Ce Qu'ils en Pensent : de Sa Capacité À Durer en Respectant Le Futur. Le Concept de
Ce Qu'ils en Pensent : de Sa Capacité À Durer en Respectant Le Futur. Le Concept de
Ce qu’ils en pensent…
L’auteur
Avant-propos
Introduction
Rappel
En matière de certification, il existe quatre catégories de certifications :
– La certification de produit atteste de la conformité aux normes françaises
(marquage NF) ou aux directives européennes (marquage CE). Cette certifi-
cation concerne les équipements domestiques, les biens de consommation,
l’électricité, les matériels de sécurité, les produits industriels, les constructions,
les produits écologiques… Elle relève principalement des exigences de
sécurité, de santé publique, de performance, d’aptitude à l’emploi… Le
marquage CE permet aux produits concernés de circuler librement dans tout
l’espace économique européen.
– La certification de service a pour objectif de garantir le respect d’un certain
nombre d’engagements pris par une entreprise ou une profession. Elle offre
par exemple des garanties sur la qualité ou la régularité des prestations
offertes aux clients.
– La certification de personne, ou certification de compétences, apporte la
preuve qu’une personne peut mettre en pratique des connaissances ou un
savoir-faire et parfois des qualités personnelles. Cette certification, attribuée
pour une durée limitée, doit faire l’objet d’actions visant à vérifier régulièrement
le maintien (ou l’amélioration) du niveau de compétences du titulaire. Ce type
de certification s’applique aux auditeurs certifiés (voir clé n° 8) pour leur
conférer le droit à pratiquer des audits de certification.
– La certification de système atteste qu’un organisme, personne morale, a établi
et fait fonctionner un système de management conforme à une norme interna-
tionale ISO. Ce système de management a été audité par un organisme de
certification accrédité qui, au vu des résultats, a délivré un certificat (voir
chapitre 1.1, « Accréditation ou certification »). Le certificat a une durée de
validité de trois années. Chaque année, le système de management sera
contrôlé afin de vérifier son maintien et son amélioration. C’est ce type de certi-
fication de système qui est traité dans cet ouvrage.
En outre, il faut distinguer la certification, qui donne lieu à audit par rapport
aux exigences d’une norme internationale (en anglais standard), de la notion
de label.
Introduction XVII
Quelques définitions
« La qualité est une manière d’être (d’une chose) qui lui donne une valeur plus ou
moins grande4. »
La sécurité est l’état d’esprit confiant et tranquille d’une personne qui se croit ou se
sent à l’abri du danger5. C’est une situation qui résulte de l’absence réelle de
danger.
Le travail est un ensemble d’activités humaines organisées et coordonnées en vue
de produire ce qui est utile.
L’environnement est constitué de l’entourage habituel. C’est aussi l’ensemble des
conditions naturelles et culturelles qui peuvent agir sur les organismes vivants et les
activités humaines6.
Dans le présent ouvrage, nous utiliserons le terme « organisme ». Dans le texte de
la norme en anglais, le mot organization est utilisé. Le terme « organisme » est plus
générique ». Il se définit comme un ensemble d’installations et de personnes avec
des responsabilités, des pouvoirs et des relations. Il s’applique indifféremment,
quels que soient sa taille et son secteur d’activité, qu’il soit public ou privé, à une
entreprise industrielle, à une entreprise commerciale, à une organisation adminis-
trative, à une société de service, à une association ou à un travailleur indépendant.
Partie I
La méthode 7 S
1. Méthode publiée pour la première fois dans l’ouvrage 10 clés pour réussir sa certification
ISO 9001:2008, AFNOR Éditions, 2006 et actualisée dans la deuxième édition, 2009.
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1
La méthodologie 7 S
pour conduire un projet QSE
Accréditation : attestation délivrée par une tierce partie, ayant rapport à un orga-
nisme d’évaluation de la conformité, constituant une reconnaissance formelle de la
compétence de ce dernier à réaliser des activités spécifiques d’évaluation de la
conformité.
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L’accréditation nécessite le recours à des experts techniques. Elle n’est valable que
pour un domaine de compétence spécifique. Elle apporte la reconnaissance d’un
système de management et de la compétence des personnels qui y collaborent. Le
personnel exerce son activité selon une déontologie et des règles de l’art
internationalement acceptées.
L’accréditation (en dehors du domaine médical et des hôpitaux) concerne les
organismes de certification.
Certification : procédure par laquelle une tierce partie donne une assurance écrite
qu’un produit, un processus ou un service est conforme aux exigences spécifiées.
La certification vise à reconnaître que l’organisme postulant fait fonctionner son
système de management conformément à une norme internationale.
La certification (en dehors du domaine médical et des hôpitaux) concerne les
organismes qui ne sont pas certificateur et qui postulent pour acquérir une
reconnaissance internationale. Le présent ouvrage traite des aspects relatifs à cette
certification.
Les deux démarches présentent des points communs. Elles ont les mêmes
objectifs. Elles procèdent toutes deux par un audit effectué sur la base d’un
référentiel normatif. Toutes deux proposent des accords de coopération pour
l’accès aux marchés extérieurs.
La fiche technique n° 3 p. 299 fournit une représentation schématique des
acteurs et de leurs relations pour l’accréditation et la certification.
La fiche technique n° 4 p. 301 liste les principales tâches du processus de
certification.
La fiche technique n° 5 p. 303 détaille les étapes de la procédure de certification
d’un système de management.
Pour qu’un projet réussisse dans de bonnes conditions, il importe qu’il soit
maîtrisé. C’est-à-dire qu’il soit planifié, qu’il se déroule selon une méthode
qui sous-tend les « règles de l’art » et enfin qu’il soit contrôlé. En cas de glis-
sement par rapport à la planification établie préalablement, le chef de projet
disposera des commandes nécessaires pour corriger la trajectoire et se remettre
dans la bonne direction afin d’atteindre la cible.
Remarque
La démarche méthodologique de conduite de projet de certification développée ci-
après est applicable et efficace pour tout projet de certification, quel que soit le réfé-
rentiel. Elle est proposée ici pour une certification combinée. Toutefois, elle peut
aussi être utilisée pour une certification par rapport à un seul référentiel, qualité
(ISO 9001), environnement (ISO 14001), sécurité du travail (OHSAS 18001), pres-
tation de service Information Technology (ISO/CEI 20000:2005), sécurité des
denrées alimentaires (ISO 22000), sécurité de l’information (ISO/CEI 27001:2005).
Remarque
La taille de chacune des flèches n’est pas représentative de la durée ou de la charge
de l’étape correspondante.
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Pour chacune des étapes du projet, les processus correspondants sont décrits
ci-après.
Décider Non
de faire
Oui
Choisir
un responsable projet
Oui
Besoin d’assistance
Non Choisir
un accompagnateur
Rédiger l’ordre
de mission
Ordre
de mission
Décomposer
en tâches
Évaluer
les charges
Évaluer
les moyens
Estimer
les délais
Formaliser
les plans
Plans
du projet
Plans
approuvés
Rédiger Manuel
Le manuel QSE
Formaliser
Formalis Cartographie
les processus
er des processus Description
des processus
les Procédures
Rédiger
Rédig
proédures
les procédures
er d’organisation
Rédiger
Rédig Modes
les modes
les
er opératoires
opératoires
modes
Structurer
Structur Documents
la documentation
er types
Fiches Fiches
formulaires
formulaires
Référentiel
approuvé
Dérouler les
formations
Processus
formation
Appliquer
Appliquer Modifier
Modifier
Enregistrements des procédures le référentiel
qualité
Enregistrements
environnement Mesurer Actions
Mesurer Actions
les indicateurs correctives
Enregistrements
santé et sécurité
Oui Renseigne
Renseigner
Dysfonctionnement
- r
non-conformité
Non
Fiche
Processus Processus Analyser de non-
revue Analyser
les
audits les indicateurs conformité
internes de direction
Tableaux Processus
de
bord de traitement
des non-conformités
Actions préventives
Figure 1.5 Mise en œuvre du SMQSE
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Non
SMQ en place Processus de mise
et opérationnel en place du SMQ
Oui
Grille Interviewer
audit à blanc Interviewer
les acteurs
les
in
acteurssituin situ
Recherche
Rechercher
des
r
des preuves
Oui Fiche
Dysfonctionnement de non-
conformité
Non
Formaliser Processus
Formaliser de traitement
lelerapport
rapportd’audit
d’audit des non-conformités
Rapport
audit à blanc
Déclencheur
Planification selon accord entre l’entreprise et l’organisme de certification.
Finalité du processus
L’audit de certification se décompose en trois processus : la préparation de l’audit,
la réalisation de l’audit, les suites de l’audit (voir fiche technique n° 4 p. 301).
Pilote du processus
L’organisme de certification.
Liste des principales tâches
– La préparation de l’audit.
– La planification de l’audit.
– La planification des interviews.
– La réalisation de l’audit.
– La revue documentaire.
– L’audit sur site (ouverture, interviews, recherche de preuves, clôture).
– Les suites de l’audit.
– Le traitement des non-conformités.
– L’analyse du dossier par l’organisme de certification.
– La délivrance du certificat (ou l’audit complémentaire).
Livrable(s)
– Grille de revue documentaire.
– Rapport d’audit.
– Fiche de non-conformité.
Indicateur(s)
Nombre de non-conformités détectées.
Logigramme du processus
Voir figures 1.7, 1.8 et 1.9.
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Processus
L’entreprise Non de mise en
est prête
place du
pour l’audit
SMQSE
Oui
Contrat avec
Choix
l’organisme
de certification
certificateur
OHSAS 18001:
2007 Choix d’une date
d’intervention
ISO 14001:2004
Revue
ISO 9001:2008 documentaire
Procédures SQE
de l’organisme
Rechercher
les non-conformités
Manuel qualité
sécurité au travail
environnement
Formaliser
les conclusions
Conclusions
de la revue
documentaire
Planifier
Planifi les
interviews
e
Plan
d’audit
Réunion
Réunio
d’ouverture
n
Interviewdes
Interview
er
acteurs in situ
Grille
d’audit
Observer
Observ
leserpratiques
Ré-audit
Ré-audi
Non- Oui
Non-conformit Fiche de non-
conformité
é conformité
Non
Procédures SQE
Rapport
de l’organisme
d’audit
Manuel qualité
sécurité au travail
environnement
Fiches
de non-
conformité
Preuve
Réponse à
de correction
l’organisme de
des non-
certification
conformités
Fiches de Rapport
non-conformité d’audit
Étude du
dossier
Décision
Décisio
du
du comité
n é
Organisme de certification
de certification
ISO QSE
Certificat
Étape 7 : le suivi
Déclencheur
Après l’obtention du certificat
Finalité du processus
Le suivi et l’entretien du SMQSE permettent à l’entreprise de progresser sur le
chemin de l’amélioration continue.
Ce processus a recours aux autres processus suivants :
– processus de formation ;
– processus de revue de direction (voir fiche technique n° 28 p. 346) ;
– processus d’audit qualité interne ;
– processus de traitement des non-conformités (voir fiche technique n° 27 p. 344) ;
– processus d’améliorations (voir fiche technique n° 33 p. 357).
Pilote du processus
Le responsable qualité.
Liste des principales tâches
– Gérer les évolutions du SMQSE.
– Organiser les revues de direction.
– Piloter les audits qualité internes.
– Assurer le suivi des actions correctives.
– Assurer le suivi des actions préventives.
– Participer aux visites de surveillances de l’organisme certificateur.
Livrable(s)
Tableaux de bord qualité, sécurité et environnement.
Indicateur(s)
– Compte rendu des revues de direction.
– Rapports d’audits qualité internes.
– Actions correctives (nombre, type, taux, temps de correction).
– Actions préventives (nombre, type, taux).
1.7 Le contrôle
Comme pour tout projet quel qu’il soit, le contrôle et le pilotage s’effectuent
par rapport au plan (tâches, livrables, charges, coûts, délais, planning) établi
préalablement.
Tout écart ou dysfonctionnement identifié au cours du projet devra obligatoi-
rement être traité et faire l’objet d’une/des actions correctives. L’efficacité des
corrections apportées devra aussi être vérifiée.
Le chef du projet QSE/certification a la responsabilité de prendre les décisions
qui s’imposent dans le cadre de la délégation de pouvoir qui lui a été consentie
par la direction générale ou le comité de pilotage de l’entreprise. Pour les déci-
sions qui ne relèvent pas de son domaine de compétence, le chef de projet
devra obligatoirement faire remonter le problème au niveau du comité de
pilotage qui en dernier ressort devra statuer et prendre la décision adéquate.