OFPPT
CF AGADIR
ISTA TASSILA
Module n° 13
INSTALLATION ET ENTRETIEN DE LUMINAIRES
ET LEURS COMMANDES
Formateur :
Mr Idriss SOULAIMANI
Sommaire
Chap1 : Appareillages des installations électriques domestiques
Chap2 : Normes des installations électriques NFC 15-100
Chap3 : Sécurité électrique
Chap4 : Contrôle et entretien des installations électrique
Chapitre 1 Appareillage des installations électriques
domestiques
I- Différents types d’éclairage
L’émission d’énergie radiante procède de deux méthodes distinctes.
* L’élévation de la température d’un corps solide jusqu’à l’incandescence.
* La décharge électrique dans :
• L’air, phénomène d’arc électrique.
• Des gaz ou vapeurs métalliques, phénomène d’électroluminescence.
I-1 Éclairage d’intérieur
I -1- 1 ) Eclairage incandescent
a) Principe
Le passage du courant électrique dans un filament de tungstène provoque une émission de
lumière et de chaleur dans un gaz inerte à l’intérieur d’une ampoule de verre.
L’état incandescent du filament est provoqué par effet joule :
L’énergie rayonnante est fonction de la température du filament, elle est maximale pour
des températures de l’ordre de 2700°C.
Le filament en tungstène est capable de supporter des températures de l’ordre de 2500°C.
Le gaz neutre argon ou krypton qui constitue l’atmosphère freine le phénomène d’électro-
vaporisation
qui diminue la durée de vie de la lampe et en diminue l’éclairement.
Le culot maintient la lampe sur son support, ou douille, et assure la liaison électrique avec
le circuit.
Les culots se présentent sous deux aspects (voir figure 2).
• Culots à baïonnette,
• Culots à vis.
Figure 2 - Exemples de culots.
b ) CARACTERISTIQUES CENERALES
* Puissance : Elle peut varier de 15 à 1500 W (en usage domestique on dépasse rarement
100 à 150 W).
Pour une même tension de fonctionnement, le facteur d’efficacité augmente avec la
puissance des lampes et la lumière émise devient plus blanche.
* Facteur d’efficacité : de l’ordre de 10 à 15 lm/W
* Tension d’alimentation : la lampe à incandescence est très sensible aux variations de
tension qui influent :
• dans le même sens sur la puissance absorbée, le flux et l’efficacité lumineuse,
• en sens inverse sur la durée de vie.
Les fabricants ont le souci d’offrir aux usagers des plages de tension étroites qui leur
permettent de s’adapter au réseau : 220-230 V ; 240 V ; 250-260 V.
* Durée de vie : de l’ordre de 1000 heures.
Le vieillissement influe sur la puissance, l’efficacité lumineuse et le flux lumineux (voir
figure3).
Figure 3 - Courbes de vieillissement d’une lampe incandescente ou courbe de maintenance pour
un entretien préventif.
* Flux lumineux : il varie de 200 lm pour P=25 W à 18800 lm pour P=1kW.
* Forme de l’ampoule : suivant les fabricants l’ampoule peut être claire ou dépolie, de
forme standard, ou sphérique, ou torsadée, … de couleurs variées.
Son choix tient en général compte de considération d’ordre esthétique.
I-1-2) Eclairage fluorescent
a) Principe du rayonnement
Une décharge électrique dans de la vapeur de mercure à très basse pression provoque
l’émission privilégiée de la radiation ultraviolette de longueur d’onde 253,7 nm (radiation
de résonance du mercure) : c’est le phénomène de luminescence. Cette radiation excite la
fluorescence d’un mélange de poudres qui tapisse les parois intérieures du tube, donnant
ainsi une lumière visible (figure 4).
Figure 4 - Transformation du rayonnement dans un tube fluorescent
b) Constitution générale d’un tube
Figure 5 - Constitution générale d’un tube
c) Procèdes d’allumage
A l’état froid du tube, le mercure ne se trouve pas sous forme de vapeur mais à l’état
liquide (fines gouttelettes sur les parois du tube).
Pour obtenir la vaporisation, il est nécessaire de préchauffer l’atmosphère du tube par
l’intermédiaire des électrodes et de provoquer la décharge électrique par une surtension
de
courte durée (variation de résistance de l’atmosphère du tube de l’état froid chaud).
Deux procédés sont utilisés qui permettent l’amorçage du tube et la stabilisation de la
décharge par limitation du courant à sa valeur optimale.
• Allumage diffère
Figure 6 - Starter (Mazda)
Un dispositif technologique, appelé starter, ouvre brusquement un circuit inductif, dit ballast,
en série avec les électrodes ce qui provoque une surtension qui ionise l’atmosphère chargée
de vapeur de mercure (figure 6 et 7).
Figure 7 - Schéma d’un allumage par starter, ou allumage différé.
• Allumage instantané
Dès la mise sous tension, une effluve prend naissance
entre le filament et la bande
d’amorçage qui ionise le tube et provoque une
décharge quasi instantanée. Cette bande
d’amorçage est également désignée électrode
auxiliaire des préionisations (figure 8 et 9)
Figure 8 - Culot d’un tube à allumage instantané
Figure 9 - Schéma d’un allumage instantané par une électrode auxiliaire ( L’électrode
auxiliaire peut être à l’extérieur du tube)
* Rôle des ballasts
Ils évitent la surintensité après amorçage due à la chute brutale de la résistance du tube. Ils
peuvent être compensés, par adjonction d’un condensateur pour améliorer le facteur de
puissance (cos φ).
* Montage duo compensé
Les substances fluorescentes utilisées pour rendre visibles les radiations ultraviolettes ont un
faible rémanence : Cela se traduit par un papillotement désagréable.
En associant deux tubes de même nature mais dont les alimentations sont déphasées l’une
par rapport à l’autre par un condensateur C,il est possible d’éliminer ce defaut (figure10).
Figure 10 - Montage duo compensé à tubes à allumage différé
d) CARACTERISTIQUES GENERALES
• Facteur d’efficacité : varie de 50 à 90 Im/W.
• Flux lumineux : fonction de la puissance, de la température et de la couleur peut varier de
550 lm (lumière du jour 16 W) à 5100 lm (blanc industrie 65 W).
• Durée de vie : peut atteindre et dépasser 4000 heures.
* Choix des tubes fluorescents
D’utilisation universelle, les tubes fluorescents doivent être choisis, outre leur facteur
d’efficacité, en fonction de :
• La température de couleur TC qui, exprimée en Kelvin, caractérise l’aspect coloré de la
source.
Aspect « blanc teinte chaude », TC ≤ 3300 ° K
Aspect « blanc », 3300 ° K < TC ≤ 5000 ° K
Aspect « blanc teinte froide », TC > 5000 ° K
• L’indice de rendu des couleurs IRC qui désigne l’effet d’une source de lumière sur
l’aspect chromatique des objets qu’elle éclaire. L’IRC exprime par un nombre de 50 à100.
IRC < 70 industries
IRC = 70 à 85 usages courants Classification générale de la CIE
IRC > 85 applications spéciales
I-2- ECLAIRAGE EXTERIEUR
1-2-1 ECLAIRAGE LUMINESCENT
a- PRINCIPE
Le principe de cet éclairage est de provoquer une décharge électrique dans un tube
rempli
de gaz à faible pression.
La décharge électrique s’accompagne de la production de radiations lumineuses visibles
dues
à l’illumination du gaz : ce phénomène est représentatif de l’éclairage par luminescence.
En fonction de la nature du gaz dans lequel s’effectue la décharge électrique, une couleur est
privilégiée avec sa longueur d’onde spécifique.
Exemples
• Néon pour le rouge
• Argon pour le violet
• Hélium pour le jaune
• Néon et mercure pour le blanc
Ce type d’éclairage n’est pratiquement pas utilisé en milieu domestique excepté pour les
témoins lumineux des boutons-poussoirs qui sont des lampes à lueur cathodique de très
faible consommation.
Cet éclairage luminescent est surtout utilisé pour les enseignes lumineuses.
Les tubes luminescents sont alimentés sous haute tension 2000 à 3000 V, avec des
conditions
strictes pour leur installation afin d’éviter tous risques dus aux chocs électriques.
Pour les grandes enseignes le motif luminescent est décompensé en plusieurs éléments en
série. Ce type d’appareil d’éclairage est à cathode froide.
Figure 11 - Alimentation d’un tube luminescent
I-2-2 Eclairage par lampes a décharge à cathode chaude.
a- Types de lampes à DCC
Ce type de lampes à cathode chaude regroupe :
• Les lampes à vapeur de mercure,
• Les lampes à iodures métalliques,
• Les lampes à vapeur de sodium, haute pression, basse pression,
• Et également les tubes fluorescents.
Ces lampes ont une grande efficacité lumineuse, pour un même flux lumineux elles
consomment en moyenne quatre fois moins qu’une lampe à incandescence.
b- Constitution générale
• Lampes a vapeur de mercure haute pression
La décharge se produit dans une
atmosphère d’argon et de vapeur de mercure
à partir d’une électrode, cathode chaude, qui
émit des électrons.
Pour obtenir un meilleur Indice de Rendu des
Couleurs (IRC) les fabricants proposent
différents types de lampes.
LAMPE A BALLON FLUORESCENT (figure 12)
Le tube à décharge est placé dans une ampoule
ovoïde dont la paroi est recouverte d’une
substance fluorescente qui émet
sous l’action du rayonnement ultraviolet des
radiations rouge-orangé. L’IRC obtenu est de 60
pour une température de couleur de 3900 K. Ces
lampes sont très utilisées leur durée de vie
moyenne peut atteindre 12000 heures. Figure 12 - Lampe à ballon fluorescent
• Lampes aux halogénures métalliques (figure 13)
Des halogénures métalliques, en général
des iodures, ont été ajoutés à l’intérieur de
la lampe à vapeur de mercure.
Le tube à décharge placé au milieu de
l’ampoule est porté à une température de
800°C. Il provoque la dissociation des
iodures en iode et vapeur métallique, avec
leur recombinaison au voisinage de la paroi
plus froide de l’ampoule.
Figure 13 - Lampe aux halogénures
métalliques.
L’IRC de ces lampes est compris entre 65 et 90. Les lampes de fortes puissances, 2000 à
5000 W, conviennent bien pour l’éclairage des stades.
c) LAMPE A VAPEUR DE SODIUM (figure 14)
La décharge électrique produit dans ces
lampes une lumière à très bonne efficacité
dans le jaune.
Il existe deux types :
• A basse pression, le tube à décharge en
verre spécial contient un mélange de
gaz inertes, argon et néon, leur durée de
vie dépasse 6000 heures ;
• A haute pression, le tube à décharge est
en alumine translucide pour résister aux
hautes températures, 1000°C, il contient du
xénon et du mercure, leur durée de vie peut
atteindre 20000 heures.
Figure 14 - Lampe à vapeur de sodium, haute
pression
II- INTERRUPTEURS :
Un interrupteur est un appareil de connexion capable d’établir ou d’interrompre un circuit
électrique. Les interrupteurs sont utilisés pour les circuits d’éclairage des locaux
d’habitation ou à usage de bureaux.
Ces interrupteurs se réalisent sous forme d’interrupteur unipolaire ou bipolaire et comme
inverseur (commutateur va et vient). Il existent en différents modèles pour la pose en
saillie, en castré, en huisserie. L’interrupteur ou commutateur doit être raccordé au
conducteur de phase. Ils existent en deux intensités 6A et 10A.
L’interrupteur 6A est uniquement destiné à la commande des appareils d’éclairage fixes et
peut être raccordé à des conducteurs de 1,5 mm2.
L’interrupteur 10A permet la commande de prise confort 10/16A, il doit être raccordé à des
conducteurs de 2,5 mm2.
II – 1 Les différents types d’interrupteurs :
II-2 Constitution
III- Prises de courant :
Les prises de courant sont des appareils de connexion assurant la liaison entre une canalisation fixe
(socle) et une canalisation mobile (fiche).
Les prises de courants peuvent être encastrées ou apparentes.
Les types de prises de courant :( voir figures suivantes)
Ils existe des prises de courant :
• Bipolaire lorsqu’elle comporte deux organes de contact isolés les uns des autres.
• Tripolaire lorsqu’elle comporte trois organes de contact isolés les uns des autres.
• Tétrapolaire lorsqu’elle comporte quatre organes de contact isolés les uns des autres.
Il existe également les prises de courant :
• Ordinaires ;
• Protégés contre les projections d’eau ;
• Protégés contre les chutes d’eau verticales.
A l'intérieur : une prise 16A est placée à 5 cm minimum du sol et une prise 32A à 12 cm minimum.
A l'extérieur : les prises doivent être placées à 1 m du sol et de protetcion IP25.
Les prises extérieures de courant doivent être étanches et résistantes aux intempéries.
Elles sont généralement recouvertes d’un couvercle à ressort, le joint entre le mur et cette
plaque-couvercle doit aussi être étanche et bien calfeutré.
Les fils qui alimentent les prises extérieures doivent être protégés par un détecteur de
mise à la terre défectueuse. Les connexions des fils et des mises à la terre sont identiques
à celles pour l’intérieur.
Il faut utiliser seulement des câbles et des accessoires approuvés pour usage extérieur.
IV- Dispositifs de protection
VI.1 Fusibles
Le fusible est un appareil de connexion dont la fonction est d’ouvrir, par la fusion d’un ou
de plusieurs de ses éléments conçus et calibrés à cet effet, le circuit dans lequel il est
installé et d’interrompre le courant, lorsque celui-ci dépasse pendant un temps déterminé
une valeur donnée.
IV.1.1 Caractéristiques des fusibles :
• Tension nominale : UN : 250, 400, 500 ou 600V ;
• Courant nominal : IN qui est le calibre du fusible ;
• Durée de coupure (break time) : c’est le temps qui s’écoule entre le moment ou commence
à circuler un courant suffisant pour provoquer la fusion et la fin de fusion ;
• Courant de non fusion Inf (non fusing current) : c’est la valeur du courant qui peut
être supporté par l’élément fusible, pendant un temps conventionnel, sans fondre ;
• Courant de fusion (fusing current) If : c’est la valeur du courant qui provoque la fusion du
fusible avant la fin du temps conventionnel ;
• Courbe de fonctionnement d’un fusible : on exprime le temps de fusion en fonction
de l’intensité.
Constitution de l’élément fusible
(1) - Courbe de fusion du fusible
(2) - Courbe de non-fusion du fusible.
Entre les deux courbes, il reste une
zone indéterminée qui correspond à
l’inertie de fusion.
Classification :
Selon l’utilisation on choisira entre 3 classes d’éléments de remplacement :
Classe aM : accompagnement moteur : ces fusibles sont prévus uniquement pour la
protection contre les court- circuit, ils sont surtout prévus pour la protection des moteurs à
courant alternatif.
Classe gI : (anciennement gF) : fusible d’usage général. Il protège contre les surcharges
et les court-circuits.
Classe gII : (anciennement gT) : fusible d’usage général temporisé.
IV.1.2 Différents types de fusibles
• Cartouche à couteau
IV.2 Les disjoncteurs
C’est un appareil mécanique de connexion capable d’établir,
de supporter et d’interrompre des courants dans les conditions
normales du circuit, ainsi que d’établir, de supporter pendant une
durée spécifiée et d’interrompre des courants dans des conditions
anormales spécifiées telles que celles du court-circuit. Le disjoncteur
permet la protection contre les surcharges ; c’est le rôle du
déclencheur thermique qui peut détecter de faibles surcharges.
IV.2.1 Types de disjoncteurs
a) Disjoncteur magnétique :
Le disjoncteur magnétique assure la protection contre les courts-circuits de façon instantanée.
Il est généralement constitué d’un électro-aimant et d’une armature mobile.
Pas de defaut :Cicuit fermé déclenchement : circuit ouvert
b) Disjoncteur magnétothermique : Il permet la protection contre les surcharges et
les courts- circuits. La protection contre les surcharges est assurée par le déclencheur
thermique et la protection contre les courts circuits est assurée par le déclencheur
magnétique.
Le déclencheur thermique comprend essentiellement un élément actif chauffé par le
passage de l’intensité absorbée par l’appareil. L’élément actif est une lame bimétal
(bilame). Sous l’action de la chaleur les 2 métaux s’allongent différemment et l’ensemble
s’incurve. Après une certaine course, un contact à accrochage mécanique est libéré.
Disjoncteur enclenché disjoncteur declenché sous l’effet d’une surcharge
1- Borne de raccordement
2- Ressort d’ouverture
3- Bilame
4- contact fixe
5- contact mobile
1. Manette servant à couper ou à réarmer le disjoncteur manuellement. Elle indique également l'état du
disjoncteur (ouvert ou fermé). La plupart des disjoncteurs sont conçus pour pouvoir disjoncter même si
la manette est maintenue manuellement en position fermée ;
2. Mécanisme lié à la manette, sépare ou approche les contacts ;
3. Contacts permettant au courant de passer lorsqu'ils se touchent ;
4. Connecteurs ;
5. Bilame (2 lames soudées à coefficients de dilatation différents) : relais thermique (protection contre les
surcharges) ;
6. Vis de calibration, permet au fabricant d'ajuster la consigne de courant avec précision après
assemblage ;
7. Bobine ou solénoïde : relais magnétique (protection contre les courts-circuits) ;
8. Chambre de coupure de l'arc électrique
c) Caractéristiques d’un disjoncteur
- Courant nominal : calibre normalisé ;
- Tension nominale : de 220 V à 600 V ;
- Nombre de pôles : 1 à 4 selon les applications ;
- Pouvoir de coupure : exprimé en KA pour une tension déterminée (exemple en
380 V : 50 KA) ;
- Inf (courant conventionnel de non fonctionnement) : c’est la valeur de courant que
peut supporter le déclencheur thermique pendant un temps spécifique de 1 h à
2 h selon les calibres ;
- If (courant conventionnel de fonctionnement) : c’est la valeur du courant qui provoque
le déclenchement avant la fin du temps spécifié
d- Disjoncteur differentiel
Principe de fonctionnement
du dispositif différentiel
Pour fonctionner, le différentiel est principalement
constitué de deux composants indispensables :
- un tore magnétique
- un relais sensible
Ce dispositif mesure en permanence la différence
entre la valeur du courant entrant et la valeur du courant
sortant. Le tore magnétique fonctionne comme un
transformateur.
Le primaire mesure les courants entrants et sortants
du circuit à surveiller, le secondaire alimente le relais
sensible.
En l’absence de défaut (rupture d’isolant), nous aurons :
I1 = I2
En présence de défaut, la somme des courants n’est
pas nulle et se traduit par un courant différentiel.
I1 ≠ I2 avec I1 > I2. I1 - I2= If
(If : courant de défaut)
Structure interne d’un disjoncteur
différentiel Uni + Neutre
1. Contacts de puissance
2. Accrochage mécanique
ou serrure
3. É lément de réarmement
4. Tore magnétique
5. Bobinages principaux
6. Bobine de détection
7. Relais sensible de détection
8. Détection thermique*
et magnétique*
9. Bouton et résistance de test
* N’existe pas sur l’interrupteur différentiel
Structure interne d’un disjoncteur
différentiel tetrapolaire
En l’absence de défaut, nous aurons :
Le flux dans le tore magnétique sera donc nul.
Il n’y aura donc pas de courant induit dans la bobine
de détection.
En l’absence de défaut, nous aurons :
En présence d’un défaut, nous aurons :
Le flux dans le tore sera différent de zéro, un courant
sera donc induit dans la bobine de détection et celle-ci
provoquera le déclenchement du disjoncteur.
En outre, les disjoncteurs et interrupteurs différentiels disposent d’un bouton de test à
manoeuvrer périodiquement pour vérifier le bon fonctionnement de l’appareil.
Le bouton de test permet une vérification périodique du bon fonctionnement des différentiels. Ce
circuit met le dispositif en déséquilibre provoquant ainsison déclenchement.
e- Interrupteur différentiel
Les interrupteurs différentiels assurent la protection des
Personnes contre les défauts d’isolement grâce au dispositif
différentiel (détection de fuite de courant supérieure à un seuil prédéfini
de 30, 100 ou 300mA).
Selon la norme NFC 15-100 ils sont obligatoires sur tous les circuits :
-Type A : Ils protègent les courants alternatifs et continus
et sont donc obligatoires sur les circuits alimentant de l'électronique
de puissance (plaques, lave-linge, etc..)
-Type AC : Ils ne protègent que les courants alternatifs et sont donc utilisés sur tous les autres circuits.
COURBS DES DISJONCTEURS
Courbe B
Le disjoncteur a un déclenchement magnétique relativement bas et permet d’éliminer les courts- circuits de très
faible valeur.
Elle assure la protection des générateurs, des personnes et des câbles de grandes longueurs de câbles en régime TN et
IT.
Courbe C
Elle assure la protection des câbles alimentant des récepteurs classiques( Installations domestiques).
Courbe D
Elle assure la protection des circuits et des câbles où il existe de très fortes pointes de courant à la mise sous tension
(ex: moteurs).
Courbe MA
Elle assure la protection des démarreurs de moteurs. Pas de déclencheur thermique .
Courbe K
Elle assure la protection des câbles alimentant des récepteurs à fort courant d’appel. le déclenchement thermique est
plus rapide que les disjoncteurs courbe D
Courbe Z
Elle assure la protection des circuits électroniques.
Appareils de protection usuels
Désignation Symbole Role
Coupe Protection des installations
circuit électriques contre les courts circuits
à fusible
et les fortes surcharges
Cartouche fusible
Type G g : usage général
Type a M : Accompagnement moteur
Disjoncteur divisionnaire Protection des installations
Magnétothermique électriques contre les court circuit
(dispositif magnétique a) et les
surcharges (dispositif thermique b)
courbe Z : déclenchement entre 2.4 et
3.6xIn
courbe B : déclenchement entre 3 et 5xIn
courbe C : déclenchement entre 5 et 10xIn
courbe D : déclenchement entre 10 et
14xIn.
Courbe K : déclenchement entre 10 et
14xIn.
Courbe MA : déclenchement entre 12 et
14xIn.
Protection des personnes contre les
défaults d’isolement
Interrupteur Type A : Ce différentiel spécifique détecte
différentiel les fuites de courant alternatif ET continu
(susceptibles d'être générés par les
appareils tel la machine à laver et plaque de
cuisson)
Type AC : détecte les fuites de courant
alternatif seulement
Disjoncteur Protection des installations
Magnéto électriques contre les court circuit et
Thermique
les surcharges
différentiel
Protection des personnes contre les
defaults d’isolement.
Chapitre 2 Normes des installations électriques
2-1 Tableau des protections des circuits et section des conducteurs
Section mini Courant assigné maxi
(A) Équipements
Nature du circuit des conducteurs
Conditions d'installation
(cuivre, mm²) Disjoncteur Fusible
1,5 16 Interdit 5 socles maxi par circuit
Prise de courant 16A
2,5 20 16 8 socles maxi par circuit
- 1 interr. de cde pour 2 prises
maxi (situées dans la même
pièce)
Prise commandée 1,5 16 10
- 1 Télérupteur, contacteur ou
autre dispositif similaire peut
commander plus de deux socles
Circuit (ou prise) 1 circuit doit être prévu pour
2,5 20 16
spécialisée chaque gros appareil
La protection associée à la
VMC peut être augmentée
VMC, circuit
jusqu’à 16 A (cas particuliers)
d’asservissement
1,5 2 Interdit Le circuit VMC doit comporter
tarifaire, fil pilote,
un dispositif d’arrêt. Le
gestionnaire d’énergie
disjoncteur dédié assure cette
fonction.
6 (monophasé) 32 32
Plaque de cuisson ou Boîte de connexion ou socle de
cuisinière prise de courant
2,5 (triphasé) 20 16
Four électrique Boîte de connexion ou socle de
2,5 20 16
indépendant prise de courant
8 points d'éclairage maxi par
Eclairage 1,5 16 10
circuit
Boîte de connexion ou socle de
Chauffe-eau 2,5 20 16
prise de courant
Convecteurs, panneaux
radiants (monophasé)
2250 W 1,5 10 10 Nombre d’appareils limités par
4500 W 2,5 20 16 la somme des puissances
5750 W 4 25 20
7250 W 6 32 25
Plancher chauffant
(monophasé)
1700 W 1,5 16 Seuls les disjoncteurs doivent
3400 W 2,5 25 Interdit être utilisés pour la protection
4200 W 4 32 contre les surintensités
5400 W 6 40
7250 W 10 50
Nota : Ces valeurs ne tiennent pas compte d'éventuelles chutes de tension dues notamment à la longueur des conducteurs (à partir de
25m).
2-2 TABLEAU DE REPARTITION
17/30
2-3 Détermination des calibres des appareils de protection
Tableau1
Tableau 2 : Affectation de la méthode de référence d’installation à chaque type de
circuit pour les situations de pose non enterrées
Correspondance entre le mode de pose,
la méthode de référence d’installation et,
éventuellement, le facteur de correction K1.
Tableau 3 : Courants assignés des fusibles gl protégeant les canalisations
contre les surcharges (en A)
1) Choix des calibres des petits disjoncteurs
Tableau 4 : Courants assignés aux petits disjoncteurs protégeant les canalisations
contre les surcharges (en A)
Exercice 1 :
Donner la valeur du courant assigné d’un cartouche gl protégeant une canalisation de 3
conducteurs chargés, installée suivant un mode de référence F, en aluminium, section 150
mm², isolés au polyéthylène réticulé.
Exercice 2 :
Donner le courant assigné du disjoncteur qui protège une canalisation constituée par un
câble
monophasé, isolé au PVC en cuivre, section 25 mm², posé dans une plinthe rainurée.
Exercice 3 :
Déterminer la section du conducteur sachant que ρ = 10 A/mm² et l’intensité du courant
I = 15 A.
CHAPITRE III SECURITE ELECTRIQUE
3-1 Mise à la terre
a- Definition : C’est une liaison entre les masses métalliques et la terre. son rôle est de protéger
les personnes contre les défauts d’isolement. Cette protection ne peut être effective qu’en
présence d’un dispositif différentiel (disjoncteur différentiel par exemple)
b- Prise de terre
Conducteurs en tranchée
c- Valeur de la résistance de prise de terre
d- Circuit électrique d’une prise de terre
Circuits de terre en bâtiment collectif
e- MESURE DE LA RESISTANTE DE TERRE
TELLOROMETRE METHODE DE PIQUET AUXILIERES ALIGNES AVEC LE PRISE DE TERRE
METHODE PIQUET EN TRIANGLE METHODE DE 62%
MESUREUR DE RESISTANCE DE BOUCLE
METHODE DE MESURE DE BOUCLE PH/PE
3-2 SCHEMAS DES LIAISONS A LA TERRE
- REGIME T.T. :
L1
L2
T T L3
Neutre
à la terre
Masse Prise de Prise de
à la terre terre du terre des
neutre masses
Schéma de principe :
HT / BT
1
2
3
N
Sensibilité
du dispositif
différentiel
UL
I ∆n =
Ra
Circulation du
Rb courant de défaut Ra Rd Uc
- REGIME T.N. :
T N L1
Point neutre L2
connecté L3
à la terre
PE
Masses
connectée
au neutre Prise de
terre du
neutre
- Schémas des liaisons à la terre : TN.C (Commun) et TN.S (Séparés) :
Régime TN.C Régime TN.S
L1 L1
L2 L2
L3 L3
PEN N
PE
- REGIME I.T. :
Neutre
I T
Isolé de L1
la terre L2
L3
Masses
connectée
à la Terre
Contrôle de l'isolement en schéma I.T. :
L1
L2
L3
N
PE
Zct
3540 Ω
C.P.I.
Rb Ra Rd1 Rd2
10 Ω 10 Ω
3-3 EFFET DU COURANT ELECTRIQUE SUR LE CORPS HUMAIN
3-4 CLASSES DE MATÉRIEL Norme NF EN 61140 mai 2001
• Classe 0 : Matériel dans lequel la protection contre les chocs électriques repose sur l’isolation
principale. Ceci implique qu’aucune disposition n’est prévue pour le raccordement des parties
conductrices accessibles (masses). INTERDIT
• Classe I : Matériel dans lequel la protection contre les chocs électriques ne repose pas uniquement sur
l’isolation principale mais qui comporte une mesure de sécurité supplémentaire sous forme de moyens
de raccordement des parties conductrices accessibles (masses).
• Classe II : Matériel dans lequel la protection contre les chocs électriques ne repose pas uniquement sur
l’isolation principale, mais qui comporte des mesures supplémentaires de sécurité, telles que la double
isolation ou l’isolation renforcée. Ces mesures ne comportent pas de moyen de mise à la terre et ne
dépendent pas des conditions d’installation.
Les appareils de classe II peuvent être :
- totalement isolés : l’enveloppe durable et pratiquement continue en matière isolante enferme toutes les
parties métalliques,
- sous enveloppe métallique : l’enveloppe métallique est pratiquement continue; l’enveloppe métallique
accessible n’est pas considérée comme étant une masse.
• Classe III : Matériel dans lequel la protection contre les chocs électriques repose sur l’alimentation sous
très basse tension de sécurité TBTS.
Chap 4 : VERIFICATION DES INSTALLATIONS ELECTRIQUES
4-1 MULTIMETRE OU CONTROLEUR UNIVERSEL
Le multimètre mesure :
- la tension (fonctionnement en voltmètre): branchement en parallèle
Avec la source ou le récepteur sous tension
l’intensité de courant(fonctionnement en ampèremètre): : branchement En série avec
-
le récepteur
- la résistance électrique (fonctionnement en ohmmètre) : branchement en parallèle
avec le récepteur (la mesure s’effectue en l’absence de la tension de la source d’énergie)
- Test de continuité électrique
Exemple :
4-2 APPAREIL DE MESURE DE RESISTANCE D’ISOLEMENT : MEGOHMETRE
VALEURS NORMALISEES DES RESISTANCES D’ISOLEMENT