Dr D. PARE Mathématiques pour MI et RE-ES


1.2 Règles de convergence 3

1.2 Règles de convergence


1.2.1 Condition nécessaire de convergence sur [a, +∞[
Z +∞
Soit f une fonction localement intégrable sur [a, +∞[. Si l’intégrale f (t)dt
a
converge et si lim f (x) existe, cette limite est nécessairement nulle.
x−→+∞

1.2.2 Comparaison de fonctions positives


Soit f et g localement intégrables et telles que 0 ≤ f ≤ g sur [a, +∞[.
Z +∞ Z +∞
✓ Si g(t)dt converge, alors f (t)dt converge aussi.
Za +∞ a
Z +∞
✓ Si f (t)dt diverge, alors g(t)dt diverge aussi.
a a

1.2.3 Équivalence de fonctions positives


Soit f et g deux fonctions positives.
Z +∞ Z +∞
✓ Si f (x) ∼+∞ g(x), alors les intégrales f (t)dt et g(t)dt sont de
a a
même nature (c’est-à-dire qu’elles sont toutes les deux convergentes ou toutes
les deux divergentes).
Z b Z b
✓ Si f (x) ∼a g(x), alors les intégrales f (t)dt et g(t)dt sont de même
a a
nature.

Remarque 1.2.1. Il est important que f et g soient de même signe au voisinage


du problème étudié, sinon les fonctions peuvent être équivalentes et leurs intégrales
de nature différente.

1.2.4 Situations de référence


+∞ Z
dt
✓ Pour a > 0, on a : converge ⇐⇒ α > 1. (Intégrale de Riemann)
Z a a tα
dt
✓ Si a > 0, on a : α
converge ⇐⇒ α < 1. (Intégrale de Riemann)
Z 1 Z +∞0 t
✓ ln tdt et e−αt dt (où α ∈ R∗+ ) sont convergentes.
0 0

Exercice 1.2.1. Étudier la convergence de


Z +∞ Z 5 Z 2 Z 1
2 1 1 1
dt; 1 dt; 1 dt; dt
1 t3 0 t2 1 (t − 1) 3 −1 (1 − t)3

Dr W. B. YAMÉOGO et Dr D. PARE Mathématiques pour MI et RE-ES


4 Intégrales généralisée

1.3 Fonctions sommables


Définition 1.3.1. Soit f une fonction Zlocalement intégrable sur [a, +∞[. On dit
+∞
que f est sommable sur cet intervalle si | f (t) | dt converge. On dit aussi que
a
l’intégrale est absolument convergente.

Théorème 1.3.1.
Z +∞ Z +∞
| f (t) | dt converge =⇒ f (t)dt converge .
a a

Si f est localement intégrable sur ]a, b], on a une définition et un théorème analogue.
Z +∞
cos t
Exercice 1.3.1. Étudier la nature de dt
1 t2

1.4 Travaux Dirigés


1. Étudier l’existence des intégrales impropres suivantes à partir de la définition
et les calculer éventuellement.
Z 1 Z π/2 Z 1
dt ln t
2
; tan tdt; 2
dt
0 1−t 0 +0 (1 + t)

2. Étudier la nature des intégrales suivantes :


Z +∞ Z +∞ Z +∞ Z +∞ Z +∞ √ √
dt dt 2 2t2 + 3 3
t+1− 3t
; ; dt; dt; √ dt
2 1+t 2 1−t 2 1 − t2 0 (t2 + t + 1)2 0 t

3. Soit a > 0 ; étudiez l’existence, et déterminez éventuellement la valeur, de :


Z a
dt
lim p
a−→0 −a (1 + t2 )(a2 − t2 )
Z +∞
sin t
4. Montrez que l’intégrale dt converge, mais qu’elle n’est pas absolu-
0 t
ment convergente.

Dr W. B. YAMÉOGO et Dr D. PARE Mathématiques pour MI et RE-ES


Chapitre 2

Séries à termes réels ou complexes

2.1 Séries numériques


2.1.1 Convergence
Définition 2.1.1. Soit (un ) une suiteX
numérique.
XOn appelle série numérique de
P
terme général un et on note un ou un ou un , le couple formé de la suite
n∈N n≥0
n
X
un et de la suite (Sn ) où Sn = u0 + u1 + · · · + un = uk .
k=0
P
1. On dit que la série un (ou encore la série de terme général un ) est conver-
gente si la suite (Sn ) de terme général Sn tend vers une limite finie S. On
+∞
X Xn
note S la somme de la série :S = un = lim uk = lim Sn
n→+∞ n→+∞
n=0 k=0
Sn est appelée somme partielle d’ordre n.
+∞
X
La différence Rn = S − Sn = uk est le reste d’ordre n. C’est l’erreur
k=n+1
commise en remplaçant S par sa valeur approchée Sn .
P
2. Si la série Un n’est pas convergente, on dit qu’elle est divergente.

Étudier la nature d’une série, c’est préciser si elle est convergente ou divergente.

Exemple 2.1.1. Donner la nature de la série de terme générale un = n1 − n+1


1
,n ≥ 1

2.1.2 Condition nécessaire de convergence


Si la série un converge, alors le terme général un Ptend vers 0. Autrement dit,
P
si le terme général un ne tend pas vers 0, alors la série un diverge.

n3 +1
P
Exercice 2.1.1. Donner la nature de la série n3 +n+2

Dr W. B. YAMÉOGO et Dr D. PARE Mathématiques pour MI et RE-ES


6 Séries à termes réels ou complexes

2.1.3 Espace vectoriel des séries convergentes


Si un et vn convergent et ont pour sommes P respectives U et V alors, pour
P P
tous nombres, réels ou complexes, a et b, la série (aun + bvn ) est convergente et a
pour somme aU + bV .

2.1.4 Convergence absolue


La série un est dite absolument convergente, si la série |un | est convergente.
P P
Si une série de nombres, réels ou complexes, est absolument convergente, alors elle
est convergente. Mais la réciproque est fausse.

2.2 Séries à termes positifs


P
Définition 2.2.1. Une série un est dite à termes positifs si ∀n, un ≥ 0.

2.2.1 Caractérisation
Pour qu’une série de termes réels positifs converge, il faut et il suffit que la suite
des sommes partielles soit majorée.

2.2.2 Comparaison de deux séries


Théorème
P 2.2.1.
P (Théorème de comparaison)
Soit un et vn deux séries telles que 0 ≤ un ≤ vn à partir d’un certain rang.
P P
✓ Si P vn converge, alors P un converge.
✓ Si un diverge, alors vn diverge.

Théorème
P 2.2.2.
P (Utilisation d’équivalents)
Soit un et vn deux séries termes > 0.
un
Si lim = α ̸= 0, alors les deux séries sont de même nature.
n→+∞ vn
un
En particulier si lim = 1 on dit que un et vn sont équivalents ie un ∼+∞ vn .
n→+∞ vn
Les deux séries sont alors de même nature, c’est-à-dire qu’elles sont convergentes
ou divergentes en même temps.
1
P
Exercice 2.2.1. Trouver la nature de (2n+1)(2n+3)

Théorème 2.2.3. (Règle de Cauchy)


P √
Soit un une série à termes positifs. Posons l = lim n un .
n→+∞
✓ Si l < 1, la série converge.
✓ Si l > 1, la série diverge.
✓ Si l = 1, on ne peut rien dire sur la nature de la série.
P n+3 n
Exercice 2.2.2. Donner la nature de la série suivante ( 2n+1 ) .

Dr W. B. YAMÉOGO et Dr D. PARE Mathématiques pour MI et RE-ES


2.3 Séries de référence 7

Théorème 2.2.4. (Règle de d’Alembert)


P un+1
Soit un une série à termes strictement positifs telle que un
admette une limite
l quand n tend vers +∞.

✓ Si l < 1, la série converge.


✓ Si l > 1, la série diverge.
✓ Si l = 1, on ne peut rien dire sur la nature de la série.
P n!
Exercice 2.2.3. Donner la nature de la série suivante nn
.

2.2.3 Comparaison d’une série à une intégrale


Soit f : [0, +∞[→ R+ une fonction continue, positive et décroissante.
+∞
X R +∞
La série f (n) et l’intégrale généralisée 0 f (x)dx sont de même nature.
n=0
P ln n
Exemple 2.2.1. Déterminer la nature de la série suivante : n

2.3 Séries de référence


2.3.1 Séries géométriques
La série de terme général (réel ou complexe) un = aq n est convergente (absolu-
+∞
X 1
ment) si, et seulement si, |q| < 1 et on a alors : aq n = a
n=0
1−q

2.3.2 Séries de Riemann


+∞
X 1
α
converge ⇔ α > 1.
n=1
n
En particulier, la série divergente est appelée série harmonique.
P1
n

2.3.3 Série de Bertrand


Les séries de Bertrand sont des séries de terme général un = 1
nα (ln n)β
, α, β ∈ R.
✓ Si α < 1, la série diverge ∀β.
✓ Si α > 1, la série converge ∀β.
✓ Si α = 1, la série converge si et seulement si β > 1.
X (ln n) 41
Exercice 2.3.1. Donner la nature de 2
n≥1 n3

2.4 Séries alternées


P
Définition 2.4.1. Une série un à termes réels est alternée si son terme général
change de signe alternativement.
Si u0 ≥ 0, on a donc un = (−1)n an où an = |un | .

Dr W. B. YAMÉOGO et Dr D. PARE Mathématiques pour MI et RE-ES


8 Séries à termes réels ou complexes

2.4.1 Critère spécial des séries alternées


Théorème 2.4.1. Si la suite de termes positifs (an ) est décroissante et converge
+∞
X
vers 0, alors la série alternée (−1)n an est convergente.
n=0

(−1)n
Exercice 2.4.1. Donner la nature de la série de terme général un = n

2.5 Travaux Dirigés


1. Donner la nature des séries suivantes :
2n
un = cos n!
n3
; un = 3n +n2
; un = sin2 n1 .

2. Montrer que la série de terme général un défini par


2n − 1
u0 = u1 = u2 = 0 et un =
n(n2 − 4)

si n ≥ 3 est convergente et calculer sa somme.


3. Considérons la série de terme général défini par u0 = 0 et
1
un = si n ≥ 1.
n(n + 1)(n + 2)

(a) Montrer au moyen d’un critère de comparaison que cette série est conver-
gente.
(b) Retrouver ce résultat en calculant sa somme.

Dr W. B. YAMÉOGO et Dr D. PARE Mathématiques pour MI et RE-ES


Chapitre 3

séries entières

3.1 Définition
Définition 3.1.1.
On appel série entière une série de fonction dont le terme général est de la forme
un (x) = an xn où an est le terme d’une suite réelle ou complexe et x, une variable
réelle ou complexe.

Exemple 3.1.1.
X xn 1
La série est une série entière avec an =
n≥1
(2n + 1)! (2n + 1)!

3.2 Théorème et définition


Définition 3.2.1.
n
P
Soit an x , une série entière, s’il existe un unique nombre R ∈ [0, +∞] tel que :
an xn converge.
P
a) ∀x ∈ R ou C, |x| < R alors
an xn diverge.
P
b) ∀x ∈ R ou C, |x| > R alors
R est appelé rayon de convergence de la série entière.

Notons que l’ensemble D = {x ∈ R, |x| < R} est appelé disque ou intervalle de


convergence de la série entière.

Remarque 3.2.1.
Pour |x| = R, on ne peut pas conclure. Le résultat dépend de x et de la série entière
elle-même.

3.3 Détermination du rayon de convergence


Proposition 3.3.1.
n
P
Soit an x une série entière. Le rayon de convergence est déterminé par :
p 1
1. Si lim n |an | = l, alors R = 1l (par convention ∞
1
= 0 et = ∞.
n→+∞ 0

Dr W. B. YAMÉOGO et Dr D. PARE Mathématiques pour MI et RE-ES


10 séries entières

an+1 1
2. Si lim = l′ , alors R = ′ .
n→+∞ an l

Exercice 3.3.1. X xn X  x  n
Étudier la convergence des séries entières ; .
n>1
n n>0 2

3.4 Série dérivée


Soit un (x) = an xn le terme général d’une série entière, de rayon de convergence
R > 0, la série entière dérivée de terme général u′n (x) = nan xn−1 possède le même
rayon de convergence R. Il en est de même pour la série entière de terme général
1
wn (x) = n+1 an xn+1 (série primitive)

Théorème 3.4.1.
On peut intégrer terme par terme, une série entière réelle dans son intervalle de
convergence c-à-d

x x
xn+1
Z X X Z X
n
∀x ∈] − R, R[; ( an t )dt = an tn dt = an .
0 n≥0 n≥0 0 n≥0
n+1

Théorème 3.4.2.
On peut dériver terme à terme une série entière réelle dans son intervalle de conver-
gence c-à-d

d X X X
∀x ∈] − R, R[; ( an x n ) = ( an xn )′ = nan xn−1 .
dx n≥0 n≥0 n≥0

3.5 Développement en série entière de quelques fonc-


tions
Soit f une fonction indéfiniment dérivable. Le développement en série entière de
la fonction f à l’origine est donnée par la formule

X xn
f (x) = f (n) (0) Formule de Mac-Laurin.
n≥0
n!

Dr W. B. YAMÉOGO et Dr D. PARE Mathématiques pour MI et RE-ES


3.5 Développement en série entière de quelques fonctions 11

De même, une série entière convergente a pour somme une fonction. Nous avons les
formules suivantes :
X xn
ex = R = +∞
n≥0
n!
X 1
sh x = x2n+1 R = +∞
n≥0
(2n + 1)!
X 1
ch x = x2n R = +∞
n≥0
(2n)!
X (−1)n
sin x = x2n+1 R = +∞
n≥0
(2n + 1)!
X (−1)n
cos x = x2n R = +∞
n≥0
(2n)!
X α(α − 1) · · · (α − n + 1)
(1 + x)α = 1 + xn ; α ∈ R R = 1
n≥1
n!
X 1
1
a−x
= n
xn ; a ∈ C ∗ R = |a|
n≥0
a
Xn+1
1
(a−x) 2 = n+2
xn a ∈ C ∗ R = |a|
n≥0
a
X1
ln(1 − x) = − xn R=1
n≥1
n
X (−1)n−1
ln(1 + x) = xn R=1
n≥1
n
X (−1)n
arctan x = x2n+1 R=1
n≥0
2n + 1
X 1
argth x = x2n+1 R=1
n≥0
2n + 1
X 1 × 3 × · · · × (2n − 1) x2n+1
arcsin x = x + R=1
n≥1
2 × 4 × · · · × (2n) 2n + 1
X 1 × 3 × · · · × (2n − 1) x2n+1
argsh x = x+ (−1)n R=1
n≥1
2 × 4 × · · · × (2n) 2n + 1

Exercice 3.5.1. Donner le rayon de convergence de la série entière suivante et


calculer sa somme X
f (x) = (n2 − n + 2)xn .
n≥0

Dr W. B. YAMÉOGO et Dr D. PARE Mathématiques pour MI et RE-ES


12 séries entières

Dr W. B. YAMÉOGO et Dr D. PARE Mathématiques pour MI et RE-ES


Chapitre 4

Séries de Fourier

4.1 Notions de base


4.1.1 Définition et notations
Définition 4.1.1.
Étant donnée une fonction f , périodique de période 2π, on appelle série de Fourier
+∞
X
associée à f , la série Un (x) dont le terme général est de la forme
n=0

Un (x) = an cos(nx) + bn sin(nx).

C’est-à-dire
+∞
X +∞ 
X 
Un (x) = an cos(nx) + bn sin(nx)
n=0 n=0

Nous allons noté cette série par :


+∞ +∞
X a0 X  
Un (x) = + an cos(nx) + bn sin(nx)
n=0
2 n=1

Proposition 4.1.1.
Z 2π Z π
1 1
an = f (t) cos ntdt = f (t) cos ntdt, n ∈ N
π 0 π −π
Z 2π Z π
1 1
bn = f (t) sin ntdt = f (t) sin ntdt, n ∈ N
π 0 π −π
Les nombres an et bn sont appelés les cœfficients de Fourier associés à f .
Exemple 4.1.1.

 f (t) = t si t ∈ [0, 1[
f (1) = 3
f (t) = t2 − 2t si t ∈]1, 2π[.

On procède identiquement pour le calcul de an et bn .

Dr W. B. YAMÉOGO et Dr D. PARE Mathématiques pour MI et RE-ES


14 Séries de Fourier

4.1.2 Cas particuliers


Dans le cas où la fonction f est paire ou impaire, il est judicieux de choisir
l’intervalle [−π, π] comme intervalle d’intégration pour calculer les cœfficients de
Fourier.
Si f est une fonction paire :

2 π
Z
an = f (t) cos(nt)dt et bn = 0.
π 0

Si f est une fonction impaire :


Z π
2
an = 0 et bn = f (t) sin(nt)dt.
π 0

Exemple 4.1.2.
Soit la fonction f (x) = π + x.
1. Représenter f .
2. Décomposer f en série de Fourier.

Exercice 4.1.1 (Travaux Dirigés). :


Déterminer la série de Fourier de la fonction f , 2π périodique suivante :

f (x) = | sin x|

On donnera d’abord sa courbe représentative.

Exercice 4.1.2 (TD). :

1. soit f une fonction périodique de période 2π définie par

f (x) = x, −π ≤ x ≤ π.

(a) Représenter f sur [−5π, 5π].


(b) Développer f en série de Fourier.
2. soit f une fonction périodique de période 2π définie par f (x) = |x|.
(a) Représenter f sur [−5π, 5π].
(b) Développer f en série de Fourier.
+∞
X 1 π2
(c) Montrer que =
n=1
(2n + 1)2 4
3. Soit f une fonction périodique de période 2π définie par

f (x) = x2 , −π ≤ x ≤ π

. Mêmes question que le 1)

Dr W. B. YAMÉOGO et Dr D. PARE Mathématiques pour MI et RE-ES


4.2 Le théorème de Dirichlet 15

4.2 Le théorème de Dirichlet


Théorème 4.2.1.
Si f est de classe C 1 par morceaux et 2π−périodique, pour tout réel x, on a l’égalité
suivante :
+∞ 
1 − +
 a
0
X 
f (x ) + f (x ) = + an cos(nx) + bn sin(nx) .
2 2 n=1

1 − +

Dans ce cas, il y a convergence simple de la série vers S(x) = f (x ) + f (x ) .
2

Les notations f (x + 0) = f (x+ ) et f (x − 0) = f (x− ) représentent respectivement


les limites à droite et à gauche de f au point x. On note :

0 ) = lim − f (x) et f (x0 ) = lim + f (x)


f (x− +
x−→x0 x−→x0

Exemple 4.2.1.
f (x) = x, ∀x ∈ [0, 2π], f est C 1 par morceaux. On vérifie que f est C 1 par morceaux
sur R et on applique le théorème de Dirichlet. Pour tout x ∈ [0, 2π], f (x) = π −
+∞
X 1
2 n. Au point x = 0 ; la série de Fourier converge vers
n=1
sin(nx)

1 −  1
f (0 ) + f (0+ ) = (2π + 0) = π.
2 2

Théorème 4.2.2 (Formule de Parseval). :


Si f est continue par morceaux, on a l’égalité suivante :

2π +∞
|a0 |2 X |an |2 + |bn |2
Z
1 2
f (x) dx = +
2π 0 4 n=1
2

Si f est continue et de classe C 1 par morceaux sur R, la série de Fourier de f est


normalement convergente sur R et a pour somme f .

Exercice 4.2.1 (TD). :


Considérer le TD1 précédents.
1. Montrer que
+∞
8 X sin2 (2nπ)
| sin x| =
π n=1 4n2 − 1

2. Calculer :
+∞
X 1
.
n=1
(4n2 − 1)2

Dr W. B. YAMÉOGO et Dr D. PARE Mathématiques pour MI et RE-ES


16 Séries de Fourier

4.3 Fonctions périodiques de période T


Soit f : R −→ R une fonction périodique de période T . On définit la fonction
T 2π
g : R −→ R par g(x) = f ( x) et on pose ω = . La fonction g est périodique de
2π T
période 2π. Les coefficients de Fourier de f sont par définition ceux de g et on a :.
Z T
2 2
an = f (u) cos(nωu)du
T 0
Z T
2 2
bn = f (u) sin(nωu)du
T 0
Ainsi le théorème de Dirichlet et la formule de Parseval s’énoncent comme suit :
Théorème 4.3.1.
Si f est une fonction réelle périodique de période T de classe C 1 par morceaux sur
R alors la série de Fourier associée à f est convergente pour toute valeur t et on a :
+∞ 
1 + −
 a
0
X 
f (x0 ) + f (x0 ) = + an cos(nωx) + bn sin(nωx)
2 2 n=1

Théorème 4.3.2. :
Si f est continue par morceaux, on a l’égalité suivante :
+∞
1 T |a0 |2 X |an |2 + |bn |2
Z 2
f (x) dx = +
T 0 4 n=1
2

Exercice 4.3.1 (TD). :


Soient α, β, γ trois nombres réels, on désigne par f la fonction paire périodique de
période 2π qui sur le segment [0, π] coïncide avec la fonction
x 7−→ αx2 + βx + γ.
1. La fonction f est-elle développable en série de Fourier pour toute valeur de
x et cette série convergent-t-elle uniformément sur tout intervalle ?
2. Montrer que l’on peut déterminer α, β, γ de façon que la série de Fourier de
+∞
X cos(nx)
f se réduise à .
n=1
n2
3. Déduire de ce qui précède la somme de la série de terme général
1
u0 = 0 et un = si n ≥ 1.
n2

4.4 Application à l’étude des signaux


4.4.1 Signal carré

+∞
4A X sin(2n + 1)ωx
f (x) =
π n=0 2n + 1

Dr W. B. YAMÉOGO et Dr D. PARE Mathématiques pour MI et RE-ES


4.4 Application à l’étude des signaux 17

Figure 4.1 – Gragh d’un signal carré.

4.4.2 Signal triangulaire

+∞
A 4A X cos(2n + 1)ωx
f (x) = − 2
2 π n=0 (2n + 1)2

Figure 4.2 – Gragh d’un signal triangulaire.

4.4.3 Redressement "Mono alternance"

+∞
A π 2A X cos(2nx)
f (x) = + + .
π 2 π n=1 1 − 4n2

Dr W. B. YAMÉOGO et Dr D. PARE Mathématiques pour MI et RE-ES


18 Séries de Fourier

Figure 4.3 – Redressement "Mon alternance".

4.4.4 Redressement "double alternance"

+∞
2A 4A X cos(2nωx)
f (x) = + .
π π n=1 1 − 4n2

Figure 4.4 – Redressement "double alternance"

Dr W. B. YAMÉOGO et Dr D. PARE Mathématiques pour MI et RE-ES


4.4 Application à l’étude des signaux 19

4.4.5 Impulsion rectangulaire récurrente


Le D.S.F du signal rectangulaire périodique d’amplitude A et de rapport cyclique
τ
α= est
T
+∞
X sin(nαπ)
f (x) = αA + 2αA cos(nωx)
n=1
nαπ

Figure 4.5 – Impulsion rectangulaire récurrente

Dr W. B. YAMÉOGO et Dr D. PARE Mathématiques pour MI et RE-ES


20 Séries de Fourier

Dr W. B. YAMÉOGO et Dr D. PARE Mathématiques pour MI et RE-ES


Chapitre 5

Transformée de Laplace et
Applications

5.1 Généralités
La transformée de Laplace est une transformation d’intégrale qui est très liée
à la transformation de Fourier et possède des propriétés analogues. On utilise très
souvent dans les disciplines techniques plus précisément en électrotechnique et en
technique cybernétique.
Définition 5.1.1. Soit f (t) une fonction définie pour les valeurs de t > 0 et non pour
les autres valeurs de t. On peut définir une intégrale sur ]0, +∞[ de f (t) possédant
un ordre exponentiel de la forme
Z +∞
st
f (t) ≤ Ke et F (p) = e−pt f (t)dt
0

où p est un paramètre complexe.


Ainsi F (p) est appelée transformée de Laplace de f (t).
N.B :
✓ f (t) est appelée original et
✓ F (p) est appelé image.
Dans la suite nous noterons F (p) par L[f (t)](p).

5.2 Principales Propriétés


Soient f1 et f2 deux originaux, α1 et α2 deux complexes.
L’addition :
h i h i h i
L α1 f1 (t) + α2 f2 (t) (p) = α1 L f1 (t) (p) + α2 L f2 (t) (p)

Convolution :
hZ t i h i h i
L f1 (t − τ )f2 (τ )dτ (p) = L f1 (t) (p).L f2 (t) (p)
0

Dr W. B. YAMÉOGO et Dr D. PARE Mathématiques pour MI et RE-ES


22 Transformée de Laplace et Applications

Dérivation :
h i h i
L f (n) (t) (p) = pn L f (t) (p) − pn−1 f (0) − pn−2 f (1) (0) − · · · − f (n−1) (0)

dk
où f (k) (0) = lim f (t)
t−→0 dtk
Intégration :
hZ t i 1 h i
L f (τ )dτ (p) = L f (t) (p)
0 p
Retardement : h i h i
L f (t − b) (p) = e−bp L f (t) (p)
Homothétie : h i 1 h i p
L f (at) (p) = L f (t) ( )
a a
Translation h i h i
−λt
L e f (t) (p) = L f (t) (p + λ)
Multiplication :
h i  h i(n)
L tn f (t) (p) = (−1)n L f (t) (p)

Division : h1 i Z +∞
L f (t) (p) = F (q)dq
t p

5.3 Tableau des transformées usuelles

h i h i
f (t) L f (t) (p) f (t) L f (t) (p)
1 si t ≥ 0 tn si t ≥ 0
 
1 n!
f (t) = f (t) =
 0−αtsinon  0−αt sinon
p p n+1

e si t ≥ 0 1 e tn si t ≥ 0 n!
f (t) = f (t) =
0 sinon p+α 0 sinon (p + α)n+1
p ω
cos(ωt) sin(ωt)
p + ω2
2 p + ω2
2
p ω
Ch(ωt) Sh(ωt)
p − ω2
2 p − ω2
2

5.4 Applications à la résolution d’équations diffé-


rentielles
Résolvons l’équation différentielle suivante :
 2
dy dy
 2 + 5 + 6y = 0

dt dt
 y(0) = 3
y ′ (0) = −7

Dr W. B. YAMÉOGO et Dr D. PARE Mathématiques pour MI et RE-ES


5.4 Applications à la résolution d’équations différentielles 23

On peut écrire l’équation sous la forme

y ′′ (t) + 5y ′ (t) + 6y(t) = 0.

En appliquant la transformée de Laplace on obtient :


h i h i h i h i
L y ′′ (t)+5y ′ (t)+6y(t) (p) = 0 =⇒ L y ′′ (t) (p)+5L y ′ (t) (p)+6L y(t) (p) = 0 (∗).

On a :
h i h i
L y (t) (p) = p L y(t) (p) − py(0) − y ′ (0)
′′ 2

h i
= p2 L y(t) (p) − 3p + 7.

et
h i h i
L y ′ (t) (p) = pL y(t) (p) − y(0)
h i
= pL y(t) (p) − 3.

En substituant ces deux dernières égalités dans la dernière expression de (∗), nous
obtenons :
h i 3p + 8
L y(t) (p) = 2
p + 5p + 6
2 1
= +
p+2 p+3
= 2e−2t + e−3t .

La solution est donc y(t) = 2e−2t + e−3t .

5.4.1 But
La transformée de Laplace est un outil efficace pour la résolution des équations
différentielles avec conditions initiales (problème de Cauchy). Sa particularité est
le fait qu’elle trouve une solution qui prend compte immédiatement des conditions
initiales données.
Dans la pratique, c’est le théorème de la dérivation qui est le plus utilisé.
Exercice 5.4.1 (TD). :
Résoudre :
1.  ′′
 y (t) + 4y(t) = −6 cos t
y(0) = −1
y ′ (0) = 0

2.  ′′
 y (t) − 3y ′ (t) + 2y(t) = et
y(0) = 1
y ′ (0) = 0

Dr W. B. YAMÉOGO et Dr D. PARE Mathématiques pour MI et RE-ES


24 Transformée de Laplace et Applications

3.  ′′
 y (t) − y ′ (t) = sin(2t)
y(0) = 1

y (0) = −1

4.
y ′′ (t) + y(t) = 3e2t


y(0) = 2

Dr W. B. YAMÉOGO et Dr D. PARE Mathématiques pour MI et RE-ES


Chapitre 6

Transformée de Fourier

6.1 Transformée de Fourier des signaux stables


6.1.1 Généralités
Définition 6.1.1. Soit f ∈ L1 (R). La fonction F [f ] définie par
Z +∞
F [f ](p) = e−2iπpt f (t)dt
−∞
est appelée transformée de Fourier (T.F ) de f .
Exercice 6.1.1 (TD). :
Calculer la (TF) du signal porte défini par :
A


 0 si t<−

 2
A A

PA (t) = 1 si − ≤t≤
 2 2
A


 0

si t> .
2
Proposition 6.1.1. :

✓ Si f ∈ L1 (R) est paire alors,


Z +∞
F [f ](p) = 2 f (t) cos(2πpt)dt.
0
✓ Si f ∈ L1 (R) est impaire alors
Z +∞
F [f ](p) = −2i f (t) sin(2πpt)dt.
0
Exercice 6.1.2 (TD). :
Calculer la T.F du signal triangulaire défini par


 0 si t < −B

 1
t+1 si −B ≤ t ≤ 0


∆B (t) = B
1

 − t+1 si 0≤t≤B
B



 0 si t>B

Dr W. B. YAMÉOGO et Dr D. PARE Mathématiques pour MI et RE-ES


26 Transformée de Fourier

avec B > 0
Proposition 6.1.2. :

1. Si f ∈ L1 (R) alors, F [f ] est une fonction bornée, continue et on a :


lim F [f ](p) = 0.
p−→+∞

2. F [f (−t)](p) = F [f ](−p)
3. F [f (t − α)](p) = e−2iπαp F [f ](p)
1 p
4. F [f (kt)](p) = F [f ]( )
|k| k
5. F [f ](p) = F [f ](−p) = F [f (−t)](p)

6.1.2 Transformée de Fourier inverse


Théorème 6.1.1. :

✓ Soient f et g deux signaux stables tels que F [f ] = F [g]. Alors f = g presque


partout (p.p).
✓ Si F [f ] ∈ L1 (R) alors
Z +∞
f (t) = e2iπtp F [f ](p)dp p.p
−∞

Si f est continue alors, on a l’égalité.

6.1.3 Transformation de Fourier et dérivation


Théorème 6.1.2. :

✓ Si f ∈ C p ∩ L1 (R) et f (k) ∈ L1 (R) pour tout k = 0, 1, , · · · , p alors


F [f (k) ](p) = (2iπp)k F [f ](p).
✓ Si pour tout k = 0, 1, · · · , p on a tk f ∈ L1 (R), alors F [f ] est de classe C p et
on a :
−1 h i(k)
F [tk f ](p) = F [f ] (p)
(2iπ)k
Exercice 6.1.3 (TD). :
2 2
Déterminer la T.F de g(p) = e−πp , puis déduire celle de f (p) = e−p .

6.1.4 Transformation de Fourier et produit de convolution


Théorème 6.1.3. :

✓ Si f, g ∈ L1 (R) alors F [f ∗ g] = F [f ]F [g]

✓ Si f, g, f g, F [f ], F [g] ∈ L1 (R) alors F [f g] = F [f ] ∗ F [g].

Dr W. B. YAMÉOGO et Dr D. PARE Mathématiques pour MI et RE-ES


6.2 Transformée de Fourier dans L2 (R) 27

6.2 Transformée de Fourier dans L2(R)


Définition 6.2.1. Soit f ∈ L2 (R). La TF de f est définie comme la limite dans
L2 (R) de la suite (fn )n≥0 avec
Z n
fn (p) = e−2iπpt f (t)dt.
−n

Remarque 6.2.1. On dit que (gn ) ⊂ L2 (R) converge dans L2 (R) vers g si
Z +∞
lim |gn (p) − g(p)|2 dp = 0.
n−→+∞ −∞

Exercice 6.2.1 (TD). :


On définie la suite de fonction (fn ) par :
cos p
fn (p) = p + .
n(1 + p2 )
Montrer que (fn ) converge vers f (p) = p dans L2 (R).
Théorème 6.2.1. :

✓ Soit f ∈ L2 (R) alors F [f ] ∈ L2 (R) et on a :


Z +∞ Z +∞
2
|f (t)| dt = |F [f (t)](p)|2 dp.
−∞ −∞

✓ f, g ∈ L2 (R) alors :
Z +∞ Z +∞
f (t)g(t)dt = F [f ](p)F [g](p)dp
−∞ −∞

✓ Si (hn ) converge vers h dans L2 (R) alors, (F [hn ]) converge vers F [h] dans
L2 (R). h i h i
✓ Si h ∈ L2 (R) alors F F [h] = F F [h] = h
h i
✓ F [f g] = F [f ] ∗ F [g] et f ∗ g = F F [f ]F [g]
Rn
Notons que F [h] est la limite dans L2 (R) de n e2πpt h(t)dt.

6.2.1 Tableau de transformée de Fourier usuelles


h i h i
f (t) F f (t) (p) f (t) F f (t) (p)
sin(πAp) sin2 (πBp)
PA (t) A ∆B (t) B
Aπp (πBp)2
−π 2 p2
2a 2
e−a|t| e−at

a
e a
a2 + 4π 2 p2
sin t  sin t 2
πP 1 (s) π∆ 1 (s)
t π t π
1 π −2πa|p| at 1
e e H(t)
a + t2
2 a a + 2iπp

Dr W. B. YAMÉOGO et Dr D. PARE Mathématiques pour MI et RE-ES


28 Transformée de Fourier

Dr W. B. YAMÉOGO et Dr D. PARE Mathématiques pour MI et RE-ES


Chapitre 7

Transformée en Z et Applications

7.1 Introduction
La transformée en Z est l’équivalent dans le domaine discret de la transformée
de Laplace dans le domaine continu.
Il existe :
— La transformée en Z unilatérale.
— La transformée en Z bilatérale.

7.2 Définitions
7.2.1 Transformée en Z unilatérale
Soit x = (xn )n∈N une suite de nombres complexes. La transformée en Z de x est
la série de Laurent :
X∞
Z(x) = xn z −n
n=0

qui est une fonction holomorphe dans {z ∈ C : |z| > 1}, où R est le rayon de
convergence de la série entière
X∞
xn z n .
n=0

L’application qui associe la série de Laurent Z(x) à la suite numérique x est appelée
la transformation en Z.

7.2.2 Transformée en Z bilatérale


X
Z(x) = xn z −n .
n=−∞

Dr W. B. YAMÉOGO et Dr D. PARE Mathématiques pour MI et RE-ES


30 Transformée en Z et Applications

7.3 Propriétés
7.3.1 Linéarité
Soient α et β deux nombres complexes, et x, y deux suites de nombres complexes.
Alors :
Z(αx + βy) = αZ(x) + βZ(y)
n o
pour tout z tel que |z| > max R1x , R1y .

7.3.2 Signal retardé


Proposition 4.2.1 : Soient x une suite numérique, k ∈ R, et y la suite définie
par : (
0, si k > n,
yn =
xn−k , sinon.
Alors Z(x) et Z(y) ont le même rayon de convergence, et dans leur domaine d’holo-
morphie :
Z(y) = z −k Z(x).
Remarque : Si k = 0, le signal retardé de k est x lui-même.

7.3.3 Signal avancé


Proposition 4.2.2 : Soient x une suite numérique, k ∈ N, et y la suite définie
par yn = xn+k . Alors Z(x) et Z(y) ont le même rayon de convergence, et dans leur
domaine d’holomorphie :
k−1
!
X
Z(y) = z k Z(x) − xn z −n .
n=0

7.3.4 Produit par un signal géométrique


Soit α ∈ C∗ et S(z) = ∞ an z −n une série de Laurent. On note S αz la série
P 
n=0
z −n
de Laurent ∞ .
P 
n=0 an α
Proposition 4.2.3 : Soient x une suite numérique, α ∈ C∗ , et y la suite définie
par yn = αn xn . Alors pour tout |z| > |α|Rx , on a :
z
Z(y) = Z(x) .
α

7.3.5 Dérivation par rapport à z


Proposition 4.2.4 : Soit x une suite numérique. On définit la suite y par yn =
nxn . Alors Z(x) et Z(y) ont le même rayon de convergence, et :

d
Z(y) = −z Z(x).
dz

Dr W. B. YAMÉOGO et Dr D. PARE Mathématiques pour MI et RE-ES


7.4 Formulaire des transformées en Z usuelles 31

7.3.6 Produit de convolution


Définition 4.2.1 : Soient x et y deux suites numériques. On peut considérer la
suite x ∗ y, appelée produit de convolution de x et y, définie par le terme général :
n
X
(x ∗ y)n = xk yn−k .
k=0

Proposition
n 4.2.5 : Soient x et y deux suites numériques. Alors pour tout
o
|z| > max Rx , Ry , on a :
1 1

Z(x ∗ y) = Z(x)Z(y).

7.4 Formulaire des transformées en Z usuelles

Suite xn Transformée en Z Z(x)


z
1 z−1
, |z| > 1
z
n (z−1)2
, |z| > 1
z(z+1)
n2 (z−1)3
, |z| > 1
z
an z−a
, |z| > |a|
az
nan (z−a)2
, |z| > |a|
az(z+a)
n 2 an (z−a)3
, |z| > |a|
z(z−cos ω)
cos(ωn) z 2 −2z cos ω+1
, |z| > 1
z sin ω
sin(ωn) z 2 −2z cos ω+1
, |z| > 1

7.5 La transformée en Z inverse


7.5.1 Définition
La transformée en Z inverse permet de retrouver la séquence temporelle xn à
partir de sa représentation dans le domaine Z, X(z) :
xn = Z −1 {X(z)}

7.5.2 Méthodes de calcul


Plusieurs méthodes existent pour calculer la transformée en Z inverse :

Développement en série (expansion en fractions partielles)


— On réécrit X(z) sous forme d’une somme de termes simples.
— Chaque terme correspond à une séquence connue, grâce aux tables de trans-
formées.
1
Exemple : Si X(z) = , alors :
1 − az −1
x n = an

Dr W. B. YAMÉOGO et Dr D. PARE Mathématiques pour MI et RE-ES


32 Transformée en Z et Applications

Utilisation des tables de transformées


— On décompose X(z) en formes dont les transformées inverses sont tabulées.
— Méthode rapide pour des expressions courantes.

Utilisation du contour intégral


La transformée en Z inverse peut être calculée comme suit (théorique) :
I
1
xn = X(z)z n−1 dz
2πj
L’intégrale est prise sur un contour fermé dans le plan complexe où X(z) est analy-
tique.

7.5.3 Applications
7.5.4 Exemples
z
Exemple 1 : X(z) =
z − 0.5

xn = 0.5n

1 + z −1
Exemple 2 : X(z) =
1 − 0.75z −1
On décompose en fractions partielles :
1 z −1
X(z) = +
1 − 0.75z −1 1 − 0.75z −1
Transformée inverse :
xn = (0.75n + n · 0.75n )

7.6 Application
A) On emprunte 10.000F à 1, 6% par mois. On décide de rembourser 300F par
mois. On note D(n) la dette après n mois.
1. Montrer que D(n + 1) = 1, 016D(n) − 300 (E).
2. Calculer D(1), D(2), D(3), D(4) et D(5) à l’aide de la formule (E).
3. On note F la transformée en Z de l’échantillon D(n).
a) Montrer que
10.000Z 300Z
F (Z) = −
Z − 1, 016 (Z − 1)(Z − 1, 016)
b) Montrer que
F (Z) 18750 8750
= −
Z Z − 1 Z − 1, 016

Dr W. B. YAMÉOGO et Dr D. PARE Mathématiques pour MI et RE-ES


7.6 Application 33

c) En déduire l’expression de D(n) (∗).


d) Calculer à l’aide de la formule (∗) les valeurs D(1), D(2), D(3), D(4)
et D(5).
4. Résoudre dans N, l’équation D(n) < 0. Donner une signification pratique
du résultat obtenu.
B) On définit un signal numérique n 7−→ x(n) par

x(n + 2) = 2x(n + 1) + 8x(n) + 2; n ≥ 0
x(0) = 1; x(1) = 2

a) Trouver la transformée en Z de ce signal.


b) Donner l’expression explicite de ce signal numérique.

Dr W. B. YAMÉOGO et Dr D. PARE Mathématiques pour MI et RE-ES


34 Transformée en Z et Applications

Dr W. B. YAMÉOGO et Dr D. PARE Mathématiques pour MI et RE-ES


Bibliographie

[1] Jacques Douchet : Analyse : Recueil d’exercices et aide-mémoire vol. 2 ; Première


édition. ISBN 2-88074-570-5. © 2004, Presses polytechniques et universitaires
romandes, CH-1015 Lausanne.
[2] Daniel Fredon,Myriam Maumy-Bertrand et Fréderic Bertrand : Mathématiques
Analyse en 30 fiches © Dunod, Paris, 2009. ISBN 978-2-10-053933-8.
[3] François Liret : Maths en pratique ; À l’usage des étudiants ; Cours et exercices.
©Dunod, Paris, 2006. ISBN 2 10 049629 8

Dr W. B. YAMÉOGO et Dr D. PARE Mathématiques pour MI et RE-ES

Vous aimerez peut-être aussi