Style Néo-Mauresque en Algérie
Style Néo-Mauresque en Algérie
Sous la direction de
Présenté par
BENKOBBI Amina
BENLARIBI
Abdelouaheb
Groupe : 01
Année Universitaire 2024 – 2025
Plan de travail
Introduction
I. Avènement de la colonisation :
I.1. En urbanisme :
I.1.1. Intervention sur les Médinas
I.1.2. La ville coloniale
I.1.3. Les villages coloniaux
I.2. En architecture :
I.2.1. Néo-classique
I.2.2. Néo-mauresque
I.2.3. Art-déco
I.2.4. Mouvement moderne
II. Néo mauresque
II.1. Condition d’apparition
II.2. Néo mauresque dans le monde
II.2.1. Diffusion
II.2.2. Les caractéristiques architecturales
II.3. Néo mauresque en Algérie
II.3.1. Diffusion
II.3.2. Les caractéristiques architecturales
Est-ce-que le néo-mauresque dans le monde est le même que celui en Algérie ?
III. Etude de cas
III.1. La grande poste d’Alger
III.2. La Medersa de Constantine
Conclusion
Bibliographie
Introduction
L'architecture en Algérie pendant la période coloniale (1830-1962) reflète les tensions entre domination
coloniale et héritage culturel local. Sous l'occupation française, les villes ont subi des transformations
majeures, caractérisées par l'imposition de styles architecturaux européens. Parmi eux, le néo-mauresque
s'est distingué comme une tentative d'adapter les éléments de l'architecture islamique à une esthétique
moderne.
Ce style, visible dans des édifices emblématiques tels que la Grande Poste d'Alger, mêle motifs
géométriques et techniques contemporaines. Il incarne une dualité, à la fois une appropriation coloniale et
un hommage à l'héritage local. L'étude de l'architecture coloniale et du néo-mauresque permet ainsi de
mieux comprendre les enjeux identitaires et culturels qui continuent d'influencer l'Algérie contemporaine.
I. Avènement de la colonisation urbaine
I.1. En urbanisme
La conquête de l'Algérie par la France a débuté en 1830 et s’est poursuivie pendant plus d’un siècle. Cette
période a profondément influencé tous les aspects de la société algérienne, y compris l’architecture et
l’urbanisme. Les autorités coloniales ont cherché à imposer un modèle urbain qui reflétait les valeurs et
les styles européens, souvent au détriment des structures traditionnelles en employant diverses opérations
ayant pour buts la réappropriation des villes, l'occupation des terres agricoles et l'établissement de
nouveaux pôles de colonisation.
I.1.1. Interventions sur les médinas
Les premières interventions sur les villes furent à caractère militaire avec une approche destructive qui
visaient à renforcer le contrôle de la ville, à afficher la puissance coloniale et à créer un espace conforme
aux valeurs françaises pour les nouveaux habitants :
La destruction des remparts ;
L'expropriation massive des biens du Dey et du Bey au domaine public ;
Réaffectation des bâtiments à d'autres usages, comme des mosquées transformées en hôpitaux ou
en église ;
Remodelage de l’espace urbain, introduisant un plan en damier avec ses grands boulevards
(Figure 1) qui ont remplacés les rues sinueuses de la médina. Les axes principaux et secondaires
ont été tracés, souvent en ignorant la trame ancienne, et plusieurs impasses ont été conservées.
(Figure 2)
Création d’une place d’armes au croisement des axes qui est devenue le symbole du pouvoir
européen, entourée de bâtiments publics et de cafés, reflétant un nouvel ordre administratif et
économique. Elle illustre clairement la domination coloniale, aux côtés d'autres places aménagées
dans la ville. (Figure 3)
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En Bosnie durant la domination austro-hongroise, les autorités l’ont utilisé pour symboliser la di-
versité culturelle et pour intégrer les populations musulmanes dans une identité impériale. À Sara-
jevo, le néo-mauresque se distingue par la clarté des formes, la symétrie et les proportions, appli-
quées tant à l'extérieur qu'à l'intérieur des bâtiments. La Bibliothèque nationale et universitaire en
est un exemple notable, combinant des arcs brisés avec des décorations mauresques et des
éléments formels dans un style pseudo-mauresque. (Figure 6)
En France, ce style s’est développé grâce à des architectes qui cherchaient à marquer leur
admiration pour l’architecture orientale tout en soutenant les ambitions coloniales. Des bâtiments
comme le musée Georges-Labit à Toulouse et la villa Casamaures à Isère. (Figure 7)
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Au Maroc et en Tunisie, ce style a été adapté aux palais de justice, mairies et écoles, avec des
références aux traditions architecturales locales. (Figure 9)
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En Inde, sous domination britannique, il a fusionné avec des éléments indo-islamiques pour créer
le style indo-sarrasin, visible dans des bâtiments tels que la Gare Victoria à Bombay. (Figure 10)
Aux États-Unis, le néo-mauresque a inspiré des bâtiments résidentiels et culturels, comme le Fox
Theatre à Atlanta et certains hôtels en Californie. (Figure 11)
Au Brésil, il apparaît principalement dans des bâtiments culturels, religieux et institutionnels liés
aux communautés musulmanes et juives. Il se distingue par l’utilisation d’arcs en fer à cheval, de
motifs géométriques et floraux, ainsi que de mosaïques et coupoles, inspirés de l’art islamique.
Cela inclut le Palais de la Fondation Oswaldo Cruz, et certaines synagogues, illustrant une
adaptation locale du style orientaliste. (Figure 12)
Arc en fer à cheval : Avec ses extrémités courbées vers l’intérieur, créant une forme distincte
et élégante souvent ornés de motifs géométriques ou floraux. Fréquemment utilisé dans
l’architec- ture andalouse, notamment de la Grande Mosquée de Cordoue.
Arc polylobé et trilobé : Constitué de multiples lobes ou courbes, créant un effet décoratif
sophis- tiqué parfois décoré de pointes de diamant, des formes en losange ou des étoiles répétées.
Utilisé dans les portiques, les fenêtres et les portails dans les monuments néo-mudéjars en
Espagne et dans les Balkans et en inde.
Arc festonné : Variante de l'arc polylobé, avec des courbes plus fines et serrées. Souvent utilisé
pour les façades et les entrées principales, ajoutant un détail ornemental.
Arc brisé (ou ogival) : Introduit dans certains édifices néo-mauresques sous l’influence de
l’archi- tecture gothique. Souvent utilisé en combinaison avec des motifs islamiques.
Arc en plein cintre : Forme semi-circulaire classique, souvent adaptée et ornée de motifs isla-
miques. Très présent dans les bâtiments publics inspirés du style néo-mudéjar en Espagne.
Arcs surbaissés : inclinée vers le bas. Ils sont utilisés dans des entrées, des fenêtres ou des ouver-
tures murales, créant des compositions harmonieuses et dynamiques.
Arc superposé : ils disposent plusieurs niveaux utilisés pour créer une impression de hauteur et
de profondeur, comme dans la mosquée de Cordoue ou il accentue la monumentalité des espaces
inté- rieurs.
Arc entrelacé : des arcs qui se croisent ou s'entrelacent, formant des motifs géométriques com-
plexes. Ce style est souvent utilisé pour des galeries ou des décorations de façades, évoquant l’es-
thétique raffinée des palais islamiques.
Moucharabiehs : Fenêtres en bois ajouré, utilisées pour protéger du soleil tout en préservant l’in-
timité, sont courantes dans les régions chaudes.
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Zelliges et mosaïques colorées : Des carreaux de céramique colorés sont utilisés pour créer
des motifs géométriques complexes. Ces mosaïques sont utilisées pour orner les murs, les sols,
les colonnes et les arcs.
Stuc sculpté : Les façades et intérieurs présentent souvent des ornements en plâtre finement
ciselé, reproduisant des arabesques, des motifs floraux et calligraphiques.
Frises sculptées : Les frises, souvent placées sous les corniches ou autour des fenêtres et des
portes, sont ornées de motifs géométriques, de palmettes, de volutes ou d’arabesques.
Plafonds à caissons : Ornés de caissons en bois ou en stuc, créant des motifs géométriques en
relief, souvent peints dans des couleurs vives.
Voûtes étoilées : Avec des motifs en forme d'étoiles à plusieurs branches, souvent
soulignées par des arabesques ou des géométries complexes. Elles sont fréquemment
utilisées dans les espaces intérieurs tels que les salles de prière ou les salles principales des
palais.
Corniches décorées : Elles surmontent les façades et sont souvent ornées de motifs sculptés,
de frises géométriques ou d’arabesques. Ces corniches soulignent la ligne de toit et créent une
tran- sition élégante entre les murs et la toiture.
Façades symétriques et répétitives : Les éléments décoratifs sont souvent disposés en série
le long des façades pour créer une symétrie et un équilibre visuel. Elle donne une impression
d'har- monie et de grandeur.
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Structure
Colonnes : En plus des colonnes classiques à chapiteau, certaines structures adoptent des colonnes
torsadées, qui imitent les formes de végétation ou d’entrelacs.
Arcades continues : Disposées de manière continue le long des façades, sont souvent recouvertes
de mosaïques, de peintures murales ou d’éléments métalliques décorés. Elles forment un passage
couvert qui crée un rythme visuel dans l'architecture du bâtiment.
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Salles à double hauteur : Certaines structures néo-mauresques utilisent des volumes intérieurs
im- posants, avec des pièces à double hauteur ou des salons largement ouverts, souvent décorés de
voûtes en ogive ou d’arches.
Séparation des espaces : L'architecture néo-mauresque respecte souvent une séparation entre les
espaces publics et privés, créant des zones extérieures fermées, telles que des jardins, et des zones
intérieures, comme des salons et des chambres, chacune avec ses propres caractéristiques décora-
tives.
Cours intérieures et patios : Inspirées des palais andalous, elles incluent des jardins, des bassins
ou des fontaines pour recréer une ambiance sereine et rafraîchissante.
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Pour le style architectural néo-mauresque, C’est un style pittoresque qui se distingue par son
ornementation basée sur de nombreux emprunts à l’architecture andalou-maghrébine. Il est issu
d’une décision politique pour servir l’appareil idéologique colonial. Il s’insère à la fois dans le
large mouvement orientaliste du a l’engouement occidentale pour les arts orientaux qui a marqué
le début
du XXe siècle, et aussi dans la tendance d’éclectisme architectural qu’a connu l’architecture
occidentale à partir du XIXe siècle basée sur la renaissance des différents style architecturaux sous
forme d’architecture dite « néo » comme le néo baroque, néoclassique. Au début du XXe siècle,
Alger s’est petit à petit embelli d’édifices publics qui ont doté la ville d’un cachet spécifique et
une image « des milles et une nuit » favorisant l’activité touristique grâce aux paysages orientaux
mythiques.
Après la sauvegarde et la restauration des monuments arabes et les expositions universelles sur
l’orientalisme et l’art arabe, venait la troisième expression du changement du visage de la
colonisation française en Algérie par l’officialisation du style architectural néo-mauresque qui va
rompre avec soixante-dix années d’austérité néo-classique et dont les traces définissent l’une des
grandes lignes d’Arabisances observables aujourd’hui.(Figure 18)
Décorations
Motifs géométriques et arabesques : Sculptés ou peints sur les murs, rappelant les traditions an-
dalouses et maghrébines.
Mosaïques colorées : Souvent en zellige, ornant les murs intérieurs et extérieurs.
Stucs sculptés : Utilisés pour des motifs floraux et géométriques complexes, notamment autour
des arcs et des fenêtres.
Motifs floraux : Inspirés de l’art islamique, ces motifs couvrent les façades, plafonds et murs.
Calligraphie arabe : Utilisée pour orner les murs et encadrer les arcs.
Céramiques émaillées : Présentes dans les zelliges (mosaïques) pour décorer les façades et les
intérieurs.
Toitures
Dômes ornés : Petits dômes rappelant l’architecture islamique traditionnelle, parfois placés sur
des édifices publics ou religieux.
Toits terrasses : Inspirés des maisons traditionnelles maghrébines.
Minarets élancés : Symbole spirituel, inspirés des traditions maghrébines et andalouses.
Toitures en tuiles vernissées : Souvent de couleur verte, évoquant l’architecture islamique tradi-
tionnelle.
Colonnes et Piliers
Colonnes élancées : Souvent décorées avec des chapiteaux sculptés, rappelant l’architecture anda-
louse.
Piliers massifs : Utilisés pour soutenir les arcs dans les édifices publics.
Plans et espaces
Patios intérieurs : Incorporés dans les bâtiments pour rappeler l’architecture andalouse et
maghré- bine.
Organisation symétrique : Une attention particulière est portée à l’équilibre des volumes et des
proportions.
Façades et matériaux
Le projet est lancé sous l’ordre du gouvernement coloniale dans le but de moderniser la ville et
renforcer sa centralité. Ce bâtiment devait servir à la fois de service postal et de symbole de
l’organisation administrative.
Elle fut conçue en 1907 par les architectes Jules Voinot et Denis Marius Toudoire, réalisée en
collaboration avec des artistes locaux et inauguré en 1913.
Construite sur un terrain de 2200m² sur les anciennes fortifications françaises et qui abritait
autrefois l'ancienne église anglicane édifiée en 1870 qui elle-même fut remplacée en 1909 par
l'église anglo-saxonne de Mustapha supérieur.
Adoptant un style néo mauresque, le projet a était également soumis à des propositions de con-
ception qui était d’implanter au-dessus de l’édifice un haut et imposant minaret à base carrée
et une horloge.
Autrefois abritait le plus grand bureau de poste de l’Algérie indépendante avec une moyenne
de 9000 usagers par jour, cela jusqu’au 2014, ou le projet de son réaménagement en musée
d’his- toire de la poste et des télécommunications de l’Algérie fut lancé, un projet qui estimait
donner une nouvelle vie à ce bijou architectural. (Figure 19)
Figure 19 : Photos de la grande poste d’Alger.
• La grande poste est située dans la daïra de Sidi M’hamed, commune d’Alger centre, wilaya
d’Alger à l’intersection des axes principaux d’Alger-centre sur le célèbre carrefour, dit de la
grande poste, appelé au paravent Plateau des Glières.
• Elle constitue un repère urbain au cœur de la capitale, face au port commercial d’Alger, en
contrebas du palais du Gouvernement ainsi que le jardin de l’horloge florale et l’esplanade
d’Afrique. (Figure 20)
• Limitée au Nord par la rue Larbi Ben M’Hidi (Ex Rue d’Isly) et le boulevard Benboulaid (Ex
Bou- levard Bugeaud),
• Au Sud par L'avenue Émir El Khettabi, prolongement de la rue Didouche Mourad (anciennement
rue Michelet).
• A l'Est par le boulevard Asselah Hocine (Ex rue de Constantine) et les rampes Tafourah qui
mènent au centre-ville en passant par le port,
• A l’Ouest par le boulevard Mohamed Khemisti (Ex boulevard Laferrière), qui abrite deux autres
édifices historiques ; le célèbre hôtel Albert 1er, et l’ex siège de la dépêche qui abrite aujourd’hui
le siège du Rassemblement National Démocratique.
Figure 20 : Photos de la situation géographique de la grande poste d’Alger.
III.1.3.2. La toiture :
• Le minaret :
La façade est ornée de deux tourelles qui font référence aux minarets, cette symbolique participe à l’enri-
chissement et le couronnement de l’édifice. Une petite tour à base carrée également assimilée au minaret
est flanquée à l’angle arrière de l’édifice ;
• Le dôme/ la coupole :
La grande poste est dotée de deux types de coupole la grande coupole centrale dessinée sur un plan octo-
gonal qui couvre la salle centrale. A l’extérieur, celle-ci est nervurée à huit pans. À l’intérieur, elle
présente un décor extravagant, formée de stuc finement ciselé suivant des motifs arabes d’entrelacs
géométrique rayonnant, et pendait au centre d’un immense lustre de style arabe ;
Deux coupoles latérales cadrent le sommet des deux tours de forme octogonale reposant chacune sur un
tambour de forme octogonale. Cette forme de coupole à nervures ait été fréquente en Orient dès l’époque
byzantine. (Figure 22)
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Les portes :
Le portail d’entrée massif, est en bois de cèdre, et comporte deux ouvrants, contenant chacun une
lucarne quadrillée par une ferronnerie simple, Le linteau de la porte est marqué par une succession
de pyramides tronquées. Malgré quelques modifications apportées, cette porte est une réplique des
portes des palais et demeures ottomanes, que ça soit dans son tracé géométrique, dans son aspect
et même dans l’utilisation de l’ouvrant. (Figure 29)
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Les fenêtres :
Plusieurs typologies de fenêtres sont employées à la medersa, en adoptant diverse formes d’arcs ; en
fer à cheval, brisés outrepassés, en plein cintre ou en anse de panier, sur l’aile gauche, la façade
est marquée par la présence d’un moucharabieh ou fenêtre à jalousie ou il a été utilisé uniquement
pour la raison esthétique. (Figure 30)
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• Le hall d’accueil
Est une véritable leçon de l’architecture palatiale ottomane, ou les deux ailes latérales s’organisent
autour d’un corps central, développé sous forme de patio entouré de galeries d’arcs reposant sur
des colonnes dédoublées en marbre blanc, au centre duquel se trouve une fontaine. Hall d’accueil
richement décoré et rehaussée par l’escalier en colimaçon recouvert de marbre flanqué au fond du
hall derrière la galerie d’arcs éclairées par de grande fenêtres qui se développent dans une forme
hélicoïdale épousant celle de l’escalier ainsi que les galeries d’arcs ouvrant sur le ravin dans les
ailes latérales, qui a su exploiter la richesse du site. (Figure 33)
La medersa a bénéficié d’un traitement ornemental recherché, qui s’est élaboré grâce à l’emprunt de
plusieurs éléments architecturaux et artisanaux locaux et occidentaux
• Revêtements au sol et pariétaux :
Le revêtement au sol qui interpelle en premier le visiteur est incontestablement la mosaïque du hall en
référence aux passé antique du pays, elle constitue un tableau aux géométries tantôt arrondies
tantôt rectilignes. Les revêtements pariétaux sont des carreaux de faïences ou zelijes recouvrent
les galeries et les soubassements, nous remarquons que l’usage d’une céramique présentant des
motifs géométriques en relief a été utilisé pour des encadrements au niveau des façades et du hall.
(Figure 34)
Figure 34 : Photos des différents revêtements au sol
La ferronnerie :
Nous avons pu identifier quelques éléments entrant dans le registre de la ferronnerie artisanale :
ferronnerie utilisée en portillon démarquant le seuil de medersa, Quadrillage simple et Ferronnerie
a tracé géométrique arabisant utilisé pour les fenêtres. (Figure 35)
Conclusion
L'architecture néo-mauresque, issue d'une volonté de réinterprétation des styles traditionnels mauresques,
a émergé dans des contextes spécifiques, notamment sous l’influence de la colonisation en Algérie. Si ce
style s'inscrit dans une démarche globale d'orientalisme, ses expressions varient selon les territoires et les
objectifs des bâtisseurs.
En Algérie, le néo-mauresque reflète une double intention : d’une part, intégrer des éléments du
patrimoine islamique pour légitimer la présence coloniale et séduire les populations locales, et d’autre
part, affirmer une esthétique coloniale distincte. Les études de cas, comme la Grande Poste d’Alger et la
Médersa de Constantine, témoignent de cette approche hybride. Ces édifices illustrent une adaptation des
formes archi- tecturales traditionnelles à des usages modernes, marquant ainsi une spécificité propre à
l'Algérie.
À l'échelle mondiale, le néo-mauresque conserve des éléments communs – tels que les arcs outrepassés,
les motifs géométriques ou les coupoles –, mais leur utilisation dépend des contextes locaux. Par
exemple, dans d’autres régions comme le Maroc ou l’Europe, ce style peut être davantage influencé par
des percep- tions idéalisées de l’Orient ou des contraintes climatiques et techniques locales.
Ainsi, bien que le néo-mauresque partage un langage architectural commun, son application en Algérie se
distingue par une fusion unique entre l'héritage local et les impératifs de la colonisation. Ce style, emblé-
matique de la période coloniale, continue de marquer le paysage algérien et de susciter des
questionnements sur l’appropriation et l’interprétation du patrimoine architectural dans différents
contextes.
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