Lexique Histoire Médiévale L2
Lexique Histoire Médiévale L2
Chapitre 1
Moyen-Âge central Deuxième partie du Moyen-Âge, du XIe au XIVe siècle
Habitants de l’Occident latin (car le latin reste la langue du pouvoir),
Latins
chrétiens d’occident, même si ne parlent pas tous latin
Année 1000 après J.-C. (et par extension décennies autour), longtemps
pensée comme une période de rupture brutale caractérisée par des ter-
An Mil
reurs (thèse millénariste), en réalité sûrement une mutation progressive
de la société (thèse mutationniste)
Système politique et social développée progressivement depuis la chute
des carolingiens, omniprésent en occident à partir du XIe siècle, repose
Féodalité
sur la puissance des seigneurs locaux, et la relation vassal–seigneur →
relations interpersonnelles → Chacun vassal/sujet de quelqu'un d'autre
Souvent une ancienne circonscription administrative carolingienne dont
Principauté l’ancien dirigeant reprend petit à petit le contrôle plutôt que de l'exercer
au nom du roi.
À l’époque carolingienne, titre du comte et surtout la charge publique
qu’il doit exercer (délégation par le roi du pouvoir qui est accordé au
Honor
comte, qui agit au nom du roi) + Ensemble des revenus et territoires
(pluriel : honores)
attachés à cette charge. Au fil du temps (à partir de la 2e½ du IXe s), les
seigneurs se réapproprient les honores en leur propre nom
Principautés très locales administrées par un seigneur (laïc ou ecclé-
siastique), mais trop locales pour être vraiment autonomes, car trop
Seigneuries
faibles → besoin de nouer des alliances pour se défendre ou s’attaquer
les uns les autres
Pouvoir d’ordonner, de contraindre, de punir → pouvoirs régaliens, que
Droit de ban
se réapproprient les seigneurs locaux
Processus de descente de plus en plus locale des pouvoirs régaliens
Descente des droits (police, justice… = droit de ban) causés par la fragmentation des
principautés, administrées par les seigneurs
Relation scellée par un contrat par lequel un vassal se soumet à un
seigneur (qui devient son suzerain) en échange de protection →
Contrats variés car font l’objet de négociations, mais avec des bases
générales :
● Le vassal :
- Participe à l’ost → Doit assistance militaire à son seigneur
Vassalité - Tient conseil avec son seigneur
- Doit le défendre si celui-ci est assigné en justice
- Aide aux quatre cas (voir plus bas)
● En échange, le seigneur doit à son vassal :
- La protection en cas d’attaque
- Le conseil et l’aide en justice (comme le vassal)
- Le fief (voir plus bas)
Apparition au XII. Le vassal doit une aide matérielle en cas de :
- Rançon à payer pour libérer le seigneur ;
Aide au quatre cas - Adoubement du fils aîné du seigneur ;
- Mariage de la fille aînée du seigneur;
- Départ en croisade
Symbole de la dépendance du vassal, le fief est un bien que le suzerain
Fief (feodum) donne à son vassal en échange de son hommage → Une terre ou un
objet
Cérémonie publique devant témoins entre le seigneur et le vassal, qui
Hommage
officialise le contrat entre vassal et seigneur, parfois serment pris sur
vassalique
des reliques → prend les saints comme témoins
Hommage supérieur aux autres. Si conflit entre seigneurs, le vassal doit
Hommage lige respecter en priorité l'engagement auprès du seigneur à qui il a fait
l’hommage lige, au détriment des autres
Commise Confiscation du fief si le vassal manque à ses engagements
Acte authentique consignant des droits, des privilèges, généralement
Charte
accordés par un suzerain à son vassal ou ses sujets, fait devant témoin
Division de la société féodale en trois ordres (théorisée par Adalbéron
de Laon), basée sur l’honneur, dans l’ordre croissant d’honneur :
Société d’ordres - Laboratores (ceux qui travaillent)
- Bellatores (ceux qui combattent)
- Oratores (ceux qui prient)
Chapitre 2 : Laboratores
Laboratores Partie de la population qui travaille, dans la grande majorité des ruraux
Période de réchauffement/d’embellie climatique de l’Europe du Nord qui
Optimum climatique a eu lieu jusqu’au XIVe siècle (après ça petit âge glaciaire), favorise les
cultures et le développement démographique
Instrument agricole ramené des croisades servant à labourer grâce à
Charrues
des animaux, retourne la terre, a des parties en métal
Araire Instrument agricole moins mobile que la charrue et utilisé avant celle-ci
Fumier/fertilisant, engrais souvent d’origine humaine, améliore
Fumure
l’agriculture
Alternance une année sur deux de culture/jachère (pâturage pour les
Rotation biennale animaux, permet de reposer les sols), mais laisse une année sans
culture donc peu efficace
Alternance des cultures sur trois ans, 1 an de céréales d’hiver (blé), 1
Rotation triennale
de printemps (orge, avoine), 1 de jachère
Procédé d'alternance des cultures en plusieurs soles sur un territoire et
Assolement non plus sur une durée, permet d’avoir des cultures tous les ans,
impose une organisation commune sur l’ensemble du village
Longtemps présenté comme un processus rapide de basculement des
Grands défrichements forêts en terres cultivables, en réalité phénomène progressif,
défrichements volontaires menés par les seigneurs mais surtout
défrichement clandestin par les paysans eux-mêmes
Réserve Terres du seigneur, qu’il fait cultiver aux paysans via les corvées
Terres que le seigneur concède aux paysans en échange de leurs
Tenures
corvées et redevances, se transmettent par héritage
Impôts et taxes que le paysan doit à son seigneur, négociées :
● Cens → Redevance fixe, généralement assez modique
● Mainmorte → Droits de succession
● Lods et ventes → Taxes sur la location ou la vente de la terre
Redevances ● Redevances à part de fruit → Taxe, entre 10 et 25 % de la récolte ou
de l’augmentation d’un troupeau
● Autres prélèvements, sur l’accès aux terres incultes (forêts,
rivières…), et aux équipements seigneuriaux (four, moulin, pont…)
● Dans le monde urbain, taxes sur les marchés et foires
Homme non libre, appartient à son seigneur → dépend de sa justice,
rattaché à une terre qu’il ne peut quitter, n’a pas son mot à dire sur son
Serf travail
Certains serfs ont de meilleures situations → chevaliers-serfs (voir plus
bas), ou encore ministérial (chargé de l’administration du seigneur)
Aussi appelés vilains, plusieurs catégories :
Hommes libres ● Manouvriers → n’ont ni terre ni outil
● Laboureurs/laboureux, possèdent leur outil de travail
Terre privée, indépendante de toute dépendance seigneuriale →
Alleu
extrêmement rare, « nulle terre sans seigneur » (possesseur : alleux)
Hôtes Main d’œuvre qui vient s’installer sur un territoire à défricher la terre
Assemblée de religieux : abbés ou chanoines qui se réunissent pour
Chapitre
discuter des questions liées à leur communauté
Ou ville nouvelle, ville fondée ex nihilo, sur un emplacement pas ou peu
Ville neuve habité auparavant, souvent avec des avantages pour les nouveaux
habitants
Manse Parcelle de terre associé à une ferme
Un arpent Une ancienne mesure de surface , selon les régions entre 35 et 51 ares
Baron Terme générique pour désigner un membre de l’aristocratie
Sergent Auxiliaire de justice chargé d’appliquer les décisions de justice
Prieur Moine nommé par l’abbé pour le seconder
Prieuré Petit monastère qui est dépendant d’une plus grande abbaye
Plaids Assemblée seigneuriale qui rend la justice, cour de justice locale
Dîme Taxe exigée par l’Église = 10% en nature ou en espèce
Salle de réception, symbole pour les décisions politiques, lieu où se
Aula
tiennent les plaids
Un contrat unissant deux parties, généralement deux seigneurs
Contrat de pariage / d'inégale puissance, pour la possession en commun d'une terre.
paréage Souvent conclu entre un seigneur ecclésiastique (évêque, abbé) et un
seigneur laïc
Chapitre 3 : Bellatores
Ceux qui combattent, second ordre en terme d’honneur, mais premier
Bellatores
ordre politique
Miles À l’origine désigne l’ensemble des soldats, puis désigne
(pluriel : milites) spécifiquement le chevalier, à partir du tournant de l’an mil
Combattant à cheval, nouvelle aristocratie laïque, au début pas toujours
des nobles, mais petit à petit la chevalerie devient un marqueur
essentiel à la noblesse (même si tous les chevaliers ne sont pas
Chevalier
seigneurs), classe à part soudée par des pratiques similaires centrées
autour de l’activité guerrière → le chevalier est un combattant à temps
plein
Genre médiéval sur l'amour idéalisé, la chevalerie et la noblesse,
Littérature courtoise
souvent dans des récits de chevaliers.
Casque enveloppant toute la tête et le visage du combattant
Heaume → Favorise l’apparition des armes (blasons) des chevaliers, pour les
identifier au combat, et qui deviennent un symbole du statut social
Chemise de mailles à manches et à capuchon, que portaient les
Haubert
hommes d'armes au Moyen Âge.
Armée en campagne à l'époque féodale et le service militaire que les
Ost
vassaux devaient à leur suzerain
Chevalier-serf Non-libre fait chevalier (Empire Germanique)
Cérémonie publique au cours de laquelle on devient chevalier (en
recevant de son seigneur l'équipement du guerrier à cheval), le
chevalier reçoit la colée, geste symbolique
Adoubement Rapidement encadrée par l’Église, le nouveau chevalier s’engage à se
mettre au service de Dieu et sa justice, armes de chevalier bénies
Besoin d’être reconnu pour être adoubé → favorise l’entre-soi de
l’aristocratie
Fortification faite d'une butte de terre sur laquelle est construit une tour
Motte castrale
ou petit château, en général en bois.
Remplacent petit à petit les mottes castrale à partir du XIIe siècle,
Château fort surtout en périphérie des provinces, fonction militaire mais aussi
symbolique et fiscale (c’est là qu’on rassemble l’impôt)
Reproduction de guerre grandeur nature sur un terrain, avec public,
entre des chevaliers → peu de morts car les rançons sont plus
Tournoi
lucratives
Participent à la militarisation de l’aristocratie féodale
Guerre privée, entre deux seigneurs, arrive très peu (les châteaux forts
limitent la guerre, les seigneurs font des escarmouches et des
Faide
démonstrations de force mais très rarement de vraies batailles rangées,
mourir au combat est plutôt rare)
Relatif à une religion polythéiste (≠ infidèle, monothéiste mais non-
Païen
chrétien)
Principes édifiés au Ve siècle par St Augustin, toujours en vigueur au
début du programme :
“Guerre juste” - La guerre doit être défensive, pour établir la justice
- La guerre doit être faite sans haine ni vengeance
- La guerre doit être réalisée par une autorité publique (≠ faide)
Mouvement qui débute juste avant l’an mil, chevaliers invités à des
conciles (voir plus bas) pour promettre de ne plus s’attaquer aux
La paix de Dieu
désarmés, s’étend à l’ensemble de la France et de la Germanie, permet
de limiter les victimes de la violence seigneuriale
Initié vers les années 1020, mouvement qui limite à nouveau la guerre,
La trêve de Dieu dans le temps : guerre interdite les jours des fêtes religieuses, (1/3 de
l’année), le dimanche, puis aussi le samedi et le vendredi
Inermes Désarmés = population civile
Chapitre 4 : Oratores
Clercs, groupe social représentant les personnes qui prient, membres
Oratores
du clergé.
Membres du clergé en contact avec le siècle, le monde des laïcs, par
opposition aux réguliers. Peuvent être des seigneurs ecclésiastiques
Clergé séculier (villes souvent sous le contrôle de leur évêque), et font appliquer les
droits régaliens au sein de leur seigneurie, disposent du privilège
d’immunité (voir plus bas)
Membres du clergé vivant selon une règle monastique, comme les
moines. D’eux que vient principalement le salut, grâce à leurs prières →
pendant longtemps, salut collectif, les moines portent la responsabilité
du salut des laïcs
Clergé régulier
Le clergé régulier est lui-même divisé en deux ensembles :
● Anachorètes → Vivent en isolement (ermites), coupés du monde →
érémitisme (ermites)
● Cénobites → Moines vivant en communauté
Ensemble de préceptes monastiques établis par saint Benoît de Nursie
Règle bénédictine
au VIe siècle et qui régit la vie des moines
Mission religieuse du prêtre, consistant à guider les fidèles vers le salut.
Cure des âmes Passe par la prédication, par l’instruction des fidèles, et par
l’administration des sacrements
Rites religieux conférant la grâce divine, encadrent la vie du fidèle du
début à la fin :
- Baptême, à la naissance, marque l’entrée dans la vie chrétienne
Sacrements - Confirmation, à partir de 7 ans, pour que l’enfant manifeste de lui
même sa foi
- Mariage, qui devient un sacrement à partir du XIe, dépendant de
l’Église et qui se codifie religieusement
- Eucharistie, pendant toute la vie
- Pénitence/confession, aussi pendant toute la vie
- Extrême onction, à la fin de la vie
- Ordination, qui ne concerne que les clercs et leur permet d’administrer
les sacrements
Lieu où les âmes subissent une purification après la mort avant d'entrer
Purgatoire
au paradis (concept apparu au XIIe siècle).
Seigneurie Territoire géré par un évêque ou un abbé ayant des droits seigneuriaux.
ecclésiastique
Privilège accordé à des seigneurs ecclésiastiques de gérer leurs terres
Immunité
sans intervention du pouvoir royal.
Abbaye fondée en Bourgogne en 909-10, centre de la réforme
clunisienne, influente dans le monachisme médiéval.
Dès sa création, jouit du privilège d’exemption → n’est pas soumise à
son évêque local, mais uniquement au pape, à Rome
Cluny L’abbé y est élu par les moines, et non désigné par l’évêque ou le
seigneur comme habituellement → liberté de réforme
Prière → place centrale chez les clunisiens, chaque moine prie 8h/jour
Deviennent vite très riches car donations, critiques qui mènent à la
création de nouveaux ordres
Filiales fondées à partir de 1024 par l’abbaye de Cluny et qui suivent les
Filles de Cluny mêmes principes que Cluny, en étant elles aussi uniquement soumises
au Pape
Ordre monastique fondé par Robert d’Arbrissel à Fontevraud autour de
Fontevristes 1101, au départ volonté d’être ermite mais fonde des communautés car
rejoint par de nombreux fidèles, tout de même isolé du reste du monde
Ordre monastique érémitique fondé par Bruno de Cologne en 1084/86
près de Grenoble, lui aussi isolé du reste du monde, peu de vie en
Chartreux
communauté (les moines ne se retrouvent que pour manger, mais ont
fait vœux de silence) → Rencontre du succès, comme les fontevristes
Ordre monastique fondé en 1098 en réponse à l’enrichissement de
Cluny, réformateur fondé à Cîteaux , axé sur l’ascèse et le travail
manuel. Refus d’exemption et vœux de pauvreté extrême, portent des
Cisterciens
habits blancs (en opposition aux habits noirs habituels des moines)
Succès important, 345 monastères au milieu du XIIe, 530 à la fin
Mais comme Cluny reçoivent des donations importantes, critiquées
Une partie des moines dans les monastères cisterciens, seulement
Frères convers chargés des travaux manuels. Exclu des activités liturgiques car non
formés pour, le travail est leur moyen d’accéder au salut.
Oblat Laïc donné à un monastère par ses parents
Processus par lequel un objet ou un groupe devient sacré ou mis à part
Sacralisation
pour une fonction religieuse.
Diocèse Circonscription ecclésiastique placée sous l'autorité d'un évêque
Assemblées d’évêques convoquées par le pape pour discuter des
Conciles
affaires de l’Église.
Réforme majeure suite à une "crise de l’Église". Nommée d'après le
pape Grégoire VII (1073-1085), dérive du renouvellement de l’idéal
monastique → Volonté d’une division plus nette entre clercs et laïcs
→ Célibat des prêtres, virginité devient un idéal de pureté
→ Meilleure instruction des prêtres
→ Refus de l’intervention des laïcs dans l’investiture des prêtres →
Réforme Grégorienne indépendance du clergé
(Élection du pape par les cardinaux à partir de 1059)
→ Distinction des clercs par rapport aux laïcs pour les placer au dessus
Mène à une prise d’importance de la papauté sur les pouvoirs
temporels (Empereur, rois…)
- Débutée au XIe par Léon IX (1049-1054) jusqu'au concordat de
Worms en 1122 (voir plus bas) et au premier concile du Latran en 1123
Courant qui refuse notamment la loi concernant le célibat imposé par la
Nicolaïsme
réforme grégorienne
Achat ou la vente de biens spirituels, sacrement → en pratique, la
Simonisme corruption d’un prêtre pour obtenir des avantages religieux, interdit
(comme le nicolaïsme) par la réforme grégorienne
Accord mettant fin à la querelle des investitures provoquée par la
nouvelle règle d’investiture du pape, en établissant un compromis entre
Concordat de Worms
l'Église et l'Empire : le clergé est élu, mais les évêques élus localement
(1122)
ne sont reconnus spirituellement que par le pape, qui a un droit de veto
→ l’empereur ne les reconnaît que temporairement
Groupements monastiques ou religieux suivant une règle de vie
Ordres religieux
commune (Bénédictins, Cisterciens, Clunisiens, etc, voir plus haut)
Indépendance de l'Église vis-à-vis du pouvoir politique, notamment pour
Libertas ecclesiae
les nominations des clercs → un des buts de la réforme grégorienne
Désigne une situation où le pouvoir politique, incarné par un empereur
Césaro-papisme ou un roi, domine le pouvoir religieux → Le cas dans le Saint Empire
Germanique, où l’Empereur est considéré représentant de Dieu
Légat Représentant officiel du pape chargé d'une mission spécifique
Droit canon Ensemble des lois et règlements qui régissent l’Église catholique
Liste de 27 déclarations attribuées au pape Grégoire VII et datées de
1075. Propositions et affirmations concernant l'autorité papale. Non
Dictatus papae
officielle, car seulement des propositions dans une lettre, mais reprises
pour certains fondements de la réforme grégorienne
Ensemble des calculs visant à l'établissement du calendrier des fêtes
Comput
religieuses mobiles
Fonction du prêtre (adjectif : sacerdotal, pour parler de quelque chose
Sacerdoce
qui concerne un prêtre)
Chapitre 5 : Faire du suzerain un souverain
Règne des capétiens sans interruption de 987 à 1316, grâce à l’hérédité
Miracle capétien du trône et à une stratégie familiale et matrimoniale qui leur permet
d’avoir des héritiers mâles pendant longtemps
Le roi capétien (à partir de Louis VI, 1108-1137) impose à son égard un
Hommage de lige hommage préférentiel qui a la préférence absolue sur tous les autres, il
(chez les Capétiens) devient le suzerain de tout le monde, et ne peut lui-même pas prêter
hommage à qui que ce soit
Majesté, terme réservé à l'origine à Dieu. À partir de Louis IX (Saint
Majestas Louis), s’applique aussi pour le roi. Toute atteinte au roi devient un
crime de "lèse-majesté" → sacralité du souverain
Cérémonie lors du sacre des rois. consiste à appliquer l'huile sainte
(Saint Chrême, serait apparue pour le baptême de Clovis dans la Sainte
Ampoule et considéré comme inépuisable) sur le monarque. Donne un
Onction royale
caractère sacré au roi, symbolise la transmission du pouvoir divin,
légitime l'autorité du souverain. Le rituel fait référence aux rois hébreux
de la bible → filiation biblique
Insignes royaux, objets symbole de la royauté : couronne, sceptre,
Regalia
main de justice, épée.
Thaumaturges = « faiseurs de miracles », monarques auxquels on
attribuait des pouvoirs miraculeux de guérison, notamment en France et
Rois thaumaturges
en Angleterre → Dès son sacre, le roi va au contact des scrofuleux
(atteints d’écrouelles), réputés guéris par son seul contact
Désigne le personnel privé au service du roi lui-même et de son
Hôtel royal entourage. Il rassemble des offices qui n’ont, à l’origine, pas une
fonction politique mais domestique
À l’origine chargé de l’entretien des écuries du roi, devient dès le XIIe
Connétable un chef de guerre et, à partir de Philippe Auguste, le dirigeant des
armées du roi
Sénéchal À l'origine, chargé du ravitaillement du palais royal
Chargé de l'approvisionnement en vin de la cour. Sous capétien devient
Bouteiller
responsable de l'administration du vignoble du domaine royal
Chambrier/ Chargé du transport et de l’entretien du mobilier et des vêtements du roi
Chambellan
Secrétaire du roi, veille à la rédaction, l’authentification et l’expédition
Chancelier des actes royaux. Devient plus important au fil du temps , son rôle est
comparable au 1er ministre du roi.
Rassemble les principaux vassaux du roi. A partir du XIIIe se divise en
Cour du roi 3 organes :
le Conseil, la Chambre des comptes, Le Parlement
Gère les affaires politiques.
Conseil Le Conseil étroit/privé = quand restreint à quelques conseillers très
proches
Le Grand Conseil = ouvert aux autres grands du royaume ou
spécialistes
Chambre Gère les finances royales
des comptes
Cour de justice supérieure. Juge les délits commis contre le roi ou par
Parlement
les grands nobles. Au dessus des autres cours de justice.
Administrateurs royaux. Assure la justice et la police royale au sein des
Prévôts villes, gère ses biens, ses ressources, rentrer les revenus de son
domaine. Se fait remplacer vers la fin du XIIe
Baillis Remplacent les prévôts dans le nord de la France, gèrent des baillages
Remplacent les prévôts dans le sud de la France, gèrent des
Sénéchaux
sénéchaussées
Chapitre 6 : De l'Empire Plantagenêt à l'Empire Germanique