PUDi Fianarantsoa Rapport
PUDi Fianarantsoa Rapport
PRESCRIPTIONS
ENVIRONNEMENTALES
Mars 2006
TABLE DE MATIERES
INTRODUCTION------------------------------------------------------------------------------------------------ 3
I. DEMARCHE METHODOLOGIQUE ------------------------------------------------------------------- 3
II. INTERACTIONS ENVIRONNEMENT ET DÉVELOPPEMENT--------------------------------- 4
III. PRINCIPAUX PROBLEMES ENVIRONNEMENTAUX ------------------------------------------- 5
III-1 Gestion des déchets solides--------------------------------------------------------------------------------------- 5
III-2 Pollution industrielle ---------------------------------------------------------------------------------------------- 5
III-3 Evacuation des eaux usées --------------------------------------------------------------------------------------- 6
III-4 Gestion des ressources en eaux --------------------------------------------------------------------------------- 6
III-5 Insuffisance des espaces vert et des aires de récréation---------------------------------------------------- 7
III-6 Pollution de l'air --------------------------------------------------------------------------------------------------- 8
III-7 Exploitation et destruction des zones sensibles -------------------------------------------------------------- 8
III-8 Approvisionnement en énergie domestique ------------------------------------------------------------------ 9
IV. RISQUES ENVIRONNEMENTAUX -------------------------------------------------------------------- 9
V. LES ZONES SENSIBLES ---------------------------------------------------------------------------------- 9
V.1 Méthodologie pour la délimitation des zone sensibles ------------------------------------------------------- 9
V.2 Carte des zones sensibles de la ville de Fianarantsoa -------------------------------------------------------11
VI. SCOPING DES ORIENTATIONS DU PUDi ---------------------------------------------------------12
VI.1 Critères de durabilité---------------------------------------------------------------------------------------------12
VI.2- Criblage des orientations du PUDi aux critères de développement durables------------------------13
VII- PRESCRIPTIONS ENVIRONNEMENTALES -----------------------------------------------------16
VII.1 Prescriptions par rapport aux problèmes identifiés ------------------------------------------------------16
VII.2 Prescriptions globales -------------------------------------------------------------------------------------------17
VII.2.1 Gestion des déchets solides --------------------------------------------------------------------------------------------- 17
a. Aménagement de site de décharge------------------------------------------------------------------------------------------- 17
b. Tri sélectif des ordures ménagères ------------------------------------------------------------------------------------------ 20
c. Compostage --------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 20
d. Recyclage ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ 20
VII.2.2 Prescriptions relatives à la gestion des eaux pluviales et eaux usées ---------------------------------------------- 20
VII.2.3 Prescriptions relatives à la protection des ressources en eau------------------------------------------------------- 21
VII.2.4 Prescriptions relatives aux sources d'énergie domestique----------------------------------------------------------- 21
VII.2.5 Prescriptions relatives aux espaces verts et aires de récréation----------------------------------------------------- 22
a. Rôle des espaces verts --------------------------------------------------------------------------------------------------------- 22
b. Rôle des aires de récréation -------------------------------------------------------------------------------------------------- 22
c. Pollution de l'air et santé humaine------------------------------------------------------------------------------------------ 23
d. Dommages causés par la pollution atmosphérique ----------------------------------------------------------------------- 23
VII.3 Prescriptions globales par rapport aux travaux d'aménagement et par zone sensible ________24
2
INTRODUCTION
CONTEXTE
Dans le cadre de l'appui institutionnel aux mairies des grandes villes de Madagascar en matière d'urbanisme
et de management du patrimoine routier, l'Office National pour l'Environnement (ONE) a été mandaté par
l'AGETIPA, institution chargée de la réalisation des travaux relatives à l'actualisation des plans d'urbanisme
directeurs des grandes villes pour la définition des éléments environnementaux à incorporer dans lesdits
plans.
OBJECTIF
L’objectif de la prestation est d’établir les prescriptions environnementales sur la base de l’analyse de
l’existant et des orientations du PUDi en matière d’aménagement.
En particulier, l’étude permettra de délimiter les zones sensibles1 de la ville, où des mesures de précaution
sont nécessaires (à travers des études d’impacts environnementaux et des mesures d’atténuation) pour que
les activités d’aménagement ne provoquent des dégradations irréversibles sur le milieu.
I. DEMARCHE METHODOLOGIQUE
La démarche globale comprendra essentiellement les étapes suivantes :
- Le criblage (scoping) des orientations du PUDi par rapport aux critères de développement durable. Cette
étape permettra de prédire d’une manière globale les effets possibles des diverses orientations, et de se
prononcer sur leur durabilité (au sens large).
- L’élaboration des règles de précaution qui s’imposent par superposition des zones sensibles et le zonage
du plan d’urbanisme, de même que des normes à respecter pour certains travaux d'aménagement, de
construction et les infrastructures à mettre en place pour une meilleure gestion de l’environnement.
1
Suivant l’arrêté Interministériel 4355/97, est dite sensible une zone constituée par un ou plusieurs éléments de nature
biologique, écologique, climatique , physico-chimique, socio-économique caractérisée par une valeur spécifique et une
certaine fragilité vis-à-vis des activités humaines et des phénomènes naturels susceptibles de modifier lesdits éléments
et/ou de dégrader, voire détruire ladite zone.
De manière plus précise, sont considérées comme zones sensibles à Madagascar les zones récifales, les zones de
mangroves, les îlots, les forêts tropicales, les zones sujettes à érosion, les zones arides ou semi-arides sujettes à
désertification, les zones marécageuses, les zones de conservation naturelles, les périmètres de protection des eaux
potables, minérales ou souterraines et les sites paléontologiques, archéologiques ou historiques avec leur périmètre de
protection.
3
Figure 1 : Intégration des dimensions environnementales dans les PUDi
Prescriptions et
Orientations du mesures
Zones sensibles
PUDi
4
II.1 Rappels des données socio-économiques de base
La ville de Fianarantsoa est une ville sur les Hautes Terres (montagneuse). C’est un carrefour pour l’accès
aux régions côtières de l’est et au sud de Madagascar. Ville cosmopolite à dominante Betsileo, la ville est
reconnue par ses Centres d’enseignements.
Dans le centre ville ancien (Ambatolahikisoa, Tsianolondroa - Ambalapaiso) s'est implanté le quartier
administratif et de services et d'habitat de standing également. Il s'est étendu sur la partie basse
d'Ambalapaiso et d'Ampasambazaha et Ambatomena - Tambohobe.
La ville de Fianarantsoa est occupée de manière très inégale. Elle comprend des zones d’habitation, des
vestiges de zone industrielle, et des périmètres de culture situés en pleine ville. La densité de la population
varie de 7 hab/ ha (Ambalabe) à 361 hab / ha (Soatsihadino).
II.3 Transport
Plusieurs mo yens de transport sont utilisés dans la ville. Le relief ne permet pas l’utilisation de pousse-
pousses , et peu de bicyclettes circulent en ville. Par contre, des moyens de transport à traction humaine (les
Varamba), sont utilisés pour les transports de marchandises. Aux heures de pointe, une certaine congestion
de la circulation est observée. Dans certains endroits, les immondices et déchets le long des routes poussent
les piétons à marcher à l’intérieur même de la route, augmentant la congestion de la circulation.
Ramassage : le ramassage des ordures est assuré par 3 tracteurs et 3 camions benne. Les enlèvements
sont quotidiens. On dénombre actuellement 74 bacs et points d’enlèvements fixes, et 5 dépôts sauvages dans
la ville. Le circuit de ramassage est fixe et déterminé à l’avance. Le volume de déchets collecté par jour est de
l’ordre de 22 tonnes.
Décharge : la commune utilise comme zone de décharge les bords de la route nationale qui mène vers
Ikalamavony. Le site n'est pas spécialement aménagé à cet effet. Une partie des déchets collectés est
directement déversée comme remblai dans des champs de culture sur demande.
Les industries sont situées en dehors de la ville, de sorte qu’on ne peut pas parler de pollution industrielle
dans la ville. Il faut tout de même mentionner les déchets de l’abattoir municipal qui sont déversés dans le
fleuve Mandranofotsy, qui traverse une partie de la ville.
5
Déchets dangereux : Un déchet est dit dangereux quand il est susceptible de causer des effets négatifs
significatifs chez l’Homme ou sur l’Environnement. Ainsi, ils peuvent être corrosifs, caustiques, toxiques,
cancérigènes, tératogènes, explosifs, inflammables ou porter des germes pathogènes. Certaines catégories
de déchets dangereux ont été rencontrées dans le site de décharge actuel. Par ailleurs, le même problème
se pose pour la plupart des cas des matières résiduelles liquides : huiles de vidange, …Il a été constaté que
les déchets dangereux (en particulier les déchets hospitaliers) ne font pas l’objet d’une attention particulière.
Les principaux collecteurs pour les eaux pluviales sont dans la ville basse : ceux d'Ampasambazaha et
d'Ankazondrano-Antarandolo.
Collecteur d'Ampasambazaha : les aménagements relatifs à l'ancien projet "Complexe Socio-Sportif" ont
perturbé le dispositif existant à Ampasambazaha, faisant de cette zone un partie très inondable dans la ville,
le sol déplacé sur le site d'Ampasambazaha étant charrié le long de la ville, et une partie s'infiltrant dans le
collecteur en place. La ville basse est littéralement envasée pendant la période de pluie . Les risques sont la
détérioration du système d'assainissement de la ville, accidents du fait que pendant la crue, les dalles sont
"ouvertes" et les points d'ouverture non signalés exposant les passants et les piétons
Station de Antarambiby (Antara : étang profond et froid) : la station d'Antarambiby est constituée d'un
barrage qui endigue les eaux d'une source émergeante de la vallée de Mandrarasy, sur la colline
d'Antarambiby. L'ensemble fait partie du complexe de reboisement de la Haute Matsiatra, qui s'étend des
collines de Vohiposa, au nord d'Ambohimahasoa, aux confins d’Ambalavao. Le site est soumis à des
exploitations forestières semi-industrialisées et itinérantes.
Station de Vatosola : la station de Vatosola capte également l'eau à partir d'un puits. Elle est située à 7 km
de la ville. Le site de captage est également exposé aux problèmes de déforestation pour satisfaire les
besoins en bois d'énergie. L'eau en provenance de Vatosola est un appoint à celui d'Antarambiby, mais les
deux sont soumis aux deux pressions environnementales : la déforestation, pour satisfaire les besoins en bois
6
industriels ou pour satisfaire les besoins en énergie. Le risque est le même que pour Antarambiby. On serait
obligé de recourir de plus en plus sur le centre de pompage de Mandranofotsy qui coûte cher.
Station de Mandranofotsy : la station de pompage d'Ankidona est branchée sur le fleuve 'Mandranofotsy' –
(étymologiquement : l'eau boueuse) - Ce fleuve capte les érodés sur les bassins versants le long de ce
parcours, mais aussi de l'abattoir de la ville qui est situé sur ses rives. Le fleuve est boueux, ce qui exige une
installation d'épuration par étapes coûteuse (Ambanimaso). En période d'étiage, l'eau est à une faible
hauteur, et la concentration des impuretés est alors forte. C’est précisément à ce moment que ce centre est le
plus sollicité. La ville n'est pas à l'abri des maladies contagieuses se propageant par l'eau, malgré le dispositif
d'épuration actuel (surtout certaines maladies bactériennes et pathogènes).
La gestion des ressources en eau se ramène aux perspectives de durabilité des sources de captage actueles
(Antarambiby, Vatosola), le fleuve Mandranofotsy étant seulement un approvisionnement d’appoint. Les
tendances actuelles (défrichements, déboisements) menacent ces ressources. Par ailleurs, historiquement, la
ville de Fianarantsoa n’a pas encore vraiment connu le phénomène d’inondation. Néanmoins, à cause de
l’insuffisance des VRD, après une pluie abondante, beaucoup de rues et de ruelles sont inondées, parfois
pour plusieurs jours.
On ne peut pas dire que la ville n'est pas verte. Mais c'est plutôt une ville « en friche », si on considère les
espèces dominantes floristiques dans la ville : des espèces envahissantes indicatrices de sols acides, le
Lantana Camara. Les arbustes et arbres anciens longeant certaines artères sont détruites. Les bords des
routes sont nus (ne sont pas bordés d'arbres). Il en est de même de certaines places publiques.
Jardin public de Ikianjasoa : situé sur la colline, le jardin offre une vie
imprenable sur la ville et ses alentours. Il bénéficie d'un certain niveau de
fini et est suffisamment entretenu. Comme site de récréation, il manque les installations sanitaires de base,
obligeant les promeneurs à chercher des solutions de proximité. Le site est situé juste au dessus d'un rocher
, en bas duquel se trouvent des zones d'habitations (Imazavatakona et Ambatomena). Conséquemment à la
"nudité du sol" par la mise en place du jardin public, le flux pluvial durant les saisons de pluies vont devenir de
plus en plus fortes, exposant les habitations en aval à des torrents qui peuvent abîmer certaines constructions
Ancienne Piscine Municipale : c'était un ancien ensemble jardin-piscine jouant le rôle d’espace vert et d’
aire de recréation, mais qui est actuellement en décadence, quoique restant une propriété de la commune. Si
la zone est utilisée à d'autres fins (aire dépôts d'ordures, zone en friche, ..), et d'autres périmètres deviennent
de facto des aires de recréation, comme les trottoirs ou même les rues.
Avenue devant l'Hôtel de Ville – Tsianolondroa et avenue devant la gare FCE : cette avenue était bordée
d’arbres décoratifs (cyprès) plantés et entretenus de manière régulière. Les aménagements récents ont
enlevé les arbres, maintenant un parterre de fleurs et d'herbes. La zone est peu ombrée, limitant sont
utilisation comme site de recréation. Pour l'avenue devant la gare, les grands arbres décoratifs sont en partie
maintenus, mais l'aspect paysager est faiblement valorisé. Le risque est que la capacité d'absorption de gaz
carbonique s'amoindrit - alors que la pollution de l'air d'origine diverse augmente, en plus de la perte de
l’aspect paysager
7
III-6 Pollution de l'air
La pollution de l'air rencontrée en zone urbaine est causée par les véhicules et les fumées et/ou odeur
dégagées par certaines unités industrielles.
La qualité de l'air est caractérisée par le taux de dispersion de certains éléments polluants dans l'atmosphère.
Les normes fixées par l'OMS sont présentées dans le tableau suivant :
Le dépassement de la norme de dispersion de Monoxyde de Carbone (CO) constitue les principales sources
de maladies respiratoires, de céphalées et de vertiges. Un taux de dispersion élevé de NOx pourrait être lié
avec la forte proportion de maladies respiratoires, comme l’asthme, les infections bronchiques et pulmonaires,
l’irritation des yeux et de la peau. Quand la norme est dépassée pour les PM10, cela devient très nocif pour la
santé.
Quoique suffisamment verte, la ville manque de grands arbres qui sont appelés à un double rôle : l'aspect
paysager, et l'oxygénation de la ville (absorption de gaz carbonique et des fumées émanant des véhicules,
stabilisation des bords de route et des trottoirs, ..)
La ville étant de fait une cuvette avec des montagnes alentours, la dissipation des fumées et d'autres
polluants dans l'air ambiant est très lente. Même le brouillard matinal ne se lève qu'à une heure avancée de la
journée. Il n'est pas exclu un échauffement de la ville conséquent à cette absence d'arbres.
Zones inondables : presque toutes les zones de basse altitude (Ampasambazaha, Antsororokavo, Imandry,
Antarandolo,..) de la ville sont des zones inondables, à cause du caractéristique du relief, et du niveau de
protection des collines environnantes. Une partie de ces zones a été remblayée pour des constructions (tel
est le cas, par exemple de l'actuel Hôtel Soafia, de la Cour Suprême, ..). Les zones inondables jouant le rôle
tampon lors de la saison de pluie pour éviter l'inondation de la ville et la régulation des débits vers les fleuves
et zones périphériques aval, ne pourront plus les satisfaire à terme.
Montagne d'Ikianjasoa : Ikianjasoa, située à l'ouest de la vile, est la colline historique ou habitait les anciens
dignitaires, avant de s'installer à Ivonea, la haute ville actuelle. C'était une aire qui a été très boisée dans le
passé, mais où le déboisement commence à être substantiel. De plus, ses versants sont à très forte pente
(dépassant 100%), ce qui les rend impropre aux activités d'agriculture et ou les activités de construction
nécessitent des dispositifs spéciaux anti-érosifs. Le versant intérieur de Kianjasoa est très utilisé (zone
d'habitation de Imazavatakona et d'Ambatomena Ambony), sans que des mesures spéciales ne soient prises
pour sa protection. On peut mentionner les risques d'éboulement lors de la saison de pluie, permanence de
l'érosion qui va envaser toute la ville basse périodiquement.
Zones de culture en pleine ville : beaucoup de zones de culture rizicole se trouvent en pleine ville
(Ambatomena, Talatamaty,Imandry..), apportant des récoltes substantielles pour les ménages qui l'exploitent.
Il en est de même pour la plaine de Mahazengy, qui reçoit les eaux pluviales des bassins versants
environnants, eux aussi faiblement protégés. L’envasement des rizières pourrait priver une partie de la
population de moyens de subsistance
8
La ville ancienne (ville haute) : la ville ancienne a été construite sur le modèle d'Antananarivo : Rova (qui
n'existe plus), édifices religieux, centres d'enseignements, ruelles et escaliers liant les habitations et les
places. Cet ensemble, construit du temps de la royauté Betsileo et valorisé pendant la royauté Merina est, par
endroits, en décadence. Le risque est la disparition progressive d'une partie de la ville au profit d'autres
constructions non conservatrices et de certains vestiges historiques de la ville.
Bassin versant d'Antady : situé sur le versant nord est de la haute ville, ce basin versant est faiblement
protégé. Les ruissellements lors des périodes de pluie sont puissantes, jusqu'à provoquer par endroits des
éboulements et ravinements sur la route qui relie Tsaramandroso et Andohanatady. L’envasement du
périmètre de culture situé en aval (Imandry), coupure fréquente de la route, limitation de la circulation urbaine,
congestion de la voie alternative, passant par Ankazondrano,.
Autres bassins versants : l'enjeu de protection des bassins versants est essentiel pour une ville comme
Fianarantsoa ou une grande partie des constructions se trouve sur les collines, et qui est encastré au fond
d'une cuvette : l'envasement et l'inondation en ville est la conséquence de la
faiblesse de la protection des bassins versants alentours. En effet, à mesure
que les collines environnantes sont déboisées, le ruissellement lors de la
période de pluie devient de plus en plus fort, charriant le sol et les déchets
vers l'aval. La ville basse en reçoit les conséquences chaque année. Les
zones Ikianjasoa – Ilaindasitra - Imazavatakona - Ambatomena,
Tsaramandroso-Antanambao-Idanda, Ambalapaiso et le versant sud
Ambanimaso-Ambalandapa-Amboniavaratra sont des zones très érodibles.
La durabilité des aménagements et des établissements humains et zones
de culture en aval en est l’enjeu.
Plusieurs sources d’énergie sont utilisées dans la ville. L’énergie électrique est fournie par la Centrale de
Namorona. Elle peut être appuyée par la Centrale de Talata Ampano au besoin. L’énergie fossile (pétrole
lampant, gaz, hydrocarbures) est également utilisée. Mais le combustible le plus utilisé est d’origine ligneuse
(charbon et bois de chauffe), prélevé sur les hauteurs et bassins versants autour de la ville.
Les bassins d'alimentation en bois et charbon de bois deviennent de plus en plus éloigné, au fur et à mesure
que la ville se développe.
L'article 3 de l''arrêté interministériel n°4355/97 portant définition et délimitation des zones sensibles donne la
liste des zones considérées comme sensibles, à savoir :
les récifs coralliens
9
les mangroves
les îlots
les forêts tropicales
les zones sujettes à érosion
les zones arides ou semi-arides sujettes à désertification
les zones marécageuses
les zones de conservation naturelle
les périmètres de protection des eaux potables, minérales ou souterraines
les sites paléontologiques, archéologiques, historiques ainsi que leurs périmètres de protection.
La carte des zones sensibles de la ville a été établie sur la base du texte définissant les zones sensibles ci-
dessus, et le traitement de l’image satellite de la ville (pré-traitement, analyse spéctrale, classification). Les
résultats de cette analyse ont permis de localiser les zones sensibles présentes dans la zone d'étude :
- zones érodibles
- zones humides, lacustres et marécageuses
10
V.2 Carte des zones sensibles de la ville de Fianarantsoa
11
VI. SCOPING DES ORIENTATIONS DU PUDI
Ainsi, les critères de durabilité y afférents généralement acceptés sont les suivants :
1) Préservation des habitats naturels terrestres
2) Préservation de la Biodiversité incluant l’intégrité des systèmes marins et côtiers
3) Disponibilité et qualité de l’eau
4) Equilibre des bassins versants
5) Sécurisation des espaces de production, incluant la gestion optimale des pâturages, la
sécurisation foncière
6) Optimalisation de l’utilisation des ressources évitant le gaspillage, assurant la disponibilité des
ressources en bois
7) Disponibilité et qualité des sols cultivables
8) Effet de changements climatiques
9) Développement et maintien des filières incluant l’écotourisme
10) Amélioration du système de production, incluant la participation effective des population en
particulier les femmes, valorisation des systèmes traditionnels
11) Maintien de l’état de santé des populations
12) Accès à l’information
13) Préservation de la sécurité des biens et des personnes
14) Démarginalisation
Par ailleurs les orientations générales des PUDi ont été définies comme suit, pour la ville de Fianarantsoa :
• Création de nouveaux pôles structurants d’habitation et d’équipement dans les zones d’extension
Andrainjato Nord et Sud , les Fokontany d’Ankofafalahy et de Manolafaka.
• Création de Voirie Primaire Structurante desservant les zones d’habitat et d’Equipement d’Andrainjato
Nord et Sud
• Divers aménagements prioritaires du Centre Ville, Assainissement – Equipements des quartiers –
protection du patrimoine de l’ancienne Ville.
• Viabilisation, équipement et maîtrise de la densification dans les quartiers denses d’habitat spontané.
S1 : Ambalapaiso et S2 : Isada et Soatsihadino
• Déplacement de la population des quartiers inconstructibles vers les pôles zones nouvellement
aménagées des nouveaux Pôles .
• Résolution globales des problèmes d’assainissement, réhabilitation des réseaux du Centre Ville dont
l’ensemble du Grand Canal … traitement des eaux usées avant rejet, pour les établissements
industriels, les hôpitaux, les abattoirs …
• Sur le plan environnemental : protéger les zones agricoles, les zones sensibles et créer des coupures
vertes urbaines.
En application de ces critères, les orientations pour chaque commune seront évalués, selon le potentiel de
durabilité de l’option et des programmes y afférents et les impacts possibles sur les différents milieux de
l’Environnement, au cours de la réalisation du programme. L'analyse attribuera les notations suivantes :
+ : l'option ou le programme a des impacts potentiels positifs; à capitaliser et à sauvegarder dans le cadre
du PUDé
- : l'option ou le programme peut avoir des impacts négatifs; à réduire dans le cadre des PUDé
± : l'effet sera plus ou moins négatif selon le contexte de la mise en œuvre de l'option. Dans le cadre
du PUDé, on s'attachera à circonscrire les impacts négatifs et à définir les mesures de mitigation.
Les impacts positifs seront sauvegardés
0 : l'option est à priori sans impact. A confirmer dans le PUDé car peut évoluer en ±
12
VI.2- Criblage des orientations du PUDi aux critères de développement durables
CRITERES DE DEVELOPPEMENT DURABLE
Amélioration du système de
production, incluant la
Demarginalisation
ressources en bois
traditionnels
populations
cultivables
terrestres
OPTIONS GLOBALES DU PUDI
1. Création de nouveaux pôles structurants d’habitation et d’équipement dans les
zones d’extension Andrainjato Nord et Sud , les Fokontany d’Ankofafalahy et - 0 +- +- +- +- - +- +- + + + +- +
de Manolafaka.
7. Sur le plan environnemental : protéger les zones agricoles, les zones sensibles
et créer des coupures vertes urbaines. + 0 +- + +- + + + + + + 0 +- +
13
Options du PUDi Potentiel de durabilité Dimension sensible A préciser au niveau détaillé
Création de nouveaux - Maintien de l’état de santé des populations -Optimalisation de l’utilisation - Disponibilité et qualité de l’eau
pôles structurants - Accès à l’information des ressources évitant le - Equilibre des bassins versants
d’habitation et d’équipement - Préservation de la sécurité des biens et des gaspillage, assurant la - Sécurisation des espaces de production, incluant la sécurisation
dans les zones d’extension personnes disponibilité des ressources foncière
Andrainjato Nord et Sud , - Démarginalisation en bois - Effet sur le changement climatique
les Fokontany - Disponibilité et qualité des - Développement et maintien des filières incluant l’écotourisme
d’Ankofafalahy et de sols cultivables - Amélioration du système de production, incluant la participation
Manolafaka. effective des population en particulier les femmes, valorisation des
systèmes traditionnels
Création de Voirie Primaire - Développement et maintien des filières - Disponibilité et qualité de l’eau
Structurante desservant les incluant l’écotourisme - Equilibre des bassins versants
zones d’habitat et -Maintien de l’état de santé des populations - Sécurisation des espaces de production, incluant la sécurisation
d’Equipement d’Andrainjato - Accès à l’information foncière
Nord et Sud - Préservation de la sécurité des biens et des - Optimalisation de l’utilisation des ressources évitant le gaspillage,
personnes assurant la disponibilité des ressources en bois
- Démarginalisation - Disponibilité et qualité des sols cultivables
- Effet sur le changement climatique
- Amélioration du système de production, incluant la participation
effective des population en particulier les femmes, valorisation des
systèmes traditionnels
Divers aménagements Développement et maintien des filières - Disponibilité et qualité de l’eau
prioritaires du Centre Ville, incluant l’écotourisme - Equilibre des bassins versants
Assainissement – - Amélioration du système de production, - Sécurisation des espaces de production, incluant la sécurisation
Equipements des quartiers incluant la participation effective des foncière
– protection du patrimoine population en particulier les femmes, - Effet sur le changement climatique
de l’ancienne Ville. valorisation des systèmes traditionnels
- Maintien de l’état de santé des populations
Accès à l’information
- Préservation de la sécurité des biens et des
personnes
- Démarginalisation
Viabilisation, équipement et - Disponibilité et qualité de l’eau - Disponibilité et qualité des sols cultivables
maîtrise de la densification - Equilibre des bassins versants - Effet sur le changement climatique
dans les quartiers denses - Sécurisation des espaces de production, - Développement et maintien des filières incluant l’écotourisme
d’habitat spontané. S1 : incluant la sécurisation foncière - Amélioration du système de production, incluant la participation
Ambalapaiso et S2 : Isada - Optimalisation de l’utilisation des effective des population en particulier les femmes, valorisation des
et Soatsihadino ressources évitant le gaspillage, assurant la systèmes traditionnels
disponibilité des ressources en bois
- Maintien de l’état de santé des populations
- Accès à l’information
- Préservation de la sécurité des biens et des
personnes
- Démarginalisation
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Options du PUDi Potentiel de durabilité Dimension sensible A préciser au niveau détaillé
Déplacement de la - Amélioration du système de production, - Disponibilité et qualité de - Equilibre des bassins versants
population des quartiers incluant la participation effective des l’eau - Optimalisation de l’utilisation des ressources évitant le gaspillage,
inconstructibles vers les population en particulier les femmes, - Sécurisation des espaces assurant la disponibilité des ressources en bois
pôles zones nouvellement valorisation des systèmes traditionnels de production, incluant la - Disponibilité et qualité des sols cultivables
aménagées des nouveaux - Maintien de l’état de santé des populations sécurisation foncière - Effet sur le changement climatique
Pôles . - Accès à l’information - Développement et maintien des filières incluant l’écotourisme
- Préservation de la sécurité des biens et des
personnes
- Démarginalisation
Résolution globales des - Disponibilité et qualité de l’eau - Sécurisation des espaces de production, incluant la sécurisation
problèmes - Equilibre des bassins versants foncière
d’assainissement, - Maintien de l’état de santé des populations - Optimalisation de l’utilisation des ressources évitant le gaspillage,
réhabilitation des réseaux - Préservation de la sécurité des biens et des assurant la disponibilité des ressources en bois
du Centre Ville dont personnes - Disponibilité et qualité des sols cultivables
l’ensemble du Grand Canal - Démarginalisation - Effet sur le changement climatique
… traitement des eaux - Développement et maintien des filières incluant l’écotourisme
usées avant rejet, pour les - Amélioration du système de production, incluant la participation
établissements industriels, effective des population en particulier les femmes, valorisation des
les hôpitaux, les abattoirs … systèmes traditionnels
- Accès à l’information
Sur le plan - Disponibilité et qualité de l’eau - Optimalisation de l’utilisation des ressources évitant le gaspillage,
environnemental : protéger - Equilibre des bassins versants assurant la disponibilité des ressources en bois
les zones agricoles, les - Sécurisation des espaces de production, - Disponibilité et qualité des sols cultivables
zones sensibles et créer incluant la sécurisation foncière - Amélioration du système de production, incluant la participation
des coupures vertes - Effet sur le changements climatiques effective des population en particulier les femmes, valorisation des
urbaines. - Développement et maintien des filières systèmes traditionnels
incluant l’écotourisme - Accès à l’information
- Maintien de l’état de santé des populations - Préservation de la sécurité des biens et des personnes
- Démarginalisation
15
L'interprétation des résultats du scoping peut se résumer comme suit :
4) Déplacement de la population des quartiers inconstructibles vers les pôles zones nouvellement
aménagées des nouveaux Pôles : une attention particulière doit être portée sur la satisfaction
des besoins en énergie, la disponibilité et la qualité de l’eau, la disponibilité et la qualité des
surfaces cultivables
5) Résolution globales des problèmes d’assainissement, réhabilitation des réseaux du Centre Ville
dont l’ensemble du Grand Canal ( talutage, gabaritage, curage ) et remplacement des dalles de
couverture existantes et la mise en place systématique de traitement des eaux usées avant rejet,
pour les établissements industriels, les hôpitaux, les abattoirs : pas de prescription
environnementale particulière
6) Sur le plan environnemental : protéger les zones agricoles, les zones sensibles et créer des
coupures vertes urbaines
Reboisement pour satisfaire les besoins en énergie sur le long terme: en référence au plan
directeur en énergie existants, la superficie exigée pour la assurer l'approvisionnement en
combustibles ligneux est de 3500 ha; en 2023, cela nécessitera plus de 7400 ha. Ce bassin
d'approvisionnement ne doit pas forcément se trouver dans le périmètre de la ville
Eaux usées industriels : il faut une mise en conformité environnementale des entreprises existantes,
surtout celles déversant les eaux usées sans traitement dans la nature ou dans le réseau
d'assainissement de la commune.
Sites de décharge: mettre en place un site de décharge d’une puissance de stockage de 20 ans,
avec un complexe de transformation des déchets. La superficie nécessaire pour un tel dispositif est de
13 ha . Le recyclage partiel des déchets permettra de satisfaire les besoins en engrais et compost
dans la région.
Protection des ressources en eau : pour la source d'Antarabiby : déclarer comme zone interdite un
périmètre de 50 m autour de la source et protéger / reboiser les bassins versants qui les alimentent.
Pour la station de Vatosola : déclarer comme zone de protection 50 m autour du point de captage et
procéder au reboisement des bassins versants alimentants le site.
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Protection des zones sensibles : Les zones sensibles nécessitant des mesures particulières de
protection sont les périmètres de culture, la Ville haute, les zones érodibles (Bassins versants) et les
zones inondables (Ampasambazaha, Antsororokavo).
Espaces verts et aires de recréation : La ville aura besoin d'une superficie de 12 ha d'espaces verts
et aires de recréation en 2023. Dans cette perspective, détecter les quartiers où les populations
expriment un souhait pour voir plus de verdure dans leurs quartiers, prévoir des espaces verts dans
la nouvelle zone d'extension et dans les quartiers d'habitation dense et réserver du terrain dans les
plans d'occupation de sol pour s'assurer que les nouvelles zones d'extension des activités ou d'habitat
aient les espaces suffisantes pour aménager des aires de récréation En terme de réhabilitation des
jardins publics et aires de recréation actuels, il est recommandé de planter des arbres le long des
voies principales de la ville et remplacer les arbres manquants sur les bords du Anosy ; le périmètre
sera transformé en espace de récréation (jardins fleuris tout autour avec installation d' équipement de
loisirs)., devant l'Hotel de ville et l'avenue devant la gare FCE; installer des équipements sanitaire de
base au jardin public d'Ikianjasoa et réhabiliter l'ancienne piscine municipale . L'abattoir situé à côté
du complexe récréatif d'Anosy devrait traiter ses eaux usées avant rejet. Enfin, promouvoir des
initiatives d'embellissement de bords de routes et d'aménagement de jardins privés par les
associations, les groupes et les propriétaires de magasins pour améliorer l'aspect paysager.
En raison du volume et de l’aspect permanent de l’enfouissement des déchets, les sites de décharge
contrôlée doivent être choisis d’une façon rigoureuse. En effet, les décharges peuvent présenter 4
types de problèmes :
Lixiviats liquides s’échappant des déchets (d’où les critères 1,2,3)
Production de gaz méthane (d’où les critères 4 et 7) : il peut être évacué par un simple évent ou
récupéré pour la production de chaleur ou d’électricité.
Décomposition incomplète des déchets (d’où les critères 5 et 6).
Tassement progressif du Sol de la décharge: il est alors exclu d'y créer des parcs ou des terrains
de golf, même après des dizaines d’années. En effet, ces tassements créent des dépressions qui
peuvent exsuder des restes de lixiviats, ce qui créera des risques pour la santé des jeunes
enfants et des personnes âgées.
Les étapes à suivre pour la mise en place d'un site de décharge sont les suivantes :
Evaluation préliminaire (population desservie, dimension, etc )
Classification du site de décharge
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Prospection des sites
Etude de faisabilité et sélection finale du site
Evaluation environnementale (étude d'impact)
Conception
Permis de construire (maire)
Préparation du site
Exploitation du site de décharge
Clôture et programme de surveillance
Prospection
Les critères minima pour le choix préliminaire des sites potentiels sont les suivants :
Type de sol et propriétés (perméabilité), profondeur du socle rocheux, fissures (non acceptées),
sites caverneux (non acceptés)
Stabilité des sols (vis-à-vis des pressions latérales, etc..)
Disponibilité d’argile imperméable pour le recouvrement régulier des déchets
Estimation de l’importance du phénomène de tassement
Direction des vents dominants
Accès à partir des sources de génération de déchets: le site doit être accessible et assez proche
des sources de génération afin de ne pas trop grever les coûts.
Disponibilité des matériaux de construction et de couverture: un site de décharge ne satisfait pas
aux conditions d'éligibilité si la non disponibilité des matériaux pour l'étanchéification du fonds
n'est pas assurée. Par contre, le matériau de couverture quotidienne est assez facilement
disponible du fait que l'on peut utiliser le déblai obtenu lors de l'aménagement dudit site.
Zone tampon: de tels espaces permettent de mieux assurer la prévention contre les éventuelles
contaminations du voisinage du site de décharge.
Topographie: une dénivellation par rapport aux sources de génération des déchets permet de
décharger facilement les déchets dans les cellules de la décharge.
Vents dominants: pour les sites qui sont assez proches de zones d'habitation, la direction des
vents dominants ne doit pas générer des nuisances olfactives aux populations avoisinantes.
Géologie de la zone: tout défaut de terrain, les zones sismiques et celles dolomitiques qui peuvent
être précurseurs de phénomènes d'affaissement constituent des critères d'élimination étant donné
que les risques de contamination des nappes phréatiques sont trop élevés.
Durée de vie du site: elle ne doit pas être trop faible afin d'assurer l'amortissement des coûts
d'aménagement et d'exploitation.
Pédologie: la structure et la nature des sols sont très importantes car elles déterminent leur
perméabilité.
Par ailleurs, afin de procéder d'une manière rationnelle, les groupes de paramètres suivants doit être
considérés séparément durant les investigations :
matériau de couverture adéquat
agriculture
extension du système
réhabilitation ou fermeture
développement industriel
élevage de ferme
récréation
sylviculture
accroissement démographique ou nouvelle zone d'habitation
utilisation comme site de décharge pour d'autres types de déchet
La proximité d'une aire de jeu, école zone sensible
Sélection
La sélection finale est basée sur une évaluation préliminaire des impacts : les objectifs globaux y
afférents sont:
l'identification des façons selon lesquelles un site de décharge existant, futur ou en fermeture
pourrait affecter la zone impactée;
l'assistance au concepteur quant aux impacts prédits et aux mesures à prendre afin d'assurer une
meilleure conception du site.
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A noter qu'il existe 3 principales étapes dans l'évaluation des impacts potentiels d'une décharge :
prédiction des conséquences environnementales en cas de non réussite des mesures
préconisées: il faudra alors évaluer les conséquences d'une fuite de contaminants;
mise en place de mesures d'urgence en cas d'accident: cette procédure envisage de mettre en
place les meures à prendre en cas d'urgence environnementale ou dans le cas d'une mauvaise
conception;
mise à disposition d'un rapport d'EIE qui explicitera comment les impacts identifiés ci-dessus ont
été pris en compte dans la conception du site et son exploitation. Par ailleurs, le document
précisera les conséquences environnementales en cas de non réussite et les mesures d'urgence
à mettre en place.
Selon le projet de texte relatif à la politique nationale de gestion des déchets solides et pâteux à
Madagascar, les pentes devraient être aménagées de façon à assurer un bon écoulement des eaux
de surface et des lixiviats vers des drains séparés spécialement destinés à ces effets. Par ailleurs, un
canal doit être creusé sur toute la partie amont du site afin d’empêcher les eaux de ruissellement
d’arriver jusqu’au site et de percoler et augmenter ainsi le flux de lixiviat. Enfin, les différentes couches
d’imperméabilisation obéissent à certaines règles minimales de base qui sont spécifiées ci-dessous.
Les caractéristiques des différentes couches d'étanchéification d’un site de décharge sont présentés
dans le tableau ci-après :
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b. Tri sélectif des ordures ménagères
Les déchets ménagers devraient être séparés en fonction de leur destination (compostage, recyclage
ou déchetterie).
Ainsi, chaque commune devrait :
• organiser la collecte par la mise à disposition de la population de bacs de différentes couleur
selon la nature des déchets (ordures ménagères et déchets végétaux, verres, emballages
plastiques recyclables et journaux, autres )
• s'équiper de centre de tri pour séparer les déchets recyclables exemple les emballages selon leur
matière (acier, plastiques, papier, tetra pack)
• installer une usine de recyclage
• installer une déchetterie pour les déchets ultimes non valorisables .
Toutefois l'implantation de ces installations nécessitent des études plus approfondies quant à leur
rentabilité par rapport au volume de déchet à traiter d'une part et une campagne de sensibilisation et
de changement de comportement au niveau de la population.
c. Compostage
Le compostage figure parmi les techniques de valorisation des déchets solides la plus pratiquée dans
beaucoup de pays. Il a l'avantage de réduire les quantités de déchets à déposer dans les décharges,
augmentant ainsi leur durée de vie.
Vu les besoins croissants de matières organiques pour les cultures avec le développement des
cultures biologiques d'exportation, le compostage répond aux trois critères du développement durable:
économique (génération d'intrants agricoles), social (création d'emplois, amélioration de l'état sanitaire
de la ville) et environnemental (réduction gaz à effet de serre).
Chaque ville devrait faire une évaluation des quantités des déchets valorisables produits dans la
municipalité et procéder à l'étude de faisabilité en vue de la mise en place d' unité de compostage.
d. Recyclage
Actuellement, des projets de valorisation de certaines catégories de déchets solides sont en gestation
sinon en cours: compostage, recyclage de déchets plastiques, recyclage de la ferraille, ...
De telles choses ne vont pas à l'encontre du dimensionnement des sites de décharge; au contraire,
cela ne fera qu'augmenter leur durée de vie du moment que le terrain est disponible. D'ici l'horizon
2023, certainement, cette tendance ira en croissant. D'ailleurs, il est à noter que notre projet de
Stratégie nationale de gestion des déchets solides va aussi dans ce sens.
Les eaux usées domestiques provenant des ménages sont à caractère organique dominant et sont
facilement biodégradables. Le système de traitement varie en fonction de plusieurs paramètres de
base dont, notamment le débit (donc les foyers desservis), les charges et la disponibilité de l’espace.
lagunage (simple, aéré, à macrophytes ou à microphites) : nécessite une surface élevée, des
investissements initiaux pas très élevés, requiert moins une formation initiale de base des agents,
de maintenance facile, avec un rendement de traitement élevé.
boues activées : nécessite une faible surface, une main d'œuvre qualifiée pour la maintenance et
l'exploitation, des investissements initiaux assez conséquents, et fournit également un rendement
de traitement élevé.
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Pour le moment, étant donné que des données complémentaires sont nécessaires pour faire un choix
technico-financier, il serait impossible de situer les sites de traitement des eaux usées. Par ailleurs, si
de telles unités devront être connues pour recevoir de eaux usées industrielles, d’autres éléments
seront à collecter :
type d’activités industrielles
débits estimés
mode de vie des habitants desservis
topographie des lieux (un pompage est-il nécessaire ?, …)
croissance de la population dans les quartiers desservis
mode d’assainissement dans les quartiers desservis : quel est le pourcentage des foyers qui
possèdent un assainissement individuel ? …
autres facteurs
Néanmoins, on peut noter que pour être suffisamment efficace, une lagune doit avoir une surface
minimale de 5ha (si on veut que le pourcentage de foyers desservis soit significatif). Il peut aussi
s’avérer nécessaire d’aménager plusieurs lagunes de dimensions variables (selon les besoins)
L’article 24 de la loi 98-029 portant Code de l’Eau stipule que : « Pour la protection des rivières, lacs,
étangs, tout plan et cours d'eau, eaux souterraines, il est interdit de jeter ou disposer dans les bassins
versants des matières insalubres ou objets quelconques qui seraient susceptibles d'entraîner une
dégradation quantitative et qualitative des caractéristiques de la ressource en eau. »
En application du Code de l’Eau, le décret n° 2003-940 relatif aux périmètres de protection, à tout
point de prélèvement, point de captage, ouvrage de prise d’adduction et de distribution d’eau destinée
à la consommation humaine, définit en son article 1 que :
« pour la protection des points de prélèvements des eaux destinées à la consommation humaine et
autour des points de captage d’eau tels que sources, puits, forages, impluviums, retenues de
barrages, réservoirs enterrés ainsi qu’ouvrages de prise, d’adduction et de distribution d’eau à
usage alimentaire, il est institué deux périmètres : l’un de protection immédiate, l’autre de
protection rapprochée, éventuellement complétés par un troisième périmètre dit de protection
éloignée.
Le périmètre de protection immédiate a pour fonctions de protéger les ressources en eau,
d’empêcher la détérioration des ouvrages de prélèvement et de l’environnement, et d’éviter que
des déversements ou des infiltrations de substances polluantes se produisent à l’intérieur ou à
proximité immédiate du captage. Le périmètre de protection immédiate doit se faire en même
temps que l’installation du point d’eau, et chaque périmètre doit avoir sa propre réglementation.
Le périmètre de protection rapprochée a pour fonction de protéger efficacement le captage vis à
vis de la migration souterraine des substances polluantes.
Le périmètre de protection éloignée prolonge éventuellement le précédent pour renforcer la
protection contre les pollutions permanentes ou diffuses. Il sera créé si l’on considère que
l’application de la réglementation générale, même renforcée, n’est pas suffisante, en particulier s’il
existe un risque potentiel de pollution que la nature des terrains traversés ne permet pas de réduire
en toute sécurité, malgré l’éloignement du point de prélèvement.
Comme les ressources ligneuses constituent jusqu'à présent la principale source d'énergie
domestique utilisée par les ménages, chaque ville devrait réserver des terrains pour le reboisement
aux fins de l'approvisionnement en bois et charbon comme source de combustible. Les bassins
d'approvisionnements en bois pourraient se trouver en dehors de la limite de la commune. En aucun
21
cas, les formations naturelles ne devraient servir à satisfaire les besoins en bois, étant donné la
période nécessaire pour leur régénération2.
La population souffre du manque d'infrastructure de récréation : les enfants n'ont pas de terrain de
jeux, les adolescents n'ont pas de terrain de sport, les mères avec enfants en bas âge n'ont pas de
lieu où elles peuvent se rencontrer pendant les temps de loisir, les vieilles personnes n'ont pas
d'espace pour se relaxer. Par ailleurs, certains jardins publics non entretenus deviennent des points
de dépôts d'ordures.
Ainsi, chaque commune devrait définir des politiques, des normes et des règlements en matière de
parcs, d'équipements de récréation et d'espace verts. Elle doit :
adopter une politique cohérente pour avoir une ville verte et allouer les ressources nécessaires
pour la mettre en œuvre. Pour ce faire, elle devrait :
Adopter des normes pour différents types d'aires de récréation, et travailler avec la communauté
et les organismes privés pour réaliser ces normes.
Formuler des lois et des règlements pour soutenir cette politique en matière d'espace verts.
Conscientiser la population sur les avantages fournis par les arbres de plantation et le maintien de
toute autre verdure
• Voir les possibilités d'aménager les plans d'eau existants dans la ville pour la récréation : La
commune devrait planter des arbres et fournir les équipements à mettre en place le long des
canaux et des fleuves. La population et les associations de riverains devraient être impliquée
activement pour l'entretien de ces aires de récréation afin de les maintenir propres.
2
Une étude menée en 2003 par ONE- ESPA relative à la consommation en bois énergie pour la ville de Toliary a
montré que pour une population d'environ 200 000 habitants, il faudrait couper 5 000 ha de forêts annuellement
3
Selon les Normes d'équipement publié par l'Institut d'Aménagement et d'Urbanisme de la Région Parisienne en
mars 1969, pour une zone urbaine, la réserve globale d'espaces publics à prévoir est de 0,4m2/habitant destinée
:
- pour moitié à la récréation passive (plantations, promenades, repos )
- et pour l'autre moitié à la récréation active.
Par "espaces publics", on entend non seulement les espaces plantés ou "espaces verts" (forêts, bois, parcs,
jardins, …) mais toute surface susceptible d'accueillir divers équipements : sportifs (stades, gymnases, tennis,
plaines de jeux, patinoires…), de détente (parcs d'attraction, ..) ou culturels (salles d'expositions, maison de
culture..)
22
• Instauration de réglementation appropriée pour la gestion et l'entretien de ces aires de récréation de
façon à maintenir ces sites propres et accessibles au public.
Dans la pratique, la réduction de la pollution atmosphérique dépend infiniment de l'action locale pour
contrôler les émissions des usines et des véhicules à moteur. Ainsi les autorités locales, municipales
et provinciales doivent agir dans ce sens.
La commune devrait :
• Etablir des normes et les limites locales pour différents émetteurs ; incorporer ces derniers aux
règlements locaux, et concevoir les mesures nécessaires pour l'application.
• Acquérir l'équipement de surveillance nécessaire, et assurer que le personnel municipal soit formé
pour employer et maintenir ces derniers.
• Négocier avec des industries et suivre l'application de permis pour s'assurer que des mesures
appropriées soient prises pour contrôler la pollution atmosphérique
La pollution atmosphérique peut nuire à la santé humaine de différentes manières. Les symptômes les
plus communs sont la sensation de brûlure ou de picotement dans les yeux, des problèmes de
respiration et de somnolence. Parmi les maladies les plus graves liées à la pollution atmosphérique,
l'on peut citer la bronchite, l'asthme et les diverses affections pulmonaires. Il peut même mener à
l'affaiblissement mental chez les enfants.
Les substances toxiques dispersées peuvent s'accumuler dans l'air et se répandre sur une plus large
espace. Parfois, elles sont en réaction avec d'autres substances et peuvent provoquer des graves
problèmes écologiques, tels que "les pluies acides", l'effet de serre " et la destruction de la couche
d'ozone.
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VII.3 Prescriptions par zone sensible
Désignation Prescriptions pour la zone Prescription pour la zone d’influence
Zones sujettes - Eviter de remuer le sol sur une assez grande surface ou à une certaine - Veiller à une bonne utilisation des sols : courbe de niveau, labour
à érosion profondeur en billon, cultures en terrasses, mise en jachère, mesures anti-
- Maintenir la couverture végétale naturelle érosives
- Limiter les mouvements de terrain en utilisant les moyens de lutte anti-érosive - Eviter de créer des rigoles sur le sol nu
- Minimiser l’imperméabilité du sol
Zones - Eviter les zones humides dans les aménagements et construction de routes, - Protection des bassins versants attenants à la zone
humides, canaux, ouvrages de protection - Limiter l’usage des engrais chimiques et pesticides dans les
lacustres et - Eviter le comblement zones de culture en amont
marécageuses - Eviter l’intrusion d’eau salée dans les zones côtières
- En cas d’utilisation pour le lagunage, bien calculer la capacité de charge
- Au cas où des ouvrages doivent toucher la zone, assurer le mouvement d’eau
de surface et souterraine de part et d’autre de l’ouvrage
Point de - Délimiter un périmètre de protection du site - Etablir une zone tampon non constructible
captage de - Interdire toute activité à l’intérieur du périmètre de protection - Reboiser la zone tampon pour favoriser l’infiltration de l’eau de
l’eau potable pluie
- Protection des berges si le point de captage est un fleuve ou un
lac
Sites de - Installer un site de décharge sécurisée selon les normes, d’une durée de vie - Etablir une zone tampon non constructible
décharge minimale de 20 ans, avec un centre de tri et un complexe de transformation des - Reboiser la zone tampon pour rafraîchir l’air et préserver le
déchets (compostage, déchetterie,..) paysage
- Bien choisir le lieu d’implantation pour limiter les nuisances sur la zone - Favoriser le tri sélectif des déchets à la source ou lors de la
d’influence et éviter la pollution de la nappe phréatique collecte
24
ANNEXE 1 : PRESCRIPTIONS PAR TYPE D’AMENAGEMENT ET PAR ZONES SENSIBLES
ZONES HUMIDES ET LACUSTRES
Développement urbain et - Comblement et assèchement des zones humides - Equipement pour la protection contre la pollution
logements - Décharge des déchets de l'eau
Approvisionnement en eau - Pollution de l'eau de surface et souterraine - Décharge approprié (sans danger) des déchets
- Ecoulement chargé des sédiments du chantier de construction solides
- Augmentation de l'écoulement de surface, de l'érosion et du risque d'inondation - Utilisation des zones humides pour le traitement
- Réduction de la recharge des eaux souterraines des eaux usées
- Augmentation de l'extraction des eaux de surface et souterraines - Considération suffisante des zones humides en
- Réduction du niveau de la nappe phréatique et de la recharge des eaux souterraines, assèchement des aval
zones humides
- Réduction des possibilités d'extraction d'eau en aval
- Dommage causé par la construction de pipe-lines
Evacuation des vidanges et - Pollution de l'eau si la capacité de traitement n'est pas suffisante ou en cas de pannes - Utilisation des zones humides artificielles pour le
hygiènes publiques - Comblement des zones humides pour les emplacements de traitement traitement des eaux usées
Décharge des déchets - Dommages causés par les constructions - Capacité de traitement suffisante
solides et hasardeux - Eutrophisation des eaux réceptrices - Contrôle et entretien suffisants
Santé publique - Infiltration de matières organiques et toxiques vers les eaux de surface et souterraines - Conception et sélection des emplacements pour
- Comblement des zones humides avec les déchets éviter des zones humides, ou des zones ayant un
- Attraction des oiseaux d'eau et les rats vers les terrains de décharge notamment pour des déchets risque d'infiltration
domestiques - Traitement suffisant des vidanges
- Comblement ou assèchement des zones humides pour contrôler les vecteurs - Utilisation limitée des pesticides
- Utilisation des pesticides pour contrôler les vecteurs
Hôtelleries - Dommages causés par les constructions aux zones humides et ses alentours - Protection contre la pollution de l'eau
Ecotourisme - Comblement des zones humides - Gérer les zones humides comme des sites
- Pollution due aux décharges de vidange non contrôlées d'attraction touristique
- Eutrophisation des zones humides clôturées - Maîtrise de la population et de l'eau
- Conversion des zones humides, approfondissement et activités de construction - Equipement pour la gestion des déchets
- Pollution aux hydrocarbures et aux vidanges - Limites sur le nombre et la période de
- Perturbation des organismes et des habitats fréquentation des touristes
- Braconnage pour les souvenirs touristiques - Programmes de sensibilisation de la population et
- Augmentation des pressions d'exploitation des touristes
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ZONES SUJETTES A EROSION
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Annexe 2: Les actions environnementales prioritaires
Priorité 1
Source d'Antarambiby Protection des - Arrêté municipal interdisant l'exploitation forestière dans le
ressources en eau périmètre du site
- Plan de protection du site de captage et plan de reboisement
Station de pompage Protection des - Arrêté municipal interdisant déversement eaux usées de l'abattoir
d'Ankidona ressources en eau : en amont du fleuve Mandranofotsy
reboisement des berges - Plan de protection du site et plan de reboisement
en amont de la station
de pompage
Bassins versants : Protection des bassins - Elaboration de plan de protection des bassins versants
Antady - Ikianjasoa - versants - Réalisation des travaux de protection
Ambatomena -
Ampitakely - Ivory
atsimo et avaratra -
Imazavatakona -
Tsaramandroso…..
Priorité 2
Unités industrielles Mise en conformité - JIRAMA : stratégie d'élimination des huiles de vidange
des entreprises - Abattoir : traitement des eaux usées avant déversement dans le
fleuve Mandranofotsy
- Hôtel : traitement des déchets et des eaux usées
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