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Lexique Histoire Médiévale L2

Le document présente une synthèse des termes et concepts clés du Moyen Âge central, notamment la féodalité, la vassalité et les structures sociales. Il décrit les différentes classes sociales, les pratiques agricoles et les relations entre seigneurs et vassaux, ainsi que les rôles des clercs et des nobles. Les chapitres abordent également les aspects militaires et religieux de cette période, illustrant la complexité de la société médiévale.

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Lexique Histoire Médiévale L2

Le document présente une synthèse des termes et concepts clés du Moyen Âge central, notamment la féodalité, la vassalité et les structures sociales. Il décrit les différentes classes sociales, les pratiques agricoles et les relations entre seigneurs et vassaux, ainsi que les rôles des clercs et des nobles. Les chapitres abordent également les aspects militaires et religieux de cette période, illustrant la complexité de la société médiévale.

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Termes Définitions

Chapitre 1
Moyen-Âge central Deuxième partie du Moyen-Âge, du XIe au XIVe siècle
Habitants de l’Occident latin (car le latin reste la langue du pouvoir),
Latins
chrétiens d’occident, même si ne parlent pas tous latin
Année 1000 après J.-C. (et par extension décennies autour), longtemps
pensée comme une période de rupture brutale caractérisée par des ter-
An Mil
reurs (thèse millénariste), en réalité sûrement une mutation progressive
de la société (thèse mutationniste)
Système politique et social développée progressivement depuis la chute
des carolingiens, omniprésent en occident à partir du XIe siècle, repose
Féodalité
sur la puissance des seigneurs locaux, et la relation vassal–seigneur →
relations interpersonnelles → Chacun vassal/sujet de quelqu'un d'autre
Souvent une ancienne circonscription administrative carolingienne dont
Principauté l’ancien dirigeant reprend petit à petit le contrôle plutôt que de l'exercer
au nom du roi.
À l’époque carolingienne, titre du comte et surtout la charge publique
qu’il doit exercer (délégation par le roi du pouvoir qui est accordé au
Honor
comte, qui agit au nom du roi) + Ensemble des revenus et territoires
(pluriel : honores)
attachés à cette charge. Au fil du temps (à partir de la 2e½ du IXe s), les
seigneurs se réapproprient les honores en leur propre nom
Principautés très locales administrées par un seigneur (laïc ou ecclé-
siastique), mais trop locales pour être vraiment autonomes, car trop
Seigneuries
faibles → besoin de nouer des alliances pour se défendre ou s’attaquer
les uns les autres
Pouvoir d’ordonner, de contraindre, de punir → pouvoirs régaliens, que
Droit de ban
se réapproprient les seigneurs locaux
Processus de descente de plus en plus locale des pouvoirs régaliens
Descente des droits (police, justice… = droit de ban) causés par la fragmentation des
principautés, administrées par les seigneurs
Relation scellée par un contrat par lequel un vassal se soumet à un
seigneur (qui devient son suzerain) en échange de protection →
Contrats variés car font l’objet de négociations, mais avec des bases
générales :
● Le vassal :
- Participe à l’ost → Doit assistance militaire à son seigneur
Vassalité - Tient conseil avec son seigneur
- Doit le défendre si celui-ci est assigné en justice
- Aide aux quatre cas (voir plus bas)
● En échange, le seigneur doit à son vassal :
- La protection en cas d’attaque
- Le conseil et l’aide en justice (comme le vassal)
- Le fief (voir plus bas)
Apparition au XII. Le vassal doit une aide matérielle en cas de :
- Rançon à payer pour libérer le seigneur ;
Aide au quatre cas - Adoubement du fils aîné du seigneur ;
- Mariage de la fille aînée du seigneur;
- Départ en croisade
Symbole de la dépendance du vassal, le fief est un bien que le suzerain
Fief (feodum) donne à son vassal en échange de son hommage → Une terre ou un
objet
Cérémonie publique devant témoins entre le seigneur et le vassal, qui
Hommage
officialise le contrat entre vassal et seigneur, parfois serment pris sur
vassalique
des reliques → prend les saints comme témoins
Hommage supérieur aux autres. Si conflit entre seigneurs, le vassal doit
Hommage lige respecter en priorité l'engagement auprès du seigneur à qui il a fait
l’hommage lige, au détriment des autres
Commise Confiscation du fief si le vassal manque à ses engagements
Acte authentique consignant des droits, des privilèges, généralement
Charte
accordés par un suzerain à son vassal ou ses sujets, fait devant témoin
Division de la société féodale en trois ordres (théorisée par Adalbéron
de Laon), basée sur l’honneur, dans l’ordre croissant d’honneur :
Société d’ordres - Laboratores (ceux qui travaillent)
- Bellatores (ceux qui combattent)
- Oratores (ceux qui prient)
Chapitre 2 : Laboratores
Laboratores Partie de la population qui travaille, dans la grande majorité des ruraux
Période de réchauffement/d’embellie climatique de l’Europe du Nord qui
Optimum climatique a eu lieu jusqu’au XIVe siècle (après ça petit âge glaciaire), favorise les
cultures et le développement démographique
Instrument agricole ramené des croisades servant à labourer grâce à
Charrues
des animaux, retourne la terre, a des parties en métal
Araire Instrument agricole moins mobile que la charrue et utilisé avant celle-ci
Fumier/fertilisant, engrais souvent d’origine humaine, améliore
Fumure
l’agriculture
Alternance une année sur deux de culture/jachère (pâturage pour les
Rotation biennale animaux, permet de reposer les sols), mais laisse une année sans
culture donc peu efficace
Alternance des cultures sur trois ans, 1 an de céréales d’hiver (blé), 1
Rotation triennale
de printemps (orge, avoine), 1 de jachère
Procédé d'alternance des cultures en plusieurs soles sur un territoire et
Assolement non plus sur une durée, permet d’avoir des cultures tous les ans,
impose une organisation commune sur l’ensemble du village
Longtemps présenté comme un processus rapide de basculement des
Grands défrichements forêts en terres cultivables, en réalité phénomène progressif,
défrichements volontaires menés par les seigneurs mais surtout
défrichement clandestin par les paysans eux-mêmes
Réserve Terres du seigneur, qu’il fait cultiver aux paysans via les corvées
Terres que le seigneur concède aux paysans en échange de leurs
Tenures
corvées et redevances, se transmettent par héritage
Impôts et taxes que le paysan doit à son seigneur, négociées :
● Cens → Redevance fixe, généralement assez modique
● Mainmorte → Droits de succession
● Lods et ventes → Taxes sur la location ou la vente de la terre
Redevances ● Redevances à part de fruit → Taxe, entre 10 et 25 % de la récolte ou
de l’augmentation d’un troupeau
● Autres prélèvements, sur l’accès aux terres incultes (forêts,
rivières…), et aux équipements seigneuriaux (four, moulin, pont…)
● Dans le monde urbain, taxes sur les marchés et foires
Homme non libre, appartient à son seigneur → dépend de sa justice,
rattaché à une terre qu’il ne peut quitter, n’a pas son mot à dire sur son
Serf travail
Certains serfs ont de meilleures situations → chevaliers-serfs (voir plus
bas), ou encore ministérial (chargé de l’administration du seigneur)
Aussi appelés vilains, plusieurs catégories :
Hommes libres ● Manouvriers → n’ont ni terre ni outil
● Laboureurs/laboureux, possèdent leur outil de travail
Terre privée, indépendante de toute dépendance seigneuriale →
Alleu
extrêmement rare, « nulle terre sans seigneur » (possesseur : alleux)
Hôtes Main d’œuvre qui vient s’installer sur un territoire à défricher la terre
Assemblée de religieux : abbés ou chanoines qui se réunissent pour
Chapitre
discuter des questions liées à leur communauté
Ou ville nouvelle, ville fondée ex nihilo, sur un emplacement pas ou peu
Ville neuve habité auparavant, souvent avec des avantages pour les nouveaux
habitants
Manse Parcelle de terre associé à une ferme
Un arpent Une ancienne mesure de surface , selon les régions entre 35 et 51 ares
Baron Terme générique pour désigner un membre de l’aristocratie
Sergent Auxiliaire de justice chargé d’appliquer les décisions de justice
Prieur Moine nommé par l’abbé pour le seconder
Prieuré Petit monastère qui est dépendant d’une plus grande abbaye
Plaids Assemblée seigneuriale qui rend la justice, cour de justice locale
Dîme Taxe exigée par l’Église = 10% en nature ou en espèce
Salle de réception, symbole pour les décisions politiques, lieu où se
Aula
tiennent les plaids
Un contrat unissant deux parties, généralement deux seigneurs
Contrat de pariage / d'inégale puissance, pour la possession en commun d'une terre.
paréage Souvent conclu entre un seigneur ecclésiastique (évêque, abbé) et un
seigneur laïc
Chapitre 3 : Bellatores
Ceux qui combattent, second ordre en terme d’honneur, mais premier
Bellatores
ordre politique
Miles À l’origine désigne l’ensemble des soldats, puis désigne
(pluriel : milites) spécifiquement le chevalier, à partir du tournant de l’an mil
Combattant à cheval, nouvelle aristocratie laïque, au début pas toujours
des nobles, mais petit à petit la chevalerie devient un marqueur
essentiel à la noblesse (même si tous les chevaliers ne sont pas
Chevalier
seigneurs), classe à part soudée par des pratiques similaires centrées
autour de l’activité guerrière → le chevalier est un combattant à temps
plein
Genre médiéval sur l'amour idéalisé, la chevalerie et la noblesse,
Littérature courtoise
souvent dans des récits de chevaliers.
Casque enveloppant toute la tête et le visage du combattant
Heaume → Favorise l’apparition des armes (blasons) des chevaliers, pour les
identifier au combat, et qui deviennent un symbole du statut social
Chemise de mailles à manches et à capuchon, que portaient les
Haubert
hommes d'armes au Moyen Âge.
Armée en campagne à l'époque féodale et le service militaire que les
Ost
vassaux devaient à leur suzerain
Chevalier-serf Non-libre fait chevalier (Empire Germanique)
Cérémonie publique au cours de laquelle on devient chevalier (en
recevant de son seigneur l'équipement du guerrier à cheval), le
chevalier reçoit la colée, geste symbolique
Adoubement Rapidement encadrée par l’Église, le nouveau chevalier s’engage à se
mettre au service de Dieu et sa justice, armes de chevalier bénies
Besoin d’être reconnu pour être adoubé → favorise l’entre-soi de
l’aristocratie
Fortification faite d'une butte de terre sur laquelle est construit une tour
Motte castrale
ou petit château, en général en bois.
Remplacent petit à petit les mottes castrale à partir du XIIe siècle,
Château fort surtout en périphérie des provinces, fonction militaire mais aussi
symbolique et fiscale (c’est là qu’on rassemble l’impôt)
Reproduction de guerre grandeur nature sur un terrain, avec public,
entre des chevaliers → peu de morts car les rançons sont plus
Tournoi
lucratives
Participent à la militarisation de l’aristocratie féodale
Guerre privée, entre deux seigneurs, arrive très peu (les châteaux forts
limitent la guerre, les seigneurs font des escarmouches et des
Faide
démonstrations de force mais très rarement de vraies batailles rangées,
mourir au combat est plutôt rare)
Relatif à une religion polythéiste (≠ infidèle, monothéiste mais non-
Païen
chrétien)
Principes édifiés au Ve siècle par St Augustin, toujours en vigueur au
début du programme :
“Guerre juste” - La guerre doit être défensive, pour établir la justice
- La guerre doit être faite sans haine ni vengeance
- La guerre doit être réalisée par une autorité publique (≠ faide)
Mouvement qui débute juste avant l’an mil, chevaliers invités à des
conciles (voir plus bas) pour promettre de ne plus s’attaquer aux
La paix de Dieu
désarmés, s’étend à l’ensemble de la France et de la Germanie, permet
de limiter les victimes de la violence seigneuriale
Initié vers les années 1020, mouvement qui limite à nouveau la guerre,
La trêve de Dieu dans le temps : guerre interdite les jours des fêtes religieuses, (1/3 de
l’année), le dimanche, puis aussi le samedi et le vendredi
Inermes Désarmés = population civile
Chapitre 4 : Oratores
Clercs, groupe social représentant les personnes qui prient, membres
Oratores
du clergé.
Membres du clergé en contact avec le siècle, le monde des laïcs, par
opposition aux réguliers. Peuvent être des seigneurs ecclésiastiques
Clergé séculier (villes souvent sous le contrôle de leur évêque), et font appliquer les
droits régaliens au sein de leur seigneurie, disposent du privilège
d’immunité (voir plus bas)
Membres du clergé vivant selon une règle monastique, comme les
moines. D’eux que vient principalement le salut, grâce à leurs prières →
pendant longtemps, salut collectif, les moines portent la responsabilité
du salut des laïcs
Clergé régulier
Le clergé régulier est lui-même divisé en deux ensembles :
● Anachorètes → Vivent en isolement (ermites), coupés du monde →
érémitisme (ermites)
● Cénobites → Moines vivant en communauté
Ensemble de préceptes monastiques établis par saint Benoît de Nursie
Règle bénédictine
au VIe siècle et qui régit la vie des moines
Mission religieuse du prêtre, consistant à guider les fidèles vers le salut.
Cure des âmes Passe par la prédication, par l’instruction des fidèles, et par
l’administration des sacrements
Rites religieux conférant la grâce divine, encadrent la vie du fidèle du
début à la fin :
- Baptême, à la naissance, marque l’entrée dans la vie chrétienne
Sacrements - Confirmation, à partir de 7 ans, pour que l’enfant manifeste de lui
même sa foi
- Mariage, qui devient un sacrement à partir du XIe, dépendant de
l’Église et qui se codifie religieusement
- Eucharistie, pendant toute la vie
- Pénitence/confession, aussi pendant toute la vie
- Extrême onction, à la fin de la vie
- Ordination, qui ne concerne que les clercs et leur permet d’administrer
les sacrements
Lieu où les âmes subissent une purification après la mort avant d'entrer
Purgatoire
au paradis (concept apparu au XIIe siècle).
Seigneurie Territoire géré par un évêque ou un abbé ayant des droits seigneuriaux.
ecclésiastique
Privilège accordé à des seigneurs ecclésiastiques de gérer leurs terres
Immunité
sans intervention du pouvoir royal.
Abbaye fondée en Bourgogne en 909-10, centre de la réforme
clunisienne, influente dans le monachisme médiéval.
Dès sa création, jouit du privilège d’exemption → n’est pas soumise à
son évêque local, mais uniquement au pape, à Rome
Cluny L’abbé y est élu par les moines, et non désigné par l’évêque ou le
seigneur comme habituellement → liberté de réforme
Prière → place centrale chez les clunisiens, chaque moine prie 8h/jour
Deviennent vite très riches car donations, critiques qui mènent à la
création de nouveaux ordres
Filiales fondées à partir de 1024 par l’abbaye de Cluny et qui suivent les
Filles de Cluny mêmes principes que Cluny, en étant elles aussi uniquement soumises
au Pape
Ordre monastique fondé par Robert d’Arbrissel à Fontevraud autour de
Fontevristes 1101, au départ volonté d’être ermite mais fonde des communautés car
rejoint par de nombreux fidèles, tout de même isolé du reste du monde
Ordre monastique érémitique fondé par Bruno de Cologne en 1084/86
près de Grenoble, lui aussi isolé du reste du monde, peu de vie en
Chartreux
communauté (les moines ne se retrouvent que pour manger, mais ont
fait vœux de silence) → Rencontre du succès, comme les fontevristes
Ordre monastique fondé en 1098 en réponse à l’enrichissement de
Cluny, réformateur fondé à Cîteaux , axé sur l’ascèse et le travail
manuel. Refus d’exemption et vœux de pauvreté extrême, portent des
Cisterciens
habits blancs (en opposition aux habits noirs habituels des moines)
Succès important, 345 monastères au milieu du XIIe, 530 à la fin
Mais comme Cluny reçoivent des donations importantes, critiquées
Une partie des moines dans les monastères cisterciens, seulement
Frères convers chargés des travaux manuels. Exclu des activités liturgiques car non
formés pour, le travail est leur moyen d’accéder au salut.
Oblat Laïc donné à un monastère par ses parents
Processus par lequel un objet ou un groupe devient sacré ou mis à part
Sacralisation
pour une fonction religieuse.
Diocèse Circonscription ecclésiastique placée sous l'autorité d'un évêque
Assemblées d’évêques convoquées par le pape pour discuter des
Conciles
affaires de l’Église.
Réforme majeure suite à une "crise de l’Église". Nommée d'après le
pape Grégoire VII (1073-1085), dérive du renouvellement de l’idéal
monastique → Volonté d’une division plus nette entre clercs et laïcs
→ Célibat des prêtres, virginité devient un idéal de pureté
→ Meilleure instruction des prêtres
→ Refus de l’intervention des laïcs dans l’investiture des prêtres →
Réforme Grégorienne indépendance du clergé
(Élection du pape par les cardinaux à partir de 1059)
→ Distinction des clercs par rapport aux laïcs pour les placer au dessus
Mène à une prise d’importance de la papauté sur les pouvoirs
temporels (Empereur, rois…)
- Débutée au XIe par Léon IX (1049-1054) jusqu'au concordat de
Worms en 1122 (voir plus bas) et au premier concile du Latran en 1123
Courant qui refuse notamment la loi concernant le célibat imposé par la
Nicolaïsme
réforme grégorienne
Achat ou la vente de biens spirituels, sacrement → en pratique, la
Simonisme corruption d’un prêtre pour obtenir des avantages religieux, interdit
(comme le nicolaïsme) par la réforme grégorienne
Accord mettant fin à la querelle des investitures provoquée par la
nouvelle règle d’investiture du pape, en établissant un compromis entre
Concordat de Worms
l'Église et l'Empire : le clergé est élu, mais les évêques élus localement
(1122)
ne sont reconnus spirituellement que par le pape, qui a un droit de veto
→ l’empereur ne les reconnaît que temporairement
Groupements monastiques ou religieux suivant une règle de vie
Ordres religieux
commune (Bénédictins, Cisterciens, Clunisiens, etc, voir plus haut)
Indépendance de l'Église vis-à-vis du pouvoir politique, notamment pour
Libertas ecclesiae
les nominations des clercs → un des buts de la réforme grégorienne
Désigne une situation où le pouvoir politique, incarné par un empereur
Césaro-papisme ou un roi, domine le pouvoir religieux → Le cas dans le Saint Empire
Germanique, où l’Empereur est considéré représentant de Dieu
Légat Représentant officiel du pape chargé d'une mission spécifique
Droit canon Ensemble des lois et règlements qui régissent l’Église catholique
Liste de 27 déclarations attribuées au pape Grégoire VII et datées de
1075. Propositions et affirmations concernant l'autorité papale. Non
Dictatus papae
officielle, car seulement des propositions dans une lettre, mais reprises
pour certains fondements de la réforme grégorienne
Ensemble des calculs visant à l'établissement du calendrier des fêtes
Comput
religieuses mobiles
Fonction du prêtre (adjectif : sacerdotal, pour parler de quelque chose
Sacerdoce
qui concerne un prêtre)
Chapitre 5 : Faire du suzerain un souverain
Règne des capétiens sans interruption de 987 à 1316, grâce à l’hérédité
Miracle capétien du trône et à une stratégie familiale et matrimoniale qui leur permet
d’avoir des héritiers mâles pendant longtemps
Le roi capétien (à partir de Louis VI, 1108-1137) impose à son égard un
Hommage de lige hommage préférentiel qui a la préférence absolue sur tous les autres, il
(chez les Capétiens) devient le suzerain de tout le monde, et ne peut lui-même pas prêter
hommage à qui que ce soit
Majesté, terme réservé à l'origine à Dieu. À partir de Louis IX (Saint
Majestas Louis), s’applique aussi pour le roi. Toute atteinte au roi devient un
crime de "lèse-majesté" → sacralité du souverain
Cérémonie lors du sacre des rois. consiste à appliquer l'huile sainte
(Saint Chrême, serait apparue pour le baptême de Clovis dans la Sainte
Ampoule et considéré comme inépuisable) sur le monarque. Donne un
Onction royale
caractère sacré au roi, symbolise la transmission du pouvoir divin,
légitime l'autorité du souverain. Le rituel fait référence aux rois hébreux
de la bible → filiation biblique
Insignes royaux, objets symbole de la royauté : couronne, sceptre,
Regalia
main de justice, épée.
Thaumaturges = « faiseurs de miracles », monarques auxquels on
attribuait des pouvoirs miraculeux de guérison, notamment en France et
Rois thaumaturges
en Angleterre → Dès son sacre, le roi va au contact des scrofuleux
(atteints d’écrouelles), réputés guéris par son seul contact
Désigne le personnel privé au service du roi lui-même et de son
Hôtel royal entourage. Il rassemble des offices qui n’ont, à l’origine, pas une
fonction politique mais domestique
À l’origine chargé de l’entretien des écuries du roi, devient dès le XIIe
Connétable un chef de guerre et, à partir de Philippe Auguste, le dirigeant des
armées du roi
Sénéchal À l'origine, chargé du ravitaillement du palais royal
Chargé de l'approvisionnement en vin de la cour. Sous capétien devient
Bouteiller
responsable de l'administration du vignoble du domaine royal
Chambrier/ Chargé du transport et de l’entretien du mobilier et des vêtements du roi
Chambellan
Secrétaire du roi, veille à la rédaction, l’authentification et l’expédition
Chancelier des actes royaux. Devient plus important au fil du temps , son rôle est
comparable au 1er ministre du roi.
Rassemble les principaux vassaux du roi. A partir du XIIIe se divise en
Cour du roi 3 organes :
le Conseil, la Chambre des comptes, Le Parlement
Gère les affaires politiques.
Conseil Le Conseil étroit/privé = quand restreint à quelques conseillers très
proches
Le Grand Conseil = ouvert aux autres grands du royaume ou
spécialistes
Chambre Gère les finances royales
des comptes
Cour de justice supérieure. Juge les délits commis contre le roi ou par
Parlement
les grands nobles. Au dessus des autres cours de justice.
Administrateurs royaux. Assure la justice et la police royale au sein des
Prévôts villes, gère ses biens, ses ressources, rentrer les revenus de son
domaine. Se fait remplacer vers la fin du XIIe
Baillis Remplacent les prévôts dans le nord de la France, gèrent des baillages
Remplacent les prévôts dans le sud de la France, gèrent des
Sénéchaux
sénéchaussées
Chapitre 6 : De l'Empire Plantagenêt à l'Empire Germanique

Chapitre 6.1 : Empire Plantagenêt


L’abbaye de Lieu du sacre du roi anglais, effectué par l’archevêque de Canterbury →
Westminster le roi est sacré, comme en France
Comtés, différents des principautés française car depuis 1066 toute
Shires l’Angleterre est une terre royale, l’aristocratie tient sa terre du roi →
hiérarchie arrive plus tôt qu’en France, système politique très centralisé
Dirige un shire. Administre les biens du roi, perçoit les taxes ordinaires,
Sheriff
transmet les directives royales, juge les affaires locales
Échiquier Chambre des comptes. Enregistre et vérifie les comptes des sheriffs
Jurisprudence du royaume. Pour la faire appliquer chaque shire réunit 2
fois par an les hommes libres pour juger les affaires importantes et
Common Law
informer des mesures royales. (Cependant les cas criminels relèvent de
la justice royale, dirigée par un Grand Justicier)
Se dit aussi Cour des plaids communs (Common Pleas). Juge les
Banc commun
contestations entre particuliers, vient remplacer à partir du XIIIe les
(Common Bench)
juges itinérants qui rendaient la justice de comté en comté
Banc du roi Le roi le préside souvent en personne. Procès criminels où la paix du roi
(King's bench) a été enfreinte
Commence avec Henri II en 1154, règne sur l’Angleterre et sur une
partie de la France actuelle (Normandie, Anjou, Touraine, Maine, et
duché d’Aquitaine via son épouse Aliénor), a une influence sur l’Irlande,
l’Écosse, le Pays de Galles
Dynastie angevine Pas de capitale fixe
des Plantagenêt Au départ bonnes relations avec le royaume de France, dont une partie
des territoires Plantagenêt sont dans la suzeraineté, mais conflits à
partir de Richard Cœur de Lion (1189-1199) et Jean sans Terre (1199-
1216), Philippe Auguste décrète la commise des fiefs Plantagenêt en
France en 1202, les reprend par les armes, prise définitives avec la
bataille de Bouvines le 27 juil. 1214
Grande Charte ou Charte de Runnymede signée le 15 juin 1215 entre le
roi Jean sans Terre et les barons en colère à l’issue de la guerre civile.
Encadre le pouvoir du roi, en mettant en place des règles que même lui
Magna Carta ne peut transgresser : dans le domaine judiciaire (tout prévenu doit être
jugé par ses pairs → pas de condamnation sans jugements), les
décisions royales doivent être autorisées par un conseil, le prélèvement
de tout nouvel impôt doit être accepté par une assemblée.
Nom de l'assemblée au cours du XIIIe. Prend de plus en plus
d’importance, convoqué régulièrement, s’institutionnalise, devient une
chambre de conseil du roi, exige via des pétitions certaines demandes
Parlement anglais
au roi → conditions pour accepter ses impôts
De plus en plus une représentation des comtés et communes,
chevaliers et bourgeois… → plus seulement la noblesse
Voit le jour en 1376. Après avoir proclamé ses décisions comme
irrévocables (même par le roi), procédure du parlement permettant de
Impeachment démettre n'importe quel agent du gouvernement. → Influence
grandissante du Parlement sur le pouvoir royal, même si dépend
toujours du rapport de force établi avec le roi
Chapitre 6.1 : Empire Germanique
Titre donné aux rois de Germanie élus, qui normalement se font
couronner empereur (au début devenu un titre honorifique, puis au
Roi des Romains cours du Xe réappropriation du titre) par le pape dans la continuité de
l’empire romain, mais souvent conflits avec la papauté → parfois pas
d’empereur
Initiée par Otton Ier (roi de Germanie en 936, empereur en 962), qui
veut redonner une dimension impériale au titre d’empereur
Dynastie qui règne sur le royaume de Germanie et le Saint-Empire
Dynastie des
romain germanique (qu’on appelle à l’époque simplement « l’Empire,
Ottoniens
« saint » et « romain » s’ajoutant au XIIe) de 936 à 1024
Même si le titre est électif, il est souvent accaparé par une même
famille, après les Ottoniens viennent les Saliens
Connue aussi sous dynastie franconienne. Règne sur l’Empire de 1024
Dynastie salienne à 1125, agrandit encore l’Empire en intégrant le royaume d’Arles
(Bourgogne et Provence) en 1032
Après son élection en Germanie en tant que « roi des Romains », se
faire couronner empereur dans la cité des papes. Lui permet au
passage de confirmer son contrôle des cités italiennes, car difficile
Expédition romaine
d’affirmer son pouvoir partout (l’Empire n’a pas de capitale, l’empereur
(Romerzug)
doit se montrer dans toutes les régions pour en garder le contrôle,
même si il est très puissant du fait de l’allégeance des grands
aristocrates du pays → ressources, terres, armées…)
Reichskirchensystem « Système d’Église d’Empire », désigne les liens étroits entre l’Église et
le pouvoir impérial au tournant de l’an mil → l’empereur contrôle directe-
ment les grandes fonctions épiscopales de l’Empire (~30 évêchés, 80
abbayes royales), et choisit fréquemment le pape jusqu’à la réforme
grégorienne (ce qui mène à la querelle des investitures)
Gibelins Faction politique italienne partisane de l'empereur contre la papauté
Guelfes Faction politique italienne partisane du pape contre l'empereur
Princes, représentants de la haute aristocratie, qui élisent l’empereur
Viennent petit à petit asseoir leur pouvoir sur l’Empire suite aux conflits
entre empereur et pape, en affirmant la nature élective de la fonction
impériale, même si toujours le pape qui couronne l’empereur
Grands Gagnent surtout en pouvoir à la chute de la dynastie des Hohenstaufen
en 1250-54, après ça choisissent comme empereurs surtout des
personnages au pouvoir relativement faible, pour s’assurer qu’ils
n’auront pas les moyens de remettre en cause leur autonomie → les
principautés de l’Empire sont autonomes, presque indépendantes
Promulguée en 1356 par Charles IV (1355-1378), qui tente alors de
donner un pouvoir législatif plus solide au pouvoir impérial, mais est
finalement contraint de confirmer le rôle des princes. Redéfini et sert de
Bulle d'or loi fondamentale de l'Empire. Établit pour la première fois de manière
stricte le mode de désignation des empereurs, en affirmant le rôle des
princes électeurs, qui deviennent même conseillers de l’empereur, et
sont concernés par les crimes de lèse-majesté.
Groupe de princes, dont certains archevêques, chargé d'élire
l'empereur dans l’Empire. Au nombre de 7 selon la Bulle d’or : Les
Collège des électeurs archevêques de Mayence, Trêves et Cologne, le comte
palatin du Rhin, le duc de Saxe, le margrave de Brandebourg et le roi
de Bohême
Chapitre 7: L’Occident en ses marges: expansion de la chrétienté latine
“Pèlerinage” armé des chrétiens d’occident, ayant au départ pour but de
Croisade reprendre les lieux saints d’orient
Les croisés sont appelés ainsi car ont une croix sur leurs habits
En 1095, en Auvergne par Urbain II. Réaffirme la paix et la trêve de
Dieu, lance la première croisade sur Jérusalem et lieux saints + défense
de l'Empire byzantin face au Turcs, qui leur ont pris Jérusalem →
Concile de Clermont
aboutissement de la réforme grégorienne, montre le pouvoir acquis par
le pape sur les pouvoirs temporels (car chef de guerre, commande aux
rois → croisade menée par un légat du pape)
Indulgences Pardon de l’ensemble des fautes du pêcheur (et donc garantie de son
salut), à condition de s’être confessé et de mourir en croisade, mises en
place dès la première croisade, sert de récompense.
Évolue petit à petit, dès 1100 concerne aussi la péninsule ibérique
À partir de la 2e croisade, plus besoin de mourir, il suffit de souffrir
À partir de la 3e croisade, l’indulgence s’achète
Développement d’indulgences plénières, qui pardonnent toutes les
fautes, mais aussi des indulgences partielles → économies de jours de
purgatoire
Mouvement spontané suite à l’appel d’Urbain II, pas composé de
chevaliers, part dès 1095, compte de 20k à 30k personnes, mené
notamment par Pierre l’Ermite
Croisade populaire
Elle s’illustre par de nombreux pogroms en occident (nord de la France
et Germanie), se fait massacrer par les Turcs une fois arrivée en Asie
Mineure, seuls 3k parviennent à rejoindre la croisade des barons
Suite à l’appel d’Urbain II, part en août 1096, est composée de
chevaliers, nobles et de grands seigneurs, au moins 30k chevaliers et
autant d’hommes d’arme
Croisade des barons Pas unie sous la direction du pape, plutôt composée de plusieurs
parties qui se rejoignent à Constantinople entre 1096 et 97, prennent
Jérusalem en juillet 1099
Certains croisés retournent en Occident, d’autres restent en Orient
Comté d’Édesse, principauté d’Antioche, comté de Tripoli, royaume de
Jérusalem, + royaume de Chypre au XIIe siècle
États latins d'Orient États nouveaux au Proche-Orient créés après le succès de la première
croisade. Reproduisent le système seigneurial et les règles féodales
d'Occident.
Ville du nord de Jérusalem, prise par les latins en 1104 → Devient
saint Jean d'Acre principal port du royaume latin. 1291 conquise par Mamelouks = fin de
la présence croisée en Terre sainte.
1274, Proclamation par Grégoire X d'une nouvelle croisade dirigée par
les grands monarques (après les échecs des 8e et 9e croisades en 1270
Concile de Lyon II
et 71), dernière grande tentative d’organiser une croisade en terre
sainte
Traités de Genre littéraire sur des projets de récupération de la Terre Sainte,
récupération / littérature stratégique visant à montrer comment reprendre les lieux
reconquête saints d’Orient
Dans la péninsule ibérique, ensembles de lois, coutumes ou privilèges
Fueros / For souvent accordés par les rois ou seigneurs pour attirer des populations
sur les terres reconquises
Dans la péninsule ibérique, assemblées représentatives réunissant les
Cortes représentants des différents ordres ( similaires aux états généraux en
France)
Croisade Séries de campagnes contre les peuples païens ou hérétiques de la
balte/nordique région balte ( Prusse, Livonie, Lituanie) entre XIIe et XVe, commun pour
les nobles allemands d’y participer au moins une fois
Menées par l’ordre teutonique, issu des croisades de terre sainte,
chevaliers germaniques dont le siège est installé en Prusse
Continu jusqu’en 1410 où les Teutoniques sont défaits à la bataille de
Tannenberg par les Polonais et Lituaniens, eux aussi chrétiens
Chapitre 8 : L'essor urbain
Axes centraux des villes romaines, toujours importants au Moyen-Âge :
les anciennes villes romaines sont construites sur un plan hippodaméen
(en damier), auxquelles s’ajoutent des rues plus chaotiques plus tard,
Decumanus et cardo
notamment autour des abbayes de banlieue
Decumanus → Est-ouest
Cardo → Nord-sud
Nouveaux noyaux de peuplement hors du centre ancien, petit à petit
Faubourg
intégrés aux villes
Portus Pareil que les faubourgs, près des voies d'eau ou de la mer
Nouveau type de ville fondée notamment dans le sud ouest de la
Bastide France, destinées à marquer les territoires des rois de France et
d'Angleterre
Grand marché se tenant à certains moments de l’année (souvent
Foire annuelle ou biannuelle) dans un même lieu, en ville, avec des
marchands venant de plus loin et des produits précieux ou rares
Bâtiments spécifiques qui permettent de concentrer en un lieu fermé les
échanges, et de mieux les contrôler par le seigneur → parfois un
Halles
élément de fierté, notamment dans les villes marchandes
Pas seulement centre d’échange, aussi de production
Associations de professionnels par secteur de métier : encadrent la
pratique du métier, offrent un soutien financier, mettent en place une
Guildes / corporations
police interne, etc
Parfois un grand pouvoir (bouchers par ex)
Chapitre (chapitre Collège/ assemblée des chanoines qui entourent l'évêque
cathédral)
Chartes (ici urbaines) permettant aux villes de se gouverner elles-
Chartes de franchise mêmes, l’autonomie étant souvent achetée au seigneur, les
gouvernements sont en grande majorité oligarchiques
Consuls (sud), Conseillers municipaux/urbains, qui ont le pouvoir sur la ville (police,
échevins (nord) justice) et sur lesquels seuls les bourgeois ont la main
Chapitre 9 : Du marché local au grand commerce
Route aménagée au XIIIe (inauguration en 1237), améliore les
Saint-Gothard
échanges entre l'Italie du Nord et la Germanie
Gouvernail d'étambot Gouvernail fixé à l'arrière du navire, permettant un meilleur contrôle de
la direction. Innovation des mers du Nord connu dès les 1180’, se
diffuse en Angleterre puis en Méditerranée
Introduite au XIe par les Arabes. Plus précise grâce au pivot ajouté au
Boussole
XIVe
Ligne de direction sur une carte maritime (portulan) permettant de
Rhumb
faciliter le calculs des distances et des temps de parcours
Type de navire à rames, peut augmenter le nombre de rameurs ;
Galées (galères)
rapide. Utilisé du coté méditerranéen
Se développe en mer du nord. Navire à voile, inspiré des navires
Cogue / kogge
vikings. Très stable et grand
Processus dans la préparation et finition de laine brute en laine plus
Foulage
souple/douce
Traité institué par le comte de Champagne au XIIe, garantissant la
sécurité des marchands durant leurs déplacement pour la foire de
Conduit des foires Champagne et leur possibilité d’agir en justice auprès du comte de
(sauf conduit) Champagne. S'est étendu dans l'ensemble de l'Europe occidentale
avec l'ensemble des seigneurs de Flandres et Italie
Renforcé par le conduit royal accordé par Philippe Auguste en 1209
Au XIIe, agents du compte de Champagne, officiers chargés de
Garde des foires maintenir l'ordre et la sécurité lors des foires de Champagne. Au XIIIe ,
prennent le rôle de notaire, car garants des poids et mesures
Ou Ligue hanséatique, association commerciale et défensive de villes
marchandes d'Europe du Nord (Baltique, mer du Nord), active
principalement du XIIe au XVIIe siècle.
La Hanse
Rassemble au moins 300 villes, notamment les principales villes
commerciales germaniques
Lübeck cité principale
Assemblée générale des villes appartenant à la ligue Hanséatique.
Hansetag / Peut lever une armée et faire la guerre, mais n’est pas un
Diète de la Hanse gouvernement collectif des villes, sert seulement à la politique
extérieure.
Ville du nord de l'Allemagne. Rôle central pour la Hanse, sorte de
Lübeck "capitale" pour celle-ci. Les documents de la Hanse sont signé avec le
sceaux de Lübeck
Nouveau système monétaire : aux monnaies d’or et blanches (argent)
s’ajoutent des monnaies noires, en billon (alliage)
Monnaie d’or : salaire d’un soldat sur une année → très grand
Système tri-métallique
commerce
Monnaie blanche : commerce régional
Monnaie noire : marché local, achats courants
« Monnaie noire », de mauvaise qualité. Une monnaie de faible valeur
Monnaie de billon
intrinsèque
Valeur fiduciaire / Valeur qu’on donne à la monnaie, qui est écrite dessus
nominale
Valeur des matériaux utilisés pour fabriquer la monnaie
Valeur intrinsèque /
Au Moyen-Âge, toute aussi importante que la valeur fiduciaire →
matérielle
utilisation de poids pour peser les monnaies
Monnaie de compte Unité de fixation de la valeur monétaire
Contrat, permettent d’échanger des valeurs sans passer par l’échange
de monnaies, favorise le grand commerce
Contrat passé entre un créancier et un débiteur, qui donne l’ordre de
Lettre de change donner une somme due au créancier lorsque celui-ci présente la lettre
Outil bancaire, implique le paiement d’une somme d’une monnaie dans
une autre monnaie (si villes différentes) → taux de change, développe-
ment de l’activité bancaire
Chapitre 10 : Premières renaissances

IXe, a déjà contribué à rediffuser les grands modèles de l’antiquité au-


près des élites, multiplier les centres de connaissance, diffuser le savoir
Renaissance (→ écriture nouvelle, la minuscule caroline, plus lisible), renaissance
carolingienne par le haut
Puis une certaine stagnation, moines se focalisent sur d’autres enjeux
que l’élaboration du savoir (prière)
Cette fois ci spontanée (pas dictée par le pouvoir), portée par les caté-
Renaissance
gories intermédiaires des villes, ne provient plus des centres monas-
du XIIe siècle
tiques, nouvelle classe de lettrés, liée aux corporations de métiers
Sous la tutelle de l’évêque, qui en donne la responsabilité à un maître,
appelé écolâtre, puis chancelier → encadre l’ensemble de la formation
Écoles cathédrales
urbaine
(épiscopales)
Soit enseigne lui-même, soit donne à d’autre la licence d’enseigner (li-
cencia)
École urbaine Là où enseigne le maître, en général sa maison
Une des méthodes d’enseignement, discussion sur un principe dialec-
tique (thèse-antithèse-synthèse)
Dispute / Disputatio Le maître formule une questio, un opponens formule des objections, un
respondens doit formuler des contre-arguments pour alimenter le débat
À la fin, le maître avance une solutio, solution argumentée
Variante de la disputatio, plus rare (une fois par an), où les maîtres ré-
Quaestio de quolibet
pondent à toutes questions posées par les étudiants
Leçon / Lectio Autre méthode d’enseignement, lecture de texte commentée
À la base juste l’association/la corporation, utilisé pour définir les asso-
ciations de maîtres et d’étudiants, qui sont elles-aussi des corporations
Seule corporation cléricale (tous les maîtres et étudiants sont clercs)
Universitas A sa propre juridiction, les membres ne sont pas soumis à la justice
royale (sauf crimes de sang), régule le nombre d’enseignants, exige des
formations, définit des programmes…
L’université est plus un lien associatif qu’un lieu à proprement parler
Spécificités des universités, les plus grandes ont jusqu’à 4 facultés dif-
férentes : Médecine, droit, théologie (facultés supérieures), arts libéraux
Facultés
Les universités se spécialisent (Montpellier en médecine, Paris en théo-
logie, Orléans en droit…)
Arts libéraux Disciplines littéraires et scientifiques, divisées en deux branches :
Trivium (littéraires) : grammaire, rhétorique, dialectique
Quadrivium (scientifique) : arithmétique, géométrie, astronomie, mu-
sique
Il est nécessaire de faire 8 ans d’arts libéraux avant n’importe quelle fa-
culté supérieure
→ Licence obtenue, on devient maître, on peut ouvrir une école
d’arts libéraux et étudier la théologie, le droit ou la médecine
Chapitre 11 : Les mutations de la vie religieuse et spirituelle
(=Cathares) Mouvement dissident, considéré comme hérétique par
Albigeois l’Église, témoigne d’une volonté des laïcs d’accéder directement au do-
maine de la foi
Assemblée de clercs, comme un concile à plus petite échelle
Depuis le concile de Latran IV (1215), les évêques doivent convoquer
Synode (synode diocé-
un ou deux synodes par an, avec tous les clercs de leur diocèse, pour
sain)
transmettre les décisions, fixer des règles… Pas toujours fait, mais im-
pulse quand même un renouveau des synodes diocésains
L’évêque visite chacun des curés de son diocèse, à la manière des en-
quêtes royales, pour vérifier des bonnes pratiques des curés, même si
Visite
ne les empêche pas de s’absenter (à cause du développement des uni-
versités)
Rôle qui se développe justement pour pallier à l’absence des clercs,
Vicaire
remplaçant de celui-ci
Collecteurs Agents fiscaux envoyés par le pape spécialisés dans la collecte des
pontificaux prélèvements ecclésiastiques (la dîme)
Communautés religieuses qui ont émergé au XIIIe siècle, caractérisées
par leur engagement à vivre dans la pauvreté et de mendicité. Suivent
Mendiants
une règle sans être séparé du monde, leurs couvents sont en ville.
(M majuscule)
Spécialisé dans la prédication.
Ex : Franciscains et Dominicains, mais aussi Carmes et Augustins
Frères mineurs, ordre fondé par François d’Assise, idéal d’extrême pau-
Franciscains
vreté, comme le christ
Frères prêcheurs, ordre fondé par Dominique de Guzman, idéal de pré-
Dominicains dication et d’études dogmatiques et doctrinales (les dominicains sont
généralement docteurs)
À l’origine simplement l’église de l’évêque, elles sont agrandies et em-
bellies au XIIIe siècle, avec l’essor du style gothique et l’enrichissement
de l’Église
Cathédrale Permet la réalisation d’ouvrages plus grands, ouverts, lumineux → sens
théologique : la lumière préfigure le paradis
Les vitraux permettent de partager le savoir, va de pair avec l’émer-
gence du gothique intellectuel
Christocentrisme Tendance de la chrétienté occidentale à se focaliser la figure du Christ
et à insister sur son humanité, sa vie terrestre… également intérêt pour
la mère du christ, la vierge devient une figure protectrice généralisée
Les représentations du christ le montrent souffrant pour accentuer son
côté humain
L’attrait renouvelé pour les lieux saints donne lieu aux premiers guides
Pèlerinage mental
de voyages, qui permettent à ceux qui ne partent pas de se figurer la
terre sainte et de reproduire les pas du christ depuis chez eux
XIIIe siècle
Individualisation Rapport de plus en plus individuel au salut de l’âme, prise de
du salut conscience que le salut ne s’obtient pas uniquement par la collectivité,
accentuation du poids de la pénitence personnelle et de la confession
Reconnaissance par le fidèle de ses fautes, regret des pêchés, pardon
Confession
donné par le prêtre, conditionné par l’accomplissement de peines
Idée qui se développe petit à petit et se formalise au XIIe siècle, selon
laquelle chaque personne est jugée individuellement en attendant le ju-
Jugement individuel gement dernier, va de pair avec la structuration des idées de paradis et
d’enfer, apparition du purgatoire pour les âmes qui se sont pas directe-
ment destinées à l’enfer ou au paradis
Chapitre 12 : Quand vient l’automne du Moyen-Âge
Peste noire, maladie relativement oubliée (dernière peste en occident
au VIIIe siècle) qui réapparaît en 1346 autour de la mer noire et touche
rapidement tout l’occident (1348), s’installe durablement notamment
dans les villes, avec des hauts et des bas
● Peste bubonique, diffusée par les insectes (puces), 80 % de taux de
Grande Peste mortalité
● Peste pulmonaire, se transmet sans contact animal (humain→hu-
main) via les sécrétions, 100 % de taux de mortalité
Diffusion forte, entre le début et la fin du XIVe siècle l’Occident perd
entre 1/3 et 1/2 de sa population, pertes importantes en ville
La peste favorise également d’autres épidémies: scarlatine, rougeole…
Scission de la papauté entre Avignon et Rome
Fait suite au déplacement de la papauté à Avignon (Empire) en 1308
par le roi de France, augmentation des cardinaux et des papes français
À la mort de Grégoire XI en 1378, nomination d’un pape italien, Urbain
VI, destitution par les cardinaux français, élection d’un nouveau pape,
Clément VII → deux papes
Grand Schisme
● Obédience urbaniste : Angleterre, Hongrie, Pologne, Scandinavie
● Obédience clémentiste : France, Écosse, Castille
● Entre les deux, royaumes indécis : Germanie, Aragon, Portugal, Sicile
→ Équilibre des puissances, mais fidèles ne savent plus à quel pape se
vouer
3 solutions proposées :
Voie de cession Négociations, marche mal
Guerre, l’Occident s’affronte en plus de la guerre de 100 an, marche
Voie de fait
mal
L’ensemble de l’occident ôte son obéissance aux 2 papes, et accepte
de n’avoir pas de papauté jusqu’à ce qu’un pape cède
→ Proposée par l’université de Paris, qui devient arbitre moral en tant
Voie de la soustraction
que 1er centre théologique d’Occident
d’obédience
La France a recours à cette option 2 fois, en 1393 et 1407, votées par le
parlement
Échec, car la France n’est pas suivie par les autres nations
1409, volonté de régler la crise
Les cardinaux, évêques et archevêques se mettent d’accord pour élire
Concile de Pise
un nouveau pape faisant consensus : Alexandre V
Mais ne convainc pas les 2 papes précédents de renoncer : 3 papes
1414-1417
Exclusion des 3 papes, pression via l’empereur, pour élire un nouveau
Concile de Bâle
pape : Martin V, seulement après s’être assuré que les papes précédent
n’ont plus aucun soutien → crise réglée
1337-1453, guerre entre l’Angleterre et la France et leurs alliés respec-
Guerre de Cent Ans tifs, part d’une querelle de succession à la mort de Louis X en 1316
Voir CM du 17/12 pour la chronologie complète

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