SÉQUENCE 3
Lisez attentivement cette fiche-synthèse sur la versification ; vous pourrez ensuite effectuer l’activité
pédagogique correspondante.
La versification
Pour analyser la forme d’un poème en vers il faut procéder par étapes et se demander quel type de
strophe a employé le poète, quel type de vers et quel type de rimes. Il faut aussi s’attacher au passage
d’un vers à un autre.
I. Types de strophes les plus frequents
1. Tercet : strophe composée de trois vers.
2. Quatrain : strophe composée de quatre vers.
3. Quintil : strophe composée de cinq vers.
4. Sizain : strophe composée de six vers.
II. Types de vers les plus frequents
1. Hexasyllabe : vers composé de six syllabes.
2. Heptasyllabe : vers composé de sept syllabes.
3. Octosyllabe : vers composé de huit syllabes.
4. Décasyllabe : vers composé de dix syllabes.
5. Alexandrin : vers composé de douze syllabes. Seul nom qui n’est pas construit sur l’étymologie
latine. En effet, la première fois qu’un vers de douze syllabes a été employé c’était
dans Le roman d’Alexandre au XIVe siècle.
our compter correctement le nombre de syllabes dans un vers, vous devez appliquer la règle
P
du [e] : le [e] est muet lorsqu’il est suivi d’une voyelle ou en fin de vers. Le [e] est prononcé
lorsqu’il est suivi d’une consonne (exemple : Ronsard « Sa robE de pourpr(e) au soleil »). Vous
devez aussi penser que certains vers sont dissociés par la diérèse comme « inflex/i/on » dans
le dernier alexandrin du poème de Verlaine « Mon rêve familier ».
III. Type de rimes
1. Rimes plates ou suivies : construites sur le schéma AABB
2. Rimes croisées : construites sur le schéma ABAB
3. Rimes embrassées : construites sur le schéma ABBA
4. Rimes pauvres : Un seul son commun (ami/parti)
5. Rimes suffisantes : Deux sons communs (beauté/volupté)
6. Rimes riches : Trois sons communs (colline/mandoline)
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IV. Passage d’un vers a l’autre
1. Enjambement : lorsque la syntaxe d’une phrase ou d’une proposition déborde d’un vers sur l’autre.
Exemple : « Sur les bords duvetés de vos mèches tordues
Je m’enivre ardemment des senteurs confondues
De l’huile de coco, du musc et du goudron. » Baudelaire, La Chevelure.
2. Rejet : lorsque la syntaxe d’une phrase ou d’une proposition se termine au début du vers suivant.
Exemple : « Et dès lors, je me suis baigné dans le poème
De la mer, infusé d’astres et lactescent » Rimbaud, Le bateau ivre.
3. Contre-rejet : lorsque la syntaxe d’une phrase ou d’une proposition commence à la fin du vers précédent.
Exemple : « Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a L’inflexion des voix chères qui se
sont tues. » Verlaine, Mon rêve familier
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